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00:00Europe 1 Soir Weekend, 19h21, Guillaume Lariche.
00:04Très très bon dimanche soir avec nous sur Europe 1, 19h14, Alexandre Malafaille, fondateur du Think Tank.
00:09Sinopia est avec nous ce soir, bonsoir Alexandre.
00:12Bonsoir Guillaume Lariche.
00:13Et également Gilles Boutin, journaliste au Figaro Économie.
00:16Bonsoir Gilles.
00:17Bonsoir Guillaume.
00:17Et également avec nous Frédéric Petit, député Modem des Français établis hors de France,
00:23rapporteur budgétaire aussi pour l'action de la France au sein de la Commission des Affaires étrangères.
00:27Bonsoir Frédéric Petit.
00:28Bonsoir.
00:30François Beyrou cible encore l'assurance chômage.
00:32Je dis encore puisque la nouvelle réforme du Premier ministre dont on va parler dans un instant
00:36arrive alors que les partenaires sociaux avaient conclu un autre contrat.
00:39Ça date de novembre dernier, c'est pas il y a si longtemps.
00:41Des règles dont la plupart viennent d'entrer en vigueur au mois d'avril, qui étaient prévues pour durer 4 ans.
00:46Le chef du gouvernement qui demande aux partenaires sociaux de réaliser au moins 4 milliards d'euros d'économie annuelle à l'horizon 2030.
00:52Premiers efforts dès l'an prochain.
00:54Pour y parvenir, le Premier ministre estime qu'il faut travailler plus.
00:57Alors pour favoriser ce retour rapide à l'emploi, l'idée serait notamment de modifier la durée minimale d'emploi pour l'ouverture du droit au chômage.
01:04Est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus, vous ?
01:07Écoutez, non, je ne peux pas vous en dire un petit peu plus.
01:11D'abord, je voudrais revenir sur deux choses très importantes à bien comprendre dans cette ambiance actuelle et de ce qu'essaie de faire le Premier ministre.
01:18D'une part, on est dans une année absolument exceptionnelle de préparation du budget.
01:21Moi, je suis rapporteur budgétaire depuis 2017.
01:24C'est la première fois qu'on nous donne le temps.
01:26Et ça a été dit, on a commencé à travailler en février cette année.
01:29Et ça, c'est très important.
01:31D'habitude, il n'y a pas tous ces débats au printemps sur le budget de l'année d'après.
01:35Le budget, c'est concentré.
01:37C'est 15 jours en septembre, puis 15 jours en octobre et en novembre.
01:40Et puis, on n'en parle plus.
01:42Là, on a eu du temps.
01:43Ce qui est très important pour les rapporteurs, ce qui est très important pour tous ceux qui essayent de réfléchir au rééquilibrage des dépenses publiques.
01:50Parce que ça nous donne du temps.
01:51Et on n'est pas uniquement en train de parler de chiffres.
01:52On est en train de parler de buzz.
01:54On essaie de remettre les choses à leur place.
01:56De revenir aux missions, comme l'a dit le Premier ministre en février.
01:59Alors, justement, les missions que souhaite le Premier ministre, on va y revenir.
02:02Puisque vous, vous n'avez pas pu mettre de suite par rapport à ce que souhaite le Premier ministre.
02:06Je vais l'expliquer.
02:06Il demande notamment un enlagement de la durée de travail nécessaire pour prétendre à l'ouverture des droits au chômage.
02:11Qui sont aujourd'hui fixés à 130 jours dans les deux dernières années.
02:14Et il veut aussi pouvoir adapter le degré d'incitation de retour à l'emploi.
02:17C'est la deuxième chose que je voulais dire.
02:22On confond systématiquement dans ce débat, et c'est très bien qu'on y revienne pour que les Français commencent à comprendre comment ça se fait.
02:28Il y a une différence fondamentale entre le budget de l'État, dont est responsable le Parlement et le gouvernement,
02:34et le budget des partenaires sociaux, dont fait partie l'assurance chômage.
02:38On confond finances publiques et finances de l'État.
02:42Monsieur Beyrou n'a fait que demander à des partenaires sociaux
02:46l'effort qu'il pouvait faire, l'utile 2030.
02:50Mais ce n'est pas le Parlement qui décide comment marche le chômage en France.
02:54Ce sont les syndicats d'employeurs et les syndicats d'employés.
02:57Par contre, le Parlement,
02:59d'abord, fait un certain nombre de garanties,
03:01et le Parlement encadre, comme il l'a encadré à la sortie de la guerre,
03:04il dit « mettez-vous d'accord ».
03:05Frédéric Petit, d'être chef du gouvernement pour penser à cette idée
03:09d'augmenter le nombre de jours de travail effectués dans une période précise
03:12pour obtenir le chômage,
03:14il n'y a pas besoin d'être chef du gouvernement pour en prendre ça comme idée, quand même.
03:19C'est une possibilité.
03:20C'est une possibilité pour revenir...
03:22Vous savez, moi, je n'habite pas en France.
03:23J'habite dans des pays où c'est beaucoup moins.
03:27Donc, dans un pays où j'habite en Pologne, en Allemagne, c'est beaucoup moins.
03:31Il y a beaucoup de pays où c'est beaucoup moins.
03:33C'est une indication, ça s'appelle une lettre de cadrage, ce qu'il a fait.
03:36Ce n'est pas un plan du gouvernement, c'est une lettre de cadrage.
03:39Il dit « est-ce qu'on ne pourrait pas un peu indemniser mieux
03:42quand l'indemnisation est subie, quand le chômage est subi,
03:46de manière un peu plus courte et en ayant plus emmagasiné avant,
03:49de façon à ce que ça soit plus incitatif au retour à l'emploi ?
03:53Voilà. Et je vous rappelle quand même que la réforme de 2024
03:56et la réforme qu'on propose maintenant, ce sont deux sujets différents.
03:59La réforme de 2024, c'était pour les jeunes
04:02et pour l'accompagnement des seniors, essentiellement.
04:04Et ça a très bien marché.
04:05Ça va nous donner du monde.
04:07Et on ne dit pas qu'il faut que ceux qui travaillent, travaillent plus.
04:12On dit qu'il faut qu'on produise plus tous ensemble.
04:14C'est complètement différent.
04:15Il ne faut pas schématiser les choses.
04:18Vous savez, au Parlement, on oublie souvent qu'au Parlement,
04:20on doit parler, on ne doit pas crier.
04:21Un Parlement, c'est fait pour parler, c'est fait pour discuter.
04:24Alors justement, on va discuter ensemble, M. Petit.
04:27Comme vous me le dites, il y a d'autres pays où c'est moins.
04:30On voit par exemple aux États-Unis, dans la majorité des États,
04:33c'est six mois d'indemnisation maximum.
04:36Est-ce que ça pourrait être une piste aussi,
04:37puisqu'on est passé de deux ans à dix-huit mois, déjà ?
04:40Non, non, le modèle américain n'est absolument pas mon modèle,
04:43ni celui de M. Bayrou, on ne va pas faire avec l'analyse du système.
04:46Alors c'est quoi la bonne durée de...
04:48Mais je pars, non, parce qu'il y a quelque chose qui est...
04:52Le modèle américain est un modèle complètement assurantiel.
04:54Nous, nous sommes dans un modèle de solidarité.
04:56C'est complètement différent.
04:58Nous sommes dans un modèle de solidarité.
04:59Oui, mais on a besoin de faire des économies.
05:01Donc la solidarité, ça marche un temps,
05:03puisque c'est pour ça qu'on est passé de deux ans de démunération,
05:06d'un dénité chômage, à 18.
05:07Bien sûr, quand je travaille, je sais qu'une partie de mon travail
05:10va aider ceux qui sont dans la peine.
05:13C'est comme ça depuis que j'ai commencé à travailler il y a 40 ans.
05:15Voilà.
05:16Aux Etats-Unis, c'est différent.
05:18Maintenant, ce que nous disons, c'est que
05:19cette fraction de mon travail
05:21qui va aider ceux qui ne travaillent pas aujourd'hui...
05:24Au début, c'était le panier à chaque semaine.
05:26On mettait dans un panier une partie de sa rémunération
05:28qu'on distribuait le dimanche à ceux qui n'avaient pas de boulot.
05:31Eh bien, cette solidarité-là,
05:33on dit,
05:34« Utilisons-la peut-être mieux,
05:37parce que si on l'utilise mieux et de manière plus ciblée,
05:40on va peut-être plus inciter les gens
05:42à être mieux protégés quand ils en ont vraiment besoin. »
05:46Alors justement, je vais aller dans votre sens,
05:48puisque l'argent, c'est le nerf de la guerre.
05:50Si on part du principe que
05:51les indemnités chômage sont là juste
05:53pour accompagner les gens vers un retour à l'emploi,
05:56ce qui est le cas au départ,
05:57là, on est actuellement jusqu'à un maximum
05:59de 18 mois d'indemnités.
06:00Si au bout de 6 mois, 8 mois, 10 mois, 1 an,
06:03on n'a toujours pas retrouvé de travail,
06:05ce qui est malheureusement triste,
06:06et ça arrive à beaucoup de monde,
06:07pourquoi on aurait plus de chances
06:08d'en retrouver au bout de 13, 14, 15 ou 16 ?
06:10Parce que trouver un travail, c'est un travail.
06:14Moi, ça m'est arrivé trois fois dans ma vie
06:15d'être au chômage.
06:16Ça dure environ 12 à 13 mois,
06:18il faut chercher, et voilà.
06:19Et il y a des déclics qui se font,
06:21c'est qu'il faut se former, par exemple.
06:23Il faut se poser des questions sur soi-même,
06:25ça prend du temps.
06:26En même temps, il faut veiller,
06:27il faut regarder.
06:28Voilà, c'est pas quelque chose qui tombe du ciel,
06:32c'est un travail de retrouver du travail.
06:34Donc, effectivement,
06:36dans le niveau de travail,
06:38dans la catégorie où j'étais,
06:40dans les métiers que je faisais,
06:42on disait 13.
06:43Voilà, on disait que généralement,
06:44quand on passait au chômage,
06:45c'était 13 mois pour retrouver
06:46quelque chose de stable.
06:48Voilà, avec des missions entre-temps,
06:50des trucs comme ça, voilà.
06:51Donc, vous voyez, le 13 mois que vous nous avancez,
06:53c'est peut-être une possibilité
06:54qui pourrait venir plus tard,
06:55et pas forcément de votre fête à vous,
06:57c'est peut-être aussi les besoins
06:59de faire des économies.
07:00Frédéric Petit, député des Français
07:01établis hors de France,
07:03Gilles Boutin a une question à vous poser.
07:04Oui, bonsoir Frédéric Petit.
07:06Bonsoir.
07:07Les partenaires sociaux ont déjà dit
07:08leur hostilité face au projet
07:11de François Bayrou
07:12de dégager 4 milliards
07:15via cette nouvelle réforme
07:17de l'assurance-chômage.
07:19Après l'échec du conclave
07:20sur les retraites,
07:21est-ce que vous pensez réellement
07:22qu'ils vont vouloir rééditer
07:25l'expérience de la concertation
07:26sur un sujet
07:27qu'ils désavouent a priori ?
07:30Alors, je considère
07:32que le conclave n'est pas un échec.
07:34Le conclave n'est pas tout à fait terminé.
07:35Le conclave a été, je veux dire,
07:38si quand on fait 98% du travail
07:40et qu'on a encore 2% à faire,
07:43on considère que c'est un échec.
07:45Oui, c'est ce qu'il y a de François Bayrou.
07:46Cependant, tant qu'on n'y est pas,
07:48on n'y est pas.
07:49Tant qu'on n'y est pas, on n'y est pas, oui.
07:50C'est vrai, donc il faut continuer.
07:51Tant qu'on n'y est pas, il n'y est pas.
07:52Et je rappelle encore,
07:54une fois,
07:54que c'est depuis la fin de la guerre,
07:57c'est la responsabilité
07:58des partenaires sociaux.
07:59C'est leur argent,
08:00ce n'est pas l'argent du contribuable.
08:02Je le répète inlassablement
08:03parce qu'il y a des gens
08:04qui croient que c'est l'État,
08:06que c'est leur compte
08:06et que c'est l'impôt
08:07qui paye les impôts
08:08ou l'impôt qui paye
08:09ou qui paye les retraites.
08:12Non, c'est ceux qui travaillent.
08:14C'est les 30 millions,
08:15c'est le haut de la fiche de paye.
08:16C'est tous les travailleurs,
08:17même les étrangers.
08:18C'est pour ça que Mme Le Pen
08:19est absurde quand elle parle de ces...
08:21Voilà.
08:22Alors, est-ce qu'ils vont...
08:23Non, au début,
08:25ils ne sont pas d'accord.
08:25Oui, ils disent
08:26on ne sait pas comment faire, etc.
08:28Mais ce n'est pas un ordre.
08:31La lettre de cadrage,
08:32c'est-à-dire qu'on dit
08:33si on veut que tout notre pays,
08:36à la fois l'État,
08:37à la fois les partenaires sociaux,
08:39à la fois les entreprises,
08:40à la fois les familles,
08:41tout notre pays
08:42maintienne son niveau approximatif
08:45de richesse et de souveraineté,
08:46c'est-à-dire d'indépendance
08:47des prêteurs,
08:49qu'on vive à notre niveau,
08:51il faut que tout le monde
08:51fasse un petit effort.
08:53Donc, la lettre de cadrage
08:54dit aux partenaires sociaux
08:55qu'on pense que là,
08:57vous devriez,
08:59d'ici 2030,
09:005 ans,
09:015 ans,
09:02donc il n'y a quand même,
09:03ce n'est pas demain matin,
09:04d'ici 2030,
09:06je vous rappelle aussi
09:07que la ministre
09:08a excessivement insisté là-dessus
09:11parce que c'est quelque chose
09:12qu'on oublie aussi,
09:14on compte sur le fait
09:16que c'est une spirale vertueuse
09:19parce que s'il y a plus de gens
09:20qui bossent,
09:21du coup,
09:21il y a plus de gens qui cotisent.
09:23C'est un cercle vertueux,
09:24on est d'accord.
09:25On est d'accord.
09:26Donc,
09:27ce n'est pas uniquement,
09:28il faut aller prendre 4 milliards
09:30à quelqu'un
09:31qui n'aura plus 4 milliards
09:32dans sa poche,
09:33c'est absolument différent de ça.
09:34Donc,
09:35c'est une lettre de cadrage
09:36que les partenaires sociaux,
09:38ils n'ont pas dit
09:39qu'ils n'étaient pas d'accord
09:39avec les 4 milliards.
09:41Si vous lisez bien
09:42les interviews,
09:44ils disent
09:44qu'ils ne sont pas d'accord
09:45avec le fait
09:46qu'on leur dise ça
09:46au milieu du mois d'août
09:47et qu'on revienne
09:48un an après,
09:49etc.
09:49C'est plutôt dans la méthode.
09:51Ça commence mal.
09:52La méthode,
09:52au milieu du mois d'août...
09:53Ça commence bien.
09:54Mais non,
09:55mais si ça commence bien,
09:57il n'y aurait pas besoin...
09:57En intersyndical,
09:58l'intersyndical n'est pas d'accord
10:00pour l'instant.
10:00Il n'y aurait pas besoin
10:01de démocratie sociale
10:02si on s'entend des touches.
10:04Vous savez que c'est comme ça
10:04qu'on a créé le modem.
10:05Je l'entends
10:06et cette rentrée sociale,
10:07elle s'annonce un petit peu
10:08chaude et caniculaire aussi
10:09pour François Béroux.
10:10Elle sera démocratique.
10:11On est à un mois
10:12de bloquant tout,
10:13vous savez,
10:13le 10 septembre.
10:15Mais très bien.
10:16Écoutez,
10:16moi,
10:17ce n'est pas ma responsabilité.
10:18C'est la responsabilité
10:19de...
10:20C'est la leur de faire ça,
10:20de tout bloquer.
10:21S'ils veulent tout bloquer.
10:23Tout à l'heure,
10:23vous avez dit
10:24qu'un des présentateurs
10:25a dit les syndicats de gauche.
10:27Il a dit
10:27les partenaires de gauche
10:28donc les syndicats.
10:29Non,
10:29les syndicats,
10:30c'est les syndicats
10:30des employés.
10:31Ce n'est pas forcément à gauche.
10:33Chacun fait son job.
10:34Les syndicats font leur job.
10:35Les syndicats gèrent
10:36le chômage,
10:37la santé et les retraites.
10:39C'est eux qui gèrent.
10:39C'est leur argent.
10:40Ce n'est pas l'autre.
10:42Nous,
10:42on encadre
10:43et on verra.
10:44On verra.
10:44Chacun fera son job.
10:45Vous savez,
10:46au Parlement,
10:47on essaiera de parler.
10:48Le gouvernement,
10:48il sera de gouverner
10:49et les syndicats
10:49essaieront de faire entendre
10:51la voix des employeurs
10:52et des employés.
10:53Vous l'avez dit,
10:53il faut se parler.
10:54C'est pour ça qu'on est là ce soir.
10:55Frédéric Petit,
10:56député des Français
10:57établi hors de France.
10:58Merci de répondre aux questions
10:58d'Europe un soir,
11:00week-end.
11:00Alexandre Malafaille
11:01a également une question pour vous.
11:03Monsieur le député,
11:05il faut toujours rappeler
11:06quand on parle de ce sujet
11:07qu'il s'agit de l'assurance chômage.
11:09C'est un système assurantiel.
11:11C'est-à-dire que tous ceux
11:12qui, à un moment donné,
11:13peuvent, au cours de leur carrière,
11:15faire appel à une indemnisation,
11:16c'est parce qu'ils ont payé pour ça.
11:18C'est un système assurantiel.
11:20Et ils ont payé
11:20et ils payent par rapport
11:22à un montant de cotisation
11:23tous les mois
11:24et l'entreprise abonde également
11:25par rapport à un certain niveau de droit.
11:27Donc, à chaque fois
11:28que vous modifiez le contrat
11:30sans alléger,
11:31si je puis dire,
11:31les primes d'assurance,
11:32vous remettez en cause le contrat.
11:34C'est aussi pour ça
11:34que parfois,
11:35ça se tend un peu sur le sujet.
11:37de ce principe de vue.
11:38Quand vous changez les règles du jeu
11:39en cours de contrat,
11:40ça peut fâcher.
11:41Oui, j'ai dit tout à l'heure.
11:41Mais je voudrais qu'un...
11:42Allez, posez-moi une question directe,
11:44sinon je vais trop parler.
11:45Non, non, mais vous pouvez
11:45rebondir là-dessus, je vous en prie.
11:47Mais la question directe,
11:48en fait, elle est que
11:48on a quand même le sentiment
11:50que derrière tout ça,
11:51la volonté première,
11:52c'est de faire des économies
11:53parce que vous mettez finalement en avant
11:55le fait qu'on présume,
11:57vous l'avez dit,
11:57par rapport à votre expérience personnelle,
11:59que finalement,
12:00bon, ben voilà,
12:01le système n'est pas assez incitatif.
12:02Mais, pardonnez-moi,
12:03mais vous vous fondez sur
12:04quelles études,
12:05quelles évaluations opérationnelles,
12:07réelles,
12:08quelles études d'impact,
12:09voilà, de la réalité pour dire,
12:10voilà, globalement,
12:11le système n'est pas assez coercitif,
12:13il est trop permissif,
12:14et donc on en profite trop,
12:16et donc quelque part,
12:16ben il faut dur sur les règles.
12:18Est-ce que c'est ça,
12:20votre approche de la situation ?
12:21Est-ce qu'il y a une étude sérieuse
12:22sur laquelle vous vous appuyez ?
12:23Ou est-ce que finalement,
12:24ça dissimule ce qu'on fait toujours,
12:26sous couvert de grands projets comme ça,
12:29on fait des économies ?
12:30Écoutez, de toute façon,
12:32encore une fois,
12:32ce n'est pas nos économies,
12:33ce n'est pas les économies
12:34du budget de l'État, d'accord ?
12:35C'est les économies de la nation,
12:36tant qu'on parle là.
12:37Non, non, c'est l'économie
12:37des gens qui payent des cotisations,
12:39M. le député, pardon.
12:39Tout à fait, tout à fait, oui,
12:41ben c'est-à-dire que tout d'un coup,
12:42ceux qui sont au chômage,
12:42on ne pourra plus les payer,
12:43si c'est mal géré,
12:45mais c'est très bien géré,
12:45les syndicats,
12:46le MEDEF,
12:47les syndicats d'employés,
12:48les syndicats d'employés,
12:49gèrent très bien
12:50ce qu'ils ont à gérer,
12:51beaucoup mieux parfois
12:52que l'État.
12:53Que l'État.
12:54Que l'État, oui, certainement.
12:56Donc, je vous prends
12:58sur deux choses.
12:59D'abord, vous parlez,
13:00vous dites que c'est assurantiel,
13:01mais il y a plusieurs manières
13:02de faire de l'assurance.
13:04On peut être assuré,
13:05comme dans les modèles américains,
13:07dans les modèles marques aux saxons,
13:08que chacun sa pomme,
13:09OK ?
13:10Et en France,
13:10on peut être assuré en solidarité.
13:12C'est pas tout à fait,
13:13et c'est pour ça
13:13que c'est compliqué chez nous,
13:15parce qu'effectivement,
13:16le chômage des jeunes,
13:17comment vous faites
13:19pour aider le chômage des jeunes ?
13:21Il y a des dispositifs
13:22de solidarité
13:22qui font qu'on n'est pas
13:23livré à soi-même
13:25en fonction uniquement
13:26du capital qu'on a fait
13:28et qui est géré
13:29par un fonds de pension.
13:30Nous, on est dans
13:30un système redistributif.
13:32On n'est pas dans un système
13:33capitalistique d'assurance,
13:35mais d'assurance solidaire,
13:36que ce soit pour la retraite,
13:37que ce soit pour la santé,
13:38que ce soit pour le chômage.
13:39Et ça, il faut le rappeler
13:40aux Français,
13:40parce que c'est souvent
13:41les gens de gauche
13:42qui nous agressent
13:43en disant
13:43« Oui, oui, vous voulez faire
13:45de la capitalisation ».
13:46Et c'est eux
13:46qui n'arrêtent pas
13:47de faire croire aux Français
13:48que c'est leur argent
13:49qui a été mis de côté
13:50pour qu'on leur donne.
13:51Non, ce n'est pas ça.
13:52Aujourd'hui,
13:53c'est ceux qui travaillent
13:54qui payent pour ceux
13:55qui ne travaillent pas.
13:56Tous ceux qui travaillent
13:57payent pour ma mère à la retraite.
13:58C'est comme ça.
13:59C'est ça, le principe.
14:00Et ça, il faut y revenir
14:01tout le temps.
14:02Quand vous dites
14:02« Assurantiel, oui, mais assurantiel... »
14:04Ce n'est pas tout à fait
14:04le même modèle
14:05que le système des retraites.
14:05Enfin bon.
14:06Mais moi, je reviens
14:07sur ma question
14:07sur la question
14:08des études d'impact.
14:08C'est très voisin.
14:09Alors, les études d'impact,
14:11vous dites...
14:11Vous avez opposé...
14:13Mais je vais vous répondre
14:16avec trois adjectifs.
14:17Moi, j'ai parlé
14:17d'incitatif.
14:18Vous avez dit...
14:19Vous m'avez mis
14:21les tours
14:21entre coercitif
14:23ou laxiste.
14:24Ben non, moi,
14:24je dis incitatif.
14:25Je maintiens.
14:26Je pense qu'on peut
14:27être plus incitatif.
14:27Mais pourquoi ?
14:28Est-ce qu'il y a une étude
14:29qui permet de dire
14:30« Il y a un problème ? »
14:31Mais oui, regardez
14:32le travail
14:34qu'a fait
14:34la ministre du Travail.
14:37C'est d'abord
14:37une spécialiste
14:38de cette extraordinaire
14:39ce qu'elle a fait
14:39depuis deux ans.
14:40Il faut quand même
14:40lui rendre hommage.
14:42Le travail qu'elle fait,
14:43il est extrêmement pointu.
14:45Je n'ai pas le temps
14:45de le détailler ici.
14:46D'abord, c'est plutôt
14:47sa spécialité à elle.
14:48Ça correspond à peu près
14:49à mon expérience
14:49à la fois comme encadrant
14:51et à la fois pour les gens
14:52aussi salariés du monde.
14:55Voilà, je sais
14:56que c'est à peu près ça.
14:57Je considère aussi
14:58que sur la convention,
14:59je vais en faire deux,
15:00moi,
15:00de conventions,
15:02comment ça s'appelle,
15:03de rupture conventionnelle.
15:04Voilà, la rupture conventionnelle,
15:06on peut aller chercher
15:07des choses
15:08sur la rupture conventionnelle.
15:09Tout le monde est d'accord
15:10avec ça.
15:10Il faut simplement,
15:11il faut prendre l'an.
15:13On l'a eu cette année
15:14pour une fois.
15:15On a commencé en février.
15:16On a commencé
15:17avec du recul.
15:18Pas à mettre
15:18que des chiffres
15:19et des chiffres
15:19et des chiffres,
15:20mais à réfléchir
15:21à ce qu'on voulait faire,
15:22à réfléchir,
15:22à ne pas jeter
15:23les opérateurs
15:24avec du bain,
15:24comme je dis parfois.
15:25Donc voilà,
15:26il faut essayer
15:26de comprendre
15:29ce qui se passe
15:30et les études,
15:33je ne vais pas,
15:34je renvoie tout le monde
15:35à ce qu'a fait
15:35le ministère du Travail.
15:36Il y a eu
15:37d'excellentes études
15:38qui ont été faites.
15:39En particulier,
15:40je rappelle,
15:41deux études très précises
15:42qui ont été faites
15:42que je ne vous citerai pas
15:44jusqu'au bout,
15:45mais que je vous dis,
15:45parce que là,
15:46on est sûr.
15:47L'accompagnement des seniors,
15:48c'est-à-dire la remise
15:48au travail des seniors.
15:50Ça, c'est clair,
15:50c'est mesuré.
15:51On le fait depuis 2018,
15:53c'est la première réforme
15:54des retraites.
15:54et la redistribution,
16:00la capacité à changer de métier,
16:01l'accompagnement
16:02du changement de métier.
16:03Merci, M. Petit.
16:04En tout cas,
16:04pour ce qui concerne
16:05l'assurance chômage
16:06dont on parlait
16:06pendant notre entretien,
16:08c'est jusqu'au 15 novembre
16:09que les syndicats
16:10et les patronats
16:11ont donc pour se mettre d'accord.
16:13Merci d'avoir répondu
16:14aux questions
16:15d'Europe 1 soir week-end,
16:16M. Petit,
16:17député des Français
16:18établi hors de France.
16:19Merci, M. Petit.