- il y a 1 an
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:0020h, 21h, France Info, les informés, Victor Matel.
00:10Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:16L'image du jour, ce sont ces scènes de liesse au Proche-Orient avec la libération après plus de deux ans des derniers otages d'Israéliens encore aux mains du Hamas.
00:24Cette libération en échange de celle de prisonniers palestiniens, jour historique, dit Donald Trump, ce succès est-il le sien ?
00:31La paix est-elle vraiment possible dans la région ? Quel rôle a-t-il et va jouer la France ? Nous en débattrons.
00:36En France, justement, va-t-on ou non vers une sortie de crise politique ?
00:40Discours de politique générale demain pour Sébastien Lecornu, le Premier ministre de retour avec un nouveau gouvernement.
00:46Peut-il éviter la censure avec des lignes rouges à droite comme à gauche en jeu la stabilité et en priorité le vote d'un budget ?
00:53Avant la fin de l'année, nos informés, ce soir, Stéphane Vernet, bonsoir.
00:57Bonsoir.
00:57Éditorialiste politique, rédacteur en chef délégué du journal Ouest France à Paris, Alban Micosi.
01:03Bonsoir Alban.
01:03Bonsoir Victor, bonsoir à tous.
01:04Réporteur à France Télévisions, spécialiste des questions internationales, à vos côtés, Dominique Simonnet.
01:10Bonsoir et bienvenue, écrivain, journaliste, spécialiste des Etats-Unis, votre dernier livre, Requiem pour le Monde Libre.
01:16Et Jonathan Bouchet-Peterson, bonsoir Jonathan, éditorialiste politique à Libération.
01:21Des scènes de liesse ce matin placent des otages à Tel Aviv.
01:26Après 738 jours de captivité, plus de deux ans après le 7 octobre 2023,
01:31les 20 derniers otages d'Israéliens encore en vie ont été libérés par le Hamas.
01:36C'est tellement émouvant et bouleversant que cela se réalise enfin, que ce pourquoi nous nous battons depuis plus de deux ans aboutit enfin.
01:43Nos otages rentrent à la maison.
01:46Aujourd'hui est un jour spécial, un sentiment que je ne peux pas décrire.
01:50Très, très, très heureuse.
01:51Libération saluée évidemment ensuite par Donald Trump, le président américain, devant la Knesset à Jérusalem, le Parlement israélien.
02:00Après deux années interminables de ténèbres et de captivité,
02:0920 otages courageux retournent auprès de leur famille pourront les embrasser.
02:16J'ai l'honneur de dire que les armes sont silencieuses, se sont tues et que le soleil se lève sur une région et un pays en paix.
02:27Donald Trump qui parle d'une région en paix, Alban Mikosi, peut-on ce soir véritablement parler de paix ?
02:33En tout cas, c'était une journée bourrifante.
02:34Donald Trump est à l'instant en train de quitter le territoire égyptien.
02:38Après, dit-il, la journée la plus importante des 50 dernières années.
02:42Vous voyez qu'il place tout de suite la barre assez haut.
02:44Alors, que restera-t-il de cette journée ? On va en débattre.
02:48Ce qui est certain, c'est qu'il a obtenu un certain nombre de gestes symboliques importants.
02:54La libération des derniers otages dont vous venez de parler, mais également le cessez-le-feu.
03:01Ça fait maintenant trois jours que les armes ne retentissent plus à Gaza.
03:04Et ne serait-ce que pour cela, Donald Trump a obtenu un succès.
03:09L'aide humanitaire est en train de rentrer.
03:11On va dire que la phase 1 de son plan avance convenablement,
03:16au point que ce soir, on apprend que 500 000 personnes sont rentrées,
03:21je n'ose pas dire dans leur domicile, parce qu'il ne s'agit probablement plus de domicile,
03:24mais disons dans leur ville d'origine sur le territoire de Gaza.
03:28Qu'en sera-t-il du succès ?
03:30De la suite, c'est à voir.
03:31Mais l'image du président américain entouré de 20 chefs d'État et de gouvernement ce soir,
03:36signé officiellement la fin de la guerre,
03:38c'est une image qui restera.
03:40Signature en Égypte à Charmelsher.
03:42On va en reparler bien évidemment.
03:43La libération des otages israéliens en échange de celle de près de 2000 prisonniers palestiniens.
03:49Marie-Pierre Véraud, envoyée spéciale de France Info,
03:51vous vous trouvez à Ramallah en Cisjordanie,
03:53où arrivent depuis plusieurs heures maintenant certains des prisonniers libérés.
03:57Là aussi, vous avez assisté à des scènes de liesse.
03:59Ah oui, vous savez que des familles qui venaient accueillir ces prisonniers
04:03étaient même arrivées ici à Ramallah dès hier soir.
04:07Elles viennent en fait de toute la Cisjordanie, notamment de Naplouz au nord,
04:11et elles redoutaient qu'aujourd'hui, les routes ne soient fermées par l'armée israélienne,
04:15ce qui d'ailleurs était le cas.
04:17Et depuis ce matin, si vous voulez, la foule a peu à peu grossi.
04:20On était au musée Marboud Darwish, c'est dans le centre-ville de Ramallah.
04:24C'est là que les bus de la Croix-Rouge devaient amener ces prisonniers libérés.
04:28Et puis lorsque ces deux bus blancs sont arrivés,
04:30eh bien cela a été des cris de joie, des alawakbar, des applaudissements.
04:34Les forces de sécurité palestiniennes avaient beaucoup de mal
04:37à contenir la foule des familles et des amis qui étaient venus pour accueillir leurs proches.
04:42Vous savez, il s'agit là de détenus qui ont été condamnés à de lourdes peines en Israël
04:46pour des crimes de sang, et pour certains d'entre eux incarcérés depuis plus de 20 ans.
04:50Et depuis le 7 octobre, eh bien, ni leur famille, ni leurs avocats n'avaient plus aucune nouvelle.
04:56Alors je vous laisse imaginer l'émotion quand ils sont arrivés.
04:59Certains très affaiblis, d'autres pleurant, d'autres faisant un timide signe de victoire.
05:03Ils ont été enlacés par leur mère, par leur sœur.
05:06Les familles ont éclaté en sanglons, on s'est étreint.
05:09Ça a été des moments très intenses.
05:11Soudain, des années de souffrance, d'attente et d'espoir avaient pris fin ici.
05:15L'émotion et la joie, Marie-Pierre Véraud.
05:17La déception en revanche pour certaines familles ?
05:19Ah bah oui, 12 d'entre elles.
05:21Puisque sur cette liste de 250 prisonniers condamnés à de lourdes peines,
05:25eh bien, une centaine devait être libérée ici à Ramallah.
05:29Les familles avaient été prévenues.
05:30Elles s'étaient préparées.
05:32Et puis ce matin, 12 noms ont été biffés par l'armée israélienne.
05:36Ce sont donc 88 prisonniers qui ont été autorisés à revenir en Cisjordanie.
05:41Les autres doivent être expulsés à Gaza ou dans des pays étrangers.
05:44Et elles étaient là, ces douze familles.
05:46Et elles nous ont dit leur désespoir.
05:47Elles nous ont dit leur colère aussi parce que leur terre, c'est ici.
05:51C'est inhumain, me disent notamment la sœur de l'un de ces prisonniers qui n'est pas arrivé jusqu'à Ramallah.
05:56Elles me disent, ils leur font quitter la prison pour un exil loin de ses proches.
05:59C'est comme une deuxième prison à ciel ouvert.
06:03Elles nous ont dit, ces familles aussi, leur inquiétude parce qu'elles ne savent pas où leurs proches seront envoyés.
06:08Est-ce que ça sera en Turquie, en Égypte ou encore à Gaza ?
06:11Et puis surtout, elles ne savent pas quand elles aussi, elles auront le droit de serrer dans leurs bras ces proches, certes, qui sont libres, mais tellement loin d'elles encore.
06:19Marie-Pierre Véraud en direct de Ramallah pour France Info avec Gilles Gallinaro.
06:24À vos côtés, pour les moyens techniques, Stéphane Vernet, Donald Trump, le président américain qu'on a entendu tout à l'heure, parle de jours formidables pour le Moyen-Orient.
06:33Vous diriez également cela pour Israël et pour les Palestiniens ?
06:37Oui, écoutez, c'en est un, manifestement.
06:38Enfin, je veux dire, voilà, il y a la libération des 20 otages encore vivants qui étaient retenus par le Hamas.
06:46C'est quand même extraordinaire, c'est quelque chose dont il faut se féliciter.
06:49Il y a les images qu'on vient de voir avec la libération des prisonniers palestiniens en Israël.
06:54Donc oui, c'est une journée historique.
06:56Oui, c'est un moment formidable.
06:57Il faut se réjouir de ça.
06:58Maintenant, la question, c'est qu'est-ce qui va se passer après ?
07:00Et est-ce que, enfin, voilà, aujourd'hui, tout est à la célébration.
07:05Vous avez le sommet en Égypte qui donne lieu à des images intéressantes, impressionnées.
07:12Voilà, des grandes déclarations, beaucoup d'emphase de Donald Trump, comme d'habitude.
07:15Mais j'ai envie de dire que les difficultés commencent demain, en fait, maintenant.
07:19C'est-à-dire que toute la question, c'est comment est-ce que le plan qui a été imaginé
07:24va pouvoir se dérouler réellement et concrètement,
07:28notamment du fait que vous avez un des points clés qui est le désarmement du Hamas.
07:31Et le Hamas, jusqu'à preuve du contraire, pour l'instant, ils n'ont pas l'intention de rendre les armes.
07:35Donc tout peut se passer encore.
07:38Donald Trump qui quitte, à l'instant, l'Égypte et ce sommet pour la paix à Gaza.
07:43Dominique Simonnet, quoi qu'on en dise, c'est une victoire pour Donald Trump aujourd'hui ?
07:47Contestablement, oui, bien sûr.
07:49D'ailleurs, on a vu comment il a été acclamé à la Knesset, un peu partout.
07:56Et pas simplement, d'ailleurs, en Israël.
07:58Il a quand même réussi par des méthodes assez singulières.
08:03C'est effectivement, il l'a dit d'ailleurs, il l'a répété dans son discours à la Knesset tout à l'heure,
08:10c'est la paix par la force, c'est la paix par la menace.
08:13Mais c'est vrai qu'avec un mouvement terroriste,
08:17les méthodes diplomatiques ne sont pas forcément les plus efficaces.
08:21Et donc, il a utilisé autre chose.
08:23C'est un peu l'inverse presque de la méthode préconisée par Emmanuel Macron.
08:29C'est-à-dire, plutôt que de poser des grands principes, les deux états,
08:33et puis après on voit comment on y arrive, lui, il a fait exactement l'inverse.
08:36Il a dit, on prend une première étape.
08:38La première étape, c'est otage.
08:40Vous libérez les otages, sinon c'est l'enfer.
08:42C'était déjà l'enfer à Gaza, mais ce sera encore plus, ça va continuer.
08:46Et on fait le cessez-le-feu.
08:48C'est une méthode brutale, c'est une méthode de quelqu'un de puissant.
08:53C'est une méthode qui peut être contestable, mais qui a fonctionné.
08:58C'est vrai qu'avec des dictateurs et des terroristes, il n'y a peut-être pas d'autre manière de faire.
09:03Il faut aussi saluer ce soir, effectivement, la détermination et le courage de toutes les familles d'otages
09:09qui ont aussi œuvré pendant deux ans.
09:12Moi, j'en ai rencontré plusieurs au fil des mois.
09:14Et cette détermination-là a été quand même très, très importante pour arriver à convaincre un certain nombre de chefs d'État
09:26et aussi Donald Trump à aller jusqu'au bout et à arriver à cette journée qui, effectivement, est historique.
09:31Vous avez raison.
09:32Jonathan Boucher-Pétersen.
09:33Je suis tout à fait d'accord sur le fait qu'il ne faut pas bouder son plaisir de cette journée historique,
09:37en même temps être très lucide sur le fait qu'il y a toujours un monde, particulièrement dans ce dossier-là,
09:41entre ce qui peut créer les conditions d'un cessez-le-feu et ce qui s'apparente à un plan de paix.
09:46Là, on n'est clairement pas dans un plan de paix et on sait que ça va être un autre défi.
09:50D'ailleurs, beaucoup des acteurs n'ont pas tellement intérêt à ce qu'on bascule dans cette dynamique du plan de paix.
09:55Vous évoquiez le fait, le rapport de force qu'a mis très violent de Donald Trump avec le Hamas en promettant l'enfer si les otages ne sortaient pas.
10:05Je pense qu'il y a aussi eu un rapport de force assez inédit de la part d'un président américain avec Benjamin Netanyahou.
10:09Il y a eu sûrement un point de bascule avec la frappe israélienne au Qatar qui n'a clairement pas été digéré par le clan Trump au sens large.
10:17Et c'est là où on voit que se mêle une vision...
10:20On se souvient de Donald Trump qui a obligé le Premier ministre israélien à s'excuser publiquement.
10:24C'est ce point-là qui a aussi calmé les ardeurs de Benjamin Netanyahou au moment des frappes en Iran.
10:29Benjamin Netanyahou voulait enclencher un conflit plus long.
10:33Donc il y a clairement un champ, c'est ça qui est assez singulier.
10:35C'est que par rapport à un Biden, par exemple, qui était beaucoup plus soumis et beaucoup moins volontariste dans la façon d'entretenir un rapport de force avec Netanyahou,
10:43je pense que la volonté égotique, et c'est parfois un des moteurs des leaders de ce monde, il ne faut pas se mentir, de Donald Trump d'aboutir,
10:50ça l'a poussé à avoir une posture à l'égard de Netanyahou, lui ou son envoyé spécial,
10:54parfois assez frontale.
10:56Donc voilà, des deux côtés, il a tapé du poing sur la table dans une logique où la paix, le business, la diplomatie, le mercantile,
11:06tout ça est très lié.
11:07On sait les intérêts du clan Trump plus largement dans le monde arabe.
11:10Donc il y a évidemment le sort des otages et c'est l'essentiel aujourd'hui.
11:14Mais il y a quand même un habillage qui est simplement autre chose que juste des valeurs humanistes.
11:20On évoquait la suite, Alban Mikosi, pour arriver un jour à la paix, le plus dur commence aujourd'hui ?
11:26Oui, clairement.
11:27On va dire que sur le plan en 20 points, les cinq premiers sont accomplis et le 7 est en cours d'accomplissement.
11:35Le 7, c'est un renforcement considérable de l'aide humanitaire.
11:38Si on rappelle rapidement les cinq premiers points.
11:40Les cinq premiers, c'est le cessez-le-feu, la libération des otages, du coup qui génère la libération des prisonniers
11:46et les étapes du retrait israélien de 82% à 53% du territoire de Gaza, avec l'objectif d'arriver au 30%.
11:56On va dire que c'était les cinq points, j'allais dire, c'est difficile de dire ça,
12:00mais pratiquement les plus difficiles à obtenir au départ.
12:03Sans ces points-là, il n'y a pas de suite.
12:06Ils sont obtenus.
12:07Maintenant, il y a une suite.
12:08Et là, on va se heurter à la réalité.
12:09C'est le point numéro 8, désarmement du Hamas sous le contrôle d'une force internationale.
12:16Le Hamas qui ne sera plus...
12:17On ne sait pas grand-chose aujourd'hui.
12:18Voilà, le point numéro 13, le Hamas qui ne sera plus amené à jouer aucun rôle dans l'avenir de la grande de Gaza,
12:25destruction de toutes ces infrastructures.
12:28Le Hamas ne joue plus aucun rôle politique.
12:31Le Hamas a d'ores et déjà, pour l'instant, répondu non.
12:34Bon, là, il y a un point de blocage très clair.
12:36Et non seulement...
12:37On va écouter, s'il vous plaît, Dominique Simonnet, Emmanuel Macron qui est en direct.
12:40On l'écoute.
12:41Quand je me suis exprimé devant vous ce matin, il n'y en avait que 7 qui étaient sortis maintenant des 20 otages vivants qui ont été libérés.
12:49Et d'avoir aussi des opérations humanitaires qui ont dû commencer à reprendre avec des volumes de plus important que ceux qui ont été fabriqués.
12:56Et c'est ce que nous ont dit les représentants de Russia avec lesquels nous avons pu échanger, qui ont été aujourd'hui pour transférer.
13:03Donc c'est vraiment un acquis.
13:05Il y a pu aujourd'hui avoir plusieurs réunions bilatérales avec les dirigeants de la région.
13:10Évidemment, le président Mahmoud Abbas, le président d'Irak, le roi de Jordanie, l'émir du Qatar, et évidemment le président Sissi.
13:20Et nous avons tenu une réunion de coordination euro-arabe assez longue avant de se tienne la conférence en fin de journée qui a permis la signature et les discours du président Sissi et du président Trump.
13:32C'est aujourd'hui donc une vraie avancée, une étape décisive.
13:38Maintenant, nous nous sommes aussi mis en ordre de marche pour préparer la suite.
13:43Et donc, dès demain, poursuivre les opérations humanitaires, peut-être que les recommencer, mais les accélérer.
13:49Voilà, qualité de son assez difficile pour cette intervention d'Emmanuel Macron depuis l'Egypte et ce sommet de Charmelcher.
13:56Parce qu'on ne l'avait pas encore dit, mais une vingtaine de dirigeants étrangers étaient présents, dont Emmanuel Macron.
14:00Peut-être l'occasion aussi de s'interroger sur le rôle de la France, le rôle qu'a joué la France pour l'instant, celui qu'il va jouer encore.
14:06Dominique Simonnet, vous aviez la parole.
14:08Oui, mais sûr, il y a un rôle diplomatique de la France qui est évident.
14:11On a vu quand même que la France et les pays européens n'ont pas ménagé leurs efforts depuis le 7 octobre pour essayer de trouver une solution.
14:20Avec une impulsion menée notamment, on s'en souvient, à New York, après la reconnaissance de l'État palestinien le 22 septembre.
14:25Simplement, il y a des divergences sur la manière de faire.
14:32On voit que là, Emmanuel Macron compte beaucoup sur l'autorité palestinienne.
14:37Il voudrait remettre l'autorité palestinienne dans le jeu, voire même au premier plan pour une organisation,
14:44en tout cas une gouvernance provisoire de Gaza.
14:47Ce n'est pas du tout l'opinion des Américains de Donald Trump, qui voudrait plutôt une force internationale.
14:53Il parle aussi après, dans un autre temps, de Board of Peace, c'est-à-dire un bureau de la paix qu'il présiderait lui-même.
15:00Donc, il y a une vraie divergence sur la manière de faire.
15:04Et puis, on en parlait, on l'esquissait tout à l'heure, il y a le Hamas.
15:09Et d'après les informations qu'on a de Reuters et des sources israéliennes,
15:14déjà, le Hamas se déploie dans les rues, commence à refaire la police.
15:19Il n'a pas l'air de vraiment collaborer à un processus de paix, en tout cas dans les premières heures.
15:24Alors, on peut dire qu'il est très affaibli, que ça n'ira pas très très loin.
15:28Mais il y a quand même la question de la sécurité des Gazaouis
15:31et de la période de transition qui n'est pas tranchée.
15:35Alban Mikozy, par rapport au plan français, simplement, l'idée, c'est de contrer aussi, justement,
15:41ce que veulent Tony Blair, Donald Trump, qui seront à la tête de cette autorité de transition.
15:46Dans les 20 points du plan Trump, il y a un certain nombre de points qui ne sont pas concurrents
15:51avec les propositions françaises.
15:53Donald Trump a fait très attention, finalement, à intégrer dans son plan
15:56un certain nombre de propositions internationales.
15:59Le signe, c'est qu'il a reçu ce soir Mahmoud Abbas.
16:02Ils se sont vus en Égypte.
16:03Président de l'autorité palestinienne.
16:04Et ça, jusqu'alors, ce n'était pas acquis.
16:06Une fois qu'on a dit ça, le rôle de la France sera important dans l'humanitaire,
16:10sera important dans la reconstruction.
16:12Après, fondamentalement, Donald Trump va garder la main sur la négociation politique.
16:18Et ça, il ne la confiera pas à la France.
16:20Sur le rôle de la France, Jonathan Mouché-Béantel ?
16:22Je suis tout à fait d'accord.
16:23Après, je pense que c'est quand même très important de noter
16:25ce qu'il n'y a pas dans le discours de Trump et même dans la culture de Trump.
16:28C'est ça, ça rejoint ce que vous disiez sur ce fameux comité de la paix
16:32qui est contrebalancé par la rencontre avec Mahmoud Abbas.
16:35Mais quand même cette idée que le droit à l'autodétermination,
16:39c'est-à-dire de dire qu'il faut accompagner la capacité des Palestiniens
16:42à prendre en main leur destin.
16:44Que ça passe par une réhabilitation, un renforcement de l'autorité palestinienne
16:48pour essayer de supplanter, quitte à confier la gestion de Gaza aussi
16:51à l'autorité palestinienne.
16:52C'est évidemment un sujet, mais l'autorité palestinienne,
16:55elle est grignotée, affaiblie par la situation des colonies en Cisjordanie aussi.
17:00Sujet qui n'est pas du tout évoqué par Donald Trump.
17:02Donc sur ces deux dimensions, de quelle part pour une autorité palestinienne
17:06libre de défendre les intérêts de son peuple ?
17:10Et de l'autre côté, la question des colonies,
17:12on est quand même dans le grand vide pour l'instant.
17:15Et que c'est vrai que cette vision de dire
17:16Donald Trump a sûrement d'autres choses à faire,
17:19mais Tony Blair, peut-être plus concrètement,
17:21viendrait prendre en main une forme de gestion exécutive
17:24de l'avenir de Gaza et plus largement des territoires palestiniens.
17:28Voilà, c'est quand même un petit peu singulier.
17:30Donc on est hors cadre onusien,
17:31on est hors cadre de ce qu'est habituellement la mobilisation de puissance.
17:38Quel rôle pour l'Egypte ? Quel rôle pour la Jordanie ?
17:39Quel rôle pour le Qatar ? Ça a été évoqué.
17:41C'est un vrai enjeu.
17:42Si c'est simplement les Occidentaux qui viennent mettre la main
17:44sur le devenir des territoires palestiniens,
17:48à un moment, ça va bloquer quand même.
17:49Vous avez évoqué l'Egypte, la France qui, avec l'Egypte,
17:51justement, veut organiser dans les prochaines semaines
17:53une conférence humanitaire sur Gaza.
17:55Emmanuel Macron vient de reparler de ce thème-là
17:57en disant que les opérations d'aide humanitaire
17:59avaient commencé.
18:00La France, là-dessus, peut-être un moteur, Stéphane Vernet ?
18:03Oui, clairement, mais moi, je reviens sur ce que vous aviez dit
18:06tout à l'heure, Dominique, et qui me paraît très juste.
18:09C'est qu'en fait, dans la démarche, on a Donald Trump
18:11qui est un deal-maker.
18:14Donc en fait, il fait des deals, il négocie, etc.
18:16Il est dans l'efficacité, alors que la France,
18:18dans sa diplomatie, s'est beaucoup placée
18:21sur le plan du droit international,
18:23les grandes déclarations.
18:24En fait, il faut les deux, et je pense que les deux
18:25se sont complétés
18:28et ont été concomitantes dans cette affaire.
18:31Moi, je pense que le point clé
18:32par rapport à ce qu'il faut reconnaître
18:34à Donald Trump, je pense que ce qui est essentiel,
18:37c'est qu'il a convaincu
18:37l'essentiel des pays du Moyen-Orient
18:41de ne plus soutenir le Hamas.
18:43Et je pense que ça, c'est déterminant,
18:44notamment par rapport au Qatar.
18:46Et je pense que la vraie rupture, elle est là.
18:48C'est-à-dire que le Hamas était affaibli militairement.
18:50S'il est isolé sur la scène internationale,
18:52s'il n'a plus de soutien,
18:54il va avoir du mal à tenir ses positions.
18:58À un moment, il va falloir qu'il lâche
19:00sur un certain nombre de choses.
19:01Et ça, je pense que c'est le point clé.
19:03Mais l'intervention de la France,
19:05notamment dans le fait de reconnaître
19:06l'existence d'un État palestinien.
19:09Et pas que la France.
19:11Il y avait le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie, etc.
19:14Vous avez un Benjamin Netanyahou
19:16qui, dès le début, déclare que finalement,
19:18ça n'a pas d'incidence,
19:21c'est pas important, etc.
19:22Mais quand on voit l'état de colère
19:26et de réaction qui ont été générés,
19:29je pense que ça lui posait problème.
19:30Et je pense aussi que ce type d'initiative
19:33a accéléré le processus
19:35et a convaincu aussi
19:37et a conduit un Donald Trump
19:39à s'engager plus avant.
19:41Je pense que tout est lié
19:44et qu'on est dans une situation
19:45où on peut arriver à quelque chose.
19:47Sur la question de l'autorité palestinienne,
19:49effectivement, c'est pas antinomique.
19:51Il faut qu'à un moment,
19:52il y ait une autorité palestinienne
19:53qui prenne le relais.
19:55Mais en attendant, on a besoin d'une transition.
19:56Cette autorité, ça ne peut pas être le Hamas.
19:58Et aujourd'hui, ce qui reste
19:59de l'ancienne autorité palestinienne,
20:01il n'y a plus rien, en fait.
20:03Il n'y a pas de légitimité,
20:04c'est très faible.
20:05Et donc, il y a quelque chose à reconstruire.
20:07Et en attendant de reconstruire
20:08et d'avoir une autorité palestinienne
20:12qui puisse prendre le relais,
20:14il faut bien trouver autre chose.
20:17Et pourquoi pas ?
20:19Pourquoi pas ce fameux board ?
20:20Pourquoi pas Tony Blair ?
20:23Le temps de reconstruire quelque chose.
20:25Dans l'autorité palestinienne
20:26qui était présente aujourd'hui en Égypte,
20:28il n'y avait pas, il faut le signaler,
20:29Benjamin Netanyahou, le premier ministre israélien,
20:31il n'y avait pas de représentant du Hamas,
20:33Alban Mikosi.
20:34Finalement, qui a fait la paix avec qui ?
20:36Donald Trump a avant tout fait de la communication.
20:39Il a obtenu un certain nombre de résultats,
20:42on en a parlé.
20:43Après, vous avez raison de dire que pour l'instant,
20:46c'était trop tôt, très clairement.
20:49Donald Trump a proposé à Benjamin Netanyahou de venir.
20:52Dans un premier temps, dans la matinée,
20:54on a cru qu'il viendrait.
20:55Puis, il y a une fête religieuse importante juive
20:58qui a fait en sorte que Benjamin Netanyahou ne puisse pas venir.
21:00Mais de toute façon, sa présence n'était pas souhaitée.
21:04Par exemple, Erdogan, le président turc,
21:06avait annoncé que si Netanyahou venait,
21:08il y repartait.
21:09Vous voyez, c'était un peu compliqué.
21:10Il avait intérêt à être dans l'alias israélienne aussi aujourd'hui.
21:13Voilà.
21:14On va dire que pour ce qui était possible aujourd'hui...
21:16Il était trop tôt pour avoir une photo,
21:17on va dire une poignée de main historique.
21:18Pour ce qui était fait aujourd'hui.
21:19Mais le pari de Donald Trump,
21:21on peut en dire un mot très rapide,
21:23c'est que la prospérité,
21:24ça c'est vraiment dans le plan,
21:25la prospérité économique engendrera la paix.
21:28Et ce soir, dans sa conférence de presse en Égypte,
21:30il a parlé beaucoup d'argent
21:31en disant que beaucoup de pays étaient prêts à investir
21:34et qu'investir amènerait la paix.
21:36On verra si c'est possible.
21:37Dominique Simonnet,
21:38Donald Trump, héros du jour en Israël,
21:40comment il est vu en Palestine ?
21:43Alors là, en Palestine,
21:46on voit aussi...
21:47C'est compliqué parce qu'on voit le soulagement
21:48aussi des Gazaouis
21:52qui souffrent sous les bombes
21:54depuis des années.
21:57Donc évidemment, il y a aussi un soulagement.
21:59Mais moi, je voudrais revenir sur votre question
22:01parce que c'est intéressant
22:03avec qui on a fait la paix.
22:04Je pense qu'on ne fait pas la paix
22:06avec un mouvement terroriste,
22:07de toute façon.
22:08Parce que son but,
22:09c'est un mouvement nihiliste.
22:12Il veut l'anéantissement d'Israël.
22:15Le Hamas, on ne peut pas faire la paix avec le Hamas.
22:18On n'a pas fait la paix
22:19avec le djihad islamique en Syrie.
22:22Donc la question,
22:24ce n'est pas de faire la paix avec quelqu'un,
22:25c'est de pacifier la région.
22:27Effectivement, la manière de Trump,
22:28c'est une manière de la rendre plus civilisée,
22:32de faire en sorte que les pays arabes,
22:35et on peut parler de l'accord d'Abraham,
22:37dont il a parlé abondamment à la Knesset
22:40et sans doute aussi en Égypte,
22:40pour pouvoir l'élargir,
22:44c'est-à-dire de rétablir une forme
22:46de commerce et d'économie
22:49entre les pays arabes
22:50qui puisse pacifier les choses.
22:53mais ça veut dire que le Hamas,
22:54oui, il doit être démilitarisé,
22:57il doit être écarté totalement.
23:00Et justement, moi,
23:01je suis quand même très sceptique
23:03sur l'autorité palestinienne.
23:05Je me souviens, il y a 20 ans,
23:08j'avais vu, j'étais avec Elie Wiesel en Jordanie,
23:11et il avait, c'était justement des prix Nobel
23:14de la paix qui étaient réunis,
23:15il avait réussi à faire venir
23:21Mahmoud Abbas à la dernière minute
23:23et Elmoud Ormet,
23:26qui était l'israélien,
23:28pour essayer de refaire démarrer
23:29le processus de paix.
23:30Ça fait 20 ans.
23:31Et Mahmoud Abbas,
23:33qu'est-ce qu'il a fait depuis ?
23:35Donc, l'autorité palestinienne,
23:36c'est comme vous le disiez,
23:37je suis totalement d'accord avec vous,
23:38c'est quand même très très faible
23:39et il faut s'appuyer sur d'autres choses.
23:41On attend, Médarsen.
23:42Si l'autre chose,
23:43c'est Marouane Barghouti
23:44qui est en prison,
23:45c'est vrai qu'au bout d'un moment,
23:46on peut avoir des interlocuteurs idéals,
23:48mais si on considère,
23:49et je pense que chacun est d'accord
23:50pour dire que le Hamas
23:50ne peut pas être un interlocuteur,
23:52que Marouane Barghouti,
23:53qui peut être une solution politique
23:54peut-être plus dynamisante
23:55pour le pays,
23:56est toujours en prison,
23:58au bout d'un moment,
23:58il faut quand même fonctionner
23:59avec ce qui existe.
24:01Si on discrédite aussi
24:02l'autorité palestinienne,
24:03au bout d'un moment,
24:03on a un espèce de pas de deux
24:05qui se réduit à Benjamin Netanyahou,
24:08dont on peut aussi s'interroger
24:09pour savoir s'il est l'homme
24:10qui peut construire la paix.
24:12C'était avec lui
24:12qu'il fallait obtenir le cessez-le-feu.
24:14Mais voilà,
24:14même si Donald Trump
24:15demande sa grâce au président Herzog
24:17sur les affaires intérieures,
24:18ça reste quelqu'un
24:18qui, du point de vue
24:19de la justice internationale,
24:20a quand même aujourd'hui
24:21un pédigré qui est équivalent
24:22à celui de Vladimir Poutine.
24:24Donc, chaque chose dans son temps,
24:25ce n'est pas le jour d'interroger,
24:26mais il va y avoir,
24:27et même dans la société israélienne,
24:29une fois que la liesse sera retombée,
24:30on va aussi retomber
24:31sur des dynamiques
24:32qui étaient celles
24:33d'avant le 7 octobre,
24:34où la personnalité
24:35et le rôle de Benjamin Netanyahou,
24:37on parlait du Qatar,
24:38du financement du Hamas,
24:39voilà, il y a quand même
24:40beaucoup de réalités
24:40qui restent des réalités,
24:42qui ne sont pas forcément
24:42l'actualité du jour.
24:44Mais voilà,
24:44est-ce que Benjamin Netanyahou
24:45est l'homme de la paix ?
24:46Je pense qu'il y a
24:47beaucoup de gens
24:47dans la société israélienne
24:48qui vont se poser la question.
24:49Vous avez prononcé le nom
24:50de Vladimir Poutine,
24:51le cessez-le-feu à Gaza
24:52donne un espoir pour la paix
24:53en Ukraine,
24:54a dit Volodymyr Zelensky
24:55aujourd'hui,
24:55qui annonce aussi
24:56se rendre à Washington
24:57dans les prochains jours.
24:59Est-ce que ce sera
24:59le prochain dossier prioritaire
25:01de Donald Trump ?
25:02Donald Trump,
25:02on a même parlé à la Knesset,
25:04mais on n'a pas bien compris
25:05ce qu'il voulait dire.
25:06Il a dit qu'on discutait longuement
25:12cette phrase que j'ai citée
25:14pour finir.
25:15Au Proche-Orient,
25:16celui qui ne croit pas
25:17au miracle n'est pas réaliste.
25:19C'est ce qu'avait dit
25:20David Ben-Gurion
25:21il y a 50 ans maintenant.
25:23Eh bien, après tout,
25:24ce qui s'est passé aujourd'hui
25:25permet sans aucune certitude
25:28de croire à un miracle.
25:29Voilà, peut-être un pas de plus.
25:30Et ça a permis à Donald Trump
25:31de sortir une nouvelle casquette.
25:32Je ne sais pas si vous l'avez vu.
25:33La nouvelle casquette.
25:34Président de la paix,
25:34toujours sur fond rouge.
25:35Voilà, on change le slogan,
25:37on garde la couleur.
25:38Merci Alban Mikosi
25:39d'être passé ce soir
25:40par les informés,
25:41grand reporter,
25:41on le rappelle à France Télévisions
25:43et spécialistes
25:43des questions internationales.
25:45Vous restez bien sûr avec nous
25:46Stéphane Vernet,
25:47Dominique Simonnet
25:48et Jonathan Boucher-Péterson.
25:49La suite, désinformer la seconde partie
25:51dans un instant.
25:52Il est 20h30.
25:5920h30 sur France Info,
26:00Emmanuel Langlois.
26:00La date est désormais connue.
26:02Nicolas Sarkozy sera incarcéré
26:04le mardi 21 octobre
26:06dans huit jours donc
26:07à la prison de la Santé à Paris.
26:09L'ancien chef de l'État
26:10qui purgera sa peine
26:11de 5 ans de prison ferme
26:12dans le dossier libyen.
26:14Il a passé cet après-midi
26:15moins d'une heure
26:16au tribunal judiciaire de Paris
26:17pour connaître
26:18la décision des magistrats.
26:20Lui avait été poignardé à mort
26:22par un de ses anciens élèves
26:23islamistes radicalisés.
26:25Deux ans, jour pour jour,
26:27après l'assassinat
26:28du professeur de lettres
26:29Dominique Bernard,
26:30un square à son nom
26:31a été inauguré aujourd'hui
26:33à Arras, dans le Nord,
26:34en présence de plusieurs centaines
26:36de personnes.
26:37A l'étranger,
26:39ces deux nouveaux corps d'otages
26:40remis par le Hamas
26:41à l'armée israélienne
26:42ce soir via la Croix-Rouge
26:43annonce de l'État hébreu
26:45le Hamas qui retient toujours
26:46les dépouilles de 24 autres otages
26:48qu'il a accepté de restituer
26:50à Israël
26:51dans le cadre
26:51de l'accord de cesser le feu
26:53négocié sous l'Égypte
26:54des États-Unis.
26:55Donald Trump vient d'ailleurs
26:56de quitter l'Égypte
26:57après ce sommet sur Gaza.
26:59Après plus de deux ans
27:00aux mains du Hamas,
27:01les 20 derniers otages israéliens
27:02vivants ont été retrouvés
27:04ce matin le solde
27:05de l'État hébreu
27:06en échange de près
27:06de 2000 prisonniers palestiniens.
27:09Joie et bonheur partagés
27:10de voir le cesser le feu
27:11respecter les otages libérés
27:13des opérations d'aide humanitaire
27:14qui ont commencé
27:15à lancer tout à l'heure
27:16Emmanuel Macron
27:17depuis l'Égypte
27:18avant de reprendre son avion.
27:21Et puis à la veille
27:21de la présentation du budget,
27:23du projet de budget en France,
27:25sur lequel son gouvernement
27:26joue sa survie.
27:27Sébastien Lecornu
27:28lui a jugé indispensable
27:29de respecter l'augmentation
27:31prévue du budget militaire
27:32pour faire face
27:33à la menace russe
27:34et au durcissement du monde.
27:35Le Premier ministre
27:36qui a par ailleurs
27:37appelé cet après-midi
27:38ses ministres
27:38à la sobriété
27:39et à l'humilité.
27:41Un mot du football,
27:43de football,
27:43l'équipe de France
27:44en déplacement en Islande
27:45ce soir,
27:46les Bleus
27:46qui avaient effectué
27:47déjà un grand pas
27:48vers la qualification
27:49pour le Mondial 2026
27:50en battant logiquement
27:51l'Azerbaïdjan
27:52il y a trois jours.
27:53Mais Kylian Mbappé
27:54cette fois est blessé
27:55à la cheville.
27:56Il est forfait.
27:56Le match c'est à partir
27:57de 20h45 tout à l'heure.
28:01France Info
28:02Et bienvenue
28:09si vous nous rejoignez
28:11dans les informés
28:12avec ce soir
28:13dans le studio
28:13de France Info
28:14Stéphane Vernet
28:15éditorialiste politique
28:16et rédacteur en chef
28:17délégué du journal
28:18Ouest France
28:19le bureau parisien
28:21Dominique Simonnet
28:21écrivain et journaliste
28:23Jonathan Boucher-Peterson
28:24éditorialiste politique
28:26à Libération
28:26nous rejoigne
28:27à l'instant
28:28Corine Laïc
28:29Bonsoir Corine
28:30Journaliste à l'opinion
28:32et Rachel Guérabal-Garcel
28:33Bonsoir Rachel
28:34Journaliste politique
28:35on vous lit chaque semaine
28:36grâce à votre newsletter
28:38Blocs et Partis
28:39ou Blocs et Partis
28:40vous n'avez pas encore
28:41tranché
28:41sur la prononciation
28:43ce qu'on peut lire
28:43dans le premier épisode
28:45Nous entendions
28:45Emmanuel Macron
28:46il y a un instant
28:47le président
28:48qui depuis l'Egypte
28:49a commenté ce matin
28:50la situation politique
28:51en France
28:51se présentant
28:52comme garant de la stabilité
28:54face à certaines forces politiques
28:55qu'il juge
28:56seuls responsables
28:57je cite
28:58de ce désordre
28:59le chef de l'Etat
28:59qui sera présent demain
29:01à 10h à l'Elysée
29:02pour le premier conseil
29:03des ministres
29:03du nouveau gouvernement
29:04le gouvernement
29:05Lecornu 2
29:06dont les nouveaux membres
29:07ont fait connaissance
29:08aujourd'hui
29:08lors d'une réunion
29:09à Matignon
29:10autour du premier ministre
29:11Notre seul objectif
29:14et seule mission
29:15est évidemment
29:17de surpasser
29:18de dépasser
29:19cette crise politique
29:20dans laquelle
29:21nous nous trouvons
29:22et qui sidère
29:23une partie de nos concitoyennes
29:24de nos concitoyens
29:25qui peut aussi sidérer
29:26une partie du monde
29:27qui nous regarde
29:28et sur lequel
29:28la responsabilité
29:29qui est la vôtre
29:30qui est la mienne
29:30qui est la nôtre
29:31devant le pays
29:31et un peu peut-être
29:33devant l'histoire
29:33toutes choses égales
29:34par ailleurs
29:34mérite évidemment
29:36un engagement
29:36de chaque instant
29:37La seule mission
29:38à surpasser
29:38la crise politique
29:39dit Sébastien Lecornu
29:40en sous-texte
29:41Corinne Laïc
29:41il faut comprendre
29:42s'il vous plaît
29:43ne me censurez pas
29:44tout de suite
29:44Je trouve que Sébastien Lecornu
29:46a découvert
29:48enfin a mis à jour
29:49quelque chose de plus fort
29:50que le dépassement
29:51qui est le surpassement
29:52C'est-à-dire ?
29:54C'est le dépassement
29:55au carré
29:56Non c'est-à-dire
29:57qu'en fait
29:58il partage l'analyse
29:59d'Emmanuel Macron
29:59qui est que
30:00la crise actuelle
30:01est une crise parlementaire
30:03née le 8 septembre
30:05après le vote
30:06de défiance
30:06de François Béroux
30:07ça veut dire
30:08qu'avant
30:09entre le 9
30:10entre le 9 juin
30:122024
30:12et le 8 septembre
30:14il s'est absolument
30:14rien passé
30:15le pays était
30:16absolument calme
30:17donc il fait reporter
30:18la responsabilité
30:19sur le Parlement
30:20et demain
30:20cette responsabilité
30:21va jouer un plein
30:22puisque Sébastien Lecornu
30:24prononce une déclaration
30:25de politique générale
30:26qui va être extrêmement importante
30:28parce qu'elle va conditionner
30:29les prises de position
30:30des différentes parties
30:31et en particulier
30:32celle du parti socialiste
30:33et là je trouvais
30:34que Sébastien Lecornu
30:35utilise des mots
30:36qui sont très adaptés
30:38à la situation
30:39les mots de
30:40il faut qu'on soit humble
30:41il faut répondre
30:44à la sidération
30:44parce qu'il a bien compris
30:45que l'opinion
30:46était dans un état
30:48l'opinion française
30:49et l'opinion mondiale
30:50et donc il s'adresse à elle
30:51parce qu'il a bien compris
30:52que se jouent énormément de choses
30:53et cette fameuse stabilité
30:55dont le président
30:57a été le premier
30:58que le premier président
30:59a été le premier
31:00à remettre en question
31:01et qui se joue demain
31:02au Parlement à nouveau
31:03c'est ce qu'il répète
31:04d'ailleurs
31:04Rachel Guérabel-Carsel
31:05ce côté assez gravité
31:07enfin la gravité
31:08de la situation
31:09en même temps
31:09en disant que voilà
31:10que si les choses
31:11ne sont plus réunies
31:13les conditions
31:13il s'en ira
31:14et que ce n'est pas
31:15un problème
31:15on le voit beaucoup
31:16d'ailleurs
31:16on l'entend beaucoup
31:17par rapport à ses débuts
31:19Oui
31:19bon
31:20qu'il reconnaisse
31:21la gravité de la situation
31:22ça me paraît être
31:23un minimum requis
31:25moi j'ai été plus surprise
31:27par contre
31:28dans sa déclaration
31:29face au ministre
31:30par le fait
31:31qu'il ne revendique pas
31:32de solidarité gouvernementale
31:35il dit que
31:36ce doit être
31:37des hommes et des femmes
31:38libres
31:38et je trouve que
31:40c'est quand même
31:40un peu mauvais signe
31:42même si
31:42il faut noter quand même
31:43et je trouve que
31:44c'est pas rien
31:44il a réussi
31:45à nommé un gouvernement
31:47qui
31:48entre guillemets
31:49tient la route
31:50enfin je veux dire
31:50je pense que c'est pas
31:51si évident que ça
31:52de rentrer dans ce gouvernement-là
31:54avec l'espérance de vie
31:55peut-être très courte
31:56il l'aura dit d'ailleurs
31:57il l'aura dit
31:57merci d'être là
31:58certes
31:59la plupart des
32:00des prises
32:01dans la société civile
32:03comme on l'appelle
32:04sont des gens
32:04qui ont
32:05entre guillemets
32:06terminé leur carrière
32:07donc le risque est limité
32:08mais quand même
32:09il y a un risque d'image
32:10c'est pas tout à fait
32:11négligeable
32:12néanmoins
32:13voilà
32:14j'ai l'impression
32:15que par sa déclaration
32:16un peu comme le président
32:18de la république
32:19Sébastien Lecornu
32:20il renonce un peu
32:21à faire de la politique
32:22j'ai l'impression
32:23il n'y a pas que
32:23qu'il renonce à faire
32:24de la politique
32:24dans cette crise-là
32:25mais on ne résoudra pas
32:28cette crise
32:30en disant
32:31finalement je peux
32:31m'absent
32:32comment dire
32:33me dispenser
32:34d'un programme politique
32:36même faible
32:37puisqu'il n'a pas
32:38de majorité
32:39pour faire passer
32:39de grands programmes
32:40ni de solidarité
32:41gouvernementale
32:42vous voyez un renoncement
32:43aussi
32:43Jonathan Boucher-Pétersen
32:45les partisans
32:46pourront effectivement
32:47reprendre ces mots
32:48d'humilité
32:49mais c'est vrai
32:49qu'au bout d'un moment
32:50il faut quand même
32:51mettre quelque chose
32:51sur la table
32:52alors si le seul programme
32:53c'est de se sauver
32:54bon ça finit par être
32:56pas très intéressant
32:57pas très enthousiasmant
32:57et pas très haut niveau
32:58donc après
32:59c'est aussi l'idée
33:00de dire
33:01laissez-nous avancer
33:01un peu
33:02avant que tout ça
33:03se termine
33:03avancer pour faire quoi
33:04avancer avec qui
33:05parfois dans la politique
33:06il faut prendre son risque
33:08d'une certaine manière
33:09donc là je comprends
33:09que le côté
33:10le moins on en dit
33:10le moins on braque
33:11mais demain
33:12voilà ce qu'on appelle
33:13l'ambiguïté stratégique
33:14qui est souvent saluée
33:15comme étant un exercice
33:17vraiment très subtil
33:18demain il va falloir
33:19qu'il soit assez cash
33:20en fait
33:20il va falloir qu'on sache
33:21où il va
33:22est-ce qu'ils ont fini
33:24par trancher
33:24pour savoir sur qui
33:25ils essayaient de s'appuyer
33:27ça veut pas dire
33:27que c'est pas friable
33:28dans les alliés potentiels
33:29il y a évidemment
33:30une responsabilité
33:31d'un certain nombre
33:32d'acteurs parlementaires
33:32j'entendais Corinne Laïck
33:33dans une autre émission
33:34et je trouve ça pas été
33:35beaucoup dit
33:36mais pointer les présidents
33:37de l'Assemblée et du Sénat
33:39en disant que dans ce moment
33:40qui devait être
33:41une bascule parlementariste
33:42on a quand même eu
33:43des espèces de spectateurs
33:44d'un spectacle
33:45qui s'amusait à commenter
33:46en disant il est navrant
33:47en fait le pouvoir est vide
33:48puisqu'Emmanuel Macron
33:49ne peut plus l'exercer
33:50mais ceux qui pourraient
33:51ceux qui devraient le faire
33:52il y a le point de pivé
33:53Gérard Larcher
33:54n'ont pris aucune initiative
33:55pour favoriser un accord politique
33:57oui
33:57mais parce qu'en fait
33:58tout le monde s'en
33:58enfin en fait
33:59le regard des français
34:01je pense que c'est
34:01une forme d'inquiétude
34:03et en même temps
34:03on finit par se dire
34:05que chacun s'en satisfait
34:06et que l'enjeu aujourd'hui
34:07est juste de déterminer
34:08qui est le plus coupable
34:09de la situation
34:10là c'est clairement
34:11l'idée du mystique rire
34:12Emmanuel Macron
34:13dans le déni total
34:13en disant
34:14voilà moi je voulais
34:15la clarification
34:15ça n'a pas été compris
34:16et après regarder
34:17la chienlit
34:18dans laquelle nous ont mis
34:18les partis politiques
34:20je pense que
34:21quand on regarde
34:22les études d'opinion
34:22c'était à peu près
34:23audible ce discours
34:25il y a quelques mois
34:26et qu'aujourd'hui
34:27le focus
34:28sur la responsabilité
34:29du président de la république
34:30elle est très largement
34:32crantée dans l'opinion
34:32Stéphane Vernet
34:33pour ceux qui ont du mal
34:34à suivre tous les épisodes
34:36de cette folle saga
34:37parce que tout ça
34:38va quand même
34:39assez vite
34:40de domination de gouvernement
34:41en seulement une semaine
34:43qu'est-ce qui va se jouer
34:44demain
34:45à l'Assemblée
34:46lors de cette déclaration ?
34:47écoutez moi je crois
34:48que c'est très simple
34:48je suis peut-être
34:49une vision très simpliste
34:50des choses
34:51mais je pense que
34:51Sébastien Lecornu
34:53n'a pas d'autre choix
34:54que d'annoncer
34:55qu'il va suspendre
34:56la réforme des retraites
34:57point
34:58s'il ne le fait pas
34:59dans son discours
34:59de politique générale
35:00qu'est-ce qui se passe ?
35:01vous avez les partis socialistes
35:03qui se réunissent après
35:04et qui va décider
35:04de déposer sa propre
35:05motion de censure
35:06il y a déjà celle du LFI
35:07il y a déjà celle du RN
35:08ça c'est normal
35:10c'était attendu
35:10s'ils sont à 3
35:12donc il y aura
35:13examen et vote
35:15des motions de censure
35:17combinées jeudi
35:18ça se fera jeudi
35:19et
35:20s'il y en a 3
35:21et
35:22s'il y en a 3
35:23le gouvernement
35:24le gouvernement
35:25Lecornu 2
35:26sera censuré
35:27moi je pense
35:28qu'il n'a vraiment
35:29pas d'autre choix
35:30que d'avoir des engagements
35:31très forts
35:32et de tendre la main
35:33au parti socialiste
35:34pour éviter
35:34pour obtenir
35:35une non-censure
35:36du parti socialiste
35:37s'il y arrive
35:37il va fâcher
35:38et s'il y arrive
35:39en annonçant des choses
35:41fortes concernant
35:42la réforme des retraites
35:43il va fâcher son camp
35:44beaucoup
35:46mais son camp
35:47ne votera pas
35:48à la censure
35:49parce que
35:49là où il a raison
35:51Sébastien Lecornu
35:52c'est quand il dit
35:52vous avez une majorité
35:54à l'Assemblée Nationale
35:55de députés
35:56qui ne veulent pas
35:57qu'il y ait
35:57une nouvelle dissolution
35:58ça c'est vrai
35:59et donc vous avez
36:00un certain nombre de gens
36:00qui à mon avis
36:01peuvent avaler leur chapeau
36:03en se disant
36:04on n'est pas d'accord
36:05avec une suspension
36:06de la réforme des retraites
36:07mais
36:08pour avoir un budget
36:09pour ne pas retourner
36:10aux urnes
36:11c'est-à-dire
36:11pour ne pas avoir
36:12de nouvelles élections
36:13anticipées
36:13qui verront
36:15le Rassemblement National
36:16progresser
36:17de manière très forte
36:18je pense que
36:19ça peut passer
36:20la question
36:21Sébastien Lecornu
36:23il peut le faire demain
36:24à une seule condition
36:25c'est qu'il ait
36:26réellement
36:27une carte blanche
36:28de la part d'Emmanuel Macron
36:29pour gouverner
36:30et surtout
36:30il y a suspension
36:32et suspension
36:32alors je ne veux pas
36:33rentrer trop
36:33dans les détails techniques
36:34mais je pense que
36:35les socialistes
36:36vont écouter
36:36et regarder ça
36:37de très près
36:37il faut que le contenu
36:41soit défini
36:41il y a deux choses
36:42il y a l'âge légal
36:44qui peut être suspendu
36:45et il y a
36:46l'augmentation
36:47de la durée
36:48de costisation
36:48qui peut être
36:50aussi suspendu
36:51et la question
36:51c'est de savoir
36:51si c'est une vraie suspension
36:52c'est-à-dire
36:53on arrête
36:53pendant un certain temps
36:54on appuie sur pause
36:55et puis après
36:56on met ça au pot
36:57des élections présidentielles
36:58et on repart éventuellement après
36:59ou alors
37:00c'en est fini de fini
37:01et ça c'est vraiment pas
37:03la même chose
37:04et les socialistes
37:06sont plus royalistes
37:07que la CFDT
37:07parce que la CFDT
37:08demande seulement
37:09la suspension
37:10de l'âge légal
37:11les socialistes
37:12veulent les deux mesures
37:13ça fait
37:14évidemment
37:14le manque à gagner
37:15est beaucoup plus important
37:16et je pense
37:17que Sébastien Lecornu
37:18sera attendu vraiment
37:19aux mots prêts
37:20et aux détails
37:21qu'il donnera demain
37:22Dominique Simanet
37:23Oui je pense
37:24il n'y a pas que la réforme
37:27des retraites
37:27dans ce pays
37:29quand même
37:29l'économie
37:30et la France
37:31c'est autre chose
37:32que c'est très important
37:34C'est au coeur
37:34de la bataille politique
37:36La censure
37:37c'est la retraite
37:37Le point de fixation
37:38et l'obsession
37:39que ça occupe
37:44maintenant
37:45dans la politique française
37:46je pense qu'il y a
37:46beaucoup de français
37:47aussi qui disent
37:47on va bien trouver
37:48une solution
37:49pour les retraites
37:49c'est pas possible
37:50cette histoire
37:50ils vont pas continuer
37:51comme ça
37:52pendant des années
37:52et des années
37:53et donc ce que
37:54les français attendent
37:55enfin je parle au nom
37:56des français
37:56mais j'en sais rien
37:57mais en tout cas
37:57je pense qu'il y a
37:59une majorité de français
38:00qui veulent que les hommes
38:00politiques soient responsables
38:02c'est à dire
38:02qu'ils acceptent
38:04que la réalité
38:06d'un parlement
38:07qui est émiété
38:08c'est qu'on n'est plus
38:09dans un système bipartite
38:10et que donc
38:11il faut trouver
38:12un certain nombre
38:13de compromis
38:15et là on voit
38:15des élus
38:16qui disent
38:17oui c'est une crise politique
38:18etc.
38:19mais qui sans arrêt
38:20réagissent
38:21ont des réactions
38:22extrêmement politiciennes
38:24avec des calculs
38:25etc.
38:25Donc la vraie question
38:27pour moi
38:28est-ce qu'il y a assez
38:29parce qu'on est
38:30dans une société
38:31comme aux Etats-Unis
38:31d'ailleurs on le voit pareil
38:32qui est très polarisée
38:33c'est un effet
38:34de centrifugeuge
38:35avec une radicalisation
38:37des opinions
38:37vers les extrêmes
38:38est-ce qu'il y a assez
38:39de gens au milieu
38:40est-ce qu'il y a assez
38:40de gens au milieu
38:41dans cet espace démocratique
38:43pour pouvoir
38:43au milieu
38:45après 8 ans de macronisme
38:46on se dit qu'il y en a plus
38:47à l'extérieur
38:47que dans le milieu
38:48non mais je veux dire
38:49le milieu c'est pas forcément
38:50les macronistes
38:50le milieu c'est pas
38:51les fanatiques
38:52c'est pas les extrémistes
38:53j'ai peur que ce soit déjà
38:54un discours un peu extrémiste
38:55en fait de qualifier
38:56autant de gens
38:56d'extrémistes
38:57est-ce qu'il y a assez
38:58de gens qui prennent
38:59leurs responsabilités
38:59au sérieux
39:00et élus députés
39:01et qui peuvent se dire
39:02moi je peux quand même
39:03discuter
39:03sur cette culture
39:04du compromis
39:05on l'entend ce mot
39:07depuis plus d'un an
39:08presque un an et demi
39:09depuis la dissolution
39:10en disant
39:11finalement il faudrait
39:12trouver des compromis
39:12on parle à chaque fois
39:13de nos voisins
39:14les allemands
39:15notamment en se disant
39:16est-ce qu'on a en France
39:17cette culture
39:18visiblement pas pour l'instant
39:19oui après il y a
39:21un refuge derrière
39:22ce mot là
39:23c'est à dire que
39:23tout le monde dit
39:24trouvons les compromis
39:25mettons-nous autour de la table
39:26on peut bien trouver
39:27trois ou quatre sujets
39:28consensuels
39:29mais non c'est pas vrai
39:30ça se passe pas comme ça
39:30c'est un travail
39:32beaucoup plus exigeant
39:33le compromis
39:34et peut-être qu'aujourd'hui
39:36effectivement on a oublié
39:37ce que c'était
39:38mais je pense qu'il faut
39:40entamer le chemin
39:41et ça sera difficile
39:42ce sera pénible
39:43ça l'est déjà un petit peu
39:45mais je vois pas pourquoi
39:47on serait fondamentalement
39:48différent de nos voisins
39:49mais je voulais revenir
39:50sur le terme
39:52de crise parlementaire
39:53qui est effectivement
39:54choisi par le Premier ministre
39:55et le Président de la République
39:56une des preuves
39:57que c'est pas d'abord
39:58une crise parlementaire
39:59c'est les retraites
40:00justement
40:00si demain il y avait
40:01vraiment un vote
40:02ce serait pas la suspension
40:03des retraites
40:04que voteraient la semaine
40:05c'est l'abrogation
40:07de la réforme des retards
40:07non
40:08c'est déjà un compromis
40:10c'est un peu ce que disent
40:11les insoumis au socialisme
40:12enfin nous avons une majorité
40:13pour l'abrogation
40:14pourquoi vous demandez
40:15donc la suspension
40:16donc c'est bien la preuve
40:18que une partie
40:19substantielle
40:21du problème
40:22du blocage
40:23en tout cas
40:23se trouve dans l'exécutif
40:24là Sébastien Lecornu
40:25il la joue modeste
40:26et à mon avis il a raison
40:27mais il y a un jeu de rôle aussi
40:29quand il dit
40:29au fond
40:30notamment quand il dit
40:32qu'il ne recourra pas
40:33au 49-3
40:33d'une certaine manière
40:34il a l'air de s'en remettre
40:35au Parlement
40:35mais je rappelle
40:37que le gouvernement
40:37a des tas d'autres
40:39outils constitutionnels
40:40pour tendre
40:40le bras de l'Assemblée
40:42c'est pour ça que le texte
40:44le texte de base
40:45du gouvernement
40:46sur le budget
40:47il a une importance décisive
40:49parce que c'est pas vrai
40:50que les parlementaires
40:51ni les députés
40:51ni les sénateurs
40:52n'ont les mains libres
40:53pour complètement modifier
40:55le texte
40:56c'est pour ça
40:56que si on a l'objectif
41:00de la stabilité
41:01le pire ennemi
41:02de la stabilité
41:03aujourd'hui
41:03c'est la continuité
41:04c'est quand même
41:05ce qui s'impose
41:06donc c'est vrai
41:07qu'il y a une responsabilité
41:08de Sébastien Lecornu
41:09à mettre sur la table
41:10quelque chose
41:10qui montre
41:11qu'il a tenu compte
41:12du fait que la situation
41:13politique n'est plus la même
41:14je suis d'accord
41:15sur le fait
41:15que se focaliser
41:16à ce point là
41:17et de façon exclusive
41:18sur la question des retraites
41:19je pense même
41:20que c'est même pas sûr
41:21que ce soit suffisant
41:22pour des socialistes
41:23aujourd'hui
41:23parce qu'aujourd'hui
41:24le champ médiatique
41:25s'est rétréci
41:26sur cette question des retraites
41:27c'est juste un début
41:28les retraites
41:29c'est la condition
41:29comme la décision
41:30va devoir être faite
41:31assez vite
41:32la réforme des retraites
41:33et la confirmation
41:35du non-recours
41:35au 49-3
41:36mais s'il n'y a pas
41:37sur le plan fiscal
41:38par exemple
41:38quelque chose de très clair
41:40qui est mis sur la table
41:40parce que si on prend
41:41l'opinion en disant
41:42voilà le compromis
41:43on pourrait aussi se dire
41:44la réforme des retraites
41:45il y a une majorité
41:46effectivement pour l'abrogation
41:47je rappelle que
41:48chez les sympathisants
41:49Renaissance
41:50on est à 92%
41:52pour la taxe Zuckmann
41:53donc au bout d'un moment
41:53il faut quand même
41:54simplement
41:54on ne leur dit pas
41:55de devenir gauchiste
41:56mais simplement
41:57d'être en phase
41:58avec l'électorat
42:00au moins sur cette demande
42:01de justice fiscale
42:01donc il y a
42:02la pratique démocratique
42:03il y a la justice fiscale
42:05et il y a ce totem
42:07voilà
42:07mais c'est devenu un totem
42:08parce que ça a été imposé
42:09au forceps
42:10sans vote
42:10contre la rue
42:11contre les partenaires sociaux
42:12donc au bout d'un moment
42:13c'est un peu le boomerang
42:14assez légitime
42:16il y a peut-être des méthodes
42:17de négociation
42:18où vous mettez de côté
42:19le ce qui fâche
42:22oui on suspend
42:22et puis on essaye
42:24de discuter
42:25sur l'essentiel
42:26et sur d'autres choses
42:26c'est-à-dire
42:27sur le budget
42:28sur un certain nombre
42:29d'autres choses
42:30tous les pays européens
42:31fonctionnent
42:31enfin pas tous
42:32mais un grand nombre
42:32de pays européens
42:34fonctionnent comme ça
42:35je veux dire
42:36quand vous
42:36mais vous savez
42:38que ce n'est pas
42:38les mêmes institutions
42:39quand même
42:39moi je veux bien
42:40qu'on dise
42:40il suffit juste
42:41de faire comme les autres
42:42mais si on fait
42:43de la proportionnelle
42:43et qu'on devienne
42:44je parle pas de l'élection
42:45je parle du parlement
42:46moi aussi je parle du parlement
42:47la proportionnelle
42:48c'est pour le parlement
42:48il n'y a aucune raison
42:50que le parti socialiste
42:51et l'ER
42:52n'arrivent pas
42:52à trouver des points d'entente
42:53sur un certain nombre
42:54moi je pense qu'il n'y a aucune raison
42:55pour qu'il n'y arrive pas
42:56pour l'instant
42:56il n'y arrive pas
42:57Stéphane Verneig
42:58moi j'ai cité les retraites
42:59pourquoi ?
42:59parce qu'en fait
43:00les socialistes
43:00mettent 4 points
43:01très clairs sur la table
43:02le fait de renoncer au 49-3
43:04ça Sébastien Lecornu
43:05avait déjà dit
43:06j'y renonce
43:06il y renoncera
43:07c'est plus un problème
43:08il y a des mesures
43:10en faveur du pouvoir d'achat
43:12qui sont demandées
43:12ça je pense que
43:14tout le monde est d'accord
43:15et il y aura moyen
43:15de trouver des compromis
43:16là-dessus
43:17assez facilement
43:18des mesures de justice fiscale
43:20tout le monde est d'accord
43:21pour trouver des mesures
43:22de justice fiscale
43:23c'est juste que
43:23ils ne sont pas d'accord
43:25sur quelles mesures
43:25mettre en place ou pas
43:26la taxe Zuckman
43:27en fait
43:28la droite
43:30le bloc central
43:30n'en veulent pas du tout
43:31mais ils peuvent trouver
43:32autre chose
43:33et en fait
43:34pourquoi j'ai parlé
43:36des retraites
43:37parce que c'est
43:37ce qui sera
43:38le plus difficile
43:39à négocier
43:40et à envisager
43:42c'est bien
43:43cette suspension
43:44de la réforme des retraites
43:45et Corinne Laïc
43:46a totalement raison
43:46c'est-à-dire que
43:47plus ce truc
43:49s'est embourbé
43:49plus ça a duré
43:50et ça n'a que trop duré
43:52plus tout le monde
43:53s'est radicalisé
43:54et a fait monter
43:54les enchères
43:55dans ses demandes
43:56au départ
43:57moi je pense
43:58que les socialistes
43:59effectivement
43:59auraient pu se satisfaire
44:01d'une suspension
44:02toute simple
44:03le président de la république
44:04a reçu
44:05les chefs de parti
44:05vendredi
44:07hors LFI
44:08et hors RN
44:09en disant
44:10on peut faire
44:11une pause
44:12où on peut ralentir
44:15l'application
44:16de la réforme
44:17des retraites
44:17bornes
44:18en 2026
44:19et les socialistes
44:20aujourd'hui
44:20disent très clairement
44:21pas du tout
44:22nous ce qu'on veut
44:22c'est une suspension
44:23une vraie suspension
44:25et une suspension totale
44:26et encore une fois
44:27je pense que
44:28si Sébastien Lecornu
44:29ne va pas dans ce sens-là
44:31très clairement
44:31demain
44:32on aura une motion
44:34de censure
44:34son gouvernement
44:34tombe
44:35et là on va avoir
44:36un certain nombre
44:36de problèmes
44:36parce que si son gouvernement
44:38tombe
44:38même sans parler
44:39de dissolution
44:39on n'a plus de budget
44:40dans les temps
44:41l'année dernière
44:42le fait de ne pas avoir
44:43de budget dans les temps
44:43ça a coûté quand même
44:4415 milliards d'euros
44:45à la France
44:46en fait
44:46donc il y a un moment
44:47il faut aussi
44:48revenir à un certain
44:49nombre de réalités
44:50s'il y a une dissolution
44:52c'est pareil
44:53il n'y a plus de parlement
44:54au moins pendant un mois
44:55jusqu'à fin novembre
44:57début décembre
44:58c'est pareil
44:59on prend un retard considérable
45:00ça coûte extrêmement cher
45:01et là on va vraiment avoir
45:04on va au devant
45:05de vrais très gros problèmes
45:06donc à un moment
45:07soyons un peu raisonnables
45:09vous avez parlé Stéphane du RN
45:10le Rassemblement National
45:11qui a donc déjà déposé
45:12une motion de censure
45:13Jordan Bardella
45:13son président estime
45:14que le PS
45:15est en train
45:16de se faire acheter
45:17et dénonce
45:17une forme de cynisme
45:18de monsieur Macron
45:21et de ses amis
45:22et de la part
45:23du parti socialiste
45:24qui magouille
45:25depuis plusieurs jours
45:26dans les couloirs
45:27de Matignon
45:27pour essayer
45:29de se faire acheter
45:30et ne pas voter
45:32la censure
45:33dans quelques jours
45:33Jordan Bardella
45:34ce matin sur TF1
45:36Corinne Laïque
45:36c'est le retour
45:37chez le RN
45:37du discours
45:38ce qu'on appelait
45:39l'UMPS à l'époque
45:41oui
45:41c'est pas le discours
45:43de l'UMPS
45:43c'est le discours
45:44inverse presque
45:45c'est à dire
45:45que ce sont
45:46les deux bouts
45:47de l'omelette
45:47pour reprendre
45:48la terminologie
45:49d'Alain Juppé
45:49c'est à dire
45:50le RN et LFI
45:51qui sont les plus cohérents
45:53parce qu'ils sont
45:53constants dans leurs demandes
45:55parce qu'ils veulent
45:56la même chose
45:56qu'ils ne changent pas d'avis
45:57et qu'ils n'essayent
45:59absolument pas
46:00de discuter
46:01avec le pouvoir
46:02en place
46:02et on touche du doigt
46:04un sujet
46:05qui me paraît
46:05très français
46:06c'est qu'en France
46:07et c'est pour ça
46:08qu'on n'a pas
46:08la même culture
46:09les mêmes institutions
46:10et la même pratique
46:10que les pays européens
46:11le compromis
46:12ressemble
46:13à de la compromission
46:14et d'une certaine manière
46:16c'est ce que Jordan Bardella
46:17vient de dire
46:17qu'il faut rester
46:18pur et entier
46:19et c'est
46:21tout mon programme
46:22tout mon programme
46:23rien que mon programme
46:24et rien d'autre
46:25alors que justement
46:26les circonstances actuelles
46:27devraient se prêter
46:28au compromis
46:28alors c'est vrai
46:29que le compromis
46:30si c'est le jugement
46:30de Salomon
46:31je coupe l'enfant en deux
46:32ça va pas
46:33mais est-ce qu'il n'est pas possible
46:35de trouver
46:35des compromis intelligents
46:37c'est la question
46:38qui est posée
46:38je voudrais juste
46:39dire une petite chose
46:39sur les retraites
46:40c'est que
46:41la revendication
46:43des retraites
46:43n'était pas
46:45à l'origine
46:45dans le contre-projet
46:46que les socialistes
46:47ont présenté à Blois
46:48à la fin du mois d'août
46:49mais quand ils ont vu
46:50que les syndicats
46:51le mettaient
46:51dans leur revendication
46:52du 18 septembre
46:53ils l'ont rajouté
46:54ce qui montre
46:55que tous ces sujets
46:56sont vraiment
46:57à géométrie variable
46:58et qu'on est vraiment
46:59dans une espèce de jeu
47:00d'enchaire montante
47:01ou descendante
47:02suivant les moments
47:03Rachel Garaval-Carsel
47:04à propos du PS
47:05on va dire que
47:06s'il vote la censure
47:07il aura la responsabilité
47:09mais c'est son choix
47:10de faire tomber
47:10le gouvernement
47:11s'il ne le fait pas
47:12il sera critiqué
47:13justement aussi
47:14par LFI
47:14notamment
47:15qui le considère déjà
47:16en grande partie
47:17comme un parti traître
47:18depuis le début
47:20la position du parti socialiste
47:21elle n'est pas facile
47:22elle est difficile
47:23parce que
47:24repose un peu
47:25sur eux
47:26un peu
47:27tous les espoirs
47:28de compromis
47:30pour éviter
47:31une censure
47:33alors
47:33pas tellement
47:34du temps de Michel Barnier
47:35il y a eu quand même
47:36très peu de négociations
47:37et c'est sans doute lui
47:39qui a le plus regardé
47:40du côté du RN
47:41beaucoup
47:42pour le budget
47:43François Bayrou
47:44au début de l'année
47:44donc là
47:45exclusivement
47:46puisque tous les autres
47:47tous les autres
47:48ont déjà annoncé
47:49une censure
47:50donc effectivement
47:51les regards sont
47:52braqués sur eux
47:53les socialistes
47:55je pense qu'ils ont encore
47:57les cartes en main
47:58dans le sens où
47:59il y a quand même
48:00une partie de l'opinion
48:01qui est derrière eux
48:02on ne fait pas grief
48:04aux oppositions
48:05de ne pas avoir voté
48:06la confiance à François Bayrou
48:07ce qui n'était pas le cas
48:08pour la censure
48:09de Michel Barnier
48:10néanmoins
48:11ça ça peut s'amenuiser
48:13très vite
48:13à mesure
48:14qu'on se rapproche
48:15du mois de décembre
48:16et donc de la possibilité
48:17de ne pas avoir
48:18un budget
48:19à la fin
48:19donc très difficile
48:21à savoir
48:22quelles seront
48:22les conséquences
48:23est-ce que le parti
48:24socialiste
48:24a plus à gagner
48:25à jouer la respectabilité
48:27et donc avoir un accord
48:28même peut-être
48:29un mauvais accord
48:30ou est-ce qu'il a plus
48:31à gagner
48:32dans une éventuelle
48:33campagne électorale
48:34qui pourrait peut-être
48:35se jouer quand même
48:36un peu sur ces thèmes
48:36de prédilection
48:37il y a des arrières-pensées
48:39au parti socialiste
48:40il y a des arrières-pensées
48:41partout
48:41particulièrement chez eux
48:43à cause de LFI
48:45et du municipal
48:46il y a une partie
48:47on le voit bien
48:47je pense qu'ils ont à perdre
48:49dans les deux cas
48:50s'ils ne censurent pas
48:52il y a des possibilités
48:52donc ils sont très divisés
48:53parce que sur le plan
48:54des municipales
48:55pour passer au second tour
48:56ils ont bien envie
48:57de refaire le nouveau
48:58front populaire
48:59certains
49:00et d'autres disent non
49:01parce que là
49:01on perd des électeurs
49:04c'est Olivier Faure
49:04aujourd'hui
49:04qui dit qu'il n'y a plus
49:05d'accord pour la programmatique
49:06possible avec LFI
49:07donc on n'est pas
49:08dans le débat
49:09du congrès présent
49:09il l'a dit
49:10donc après peut-être
49:11que vous n'y croyez pas
49:11mais on s'est
49:12tendance à m'appuyer
49:13sur les propos
49:13du premier secrétaire du PS
49:14pour savoir quelle est
49:15la ligne assumée
49:16en public
49:17et je crois que chez LR
49:18si on fait l'exercice
49:19de regarder le pas de deux
49:20qui existe entre
49:21Laurent Wauquiez
49:21et Bruno Retailleau
49:22ils sont encore plus divisés
49:23il y a plusieurs lignes
49:24voilà
49:25voir ce qui se passe
49:26au sein du bloc
49:27du bloc central
49:28avec le sorti d'Edouard Philippe
49:30ou de Gabriel Attal
49:31j'ai peur que la période
49:32soit à la division
49:33et que la période
49:34on peut en dire un mot
49:35Jonathan Boucher-Petresson
49:36d'ailleurs des républicains
49:37parce que Bruno Retailleau
49:38a dit aujourd'hui
49:38qu'il partait du ministère
49:40librement
49:41si ministres LR
49:43sont revenus
49:44ou restés
49:46dans le gouvernement
49:48et en ce moment même
49:49depuis 18h
49:49une sorte de vote interne
49:51pour sonder
49:52les membres
49:55les votants
49:56des républicains
49:57c'est quoi ?
49:58c'est une sorte de vote
49:58pour ou contre
49:59Bruno Retailleau
50:00Corinne Laïc
50:00qui se passe en ce moment ?
50:02c'est à dire
50:03qu'il est un peu
50:04l'expression
50:04du malaise
50:07de LR
50:08et des lignes de fracture
50:09et surtout à mon avis
50:10d'une réalité électorale
50:12qui est que
50:12quand on est sénateur
50:14on peut être assez
50:15allant pour que les députés
50:17aillent à la dissolution
50:18et quand on est député
50:20on en a beaucoup moins envie
50:21je vous laisse comprendre
50:23pourquoi
50:23donc il y a tout ça
50:24qui
50:25on est aussi dans les postures
50:26on est dans le renversement
50:28des fronts
50:28parce que
50:28il y a quelques mois
50:30c'était Laurent Wauquiez
50:31qui ne voulait pas
50:31de participation au gouvernement
50:32là il a longtemps flirté
50:34il a longtemps flirté
50:35il ne voulait pas de participation
50:36parce qu'il ne pouvait pas en être
50:37oui voilà
50:38c'est à dire
50:39parce qu'il ne pouvait pas en être
50:40là où il voulait être
50:42c'est à dire au ministère
50:42de l'Intérieur
50:43qui était occupé
50:44par son ennemi
50:45Bruno Retailleau
50:46donc
50:46Bruno Retailleau
50:48il a quand même
50:48beaucoup perdu
50:49dans la période
50:49en fait
50:50en quelques jours
50:51il a beaucoup perdu
50:51j'ai fait beaucoup de plateaux
50:53où on m'expliquait
50:54qu'il y avait vraiment
50:54quand même une révélation
50:55cette année
50:56quelqu'un qui s'était imposé
50:57comme quasiment
50:58le moment Retailleau
50:59j'attendais la cérémonie
51:00des Césars
51:01pour qu'on lui décerne
51:02quelque chose
51:03et à l'arrivée
51:03c'est vrai que
51:04c'est jamais facile
51:04de sortir d'un gouvernement
51:06quand on se projette
51:07vers la présidentielle
51:08c'est le Premier ministre Chirac
51:10il y a quelques années
51:11qui jette le bébé
51:12avec l'eau du bain
51:12et qui prend son risque
51:13c'est Emmanuel Macron
51:14dans d'autres circonstances
51:15c'est Manuel Valls
51:17avec le succès qu'on sait
51:18là ce qui est sûr
51:21du capital qu'il avait
51:23un petit peu accumulé
51:23dans cette fonction
51:24qu'il avait révélée
51:25aux yeux d'une partie
51:26des français
51:27qui se retrouve largement
51:28dilapidé par cette espèce
51:29de posture un peu capricieuse
51:30un peu faible
51:31et pas très visible
51:32les choses vont tellement vite
51:33qu'on est vraiment
51:34dans les montagnes russes
51:35après que vont faire
51:36les députés LR demain
51:37ils vont voter
51:38chacun dans leur côté
51:39demain il n'y a pas de vote
51:40donc là-dessus
51:41ils sont tranquilles
51:42je pense qu'on ne peut pas
51:45tout à fait exclure
51:46qu'il sert totalement
51:47le rang
51:47après ce n'est pas le même vote
51:48que le vote de confiance
51:49de François Bayrou
51:50là il s'agit de
51:52vous savez
51:53il y a une petite différence
51:53sur la censure
51:54il faut voter la censure
51:56les autres
51:56on leur demande
51:57d'une certaine manière
51:59il faut avoir 288 voix
51:59pour la censure
52:00après je pense
52:01que personne ne peut s'assurer
52:03qu'il n'y ait qu'une seule ligne
52:04au sein du groupe parlementaire
52:05des députés LR
52:07mais pour revenir
52:08sur les choses
52:09vont très très vite
52:09vous disiez
52:11qu'effectivement
52:11on nous parlait
52:12beaucoup de la révélation
52:12de Bruno Rotary
52:13mais il y a quand même
52:14moins de 6 mois
52:14il y avait des chroniques
52:15qui s'étaient écrites
52:16sur le regard des partis
52:17qui est en ordre de marche
52:18derrière un chef incontesté
52:19élu à plus de 80% des voix
52:21et regarder ce parti socialiste
52:22avec son congrès
52:23dont il ne sent rien
52:24bon
52:25je ne suis pas sûr
52:26que ce sera encore
52:26la même chose
52:27dans 6 mois
52:27mais là aujourd'hui
52:28les rôles se sont quand même
52:29pas mal renversés
52:30Stéphane Vernet
52:31moi je pense qu'il y a eu
52:32un moment Bruno Retailleau
52:33il s'est terminé trop vite
52:35et c'est fini
52:37enfin voilà
52:37je pense que c'est
52:38le très grand perdant
52:39de cette histoire
52:39après moi je voudrais
52:40juste dire un truc
52:41quand vous regardez
52:42le gouvernement
52:44qui nous a été présenté
52:45d'abord c'est pas
52:45un gouvernement resserré
52:46il y a 34 personnes
52:47avec des gens
52:48qui viennent de la société civile
52:49enfin voilà
52:50ça c'est pas une équipe
52:52que vous composez
52:53en 3 jours
52:53donc en fait
52:54l'idée qui consiste à dire
52:55que finalement
52:56Sébastien Lecornu
52:58est renommé
52:59avec une surprise générale
53:01y compris la sienne
53:02et qui réussit
53:03à nous sortir
53:03ce gouvernement là
53:04en 3 jours
53:04c'est juste pas possible
53:05il avait préparé
53:07pour la déclaration
53:08de politique générale
53:08la suite de son gouvernement
53:09alors moi
53:10non moi je crois pas
53:11je crois qu'en fait
53:12c'est le gouvernement
53:12qu'il avait préparé
53:13de longue date
53:13depuis plusieurs jours
53:15voire plusieurs semaines
53:16et la question c'est
53:18pourquoi est-ce qu'il nous a présenté
53:19un autre gouvernement
53:20qui est un copier-coller
53:21de l'ancien gouvernement
53:22Bayrou
53:22avec Bruno Le Maire
53:25en plus dedans
53:25on peut se dire
53:26que simplement
53:27la semaine dernière
53:29le président de la république
53:30qui est celui
53:31qui décide
53:32du gouvernement nommé
53:33lui a dit
53:34non finalement
53:35tu vas reprendre les mêmes
53:36et on recommence
53:36et c'est moi qui décide
53:37on voit ce que ça a donné
53:39et le fait
53:40d'avoir ce gouvernement là
53:42aujourd'hui
53:42peut-être le signal
53:43que effectivement
53:44il a vraiment carte blanche
53:46et qu'il y a quelque chose
53:47de nouveau
53:47qui s'ouvre
53:48il faut rester optimiste
53:49c'est un très bon
53:50on empêche qu'il est passé
53:52c'est un rebondissement
53:53pour série Netflix
53:54bravo
53:54tiens Corinne Laïc
53:56vous avez la parole
53:57qu'est-ce qu'on lit
53:57dans l'opinion
53:58on va lire
53:59le coup exorbitant
54:01de la suspension
54:02Jonathan Boucher-Peterson
54:04à la lune de Libération
54:05toujours ces problèmes
54:05de réseau
54:06à Radio France
54:06mais je sais qu'on est
54:07sur la libération
54:08des otages
54:08c'est la faute des autres
54:09toujours
54:09c'est terrible
54:10on est évidemment
54:13sur la libération
54:14des otages
54:14la libération des otages
54:16Dominique Simonnet
54:16je rappelle le titre
54:17de votre dernier livre
54:18Equiem pour le monde libre
54:19Rachel Garage
54:20Valcarcel
54:21le titre de votre newsletter
54:22bloc
54:23Zé Parti
54:24prochaine publication
54:25ce sera jeudi
54:26dans la semaine prochaine
54:28c'est une semaine sur deux
54:28une semaine sur deux
54:29excusez-moi
54:30il faudra patienter
54:31encore un peu
54:32merci à tous les cinq
54:33d'avoir été avec nous
54:34ce soir dans les informés
54:35les informés
54:36qui reviennent demain matin
54:37à 9h
54:37très bonne soirée
54:38nous sommes les donneurs de sang
54:44ce qui donne
54:45parce que c'est solidaire
54:46ce qui donne
54:47parce que c'est pas la mer à boire
54:48ce qui chaque année
54:49participe à soigner
54:50un million de personnes
54:51nous sommes les changeurs