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  • il y a 1 an
Donald Trump va échanger  ce mercredi avec les Européens: Français, Britanniques et Allemands notamment, avant sa rencontre avec Vladimir Poutine prévue vendredi 15 août en Alaska. 

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00:00Nicolas, Volodymyr Zelensky compte sur le soutien des Européens depuis le début de la guerre en Ukraine.
00:06Sans eux, est-ce qu'on peut dire que Volodymyr Zelensky pense que la guerre est perdue pour lui ?
00:13Je pense qu'on peut dire ça parce que même avec les Européens, c'est quand même loin d'être suffisant.
00:17Pour autant, vous avez raison, depuis trois ans maintenant, depuis même ces dernières semaines,
00:22où on parle beaucoup de négociations, pour Volodymyr Zelensky, l'Europe est son meilleur allié.
00:28On veut cette réunion qui est organisée aujourd'hui, réunion certes virtuelle,
00:33avec entretien avec Donald Trump, le président américain, qui va se faire en visioconférence.
00:40On apprend aussi que Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, est invité en Allemagne aujourd'hui
00:45pour pouvoir rencontrer le chancelier Mertz et donc, avec le chancelier Mertz, discuter avec Donald Trump.
00:51Alors, est-ce qu'il y a beaucoup d'espoir ?
00:53Finalement, celui qui résume un petit peu mieux cette situation, c'est peut-être Donald Tensk,
00:58le polonais, qui explique qu'il hésite entre inquiétude et espoir.
01:04Finalement, avec Donald Trump, on ne sait jamais trop ce qu'il va déclarer.
01:08On sait qu'il change d'avis très régulièrement et c'est notamment l'objectif de cette réunion.
01:12Aujourd'hui, tenter de faire changer d'avis de Donald Trump,
01:15qui, depuis plusieurs jours, parle de cession territoriale de la part de l'Ukraine.
01:20C'est une théorie qui est totalement rejetée par les Européens, par les Ukrainiens.
01:24Est-ce qu'ils réussiront à convaincre aujourd'hui Donald Trump ?
01:27Rien n'est moins sûr.
01:28Il faudra suivre les prochaines déclarations avec beaucoup d'attention.
01:32En tout cas, ici, en Ukraine, tout le monde va regarder ça de très près.
01:36Oui, effectivement, le côté incertain, c'est ce qu'on retient de la séquence, du moment que l'on vit.
01:41Et merci, Nicolas Coadou.
01:43Ulrich Bouna, je voudrais qu'on regarde, effectivement, en détail, le programme d'Emmanuel Macron,
01:48aujourd'hui, avec ses différents dirigeants européens.
01:51Depuis le fort de Brégançon, donc, il y a trois réunions au programme.
01:54Une première, on le voit, avec ces pays qui sont plutôt proches.
01:57On ajoute également l'Union européenne.
01:59On ajoute l'OTAN, qui est le dernier drapeau tout à droite.
02:02Une deuxième réunion à 15h.
02:03Là, il y aura les Américains, en plus.
02:05Donald Trump qui va s'ajouter aux discussions.
02:08Et puis une autre qui serait elle à 16h.
02:10Là, ça sera la réunion de la coalition des volontaires.
02:11On en reparlera tout à l'heure.
02:12Mais d'abord, journée très chargée pour Emmanuel Macron.
02:15Journée très chargée.
02:16Et puis, du coup, on comprend bien l'idée.
02:17La première réunion vise à préparer la deuxième, grosso modo,
02:19à caler les éléments de langage entre les différents protagonistes,
02:22à voir qui va parler, à quel moment, quels vont être les arguments utilisés.
02:26Vraiment faire un peu le déroulé chronologique de la deuxième réunion.
02:29La deuxième réunion, c'est véritablement le face-à-face avec Donald Trump
02:32pour essayer d'être pédagogue, d'essayer de lui faire comprendre
02:35quelles sont déjà les choses...
02:37Enfin, en quelque sorte, un peu lui donner un mandat,
02:40même s'il n'en a pas besoin.
02:41Mais c'est en gros lui faire comprendre quelles sont les lignes rouges européennes
02:43et sur lesquelles on aimerait que Donald Trump ne s'engage pas
02:47vis-à-vis de Vladimir Poutine.
02:49Et la dernière réunion, c'est un peu, d'une part, un débrief.
02:51Et c'est aussi probablement essayer de relancer un petit peu
02:55cette idée de coalition des volontaires
02:56qui avait fait quand même pas mal d'avancées il y a quelques mois,
03:00mais qui, effectivement, était un petit peu au point mort
03:02et qui est de facto relancée lorsque Donald Trump parle d'échanges territoriaux
03:06et de se laisser le feu et potentiellement de paix.
03:07– Guillaume Lascon-Garias, Nicolas Kouadou le disait,
03:10c'est une information qui nous est parvenue il y a quelques minutes.
03:12Volodymyr Zelensky est en route pour Berlin.
03:15C'est donc depuis Berlin qu'il assistera à cette visioconférence.
03:18On voit vraiment à quel point les Européens veulent montrer
03:20qu'ils font front face à Donald Trump et Vladimir Poutine.
03:24On ne se lassera pas faire.
03:25– Alors, ça montre en fait surtout deux choses.
03:28Le fait que ce soit en Allemagne montre bien que sur cette séquence-là,
03:31le centre de gravité de l'Europe se déplace vers l'Est.
03:36Et l'Allemagne là-dessus.
03:37– C'est-à-dire ?
03:37– C'est-à-dire que finalement, l'Allemagne, la Pologne,
03:39mais aussi les Pays-Baltes,
03:42parce que la situation géopolitique à leurs frontières
03:46serait véritablement bien plus en danger
03:50si demain la situation en Ukraine venait à s'aggraver
03:53ou si on avait une mauvaise P,
03:55on comprend bien que ce soit ces pays-là,
03:58véritablement de l'Europe centrale,
04:00comme on pourrait dire autrefois,
04:02soient véritablement les plus impliqués.
04:04Le deuxième point, c'est que cette séquence
04:06autour de Friedrich Merz,
04:08elle est importante parce que Merz,
04:11non seulement démontre qu'il s'est intégré
04:14dans les formes de relations bilatérales avec la France.
04:17– Rapidement.
04:18– Très rapidement, avec la France, avec la Pologne,
04:21avec la Grande-Bretagne.
04:22Donc en fait, cette convergence des efforts autour de Berlin
04:26ne peut que finalement donner une forme de force globale.
04:31Et puis rappelons-le, l'Allemagne, là-dessus,
04:33c'est le pays qui, ces dernières années,
04:36a fait le plus grand nombre d'annonces
04:38en termes de transformation véritablement,
04:41de changement d'air, comme disent les Allemands,
04:43avec notamment un programme d'investissement
04:46de plusieurs centaines de milliards,
04:48à la fois dans les infrastructures et dans la défense.
04:50Et donc, quelque part, le fait que ce soit autour de Merz
04:53qu'on ait aujourd'hui cette rencontre,
04:58ou du moins qu'il soit organisé avec l'Allemagne comme pivot,
05:01ça peut donner ce sens-là.
05:02Et puis, on sait aussi que l'Ukraine attend beaucoup de l'Allemagne
05:06et que l'industrie allemande, notamment,
05:09s'est très largement concentrée sur un soutien à l'Ukraine.
05:11J'en veux pour preuve Rheinmetall et d'autres acteurs de la BITD allemande.
05:16Oui, on comprend bien que jusqu'à vendredi,
05:18on est sur une fusée à plusieurs étages
05:19avec différents rendez-vous qui vont être jalonnés.
05:22Regardons justement, on parlait de cette coalition des volontaires
05:24pour être très concret et pour que les personnes qui nous regardent comprennent.
05:28Nous avons ici indiqué en jaune l'ensemble de cette trentaine de pays
05:32qui composent cette coalition des volontaires,
05:34volontaires d'accord, mais capables d'aider concrètement,
05:38Vlody Marzelinski, avec un nombre important, mais est-ce que ça suffit ?
05:42Alors, en fait, finalement, ça montre déjà qu'effectivement,
05:45il y a quand même un soutien à l'Ukraine.
05:46Après, la question, c'est effectivement,
05:47l'objectif de la coalition des volontaires, c'était de regrouper,
05:50on va dire, les pays qui étaient vraiment le plus à même d'aider l'Ukraine
05:53et potentiellement de s'engager, même militairement,
05:56notamment pour accorder des garanties de sécurité.
05:58C'est, grosso modo, quand même, l'idée par un duo franco-britannique.
06:03Et donc, on a déjà vu quand même quelques éléments
06:05avec, effectivement, des pays extrêmement moteurs.
06:07Donc, on avait notamment les chefs d'état-major français et anglais
06:11qui s'étaient rendus en Ukraine pour justement discuter avec leurs homologues
06:16pour voir, effectivement, plus concrètement,
06:18qu'est-ce qu'on pourrait faire une fois qu'un cessez-le-feu serait mis en place
06:20pour soutenir l'Ukraine et défendre sa sécurité.
06:23Mais donc, effectivement, c'est vrai que c'était un petit peu,
06:26ça avait été un petit peu mis, on va dire, en stand-by, en pause,
06:29dans le sens où, tant qu'il n'y avait pas de cessez-le-feu,
06:31de perspectives de cessez-le-feu,
06:32cette coalition des volontaires ne pouvait pas vraiment beaucoup avancer.
06:35Et là, on a quand même cette espèce d'accélération de l'histoire potentielle,
06:38si jamais Donald Trump, pareil, va arracher un cessez-le-feu.
06:41Et donc, il faut essayer de relancer un petit peu la mécanique
06:43et de voir, finalement, au-delà des Français et des Britanniques,
06:46qui serait prêt, en fait, grosso modo, simplement,
06:48à envoyer des hommes sur le terrain.
06:49Pour terminer, une question avec une déclaration
06:51qu'on voulait vous montrer également de la chef de la diplomatie européenne
06:55qui a tenté de motiver en disant
06:56« Tout accord entre les États-Unis et la Russie doit inclure l'Ukraine
06:59et l'Union européenne »,
07:01car c'est une question de sécurité pour l'Ukraine d'accord,
07:04mais aussi pour l'ensemble de l'Europe.
07:05Beaucoup de paroles des actes qui vont suivre derrière.
07:08Alors déjà, le fait que Kayakalas s'engage est important.
07:12Déjà parce que sa posture, c'est d'abord une Estonienne.
07:17Et donc, on sait bien que les Européens de l'Est
07:20sont très à l'écoute de ce qui va se passer en Ukraine.
07:23Ensuite, c'est tout simplement une histoire de logique.
07:27L'Ukraine est finalement un pays au cœur de l'Europe.
07:31Il va falloir comprendre que cet engagement
07:34ne peut se faire sans les Européens.
07:36Et d'ailleurs, c'est aussi ce que dit Trump.
07:38Trump n'a jamais cessé de dire
07:39« Cette histoire-là est une histoire européenne,
07:41c'est aux Européens de s'en charger ».
07:42Donc finalement, le fait de ne...
07:44C'est un peu paradoxal de nous dire
07:46« Finalement, vous les Européens, c'est à vous de le faire
07:48et en même temps de ne pas nous y inviter ».

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