00:00David, elle est incroyable cette image.
00:02Beaucoup, désolé, je suis vraiment ému parce que ça fait deux ans, deux ans qu'on attend
00:08qu'avec beaucoup de collectifs qui se sont engagés dès le 7 octobre, d'élus et de tous bords.
00:16Je dois dire qu'il y a eu beaucoup d'élus, pas forcément juifs, moi je suis juif,
00:20il y a eu beaucoup d'élus juifs qui se sont engagés, mais beaucoup d'élus non juifs.
00:23Et je pense, bien sûr, à Omer de Levallois, Agnès Petit Dumas,
00:27qui étaient les premiers à lancer une opération dès le lendemain du 7 octobre.
00:30Et je pense aussi à des gens avec qui on n'a pas forcément partagé les mêmes combats politiques,
00:34mais Julien Audoul, qui est mon voisin, qui, au RN, a toujours défendu la cause des otages.
00:43Il n'y a malheureusement que la droite qui a beaucoup œuvré pour la libération des otages ici en France,
00:49avec tous ses collectifs, et aussi en Israël et à travers le monde.
00:53Et je dois dire qu'aujourd'hui, il y a eu tellement de gens qui ont conspué Donald Trump.
00:58Aujourd'hui, je pense qu'on peut tous lui dire merci.
01:00En tout cas, tous ceux qui se sont concernés et touchés par ce qui se passe en Israël
01:03et par la libération des otages, on peut tous dire merci à Donald Trump.
01:06On a pu critiquer, on peut ne pas être d'accord avec aussi Netanyahou,
01:10mais sans la résilience et sans la ténacité de Netanyahou.
01:13Aujourd'hui, on n'en serait pas là.
01:14Si on avait eu un autre Premier ministre en Israël, on n'en serait pas là.
01:16On aurait capitulé depuis bien longtemps,
01:19parce qu'il y a eu une telle pression internationale sur Netanyahou,
01:22et notamment avec la France, qui a mené une coalition occidentale contre Israël
01:27et contre les Israéliens et contre Netanyahou,
01:30sans devenir quasiment personnel de la part du chef de l'État,
01:32on n'en serait pas là aujourd'hui.
01:34On n'aurait pas eu la libération des 20 otages vivants.
01:36Et moi, encore aujourd'hui, j'aimerais bien enlever ce pin, ce jaune.
01:41Malheureusement, j'attends quand même la libération des 28 otages morts.
01:45On se bat aussi pour juste qu'on nous restitue la dépouille de 28 personnes.
01:50On en est là avec le Hamas.
01:52Ça fait deux ans qu'on attend la restitution de 28 dépouilles de personnes qui ont été attestinées.
01:57On sent votre émotion très forte, qui est très prenante,
02:01et qu'on ressent, nous aussi, face à ces images.
02:05Moi, vous savez, j'ai la moitié de ma famille qui est en Israël.
02:07Donc, forcément, on est touche-touchés.
02:11Moi, je me souviens d'un enfant, d'un des otages qui est libéré ce matin,
02:16qui a été reçu en France et au Sénat.
02:19Et je me souviens de ma fille qui a deux ans,
02:22qui lui a offert un petit nô d'ours.
02:24Et il y a plein d'images qui m'en viennent.
02:27Voilà, en tout cas, c'est un très beau moment.
02:32Mais on n'oubliera pas ceux qui nous ont tirés dans les pattes.
02:35On n'oubliera pas aussi ceux qui nous ont soutenus.
02:38Je sais, Jean-Marc, vous vous souvenez,
02:40je ne sais pas si vous vous souvenez des échanges qu'on a eus le soir du 7 octobre,
02:45vous faites partie de ces journalistes.
02:48CNews en fait partie, bien sûr, de ces journalistes qui ont mené ce combat, tout le temps.
02:52Ce n'était pas un combat politique, c'était un combat moral de l'humanité contre l'obscurantisme.
02:57Donc, aujourd'hui, on peut être content, on a aussi beaucoup d'espoir.
03:03Il y a de la tristesse en vous quand même.
03:04En Brésil, il y a de la joie, mais il y a de la tristesse en même temps.
03:06Il y a de la tristesse parce qu'il y a eu aussi 2000 morts.
03:11Hier, on a franchi la barre des 2000 morts de gens qui ont donné leur vie pour ce combat-là.
03:191300 victimes à Nova, qui venaient juste danser pour la paix entre Israël et la bande de Gaza.
03:26Aujourd'hui, c'est une étape importante, mais il y a aussi toute cette étape de reconstruction
03:32qu'on attend, que tout le monde attend à Gaza, de démilitarisation et de déradicalisation.
03:38Vous savez, quand les alliés ont gagné en 1945, on a occupé, malheureusement, on a dû occuper l'Allemagne.
03:46Toutes les grandes puissances ont occupé l'Allemagne pour déradicaliser, dénazifier l'Allemagne.
03:50Et aujourd'hui, l'Allemagne a été parmi les pays qui ont soutenu,
03:55comme l'Autriche, comme beaucoup de pays, qui ont soutenu Israël dans son combat.
04:00Et j'ai eu honte, très souvent honte, de la position française qui a complètement oublié les otages.
04:07Et Julien Odule le disait tout à l'heure, beaucoup de vos confrères qui ont anonymisé les otages.
04:11Je me souviens qu'il a fallu attendre six mois pour avoir un hommage dans la salle des Invalides,
04:16dans la cour des Invalides, par le président de la République.
04:19Six mois où on avait des demandes constantes des associations, tout type d'associations.
04:24Et quand il y a eu cet hommage, il n'a même pas cité le nom des victimes, des 42 victimes à l'époque.
04:30Il n'y a pas eu leur nom qui a été cité.
04:31Faire venir un discours et juste se mettre en valeur, ça a été ça pendant deux ans d'insultes ou de gifles à la communauté juive française et à l'humanité entière.
04:42Parce qu'en général, on est plutôt du côté des victimes, on est plutôt du côté des personnes qui ont été violées, assassinées, torturées, juste parce qu'elles étaient juives.
04:50Et le président de la République française n'a pas eu cette humanité, cet humanisme qu'on aurait pu attendre de lui.
04:57Il peut avoir des positions géopolitiques, quelles qu'elles soient, et reconnaître un État palestinien.
05:03Mais ça aurait dû être d'abord la libération des otages.
05:06Ça aurait dû être d'abord le bien-être de tous.
05:08C'est parti.