- il y a 2 ans
Retour sur une semaine de campagne pour les législatives en France: meetings, exposé des programmes, prises de paroles dans les médias, grand oral des partis devant le patronat ; une campagne menée au pas de charge en raison du délai très court avant le premier tour. Michel Offerlé, professeur émérite de sociologie politique à l'Ecole Normale Supérieure, spécialiste du monde politique et du patronat, était l'invité d'"Au Cœur de l'Info".
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NewsTranscription
00:00Tout d'abord sur cette semaine de campagne pour les législatives en France.
00:04Campagne express seulement 12 jours pour convaincre avant le premier tour du dimanche 30 juin.
00:09Se sont enchaînés au pas de charge les meetings, l'exposé des programmes,
00:13les prises de parole dans les médias, un grand oral des partis devant le MEDEF, ça c'était hier.
00:18Campagne percutée aussi par un fait divers qui a suscité une très vive émotion,
00:22le viol à caractère antisémite d'une fillette de 12 ans à courbe voix dans les Hauts-de-Seine.
00:27On parle ce soir avec notre invité Michel Offerlé.
00:29Bonsoir, professeur émérite de sociologie politique à l'École Normale Supérieure,
00:34spécialiste du monde politique et du patronat, auteur également de l'ouvrage Patron sorti en mars dernier.
00:40Merci infiniment d'avoir accepté notre invitation ce soir sur France 24.
00:44Tout d'abord sur ce grand oral des différents partis hier devant le MEDEF, je crois que vous y étiez,
00:50l'ERN et le Nouveau Front Populaire apparaissent-ils crédibles aux yeux du patronat ?
00:57Pas véritablement, ni l'un ni l'autre, peut-être moins d'ailleurs l'un que l'autre, si vous voulez.
01:03Donc il y a eu un passage, un grand oral, comme on dit,
01:09entre les différentes organisations patronales qui étaient présentes, il y en avait une quinzaine,
01:15qui allaient donc des trois principales jusqu'à des clubs moins connus.
01:20Et se sont succédés à la tribune à la fois des représentants du gouvernement ou de la majorité actuelle,
01:28qui ont été beaucoup plus applaudis que les autres.
01:31Et puis également pour le Rassemblement national, c'était Jordan Bardella qui sortait pour la première fois avec Éric Ciotti.
01:40Et pour le Front Populaire, c'était Éric Coquerel, l'ancien président de la Commission des Finances,
01:48et puis également le socialiste Boris Vallaud,
01:55qui ont présenté chacun avec des applaudissements de circonstances, de politesse,
02:02mais avec une forme d'indifférence, de méfiance.
02:11Septicisme.
02:12Les deux sont effectivement dans le collimateur, parce qu'ils sont considérés comme des agents déstabilisateurs, pourrait-on dire.
02:20Et puis également, ils ont un programme que les chefs d'entreprise considèrent comme très dépensier
02:27et créant d'une certaine manière un état d'insécurité économique,
02:31puisque là aussi, il a été rappelé par les présidents des trois principales organisations
02:36que d'abord et avant tout, ce que recherchait le patronat, c'était la compétitivité et la stabilité, justement, et donc la prévisibilité.
02:44Et on sait que les comptes publics sont déjà dans le rouge.
02:46Bruxelles a aussi lancé cette procédure cette semaine.
02:50On peut d'ailleurs peut-être parler du timing.
02:52Contre la France pour déficit excessif, je le rappelle, 5,5% de déficit public,
02:57dette publique qui équivaut à 110% du PIB.
03:01Et dans ce contexte, la multiplication de ces promesses, ce n'est pas un peu de la poudre aux yeux ?
03:08Ecoutez, je ne suis pas dans le secret des différentes...
03:12En tout cas du côté du patronat, est-ce qu'on a le sentiment ?
03:15Non, non, ce n'est pas vraiment de la poudre aux yeux, c'est même plutôt de la crainte,
03:21parce qu'il n'y a pas 36 000 manières, si vous voulez, de financer des promesses
03:26qui renouvellent assez largement éventuellement le niveau de vie des gens.
03:30C'est bien souvent la planche fiscale.
03:34Et le Nouveau Front Populaire a d'ailleurs annoncé la restauration de l'impôt sur la fortune.
03:39Et le Nouveau Front Populaire a annoncé toute une série de mesures fiscales
03:43destinées à assurer le financement de son programme.
03:47Selon un dernier sondage IFOP, le RN est toujours devant avec 34% des voix,
03:54devant le Nouveau Front Populaire, 29% des voix cette infographie.
03:59Elle va s'afficher et on voit le parti Renaissance à 22%.
04:05C'est le rolling de l'IFOP, d'accord.
04:07Voilà, exactement.
04:09Le RN, Michel Leferley, n'a jamais été aussi proche du pouvoir depuis la libération.
04:15On n'en sait rien.
04:16Cette élection, on n'en sait rien. Elle reste quand même incertaine.
04:19Si vous voulez, elle est tout à fait incertaine,
04:21parce que toute une série de micro-duels vont se jouer.
04:27A vraisemblablement 50 voix, 100 voix, 200 voix, 1000 voix, si vous voulez.
04:33Comme d'ailleurs, certains s'étaient joués à très, très peu de choses.
04:37Beaucoup de candidats, en 2022, ont été élus avec 50,5%.
04:42À moins de faire des sondages dans chaque circonscription,
04:46c'est extrêmement difficile d'avoir une prévisibilité.
04:50On ne peut pas, même si on sait que l'une des deux composantes,
04:55l'une des deux forces regroupant une coalition,
04:59va vraisemblablement avoir laminé le centre.
05:06Certaines projections laissent encore 150 députés au centre.
05:11Je me demande si on va pas être plutôt dans la situation de 1993,
05:14lorsque, justement, le Parti socialiste s'est retrouvé avec une soixantaine de députés.
05:18Là aussi, vraisemblablement, je pense que toute une série de gens
05:23ont commencé à faire leur valise dans le camp macronien,
05:26ont perdu éventuellement toute confiance dans le chef de l'État.
05:30C'est un peu la démandade, j'ai l'impression.
05:32Du côté patronal, c'est ce que j'ai senti aussi un peu hier.
05:35Effectivement, le maire a dit qu'il jouait à domicile.
05:41Là aussi, pour bien montrer qu'il était en affinité
05:44beaucoup plus que les autres avec les chefs d'entreprise.
05:46Mais on ne peut pas dire que les chefs d'entreprise, si vous voulez,
05:48l'ont beaucoup pédé à l'heure actuelle.
05:50Il y a très, très peu de voix qui...
05:52Pour le RN et le Nouveau Front populaire,
05:54est-ce qu'il y a un penchant clair du côté notamment des petits patrons
05:58ou c'est pas du tout un bloc homogène ?
06:00Alors effectivement, si vous me laissez un peu de temps,
06:03mais ça serait trop de temps que je pourrais vous demander,
06:06c'est que le groupe patronal est l'un des groupes les plus hétérogènes
06:11et je dirais aussi les plus égalitaires de tous les groupes sociaux français.
06:15Puisque vous avez donc des salaires et des patrimoines qui sont incommensurables.
06:20Combien de petits patrons gagnent à peine le SMIC ?
06:24Et par rapport au salaire, si vous voulez,
06:26donc des grands capitaines d'industrie,
06:28on est dans des mondes extrêmement différents.
06:30Bon, alors effectivement, disons globalement,
06:32sur une période très, très longue,
06:35les patrons votent plutôt à droite.
06:38Ils ont à un moment voté à gauche,
06:39notamment ils se sont reconnus, si vous voulez,
06:41il y a très, très longtemps dans le parti radical,
06:43qui était un parti de gauche modéré.
06:44Mais ils votent donc à droite.
06:46Et donc ils ont voté à droite pendant très longtemps Sarkozy,
06:49et ils étaient prêts à élire Fillon.
06:51Et lorsque la candidature Fillon a commencé à se déliter,
06:55bon, ils se sont reportés vers Macron.
06:57Et donc là aussi, Emmanuel Macron était donc véritablement
07:03le parti de la majorité des patrons.
07:06Mais à l'intérieur, à côté de cela, et malgré tout,
07:10alors c'est plus le poujadisme des années 50,
07:13parce que là aussi c'était la base sociale de l'extrême droite
07:16était essentiellement une base sociale,
07:18petits commerçants, boutiquiers, etc.
07:21Là, il s'est largement diversifié.
07:23Mais à l'heure actuelle, vous avez donc,
07:25de la même manière que vous avez une augmentation
07:28du nombre de votants pour la Rassemblement national
07:31dans toute la population,
07:32et également chez les petits patrons.
07:34Et ne me demandez pas combien,
07:36parce que là aussi, si vous voulez,
07:38bon, moi j'ai fait des entretiens,
07:39je lis un certain nombre de travaux de Thésard
07:43qui ont fait des entretiens ethnographiques
07:45avec des petits patrons.
07:46Donc, il y a toute une série de raisons
07:48pour lesquelles les petits patrons se retrouvent là-dedans.
07:51Mais simplement, les instituts de sondage sont incapables,
07:53si vous voulez, de donner des chiffres qui soient précis.
07:56Vous citez tout à l'heure le sondage de l'IFOP.
08:00Ils ont supprimé, cette semaine d'ailleurs,
08:02la catégorie artisan-commerçant,
08:04et qui était tellement variable, si vous voulez,
08:07selon les rolling, ils avaient parfois 25%
08:09et parfois 48%.
08:11Ce qui pose problème pour, quand on veut,
08:14je pense qu'ils doivent être, si vous voulez,
08:16dans cette catégorie-là.
08:17On a toute raison de penser que dans certaines régions,
08:20disons, les barrières se sont levées,
08:24les inhibitions se sont levées.
08:25On parle beaucoup plus facilement de son vote.
08:27Éventuellement, les patrons peuvent être amenés également
08:30à être dans un milieu de sociabilité
08:33dans lequel, finalement, il est de bon ton aussi
08:35d'être Front National.
08:36Ce n'est plus du tout une honte,
08:37comme ça pouvait être avant.
08:38Et donc, vous avez vraisemblablement,
08:40dans un certain nombre de métiers, de contacts,
08:43ça peut être le bâtiment,
08:44ça peut être éventuellement les garagistes,
08:46ça peut être les cafetiers,
08:47ça peut être éventuellement les coiffeurs,
08:48dans lesquels vous avez à ce moment-là,
08:50si vous voulez, des gens qui se reconnaissent
08:52et qui peuvent éventuellement aussi faire reconnaître
08:55leur vote comme étant un vote normal.
08:57Sortons maintenant du milieu patronal
08:59que vous connaissez bien.
09:01Il y a eu de nombreux appels cette semaine
09:03à faire barrage au Rassemblement National.
09:06Alors, ça a commencé en début de semaine
09:07avec cette tribune des 200 sportifs
09:10et puis ces appels du monde du sport
09:11de manière plus générale.
09:12Notamment, on pense à Kilian Mbappé.
09:14Il y a eu aussi plusieurs rassemblements
09:16à Paris et en province.
09:18Il y a encore une manifestation
09:19qui est prévue ce dimanche.
09:21Est-ce que cet appel à faire barrage
09:25est encore possible ?
09:27Est-ce que le front républicain existe encore ?
09:30Alors, juste, puisque vous vous mettez justement
09:32à l'antenne aussi,
09:34la tribune que vous aviez publiée en juin,
09:37dans laquelle j'ai eu effectivement
09:40un certain nombre de répliques.
09:43Par contre, effectivement,
09:45dans le milieu patronal,
09:47qui n'est pas tellement habitué
09:48à faire de la politique,
09:50il se refuse.
09:51Il voulait notamment les grands patrons
09:52apprendre.
09:53Il y a quelques grands patrons
09:54qui donnent leur vote.
09:55Mais sinon, c'est pas bon.
09:57Mais la question portait de manière plus générale
09:59sur l'ensemble de la population française.
10:01Généralement, lorsqu'ils ont pris la parole,
10:03à la fois collectivement,
10:04et puis il y a eu dans les écoutes
10:06il y a deux jours,
10:07une prise de parole de 73
10:09chefs d'entreprise,
10:10dont certains sont connus,
10:11du style de Dominique Sénard,
10:13etc.
10:14ou Bougna.
10:15Bon.
10:16Et eux se sont limités,
10:18s'ils voulaient,
10:19à une condamnation
10:21des forces qui risquaient
10:22détruire l'économie.
10:23Donc, d'une certaine manière,
10:25on ne renvoie pas,
10:27on renvoie dos à dos
10:29les deux cartels,
10:30donc à droite et à gauche.
10:32Et puis également,
10:33d'une certaine manière,
10:34les patrons ne s'intéressent
10:35qu'à l'économie.
10:36Et donc, j'ai été frappé hier
10:39dans le rassemblement patronal
10:41de n'entendre que parler économie.
10:43Alors, c'est important, effectivement.
10:44C'est les entreprises,
10:45c'est l'économie.
10:46Mais simplement,
10:47très peu d'écologie.
10:48Ce qui est quand même
10:49assez étonnant
10:50parce que les chefs d'entreprise,
10:52depuis maintenant,
10:53après la crise du Covid,
10:54il y a eu des tas,
10:55des tas, des tas de tribunes,
10:56des gens qui en rajoutaient
10:57sur la raison d'être,
10:59sur le verdissement de l'économie.
11:02Et puis, rien du tout, quand même,
11:04sur la préférence nationale.
11:07Le vivre ensemble
11:08dans l'entreprise,
11:09c'est aussi l'acceptation
11:10des différences
11:11et des uns et des autres.
11:12Et donc, j'étais très étonné
11:14que les chefs d'entreprise,
11:15si vous voulez,
11:16ne prennent pas position là-dessus.
11:18Alors, pour le reste,
11:19bon, effectivement,
11:20on a l'impression
11:21qu'il y a des prises de position.
11:24Il y a eu des manifestations,
11:25mais qui sont beaucoup moins importantes
11:27que celles, justement,
11:28qui ont accompagné
11:30l'arrivée de Le Pen.
11:32Ce qui est logique
11:33quand plus de 30 %
11:34de la population vote.
11:35Voilà.
11:36Et donc là,
11:37c'est plus difficile
11:38parce que, effectivement,
11:39bon, votre voisin
11:40peut très, très bien l'être.
11:41Et donc, il y a effectivement
11:42des milieux
11:43dans lesquels on se mobilise.
11:45Mais, donc,
11:46j'attends de voir
11:48ce que donnent
11:49les manifestations du week-end.
11:50Celles de la semaine dernière
11:52étaient honorables,
11:53mais n'ont pas atteint,
11:54si vous voulez,
11:55des semaines de mobilisation.
11:56Et puis, il n'y a pas
11:57de multiplication.
11:58Bon, la dernière semaine
11:59va peut-être aboutir
12:00à la multiplication d'appels,
12:01mais en ce cas,
12:02il n'y a pas multiplication,
12:03multiplication d'appels
12:05Donc, regardez,
12:06la tribune,
12:07enfin, l'entretien
12:08d'Ariane Mouchkine,
12:09qui a été assez largement
12:10donc reprise,
12:11bon, et donc,
12:12ce n'était pas un appel
12:13à la mobilisation,
12:14c'était un appel à la contrition,
12:15si vous voulez.
12:16C'était encore autre chose.
12:17On les a pris pour des cons,
12:18après, on les prend
12:19pour des salauds.
12:20Bon, et donc,
12:21on est responsable aussi
12:22de la montée, donc,
12:23d'une extrême droite
12:24en France.
12:25Et du côté du nouveau
12:26Front populaire,
12:27il y a une unité
12:28qui est visiblement affichée.
12:29Par contre,
12:30il n'y a pas de leader,
12:31c'est-à-dire
12:32Non, c'est justement
12:33et vraisahablement,
12:34je pense que Mélenchon
12:35a compris un certain
12:36nombre de choses,
12:37bon, jusque quand,
12:38je ne sais pas,
12:39parce qu'effectivement,
12:40il ne faisait pas
12:41l'unanimité,
12:42loin de là,
12:43et qu'il pouvait,
12:44effectivement,
12:45donc,
12:46risquer de nuire
12:47aux intérêts électoraux
12:48donc du cartel.
12:49Bon, par ailleurs,
12:50là aussi,
12:51on dit que c'est
12:52une addition,
12:53donc,
12:54de gens extrêmement
12:55hétérogènes.
12:56Bon, il faut voir
12:57que le premier Front populaire,
12:58c'est-à-dire,
12:59c'est-à-dire,
13:00c'est-à-dire,
13:01le premier Front populaire,
13:02bon,
13:03entre des radicaux,
13:04donc,
13:05bon teint,
13:06donc,
13:07de province,
13:08et puis,
13:09Maurice Thorez
13:10et l'international communiste,
13:11il y avait un gouffre
13:12encore plus important,
13:13si vous voulez,
13:14qu'entre LFI
13:15et puis François Hollande,
13:16si vous voulez.
13:17Donc, là aussi,
13:18le programme de cette époque-là,
13:19c'est un programme
13:20de défense républicaine,
13:21si vous voulez.
13:22Le Front populaire
13:23n'a pas appelé
13:24à des nationalisations massives,
13:25si vous voulez,
13:26c'était plutôt,
13:27donc,
13:28un programme
13:29de défense républicaine,
13:30et c'est tout
13:31ce symbole
13:32et ce souvenir,
13:33donc,
13:34des acquis sociaux de 36
13:35qu'ont connus,
13:36donc,
13:37nos grands,
13:38mes grands-parents
13:39et puis vos arrière-grands-parents.
13:40Voilà.
13:41Peut-être un dernier mot rapide
13:42sur le nombre de procurations,
13:43enfin,
13:44de demandes de procurations
13:45qui explosent en ce moment.
13:46Entre le 10 et le 20 juin,
13:47le ministère de l'Intérieur
13:48a comptabilisé
13:49plus d'un million
13:50de procurations.
13:51On est donc au-dessus
13:52de ce qui était
13:53aux législatives
13:54de 2022.
13:55Ça,
13:56c'est,
13:57ça reste une bonne nouvelle.
13:58Oui,
13:59ça reste une bonne nouvelle.
14:00Bonne nouvelle,
14:01ça dépend,
14:02parce qu'effectivement...
14:03Pour qui,
14:04on ne sait pas,
14:05mais en tout cas,
14:06l'exercice démocratique
14:07est important.
14:08La mobilisation,
14:09mais effectivement,
14:10si vous voulez,
14:11je ne peux pas vous donner
14:12une sociologie
14:13des procurationnistes,
14:14si vous voulez.
14:15Bon,
14:16est-ce que le fait
14:17qu'il faille faire des démarches,
14:18etc.,
14:19etc.,
14:20est-ce que ça n'implique pas
14:21éventuellement
14:22une certaine compétence
14:23à le point administrative
14:24et politique ?
14:25Et comme on sait
14:26que les gens du Rassemblement National
14:27sont généralement,
14:28qui ont moins de capacité
14:29à se mouvoir,
14:30justement,
14:31dans l'espace public,
14:32on peut peut-être penser
14:33que ces procurations,
14:34donc,
14:35viennent de gens
14:36qui vont plutôt voter,
14:37donc,
14:38centre ou gauche.
14:39Bon,
14:40étant entendu,
14:41là aussi,
14:42que,
14:43bon,
14:44ça ne fera pas
14:45vraisemblablement,
14:46donc,
14:47la balance.
14:48Ce qui va faire la balance,
14:49c'est les abstentionnistes.
14:50Et donc,
14:51effectivement,
14:52on est,
14:53dans le dernier rolling,
14:54on est à 63 ou 64 %
14:55de participation,
14:56ce qui est donc
14:5716 % de plus
14:58qu'en 2022
14:59et 16 % de plus
15:00que,
15:01donc,
15:02aux Européennes
15:03d'il y a une dizaine de jours.
15:04Donc,
15:05là aussi,
15:06ça va se jouer là-dessus.
15:07Alors,
15:08j'ai été étonné
15:09par les chiffres du rolling
15:10parce que,
15:11justement,
15:12ils montraient que
15:13les ouvriers
15:14avaient le plus tendance
15:15à s'abstenir.
15:16Bon,
15:17et quand même,
15:18les ouvriers,
15:19donc,
15:20ceux qui votent,
15:21c'est quand même
15:22une base sociale importante
15:23pour le Rassemblement National.
15:24Et tout reste ouvert
15:25en France ?
15:26Tout reste ouvert,
15:27en tout cas,
15:28à ce stade.
15:29Merci beaucoup.
15:30On a beaucoup de choses
15:31à découvrir.
15:32Et c'est ce qu'on verra
15:33dans les prochains jours.
15:34Merci beaucoup,
15:35Michel Offerlier,
15:36d'avoir répondu
15:37à nos questions ce soir
15:38et cet entretien est à retrouver
15:39sur notre site internet
15:40et nos réseaux sociaux.