00:00Edgar Groslo nous attend. Edgar, bonsoir.
00:03Salut Gilbert, salut tout le monde.
00:04Edgar, tu es là parce qu'il n'y a pas une semaine sans qu'il y ait une polémique Yamal.
00:10Donc depuis l'anniversaire l'été dernier jusqu'aux examens médicaux maintenant,
00:15enfin ça ne s'arrête jamais.
00:16Donc raconte-tu le dernier épisode en date entre la sélection espagnole et le Barça avec Yamal au milieu ?
00:21Alors, ce qui s'est passé, c'est effectivement le dernier épisode,
00:24on rappellera ce qui se sont passés avant,
00:25mais le dernier épisode en date, c'est donc un communiqué publié par la fédération ce matin
00:31où il explique que la Yamal ne va pas pouvoir finalement participer au rassemblement de l'Espagne
00:38et surtout où la fédération se dit extrêmement surprise par un manque de communication
00:43du corps médical du Barça et du FC Barcelone
00:46puisqu'ils assurent avoir été prévenus hier à la mi-journée d'une intervention médicale pour la Yamal
00:52et surtout, ils assurent avoir reçu une lettre hier à 22h40
00:57qui les informait que la miniamale avait besoin de 7 à 10 jours de repos après cette intervention
01:02et donc qu'il n'allait pas pouvoir participer à ce rassemblement.
01:06Luis de la Fuente a pris la parole aujourd'hui sur la radio publique dans une interview.
01:10Il a dit qu'il était choqué, qu'il n'avait jamais connu une situation comme ça avant,
01:14qu'il n'avait absolument aucune information jusqu'à cette communication du club,
01:19mais que c'était donc après l'intervention médicale.
01:23Le Barça, lui, a réagi via la presse catalane en expliquant que leur version,
01:28c'était qu'ils avaient bien tenu tout le monde au courant,
01:31que tout le monde était au courant, qu'évidemment, ils n'auraient pas fait ça sans prévenir
01:34et que donc, il n'y avait pas de surprise pour le staff de Luis de la Fuente.
01:38Mais tu le disais, ce n'était pas le premier acte, le premier épisode,
01:41puisqu'il y avait déjà eu des tensions.
01:43Le premier épisode, c'était lors de la trêve de septembre,
01:46puisque c'était un petit peu l'inverse, cette fois-ci, c'était le Barça qui en voulait à la fédée
01:50parce que la sélection avait fait jouer l'Aminyama, l'a un petit peu diminué,
01:54il était revenu blessé de sélection, il avait raté quatre matchs avec le Barça.
01:57Et puis, la trêve d'octobre, l'Aminyama l'avait été convoqué,
02:02Luis de la Fuente avait fait une conférence de presse où il expliquait que tout allait bien
02:06et quelques heures après, le Barça avait sorti un communiqué pour dire qu'il était blessé
02:09et qu'il ne pouvait pas participer à ce rassemblement.
02:13Donc, c'est l'acte 3.
02:14C'est vraiment le signe qu'aujourd'hui, les tensions sont présentes entre le Barça,
02:19le corps médical du Barça, la Fédée, le corps médical de la sélection.
02:24Et en tout cas, on a un Luis de la Fuente qui dit ne pas comprendre
02:27comment on peut avoir un manque de communication comme ça.
02:31– Bon, là, tout à l'heure, on disait, sur ce coup, Yamal, il n'est pas pour grand-chose.
02:35Toi, Daniel, tu dis oui ?
02:36– Non, je ne sais pas, Edgar, toi, tu dis, c'est pur hasard si Yamal est encore au milieu d'une histoire,
02:43puisque c'est une sorte de feuilleton permanent,
02:45qu'il soit tombé dans une forme de dilettantisme, je ne sais même plus comment le dire,
02:50de nonchalance, de « je suis dans toutes les histoires »,
02:55que ce soit par le biais de ma famille, un coup c'est mon père, un coup c'est ma mère, un coup c'est moi,
03:00un coup je suis blessé, un coup je ne suis pas blessé, un coup je suis bon, un coup je suis moins bon,
03:03un coup, ben là, mon club s'embrouille avec ma fédération.
03:09C'est peut-être totalement, comment dire, anecdotique ou pas de sa faute,
03:17mais il est tout le temps au milieu des histoires quand même.
03:20– Alors, ce qu'on sait déjà, c'est qu'il souffre vraiment d'une pubalgie, que c'est l'handicap,
03:25ça, ce n'est pas de sa faute, il en souffre et le club essaie de le traiter.
03:28– Non, parce que la pubalgie, c'est une maladie de l'hygiène de vie.
03:31– Enfin, c'est aussi une maladie qui ne touche pas que la miniamale,
03:34et on n'entend pas les mêmes critiques pour un Nico Williams ou un Franco Mastentono,
03:39qui ont la même blessure, Nico Williams non plus ne participe pas à la sélection.
03:41– On n'entend pas les mêmes critiques, c'est encore autre chose, mais ça…
03:44– Non, mais évidemment, ce n'est pas le même niveau de joueur,
03:46mais je veux dire, on ne peut pas tout remettre sur le dos de la miniamale,
03:49et encore une fois, là, j'ai surtout l'impression que c'est un problème entre le Barça et la Fédé,
03:52comme il y avait beaucoup des problèmes qui entouraient la miniamale,
03:55qui étaient plutôt liés à des problèmes de communication de son entourage et du club,
04:00que directement à cause de la miniamale.
04:02Ça ne veut pas dire qu'il a toujours été exempt de tout reproche,
04:04et qu'il n'a pas fait des erreurs, et que quand il avait 17 et maintenant 18 ans,
04:07il n'a pas fait des erreurs, mais je pense que c'est quand même dur
04:10d'en vouloir à un joueur qui souffre d'une pubalgie…
04:13– Non, moi, je ne lui en veux pas, mais cette idée partout, même en Espagne,
04:17que ça va mal tourner, que ça va ressembler trop à Neymar,
04:21que ceci, que cela… Cette idée, elle existe en Espagne,
04:25c'est quelque chose dont les gens parlent beaucoup.
04:26– Oui, non, cette idée existe.
04:29Maintenant, il y a aussi une autre chose qu'on doit garder en tête,
04:32c'est qu'en Espagne, les clubs sont presque plus importants, clairement, que la sélection,
04:38et que donc, ceux qui sont du Barça ou ceux qui sont du Real
04:41vont avoir un avis sur la situation, non pas par le prisme de la sélection,
04:46c'est ce que demande Louis Delafonte, il aimerait bien que pendant les trêves,
04:48on voit les choses par le prisme de la sélection,
04:50mais le voit par le prisme de « je supporte le Barça »,
04:53donc le Barça a forcément raison, ou « je supporte le Real »,
04:55donc le Barça est forcément en train de trahir la nation.
04:58– Le clubisme a poussé à l'extrême.
04:59– Mais ce qui est intéressant, c'est que dans cette affaire,
05:01c'est le rapport de force permanent qui se renforce,
05:04pas que chez nous, on a eu le cas en France sur les derniers rassemblements,
05:06entre les clubs et les sélections, et là, c'est carrément…
05:08– Ah, mais ça, c'est un gros sujet à venir, ça.
05:11– On vous dit même pas, mais on lui fait faire une petite intervention,
05:14et il arrive, il se pointe, alors que la sélection n'est pas au courant,
05:17ça prouve, les clubs prennent de plus en plus de place,
05:20même pendant les trêves internationales.
05:22– Mais ça, c'est un sujet, juste pour conclure,
05:24qu'il faudra qu'on aborde dans les semaines à venir
05:26avec notre ami David Terrier, le patron de l'UNFP,
05:29parce qu'il est en permanence dans les tournées de ces discussions-là et tout,
05:33et il parle énormément avec joueurs et clubs de ses histoires de calendrier,
05:38et ils en arrivent à une forme de conclusion
05:40qu'on ne va qu'aller vers une espèce d'affrontement…
05:44– En gros, pour les fans, ces matchs cacahuètes…
05:46– Avec un clubisme toujours poussé,
05:48qui fera qu'on aura les réactions dont vient de nous parler Edgar.
05:50– Si on invite Terrier, il faut inviter un verronard.
05:53Sinon, on n'a pas un bon débat.
05:54– Excellente idée. Merci Edgar !
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