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[#Exclusif] Black Moutongo, DG de Gold Sécurité

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00:00Mesdames et Messieurs, bonsoir et bienvenue dans Interview Exclusive.
00:15Ce soir, nous avons le plaisir de recevoir comme invité Black Moutongo,
00:20directeur général de Gold Security, une entreprise qui fait dans la sécurité et le gardiennage.
00:26Notre invité est par ailleurs ancien international gabonais sous les couleurs d'Azingo.
00:32Nous allons évoquer le différent qui oppose sa structure à l'Agence nationale des infrastructures numériques
00:39et des fréquences à nef dans le cadre d'un contrat signé en bonnet du forme.
00:45Bonsoir, cher invité, et merci d'être dans nos locaux.
00:48Merci, bonsoir.
00:50Alors, très succinctement, qu'est-ce qui vous emmène aujourd'hui dans les locaux du Gabon Media Time ?
00:56Écoutez, vous avez déjà fait la présentation.
00:59Je suis le directeur général de Gold Security Gabon et France.
01:04J'estime que quand on est gabonais et quand on est responsable,
01:10quand on est professionnel, quand on sait ce qu'on veut,
01:14quand on crée de la richesse dans le pays,
01:16il y a des choses qu'on ne peut plus accepter, qu'on ne doit plus faire à un jeune gabonais que nous sommes.
01:21Le chef de l'État, le président de la République, M. Brice Cloteur Liguenguema,
01:27se bat, matin, midi, soir, nous donne de la force pour que nous puissions créer de l'emploi au Gabon.
01:35Mais je ne vous cache pas que je vis une situation inimaginable, inacceptable.
01:39Depuis 2017, j'ai un contrat que j'ai signé en bonne et due forme
01:46avec l'ANF, l'Agence Nationale d'Infracture de Fréquences,
01:55et qui ne fait absolument rien du tout pour régler la situation.
01:59C'est-à-dire que je m'explique.
02:02J'ai signé mon contrat le 1er septembre 2015,
02:08avec l'ancien directeur général, qui n'est plus le jour, qui est parti.
02:12Les relations comme ça se passaient parfaitement bien.
02:14Le jour au lendemain, il était début de ses fonctions, c'est logique,
02:18il y a eu un changement.
02:20Un changement, ok, on a continué à travailler normalement sans problème.
02:23Et un matin, on me fait comprendre que non, pour l'instant,
02:27au niveau du paiement, on peut vous payer,
02:29parce que l'ANF a des difficultés financièrement.
02:33Dans quelques temps, on va essayer de réguler votre situation.
02:36J'ai dit, ok, d'accord, ça va aller.
02:39Et comme par hasard, quelques temps après,
02:42étant donné que mes salariés étaient toujours sur place,
02:46qu'est-ce qui s'est passé ?
02:47Un matin, le directeur financier,
02:50M. Yves Boris Ndoumou,
02:55m'a appelé pour me dire que pour l'instant,
02:57on va essayer de voir comment est-ce qu'on peut vous régulariser,
02:59parce que la situation financièrement n'est pas ça.
03:02Or, ils sont passés par derrière, détournaient mes salariés.
03:06Un scandale.
03:08Ils payaient maintenant mes salariés par derrière,
03:10sans me mettre au courant,
03:13sans m'avertir,
03:14sans rompre les relations commerciales qu'on a ensemble
03:16depuis des années, depuis 2015.
03:18J'ai eu l'association de combien de DG qui sont passés ?
03:22Je parle de M. Yves Boris Ndoumou.
03:24Je parle du directeur financier qu'on appelle
03:26M. aujourd'hui qui est en place
03:30et qui a essayé de paraffer mes factures.
03:37M. Ndink,
03:38aujourd'hui, il bote en touche,
03:40même quand on va le voir,
03:41il est incapable de me répondre.
03:42Il me dit, non, le DG n'est pas là,
03:45il a disparu,
03:47il n'est pas de bonne humeur,
03:50il a des placements,
03:51il est à la présidence.
03:52Imaginez-vous un instant.
03:54La Nef a le logo de la présidence de la République.
03:56Est-ce qu'au moment où la Nef vous faisait savoir
03:59que l'institution rencontre des difficultés,
04:02est-ce qu'il y avait déjà des arriérés ?
04:04Il y avait déjà des arriérés un, des deux.
04:07Vous savez, quand il y a un problème,
04:09la parole, c'est bien beau.
04:10Il faut les écrire.
04:12Moi, je les ai écrits en disant qu'il va falloir
04:15réguliser ma situation le plus rapidement possible.
04:19L'ancien directeur financier qu'on appelle Yves Boris
04:22m'a dit, ramenez-moi les factures.
04:24J'ai ramené toutes les factures en bonne et due forme
04:27qui ont été enregistrées dans leurs locaux.
04:31À l'époque de M. Mapaga,
04:32à l'époque de M. Nding, qui est aujourd'hui
04:34directeur financier de la Nef,
04:38qui a parafrayé donc mes factures.
04:42Alors, je vous parle aujourd'hui,
04:45ils sont incapables de me répondre.
04:47Ils n'ont pas fait rupture de contrat.
04:50Ils ne respectent absolument rien du tout.
04:53Moi, maintenant, ce matin,
04:55je suis venu vous voir en disant,
04:56je fais appel au chef de l'État.
04:58Alors, on va en venir, mais avant, quand même,
05:01j'aimerais savoir, lorsque vous dites
05:02que la Nef a détourné vos salariés,
05:08c'est quand même grave.
05:09Sur quoi vous vous appuyez pour affirmer cela ?
05:12J'ai des preuves.
05:15Mes salariés qui étaient payés par ma structure à moi,
05:18c'est-à-dire que j'aimais mes factures,
05:20on me paye, en même temps, je paye mes salariés.
05:22Qu'est-ce qui s'est passé un matin ?
05:24J'arrive à la Nef, je demande à mes salariés,
05:28finalement, attendez la fin du mois,
05:31si la Nef me paye, je vous paye.
05:33Je vois un mois, deux mois, trois mois, quatre mois,
05:36six mois passer, et bien les gars sont toujours là.
05:39Quand j'ai posé la question,
05:40je me suis énervé en me disant,
05:42qu'est-ce qui se passe ici ?
05:43Ils m'ont dit, non, patron, écoutez,
05:45ils nous ont détournés,
05:46ils nous ont fait comprendre que,
05:48pour l'instant, ils nous payent,
05:50ils vont nous prendre en charge.
05:51J'ai trouvé ça scandaleux,
05:54c'est inadmissible.
05:55Moi, j'amène mes salariés pour travailler
05:56dans le compte de la Nef,
05:59et eux, ils ne passent pas de rien,
06:01détournaient mes salariés,
06:03mais c'est un scandale.
06:05Et je vous rappelle une chose,
06:08sur l'emblème de la Nef,
06:10c'est l'emblème de la présence de la République,
06:13et qui nous demande, nous, les PME,
06:16d'investir, de travailler.
06:18Je suis un jour sur la CNAMGS,
06:20je suis un jour à la CNSS,
06:23je ne suis un jour à mes impôts,
06:25je ne dois rien à personne.
06:26Comment peut-on se comporter,
06:28aujourd'hui, quand le chef d'État
06:30nous donne des missions,
06:31nous, les PME,
06:32de créer de l'emploi ?
06:33Il y a plus de 40 000 chômeurs au Gabon.
06:36Alors, si ce n'est pas indiscret,
06:38à combien ce chiffre,
06:39ce contrat, mensuellement ?
06:41Vous savez, l'argent,
06:44on ne peut pas parler ça
06:45devant des millions de Gabonais,
06:48parce que, moi, mon devoir,
06:50c'est d'embaucher les Gabonaises
06:51et les Gabonais pour travailler.
06:54Les valeurs travaillent.
06:55C'est ça que je cherche.
06:58Quand vous avez un talent devant vous,
07:01en matière de sécurité,
07:02en matière d'organisation,
07:03des manifestations,
07:04plein de choses,
07:05et qu'on le traîne à la boue comme ça,
07:08pour deux fois rien,
07:09parce qu'un DG a décidé
07:10de s'asseoir sur un contrat,
07:13me liant,
07:14où j'ai payé tout ce qu'il faut
07:15au niveau des impôts,
07:17mais c'est un scandale.
07:19Maintenant, aujourd'hui,
07:20moi, je lance un appel
07:21sur le solde de l'État.
07:22On va en venir encore,
07:23mais avant,
07:24j'ai encore plusieurs questions,
07:26notamment celles-ci.
07:27Quelles sont les démarches
07:28qui ont été entreprises
07:30depuis lors
07:31auprès de la nouvelle équipe dirigeante
07:33et qu'on m'a expliqué
07:34qu'après le coup d'État
07:36du 30 août,
07:37vous soyez encore confronté
07:40à une telle situation,
07:41alors que ce qui a été vendu
07:43au Gabonais,
07:44c'est la réforme des institutions
07:46et un nouveau fonctionnement
07:47dans la gestion de l'État.
07:50Bien,
07:51vous savez,
07:52comme on dit toujours,
07:53je mets toujours Dieu devant.
07:55Nous, les chrétiens,
07:57l'Arabe, c'est Allah.
07:58Il y a trois choses sur Terre.
08:00Vous avez Dieu,
08:03vous avez le travail
08:03et vous avez ce qu'on appelle
08:06l'amour.
08:06J'estime que
08:09les valeurs de travail,
08:11c'est la première chose
08:13à mettre en place
08:13et à aimer.
08:15Quand on aime
08:15ce qu'on fait,
08:17quand on sait d'où on vient,
08:18c'est où on va,
08:19on ne peut pas accepter.
08:20J'ai fait des courriers,
08:22j'ai relancé,
08:23on m'a dit de faire des mails,
08:24j'ai fait des mails.
08:25On m'a demandé
08:26de faire des courriers,
08:27j'ai fait des courriers.
08:28On m'a convoqué,
08:30le directeur financier m'a convoqué
08:32de venir
08:32passer un entretien.
08:34J'ai vu le conseiller du DG,
08:37j'ai vu quasiment
08:38tout le monde.
08:39J'ai vu la fondée de pouvoir,
08:42j'ai vu la comptable,
08:44j'ai tout fait.
08:45Alors donc,
08:46ce que vous êtes en train de dire,
08:47c'est que le nouveau directeur
08:49général de la Neuf
08:50n'est pas sensible
08:52à votre demande
08:54de régularisation.
08:55Pas du tout.
08:56Il ne fait pas cas,
08:57je ne sais pas si...
08:58On m'a demandé
09:00de faire des mails.
09:00Vous l'avez-vous déjà rencontré ?
09:02Je n'ai jamais rencontré
09:03ce DG-là.
09:04Jamais ce monsieur,
09:05je ne l'ai jamais rencontré.
09:06On me dit toujours que non,
09:07il est de mauvaise humeur,
09:08il est en déplacement,
09:10il est en France,
09:11il est avec le président
09:12de la République,
09:13il est à gauche, à droite.
09:14Mais non,
09:15moi, j'ai fait comment ?
09:17Vous avez reconnu
09:18par écrit
09:19que vous me devez
09:20de l'argent
09:20et les courriers sont là.
09:23Vous avez signé
09:24avec l'emblème
09:25de la présidente
09:26de la République.
09:28C'est une institution
09:30énorme ici
09:31qui doit...
09:32Le minimum,
09:33c'est de respecter
09:34le contrat.
09:36C'est leur droit le plus simple.
09:37S'ils ne veulent plus
09:37travailler avec moi.
09:38On me fait un avenir
09:39en me disant,
09:40monsieur,
09:40à partir d'aujourd'hui,
09:41on ne bosse plus avec vous.
09:42C'est tout à fait logique
09:44et légal.
09:45Mais il n'y a rien
09:45de tout ça.
09:46Mes salariés sont avec eux,
09:48ils travaillent
09:48depuis 3-4 ans,
09:50moi je ne suis pas payé.
09:51Quand je pose des questions,
09:55ils me disent,
09:56non, écoutez,
09:57nous on ne peut rien faire,
09:58il faut attendre le DG,
10:00celui qui va décider
10:01de ceci et de cela.
10:02Vous voulez que je fasse quoi ?
10:04Alors moi,
10:04je lance un appel.
10:05Alors, merci,
10:06monsieur Black Moutongo,
10:07directeur général
10:08de Gold Sécurité.
10:10Nous allons marquer
10:11une courte pause
10:12et revenons juste après
10:13pour poursuivre cette émission.
10:14De retour sur ce plateau
10:33d'interviews exclusives
10:34avec Black Moutongo,
10:35directeur général
10:36de Gold Sécurité,
10:38une entreprise
10:38qui fait dans la sécurité
10:40et le gardiennage
10:42et qui vient nous parler
10:43du différent
10:44qui oppose sa structure
10:46avec l'Agence nationale
10:48des infrastructures numériques
10:49et des fréquences ANEF
10:51dans le cadre
10:52d'un contrat
10:53signé en 2015.
10:56Monsieur Moutongo,
10:57dites-nous un peu
10:58en quelques mots
11:00ce que vous attendez
11:02aujourd'hui
11:03d'abord
11:04de la nouvelle
11:06équipe dirigeante
11:07de l'ANEF
11:08du moins
11:09de l'équipe
11:09qui est en place
11:10depuis le coup
11:12d'état du 30 août.
11:14Écoutez,
11:16moi j'ai essayé,
11:17vous savez,
11:19vaut mieux
11:19un bon compromis
11:21qu'un mauvais procès.
11:23J'ai essayé
11:23de faire les mails,
11:26j'ai écrit
11:26au niveau des G,
11:28j'ai tout fait
11:29pour les rencontrer,
11:31j'ai toujours
11:31une porte close.
11:33à l'heure
11:35d'aujourd'hui,
11:37peut-on vivre
11:38dans un pays
11:38démocratique,
11:40moderne,
11:40la 5ème République
11:41sans avoir
11:43des PME ?
11:44Je crois que non,
11:45ce n'est pas possible.
11:46Ce sont les PME
11:47qui font la richesse
11:48d'un pays
11:48qui fait avancer
11:50le pays.
11:53Nous,
11:53on a le droit,
11:54le devoir
11:55d'embaucher
11:56les Gabonais
11:58et les Gabonais.
11:59Si nous n'avions pas
12:00une trésorerie,
12:01comment voulez-vous
12:02que nous puissions
12:02créer de l'emploi
12:04et les emplois
12:05services,
12:06les emplois directs.
12:07Ce n'est même pas
12:07ce qu'on a dit
12:07parce que là
12:08où je suis assis,
12:09j'ai 10 ans
12:11jusqu'en 2035
12:14dans ma tête
12:15j'ai un plan
12:16de travail
12:17élaboré
12:17parce qu'il faut
12:19mettre des solutions
12:19quand on travaille.
12:21Et j'ai envie
12:21d'aider mon pays
12:22à résoudre
12:24ce problème
12:25de chômage
12:25qui frappe
12:26la plupart
12:27de nos concitoyennes
12:28et concitoyens
12:29gabonais.
12:30Alors,
12:30vous parlez du chômage.
12:31Est-ce qu'on regarde
12:32de la situation
12:32que vous vivez,
12:34vous dites que
12:34l'État,
12:36à travers
12:36ces différentes entités,
12:38phagocyte
12:38l'initiative privée
12:40des personnes
12:41comme vous
12:42et comme d'autres
12:43également
12:43qui contribuent
12:44justement
12:44à lutter
12:45contre le chômage
12:47et notamment
12:47le chômage
12:48des jeunes ?
12:48Bien,
12:49vous savez,
12:50voilà pourquoi
12:51tout à l'heure
12:52en préambule
12:53j'ai failli lancer
12:54l'appel
12:55au président
12:56de la République
12:56chef de l'État,
12:57chef du gouvernement,
12:59chef suprême
12:59des armées
13:00en lui disant ceci.
13:04Vous avez
13:04des talents
13:05au Gabon.
13:06J'en suis un.
13:08Vous avez vu
13:09comment j'étais
13:09à côté de vous
13:10pendant votre campagne
13:11présidentielle,
13:12pendant votre investiture.
13:14J'ai mouillé le maillot
13:15comme j'ai mouillé
13:16le maillot
13:16du Gabon
13:17à l'époque
13:18d'Azingo Nationale
13:19et quelle fierté
13:20de porter le vert
13:21jeune bleu.
13:22Jusqu'à ma mort,
13:23je ne vous cache pas,
13:24mon cercle sera
13:25couvert du vert
13:27jeune bleu,
13:28les valeurs
13:28de la République.
13:29Quand on aime
13:29son pays,
13:30quand on adore
13:31son pays,
13:32quand on aime
13:32ce qu'on fait
13:33avec conviction,
13:35on va de l'avant.
13:37Et aujourd'hui,
13:38je lance un appel
13:39aux membres
13:40du gouvernement,
13:41aux chefs de l'État
13:42en disant
13:42voilà une entreprise
13:44qui a
13:45qui a une avance,
13:48qui veut créer
13:49des richesses,
13:49des emplois.
13:50Est-ce que c'est impossible,
13:51est-ce que c'est normal
13:52de se faire traiter
13:54de la sorte
13:54s'ils n'interviennent pas ?
13:56Il y a même son épouse,
13:59Madame Zita,
14:00qui se bat
14:02pour le chômage
14:04des femmes.
14:07Mais si demain matin,
14:07j'ai un marché,
14:08qu'est-ce que je fais ?
14:09Je vais embaucher
14:09des jeunes demoiselles
14:11qui vont aller en formation
14:12comme d'habitude
14:12et qui vont venir travailler
14:13dans ma structure.
14:15C'est ça aussi,
14:16aimer son pays,
14:17créer, donner
14:18et ils seront payés
14:19correctement
14:20comme je fais habituellement.
14:22Aujourd'hui,
14:23je suis confronté
14:24à un problème énorme
14:25parce que si le chef
14:26de l'État lui-même
14:27ne prend pas à bras
14:28le corps
14:29ma situation
14:30en disant stop,
14:33je fais comment
14:33demain matin ?
14:34Combien de PME
14:35sont
14:35qui vivent
14:38ce que je vis ?
14:40Je ne souhaite à personne
14:41vivre ce que je suis
14:41en train de vivre
14:42aujourd'hui.
14:43Financiellement,
14:43c'est très compliqué.
14:44Et quel enseignement
14:45tirez-vous justement
14:46du climat des affaires
14:48au Gabon
14:48actuellement ?
14:51Je reviens
14:51de ce que je disais
14:52tantôt.
14:53Regardez comment
14:54le président de la République
14:55se démet.
14:56Il va à gauche,
14:57il va à droite,
14:58en province,
14:58partout,
14:59à l'étranger.
15:01Il va honorer le pays
15:02parce qu'il veut
15:03que le Gabon avance.
15:05Mais si nous-mêmes
15:06au Gabon ici,
15:07nous sommes là.
15:09Le Gabonais
15:09empêche le Gabonais
15:11de travailler,
15:12le Gabonais
15:13ne veut pas payer
15:13le Gabonais.
15:14Comment pouvez-vous
15:15accepter cela ?
15:16Moi,
15:17dans ma conviction,
15:18partout,
15:19je suis passé
15:19en tant que sportif
15:20de haut niveau,
15:21en tant qu'entrepreneur,
15:22je suis parti partout.
15:23J'ai fait deux Coupes du Monde,
15:24j'étais au Qatar,
15:26j'ai représenté le Gabon
15:27dignement partout
15:28où je suis passé
15:29en tant qu'individu.
15:33Aujourd'hui,
15:33dans ton propre pays,
15:34tu subis quelque chose
15:35d'inadmissible.
15:37Comme on dit,
15:37nous ne sommes pas faits
15:38que ce soir.
15:39C'est pas...
15:40Comment peut-on vivre
15:41comme ça ?
15:42Est-ce que ces gens-là
15:43qui sont au pouvoir
15:44aujourd'hui
15:45craignent Dieu ?
15:47Voilà,
15:48je lance un appel
15:49au ministre
15:50de l'économie numérique,
15:53car ça dépend
15:53de son domaine.
15:55Est-ce que c'est normal
15:56qu'on puisse faire travailler
15:57un dégé avec ses salariés ?
15:59On les détourne,
16:00on ne les paye plus après,
16:02on ne passe pas de rien
16:03pour payer ses salariés.
16:04Est-ce normal ?
16:05Et d'ailleurs,
16:06combien sont-ils
16:06vos employés
16:08que vous dites avoir été...
16:09Ils sont au nombre de 5.
16:11Ils sont à la neuf.
16:12Ils sont payés par la neuf
16:13derrière mon dos.
16:15Vous savez,
16:17je ne souhaite à personne
16:18ce que je vis.
16:19Monsieur Moutongo,
16:19pardonnez-moi,
16:20mais pourquoi n'avoir pas envisagé
16:21de saisir la justice ?
16:23Alors, vous savez,
16:24comme je disais tantôt,
16:24vaut mieux un bon compromis
16:26qu'un mauvais procès.
16:27Pourquoi je dis ça ?
16:28Parce que je vais aller en juste
16:31avec la neuf.
16:32Il y a l'emblème
16:33de la présence de la République.
16:36Quelque part,
16:36il y a le respect.
16:38Quelque part,
16:39il y a,
16:40comment dirais-je,
16:41la protection de son pays
16:42parce que si je vais déposer plainte,
16:44ça va forcément sortir.
16:47Vous pensez que j'ai...
16:48Je suis venu vous voir ce soir.
16:50Pourquoi ?
16:51Parce que j'en ai,
16:52j'en ai ras-le-polle.
16:53J'ai ces dates.
16:54Depuis 2017,
16:56il y a M. Yves Bourri
16:57qui est passé comme directeur financier.
16:59M. Banga Eboumi
17:00qui est passé comme directeur financier.
17:02Deux personnes.
17:03La troisième personne
17:04qui a parafeuillé
17:05toutes mes factures,
17:06M. Nding,
17:07est en place aujourd'hui.
17:09Il est incapable
17:10de répondre
17:11parce qu'il y a un monsieur
17:13qui a décidé
17:13de s'asseoir sur le contrat.
17:15Mais ce n'est pas possible.
17:16J'ai dit qu'ils sont passés.
17:18Ils ont détourné
17:18leurs salariés.
17:19Je n'ai un venturière.
17:20Faites votre enquête.
17:21Ils sont encore sur place.
17:22Ils travaillent pour eux
17:23dans le compte de la neuf.
17:25Est-ce normal ?
17:27Est-ce que c'est possible
17:28d'accepter ça ?
17:30Le Gabon,
17:30la cinquième publique aujourd'hui.
17:32Or,
17:32le président nous met une pression,
17:34nous,
17:35les PME,
17:36d'embaucher les Gabonais.
17:37Emploi,
17:38services,
17:38il y en a de partout,
17:39surtout dans la sécurité.
17:40On en a besoin.
17:40La sécurité,
17:42ça n'a pas de prix.
17:44On est appelé
17:44à aider nos compatriotes.
17:47Ça, c'est mon devoir.
17:49Ça, c'est une obligation.
17:51Merci.
17:51Merci, M. Black Moutongo,
17:53directeur général
17:54de Gold Sécurité,
17:55une entreprise
17:56qui fait dans la sécurité
17:57et au gardiennage.
17:59Merci encore
17:59d'être passé chez nous.
18:01Et je vous dis,
18:03je vous souhaite
18:04bonne chance
18:04et bon courage
18:05dans cette situation
18:07que vous traversez.
18:09et merci également
18:10à vous,
18:11chers internautes,
18:11pour votre fidélité.
18:13Et je vous donne rendez-vous
18:14la prochaine fois
18:15pour un autre numéro
18:16d'interview exclusive.
18:17Sous-titrage Société Radio-Canada
18:22Sous-titrage Société Radio-Canada
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