00:00Flore Simon est avec nous sur ce plateau. Merci d'être la Flore du service politique ici de France 24.
00:04On va d'abord jeter un oeil ensemble à ce qu'établissent les derniers sondages.
00:08Voilà, alors les sondages. J'en ai un là, donc IFOP pour Le Figaro et LCI qui donnent...
00:14Donc ce qu'on voit c'est que le Rassemblement National est à 34%, la gauche est à 29%.
00:21Ça ne bouge pas tellement pour ces deux blocs, puisque maintenant on parle de blocs,
00:24depuis le début de la semaine, depuis le début de la campagne.
00:28En revanche, celui qui est en dynamique, c'est Ensemble, le bloc du camp présidentiel,
00:33qui était plutôt aux alentours de 18% en début de semaine.
00:36Puis alors, ce qu'on voit aussi, c'est que les Républicains qui n'ont pas suivi,
00:40ou en tout cas les Républicains qui ne sont pas dans l'alliance qu'a fait Eric Ciotti avec le RN,
00:45eux sont presque proches de la disparition avec 6% des voix.
00:48De toute façon, c'est vrai que les Républicains, on l'a vu depuis deux ans,
00:51depuis les dernières législatives, sont extrêmement divisés à l'Assemblée Nationale.
00:55Avec cet exemple, au moment de la réforme des retraites,
00:57on a vu que chacun votait un peu en son âme et conscience,
01:01et il n'y avait pas forcément de consigne de vote, donc les Républicains, 6%.
01:04Mais ce qu'il va falloir regarder aussi, Nabiha, pour ces législatives,
01:07c'est la participation qui s'annonce forte, assez forte.
01:1164% des électeurs annoncent qu'ils se rendront aux urnes.
01:15Pour vous montrer la différence, c'est qu'en 2022, ils étaient 49% à s'être rendus aux urnes.
01:20Donc c'est vraiment une élection qui intéresse.
01:24Les électeurs voient bien qu'il y a un enjeu qui est énorme,
01:26et puis en plus, comme cette campagne est très courte, ça polarise la tension.
01:29Donc c'est vrai qu'on en parle énormément,
01:31ce qui, évidemment, porte un intérêt à cette campagne.
01:36Et puis pour finir, il y a déjà plus d'un million de demandes de procuration pour ces élections législatives.
01:42Donc on a passé le million de demandes de procuration, signe de cette forte mobilisation à venir.
01:46Le premier tour de ces législatives, je le rappelle, c'est le 30 juin prochain.
01:49On va s'intéresser à la stratégie de la majorité.
01:51Cette campagne, elle est portée par Gabriel Attal, le Premier ministre en campagne,
01:55qui a d'ailleurs réagi au programme économique dévoilé du Nouveau Front Populaire,
02:00qui explique que c'est une broyeuse à classe moyenne.
02:03Tout à fait. La classe moyenne sur laquelle Gabriel Attal a beaucoup fait campagne,
02:07a beaucoup parlé, notamment lors de son discours de politique générale fin janvier.
02:11Donc là, en effet, c'est Gabriel Attal qui emmène cette campagne des législatives,
02:17puisqu'on le sait, dans les camps de la majorité, ce qu'on veut,
02:19c'est que le président de la République, Emmanuel Macron, se mette finalement en retrait,
02:23même s'il a parfois du mal à le faire.
02:25On a vu qu'il était intervenu sur la campagne en donnant, en portant ses coups à gauche,
02:31accusant le programme du Nouveau Front Populaire d'être immigrationniste.
02:35Et puis il avait qualifié le changement de sexe en mairie pour les personnes transgenres du buesc.
02:39Donc le président de la République intervient, mais ce n'est pas à la hauteur de ce qui avait été annoncé,
02:45c'est-à-dire trois interventions par semaine.
02:47De toute façon, dès que le président...
02:49Enfin, on voit qu'aujourd'hui, Emmanuel Macron, c'est un véritable repoussoir pour les électeurs.
02:53Et puis, preuve en est, il n'apparaît sur aucune affiche de campagne.
02:56Je crois une.
02:57Bon, si quelqu'un apparaît, c'est Gabriel Attal qui, lui, en fait,
03:01la campagne est même emmenée sur sa personnalité et sur même le fait que ce sera lui, le Premier ministre,
03:07si le camp présidentiel gagne.
03:09Il l'a dit hier, il a appelé les Français à le choisir.
03:12Donc clairement, cette campagne, elle se fait sur la personnalité du Premier ministre
03:16et pas du tout sur celle du président de la République.
03:18Une nouvelle illustration de ces fissures dans le camp présidentiel,
03:21la déclaration d'Edouard Philippe qui expliquait que c'était Emmanuel Macron qui avait cassé cette majorité.
03:26Tué même.
03:27Tué ?
03:27Tué la majorité présidentielle.
03:29En effet, hier soir, chez nos confrères de TF1,
03:31Edouard Philippe, président du Parti Horizon, allié du camp présidentiel de la majorité depuis 2022,
03:37estimé qu'Emmanuel Macron avait tué la majorité présidentielle.
03:40Ça apparaît comme une vraie rupture entre Edouard Philippe,
03:44ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron et le chef de l'État.
03:47Edouard Philippe, il a même dit, et on va l'entendre d'ailleurs,
03:50lui veut élargir cette majorité à un bloc central.
03:53Écoutez-le.
03:56Le président de la République, en prononçant la dissolution de l'Assemblée nationale,
03:59a mis un terme à la majorité présidentielle.
04:01C'est pas moi qui l'ai décidé.
04:04C'est pas moi qui suis parti.
04:06C'est le président de la République qui a mis un terme tout seul.
04:07Très bien.
04:08Moi, ce que je veux maintenant, c'est construire une nouvelle majorité parlementaire.
04:11Et je suis pas là pour refaire ce qui a déjà été.
04:14Je suis là pour essayer de construire une base politique plus large
04:17avec des formations politiques qui n'étaient pas, jusqu'à présent,
04:20et qui n'avaient pas voulu rejoindre, et après tout, c'est parfaitement leur droit,
04:22la majorité présidentielle.
04:25Voilà. Élargir la majorité.
04:27Edouard Philippe, il prend, là, il prend complètement,
04:30presque son envol, avec, on imagine bien,
04:332027 en ligne de mire.
04:34Donc il veut élargir ce bloc central à la droite modérée
04:38et à la gauche modérée, on l'imagine.
04:40Ça franchir en somme.
04:41Ça franchir en somme, exactement, de ce qu'a fait Emmanuel Macron.
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