00:00 [Musique]
00:03 Alex, salut.
00:04 Moi j'imagine que depuis quelques jours, tu as quand même le sourire après ce super parcours à Rome.
00:10 Ça a pris fin mardi en 8e.
00:12 Qu'est-ce que tu ressens après cette folle semaine en Italie ?
00:16 Écoute, c'était un super tournoi pour moi.
00:20 Avant le tournoi, tu m'aurais dit que j'avais fait qualifier 8e en Master 1000, j'aurais signé direct.
00:25 Je ne retiens que du positif, même si sur le dernier match, je reste un peu sur ma faim forcément,
00:30 parce que j'ai joué à un gros serveur où je n'ai pas pu vraiment exprimer mon jeu,
00:35 sachant que je jouais très bien à Rome, donc c'est un peu dommage.
00:38 Mais voilà, c'était un super tournoi.
00:40 Je reviens dans les sanges et je pense assurer le cut pour Wim Leden aussi.
00:46 C'était un objectif.
00:47 On était sur les dernières semaines, donc je suis très content.
00:50 C'est une surprise totale d'avoir réussi un parcours comme ça en Master 1000.
00:54 Est-ce que tu as eu des surprises en Master 1000 ?
00:56 Total, non, parce que je sais que je joue bien au tennis, que je m'entraîne bien.
01:01 En ce moment, il y a forcément des petites douleurs, mais je n'ai pas de vraies blessures.
01:05 Donc quand tout ça est réuni, je sais que je peux faire des bonnes choses.
01:08 Après, oui, c'est toujours une petite surprise.
01:10 Je n'ai jamais fait mieux que deuxième tour en Master 1000.
01:14 Donc là, je fais qualifier 8e, donc c'est sûr que c'est une petite surprise,
01:18 mais pas non plus, on va dire, un exploit gigantesque.
01:23 On parle quand même de la victoire contre Roublef.
01:26 Ça, c'est le moment fort du parcours.
01:29 Ton premier succès contre un top 10.
01:32 Est-ce qu'avant le coup, tu te disais qu'il était prenable ?
01:35 Ou c'est finalement sur le cours que tu as senti que petit à petit,
01:38 il y avait quelque chose à faire ?
01:39 Je savais qu'il y avait potentiellement un petit truc à faire.
01:44 Je savais qu'il avait été un petit peu malade les derniers jours.
01:46 Il avait fait un gros match contre Giron.
01:49 Donc je savais qu'il allait peut-être avoir un petit peu de fatigue,
01:52 mais après, je sais que c'est un des plus gros guerriers du circuit.
01:56 Il ne lâche vraiment rien.
01:58 On le voit s'énerver pratiquement sur tous les points,
02:02 tellement il a envie de gagner.
02:04 Je savais qu'il y avait peut-être une petite brèche,
02:06 mais que ça allait être compliqué.
02:08 Au début du match, il me marche un petit peu dessus.
02:11 Et puis j'ai réussi à faire quelques petits ajustements sur mon jeu.
02:15 Au final, après, j'ai bien réussi à le maîtriser.
02:18 Et j'ai fait vraiment un super match pour le battre.
02:22 Qu'est-ce que ça fait de battre un top 10 comme ça ?
02:24 Est-ce que tu te dis que tu as franchi un step de plus dans ta carrière ?
02:28 Ça valide tous les efforts qui sont faits aux entraînements ?
02:31 C'est surtout une case de cocher.
02:35 Voilà, top 10, une victoire sur un top 10, c'est fait.
02:38 Je crois qu'il était sixième.
02:40 Donc voilà, c'est super.
02:43 Après, au-delà de gagner un top 10, c'était surtout moi, on va dire,
02:48 les points qui étaient un peu plus importants cette semaine-là.
02:51 C'est vraiment cette victoire qui fait que normalement,
02:55 si tout se passe bien, je serais tableau final à Wimbledon.
02:59 Et potentiellement aussi, ça me remet un petit peu dans la course pour les JO, pourquoi pas.
03:04 Donc voilà, il y avait plein de points positifs avec cette victoire.
03:08 Tu penses qu'il peut y avoir un avant et un après Masters Builderum 2024 ?
03:12 Si je peux continuer sur cette lancée, je prends.
03:17 Mais après, on sait très bien que chaque semaine est une nouvelle semaine.
03:20 Ce n'est pas parce que je vais jouer très bien à Rome que, par exemple,
03:23 là, samedi, je vais à Lyon, que je vais bien jouer à Lyon.
03:25 Voilà, ça va être juste à moi de garder le cap.
03:29 Ce n'est jamais facile d'être en forme toutes les semaines.
03:33 Donc je vais essayer d'être en forme sur le plus de semaines possibles encore tout au long de l'année.
03:37 Et c'est en faisant ça que je vais réussir encore à faire des bonnes semaines comme j'ai fait à Arme.
03:44 L'exploit est colossal, surtout quand on sait que tu as des difficultés liées à la maladie de Crohn.
03:51 Tu nous l'avais très bien expliqué en décembre.
03:53 Est-ce que ça rassure aussi de se dire que tu en es capable d'aller aussi haut malgré la maladie ?
04:00 Et que tu peux rivaliser avec le sommet du tennis mondial ?
04:04 On va dire que le format a maintenant un peu rallongé en Masters Build,
04:09 qui me laisse un petit jour de repos plus souvent entre les matchs.
04:12 Et là, c'est encore des matchs en 2-7 gagnants.
04:15 Donc ça va, j'arrive quand même à plutôt bien récupérer entre les matchs.
04:20 Là où c'est un peu plus contraignant pour ma maladie, c'est vraiment les grands chelèmes.
04:25 Si sous une grosse chaleur, par exemple en Australie, je fais 5-7,
04:30 mon corps a beaucoup de mal à récupérer avec mes problèmes d'hydratation, etc.
04:36 Le lendemain, je me réveille, je n'ai pratiquement plus bougé.
04:41 Mais c'est surtout en grand chelème où j'ai un peu plus de mal.
04:43 Là en Masters Build, des matchs en 2-7, si quelques matchs se goupillent bien,
04:47 et ça fait 6-4, 7-5 en une heure et demie, ça va.
04:51 J'arrive quand même à récupérer et à pouvoir bien enchaîner.
04:55 C'est vrai que c'est toujours super, parce que j'ai reçu plein de beaux messages sur les réseaux, etc.
05:00 Parce que c'était en plus la semaine critique pour ma maladie,
05:08 où il y a plein de manifestations, d'associations qui en parlent cette semaine.
05:13 Donc voilà, ça tombait à pic, je suis très content d'en parler,
05:16 ça va être plein de monde, j'en reçois plein de super messages, donc c'est top.
05:20 Justement, je voulais poser un peu la question autour du symbole.
05:23 C'est drôle que tu évoques ça.
05:26 Ça montre aussi aux jeunes qui ont cette maladie que finalement,
05:30 c'est possible de vivre des grands moments, d'être ambitieux, que ça peut fonctionner.
05:36 J'imagine que toi aussi, qu'est-ce que tu ressens à l'idée d'une sorte de symbole ?
05:42 Ça te rend fier, sans doute ?
05:44 Oui, je pense que quand j'arrêterai, j'essayerais d'un peu plus en parler,
05:49 d'aller faire des conférences, je ne sais pas trop comment appeler ça,
05:54 mais voilà, un peu plus en parler, si je peux aider, ça serait top.
05:57 Après, je l'ai toujours dit, cette maladie, c'est beaucoup dans la tête.
06:01 Moi, à l'âge de 13 ans, on m'a dit arrête le tennis, en tout cas à haut niveau,
06:05 sinon tu seras vraiment en mauvaise santé.
06:07 Et puis au final, je me porte plutôt bien.
06:10 Donc voilà, tous les jeunes qui me regardent, qui jouent au tennis
06:14 et qui voient ce que je suis capable de faire avec cette maladie,
06:17 ça leur donne espoir et c'est top.
06:20 Tu ne regrettes pas du tout d'en avoir parlé, d'avoir rendu un peu ça médiatique ?
06:26 Au contraire, tu…
06:28 Non, parce qu'au final, je l'ai toujours dit, ça fait partie de moi.
06:31 Je ne le prends pas du tout comme une excuse quand je perds.
06:35 Quand je perds, c'est moi et moi seul.
06:38 Je n'ai jamais dit que j'ai perdu à cause de cette maladie, sinon je l'aurais gagné.
06:42 C'est quelque chose qui est un petit peu contraignant, certes,
06:45 mais ça m'a fait de mon mieux.
06:47 Et puis voilà, tout simplement.
06:50 Est-ce que tu sais s'il y a d'autres joueurs qui ont cette maladie ?
06:55 Est-ce qu'il y a eu des gens qui sont venus vers toi ?
06:58 Pour l'instant, tu es le seul…
07:00 Non, je ne connais pas d'autres joueurs.
07:02 Je sais qu'il y a d'autres sportifs.
07:05 Je ne citerai pas de noms, mais je ne connais pas d'autres joueurs de tennis.
07:10 Donc, après, ça, c'est quelque chose qui te tient à cœur,
07:16 déjà tout de suite t'impliquer, mais aussi peut-être plus tard,
07:19 aider les plus jeunes à vivre ça, à commencer à s'adapter.
07:24 C'est un peu ça l'idée ?
07:26 Oui, parce que je sais qu'il y a quand même des grades différents.
07:29 Je vois certaines vidéos de temps en temps sur les réseaux
07:32 où des enfants sont à l'hôpital quand ils sont sous une crise.
07:38 Moi, si j'ai une crise, je vais finir à l'hôpital.
07:40 Je vois des vidéos où c'est assez touchant.
07:42 Tu vois des jeunes qui ne savent pas trop ce qui leur arrive.
07:45 Ils ont moins de 10 ans.
07:47 Ils sont gravement malades parce qu'ils sont à l'hôpital.
07:52 Et donc, ça me tient à cœur d'essayer de dire que tout est possible,
07:57 de supporter les gens qui ont cette maladie.
07:59 Et puis, si je peux donner de l'espoir, c'est tout bénef.
08:03 Est-ce que tu es surpris par la bienveillance depuis que tu en as parlé,
08:08 un peu autour de toi ?
08:10 Parce qu'on est dans un monde particulier avec notamment les réseaux sociaux.
08:13 On est plus habitué aux haters, ce genre de choses.
08:15 Est-ce que tu es surpris un peu par la bienveillance
08:17 qu'il y a eu depuis que tu en as parlé publiquement ?
08:21 C'est vrai que je n'ai pratiquement pas vu de message négatif à propos de ça.
08:26 Je n'ai qu'eu des tweets ou des messages d'encouragement, de courage.
08:33 Je n'ai pas eu de choses négatives.
08:36 Après, je ne suis pas une star, donc ça a touché certaines personnes.
08:42 Mais ça n'a pas fait le buzz non plus.
08:44 On n'en a parlé dans le journal ni rien.
08:46 Mais en tout cas, le peu de personnes qui ont vu les articles sur ma maladie,
08:50 m'ont encouragé.
08:53 Donc, ça fait toujours plaisir aussi.
08:56 Alors là, Roland Garros s'approche.
08:59 La semaine a été magnifique parce qu'il y a eu Rome et puis il y a eu la wildcard.
09:03 La wildcard, ce n'est pas une surprise.
09:05 Tu étais le meilleur Français hors cut, donc tu avais la garantie de la récupérer.
09:10 Mais j'imagine que c'est une fierté quand même,
09:13 une satisfaction d'avoir été cherché par toi-même cette wildcard.
09:17 Quand on sait comment c'est difficile d'avoir une wildcard à Roland en France,
09:22 il y a énormément de bons joueurs qui sont entre 105 et 200e mondial.
09:28 Donc, c'est très compliqué.
09:30 J'étais content de l'assurer avec un règlement.
09:36 En fait, j'étais sûr de l'avoir.
09:39 Donc, c'était un petit soulagement parce que si un règlement ne dit pas que tu es sûr de l'avoir,
09:45 tu peux te faire doubler par cinq autres joueurs.
09:48 Donc, c'était cool.
09:50 Ça s'est fait aussi un peu sur les dernières semaines.
09:53 C'était Aix-en-Provence la dernière semaine.
09:55 Donc, ça fait deux semaines où je joue bien.
09:59 Tout se goupille un petit peu bien pour moi.
10:02 Donc, il faut en profiter.
10:04 Après le parcours à Rome, est-ce que l'objectif a changé ?
10:09 Est-ce que tu places la barre un petit peu plus haute maintenant pour Roland ?
10:14 Ça me donne de la confiance.
10:18 Ça me donne beaucoup d'envie aussi de continuer à bien m'entraîner, etc.
10:21 Parce que les émotions qu'on vit quand on gagne des grands matchs comme ça,
10:24 c'est pour ça que je m'entraîne tous les jours.
10:26 Après, les ambitions à Roland n'ont pas spécialement changé.
10:30 C'est toujours d'aller le plus loin possible, match par match.
10:33 Après, oui, ça donne par contre un supplément de confiance
10:36 où on se dit que vraiment, on peut faire de belles choses.
10:39 On imagine que la première victoire Grand Tableau, tu en rêves celle-là.
10:44 Oui, c'est vrai que je n'ai jamais gagné de match pour l'instant dans le Grand Tableau de Roland.
10:48 Ce qui est assez étrange parce que la surface, on va dire,
10:52 c'est la surface que j'affectionne peut-être un petit peu le plus.
10:55 J'ai déjà gagné un match en Australie et un match à Wimbledon.
10:58 Donc, si cette année, je pouvais gagner mon premier match à Roland, ça serait cool.
11:02 Oui, et puis en plus, le tirage, ça dépend aussi du tirage.
11:06 Tu as plutôt envie que ce soit Clément pour aller chercher une belle victoire ?
11:12 C'est marrant parce que là, on en a parlé un peu avec mon équipe.
11:16 Quand j'ai vu que je pouvais potentiellement jouer Rafa au premier tour à Rome,
11:21 c'était quelque chose qui m'attirait un petit peu.
11:23 Forcément, jouer Rafa sur terre, c'est toujours quelque chose.
11:26 Mais au final, j'ai joué un joueur, on va dire, sur le papier, un peu plus prenable.
11:34 J'avais joué Fuscovitch au premier tour et puis au final, j'ai fait 8e.
11:37 Donc, c'est vrai que d'avoir des tirages un peu plus Clément, ça aide un peu.
11:41 L'année dernière, j'avais eu trois fois des gros morceaux assez rapidement dans les tournois du Range Clam.
11:47 Donc, c'est vrai que si je pouvais éviter Rafa, Novak ou ce genre de joueurs dès le premier tour, ça serait quand même mieux.
11:55 Même Rafa, c'est particulier, potentiellement le dernier Roland.
12:02 Comment tu réagirais si tu le prenais ? Ça serait quand même un grand moment, non ?
12:09 En fait, moi, je ne sais pas trop à quoi m'attendre.
12:12 En tout cas, sur son niveau de jeu, je ne sais pas.
12:14 Si il joue, il sera prêt. En plus, c'est à Roland.
12:16 On sait qu'à Roland, Rafa à Roland, c'est Rafa à Roland.
12:21 C'est quand même pratiquement injouable. Il a perdu quand même très peu de matchs.
12:25 Mais même au niveau du public, je ne sais pas comment il sera.
12:29 Ça peut potentiellement être le dernier match de Rafa.
12:32 Même si je suis Français, est-ce qu'ils seront pour Rafa ou pour moi ?
12:35 C'est sûr que ce sera un match spécial si je joue Rafa.
12:39 Mais on en est quand même très loin. J'ai quand même peu de chances de le jouer, on va dire.
12:44 Donc, on verra.
12:46 Ce serait quoi le Roland Garros rêvé ?
12:50 Le Roland Garros rêvé ? Une deuxième semaine, ça serait bien.
12:56 Après, huitième en Masters 1000, huitième en Grand Champion, deux semaines plus tard.
13:00 Ça se prend.
13:02 Ça serait bien.
13:03 Donc, si tu nous parles un petit peu, que tu voulais quand même rester, on va dire, les pieds sur terre, pas trop t'enflammer.
13:11 Est-ce que les objectifs sont quand même réactualisés pour le deuxième semestre qui se profile ?
13:18 Quels sont-ils en vérité pour la fin 2024 ?
13:23 Là, les objectifs, il y a quand même des objectifs.
13:26 Il y a Roland qui arrive, WeebLedon et peut-être les JO, ce que j'espère.
13:31 Pour l'instant, c'est les trois gros tournois qui vont arriver prochainement.
13:36 Et puis après, l'année dernière, j'avais quand même une période où j'avais assez bien joué avant WeebLedon en Challenger en Italie.
13:41 J'avais fait une demi et un vainqueur en 125 000, donc c'est quand même pas mal de points.
13:45 Actuellement, je crois que je ne suis que 89e au classement grâce à Rome.
13:50 Donc, je peux vite aussi redescendre si je ne gagne pas beaucoup de matchs.
13:55 L'objectif, c'est déjà d'essayer de se maintenir dans le top 100, même après la perte de ses points.
14:03 Et puis après, une fois que ce petit passage où je dois défendre quelques points sera passé,
14:10 c'est aller chercher le top 50, aller chercher un titre ATP.
14:15 Donc non, ça n'a pas spécialement changé.
14:17 Et l'arrêt olympique, ça a toujours été dans ta tête depuis que tu me connais, par exemple, 2024, depuis deux ans ?
14:25 Ou alors, c'est venu avec le temps, avec le fait de ne pas être si loin ? Comment ça s'est passé ?
14:36 En fait, ça vient quand on se dit que c'est possible.
14:41 En début d'année, j'avais bien commencé, du coup j'étais dans les clous.
14:45 Donc on y pense.
14:46 Puis après, j'ai eu un trou un petit peu plus creux avec la tournée américaine,
14:51 le tout début de la saison sur Terre où des joueurs français ont mieux joué que moi.
14:55 Donc je me suis retrouvé quand même assez loin des JO et du coup, ça m'était sorti de la tête.
15:00 Et puis là, hop, en une semaine, on reprend pas mal de points et puis ça revient sur la table.
15:06 Donc voilà, là il reste quelques semaines.
15:09 Vu que je suis dans la course, forcément j'y pense.
15:12 Mais voilà, ça prend une place dans ma tête, mais pas non plus démentielle à me mettre de la pression.
15:20 Ça serait juste un gros bonus si j'y vais.
15:23 Et puis si je n'y vais pas, ma vie sur le circuit ATP continuera.
15:28 C'est ce qui te motive aussi à jouer Lyon avant Roland, d'avoir deux cartouches pour gratter le maximum de points avant le classement d'après Roland ?
15:38 T'es un petit peu pesé dans la balance, de se dire pas avoir de regrets pour les JO.
15:44 Si jamais je finissais juste à quelques points de pouvoir y participer,
15:49 bon ben voilà, au moins j'aurais tout fait pour et au moins j'aurais pas de regrets.
15:54 Ça représente quoi pour toi les JO ? Parce que pour le tennis, c'est particulier quand même.
15:58 Le tournoi olympique de tennis, il est là depuis un moment,
16:02 mais on n'a pas l'impression que les joueurs ressentent la même chose forcément qu'un athlète ou un nageur.
16:11 Toi, comment tu le ressens ? Est-ce que ça reste quand même mythique de participer à des JO ?
16:18 Je pense que ça reste mythique, surtout cette année à Paris en France.
16:23 S'il y a des JO à faire, je pense que c'est bien cela pour un joueur français.
16:28 Après, peut-être que la motivation à participer aux JO pour un joueur de tennis
16:33 baisse un petit peu quand on en a déjà fait une fois, enfin qu'on a déjà participé une fois aux JO.
16:39 Moi, c'est pas le cas, donc la motivation est d'autant plus énorme.
16:43 En plus, c'est en France, sur terre battue,
16:46 donc c'est pour ça que j'ai une grande motivation à essayer d'y participer.
16:50 On va te souhaiter un gros tournoi de Lyon, un Roland une deuxième semaine.
16:56 Sans doute, tu serais plus très loin peut-être du cut pour les JO.
17:01 On te souhaite tout le meilleur.
17:03 C'est gentil, merci.
17:04 [Musique]