00:0018 mois après la guerre, les personnes déplacées continuent pourtant d'affluer à Ndabagouna.
00:05Une vingtaine de personnes arrivent tous les jours sur le site de l'OIM,
00:09comme Ayelom, qui s'enregistre et espère recevoir de l'aide.
00:13« Avant la guerre, ce bâtiment servait à enregistrer les réfugiés érythréens.
00:19Il n'est pas fait pour loger autant de personnes.
00:21Ça va bien au-delà des capacités de cet endroit.
00:24Beaucoup de nouveaux arrivants sont à la rue et mangent ici. »
00:29Ayelom vient de trouver une place dans un hangar
00:31où il pourra dormir au sec sur cette natte.
00:34Il a dû fuir pour sauver sa vie.
00:36« Les soldats venaient la nuit sur mes terres.
00:40Ils volaient le bétail et ce qu'ils trouvaient dans la ferme.
00:43Un jour, ils m'ont tiré dessus dans le bras droit et l'ont cassé.
00:46J'ai eu très mal. Je n'ai pas pu me soigner comme il faut.
00:48Après, j'ai fui jusqu'ici. »
00:53Belayenesh est arrivée il y a une semaine, enceinte, avec deux enfants en bas âge.
00:59« Les gens qui étaient déjà dans le camp m'ont aidée
01:02et m'ont donné une place à l'abri.
01:03On a de l'eau, mais il n'y a pas assez de nourriture. »
01:09En tout, près de 48 000 personnes déplacées se trouvent à Endabagouna
01:12et ne reçoivent presque aucune aide.
01:19« Ils veulent avant tout retourner chez eux.
01:21Si vous leur demandez, ils ne veulent pas d'aide humanitaire.
01:24S'ils peuvent retourner chez eux, ils peuvent faire la récolte,
01:26travailler, reprendre une activité.
01:29C'est ce qu'ils demandent au gouvernement et à la communauté internationale. »
01:35En mai, plus de 5 000 personnes ont été relogées vers un autre camp à quelques kilomètres
01:40et reçoivent un meilleur soutien humanitaire.
01:43Pour beaucoup, cela fait trois ans qu'ils sont loin de chez eux.