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  • il y a 1 an

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00:00Nous sommes avec Caroline Iturbi, de Gauthier Lebrecht, Christophe Bordet, Gérard Carrero, Olivier Guenek.
00:08Je dois vous dire une information qui est positive, puisque ce lundi, Anne Vigneault, qui est la maire de Besançon, a annoncé par communiqué
00:15qu'elle n'avait jamais voulu faire de la censure et qu'elle avait entendu les inquiétudes des acteurs de la chaîne du livre
00:22et que de ce fait, elle a reprogrammé Raphaël Enthoven au salon du livre à Besançon.
00:31Et Raphaël Enthoven a tweeté quatre remarques sur le communiqué d'Advigneault, maire de Besançon.
00:37La maire se défend d'avoir voulu censurer qui que ce soit, quel nom donne-t-elle alors à ce qu'elle a fait ?
00:42La maire reconnaît qu'elle a cédé sous la pression collective, ce qui est fondamental et salutaire pour l'avenir.
00:47Afin de relever un peu la tête, la maire appelle à un débat sur la liberté d'expression.
00:51Il va de soi que je me rendrai à son invitation chaleureuse et que j'aurai le plaisir de parler littérature avec les bisontins.
00:58C'était il y a quelques minutes. Voilà une initiative.
01:01Moi, j'aime bien quand les gens font une erreur et qu'ils la reconnaissent.
01:04Ils la reconnaissent moyennement. Alors moi, pour être très honnête, je connais très très bien Raphaël Enthoven
01:09et je suis dans un groupe où on partage tout un tas de petites discussions entre amis.
01:14C'est-à-dire ?
01:15C'est-à-dire qu'on est... Je ne suis pas le seul avec lui, je vous rassure, on est une centaine.
01:18Mais enfin, il y a vraiment toujours ces débats sur la liberté d'expression, etc.
01:22Et en fait, le résumé, c'est un peu que c'est au nom de la sécurité qu'elle l'a bannie.
01:30Et puis finalement, c'est au nom de la sécurité qu'elle l'a réintégrée.
01:33Donc en fait, elle est bien hypocrite.
01:36Cela dit, effectivement, c'est une manière de reconnaître ses erreurs, mais ce n'est pas aussi simple que ça.
01:40Et je peux vous dire que pour obtenir ce petit communiqué de presse, ils n'y sont pas allés de main morte.
01:44Ni David Fouenkinos, ni Raphaël Antoven et toute la petite bande.
01:48Aujourd'hui, le monde littéraire traduit cela comme de la censure à tel disque.
01:52Il n'a jamais été mon intention et ne le sera jamais.
01:54J'entends par ailleurs les inquiétudes des acteurs de la chaîne du livre, de nos libraires, des auteurs, des éditeurs
01:59et des amoureux du festival sur le risque d'une dégradation de la manifestation.
02:03C'est pourquoi j'ai posé la question de la reprogrammation de M. Antoven aux élus du bureau exécutif du Grand Besançon.
02:09Bon, elle veut sauver la face, j'entends dans ce que vous dites, mais elle l'invite et c'est ce que je veux.
02:15Je veux retenir quelque chose de positif.
02:17Parce qu'elle ne faut jamais rendre mes propos.
02:19Puisque vendredi, j'ai dit à cette antenne qu'il n'y avait pas de différence de nature
02:24entre la décision turque de censurer Enrico Macias et la décision de Besançon de censurer Raphaël Antoven.
02:30Effectivement, elle a cette différence avec le dictateur Erdogan.
02:35Elle revient sur la censure qu'elle met en place.
02:37Bon, écoutez, cette mise au point, je suis persuadé que si elle nous écoute, elle aura apprécié ce que vous dites.
02:44Bon, il est 16h50.
02:46Ça vient du cœur.
02:46On va parler de l'affaire Thomas Legrand, Patrick Cohen, bien sûr.
02:49Mais on termine juste sur le scénario à venir.
02:5222 septembre, prise de parole d'Emmanuel Macron à l'ONU pour la reconnaissance de la Palestine.
02:57Donc, on peut imaginer que d'ici le 22 septembre, il nomme un Premier ministre
03:02et tout Paris bruisse de Sébastien Lecornu.
03:05Un fou ou un toxe ?
03:07Non, non, bien sûr, ça bruisse.
03:08Mais parce que c'était lui, normalement, il y a neuf mois, juste avant la grosse colère de François Bérou.
03:14Il faut bien comprendre.
03:15Sébastien Lecornu s'entretient avec Emmanuel Macron et il lui dit
03:19« C'est toi, tu es nommé demain à Matignon. »
03:21C'était fait.
03:23Et le lendemain, Emmanuel Macron convoque donc François Bérou qui était en campagne
03:28pour être Premier ministre lui-même à l'Élysée pour lui dire
03:30« Ce n'est pas toi. »
03:32Donc, quand François Bérou rentre dans le bureau, c'est Sébastien Lecornu.
03:35Il en ressort, c'est lui qui est Premier ministre.
03:37C'est ça qui s'est passé il y a neuf mois.
03:39Donc, logiquement, puisque c'était Sébastien Lecornu,
03:41tout Paris se dit « C'est son tour, il a loupé le coche il y a neuf mois. »
03:45C'est un nom qui s'impose, qui plairait à Bruno Rotaillot, qui plairait...
03:48Donc, ça ne veut pas dire que ce sera lui.
03:49Exactement.
03:50Parce que lui a sans doute...
03:53L'analyse qu'il fait, ou que fait une partie de son entourage,
03:57c'est qu'il a été affaibli il y a neuf mois,
03:59quand il ne s'est pas imposé à Matignon.
04:01Donc, il reste, à mon avis, prudent sur ce qui va se passer dans les prochaines heures.
04:05Pardon, mais Emmanuel Macron change d'idée assez rapidement, quand même, sur les noms.
04:10En une heure de discussion.
04:11En une heure de discussion, il peut changer d'idée.
04:13Donc, voilà.
04:13Juste une chose que je voulais ajouter par rapport à...
04:16Il a 39 ans, il est né en 1986,
04:19il a d'abord été membre de l'Union pour un mouvement populaire, l'UMP,
04:22puis il est républicain, il est maire de Vernon entre 2014 et 2015.
04:27En 2017, il prend le train de la Macronie très tôt,
04:31puisqu'il est nommé secrétaire d'État auprès du ministre d'État.
04:34Donc, je pense que c'est quelqu'un qui est quasiment de tous les ministères,
04:39quasiment, depuis 2017.
04:40Il a commencé au côté de Nicolas Hulot, quand Nicolas Hulot était ministre de la Transition écologique,
04:44il était son secrétaire d'État.
04:45Pour vous dire, comme ça remonte, juste un mot sur ce que disait Gérard,
04:48qui était très intéressant avant la pause.
04:50Pourquoi Emmanuel Macron ne fera pas le choix, sans doute, de dissoudre tout de suite ?
04:55Parce que s'il dissout, et qu'il surprend la même assemblée,
04:58le prochain, c'est lui.
04:58Là, il n'y a plus de cartouches.
05:00Il n'y a plus d'autres...
05:01Il ne pourra pas renommer encore...
05:03Ou alors, il décide d'écouter les Français,
05:05et d'écouter enfin ce que...
05:07Juste une chose par rapport à Le Cornu, qui est intéressante et qu'on n'a pas dite quand même,
05:11c'est que Le Cornu s'entend plutôt bien avec Marine Le Pen.
05:14C'est important.
05:15Je crois même qu'ils ont dîné ensemble à une ou deux reprises.
05:18Ça avait fait la une de l'Ibé.
05:19Donc ça, peut-être, peut-être que dans la tête d'Emmanuel Macron,
05:22ce n'est pas innocent de se dire,
05:23et pourquoi pas Le Cornu ?
05:24Parce qu'on aura besoin, ce que je disais tout à l'heure,
05:27d'avoir quand même des accords sur certains sujets.
05:28On ne sait jamais.
05:29Enfin, c'est quand même un profil proche de Barnier et de Bayrou.
05:35Les mêmes causes produisent les mêmes effets.
05:38Les mêmes causes produisent les mêmes effets.
05:40Est-ce qu'il y aura une majorité relative pour voter un budget Le Cornu ?
05:47La question reste la même.
05:49Il faudra traiter correctement Marine Le Pen.
05:50Marine Le Pen, elle censure Barnier parce qu'il la méprise,
05:53parce qu'il ne lui parle pas,
05:55parce qu'il pense que son vote est acquis.
05:58Elle ne vote pas la confiance avec François Béroux,
06:00parce que, pareil, il ne lui répond pas à sa lettre cet été.
06:03Il dit qu'elle était en vacances, etc.
06:05Donc, si quelqu'un comprend, au bout d'un moment,
06:08qu'elle est essentielle à cette Assemblée
06:10et qu'elle a le pouvoir de vie ou de mort sur les gouvernements,
06:12qu'il la traite, qu'il fait le budget en collaboration avec l'ORN,
06:16parce que c'est comme ça, c'est l'Assemblée que les Français ont voulu,
06:19peut-être qu'il tiendra plus longtemps et qu'il passera l'hiver.
06:22Et en attendant, le plan français à Bruxelles est prêt depuis ce matin.
06:24C'est quoi le plan français à Bruxelles ?
06:26Vous savez le plan qui a été,
06:28réalisé à l'époque pour la Grèce, pour le Portugal, etc.
06:33Eh bien, il est prêt, il peut être activé,
06:35si jamais la situation devait encore se dégrader.
06:38Mais qui décide d'activer ce plan français ?
06:42C'est le plan de la Commission.
06:43Voilà, c'est le plan de la Commission.
06:44Donc, ce plan, aujourd'hui, il est là.
06:46C'est-à-dire que, dans ces cas-là, la France ne décide plus de ce qu'elle doit faire ?
06:48Ça dépend de la situation de la France.
06:50Il y a encore un petit espoir, parce que, la semaine dernière,
06:53on a levé 11 milliards d'euros à des taux tout à fait acceptables, entre guillemets.
07:00Donc, tant que les taux d'intérêt n'explosent pas au-delà de ce que pourraient être des taux corrects et convenables,
07:07on devrait arriver à s'en sortir un peu.
07:09Mais, malgré tout, depuis ce matin, le plan est prêt à Bruxelles, au cas où,
07:13pour venir aider financièrement la France,
07:16si jamais la situation venait à se dégrader encore plus.
07:19Bon, ben, vous vous faites bien de nous remonter le moral, cher Fichel Bande.
07:22C'est la réalité !
07:23À 16h56.
07:25Que voulez-vous que je vous dise ?
07:26Vous allez voir, lorsque vous allez aller à la banque,
07:29pour retirer votre argent.
07:30Pour l'instant, je vais vous dire un truc.
07:31Et vous allez vous rendre compte qu'à la banque, il n'y a pas d'argent.
07:35Je vais vous dire un truc.
07:36Plus vous travaillez, plus vous payez.
07:38Il n'y a pas d'argent à la banque.
07:39Pardon.
07:39Donc, quand vous allez vouloir prendre un petit peu de bonnet sur votre compte...
07:43On rendra la maison qu'on est en train de payer, et ainsi de suite.
07:46Là, je peux vous dire, ça vous fait drôle, monsieur Proulx.
07:48Ça s'est passé ailleurs, monsieur Proulx.
07:50Oui, mais évidemment.
07:52Évidemment.
07:53Bon, il est 16h56, on marque une pause,
07:56et on va parler, évidemment, de cette affaire Thomas, le grand Patrick Coet,
08:01si instructive, qui a fait couler beaucoup d'or.
08:06Nous ne sommes pas des journalistes, nous, nous ne sommes rien.
08:09Pourquoi vous dites ça ?
08:09C'est ce qu'ils pensent.
08:10Mais nous, ils pensent.
08:11Ah bah si, ils sont très très bébés.
08:12Évidemment, c'est ce qu'ils pensent.
08:14Il est 16h56, on va en parler avec un vieux routier,
08:18Gérard Magic Carrero,
08:20qui est la révélation de cette rentrée politique.
08:22Ça fait le nom de DJ Magic Gérard.
08:24Oui, c'est Gérard Magic Carrero.
08:26A tout de suite.
08:27Pascal Proulx et vous, c'est jusqu'à 18h sur Europe 1.
08:31Intervenez, donnez votre avis.
08:32Un seul numéro à votre disposition, le 01 80 20 39 21.
08:3601 80 20 39 21, appel non surtaxé.

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