- il y a 2 ans
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00:00 *Générique*
00:16 Bonjour à tous, c'est par ici les sorties, votre magazine d'actualité qui vous dit tout sur les films à l'affiche.
00:21 Comédie, drame et action sont au programme cette semaine,
00:24 avec tout d'abord "Marcello mio" de Christophe Honoré présenté en compétition à Cannes.
00:29 Nous nous rendrons aux Etats-Unis en 68 pour "Chien blanc" d'Annaïs Barbeau-Lavalette
00:33 et nous accueillerons Ania Taylor-Joy et Chris Hemsworth pour "Furiosa", une saga Mad Max de George Miller.
00:41 Avant d'explorer plus en détail les sorties de la semaine,
00:44 nous vous proposons de découvrir le classement des films en salles
00:47 établi par les étoiles des spectateurs sur le site Allos Cine.
00:51 En troisième position, "When Evil Lurks" obtient 3,1/5.
00:56 Juste au-dessus, avec 3,4/5, on retrouve le deuxième acte.
01:02 Et cette semaine se place en première position "Les 3 fantastiques" qui obtient 3,7/5.
01:08 Allez, retour aux sorties de la semaine.
01:10 Présenté en compétition cette année à Cannes, "Marcello mio" de Christophe Honoré suscite la nostalgie
01:19 en laissant planer le fantôme de Marcello Mastroianni sur sa fille Chiara.
01:23 Etant chahutée dans sa propre existence, elle décide de vivre la vie de son père en s'habillant et en parlant comme lui.
01:31 - C'est incroyable. Qui t'a fait ça ? C'est pour des photos ?
01:36 - J'ai encore rêvé de mon père cette nuit.
01:38 - Oui.
01:39 - C'est comme s'il me hantait. Enfin non, plutôt c'est comme si c'était moi qui était devenue le fantôme de mon père.
01:45 - Et de moi, c'est tout.
01:46 - Chiara, tu peux m'expliquer ce que ça t'apporte de faire ça ?
01:51 - Ben, ça me rend heureuse.
01:52 - Dis-toi qu'elle est comme une somnambule et faut pas la réveiller brusquement.
01:56 - Pour le personnage principal, le personnage de Chiara, c'est pas rien d'aller comme ça au royaume des ombres, j'allais dire,
02:03 et de prétendre faire revenir à la vie quelqu'un qui n'est plus là.
02:07 C'est-à-dire qu'il y a un trajet qui est vraiment de l'ordre d'Orphée allant chercher Eurydice.
02:12 Mais c'est impossible d'aller chercher quelqu'un aussi loin et de pas avoir envie de le regarder dans les yeux et de le serrer dans ses bras.
02:20 Voilà, comme Orphée, en fait, elle ne peut pas ramener Marcello.
02:24 Et par contre, nous, en tant que spectateur, elle nous le ramène.
02:26 C'est là, tout l'enjeu du film, c'est que soudain, on pourrait dire que Marcello Mascherani est un des personnages, un des acteurs du film.
02:34 - Tu sais, c'est très troublant, la ressemblance.
02:38 Attends, je vais faire une photo.
02:40 Regarde, mets-toi de profil.
02:42 Non mais attends, t'es trop en dessous, là, ça va être moche.
02:43 - Les grands acteurs, ils s'absentent en général quand la caméra tourne. Ils s'absentent d'eux-mêmes.
02:48 Et là, c'était très étrange pour eux de s'absenter d'eux-mêmes tout en étant appelé Catherine Deneuve, Fabrice Lecini, etc.
02:54 Et je crois que la seule façon, en fait, de le vivre, c'est l'humour, c'est l'autodérision.
02:59 C'est le fait de pouvoir, comme ça, assumer que leur manière d'être, on va dire, devant la caméra, ils ne la contrôlent plus.
03:07 Ils ne sont plus du tout dans la maîtrise et que soudain, ils se laissent vraiment colorer par la situation.
03:13 - C'est quoi ces conneries, Guérin ?
03:15 - Marcello.
03:16 - Nicole, c'est Marcello. Attention.
03:18 Tout ça reste effectivement très, très, très ludique.
03:22 Et c'est assez étonnant parce que moi, je trouve que ce qui caractérise tous les acteurs du coup du film, c'est vraiment une espèce de tendresse.
03:29 - On a été heureux ici ?
03:31 - Oui.
03:32 - Imagine à la Locandina, Marcello Mastroianni et Fabrice Lecini dans le nouveau film de Nicole Garcia.
03:40 On finit complètement par oublier en fait Claire Mastroianni et on voit plus une espèce comme ça de personnage de fille.
03:47 Qu'est-ce que c'est qu'être une fille ?
03:48 Et qu'est-ce que c'est que porter en soi, en fait, la marque de nos parents, la marque de notre hérédité,
03:55 qui est principalement de l'ordre du romanesque dans le film, sur l'imaginaire, sur l'imagination.
03:59 - J'étais tellement heureux de t'avoir rencontré, tellement fier.
04:03 - Je suis très heureux de te voir. - Merci.
04:06 Chien blanc d'Anaïs Barbeau-Lavalette nous plonge dans l'Amérique de 68 après l'assassinat de Martin Luther King.
04:12 Romain Garry et sa femme Jean Seberg recueillent un chien égaré dressé pour attaquer les Noirs.
04:17 L'écrivain, amoureux des animaux, refuse de le faire euthanasier au risque de mettre en péril sa relation avec sa femme, très active au sein des Black Panthers.
04:26 - Qu'est-ce que tu fais là, toi ? Tu t'es perdu ? - Tu parles à qui, papa ?
04:29 - Il y a un chien, viens voir. Regarde.
04:32 - Tu crois qu'il est mort ? - Non, regarde, il est sympa.
04:37 - On le garde ? - Oui, on le garde !
04:39 - Ils l'appellent le chien blanc.
04:45 Il doit être très bien entraîné. Il doit apprendre à attraper les enfants de la ruine.
04:49 En fait, pour tout noir, on n'a pas de choix, on doit le mettre en prison.
04:54 Non, c'est les bâtards qui l'ont entraîné, on doit le mettre en prison.
04:57 Ma porte d'entrée émotive était vraiment que j'avais la conviction qu'il y avait un film contemporain à faire avec le film.
05:05 - C'est un film qui est très bien réalisé. - Oui, c'est un film qui est très bien réalisé.
05:09 Ma porte d'entrée émotive était vraiment que j'avais la conviction qu'il y avait un film contemporain à faire avec l'oeuvre Chien blanc de Romain Garry.
05:17 J'avais l'impression qu'aujourd'hui, se poser la question que pose Chien blanc,
05:22 donc comment prendre part à un conflit qui, a priori, ne nous appartient pas.
05:27 Tu sais, clairement, ni Romain Garry ni Gene Seberg sont victimes de racisme.
05:32 Est-ce qu'ils ont le droit de prendre partie à la lutte contre le racisme, même s'ils ne sont pas victimes ?
05:37 Comment, comme blanc privilégié, on peut être un bon allié ?
05:40 Je trouve que c'est des questions centrales à Chien blanc qui résonnent de façon très particulière aujourd'hui.
05:44 Donc, c'est vraiment à ce cœur-là que j'avais envie de donner une voix, en fait.
05:50 Le plus pénible, c'était de voir ce chien complètement perdu, désorienté, désobéissant à ses propres réflexes.
05:59 Ce chien historique, monstrueusement manipulé par la bêtise humaine.
06:04 J'avais resté convaincu qu'il est récupérable, que ce chien peut être guéri, qu'il peut être sauvé.
06:10 Le chien devient une métaphore, en fait. Il le dit même dans ses écrits, dans Chien blanc.
06:15 C'est un chien, mais il en fait un monde.
06:18 Puis, il y a quelque chose dans cette obsession envers la défabrication du chien qui relève d'une utopie assumée, je pense.
06:28 Il dit que le racisme est le summum de la bêtise humaine. On ne peut pas accoter ça en termes de connerie humaine dans sa langue à lui.
06:35 S'il est capable de déprogrammer le chien, c'est qu'il reste une part d'espoir qui repose sur les épaules de l'éducation.
06:42 Donc, si on est capable de déprogrammer un chien raciste, c'est que quelque part, le levier, qui est l'éducation, peut encore avoir un impact sur les humains.
06:52 Je suis désolé, Diego. Ton chien est dans ma ligue. Je ne peux rien faire pour lui.
06:59 Je le ferai.
07:01 Même pour moi.
07:08 Si Robert Garry et Genesee Brooks sont les personnages principaux de Chien blanc,
07:14 j'avais besoin qu'on se rappelle que les personnages principaux de la grande histoire sont les Afro-Américains.
07:19 C'est pour ça que dans les archives, les seuls qui nous regardent face à face, regard caméra, ce sont les Afro-Américains.
07:27 Quand je revois le film, ça continue de me bouleverser.
07:32 Il pense qu'il peut être tué ?
07:34 Tu le penses ?
07:37 Tu penses qu'il peut être tué ?
07:39 Tu le penses ?
07:41 Tu le penses ?
07:43 Tu le penses ?
07:46 FURIOSA, UNE SAGA MANMAX
07:48 FURIOSA, UNE SAGA MANMAX, c'est le cinquième volet de la série initiée par Georges Miller.
07:53 Il s'agit du préquel de Manmax Fury Road, centré sur le personnage de Furiosa, incarné par Anya Taylor-Joy, qui succède à Charlize Theron.
08:02 La jeune Furiosa, enlevée par une horde de motards, n'aura de cesse de vouloir rentrer chez elle et d'assouvir sa vengeance.
08:09 [Musique]
08:32 Ce qu'il y a de génial dans la série des Manmax, c'est le traitement de l'histoire qui est similaire aux westerns américains.
08:38 Ils sont allégoriques et cela vous permet d'insuffler plus de contenu à votre histoire.
08:42 [Musique]
08:48 Bien évidemment, il s'agit d'un récit dystopique situé dans le futur, mais cela nous éclaire sur le comportement de nos sociétés tout au long du 20e siècle.
08:58 On voit bien comment les choses fonctionnent à travers l'affrontement entre Immortan Joe et Dementus.
09:04 Cela reflète le mode de pensée du siècle dernier.
09:08 Mais on peut le voir également comme un avertissement, une mise en garde pour ne pas reproduire ce schéma aujourd'hui.
09:17 [Musique]
09:36 J'ai grandi en regardant les films de Manmax.
09:39 Mon père faisait des virées en moto avec des cascadeurs qui y ont officié sur le premier film, ainsi que des acteurs et des techniciens.
09:48 Bien évidemment, en tant qu'Australien, ces films ont une place à part dans mon cœur.
09:53 Les Anglais ont Harry Potter, les Américains Star Wars et nous Manmax.
09:57 [Musique]
10:03 Mon initiation à Manmax s'est faite grâce à Fury Road, que j'ai vue au cinéma et qui reste une de mes plus grandes expériences en tant que spectatrice.
10:11 Ça a révolutionné ma façon de voir les films et j'étais hallucinée de faire partie à mon tour de cet univers.
10:16 [Musique]
10:28 Je me suis forcé, en dépit de toute cette violence, de lui apporter un soupçon d'humanité, tout en lui faisant incarner le chaos, la contradiction.
10:37 Et j'espère, l'imprévisibilité. J'ai pris tellement de plaisir à l'incarner, il ne ressemble en rien à ce que j'ai pu faire auparavant.
10:45 [Musique]
10:58 George avait très envie de raconter dans ce film la création d'un mythe et Furiosa l'est sans aucun doute.
11:04 Dans ce monde où les machines ont plus d'importance que les humains, elle s'est transformée d'une certaine manière en machine et de cette façon, elle atteint le statut de demi-déesse.
11:14 [Musique]
11:25 L'histoire de Fury Road se déroule sur une période très courte, trois jours et deux nuits. On pourrait même dire que le film se déroule en temps réel.
11:32 Pour celui-ci, c'était une saga qui se déroule sur 18 ans. Et c'est un exercice à part, un rythme différent pour la narration.
11:40 [Musique]
11:50 Même si le précédent film Fury Road est sorti il y a seulement 9 ans, les outils que nous avons utilisés pour le tournage de Furiosa sont bien plus sophistiqués.
11:59 Et se servir d'une telle technologie dans le cinéma aujourd'hui, c'est très excitant.
12:04 [Musique]
12:13 Nous avons écrit le scénario du prochain film qui situe le personnage de Mad Max avant les événements de Fury Road.
12:19 Ça s'appelle The Waste Land et si Furiosa fonctionne, on se lance dans le tournage.
12:25 [Musique]
12:30 Et tout de suite, le reste de l'actualité en bref et en image.
12:34 [Musique]
12:38 [Musique]
13:07 [Musique]
13:13 Oh ma la !
13:14 On m'a volé ma super crème X de chez nous !
13:17 J'interdis formellement à quiconque de sortir.
13:19 [Musique]
13:21 La détective la plus époustouflante du monde, c'est Agatha Christie.
13:25 Nous allons maintenant passer à l'interrogatoire de tous les passagers pour connaître leurs faits et gestes.
13:30 [Musique]
13:36 Oh !
13:37 [Musique]
13:40 La vie d'un détective privé est absolument palpitante !
13:44 [Musique]
13:49 C'est ici en l'an 2024, sur les hauteurs du Mont Força-Real,
13:53 que se rencontrèrent ces deux sommets de la poésie, autant lyrique, allégorique que philosophique.
14:00 Victor Hugo et Frédéric Nietzsche.
14:04 [Musique]
14:07 Oh ! Comment ne brûlerais-je pas du désir de l'éternité ?
14:11 Du désir de l'anneau des anneaux ?
14:15 L'anonyme ciel du retour.
14:17 [Musique]
14:20 Papa, je dois retourner au couvent.
14:23 Pourquoi se lamenter quand elle est sainte d'obéir, Elisabeth ?
14:26 Dieu comme je le pensais, il n'existe pas.
14:29 Dieu est une vibration.
14:31 Dieu est l'endroit de mon désir.
14:34 [Musique]
14:38 Arrête, tu me fais peur.
14:41 Je te dérange, mon désir se voit.
14:44 [Musique]
14:49 Si je dois choisir entre l'enfer et le torrent, je choisis le torrent.
14:54 [Musique]
15:09 Je m'appelle Zach.
15:12 Et moi, Christa.
15:14 [Musique]
15:22 Je suis sûre que tu vas adorer faire me gueuler.
15:25 [Musique]
15:30 C'est hors de question.
15:32 Et puisque votre gendre et votre petite-fille vous le proposent.
15:34 Ce n'est pas mon gendre, juste l'ex de ma fille et le géniteur de la petite, point Marc.
15:38 [Musique]
15:47 Yvonne, t'as vraiment cramé tous tes soutifs ?
15:50 Oui, alors ? J'ai libéré mes seins.
15:53 Tu ferais bien d'en faire autant.
15:55 [Musique]
15:59 Elle avait une taille de guêpe, ta dame heureuse.
16:01 J'arrive pas à croire qu'elle lui portait ça.
16:03 [Musique]
16:12 Je nous prépare des pâtes bolo.
16:13 T'en as pas marre de faire l'animateur de Colo ?
16:15 [Musique]
16:18 Alors René, nos petits rencartements, on dirait ?
16:21 Non, pas du tout.
16:23 Les hommes ne connaissent rien, nos femmes.
16:26 Moi, j'ai toujours beaucoup parlé aux hommes en faisant l'amour.
16:29 [Musique]
16:32 Voilà par ici les sorties, c'est fini.
16:33 Rendez-vous la semaine prochaine.
16:34 Et en attendant, n'oubliez pas d'aller au cinéma.
16:36 cinéma.
16:36 Sous-titrage Société Radio-Canada