- il y a 2 ans
Visitez notre site :
http://www.france24.com
Rejoignez nous sur Facebook
https://www.facebook.com/FRANCE24
Suivez nous sur Twitter
https://twitter.com/France24_fr#
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00 à cette prise de parole, celle d'Emmanuel Macron
00:02 et de Joe Biden, déclaration commune
00:04 que vous allez suivre sur France 24.
00:06 Et on se retrouvera juste après.
00:08 -Mesdames l'ambassadrice, M. l'ambassadeur,
00:09 mesdames et messieurs.
00:12 M. le président, vous nous faites l'honneur
00:17 d'une visite d'Etat en France après votre présence
00:20 et celle de votre épouse, Dr. Jill Biden,
00:24 lors du 80e anniversaire du débarquement en Normandie.
00:29 Merci pour cela.
00:30 Je crois que vos vétérans, nos vétérans
00:35 et ceux de toutes les forces alliées
00:37 ont été honorés durant ces jours par votre présence,
00:41 celle des nombreux leaders à vos côtés le 6 juin dernier
00:46 et par la chaleur de l'accueil populaire
00:48 qu'ils ont pu ressentir.
00:51 Vous avoir à nos côtés dans cette période dit beaucoup
00:54 de la force de notre alliance et de ce qui lie
00:58 les Etats-Unis d'Amérique à la France,
01:01 une union de sang versé au service de la liberté
01:05 et de l'indépendance de nos nations.
01:08 Et c'est ce fil, malheureusement, de sang
01:12 qui lie nos 2 drapeaux et nos 2 nations.
01:18 Merci en tout cas infiniment de votre présence.
01:20 Nous avons pu, avec le président aujourd'hui,
01:22 évoquer les grands dossiers qui font aujourd'hui
01:26 le cours du monde et nous engagent,
01:29 au 1er chef duquel l'Ukraine.
01:32 Aujourd'hui, en Ukraine, des femmes et des hommes
01:34 se battent avec un courage remarquable,
01:37 animé par la volonté de ne rien céder face à l'agression russe,
01:41 que rien ne venait justifié.
01:43 Nous avons collectivement réagi pour apporter notre soutien
01:47 à cette nation européenne qui lutte pour sa survie
01:50 et pour sa liberté, et nous continuerons de le faire
01:53 aussi longtemps et avec autant d'intensité que nécessaire.
01:57 Je veux ici à nouveau vous remercier, M. le président,
02:00 pour l'engagement des Etats-Unis d'Amérique
02:02 et les décisions encore récentes que vous avez confirmées
02:07 qui vous ont placé à nos côtés,
02:11 surtout dans un rôle essentiel sur ce conflit,
02:15 je l'ai dit à plusieurs reprises,
02:16 ce joue la sécurité et la stabilité de notre Europe.
02:20 Merci pour cela.
02:22 Et je crois que nous avons une vue commune sur la guerre
02:25 qui se joue aujourd'hui en Ukraine.
02:26 Nous avons pris en ensemble beaucoup de décisions communes.
02:30 L'autorisation que nous avons donnée pour que l'Ukraine
02:32 puisse frapper ses agresseurs en défendant son territoire,
02:35 les efforts importants consentis par nos pays pour armer,
02:38 former, équiper l'armée ukrainienne.
02:41 Et nous avons, ces derniers mois,
02:43 bâti plusieurs décisions fondamentales.
02:45 Nous avons évoqué les détails sur, évidemment,
02:49 la guerre qui se joue là-bas.
02:51 Nous nous retrouvons sur ce sujet au sommet du G7,
02:54 où nous l'espérons l'un et l'autre,
02:57 l'ensemble des membres du G7 pourront s'engager à nouveau
03:01 à un versement de solidarité à l'égard de l'Ukraine
03:04 de 50 milliards de dollars,
03:06 puis la conférence de paix qui se tiendra en Suisse
03:08 où vous serez représentés,
03:10 donc il sera une étape pour structurer les débats
03:12 et le sommet de l'OTAN à Washington.
03:15 En tout cas, sur la question de l'Ukraine,
03:19 notre vue est commune, c'est celle du respect
03:21 du droit international,
03:23 de la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes,
03:27 de ce droit fondamental pour nos nations.
03:31 Et merci une fois encore d'être aux côtés de l'Europe.
03:35 Cette coordination étroite entre les Etats-Unis et la France
03:38 se prolonge sur d'autres terrains de crise,
03:40 car il ne saurait y avoir deux poids, deux mesures.
03:43 Bien que nous soyons confrontés à une multiplication
03:45 de foyers de crise, nous agissons sur la base
03:48 des mêmes principes avec la même détermination.
03:52 A Gaza, nous voulons obtenir
03:54 la libération immédiate des otages.
03:57 Et à ce titre, nous nous félicitons
03:59 des 4 otages israéliens libérés ce jour
04:03 par l'armée israélienne.
04:05 Nous voulons parvenir à un cessez-le-feu immédiat
04:07 et ouvrir la perspective d'une solution politique,
04:11 la seule à même de créer les conditions
04:13 pour une paix juste et durable
04:15 et répondre aux demandes de sécurité des deux peuples.
04:18 C'est la raison pour laquelle nous soutenons
04:20 la proposition d'accord global des Etats-Unis.
04:24 Après 9 mois de conflit, la situation à Rafah,
04:28 comme le bilan humain, sont inacceptables.
04:31 Il est aussi intolérable qu'Israël n'ouvre pas
04:33 tous les points de passage à l'aide humanitaire,
04:35 comme la communauté internationale le demande
04:37 depuis plusieurs mois.
04:39 Et nous réitérons notre demande de cessez-le-feu
04:42 pour que l'aide puisse arriver massivement.
04:45 Le Conseil de sécurité doit, à ce titre,
04:47 pouvoir jouer tout son rôle.
04:49 En parallèle, nous allons redoubler d'efforts en commun
04:53 pour éviter une explosion régionale,
04:55 notamment en Liban, où nous partageons l'urgence
04:58 à avancer sur des paramètres de désescalade
05:01 sur la ligne bleue, comme sur le volet institutionnel.
05:04 Nous avons acté une coordination étroite
05:06 entre nos 2 pays dans les discussions
05:09 avec Israël d'une part et avec le Liban
05:11 et l'ensemble des parties prenantes d'autre part.
05:15 S'agissant de l'Iran, nous faisons le même constat
05:19 d'une stratégie d'escalade tous azimuts,
05:24 qu'il s'agisse des attaques sans précédent contre Israël,
05:27 des manoeuvres de déstabilisation régionale
05:30 ou bien sûr du programme nucléaire iranien.
05:34 Nos 2 pays sont déterminés à exercer les pressions nécessaires
05:37 pour enrayer cette tendance,
05:39 ce que nous avons encore démontré
05:42 il y a quelques jours à peine
05:44 en adoptant ensemble une résolution
05:46 à l'Agence internationale de l'énergie atomique.
05:50 C'est la même coordination et la même volonté
05:52 qu'il n'y ait pas de double standard
05:53 qui est au coeur aussi de notre coordination en Afrique,
05:58 dans les crises au Soudan,
05:59 dans l'est de la République démocratique du Congo
06:03 et dans l'ensemble des points de tension régionales.
06:06 Au-delà des crises, nos 2 pays,
06:08 animés par le même sens de leadership,
06:10 vont continuer d'agir pour répondre aux défis de notre temps,
06:14 en particulier ceux qui touchent les pays les plus vulnérables.
06:17 C'est cette unité que nous voulons
06:20 pour rendre justement l'ordre international plus juste.
06:24 C'est tout le sens du pacte de Paris
06:26 pour les peuples et la planète
06:27 sur lequel nous allons travailler ensemble,
06:29 mais aussi des initiatives portant sur une fiscalité plus efficace,
06:33 notre action pour accélérer la sortie du charbon
06:36 ou les préparatifs en vue de la conférence des Nations unies
06:38 sur l'océan,
06:41 comme notre mobilisation sur la santé mondiale
06:43 avec un sommet qui se tiendra pour l'alliance du vaccin
06:47 auquel nous travaillons ensemble
06:50 et qui se tiendra à Paris dans quelques semaines.
06:53 C'est la même volonté aussi qui est au coeur de la trêve olympique
06:56 qui a été agréée par une résolution des Nations unies
06:59 il y a maintenant quelques jours.
07:02 Sur le plan économique, nous avons exprimé également
07:04 les mêmes inquiétudes à l'égard des pratiques
07:06 potentiellement déloyales de la Chine,
07:08 ayant pour conséquence la création de surcapacités,
07:12 sujet d'une telle importance pour l'économie mondiale
07:14 que nous devons agir de manière coordonnée.
07:18 Lors de ma visite en décembre 2022,
07:20 j'avais eu l'occasion d'expliquer les conséquences
07:22 de l'Inflation Reduction Act sur l'économie européenne.
07:26 Nous en avons parlé à nouveau.
07:28 Cette législation est utile.
07:31 Elle permet de contribuer, même d'accélérer la décarbonation
07:35 de l'économie américaine
07:37 et donc la mise en oeuvre de l'accord de Paris.
07:39 Notre volonté est véritablement
07:41 que nous puissions aller vers une resynchronisation
07:44 de nos économies entre les Etats-Unis d'Amérique
07:47 et les économies européennes,
07:49 en termes de régulation, en termes de niveau d'investissement,
07:52 et sur les grands domaines,
07:54 comme aussi ceux des clean tech, de l'intelligence artificielle,
07:58 mais également des sujets agroalimentaires.
08:02 Enfin, nous voulons construire aussi sur le plan bilatéral
08:04 une coopération renforcée.
08:06 Les étudiants américains, les chercheurs américains,
08:09 les entrepreneurs américains sont les bienvenus dans notre pays,
08:13 et nous souhaitons qu'ils soient encore plus nombreux.
08:15 Nous avons aussi des coopérations bâties
08:18 lors de la visite d'Etat de décembre 2022,
08:20 en tout cas renforcées à cet égard.
08:22 Je pense au nucléaire civil et au spatial,
08:25 où nous souhaitons aller plus loin.
08:26 Et d'ailleurs, depuis, plusieurs accords ont été signés
08:29 entre le CNES et la NASA sur l'observation de la Terre,
08:31 entre autres,
08:32 ou sur le sujet du programme Artemis.
08:36 Je suis aussi fier de pouvoir dire aujourd'hui
08:38 que le 1er TGV américain, construit par Alstom,
08:43 sera mis en service aux Etats-Unis d'ici la fin de l'année,
08:46 ce qui est la marque aussi d'une coopération accrue
08:49 entre nos industries ferroviaires.
08:51 Réussite qui marque notre ambition économique
08:55 et de transition énergétique
08:57 en ayant recours à l'excellence technologique française.
09:01 Je veux aussi saluer ici l'importance
09:03 des investissements américains en France,
09:05 encore très présents lors du sommet de Chouces France
09:08 il y a quelques semaines.
09:09 Et la France va également lancer une fondation inédite
09:12 à hauteur de 100 millions d'euros,
09:14 qui va nous permettre d'augmenter massivement
09:16 les échanges universitaires et de recherche
09:19 entre nos 2 pays.
09:20 Et je veux remercier les entreprises
09:22 qui se sont joints à cet effort,
09:23 en particulier l'engagement de CMA-CGM.
09:27 Cette nouvelle initiative fera suite au succès
09:29 de la Villa Albertine,
09:31 qui, dans plusieurs villes de votre pays,
09:34 a d'ores et déjà accueilli 180 créateurs et intellectuels
09:37 dans l'espace de 2 ans,
09:39 au total dans une cinquantaine de villes.
09:41 Je ne serai pas plus long, mais je veux dire là
09:44 que sur les guerres aujourd'hui
09:48 qui endolorissent le cours du monde,
09:51 sur les grands sujets internationaux
09:53 comme sur la relation bilatérale,
09:55 nous avons à coeur avec le président Biden
09:57 d'avancer sur une feuille de route commune,
10:01 qui est la confiance dans le progrès,
10:03 la confiance dans l'investissement,
10:06 la relance, l'innovation,
10:08 une volonté de créer des emplois aux Etats-Unis comme en Europe
10:12 pour nos travailleurs, une volonté d'être au rendez-vous
10:16 de la décarbonation de nos économies
10:18 et de bâtir la paix,
10:21 de le faire sans naïveté,
10:22 c'est-à-dire d'être aux côtés de ceux qui résistent,
10:24 de le faire sans naïveté, c'est-à-dire de chercher
10:26 les accords y compris les plus exigeants.
10:29 Et pour cela, M. le président, je vous remercie
10:32 d'être le président de la 1re puissance mondiale,
10:35 mais de le faire avec la clarté et la loyauté
10:39 d'un partenaire qui aime et qui respecte les Européens
10:42 et celui qui veut justement bâtir ses accords,
10:46 de l'Ukraine au Proche-Orient en passant par ce que nous voulons
10:49 maintenant reprendre sur le plan économique.
10:53 Merci d'être présent sur tous ces dossiers
10:56 et merci une fois encore d'honorer Paris,
10:59 la Normandie et la France de ces célébrations
11:02 et de cette visite d'Etat avec votre épouse.
11:05 Merci, président.
11:07 -M. le président, je vous remercie.
11:15 C'est un véritable honneur pour moi d'être ici.
11:21 En Normandie également, c'était très émouvant.
11:24 C'était très émouvant
11:26 d'être également aux Champs-Elysées.
11:31 Une expérience particulièrement émouvante
11:33 pour toute la délégation.
11:35 La France a été notre 1re amie.
11:38 Et encore aujourd'hui, la France est un de nos meilleurs amis.
11:42 Cette semaine, nous avons réaffirmé cette amitié
11:47 de manière très marquée.
11:49 Avant de commencer mon propos, je tiens à reprendre à mon compte
11:52 les commentaires du président Macron.
11:55 Nous nous félicitons de la libération des otages.
11:58 Nous continuerons à travailler jusqu'à ce que tous les otages
12:03 aient été libérés et qu'un cessez-le-feu ait été décrété.
12:06 C'est essentiel.
12:08 Ensemble, nous avons célébré le 80e anniversaire du débarquement.
12:13 Nous avons honoré la mémoire des différentes parties prenantes.
12:18 Beaucoup d'hommes sont revenus en Normandie
12:25 pour exprimer leur dévotion.
12:28 Nous avons eu l'occasion d'entendre leur histoire,
12:31 de leur serrer la main. Nous n'oublierons jamais leurs histoires.
12:34 Nous n'oublierons jamais ce souvenir.
12:37 Par ailleurs,
12:43 je sais que je n'oublierai jamais ce souvenir,
12:46 mais je tiens à remercier le président Macron,
12:48 Mme Macron également, et le peuple français.
12:51 Merci beaucoup.
12:52 Grâce à vous, nos héros se sont sentis accueillis.
12:55 On le ressentait, on le voyait.
12:58 Nous n'oublierons jamais ce que ces héros ont fait.
13:01 Cette semaine, nous avons montré une fois de plus au monde
13:04 la puissance de l'alliance
13:06 et ce que nous sommes capables de faire
13:08 lorsque nous sommes ensemble et soudés.
13:10 Voilà ce que représente la relation
13:11 entre les Etats-Unis et la France.
13:14 Nous le voyons en Ukraine.
13:16 Nos deux pays font front avec l'Ukraine
13:19 afin de repousser l'agression de Poutine.
13:22 Hier, nous avons annoncé une nouvelle assistance à l'Ukraine,
13:27 le 6e paquet d'assistance
13:30 depuis que nous avons signé une loi un petit peu plus tôt cette année.
13:34 J'aurais aimé le faire plus tôt, il y a 6 mois plus tôt.
13:38 61 milliards de dollars de plus pour aider l'Ukraine.
13:43 Et je félicite la France et nos alliés européens
13:46 pour leur leadership également.
13:48 L'UE a offert
13:51 107 milliards de dollars pour aider l'Ukraine
13:55 depuis le début de la guerre.
13:58 Nous savons ce qui risque de se passer si Poutine l'emporte
14:01 et s'il réussit à soujettir l'Ukraine.
14:05 Et Poutine ne s'arrêtera pas à l'Ukraine.
14:08 Ce n'est pas simplement l'Ukraine qui est en danger.
14:10 Cela va plus loin que l'Ukraine.
14:12 Toute l'Europe serait menacée.
14:14 Les Etats-Unis ne vont pas laisser ce genre de choses se passer.
14:17 Nous restons solidaires avec l'Ukraine,
14:18 avec nos alliés, avec la France.
14:21 Nous n'abandonnerons pas, nous ne nous inclinerons pas.
14:27 Les Etats-Unis et la France travaillent ensemble
14:28 pour renforcer la sécurité et une prospérité partagée.
14:31 Dans la région indo-pacifique, nous sommes ensemble
14:33 pour promouvoir la liberté de navigation
14:37 et pour des pratiques économiques justes au Moyen-Orient.
14:40 En Afrique du Nord, nous travaillons ensemble
14:43 pour la paix et la sécurité,
14:46 pour lutter contre le terrorisme
14:48 et promouvoir la sécurité alimentaire.
14:49 Face à la menace climatique, une menace toujours plus prégnante,
14:52 nous travaillons ensemble pour accélérer la transition
14:55 vers la neutralité carbone.
14:57 C'est une menace existentielle pour l'humanité.
15:00 La seule menace existentielle,
15:02 même en incluant les armes nucléaires.
15:06 Je pourrais poursuivre.
15:07 Chaque jour, les Américains et les Français
15:10 échangent à différents égards des liens économiques,
15:13 de la collaboration dans la science et la technologie,
15:16 des échanges en matière d'éducation.
15:18 Il y a plus d'Américains qui viennent en France,
15:21 mais on a peur qu'ils ne rentrent pas à la maison,
15:23 parce que vraiment, c'est un très beau pays que vous avez,
15:25 un très beau pays qu'est la France.
15:26 (Propos en anglais)
15:32 Ces liens entre amis, entre familles,
15:35 continuent à se renforcer.
15:36 Le lien entre nos nations est fort et large
15:38 et est ancré dans des éléments les plus importants
15:41 des valeurs partagées.
15:43 C'est vrai aujourd'hui, c'est vrai depuis le tout début.
15:46 Dans quelques semaines, les Etats-Unis vont célébrer
15:49 le 4 juillet la fête nationale, le jour de notre indépendance.
15:54 Cette journée n'aurait pas été possible,
15:57 cette indépendance n'aurait pas été possible
15:59 sans l'aide de la France.
16:01 Nous sommes une nation grâce à la France, en grande partie.
16:04 Vous êtes intervenus lorsque nous avions besoin de vous.
16:07 Voilà ce que représente le 4 juillet.
16:11 Cet accomplissement n'aurait pas été possible
16:13 sans le soutien de la France.
16:15 Aujourd'hui, je suis ici, fièrement, aux côtés de la France,
16:18 pour soutenir la liberté et la démocratie
16:20 dans le monde entier.
16:21 Voilà ce que cette semaine incarne.
16:24 Monsieur le Président, il y a beaucoup de choses
16:26 dont nous avons parlé, nous allons continuer à échanger.
16:28 Vous êtes devenu un très bon ami,
16:29 et j'apprécie énormément la coopération et nos échanges.
16:33 Merci, merci, merci.
16:35 -Voilà pour cette prise de parole,
16:44 cette déclaration commune d'Emmanuel Macron et de Joe Biden
16:46 que vous avez suivie en direct sur nos antennes.
16:48 Bruno Darrou, vous avez également suivi
16:50 cette prise de parole à mes côtés.
16:53 Les deux présidents ont finalement réitéré le soutien qu'ils se portent,
16:59 l'appui qu'ils se portent, et aussi cette alliance
17:01 qu'ils souhaitent préserver.
17:03 Il y a également le président américain
17:05 qui a salué la loyauté du président français.
17:09 En somme, cette séquence qu'on a vue ces derniers jours
17:11 lors des commémorations, elle est confirmée, là,
17:13 dans cette prise de parole.
17:14 Quant à plusieurs dossiers, on va y revenir dans le détail.
17:16 -Oui. Écoutez, vous pouvez résumer ça par la formule
17:18 qui a été employée par Emmanuel Macron, je crois,
17:21 sur la feuille de route commune aux deux pays.
17:25 Bon, ça a été rappelé, évidemment, par les deux présidents,
17:28 deux pays qui partagent des valeurs démocratiques
17:31 et depuis fort longtemps, 1776 pour les Américains,
17:35 ça a été évoqué par Joe Biden,
17:37 première tentative en France, 1789.
17:41 Après, ça a été un peu plus compliqué,
17:42 mais on y est arrivé aussi.
17:44 Et puis le rappel de l'aide de la France aux États-Unis
17:48 au moment de la dépendance.
17:49 Bref, on pourrait dire que tout baigne en ce moment
17:53 entre la France et les États-Unis.
17:55 Ce n'est pas toujours le cas.
17:56 Parfois, il y a des frictions.
17:57 Il y a eu des frictions il y a un peu plus de deux ans
18:01 au moment de l'affaire des sous-marins australiens.
18:03 Mais là, franchement, qu'il s'agisse effectivement
18:05 de l'Ukraine, de Gaza, alors de l'économie,
18:09 globalement, on va quand même nuancer.
18:11 Les deux pays sont sur la même longueur d'onde.
18:14 -Sur l'Ukraine, en tous les cas, c'est beaucoup plus clair.
18:17 -Alors, sur l'Ukraine, c'est beaucoup plus clair.
18:20 Disons qu'Emmanuel Macron estime que,
18:22 sur la réaction collective, les aides financières et militaires,
18:26 -Il renvoie au sommet du G7, il renvoie à la conférence
18:29 -Oui, voilà, le G7, qui devrait annoncer
18:30 une nouvelle aide de 50 milliards de dollars,
18:33 ce qui est quand même considérable.
18:36 Sur les frappes en territoire russe,
18:39 pour Emmanuel Macron, c'est acquis.
18:40 On sait qu'au côté américain, c'est pas assez simple.
18:43 C'est un "oui" de principe.
18:44 Mais enfin bon, si on peut éviter quand même
18:47 de trop frapper le territoire russe, ce serait mieux,
18:49 parce que Joe Biden veut éviter une escalade.
18:51 Donc là, il y a une petite divergence.
18:52 Enfin, globalement, quand même, les objectifs sont partagés.
18:56 Sur Gaza, là aussi, globalement,
19:00 même vision.
19:03 -Le président français et le président américain,
19:06 le président français, d'abord, parle de cesser le feu,
19:07 de solution politique.
19:08 Quand il parle de solution politique, on pense à quoi ?
19:11 Et on voit aussi si le président américain...
19:13 -La solution politique, c'est penser à l'après-guerre,
19:17 et là aussi, les Etats-Unis et la France
19:21 sont à peu près sur la même longueur d'onde,
19:23 c'est-à-dire être capables de trouver une autorité civile
19:26 qui ne soit ni le Hamas ni Israël, pour gérer la bande de Gaza,
19:30 et ensuite, passer à une étape plus politique.
19:33 Bon, ce sont plutôt les Israéliens, l'actuel gouvernement israélien,
19:36 et en particulier le Premier ministre Benjamin Netanyahou,
19:38 qui n'est pas sur cette ligne.
19:40 Alors, les deux présidents se sont félicités de la libération
19:42 des quatre otages israéliens, évidemment.
19:45 -En rappelant qu'un plan de paix avait été proposé
19:46 par les Américains également.
19:48 -Oui, absolument.
19:49 Et puis, globalement, sur le Moyen-Orient,
19:53 même approche concernant les menaces posées par l'Iran,
19:57 la lutte contre le réchauffement climatique.
19:59 Alors, une page côté Macron, d'ailleurs,
20:02 un pas côté Biden sur l'économie.
20:06 Le président français a rappelé que les conséquences
20:08 de l'IRA, l'Inflation Reduction Act,
20:15 bon, avaient été pas mal pour l'économie américaine,
20:18 parce que ça permettait la décarbonation
20:20 de l'économie américaine.
20:21 Mais il a insisté à nouveau sur la nécessaire resynchronisation
20:26 des économies américaines et européennes.
20:29 Alors, il l'avait déjà fait lors de sa visite d'État,
20:31 en décembre 2022.
20:32 Là, Emmanuel Macron parle en tant que Français,
20:35 en tant qu'Européens, et dit aux Américains,
20:37 bon, franchement, cette manne de plusieurs dizaines
20:42 de milliards déversés sur l'économie américaine,
20:45 certes, ça contribue à décarboner,
20:48 mais c'est vraiment de la concurrence qui est dure
20:50 pour les Européens en termes de taxes,
20:53 en termes de subventions.
20:56 Bon, mais même là, Emmanuel Macron n'est pas allé trop loin
20:59 dans la discordance, puisqu'il a dit que, quand même,
21:03 le principal problème économique est des États-Unis.
21:05 Et l'Europe, c'était la concurrence déloyale de la Chine.
21:08 Donc, là aussi, l'ennemi commun est désigné.
21:10 Et clairement, la France se met du côté des États-Unis,
21:14 mais donc fait entendre, quand même, sa petite musique
21:17 sur ce dossier économique.
21:18 Quant à Joe Biden, il a été assez rapide, d'abord,
21:22 en rappelant aussi les efforts des Européens concernant
21:25 l'aide à l'Ukraine, et en insistant sur le fait
21:28 qu'il fallait continuer.
21:31 Et puis après, bon, c'était un peu lyrique sur l'amitié
21:34 de valeurs partagées par la France et les États-Unis,
21:37 qu'Emmanuel Macron est devenu un bon ami.
21:39 Tout ça est très bien.
21:40 - Mais alors, justement, cette séquence-là,
21:42 ce rapprochement acté, cette amitié une nouvelle fois vantée,
21:45 on sait que dans quelques mois, la donne peut changer,
21:48 les choses peuvent basculer.
21:49 L'un et l'autre ont en tête la présidentielle de novembre prochain.
21:52 - Oui, c'est pour ça qu'il y a eu en creux quelques formules.
21:54 Alors, la formule d'Emmanuel Macron disant que les Américains
21:58 étaient restés des partenaires loyaux avec leurs alliés européens.
22:03 Joe Biden disant que la France restait un partenaire loyal,
22:08 un ami.
22:09 Bon, tout ça, ça veut dire, pour le moment, tout est comme ça.
22:12 - Et c'est aussi un appel peut-être à l'électorat américain
22:15 pour tenter de préserver, justement, cette amitié-là.
22:18 - Oui, enfin, Emmanuel Macron...
22:19 Alors, peut-être plus de la part de Joe Biden.
22:21 Emmanuel Macron, lui, ne peut pas lancer un appel aux électeurs américains.
22:25 Donc, il ne le présente pas comme ça.
22:27 Mais il dit que, voilà, l'alliance,
22:29 toutes les alliances diplomatiques, militaires, etc.,
22:32 entre l'Europe et les États-Unis, pour le moment, fonctionnent bien,
22:36 notamment sur le dossier ukrainien et même sur Gaza,
22:41 avec donc quelques petites différences sur le plan économique.
22:44 Mais oui, on a l'impression que c'est comme ça pour le moment.
22:47 Donc, on sent bien qu'en creux, il y a donc cette inquiétude
22:51 si Donald Trump devait arriver sur l'importance accordée à l'Europe,
22:55 l'importance accordée à la guerre en Ukraine,
22:56 l'importance accordée à la loyauté envers les partenaires européens.
23:00 Voilà ce que ça veut dire.
23:01 En creux, ce serait peut-être bien différent.