- il y a 2 ans
L'augmentation du coût de la vie, la guerre à Gaza, ou encore le poids de l'extrême droite. Autant de thèmes abordés avec Walter Baier, principal candidat de la Gauche aux élections européennes, et invité de The Global Conversation.
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00:00 L'augmentation du coût de la vie, la guerre à Gaza ou encore le poids de l'extrême droite,
00:05 des thèmes que nous allons aborder avec Walter Bayer, principal candidat de la gauche aux élections européennes
00:11 et invité de ce numéro de The Global Conversation.
00:15 Bonjour Walter Bayer, merci d'être avec nous.
00:20 Vous êtes le candidat principal de la gauche européenne.
00:23 Pendant 10 ans, vous avez présidé le parti communiste autrichien.
00:27 Qu'est-ce qui vous a poussé à vous présenter à la présidence de la Commission européenne ?
00:31 Merci de votre invitation.
00:36 Il y a un an et demi, on m'a demandé si j'étais disposé à me présenter pour présider le parti de la gauche européenne,
00:42 ce que j'ai accepté de faire avec plaisir car je suis l'un des fondateurs du parti.
00:53 À Ljubljana, où nous nous sommes rencontrés, j'ai été élu principal candidat,
00:58 c'est-à-dire candidat à la présidence de la Commission européenne.
01:03 J'étais disposé à le faire parce que je veux changer l'Europe.
01:10 Je suis engagé en faveur d'une Europe sociale et pacifique.
01:15 Et si vous vous sentez engagé, vous devez accepter cette responsabilité.
01:19 Nous allons d'abord évoquer la guerre. La gauche appelle à revoir à la baisse la militarisation de l'Europe,
01:25 contrairement aux tendances observées au sein des États membres.
01:28 Est-ce une position réaliste si l'on considère que la guerre est aux portes de l'Europe ?
01:33 L'Europe dispose d'un arsenal considérable.
01:39 Les États membres de l'Union européenne ont dépensé 270 milliards d'euros en faveur de l'armement.
01:45 Si l'on compare aux dépenses de la Russie en la matière, qui s'élève à près de 100 milliards d'euros alors qu'ils sont en guerre,
01:52 on ne peut pas dire qu'on ne soit pas suffisamment équipés.
01:55 Et on se demande encore si cela suffit ou non.
02:02 Nous avons 15 000 ogives nucléaires dans le monde, ce qui permettrait de détruire 150 fois le monde.
02:08 Est-ce suffisant ou pas ?
02:10 L'une des raisons pour lesquelles ces États membres investissent davantage dans l'équipement militaire,
02:14 c'est que l'UE soutient l'Ukraine.
02:16 Pensez-vous que l'Union européenne ait commis une erreur en soutenant l'Ukraine dans sa lutte contre la Russie ?
02:21 Non, je ne pense pas que nous aurions dû laisser les Ukrainiens livrés à eux-mêmes.
02:26 L'agression de la Russie est injuste, elle est illégale et c'est une violation du droit international.
02:34 Elle a causé d'immenses souffrances humaines, fait 500 000 morts, détruit des centaines de villages et fait fuir un million de personnes.
02:45 Nous pensons qu'il est temps de créer les conditions de la paix, d'entamer des négociations, d'instaurer un cessez-le-feu
02:53 et de parvenir à ce que l'Ukraine soit souveraine et en sécurité par des moyens de l'Union européenne.
02:59 Car il est évident que la solution ne peut plus résulter du champ de bataille.
03:04 Quelle forme prendrait ces négociations de paix, ce cessez-le-feu ?
03:09 Tout d'abord, il doit y avoir une garantie internationale qui assure l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine.
03:18 C'est ce que méritent ce pays et ce peuple.
03:22 Deuxièmement, je pense qu'il devrait y avoir des négociations entre l'Ukraine et la Russie.
03:29 L'Union européenne devrait être impliquée.
03:32 Il est évident que les États-Unis doivent l'être aussi.
03:35 Il faut parvenir à un accord multilatéral.
03:41 Qu'arrivera-t-il des territoires occupés de l'Ukraine ?
03:44 Que doivent comprendre les futurs accords de paix ?
03:47 Nous devons respecter l'intégrité territoriale de l'Ukraine.
03:52 De nombreuses questions se posent.
03:54 Mais l'un des postulats de départ, c'est que l'Ukraine est membre de l'OSCE.
03:58 C'est un État souverain.
04:00 Elle a le droit d'avoir des frontières sûres.
04:03 Et c'est l'un des prérequis à toute négociation.
04:06 Et cet accord implique-t-il que l'Ukraine cède des territoires à l'Union européenne ?
04:12 Je dirais que ce n'est pas à moi de donner des conseils, ni à la gauche, de concevoir l'accord de paix.
04:19 Nous devons respecter les décisions du peuple et du gouvernement ukrainien.
04:25 Autre sujet de préoccupation des Européens et de l'Union européenne,
04:29 la guerre qui sévit en ce moment à Gaza.
04:32 La gauche a réclamé des sanctions contre Israël.
04:35 La guerre a été réclamée par l'Union européenne.
04:38 Comment concevez-vous ces sanctions ?
04:45 Tout d'abord, il y a deux poids, deux mesures.
04:48 Il a fallu moins d'une semaine pour imposer des sanctions à la Russie.
04:52 C'est un fait.
04:54 Aujourd'hui, après plus de six mois de guerre à Gaza et 35 000 morts,
04:58 la destruction totale de ce territoire, rien n'a été fait.
05:01 Il ne s'est rien passé.
05:03 Que des mots.
05:05 En ce qui concerne le caractère de ces sanctions,
05:09 je dirais par exemple qu'il serait pertinent de suspendre l'accord d'association
05:13 entre l'Union européenne et Israël.
05:21 Pas éternellement, mais tant que le gouvernement israélien
05:24 n'acceptera pas le droit des Palestiniens de Gaza à la sécurité
05:28 et tant qu'il mène cette guerre atroce contre les civils,
05:31 on ne peut pas faire comme si de rien n'était.
05:39 Et pourquoi l'UE fait-elle preuve d'un deux poids, deux mesures, selon vous ?
05:44 En raison des intérêts en présence, des intérêts géopolitiques.
05:48 Mais je dirais que le revers de la médaille, c'est que l'Union européenne
05:51 perd sa crédibilité.
05:53 Et ce genre de double standard discrédite l'Union européenne face au pays du Sud.
06:00 Que pensez-vous de la manière dont la quelle présidente de la Commission européenne,
06:04 Ursula von der Leyen, a géré la guerre à Gaza ?
06:14 Je cherche les termes adéquats parce qu'en fait son attitude est caractéristique
06:20 du deux poids deux mesures.
06:22 Elle est inappropriée.
06:27 Elle porte aussi la responsabilité de ce qui se passe.
06:31 Et elle ne fait pas preuve d'honnêteté non plus.
06:35 Car accuser d'antisémitisme tout ceux qui critiquent le gouvernement israélien actuel,
06:41 c'est avoir tort.
06:43 C'est faux, injuste et inéquitable.
06:50 Et cela va à l'encontre de l'histoire et de la raison.
06:54 D'une manière générale, elle a très mal géré cela.
06:57 Et on voit aujourd'hui qu'ils s'expriment à propos de Rafa,
07:01 mais c'est très récent.
07:02 Ils ne sont pas décidés à prendre des mesures.
07:05 Ils ne sont donc pas crédibles.
07:07 Jean-Luc Mélenchon, qui est le leader de la France insoumise,
07:11 l'un des partis observateurs de la gauche européenne,
07:13 considère la situation à Gaza comme un génocide.
07:16 Partagez-vous son point de vue ?
07:19 Je n'aime pas les termes à l'emporte-pièce.
07:24 Il y a eu 35 000 personnes tuées, dont deux tiers de civils,
07:30 parmi lesquelles une grande majorité d'enfants.
07:33 Des villes et des hôpitaux détruits.
07:36 Il y a eu une destruction totale des infrastructures.
07:41 Comment qualifier cela ?
07:44 Selon moi, il s'agit d'un crime de guerre.
07:49 Cela constitue un crime majeur contre l'humanité,
07:52 et nous devons y mettre un terme.
07:56 Nous ne devrions pas rester focalisés sur les termes employés
07:59 et nous corréler à ce sujet.
08:01 Nous devrions nous concentrer sur la fin du massacre
08:03 de ces hommes et de ces femmes à Gaza.
08:06 On va aborder des questions maintenant plus politiques et sociales.
08:10 D'après un sondage réalisé par Ipsos pour Euronews,
08:12 les citoyens européens s'inquiètent surtout de la hausse des prix
08:15 ou des inégalités sociales, des revendications traditionnelles de la gauche.
08:18 Alors pourquoi la gauche n'a-t-elle pas réussi à capter cet électorat ?
08:22 Tout d'abord, les élections n'ont pas encore eu lieu.
08:27 On verra quels en seront les résultats.
08:31 Je pense que la combinaison de la question sociale et écologique
08:36 est en tête de l'agenda.
08:41 Il faut préciser que dans cette étude de l'eurobaromètre que vous citez,
08:45 l'immigration arrive en 7e position.
08:48 Il y a là, pour ainsi dire, une énorme mystification.
08:55 Les vrais problèmes des Européens sont les suivants.
08:58 Avoir un logement abordable, la sécurité de l'emploi
09:01 et l'égalité sociale dans la mise en œuvre du pacte vert.
09:05 On va se concentrer sur ces thèmes pendant la campagne électorale.
09:09 Je suis presque sûr que dans un certain nombre de pays,
09:12 nous obtiendrons de très bons résultats.
09:15 Vous avez parlé de migration et dans votre manifeste,
09:18 vous demandez la dissolution de Frontex.
09:21 Pourquoi et comment les frontières extérieures doivent-elles être surveillées ?
09:25 A mon avis, il s'agit avant tout de faire preuve d'humanité.
09:30 On parle de personnes qui fuient les persécutions,
09:34 les violences, les violences sexuelles, les catastrophes écologiques.
09:40 Et l'Union européenne doit d'abord veiller à ce que ces personnes
09:44 disposent de voies d'accès sûres.
09:46 Elle doit veiller à ce que les procédures d'asile se déroulent
09:49 dans la dignité et le respect de ces personnes,
09:52 à ce que le droit individuel à l'asile soit garanti.
09:55 Elle doit veiller à ce que la Convention des Nations Unies
09:58 sur les réfugiés soit respectée.
10:01 Ce sont là les véritables problèmes.
10:04 Réduire cette question humaine à une question de sécurité
10:08 et de protection des frontières est fondamentalement une erreur.
10:12 Il faut des voies d'accès sûres, respecter les droits humains
10:16 et un traitement approprié des personnes qui viennent en Europe.
10:20 L'extrême droite a réussi à capitaliser sur le mécontentement des citoyens.
10:25 Pour quelles raisons selon vous ?
10:28 Qu'est-ce qui a permis à l'extrême droite d'agir de la sorte ?
10:32 Dans une large mesure, c'est la légitimation du programme
10:36 de l'extrême droite par les partis établis qui est en cause.
10:40 Regardez le discours sur l'immigration.
10:44 Il est présenté comme une question de sécurité.
10:47 C'est le programme de l'extrême droite.
10:50 Au lieu de s'opposer au discours de l'extrême droite en disant non,
10:54 il s'agit d'êtres humains, de solidarité et d'équité.
10:58 Les partis établis reprennent à leur compte le discours de l'extrême droite.
11:03 Les partis établis intègrent les éléments de langage de l'extrême droite
11:07 à leur propre discours.
11:10 La preuve la plus récente, c'est le pacte migratoire
11:14 validé au Parlement européen et au Conseil européen
11:18 qui est en fait une négation du droit d'asile individuel.
11:22 Il ne fait que légitimer les propos de l'extrême droite.
11:26 Et c'est une erreur.
11:29 C'est une erreur stratégique.
11:32 C'est une erreur morale.
11:35 Stratégiquement, c'est une erreur parce que cela revient à adopter
11:39 le discours de l'extrême droite.
11:42 Et pour ce qui est de l'aspect humain, c'est tout simplement une honte.
11:46 Mais pourquoi ne pas l'adopter ?
11:50 C'est une honte.
11:53 Mais pourquoi la gauche a-t-elle délaissé ce discours ?
11:56 Certaines personnes sont plus réceptives au discours de l'extrême droite
11:59 qu'à celui de la gauche.
12:02 Oui, en effet, c'est lié à l'attitude des partis en place.
12:06 Ils ont peur de la confrontation.
12:09 Le mois dernier, j'ai été très étonné d'entendre Ursula von der Leyen
12:13 déclarer notre attitude à l'égard des partis d'extrême droite
12:17 de l'ECR dépendra du résultat des élections.
12:21 C'est une question de principe.
12:24 Et avoir renoncé à cette idée de cordon sanitaire,
12:28 c'est une énorme responsabilité.
12:31 Cela a aussi à voir avec les médias.
12:34 Dans mon pays, l'Autriche, où le FPO arrive en tête des sondages,
12:38 combien de fois s'il y a eu un coup de poing ?
12:41 Combien de fois s'il y a eu un coup de poing ?
12:44 Combien de fois ces types comme Jens Straffe,
12:47 Heinz-Christian Strache et Herbert Kickel ont fait la une des médias ?
12:51 Pour quelle raison ?
12:54 Qu'est-ce qu'ils ont à dire ?
12:57 Il s'agit d'un parti corrompu, c'est un parti néofasciste,
13:01 mais il est traité comme s'il s'agissait d'un parti normal,
13:05 ce qui est fondamentalement faux.
13:08 Ce ne sont pas des partis normaux.
13:11 Il y a 5 ans, au Parlement, la gauche n'avait pas voté
13:15 en faveur d'Ursula von der Leyen pour la présidence de la Commission.
13:19 Aujourd'hui, la gauche est-elle prête à voter pour elle
13:22 ou pour n'importe quel candidat du PPE
13:25 si cela l'empêche de dépendre des votes de l'extrême droite ?
13:29 Cela ne dépendra pas de nos votes.
13:32 Il y a de nombreuses raisons de ne pas voter pour Mme von der Leyen.
13:36 La raison la plus récente, c'est que la Commission est prête
13:40 à réintroduire des politiques d'austérité.
13:44 Le cadre de la gouvernance financière se résume en fait
13:51 à la réactivation du pacte de croissance et de stabilité.
13:55 Dans ces conditions, seuls 4 pays seront en mesure
14:01 de réaliser les investissements nécessaires
14:04 pour atteindre les objectifs climatiques.
14:09 Ils ne pourront pas dépenser les 200 milliards d'euros
14:12 nécessaires à la reconstruction des services publics.
14:15 Et ça, c'est l'héritage de la Commission d'Ursula von der Leyen.
14:19 Nous ne voterons donc pas pour elle.
14:22 Et pourquoi pensez-vous que ces nouvelles règles fiscales
14:27 présagent une nouvelle ère d'austérité ?
14:35 Parce que c'est inscrit dans les textes.
14:38 Cela signifie que les pays qui ont des déficits publics excessifs
14:42 et qui ont accumulé une dette excessive
14:45 seront obligés dans les 4 ou 7 ans à venir
14:48 de réduire les dépenses publiques.
14:51 Mais pour atteindre quoi ?
14:54 Je suis économiste.
15:01 Tout au long de mes études, je n'ai pas trouvé un seul livre scientifique
15:05 disant que la dette publique devait s'élever à 3%
15:08 ou que la dette publique ne devait pas dépasser 60%.
15:12 C'est délibéré.
15:15 C'est la politique néolibérale.
15:18 C'est le credo néolibéral selon lequel la première préoccupation
15:22 des politiques économiques doit être l'équilibre des budgets publics.
15:30 Notre première préoccupation, c'est que les gens aient des logements abordables.
15:35 Nous avons besoin d'investissement dans la transition verte
15:39 et de sécurité de l'emploi.
15:42 Pour cela, il faut de l'argent.
15:45 Cet argent peut être trouvé, il peut être emprunté,
15:48 il peut être collecté par l'impôt grâce à un système fiscal équitable.
15:53 Mais ce sont là les vraies préoccupations.
15:56 Le fait qu'il ne devait pas dépasser le 3% et 60%, ça ne représente rien.
16:00 Ce n'est pas rationnel.
16:02 Le manifeste de la gauche se concentre sur l'accessibilité des espaces de vie
16:06 et demande un encadrement des loyers.
16:08 Pourquoi est-ce nécessaire au niveau européen
16:10 et comment cela peut-il se concrétiser ?
16:12 Quelles sont vos propositions ?
16:15 En ce qui concerne l'encadrement des loyers,
16:18 l'Union européenne peut adopter une directive obligeant les Etats membres
16:22 à safonner les loyers et à interdire les expulsions de résidences principales.
16:28 Elle l'a fait à juste titre avec la directive sur les plateformes
16:34 qui oblige les Etats membres à agir.
16:38 Ils l'ont fait avec la directive sur l'égalité en matière de rémunération,
16:44 avec la directive sur le salaire minimum,
16:47 en créant principalement un cadre juridique pour l'action des Etats membres.
16:55 Deuxièmement, nous voudrions que le droit à un logement abordable
16:59 soit inscrit dans le droit primaire de l'Union européenne,
17:02 qu'il soit reconnu pour que les citoyens puissent faire valoir ce droit
17:06 devant les juridictions afin que les Etats membres le garantissent.
17:15 Et troisièmement, l'Union européenne aurait la possibilité
17:18 de créer un fonds européen pour le logement
17:21 en octroyant des prêts à taux zéro aux municipalités et aux coopératives.
17:29 Il y a donc beaucoup de choses à faire au niveau européen
17:32 et nous aimerions profiter des élections européennes
17:34 pour mettre ce sujet au centre du débat politique.
17:40 L'une de vos autres propositions concernant le logement
17:43 serait d'instaurer un cadre réglementaire pour des entreprises comme Airbnb.
17:47 Comment cela devrait-il marcher selon vous ?
17:51 Regardez des villes comme Barcelone, Marseille, Athènes, Ljubljana,
17:57 même ma ville natale, Vienne.
18:00 Vous avez des investisseurs qui achètent des maisons, des espaces
18:04 et les utilisent en réalité à des fins de spéculations touristiques.
18:09 Alors, combien de temps les jeunes, en particulier,
18:12 doivent dépenser plus de 50% de leur revenu mensuel pour payer leur loyer ?
18:22 L'Union européenne pourrait créer une législation
18:25 autorisant ou obligeant les municipalités à limiter la spéculation
18:29 reposant sur des contrats de location de court séjour.
18:32 Cela serait d'une grande aide.
18:35 D'ailleurs, cela ne coûterait même pas d'argent à l'Union européenne.
18:39 Ce n'est qu'une question de bonne volonté et de détermination politique.
18:46 Et pourquoi la Commission n'a pas proposé ce type de législation
18:50 ces dernières années selon vous ?
18:53 Parce qu'ils s'occupent des riches.
18:56 Leur idéologie, leur principale préoccupation, ce sont les investisseurs.
19:00 C'est une commission dirigée par un parti
19:03 dont la principale clientèle est constituée de riches, de gens aisés.
19:08 Et c'est pour cela qu'ils ne se soucient pas des citoyens ordinaires.
19:11 C'est aussi simple que cela.
19:15 Oui, mais le PPE recueille aussi les voix de citoyens ordinaires.
19:19 On peut donc supposer qu'ils adhèrent à leur politique.
19:24 Oui, même les citoyens ordinaires peuvent faire des erreurs
19:27 et voter à l'encontre de leurs propres intérêts.
19:32 Au fond, je me présente à la présidence de la Commission européenne
19:35 pour montrer aux gens qu'il y a une possibilité, une alternative.
19:41 Ils devraient voter en faveur de leurs propres intérêts,
19:44 en faveur de la sécurité de l'emploi, d'emplois non précaires.
19:48 Ils devraient voter en faveur de l'accès à des logements abordables.
19:52 Walter Bayer, merci beaucoup d'avoir été avec nous.
19:56 Merci beaucoup.
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