- il y a 11 mois
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00:00Avant d'avoir des textes exclusivités sur Europe 1, cette histoire tragique de Céline, 13 ans, placée dans un foyer à SE contre la vie de ses parents,
00:08qui a fugué constamment et qui se prostitue, on aura son frère qui viendra hurler son cri de détresse en direct sur Europe 1 dans un instant avec le journaliste Amoré Bucco.
00:17D'abord, François Fillon qui tient des propos lourds de sens dans le Figaro aujourd'hui.
00:22L'ancien Premier ministre explique qu'Emmanuel Macron doit tirer des leçons de l'état du pays.
00:26Il affirme que s'il était à la place d'Emmanuel Macron, il démissionnerait ou bien il dissoudrait à l'Assemblée pour rendre la parole aux Français.
00:33François Fillon affirme également que maintenir un barrage républicain contre le Rassemblement national serait, je cite, un déni de démocratie.
00:41Autrement dit, empêcher des millions d'électeurs d'accéder au pouvoir, même par le vote, poserait un problème démocratique majeur.
00:47Quand un ancien Premier ministre de la République tient ce discours, ce n'est pas anodin.
00:51Cela dit quelque chose d'un basculement, je pense en tout cas d'un système qui se crispe et d'un pays qui commence à remettre en question ses propres règles du jeu démocratique.
01:01Peut-être, Gabriel Cusel, est-ce que vous êtes d'accord avec François Fillon ?
01:03À partir de quand rester au pouvoir devient irresponsable ?
01:07Et puis est-ce qu'il y a quelque chose qui se passe à propos de ce déni démocratique, ce barrage républicain qui est peut-être en train d'exploser en vol ?
01:14Cet entretien est très intéressant parce que, pour deux points, le premier, vous avez raison, c'est jusqu'où Emmanuel Macron refusera de considérer qu'il est le point bloquant.
01:24C'est-à-dire qu'il envisage toutes les solutions pour qu'il durait, mais il n'envisage pas que le problème puisse être lui.
01:32Donc ça, c'est quand même un sujet. Il faut quand même savoir aussi qu'il a été élu par défaut à la deuxième élection présidentielle.
01:38Je ne dis pas à la première, mais à la deuxième, on a fait jouer le front républicain à plein, c'était lui ou le chaos.
01:45Donc on voit bien que ce n'était pas une adhésion au candidat Macron.
01:49C'était la peur d'avoir le monstre du loch-nesque qui était Marine Le Pen, en tout cas présenté comme tel.
01:56Et donc cette élection par défaut l'a fragilisée et on voit bien que ça ne tient pas.
02:00À la fin, ça ne tient pas et c'est déjà un front républicain.
02:03Et donc l'affaire de la démission, et François Fillon a raison de le dire, mais il n'est pas le seul à le penser.
02:06Tout le monde voit bien que c'est quand même le point bloquant.
02:07Le deuxième point, et là c'est une vraie rupture, c'est quand il dit qu'il ne faut plus faire de front républicain face au Rassemblement national,
02:16et qu'il le dit de façon explicite. Il dit que c'est un déni de démocratie.
02:20Je rappelle quand même que François Fillon faisait partie de cette droite qui, au deuxième tour, avait appelé à voter Emmanuel Macron.
02:27Donc à l'origine, il ne se sentait pas proche du Rassemblement national.
02:32Est-ce que c'est le Rassemblement national qui a changé ?
02:34Moi je pense que c'est la droite classique qui a évolué.
02:38La droite classique a bougé ses lignes.
02:40Et ça, quand on rajoute Nicolas Sarkozy plus François Fillon, c'est quand même un mur de Berlin.
02:45Celui qui s'élève entre deux droites, qui est en train de s'effondrer.
02:49Gabriel Cluzel sur Europe 1. Appelez-nous au 01-80-20-39-21.
02:52Si vous pensez aussi qu'il y a quelque chose qui est en train de se passer avec cet appel de François Fillon,
02:58qui dit qu'il y a un barrage, qu'il faut maintenir le barrage républicain est un déni de démocratie.
03:05Éric Tegner.
03:06Pour moi, ça montre également l'échec du macronisme et du bloc central.
03:10Parce que si le macronisme était un succès et une réussite,
03:13je pense qu'un certain nombre de LR aujourd'hui qui appellent à ne pas faire barrage face au Rassemblement national,
03:18continueraient à le faire.
03:19Parce qu'ils verraient une alternative possible.
03:21Vous savez, la droite préfère toujours le centre, malgré tout.
03:23Sauf que là, cette fois-ci, ils sont en train de comprendre que le centre, il a complètement explosé,
03:28que c'est un échec, c'est un échec économique, plus de 1000 milliards d'euros de dettes.
03:31Et donc, à un moment, il va falloir être en capacité d'aller s'ouvrir vers la droite.
03:35C'est ça qui est intéressant, je trouve, de souligner,
03:37parce qu'on est dans un moment, on le voit depuis plusieurs jours.
03:39Par exemple, Jordan Bardella, sous les polémiques, sous les colibés,
03:43une certaine gauche essaye de le faire passer pour quelqu'un d'incompétent,
03:46de quelqu'un de nul, etc.
03:48Et ils ne savent pas voir qu'il y a des gens comme François Fillon,
03:51reconnus sur la dimension économique,
03:53qui voient qu'il y a une possibilité de travailler avec ces gens-là.
03:56Donc, c'est intéressant de ne pas se tromper de débat,
03:58et de comprendre qu'effectivement, il y a un pays avec une grande partie de la population
04:02qui est complètement hermétique, assez différentes polémiques,
04:05qui tendent à affaiblir le Rassemblement National.
04:06François Fillon a mis un tout petit bémol à propos de Jordan Bardella,
04:10en le laissant comprendre qu'il était un peu jeune.
04:12Mais c'est vrai qu'à propos du Rassemblement National,
04:14effectivement, de façon large, il a complètement ouvert.
04:17Et c'est intéressant de voir ce rapprochement tirer les leçons de l'état du pays.
04:22Ça veut dire quoi concrètement ?
04:23Est-ce qu'effectivement Emmanuel Macron va entendre tout cela ?
04:26On a Julien qui nous appelle de Rhône-Alpes.
04:29Bonjour Julien.
04:30Que pensez-vous de cette prise d'opposition, rare de François Fillon,
04:34mais ferme ce matin dans le Figaro ?
04:38Bonjour Julien.
04:40Oui, bonjour Christine, bonjour à tous.
04:42Que pensez-vous alors de cette prise d'opposition de François Fillon,
04:46ferme qui critique le bilan d'Emmanuel Macron,
04:49qui appelle implicitement à ce qu'Emmanuel Macron démissionne,
04:53qui fait une analyse économique et sociale très dure,
04:55qui rejette le barrage républicain contre le RN ?
04:58Oui, alors moi je partage l'avis de M. Fillon comme pas mal de Français.
05:03Comme on dit, une petite volte-face de la part de la droite classique là-dessus,
05:09qui commençait à se rapprocher de...
05:11Alors ne serait-ce que, je ne sais pas,
05:13c'est peut-être parce qu'on voit que les voix du RN ont augmenté,
05:17donc bizarrement la droite commençait à changer son fouillis d'épaule.
05:22Voilà pour le premier truc.
05:26Oui, donc la droite est en train de changer, comme disait Gabriel Cluzel.
05:30Voilà, et par rapport à la démission de M. Macron,
05:32je voulais juste faire une petite transition par rapport à tout à l'heure.
05:36Je pense qu'on a un cheptel là-haut qui est assez malade,
05:39qui a pris la vente d'Erléiose.
05:42Et à mon avis...
05:43Ça donne des petits boutons, pas ?
05:45Oui, ça donne des petits boutons nodulaires.
05:48Je ne sais pas ce que ça donne, mais ça donne des mauvaises décisions,
05:50en tout cas, et une chute de notre pays.
05:52Et une déconnexion.
05:53Julien, restez en ligne avec nous, on va marquer une pause.
05:55Vous nous avez dit clairement, effectivement,
05:57du côté du Rassemblement National,
05:59comment effectivement, comme François Fillon,
06:01la droite est en train de bouger
06:03et de faire sauter ce barrage républicain.
06:06Et puis là, vous nous disiez comment,
06:08à propos du bilan sévère d'Emmanuel Macron,
06:10il y a une certaine déconnexion.
06:12On marque une pause, on revient sur Europe 1.
06:13Emmanuel Macron doit-il démissionner ?
06:15Réagissez au 01, 80, 20, 39, 21, 11h30, 13h.
06:19Vous écoutez Christine Kelly sur Europe 1.
06:21Il évoque toutefois l'absence de caractère humiliant,
06:23contrairement au premier cas révélé la semaine dernière.
06:26On en est là, des enfants tondus.
06:2912h33 sur Europe 1.
06:30Prochain point sur l'actualité à 13h avec Lélie Mathias.
06:35Europe 1.
06:3711h30, 13h.
06:38Christine Kelly et vous.
06:40Dans un instant sur Europe 1,
06:42une exclusivité, une histoire tragique,
06:44celle de Céline, 13 ans.
06:46On en parle avec notre journaliste Amory Bucco dans un instant.
06:50Et le frère de cette petite fille de 13 ans qui se prostitue,
06:54qui viendra témoigner, hurler et lancer un appel pour la retrouver.
06:59Nous sommes en train de parler en ce moment même
07:02de prise de position de François Fillon dans le Figaro.
07:05Aujourd'hui, par exemple, il dit que tous les partis
07:06qui respectent la Constitution font partie de l'arc républicain.
07:10C'est clairement le cas du Rassemblement National.
07:11Le Front républicain est un déni de démocratie,
07:15a déclaré François Fillon.
07:16Et nous sommes en ligne avec Julien.
07:18Julien avec qui nous allons poursuivre notre discussion.
07:20Et vous aussi réagissez au 01 80 20 39 21 12h33.
07:24Vous écoutez Christine Kelly sur Europe 1.
07:2711h30, 13h.
07:28Christine Kelly sur Europe 1.
07:32Julien, vous êtes d'accord avec ce que disait François Fillon
07:36dans le Figaro en disant qu'effectivement,
07:38le Front républicain, vous disiez comment la droite bouge.
07:42Effectivement, du côté du Rassemblement National.
07:44Et vous disiez aussi que par rapport à l'appel à la démission
07:46de François Fillon, d'Emmanuel Macron,
07:48démissionner, ce serait selon vous un aveu d'échec
07:50ou bien un acte démocratique de la part d'Emmanuel Macron ?
07:53Monsieur Macron, il va falloir, notre cher président,
07:56notre garcimeur de la finance,
07:58il va falloir qu'il se rende compte un petit peu
08:01de ce qu'il a fait dans ses deux mandats.
08:03Mais là, voilà, de se rendre compte de...
08:08Là où il a été dans le mur,
08:10toute la politique, tous les échecs dans sa politique,
08:14par rapport à l'ego que ce personnage a,
08:17c'est impossible.
08:18Impossible qu'il reconnaisse ça.
08:22Là-dessus, on a un président qui sera têtué, borné,
08:25donc je ne me trouve pas qu'il va aller au bout.
08:28C'est intéressant de voir qu'ils sont de plus en plus nombreux
08:30à appeler à sa démission.
08:32Voilà.
08:32Mais M. Macron va aller au bout et voir même si...
08:35C'est peut-être de l'ordre du fantasme,
08:37mais s'il ne peut pas nous...
08:39Comme son petit copain, M....
08:40Enfin, son copain ukrainien, pardon pour l'absus,
08:43M. Zelensky,
08:45il ne peut pas nous amener dans une guerre
08:46pour essayer de traîner encore un peu plus son mandat.
08:49C'est très fantasmé comme...
08:52Oui, c'est fantasmé, voire complotiste,
08:54mais beaucoup le disent.
08:55Effectivement, on peut se poser des questions.
08:56En tout cas, François Fillon appelle à sa démission.
08:59Merci beaucoup, Julien, pour votre regard.
09:01Il y a beaucoup à dire, mais merci à vous.
09:02Il y a beaucoup à dire, effectivement.
09:04Et effectivement, il y a beaucoup à dire.
09:05Il y a énormément à dire sur le personnage.
09:07Oui, et sur notre situation en France.
09:09Merci beaucoup.
09:10Excellente journée sur Europe 1.
09:12Paul, vous nous appelez de Paris,
09:14et vous dites...
09:15Qu'est-ce que vous dites à propos de la démission d'Emmanuel Macron ?
09:17On en parle régulièrement,
09:18mais là, il faut dire que là, c'est François Fillon,
09:20l'ancien Premier ministre,
09:22qui a dit qu'on était dans un état faillite,
09:23qui dit aujourd'hui que depuis qu'Emmanuel Macron est là,
09:26c'est un milliard et qu'il parle par jour.
09:29Qu'est-ce que vous pensez, vous, Paul,
09:30de la prise de position de François Fillon ?
09:32Écoutez, j'adhère dans sa décision,
09:36enfin, pas sa décision, dans sa réflexion.
09:39Parce qu'il faut quand même considérer
09:41que la France, actuellement,
09:42elle est vraiment en perdition.
09:44Et qu'est-ce que...
09:45Que va-t-on devenir ?
09:48C'est ça.
09:48On a nos agriculteurs qui sont là, sur la route,
09:51en train de faire des barrages,
09:52parce qu'ils n'en peuvent plus.
09:54On a la médecine qui...
09:56Tout va à volo.
09:59Surtout depuis le deuxième mandat.
10:02Tout à fait.
10:03Bon, donc, auquel cas,
10:04comment voulez-vous qu'on accepte
10:06encore 18 mois
10:07de cette façon ?
10:10Et c'est ça,
10:12ne pas faire perdre 18 mois au pays,
10:15dit François Fillon.
10:17Exactement.
10:18Parce qu'aujourd'hui,
10:19M. Fillon l'a bien dit,
10:21c'est un milliard par mois.
10:24Voilà, il dit,
10:24depuis qu'il est au pouvoir,
10:25le président Emmanuel Macron
10:27a coûté à la France
10:28un milliard d'euros d'endettement
10:30par jour ouvrable, ma chère Paul.
10:32Oui, vous vous rendez compte ?
10:34Où va-t-on ?
10:36Il n'y a rien qui fonctionne,
10:39ni sur l'immigration,
10:41ni sur le...
10:42Il n'y a rien.
10:44On n'a aucun résultat positif
10:47qui nous permette de dire
10:48oui, effectivement,
10:49non, le deuxième mandat,
10:51c'est une catastrophe.
10:52Je n'ai pas voté pour lui,
10:54ni pour le premier,
10:55ni pour le deuxième.
10:56Mais le deuxième,
10:59c'est une catastrophe.
11:01On entend votre cri, Paul,
11:03qui nous a parlé par lui.
11:05J'ai 84 ans, madame.
11:06Bientôt, le mois prochain.
11:10J'ai connu quand même
11:12des belles années,
11:13grâce à Mersion.
11:15Mais aujourd'hui,
11:17on n'a plus d'avenir.
11:18Moi, j'ai peur pour mes petits-enfants.
11:22Moi, j'appréhende l'avenir.
11:25Moi, mon avenir, il est derrière.
11:27À mon âge,
11:29je n'espère plus que finir mes jours
11:31calmement.
11:34Mais ce n'est pas possible.
11:35Oui, très touchant,
11:36votre prise de position,
11:38votre cri, Paul.
11:39Merci beaucoup
11:39de nous avoir appelé.
11:41Paul, qui nous appelle de Paris
11:42et qui dit que ce n'est plus possible,
11:43plus d'avenir,
11:44effectivement,
11:44qu'elle n'a pas voté
11:45pour Emmanuel Macron,
11:46mais que là,
11:47ce n'est plus possible.
11:49On peut se poser des questions.
11:51Depuis le début de notre émission,
11:52depuis 11 ans, 30,
11:53on est en train de se dire
11:54que les agriculteurs hurlent,
11:56ils ne sont pas entendus.
11:57Les bouchers hurlent,
11:58ils ne sont pas entendus.
11:59Les Français crient,
12:00ils ne sont pas entendus.
12:01Et on sent qu'il y a
12:02une grosse déconnexion,
12:03grave déconnexion
12:04et une colère,
12:06comme cette colère de Paul
12:07qu'on a entendue.
12:08Merci à tous
12:09de nous avoir appelés
12:10sur Europe.
12:10Merci à tous.