00:00Pour vous dire, j'ai réussi à tomber, alors que j'étais allongé par terre,
00:06en lisant une déclaration d'une journaliste que je ne vais pas citer
00:09parce que j'ai peur d'écorcher son nom,
00:11mais qui officie sur des chaînes d'info et qui a son compte de s'arrêt
00:14dans pas mal de presse, et qui a affirmé sur le réseau X, je cite,
00:18« L'assassin et républicain Trumpiste conservateur blanc-chrétien
00:21en citant, en s'appuyant sur un article du Daily Based ».
00:26Alors, naturellement, je vais regarder cet article.
00:28Qu'est-ce que je découvre ?
00:29L'article ne dit absolument pas ça.
00:31L'article qui fait témoigner la grand-mère de l'assassin dit
00:34« Son père est républicain ».
00:37Tyler, l'assassin, n'a jamais parlé de politique.
00:40Et pire, Tyler a dit qu'il n'appréciait pas Charlie Kirk.
00:44Donc, on a atteint un niveau d'ignominie.
00:47Je me demande quand est-ce que ça va s'arrêter.
00:49Alors, quand les gens arrêtent de parler, c'est là que la violence commence,
00:52c'est là que la guerre civile éclate.
00:53Voici ce que déclarait, ce que répondait Charlie Kirk,
00:56un activiste de gauche qui lui demandait pourquoi il débattait.
01:00Alors, nous, le jour de cette tragédie, on a demandé au célèbre journaliste américain,
01:03Rod Dreher, comment il analysait cette tragédie.
01:06Et voici ce qu'il nous a écrit.
01:07« L'assassin de Charlie Kirk a tué un homme bon, un guerrier joyeux.
01:10Le tueur pourrait aussi avoir assassiné la dernière chance de l'Amérique
01:14d'éviter une sorte de guerre civile. »
01:16Donc, voilà où nous en sommes aujourd'hui.
01:18Alors, peut-être que la polarisation atteint des sommets aux Etats-Unis,
01:21mais ce serait une erreur de croire qu'elle sera circonstrite de l'autre côté de l'océan Atlantique.
01:25Si vous regardez, il n'était même pas encore mort que l'extrême-gauche,
01:30sur les réseaux et ailleurs, se réjouissait.
01:32C'est-à-dire comme des charognes qui dansent sur des cadavres.
01:34Mais pire encore, c'est ce qu'on appelle le cercle de la raison,
01:38qui a rivalisé d'ingénésité pour expliquer que finalement,
01:42c'était la faute de l'extrême droite, donc de la victime elle-même,
01:44si la victime était morte.
01:45Ce qui est quand même assez fascinant.
01:47Il fallait voir sur le service public.
01:49Alors, vous me direz que je suis obsédé, mais pardon,
01:50je regarde le service public étant donné que je paye.
01:53Alors là, c'était le festival des gnomini.
01:54Je vous invite à revoir l'émission C'est ce soir, du soir même,
01:58où là, on a pu constater déjà que chez certains,
02:02la dignité s'en pute à la naissance,
02:04mais surtout, ils avaient invité notre ami Essayis Pierre-Valentin
02:08au nom du pluralisme, c'est-à-dire le pluralisme, c'est un contre six.
02:11Et je vous l'invite à le regarder parce que vous voyez
02:13comment il va éparpiller face au peuple tout ce petit monde germain ou pratain.
02:17Mais c'était vraiment, c'est une leçon à retenir.
02:20Alors, pourquoi je dis que la violence va traverser l'Amérique ?
02:22C'est parce que, ou l'Atlantique, pardon,
02:24c'est parce qu'en fait, depuis quelques années, vous l'avez remarqué,
02:26c'est le grand retour du fait partisan.
02:27La rationalité marchande, on pensait qu'elle allait tuer l'affrontement idéologique.
02:32En fait, non, l'affrontement est de retour.
02:33À cette différence près et fondamentale,
02:36c'est que la démocratie n'a fait plus de consensus.
02:38La démocratie, c'était débattre avec l'adversaire.
02:39Aujourd'hui, la démocratie, c'est dénoncer l'adversaire
02:41et dire que l'adversaire est un monstre.
02:43C'est Trump dans le Washington Post, le CNN,
02:46qui est comparé littéralement à Hitler.
02:48C'est Jordan Bardella qui est grimé en Hitler dans l'Humanité.
02:51C'est, je rappelle, Emmanuel Macron
02:53dans un montage du magazine Le Monde
02:55avec des références nazies
02:57et je ne parle pas de la nazification de tout le monde.
02:59Or, le monstre, on ne discute pas avec lui.
03:01On l'élimine.
03:02On le tue.
03:03On lui envoie un pruneau dans la tête,
03:05comme l'a écrite la courageuse écrivain,
03:06Ma Becker, dans une tribune du Figaro.
03:08Mais voilà, le problème, c'est que l'extrême-centre
03:10et la gauche, au nom d'un magistère moral
03:11qui est sorti de je ne sais quelle base fausse,
03:13a décidé que le périmètre du débat,
03:15c'était celui-ci et pas ailleurs,
03:17charge au français, au nom de la conversation,
03:19au nom du débat, au nom de la controverse
03:21qui est un peu de l'âme française,
03:22de s'attaquer aux forteresses médiatico-culturelles.
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