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  • il y a 1 an
Deux heures pour vivre l’info. Loïc Besson donne les clés aux téléspectateurs pour mieux comprendre les grands enjeux de la journée.

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00:00Patrick Sos est avec nous, notre chef du service international ici à BFMTV.
00:04On parle de sanctions, de nouvelles sanctions, toujours plus fortes.
00:08Ça va faire plus de trois ans que ça dure.
00:10Et on a l'impression parfois que ça ne porte pas spécialement ses fruits auprès du Kremlin.
00:16C'est toujours la question, effectivement.
00:18Après, vous avez l'affichage et ce qui se passe réellement.
00:21Le fait est que le simple fait que des centaines de drones se soient encore abattus sur Kiev aujourd'hui
00:28montrent que le 18e train de sanctions n'a pas véritablement plu à Vladimir Poutine.
00:34Ça a été un petit peu plus loin parce que même les Chinois qui sont touchés notamment par ces sanctions,
00:39notamment sur le prix du pétrole, ne sont pas très contents non plus.
00:43Mais le fait est que ça ne lui plaît pas, ça ne va pas.
00:46Et il y a aussi, puisqu'on va rester dans les ultimatums et les timings donnés par les uns et par les autres,
00:53une volonté d'aller très très vite pour Vladimir Poutine, à la fois sur ces bombardements.
00:56Mais ça fait quelques jours qu'on reparle aussi d'avancer ou pas, ou en tout cas de, comment dirais-je,
01:03un réchauffement de fronts sur un certain nombre de points.
01:06Les Ukrainiens ont dénombré pas loin de 155 points de fronts, points chauds en ce moment.
01:14Ça n'était pas arrivé depuis un certain nombre de semaines.
01:17C'est que les Russes vraiment veulent avancer pour poursuivre le rapport de force
01:20parce qu'ils voient bien que si cela se poursuit, c'est terrible en termes de guerre d'usure pour les Ukrainiens,
01:25mais pour l'économie de Vladimir Poutine, ça n'est pas terrible non plus,
01:30même si vous avez une communication officielle qui reste assez énergique
01:34et qui pourrait montrer que ces sanctions ne fonctionnent absolument pas.
01:39Olga Prokopieva est avec nous.
01:40Bonjour, militante franco-russe d'origine ukrainienne.
01:43Vous êtes porte-parole de l'association Russie Liberté.
01:47Vous avez espoir que ces sanctions finissent par payer ?
01:51Et quand vous voyez les attaques encore de cette nuit auxquelles Patrick faisait allusion,
01:57vous y sentez de la fébrilité du pouvoir russe ?
02:00Oui, oui, je suis d'accord avec l'analyse de Patrick.
02:03Ces sanctions agacent terriblement le Kremlin.
02:07Elles ont un effet, en effet il n'est pas immédiat, il n'est pas magique,
02:11mais petit à petit, chaque paquet ajoute de la pression sur le Kremlin.
02:17Et aujourd'hui, le challenge c'est plutôt d'éviter le contournement des sanctions
02:22par les différents systèmes qui se sont créés.
02:25Je crois que ce paquet va dans ce sens-là.
02:27Et lorsqu'on écoute des économistes russes analyser la situation réelle économique de la Russie,
02:33elle est très fragilisée.
02:35Il y a des tensions dans différents domaines économiques.
02:39Il y a aussi une corruption accrue.
02:41Le décès du ministre Sterovoit montre aussi, récent en Russie,
02:48que justement les proches aussi, très proches du Kremlin et de Poutine,
02:56sont en difficulté aujourd'hui,
02:59ce qui crée aussi des fragilités à l'intérieur du système.
03:04Mais ce qui est important pour nous, et ce qu'on plaide ensemble avec d'autres associations et ONG ukrainiennes et russes,
03:11c'est que les sanctions aillent plus loin.
03:13Il y a une communication qui a été transmise à la CPI,
03:16qui demande des sanctions aussi individuelles contre des hauts fonctionnaires de la Banque centrale russe,
03:22du ministère des Finances russes, qui permettent justement tout ce financement de cette guerre d'invasion.
03:30Et on voudrait aussi que les sanctions aillent individuelles au-delà de ça,
03:35qu'elles visent aussi des juges et des magistrats russes qui sont coupables de poursuites et de civils ukrainiens,
03:42notamment sur les territoires occupés où s'est une terreur dans les populations,
03:49et aussi sur les prisonniers politiques russes,
03:51qu'on compte au nombre de plus de 3000 personnes en Russie,
03:55et qui visent à étouffer toute contestation, toute protestation contre la guerre à l'intérieur du pays.
04:02Et ces sanctions individuelles sont très importantes pour que personne en Russie,
04:08dans le système du Kremlin, ne se sente totalement impunie,
04:11et que ça fragilise de l'intérieur le système également.
04:15Il y a donc les sanctions et il y a les tentatives de Volodymyr Zelensky,
04:21en tout cas les invitations à de nouveaux pourparlers.
04:25Pour l'instant, il n'a pas de réponse.
04:28Enfin, ça fait partie de la réponse à ce qui s'est passé cette nuit sur Kiev.
04:31Mais effectivement, l'objectif de Volodymyr Zelensky,
04:35c'est effectivement de proposer à Vladimir Poutine de se rencontrer,
04:38mais c'est aussi de montrer à Donald Trump, dans cette période de 50 jours,
04:41que celui qui ne souhaite pas négocier, celui qui ne souhaite pas avancer vers un cessez-le-feu,
04:45c'est Vladimir Poutine.
04:46Et c'est une mécanique que l'on voit depuis plusieurs semaines, depuis plusieurs mois,
04:49où Volodymyr Zelensky essaie grosso modo de montrer que l'Ukraine est sincèrement,
04:53véritablement prête à discuter un cessez-le-feu,
04:56et que pour le coup, c'est toujours Vladimir Poutine qui repousse,
04:58qu'il a déjà dit à plusieurs reprises,
05:00que les objectifs du Kremlin n'avaient pas changé,
05:03et qu'il y avait une volonté de faire capituler l'Ukraine,
05:05que ce soit par les armes ou par un traité de capitulation.
05:10Et donc du coup, effectivement, on aura peut-être, comme on avait eu au mois de juin,
05:14c'est-à-dire des émissaires qui se rencontreront à un moment donné en Turquie
05:17pour avancer sur certains aspects très concrets,
05:20des échanges de prisonniers, des rapatriements de corps de soldats décédés, etc.
05:23Peut-être certains civils arrêtés injustement ukrainiens par les Russes,
05:27qui seraient renvoyés en Ukraine.
05:28Mais effectivement, il n'y aura pas de rencontre au sommet.
05:30Vladimir Poutine est extrêmement clair.
05:32Il ne souhaite pas rencontrer Volodymyr Zelensky,
05:34ou alors simplement via, si jamais Donald Trump est présent ce jour-là
05:38et qu'on signe la capitulation de l'Ukraine.
05:40Volodymyr Zelensky sait donc que Vladimir Poutine ne répondra pas à son invitation,
05:45mais l'enjeu, ce qu'on comprend derrière, c'est le soutien américain.
05:48Oui, oui, mais c'est vrai qu'il y a un air de déjà-vu.
05:50Il y a une semaine, on faisait des plateaux sur Moscou,
05:54prêt à négocier ou à reprendre les négociations.
05:56Et malheureusement, il y a cette air de déjà-vu.
05:57Et pendant ce temps-là, les bombardements se poursuivent.
06:00Le fait est qu'on essaye de suivre aussi ce qui se passe du côté des États-Unis.
06:04Il y a eu l'ultimatum où les 50 jours laissés à Poutine,
06:08c'est comment on laisse les différentes interprétations.
06:11Il y a aussi une ambiguïté, effectivement, sur ces livraisons d'armes.
06:14On ne sait toujours pas quelles armes.
06:16Et d'ailleurs, on parle d'armes, mais ce sont plutôt des munitions.
06:19Par exemple, les lanceurs de Patriotes, il y en a, il en faudrait plus,
06:22mais ce sont surtout les Patriotes à mettre dans les lanceurs qui comptent le plus.
06:25Et tout ça reste encore extrêmement flou.
06:27Et surtout, totalement discrétionnaire depuis la Maison-Blanche.
06:32Je reprends un petit peu l'exemple aussi des sanctions.
06:35Ça fait des mois et des mois que vous avez, à l'ancienne,
06:37comme les Américains ont su le faire pendant des décennies,
06:41des, comment une façon de faire, bipartisanes,
06:43avec un sénateur républicain, l'Instagram,
06:45et un sénateur démocrate, Richard Blumenthal,
06:47qui ont travaillé à essayer non seulement d'avoir un paquet de sanctions extrêmement fort,
06:52500% de droits de douane,
06:54mais surtout le travail de WIP, j'ai envie de dire,
06:57un petit peu comme dans une série américaine, House of Cards,
07:00qui est d'essayer de raccrocher un certain nombre de sénateurs.
07:03Il y en avait 85 sur 100 qui étaient prêts à voter.
07:06Et puis là-dessus, vous avez Donald Trump qui dit,
07:08bon, écoutez, vous avez été extrêmement gentil,
07:09mais c'est moi qui décide,
07:11et je décide d'un paquet de sanctions qui sera moindre,
07:13et surtout qui est sur décret,
07:15qui n'a pas la même force, en fait, de loi.
07:18Et c'est le problème avec Donald Trump,
07:19c'est encore une fois le fait qu'il puisse donner
07:22et reprendre quand il veut.
07:24Oui, d'où cette incertitude.
07:26Incertitude toujours aussi sur la question du nucléaire.
07:31Je vous pose la question notamment
07:32parce que le ministre des Affaires étrangères français,
07:34donc qui est en Ukraine aujourd'hui,
07:35va se rendre cet après-midi à Tchernobyl,
07:37évidemment, au lieu symbolique du sujet
07:39du nucléaire,
07:40mais le risque, la menace est toujours là ?
07:43Alors, concernant Tchernobyl,
07:45effectivement, c'est un lieu fortement symbolique
07:47suite à l'accident qui a eu lieu là-bas
07:49en avril 1986.
07:52Alors, depuis, la radioactivité a énormément décru
07:54puisque le combustible nucléaire va refroidir.
07:57C'est une décroissance exponentielle avec le temps.
07:59Donc, les risques radioactifs,
08:01qui certes existent toujours,
08:02sont infiniment plus faibles aujourd'hui,
08:04de l'ordre d'un million de fois moins
08:06qu'au moment de l'accident lui-même.
08:07Néanmoins, il y a encore le cœur du réacteur fondu
08:12avec la fameuse patte d'éléphant
08:13et cette double enceinte de confinement,
08:17donc le sarcophage,
08:18et puis qui a été construit dans l'urgence en 1986,
08:22en béton, en dur,
08:23et puis ce deuxième sarcophage plus léger
08:25qui a été construit au-dessus
08:26et qui a encore été attaqué récemment,
08:28en février 2025,
08:30puisqu'il y a un drone qui a fait une brèche
08:32de l'ordre d'une quinzaine de mètres carrés.
08:34Ça n'a pas causé d'augmentation de la radioactivité,
08:37ni en dehors du site,
08:38ni même à l'intérieur de cette enceinte de confinement.
08:40Ça, c'est contrôlé par des organes indépendants ?
08:42Oui, oui, oui, oui.
08:44D'ailleurs, c'est un sarcophage
08:45qui avait été construit par la France,
08:47un consortium français
08:48qui réunissait Bouygues et Vinci
08:50pour 2 milliards d'euros
08:51entre 2016 et 2019.
08:54Donc, il n'y a pas de gros risques radioactifs,
08:56mais c'est une frappe symbolique
08:59contre Tchernobyl
09:01qui était, rappelons-le,
09:03la première localité
09:05que les Russes étaient venus prendre
09:07au moment de l'invasion en février 2022.
09:10Et donc, aujourd'hui,
09:11Vladimir Poutine est inquiet
09:13parce que, comme ça vient d'être dit,
09:14il y aura peut-être des livraisons de patriotes.
09:17Or, Poutine se réjouissait
09:19de pouvoir faire ce qu'il voulait
09:20en bombardant librement de nouveau toute l'Ukraine.
09:24Donc, l'arrivée des patriotes,
09:25ça fait qu'il ne pourra pas,
09:26ça le contrarie.
09:27On parle aussi de la livraison
09:28de missiles Tomahawk
09:29qui sont des missiles
09:31à turbo-réacteurs à double flux
09:33qui ont une portée
09:34qui rend le carburant
09:36beaucoup plus efficace,
09:37ça permet d'aller plus loin,
09:38donc de frapper plus en profondeur
09:40jusqu'à 1000, voire 2500 kilomètres
09:41à l'intérieur des terres.
09:43Tomahawk, c'est T-L-A-M
09:45Tomahawk Land Attack Missile.
09:47Donc, c'est pour attaquer les terres.
09:50Et donc, Poutine a peur.
09:52Et comme chaque fois qu'il a peur,
09:54eh bien, il fait des menaces,
09:55il gesticule.
09:56Et donc, il a fait donner
09:57M. Medvedev et M. Peskov
09:59qui nous ont rappelé
10:00que toutes les dispositions
10:02de la doctrine nucléaire russe
10:04restent en vigueur.
10:05Donc, ça gesticule.
10:06de la réalité.
10:06De la réalité.
10:06De la réalité.
10:06de la réalité.
10:06De la réalité.
10:06De la réalité.
10:07de la réalité.
10:08De la réalité.

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