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Les invités de Julien Pasquet débattent des grands thèmes de l'actualité dans #180minutesInfoWE
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00:00:00Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver ce dimanche 21 décembre, premier jour de l'hiver.
00:00:05Faut-il le signaler ? Merci d'être avec nous jusqu'à 16h pour décrypter l'actualité avec mes invités que je vous présenterai dans une poignée de secondes.
00:00:12Beaucoup de thèmes importants aujourd'hui avec cette agression qu'on a appris ces dernières heures à Toulouse.
00:00:17Notamment, on ouvrira notre émission avec cet homme soupçonné d'avoir agressé par arme blanche deux adolescentes 15 et 16 ans dans la ville de Toulouse.
00:00:24Donc, les précisions dans quelques instants avec les invités, je le disais, mais d'abord à 14h pile, on salue Sandra Chilombo.
00:00:30Bonjour chère Sandra.
00:00:31Bonjour.
00:00:32Le journal avec à la une l'Elysée qui juge bienvenue le fait que Vladimir Poutine soit ouvert au dialogue avec Emmanuel Macron.
00:00:38Oui, la présidence avisera dans les prochains jours selon quelle modalité cela pourrait se faire et souligne que toute discussion avec Moscou se fera en toute transparence avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky et les Européens.
00:00:50Les explications d'Anaïs Boshé.
00:00:52Vladimir Poutine serait prêt à dialoguer avec le président français.
00:00:57Une affirmation tenue par le porte-parole du Kremlin dans la nuit de samedi à dimanche.
00:01:02Emmanuel Macron a dit qu'il était prêt à parler avec Poutine.
00:01:05Il est probablement très important de rappeler ce que le président a dit lors de sa grande conférence de presse annuelle vendredi.
00:01:10Il a également exprimé le fait qu'il était prêt à engager le dialogue avec Macron.
00:01:14Une déclaration qui fait suite aux propos d'Emmanuel Macron ce vendredi à Bruxelles, à l'issue d'un sommet où l'UE a trouvé un accord pour débloquer un prêt de 90 milliards d'euros pour soutenir l'Ukraine.
00:01:24Je pense qu'il va redevenir utile de parler à Vladimir Poutine, oui.
00:01:28De toute façon, je constate qu'il y a des gens qui parlent à Vladimir Poutine.
00:01:32Donc, je pense que nous, Européens et Ukrainiens, on a intérêt à trouver le cadre pour réengager cette discussion en bonne et due forme.
00:01:44Une allusion à peine voilée à Donald Trump qui n'a jamais rompu le dialogue avec Vladimir Poutine.
00:01:48Face à la Russie, le président ukrainien lui-même estime que les Etats-Unis sont l'unique force de persuasion pour mettre fin au conflit.
00:01:55Les Etats-Unis doivent dire clairement, s'il n'y a pas de voix diplomatique, alors il y aura une pression totale.
00:02:00Il y aura beaucoup d'armes très solides pour l'Ukraine. Il y aura un soutien très fort pour l'Ukraine.
00:02:05Les Etats-Unis imposeront des sanctions à l'ensemble de l'économie, à tous les secteurs qui rapportent de l'argent russe.
00:02:11Sans cela, c'est tout simplement impossible. Poutine ne ressent pas encore la pression qui devrait s'exercer sur lui.
00:02:17Des négociateurs ukrainiens, européens et américains participent ce week-end en Floride à des pourparlers.
00:02:23Volodymyr Zelensky a évoqué hier la possibilité d'une négociation directe entre l'Ukraine et la Russie.
00:02:27Une rencontre proposée selon lui par les Etats-Unis. Il s'agirait d'une première depuis six mois.
00:02:33Et concernant cette possible sortie du conflit en Ukraine, le Kremlin a démenti ce dimanche toute réunion tripartite entre les émissaires américains, ukrainiens et russes.
00:02:44Alors que des discussions séparées ont lieu depuis ce vendredi aux Etats-Unis.
00:02:48Et en attendant un possible entretien avec son homologue russe, Emmanuel Macron est à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, pour célébrer Noël avec les forces françaises.
00:02:56Plus de 900 soldats français y sont déployés sur trois bases.
00:03:00Les deux dirigeants vont évoquer le renforcement du partenariat stratégique entre leurs pays.
00:03:06Paris espère plus de coopération dans sa lutte contre le narcotrafic notamment.
00:03:10Par ailleurs, en ce premier week-end de vacances de Noël, les passagers d'un vol Paris-Ajaccio se sont fait la frayeur de leur vie ces dernières heures.
00:03:17Et oui, un avion d'Air France a été dérouté après 37 minutes de vol et s'est posé à Lyon à la suite d'un problème technique sur l'un des moteurs.
00:03:25Les voyageurs ont ensuite embarqué à bord d'un autre appareil jusqu'à Bastia avant de rejoindre leur destination en quart dans la nuit.
00:03:32C'est la magie de Noël.
00:03:34Ma prime rénov', le guichet du dispositif d'aide à la rénovation énergétique sera bien suspendu au 1er janvier prochain.
00:03:40Le ministre du Logement l'a confirmé ce dimanche.
00:03:43Le Parlement a échoué à trouver un compromis sur le budget.
00:03:46Sans budget, on ne pourra pas décaisser l'argent.
00:03:48Vincent Jambrun a appelé à adopter un budget le plus rapidement possible et non une loi spéciale qui bloque toutes dépenses non contractuelles, selon lui.
00:03:56Merci beaucoup Sandra Chiambeau.
00:03:58On vous retrouve dans une heure pour un nouveau point sur l'actualité.
00:04:02Ophélie Roch est parmi nous cet après-midi.
00:04:04Vincent Roy, Bernard Cohen-Haddad, Christian Flech, ancien directeur de la police judiciaire de Paris,
00:04:08Elodie Huchard du service politique, je vais dire police justice, j'ai buggé.
00:04:14Pardonnez-moi, dans un instant on part pour Toulouse parce que je voulais évoquer cette actualité.
00:04:18Deux adolescentes, 15 et 16 ans, blessés à l'arme blanche.
00:04:20On tentera d'y voir un petit peu plus qu'à avec notamment Félix Perrault là sur place qui nous attend.
00:04:24A tout de suite.
00:04:2514 heures passées de 8 minutes.
00:04:31Toffélie Roch, Vincent Roy, je le disais avant la pub, Elodie Huchard, Christian Flech et Bernard Cohen-Haddad qui m'accompagnent pour ces deux heures d'infos.
00:04:38Un homme, on entre dans ce premier sujet, on l'a appris ces dernières heures.
00:04:41Un homme a été blessé par balle par la police à Toulouse.
00:04:44Ça s'est passé hier soir après avoir agressé deux adolescents de 15 et 16 ans à l'arme blanche et s'être jeté ensuite sur les forces de l'ordre.
00:04:51Les deux victimes donc de 15 et 16 ans ont été transportées vers l'hôpital en urgence relative.
00:04:56Plus de précisions dans ce quartier Montaudran de Toulouse avec Félix Perrault là pour CNews.
00:05:01Les faits se sont déroulés dans le quartier Montaudran à Toulouse.
00:05:04Un homme a agressé deux adolescents de 15 et 16 ans à l'arme blanche.
00:05:08Vers 21h30, la police est arrivée sur les lieux pour intervenir.
00:05:12C'est en voyant les policiers que l'assaillant s'est jeté sur eux avec son couteau.
00:05:17Et à ce moment-là, les forces de l'ordre ont utilisé leur arme à feu, ont tiré à plusieurs reprises
00:05:21et ont neutralisé l'individu qui a été évacué en urgence absolue.
00:05:26Le pronostic vital de l'assaillant est engagé.
00:05:29Et à ce stade, la piste d'une attaque terroriste est écartée du côté des deux adolescents.
00:05:34Ils ont été transportés à l'hôpital en urgence relative.
00:05:38Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances de cette agression.
00:05:41Un peu plus de détails encore avant d'en discuter en plateau avec Bruno Bartocetti,
00:05:45qu'on remercie d'être en direct avec nous, délégué national Unité Police pour la zone sud.
00:05:50Merci Bruno Bartocetti, je le disais, un homme selon...
00:05:53Alors j'ai regardé un petit peu les infos de West France,
00:05:54qui sont les confrères de la presse régionale qui travaillent sur cette affaire.
00:05:57On parle d'un homme d'une cinquantaine d'années, profil inconnu.
00:06:01Je voulais savoir si vous aviez un peu plus d'informations sur son profil,
00:06:05son éventuel mobile et des antécédents.
00:06:09Est-ce qu'on en sait un petit peu plus sur cet homme ?
00:06:11Alors bonjour, non, malheureusement, moi je vous parle,
00:06:14je n'ai pas de retour précis concernant le profil de cet homme,
00:06:19sinon qu'encore une fois, on a un individu dangereux, armé,
00:06:25soit il était sous stupéfiant, soit il ne jouit pas tout à fait de ses facultés mentales,
00:06:30mais bref, qu'il s'en prend à des adolescents,
00:06:33les raisons, espérons que nous les connaîtrons,
00:06:36et puis qu'il s'en prend aussi surtout aux forces de l'ordre.
00:06:38Mes collègues sont intervenus fort heureusement, très rapidement,
00:06:42et avec beaucoup de professionnalisme et de sang-froid,
00:06:45et j'ai envie de dire malheureusement pour lui,
00:06:47mais ils n'ont pas pu faire autrement que de tirer pour se protéger,
00:06:51dans le cadre d'une légitime défense,
00:06:53et voilà où on en est.
00:06:55Alors, le mobile, on en saura, j'espère, un petit peu plus dans les heures qui vont suivre.
00:07:01Je vous ouvre une parenthèse, si vous le permettez,
00:07:02même si vous ne l'interviewez pas pour Toulouse,
00:07:04mais pas très loin, dans l'Aveyron, à Rodez,
00:07:07vous avez des adolescents armés de couteaux qui ont aussi agressé un autre adolescent,
00:07:12je crois que c'était hier soir ou dans la nuit.
00:07:13Donc c'est quelque chose de très fréquent, de plus en plus fréquent,
00:07:16et nous sommes confrontés à ces situations,
00:07:19avec, vous imaginez, la pression qui s'exerce sur nous,
00:07:22parce que sortir une arme tirée,
00:07:25ce n'est pas quelque chose d'évident pour les policiers,
00:07:30et c'est quelque chose qui ne nous émeut pas dans le bon sens.
00:07:33On préférerait intervenir et maîtriser les individus
00:07:38lorsqu'on les pointe avec nos armes,
00:07:40c'est pour qu'ils jettent leur couteau à terre,
00:07:43et certainement pas pour foncier sur nous et en découdre avec les policiers.
00:07:47Et en effet, situation alarmante.
00:07:49J'aurais pu ajouter Bruno Bartocetti, ce qui s'est passé à Ajaccio hier,
00:07:52qui relève, semble-t-il, à 24 heures après le début de l'enquête,
00:07:56du même type d'individus,
00:07:58et surtout d'actes imprévisibles en pleine rue,
00:08:01par des individus qui semblent être des déséquilibrés mentaux.
00:08:05Merci beaucoup Bruno Bartocetti, délégué national Unité Zone Sud,
00:08:08d'être intervenu.
00:08:10On l'a bien compris, Christian Flèche,
00:08:11je rappelle que vous êtes l'ancien directeur de la police judiciaire de Paris,
00:08:14on a bien compris que la piste terroriste est écartée pour le moment.
00:08:17J'évoquais Ajaccio hier, Toulouse aujourd'hui,
00:08:21craignons demain, j'ai envie de dire.
00:08:23Écoutez, ça démontre bien la difficulté du travail au quotidien des policiers
00:08:27qui interviennent en uniforme sur la voie publique ou en civil quand c'est des BAC,
00:08:31et qui ne savent pas face à qui ils se trouvent,
00:08:34et qui d'un seul coup se retrouvent malassés par un couteau,
00:08:37ou par autre chose, ou qui se font foncer dessus par des voitures,
00:08:40et c'est leur réaction dans les dixièmes de seconde qui doivent être appropriées.
00:08:46On voit très bien sur Ajaccio, on a une vidéo qui montre bien
00:08:50qu'avant, on y reviendra donc,
00:08:53on voit bien que ça s'est fait en deux temps,
00:08:55d'abord ils ont tenté de lui parler, de lui demander de se rendre,
00:08:59ensuite ils ont tenté de le neutraliser avec un taser,
00:09:02et enfin seulement parce qu'il fonçait sur les policiers,
00:09:05ils l'ont abattu.
00:09:07Vous parlez de ce travail et cette réflexion
00:09:12qui doit se faire quasiment dans l'instantané pour les policiers,
00:09:15sur la façon de réagir, sur la façon de répondre,
00:09:17en l'occurrence Toulouse, Ajaccio encore hier,
00:09:20c'est la police nationale qui intervient,
00:09:21mais dans une ville comme Toulouse,
00:09:23ça peut être un équipage de municipal qui est face à cet homme,
00:09:26et ça nous rappelle bien sûr aussi,
00:09:28alors je m'écarte un tout petit peu du sujet,
00:09:29mais qu'à Paris, à Bordeaux, à Grenoble, à Lyon,
00:09:32ce n'est pas le cas, les municipaux ne sont pas armés,
00:09:34et ce n'est pas une liste exhaustive des villes
00:09:36de plus de 50-100 000 habitants,
00:09:38à l'aune de cette nouvelle attaque,
00:09:39on se dit, mais tous les représentants
00:09:41des forces de l'ordre,
00:09:42qu'ils soient municipaux ou nationaux dans ce pays,
00:09:44doivent porter une arme létale
00:09:45à la hauteur de la menace.
00:09:46Je vais aller plus loin,
00:09:47je ne vais pas dire qu'il faut qu'ils portent une arme,
00:09:49mais tout ce qu'ils représentent est un uniforme,
00:09:50c'est-à-dire que les pompiers aussi sont attaqués parfois.
00:09:53Est-ce qu'il faudrait armer les pompiers ?
00:09:54Non, je n'en suis pas là,
00:09:55mais je veux dire par là que c'est de l'uniforme,
00:09:57la représentation de l'État,
00:09:58qui n'est plus du tout respectée,
00:10:00quel que soit la façon, le domaine d'intervention.
00:10:03Et vraiment, moi, il y a quelques jours,
00:10:05je suis réserviste de la police nationale,
00:10:06donc le directeur général avait organisé une réunion au RAID,
00:10:10et le RAID nous a fait une démonstration
00:10:12de leur système d'entraînement,
00:10:14avec une visio,
00:10:17et vous êtes en face avec une arme,
00:10:18et vous réagissez par rapport à la situation que vous voyez.
00:10:22Et évidemment, vous vous rendez compte
00:10:23que quand il y a une situation qui se déroule,
00:10:26vous avez très peu de temps pour avoir la réaction adaptée.
00:10:31Après, on peut discuter à froid,
00:10:32on peut dire il aurait dû, il n'aurait pas dû, etc.
00:10:35C'est très compliqué.
00:10:37Et là, je trouve que dans ces deux cas,
00:10:39de ce que je vois dans la presse,
00:10:40et après la vidéo sur Ajaccio,
00:10:43c'est des interventions qui sont remarquables.
00:10:45On a l'impression, Féliroc,
00:10:46de commenter la même affaire jour après jour,
00:10:48c'est fou, j'ai l'impression d'avoir
00:10:50un disque qui est rayé dans mon cerveau.
00:10:54Je pense que ça s'explique aussi
00:10:56pour deux raisons principales.
00:10:57La première, c'est qu'en France,
00:10:59on ne sait pas exactement le profil
00:11:01encore définitif de l'agresseur.
00:11:02Non, même pas du tout.
00:11:04On sait juste que c'est un homme
00:11:05d'une cinquantaine d'années,
00:11:07selon la presse régionale.
00:11:08En effet, on parle soit de quelqu'un
00:11:10qui aurait des troubles psychiatriques,
00:11:11soit quelqu'un qui est sous substance,
00:11:12soit même les deux.
00:11:14Il y a un vrai problème aussi en France,
00:11:15parce que d'un autre côté,
00:11:16on voit bien que depuis les années 1980,
00:11:18on a perdu 60% des lits d'hôpitaux
00:11:20spécialisés en psychiatrie.
00:11:22C'est-à-dire qu'on est passé
00:11:23de 100, à peu près 120 000 lits
00:11:25en 1980 à quelque chose
00:11:26comme de l'ordre de 50 000 maintenant,
00:11:28alors que les maladies psychiatriques
00:11:31sont de plus en plus nombreuses.
00:11:32C'est-à-dire que la courbe, en fait,
00:11:33elle a été complètement inverse
00:11:34aux besoins des gens.
00:11:35Clochardisation de la psychiatrie française.
00:11:37Et avec parfois des patients
00:11:38qui restent 24, 40, 72 heures
00:11:40à attendre sur des brancards.
00:11:41Et quand ils rentrent d'eux-mêmes
00:11:42à l'hôpital,
00:11:43quand ils voient qu'ils ne sont pas
00:11:44pris en charge,
00:11:45certains, qu'est-ce qu'ils font ?
00:11:45Mais ils s'en vont.
00:11:46C'est compréhensible.
00:11:48Et ceux-ci, ces troubles-là,
00:11:50plus en plus une consommation de drogue
00:11:51qui explose partout,
00:11:53dont parfois les patients
00:11:54qui eux-mêmes sont atteints de troubles.
00:11:56Et en effet, ça ne fait pas bon ménage.
00:11:57Quand vous êtes déjà fragile psychologiquement,
00:11:59et que vous prenez en plus des substances,
00:12:00forcément, ça peut faire
00:12:01une sorte de cocktail explosif.
00:12:04Et je pense qu'on va en avoir
00:12:06de plus en plus des cas comme ça
00:12:07ou ce qu'on appelle des loups solitaires.
00:12:09Là, c'est tous les jours en ce moment.
00:12:11Oui, mais il y en aura peut-être
00:12:12même de plus en plus.
00:12:12Parce que tant qu'à un moment,
00:12:13l'État ne se dit pas
00:12:14que lutter contre le trafic de drogue,
00:12:17c'est nécessaire.
00:12:18Mais il faut aussi,
00:12:18et ça, à mon sens,
00:12:19c'est encore plus davantage
00:12:20le rôle de l'État,
00:12:21refaire en sorte que la psychiatrie en France
00:12:23retrouve d'une certaine manière
00:12:25un fonctionnement
00:12:26qui soit un petit peu digne et décent.
00:12:28Alors justement,
00:12:28puisqu'on est sur ce sujet
00:12:29et qu'on a longuement fait référence à Jacques Chiot,
00:12:31cet homme de 26 ans
00:12:32a battu hier par la police
00:12:33après avoir menacé de s'attaquer
00:12:35au passant avec un couteau.
00:12:36Sénégalais,
00:12:37arrivé en Corse au mois de mai
00:12:38avec un visa étudiant en Europe,
00:12:40d'abord en Belgique
00:12:42pour ses premiers pas sur le continent.
00:12:45Déjà mis en cause,
00:12:46connu de la justice
00:12:47pour des faits similaires.
00:12:48En janvier,
00:12:49il a été mis en cause
00:12:50pour menace avec un couteau
00:12:52en Seine-Saint-Denis.
00:12:53Et en raison de son état mental,
00:12:55un médecin avait préconisé
00:12:57son hospitalisation d'office.
00:12:58Retour sur ce qui s'est passé hier
00:12:59avec Sharon Camara.
00:13:02Il est aux alentours
00:13:03de 12h30 ce samedi
00:13:05lorsque cet homme,
00:13:06armé d'un couteau,
00:13:07menace des commerçants
00:13:08et des passants
00:13:09dans le centre-ville d'Ajaccio,
00:13:11bondé de monde
00:13:12en ce dernier week-end
00:13:13avant les fêtes de Noël.
00:13:15Mon employé,
00:13:15il arrive à s'échapper.
00:13:17On entend des cris.
00:13:18Lui s'échappe.
00:13:18Moi, je n'arrive pas à m'échapper.
00:13:19Je suis pris dans les jardinières.
00:13:20Dans tout ça.
00:13:21Et là, je vois un monsieur
00:13:22avec un couteau
00:13:22qui me passe au-dessus de la tête.
00:13:24Et après,
00:13:24j'ai réussi à le pousser un peu.
00:13:26La police tend d'immobiliser l'individu
00:13:28en faisant usage à deux reprises
00:13:30d'un pistolet à impulsion électrique
00:13:32mais sans succès.
00:13:34Un agent ouvre alors le feu
00:13:35sur l'homme de 26 ans
00:13:36qui meurt sur le coup.
00:13:38L'individu,
00:13:39de nationalité sénégalaise,
00:13:40était titulaire
00:13:41d'un visa étudiant.
00:13:42En janvier dernier,
00:13:43il avait déjà été mis en cause
00:13:45pour des faits de menace
00:13:46en Seine-Saint-Denis.
00:13:47On m'a indiqué
00:13:48qu'un certain nombre de vidéos
00:13:49avaient déjà été tournées.
00:13:53Tout ça mérite d'être exploité.
00:13:54Je me comprendrai bien
00:13:55de manière à comprendre
00:13:56le périple de cet individu.
00:13:59Mais je peux écarter à ce stade
00:14:01l'attentat terroriste
00:14:03puisque à aucun moment
00:14:05l'individu n'aurait proféré
00:14:06des menaces en ce sens.
00:14:09Une autopsie sera prochainement pratiquée
00:14:11sur l'assaillant
00:14:12pour déterminer s'il était
00:14:13sous l'emprise de stupéfiants,
00:14:15d'alcool ou d'autres substances.
00:14:17En parallèle,
00:14:18une enquête a été ouverte
00:14:19pour homicide volontaire aggravé
00:14:21à l'encontre du policier
00:14:22auteur des tirs.
00:14:24Le procureur indique
00:14:25que l'IGPN,
00:14:26la police des polices,
00:14:27n'est pas saisie à ce stade.
00:14:29On a un cas d'école,
00:14:30Vincent Roy.
00:14:31L'improfil psychiatrique,
00:14:33un médecin qui alerte
00:14:34plusieurs mois en arrière
00:14:36après déjà des faits similaires,
00:14:38cet homme qui passe complètement
00:14:40à travers les radars
00:14:40de la psychiatrie.
00:14:42Toute l'impuissance française
00:14:43est résumée dans ce sujet
00:14:44et je ne parle pas évidemment
00:14:46de ce visa étudiant
00:14:46qui est un visa dévoyé
00:14:49puisqu'il est tout sauf étudiant,
00:14:51ce monsieur.
00:14:51On l'a tous compris.
00:14:52Tout est mis en cause.
00:14:52Notre politique migratoire,
00:14:56notre politique des visas,
00:14:58la psychiatrie,
00:14:59mais moi, il y a quelque chose
00:15:01qui me trouble beaucoup.
00:15:02Déjà, lorsque vous attaquez,
00:15:04lorsque vous vous en prenez
00:15:06au couteau à des individus
00:15:09qui passent,
00:15:09c'est-à-dire à des individus
00:15:10qui ne vous ont rien fait,
00:15:12c'est déjà que vous êtes cinglé.
00:15:13Vous n'êtes pas autre chose.
00:15:15Vous êtes déjà furieusement atteint.
00:15:18Et puis la deuxième chose
00:15:19qui me trouble,
00:15:20et là, je demanderai l'éclairage
00:15:22d'un spécialiste de la police,
00:15:24la deuxième chose qui me trouble,
00:15:25c'est le couteau.
00:15:26Parce qu'en admettant
00:15:27que vous soyez totalement cinglé,
00:15:29en admettant que vous vouliez
00:15:30tuer des gens,
00:15:31pourquoi le couteau ?
00:15:32Parce que c'est ce qu'il y a
00:15:33de plus simple,
00:15:34ou parce que c'est une affaire
00:15:35de culture,
00:15:36ou parce qu'il y a bien
00:15:37des moyens de tuer des gens.
00:15:39On peut se procurer une arme,
00:15:41on peut...
00:15:42Alors, pourquoi le couteau ?
00:15:42Parce que c'est ce qu'on trouve
00:15:43le plus facilement,
00:15:44ou que c'est une affaire de culture.
00:15:45Mais enfin, il ne me semble pas
00:15:46qu'il y a 30 ans...
00:15:48Mais oui, c'est parce que...
00:15:48Je veux dire, les couteaux,
00:15:50aujourd'hui, dans notre pays,
00:15:51sont les armes à feu aux Etats-Unis,
00:15:53sont l'équivalent
00:15:53des armes à feu aux Etats-Unis.
00:15:55Parce qu'il y a 30 ans,
00:15:55on n'avait pas autant
00:15:56d'attaques aux couteaux.
00:15:57Comment l'expliquer ?
00:15:58Non, mais il y a 30 ans,
00:15:59il y avait des couteaux.
00:16:00Oui, il y avait des couteaux.
00:16:01Il y avait des couteaux,
00:16:01on en trouvait régulièrement.
00:16:03Même 3 000 ans,
00:16:04il y avait des couteaux.
00:16:04Qui s'appelle
00:16:05le port d'armes blanches.
00:16:07Simplement, c'était sorti
00:16:08un peu moins souvent.
00:16:09Mais il y avait des bagarres.
00:16:10À la limite,
00:16:10c'était plus souvent des bagarres
00:16:11aux couteaux
00:16:12que des bagarres
00:16:12à coups de flingue.
00:16:14Maintenant, on a quand même
00:16:14beaucoup plus
00:16:15d'armes à feu
00:16:16qui interviennent.
00:16:18Mais je voulais revenir
00:16:18sur ce que vous avez dit,
00:16:20Madame Roch,
00:16:20parce que je crois
00:16:20que c'est vraiment fondamental.
00:16:22Il y a vraiment une perte
00:16:23sur la gestion
00:16:25des cas psychiatriques.
00:16:27Ce cas-là
00:16:27l'illustre parfaitement.
00:16:29C'est-à-dire que
00:16:29vous avez quelqu'un
00:16:30qui est en garde à vue.
00:16:31Quand cette personne
00:16:31est en garde à vue,
00:16:33elle est examinée
00:16:33par un médecin
00:16:34pour savoir
00:16:34si c'est compatible ou pas
00:16:36avec la poursuite
00:16:37de la garde à vue.
00:16:38Le médecin a dû sans doute
00:16:39dire que c'était incompatible
00:16:40avec la poursuite
00:16:41de la garde à vue
00:16:42qu'il fallait le placer
00:16:42dans un milieu psychiatrique.
00:16:44Ce n'est pas
00:16:45la décision directement
00:16:47du médecin.
00:16:48Il faut qu'il y ait
00:16:48des psychiatres experts
00:16:49et il faut après
00:16:50un arrêté préfectoral.
00:16:52Et ensuite,
00:16:53il y a les soins.
00:16:54C'est un soin au milieu ouvert,
00:16:55un soin au milieu fermé.
00:16:57Et s'il n'y a pas
00:16:57assez de lits,
00:16:58c'est souvent un hôpital
00:16:59psychiatrique de secteur
00:17:00où vous allez,
00:17:01vous prenez des médicaments
00:17:02ou vous ne les prenez pas.
00:17:04Et si vous ne les prenez pas,
00:17:05ça dégénère.
00:17:06Je veux dire,
00:17:07on peut faire
00:17:07toutes les analyses.
00:17:08Cet homme,
00:17:08au vu de son parcours
00:17:10et de ce que dit
00:17:11le médecin
00:17:12qui préconise
00:17:13son hospitalisation d'office,
00:17:14cet homme,
00:17:15quelle qu'en soit la façon,
00:17:16je n'en ai qu'une idée
00:17:17et je ne suis pas spécialiste
00:17:18de ça,
00:17:18mais il doit être contraint.
00:17:20Ce n'est pas un homme
00:17:21qui doit être dans la nature,
00:17:22qui peut passer
00:17:23de la Belgique
00:17:24à la Seine-Saint-Denis,
00:17:25de la Seine-Saint-Denis
00:17:25à la Corse
00:17:26en ayant ses méfaits
00:17:27derrière lui.
00:17:28C'est inaudible
00:17:30pour les Français.
00:17:31Bien sûr,
00:17:31mais ça veut dire
00:17:32qu'il faut revoir,
00:17:34peut-être qu'il faut faire
00:17:35un débat sur d'abord
00:17:36comment on soigne
00:17:38il y a de moins en moins
00:17:39de volonté
00:17:41de soigner
00:17:42en milieu fermé.
00:17:42Oui,
00:17:43et surtout même,
00:17:43il y a de moins en moins
00:17:44de volonté
00:17:45de soigner tout court.
00:17:49C'est-à-dire qu'avant,
00:17:50la psychiatrie française,
00:17:51elle n'a pas toujours
00:17:52été formidable,
00:17:53mais au moins,
00:17:53il y avait parfois
00:17:54une tentative
00:17:54d'inclure les patients
00:17:56dans un suivi thérapeutique
00:17:57à long terme.
00:17:58Maintenant,
00:17:58dans le meilleur des cas,
00:17:59on les bourre de médicaments
00:18:00en espérant les anesthésier
00:18:02pour les sortir
00:18:03une fois qu'ils sont
00:18:04un peu plus calmes
00:18:04parce qu'on ne sait pas
00:18:05où les mettre.
00:18:06Je pense vraiment
00:18:06que l'État,
00:18:07à un moment,
00:18:07nous aussi réagir.
00:18:08C'est bien joli
00:18:08de nous parler
00:18:09des plans de santé mentale
00:18:10et des choses comme ça.
00:18:12Il faut bien aussi
00:18:13mettre la main
00:18:13dans le combouille
00:18:14et sortir ces gens-là
00:18:15d'une misère noire,
00:18:17finalement,
00:18:17parce que les gens
00:18:17qui ont des troubles
00:18:18psychiatriques profonds,
00:18:19je pense qu'ils ne peuvent
00:18:20absolument pas
00:18:21se guérir par eux-mêmes.
00:18:22À l'aune de l'insécurité
00:18:23générée,
00:18:24la santé mentale
00:18:25doit être une priorité
00:18:26pour le gouvernement
00:18:27qui...
00:18:28Enfin,
00:18:28pour le quinquennat
00:18:29qui se termine
00:18:29et surtout celui
00:18:30qui s'ouvrira en 2027.
00:18:31Mais je crois
00:18:31que ça va même plus loin,
00:18:33Julien.
00:18:33c'est la sécurité
00:18:34en général.
00:18:36Il y a un problème
00:18:37pour les jeunes mineurs
00:18:39qui n'ont pas
00:18:40de réponse pénale
00:18:41adaptée
00:18:42à leur délit
00:18:43et à leurs actions.
00:18:45On a un problème
00:18:46avec les personnes
00:18:47qui sont déficients mentaux
00:18:49et qui se retrouvent
00:18:50dans la rue
00:18:51avec des armes.
00:18:51Et puis,
00:18:52on voit bien que,
00:18:53pour répondre
00:18:54à Vincent Roy,
00:18:55c'est que
00:18:56c'est tellement facile
00:18:57aujourd'hui
00:18:57de prendre un couteau.
00:18:58Il ne coûte rien
00:18:59un couteau.
00:18:59Vous avez ça chez vous.
00:19:01Vous allez dans un supermarché.
00:19:03C'est tellement facile
00:19:03de prendre cette arme
00:19:04qui est une arme
00:19:05par destination
00:19:06mais qui sert tout simplement
00:19:07à un usage ménager.
00:19:08La difficulté,
00:19:09c'est que
00:19:10il n'y a plus personne
00:19:12en sécurité
00:19:13dans l'espace public
00:19:14aujourd'hui,
00:19:16y compris dans les écoles.
00:19:17On l'a bien vu
00:19:17parce que même
00:19:18les jeunes mineurs
00:19:19utilisent des armes
00:19:20pour pouvoir
00:19:21se faire vengeance
00:19:22soit vis-à-vis
00:19:23de leurs professeurs,
00:19:24soit vis-à-vis
00:19:24de leurs collègues
00:19:25de classe.
00:19:26Donc,
00:19:26l'enjeu
00:19:27prioritaire,
00:19:29c'est la sécurité.
00:19:29Pour moi,
00:19:30c'est l'enjeu prioritaire
00:19:31au niveau des municipales
00:19:32et aujourd'hui,
00:19:33on peut regretter
00:19:33que les politiques
00:19:35de sécurité,
00:19:36c'est le tonneau
00:19:36des Nanaïdes,
00:19:37c'est-à-dire que
00:19:37malgré un certain
00:19:38nombre d'actions
00:19:39et pour ça que
00:19:40Darmanin
00:19:41essaie de passer
00:19:42à la vitesse supérieure,
00:19:43on a des fuites
00:19:44partout,
00:19:45qu'on soit en matière
00:19:46de santé,
00:19:47qu'on soit en matière
00:19:48d'immigration,
00:19:49qu'on soit en matière
00:19:50tout simplement
00:19:51d'environnement,
00:19:52plus personne
00:19:52n'est en sécurité
00:19:54dans l'espace public
00:19:55parce que
00:19:55à chaque moment,
00:19:57il y a une capacité
00:19:58d'un déséquilibré,
00:20:00d'un radicalisé,
00:20:02d'une personne
00:20:03défaillance
00:20:04tout simplement
00:20:04en crise
00:20:06vis-à-vis de l'autorité,
00:20:07on évoquait tout à l'heure
00:20:08les policiers,
00:20:08on évoquait
00:20:09le service de santé,
00:20:11les pompiers,
00:20:12quand vous allez
00:20:12dans certains quartiers,
00:20:13il est difficile
00:20:14de pouvoir y progresser.
00:20:15Donc,
00:20:16c'est un vrai enjeu,
00:20:17cet enjeu de sécurité,
00:20:18je le redis pour moi,
00:20:19ce sera la priorité
00:20:20des municipales.
00:20:21Justement,
00:20:22à partir de janvier,
00:20:23Gérald Darmanin
00:20:23a annoncé,
00:20:25rappelé dans les colonnes
00:20:26du Parisien,
00:20:27aujourd'hui en France,
00:20:28ce matin,
00:20:28que le parquet national
00:20:29anticriminalité organisé
00:20:30entrera en fonction.
00:20:32Il est supposé
00:20:33mettre sur un cadre
00:20:34législatif
00:20:35à la même hauteur
00:20:36les coupables
00:20:37de terrorisme
00:20:38et les coupables
00:20:39de narcotrafic.
00:20:40Quelle efficacité !
00:20:41Il y a beaucoup d'optimisme,
00:20:42notamment dans cet entretien,
00:20:43je trouve,
00:20:44de Gérald Darmanin.
00:20:45Est-il pas un petit peu
00:20:46trop optimiste,
00:20:48justement ?
00:20:48On en parle juste
00:20:49après la pause.
00:20:53De retour à 14h30,
00:20:55quasiment,
00:20:55Bernard Cohenadat,
00:20:56Christian Flech,
00:20:57Elodie Bouchard,
00:20:57Ophélie Roch et Vincent Roy,
00:20:58toujours présents
00:20:59pour m'accompagner.
00:21:00On évoque le parquet
00:21:01national anticriminalité
00:21:03organisé
00:21:03qui va entrer en fonction
00:21:04au mois de janvier,
00:21:06dès le 1er janvier,
00:21:07pour intensifier la lutte
00:21:08contre le narcotrafic.
00:21:09L'objectif,
00:21:10c'est d'aligner
00:21:10les moyens de lutte
00:21:12contre la drogue
00:21:12sur le modèle
00:21:13de celle contre le terrorisme.
00:21:15Un projet de loi
00:21:15qui est intitulé
00:21:16Sûr
00:21:16et qui sera présenté
00:21:18par le garde des Sceaux
00:21:19prochainement au programme
00:21:20l'alignement des réductions
00:21:21de peine et du régime
00:21:22de la libération conditionnelle
00:21:23des narcotrafiquants
00:21:24sur celui des terroristes.
00:21:27Qu'est-ce qui change
00:21:27précisément ?
00:21:28Juliette Sadat.
00:21:29Un projet de loi
00:21:31intitulé Sûr
00:21:32et qui sera présenté
00:21:33par le garde des Sceaux
00:21:34Gérald Darmanin.
00:21:36Au programme,
00:21:37l'alignement
00:21:37des réductions de peine
00:21:38et du régime
00:21:39de la libération conditionnelle
00:21:41des narcotrafiquants
00:21:42sur celui des terroristes.
00:21:44Permission de sortie interdite
00:21:46pour les détenus
00:21:46en quartier de haute sécurité.
00:21:48Ils ne pourront bénéficier
00:21:50d'un aménagement de peine
00:21:51qu'après avoir effectué
00:21:52les deux tiers
00:21:53de leur condamnation
00:21:54et les réductions de peine
00:21:55ne pourront pas excéder
00:21:57un tiers de celles prononcées.
00:21:59Objectif,
00:22:00assurer une sanction utile,
00:22:02rapide et effective.
00:22:04Le garde des Sceaux
00:22:04a indiqué la parution
00:22:05tout début 2026
00:22:07d'un décret
00:22:08sur le statut de repenti.
00:22:11Des morts violentes
00:22:11partout en France,
00:22:12évidemment,
00:22:13des tonnes de cocaïne
00:22:14qui défèrent,
00:22:14des organisations dotées
00:22:16de réseaux,
00:22:17de circuits de blanchiment
00:22:18toujours plus complexes.
00:22:19Je note ce que dit
00:22:20Gérald Darmanin
00:22:20dans Le Parisien.
00:22:21La question est de savoir
00:22:22désormais qui va gagner
00:22:23entre l'autorité de l'État
00:22:24et la criminalité organisée
00:22:26pour le moment.
00:22:26Pardon, mais Christian Flèche,
00:22:27la réponse est assez claire.
00:22:29La vraie question,
00:22:31c'est est-ce que ça peut changer ?
00:22:32Alors, il faut que ça change
00:22:34et je crois qu'il y a
00:22:35une vraie volonté,
00:22:36elle est politique,
00:22:37il y a aussi la vraie volonté
00:22:38des policiers,
00:22:39des gendarmes,
00:22:40des douaniers
00:22:40de travailler
00:22:41pour que ça change
00:22:41et ce qui a l'air
00:22:43d'inquiéter le ministre,
00:22:45le garde des Sceaux,
00:22:45c'est qu'il a l'impression
00:22:46d'être à un point de bascule
00:22:47et il a raison
00:22:48parce que là,
00:22:48on arrive dans des situations
00:22:49où on évoque
00:22:50des cas de corruption
00:22:51dans tous les domaines,
00:22:52c'est-à-dire policiers,
00:22:54greffiers,
00:22:55magistrats,
00:22:55gendarmes, etc.
00:22:56Les fameux assassinats
00:22:57d'avertissement
00:22:58qui commencent à l'exister aussi ?
00:23:00C'est la première fois
00:23:01qu'on entend cette notion-là,
00:23:02assassinats d'avertissement,
00:23:04donc ça,
00:23:05c'est très grave.
00:23:06Donc,
00:23:06on a aussi un trafic
00:23:08des stups
00:23:08qui génère évidemment
00:23:09beaucoup d'argent
00:23:10mais qui se diffuse
00:23:11sur l'ensemble
00:23:12du territoire français
00:23:13et dans les Antilles.
00:23:14une partie aussi
00:23:16de ce qui se passe
00:23:16dans les Antilles
00:23:17peut être aussi
00:23:18un peu liée à ça
00:23:19parce que les Antilles
00:23:20ont la particularité
00:23:21d'être plus proches
00:23:22des zones de production
00:23:22de la cocaïne notamment
00:23:24et tout en restant
00:23:25un territoire français
00:23:26d'où des facilités
00:23:27de transfert.
00:23:29Donc,
00:23:30on a...
00:23:31Je pense qu'il y a
00:23:32ce qu'a fait
00:23:33le garde des Sceaux
00:23:33qui me paraît intéressant,
00:23:35c'est premièrement
00:23:35les deux prisons
00:23:37où on a le sentiment
00:23:38que les voyous
00:23:39arrêtent leur trafic
00:23:40ce qui n'était pas le cas
00:23:41avant,
00:23:42ce que vous avez découvert
00:23:42parce que la police
00:23:43savait depuis longtemps
00:23:44c'est-à-dire que
00:23:45vous pensez neutraliser
00:23:47un voyou
00:23:47en le mettant en prison
00:23:48mais en fait
00:23:48il continue son activité
00:23:49voire même
00:23:50il est plus en sécurité
00:23:51puisqu'il a moins de risque
00:23:53de se faire descendre
00:23:54même si le risque
00:23:55peut toujours exister
00:23:56en prison.
00:23:57Vous pensez franchement
00:23:58pardon,
00:23:59c'est peut-être un peu
00:24:01démago de le dire comme ça
00:24:02mais vous croyez
00:24:03que les grands barons
00:24:04de la drogue
00:24:04ces derniers mois
00:24:05sont inquiets
00:24:06parce qu'on a créé
00:24:07deux prisons
00:24:07de haute sécurité
00:24:08où on a mis
00:24:09les 100 plus grands trafiquants
00:24:10le narcotrafic
00:24:12a priori
00:24:13je parle sous votre contrôle
00:24:14mais il continue
00:24:15de s'étendre
00:24:16plus aujourd'hui
00:24:18qu'hier
00:24:18on nous parle
00:24:19d'une guerre
00:24:20qu'il faut gagner
00:24:21mais quand est-ce
00:24:21qu'on compte
00:24:22la gagner
00:24:22vraiment cette guerre
00:24:23c'est la question
00:24:24que je me pose
00:24:25alors on peut trouver
00:24:26les indicateurs
00:24:28d'activité
00:24:29je veux dire
00:24:30non on peut trouver
00:24:31les indicateurs
00:24:32d'activité qu'on veut
00:24:33un coup on nous dit
00:24:33qu'il n'y a plus
00:24:34de meurtres
00:24:35donc ça veut dire
00:24:36qu'il n'y a plus
00:24:37de trafic
00:24:38en fait il n'y a
00:24:38parfois plus de meurtres
00:24:39parce que le trafic
00:24:40est installé
00:24:41il n'y a plus besoin
00:24:41d'avoir des guerres
00:24:42d'influence
00:24:43donc c'est toujours
00:24:44compliqué
00:24:45la réalité c'est que
00:24:46je pense que
00:24:47dans ces prisons
00:24:48de haute sécurité
00:24:48les quartiers de lutte
00:24:50contre la criminalité
00:24:51organisée
00:24:52si tant est que les gens
00:24:53n'aient pas la possibilité
00:24:53d'en sortir
00:24:54pour avoir une promesse
00:24:55d'embauche
00:24:56vous faites référence
00:24:59à cette sortie
00:25:00d'un caïd
00:25:00il y a quelques semaines
00:25:01qui a surpris
00:25:03c'est le moins
00:25:03que l'on puisse dire
00:25:04c'est la pure application
00:25:05des textes
00:25:05donc il faut changer
00:25:06ces textes là
00:25:06pour ces gens
00:25:07qu'on met dans ces prisons là
00:25:08donc ça c'est à mon avis
00:25:10un point important
00:25:10le deuxième point important
00:25:12c'est la capacité
00:25:13de trouver des mesures
00:25:15d'extradition
00:25:16avec les pays
00:25:17où les gens
00:25:19profitent de leur argent
00:25:20et vont se réfugier
00:25:21parce que ceux qui vont
00:25:22profiter de l'argent
00:25:23on parle des émirats
00:25:24en l'occurrence
00:25:25ceux qui vont dans les émirats
00:25:26ce n'est pas ceux qui sont
00:25:27sur le terrain
00:25:27et qui vont tenir
00:25:28la cage d'escalier
00:25:29c'est ceux qui sont en haut
00:25:30qui récupèrent l'argent
00:25:31et qui vont en profiter
00:25:32donc ça c'est un premier point
00:25:34si maintenant
00:25:35le parquet national
00:25:37qui est créé
00:25:39et qui se fait aussi
00:25:40en prenant ailleurs
00:25:42parce qu'il n'y a pas
00:25:43de miracle aujourd'hui
00:25:44on n'a pas créé
00:25:45des postes sui generis
00:25:46on a pris ailleurs
00:25:47pour mettre des greffiers
00:25:50et des magistrats
00:25:51sur un parquet nouveau
00:25:52je voudrais qu'on voit
00:25:54Elodie
00:25:54quelques mots
00:25:55de ce que dit
00:25:55le ministre de la justice
00:25:57qui s'exprime
00:25:58dans les colonnes du parisien
00:25:59à propos de ce nouveau plan
00:26:00anti-narcos
00:26:01cette loi
00:26:01mais également
00:26:02ce parquet
00:26:03qui était prévu
00:26:03par ailleurs
00:26:04le point de bascule
00:26:06ce sera le jour
00:26:07où l'état aura peur
00:26:08car il n'est plus capable
00:26:09d'installer des caméras
00:26:10de surveillance
00:26:10de juger les narcotrafiquants
00:26:12de créer des prisons
00:26:13de haute sécurité
00:26:14on n'en est pas là
00:26:15oui et non
00:26:18j'ai envie de dire
00:26:18et encore une fois
00:26:19je disais avant la pub
00:26:20dans cet entretien
00:26:21je le trouve assez optimiste
00:26:22le garde des Sceaux
00:26:23heureusement
00:26:24parce que vu l'action
00:26:25qui mène
00:26:26il a envie qu'elle réussisse
00:26:28le seul problème
00:26:28c'est qu'en termes de justice
00:26:29on a perdu des années
00:26:31vous mentiez effectivement
00:26:32les prisons de haute sécurité
00:26:33et bien sûr
00:26:34qu'il a eu raison de les faire
00:26:35mais Gérald Darmanin
00:26:36a donc inventé des prisons
00:26:37où on ne téléphone pas
00:26:39où on ne gère pas
00:26:40son business en prison
00:26:41c'est-à-dire que Gérald Darmanin
00:26:42a inventé la prison
00:26:43en 2025
00:26:44donc quand on se félicite
00:26:45et bien sûr
00:26:46qu'il fallait le faire
00:26:46je ne critique pas la mesure
00:26:47on s'est tous félicités
00:26:49d'avoir des prisons
00:26:50où on ne téléphonait pas
00:26:51on en est donc
00:26:51à ce niveau-là
00:26:52où on ne fume pas de cannabis
00:26:53où on ne se drogue pas
00:26:55où on ne fait pas son business
00:26:55comme vous le disiez
00:26:56en plus pour les narcotrafiquants
00:26:57quand ils étaient en prison
00:26:58sans qu'il y ait de perte
00:26:59de chiffre d'affaires
00:26:59et en plus en étant en sécurité
00:27:01et en commanditant des assassinats
00:27:02c'est plutôt tout bénéfice
00:27:04après il y a une vraie volonté
00:27:05on le voit du garde des Sceaux
00:27:06à la fois pour les narcotrafiquants
00:27:07les plus dangereux
00:27:08il y a ces prisons
00:27:09il y a beaucoup de travail
00:27:10aussi diplomatique
00:27:11notamment on a cité
00:27:12effectivement
00:27:12les Émirats Arabes
00:27:13où il y a une volonté
00:27:14de travailler avec d'autres pays
00:27:16parce qu'on sait
00:27:16que les têtes de réseau
00:27:17ne sont pas forcément chez nous
00:27:19après la question
00:27:20c'est vu le retard pris
00:27:21vous disiez
00:27:22en quelle année on va y arriver
00:27:23effectivement
00:27:24bien heureux celui
00:27:24qui pourrait donner une date
00:27:26parce que
00:27:26on n'en est pas à l'étape
00:27:28où on n'ose pas
00:27:28mettre des caméras
00:27:29de vidéosurveillance
00:27:30évidemment
00:27:31mais dans des villes
00:27:31forcément
00:27:32on pense à Marseille
00:27:33ou ce genre de ville
00:27:34on se dit
00:27:34qu'est-ce qu'il faut faire
00:27:35pour vraiment renverser la table
00:27:37sachant que le trafic
00:27:38a gangréné
00:27:39on le rappelle quand même
00:27:39aujourd'hui
00:27:3979% des communes françaises
00:27:41et c'est un chiffre d'affaires
00:27:42qui est estimé
00:27:43à 7 milliards d'euros
00:27:44l'équivalent
00:27:45d'une entreprise
00:27:46du CAC 40
00:27:47et encore
00:27:48on est peut-être
00:27:48en dessous des réalités
00:27:49on parle de 300 000 personnes
00:27:50qui vivent directement
00:27:51ou indirectement
00:27:52dans l'hexagone
00:27:53du trafic de drogue
00:27:55on peut prolonger
00:27:56des filières internationales
00:27:57Vincent Roy
00:27:58le réseau migratoire utilisé
00:27:59on sait que les mineurs
00:28:00non accompagnés
00:28:01sont de la chair à canon
00:28:02pour les trafiquants
00:28:04c'est une nid
00:28:05que nous sommes
00:28:07pour le moment
00:28:07et je suis malheureux
00:28:08de le dire
00:28:09mais nous sommes incapables
00:28:10de combattre cela
00:28:11pour le moment
00:28:12alors si j'osais
00:28:13un mauvais jeu de mots
00:28:14je vous dirais
00:28:14que ce qui est stupéfiant
00:28:16c'est lorsqu'on observe
00:28:18ce qu'a fait
00:28:19monsieur Darmanin
00:28:21prison de haute sécurité
00:28:22puis maintenant
00:28:23et il faut louer son travail
00:28:24je ne suis pas en train
00:28:25de vouloir le dénigrer
00:28:26absolument du tout
00:28:27et je loue son travail
00:28:28et je loue aussi
00:28:29son optimisme
00:28:30parce qu'après tout
00:28:31on peut le
00:28:32on peut se dire
00:28:33peut-être que ça va fonctionner
00:28:34mais ce qui m'inquiète
00:28:36c'est qu'on voit
00:28:36tout ce qu'il a fait
00:28:37et on voit surtout
00:28:38tout ce que n'a pas fait
00:28:39monsieur Dupond-Moretti
00:28:40parce que le trafic de drogue
00:28:42il ne date pas d'hier
00:28:43on a l'impression
00:28:44aujourd'hui
00:28:45qu'on a découvert
00:28:46que l'eau chaude
00:28:47brûlait
00:28:48il y a longtemps
00:28:49qu'il existe
00:28:50et il y a longtemps
00:28:51qu'on ne fait rien
00:28:51alors il fait
00:28:52quelque chose
00:28:53avec
00:28:53les moyens
00:28:55qui sont les siens
00:28:57mais enfin
00:28:57qu'a fait
00:28:58monsieur Dupond-Moretti
00:28:59alors à la fois
00:29:00pour les prisons
00:29:01de haute sécurité
00:29:01parce que pendant
00:29:02le règne de monsieur
00:29:03Dupond-Moretti
00:29:04les trafics continuaient
00:29:05en prison
00:29:05et on le savait très bien
00:29:07on n'a rien découvert
00:29:08de plus
00:29:09le parquet
00:29:10anti-narco
00:29:11il aurait pu être
00:29:12mis en place
00:29:13beaucoup plus tôt
00:29:14donc
00:29:15et quand je parle
00:29:17de monsieur Dupond-Moretti
00:29:18on peut aussi parler
00:29:18de son prédécesseur
00:29:19et de ceux d'avant
00:29:21et encore
00:29:22et encore
00:29:22de ceux d'avant
00:29:23donc ça interroge
00:29:25nos politiques
00:29:26et enfin je termine
00:29:26en disant que
00:29:28sans doute
00:29:29que ce que fait
00:29:30monsieur Darmanin
00:29:31est très bien
00:29:32et on lui donne
00:29:33quittus
00:29:34mais d'un autre côté
00:29:35si on ne s'attaque pas
00:29:37à revoir
00:29:37notre politique migratoire
00:29:39car c'est l'un des volets
00:29:41les choses
00:29:43ne pourront avancer
00:29:44les choses ne pourront avancer
00:29:45que partiellement
00:29:46alors il y a des solutions
00:29:47parfois
00:29:47qui sont trouvées
00:29:48à l'échelle de villes
00:29:49ou de départements
00:29:49par exemple
00:29:50je voulais que vous voyez
00:29:51ce reportage
00:29:52des équipes CNews
00:29:52en septembre dernier
00:29:53le maire de Carpentras
00:29:55où on sait que la situation
00:29:56est aussi compliquée
00:29:57à créer
00:29:57la brigade mobile
00:29:59d'intervention
00:29:59ces policiers municipaux
00:30:01qui gênent les trafiquants
00:30:02en patrouillant
00:30:03tous les jours
00:30:04dans les trois points
00:30:05de deal de la ville
00:30:05regardez ce sujet
00:30:06en immersion
00:30:07Stéphanie Roquier
00:30:08à l'heure où les points
00:30:10de deal sont les plus fréquentés
00:30:12ils s'équipent lourdement
00:30:14et prennent la direction
00:30:15des quartiers sensibles
00:30:16de Carpentras
00:30:17PM10
00:30:18pour le départ
00:30:19du VL Rangers
00:30:22direction Bois du Bac
00:30:23ces policiers municipaux
00:30:25font partie
00:30:26de la brigade mobile
00:30:27d'intervention
00:30:27dès leur arrivée
00:30:29dans la cité
00:30:29trois guetteurs
00:30:30donnent l'alerte
00:30:31un quatrième
00:30:32reste positionné
00:30:33en hauteur
00:30:34on a un guetteur
00:30:38au-dessus du pot
00:30:39qui attend un ravitaillement
00:30:40de produits stupéfiants
00:30:42quand on est là
00:30:43notre but
00:30:44c'est de traîner
00:30:45le commerce
00:30:46le temps de notre présence
00:30:47au moins
00:30:47donc ils ne s'arrêtent pas
00:30:49les clients
00:30:50donc on les ennuie
00:30:52les individus
00:30:59s'éloignent
00:31:00mais ne partent pas
00:31:01ça embête le client
00:31:02deux
00:31:03la police
00:31:04elle vient ?
00:31:04non pas du tout
00:31:05vous adaptez ?
00:31:06on adapte
00:31:06ici c'est chez nous
00:31:08ici
00:31:08là vous êtes chez nous
00:31:09là vous avez les pieds
00:31:11chez nous madame
00:31:12vu qu'il reste à notre vue
00:31:14ça veut dire
00:31:14qu'il y en a quelque part
00:31:16voilà
00:31:21voilà
00:31:23c'est pour ça
00:31:23qu'il reste là
00:31:24du
00:31:25de la bœuf
00:31:26ouais
00:31:26voilà
00:31:27c'est pour ça
00:31:29que ça sentait fort
00:31:29au fur et à mesure
00:31:31pour un petit quartier
00:31:32comme ça
00:31:32ça leur fait mal
00:31:34ça leur fait mal
00:31:35depuis la création
00:31:36de la brigade
00:31:37en septembre dernier
00:31:38cinq personnes
00:31:39ont été interpellées
00:31:40en flagrant délit
00:31:412000 euros
00:31:42de stupéfiants
00:31:42et une quinzaine
00:31:43de chaises de guetteurs
00:31:44ont été saisies
00:31:45il vit de la mer
00:31:48avec une petite cuillère
00:31:50c'est exactement
00:31:51ce que j'allais dire
00:31:52et ça fait mal au cœur
00:31:52parce que ces policiers
00:31:54municipaux
00:31:54ils font saluer leur travail
00:31:55ils sont sur le terrain
00:31:56toute la journée
00:31:57ils harcèlent
00:31:58pardon mais ramasser
00:31:59trois barrettes de shit
00:32:00dans un biffon
00:32:01et les chaises
00:32:01les chaises de trafiquants
00:32:03on en a parlé
00:32:03et Christian Flech
00:32:04et Elodie faisaient la réflexion
00:32:06pendant qu'on a vu cette image
00:32:07au début du reportage
00:32:08on voit la voiture
00:32:08qui arrive
00:32:09et sur cette espèce de pont
00:32:10le dealer
00:32:11le charbonneur
00:32:12je ne sais plus comment
00:32:12on appelle ça
00:32:13qui attend
00:32:14et vous avez tous fait
00:32:15la même réflexion
00:32:15au même moment
00:32:16il reste là
00:32:16il n'en a rien à faire
00:32:18de cette voiture de police
00:32:19qui arrive
00:32:20ça dit tout
00:32:21là encore
00:32:21de la situation
00:32:21dans certains quartiers
00:32:22Christian
00:32:23je voudrais juste
00:32:24revenir sur l'optimisme
00:32:26du garde des Sceaux
00:32:26il y a la première partie
00:32:28de l'installation
00:32:28des caméras de vidéosurveillance
00:32:30on a des endroits
00:32:31où on n'arrive pas à en mettre
00:32:32oui
00:32:33où elles sont détruites
00:32:34dans l'heure
00:32:34où elles sont installées
00:32:35et je voudrais
00:32:35qu'on se souvienne
00:32:36de ces policiers d'Evry
00:32:38qui gardaient un pylône
00:32:40où on avait installé des caméras
00:32:41et qui ont été attaqués
00:32:42au cocktail Molotov
00:32:43un des policiers
00:32:44a été grièvement blessé
00:32:45sur simplement
00:32:46la garde du pilier
00:32:47sur lequel il y avait
00:32:48des caméras
00:32:49qui étaient installées
00:32:50pour lutter
00:32:51contre d'autres problèmes
00:32:52d'ailleurs peut-être
00:32:52que les stups
00:32:53donc on en est
00:32:54alors on a déjà coché
00:32:55la première ligne
00:32:57de l'optimisme
00:32:57du garde des Sceaux
00:32:59après
00:32:59il faut travailler
00:33:01il faut
00:33:02quand vous voyez ces images
00:33:04franchement Christian Flèche
00:33:05j'entends
00:33:05et encore une fois
00:33:07je rappelle
00:33:08qu'il n'est pas question
00:33:09de dénigrer le travail
00:33:10du garde des Sceaux
00:33:11à son échelle
00:33:12et ce parquet
00:33:13notamment
00:33:13est une bonne chose
00:33:14la question c'est
00:33:15est-ce qu'on n'est pas encore
00:33:17en train de vider
00:33:17comme le disait Vincent
00:33:18il y a un instant
00:33:18l'océan à la petite cuillère
00:33:21les démonstrations de force
00:33:22moi
00:33:23personnellement
00:33:24les démonstrations de force
00:33:25je ne les vois
00:33:25que du côté
00:33:26des trafiquants
00:33:27ces derniers temps
00:33:28oui
00:33:29sauf qu'on a vu aussi
00:33:30qu'il y avait des opérations
00:33:31XXL qui ont été mises en place
00:33:33ça rassure la population
00:33:34mais si derrière
00:33:35il n'y a pas un souci
00:33:35temporairement
00:33:36ça ne sert pas forcément
00:33:38et on voit bien
00:33:39que là
00:33:39on a la manifestation
00:33:40au pied de l'immeuble
00:33:41et on voit aussi
00:33:43que maintenant
00:33:43ici on est chez nous
00:33:44oui
00:33:44et on voit aussi que maintenant
00:33:46si on va lutter
00:33:47contre ces points de deal
00:33:48on va dire qu'on va enfermer
00:33:49il y a une nouvelle forme
00:33:50de livraison des stups
00:33:51par le biais du fameux
00:33:52Ubersheet
00:33:53et des livraisons
00:33:54qui font qu'il y aura
00:33:56de moins en moins
00:33:57de visibilité
00:33:57des messageries cryptées
00:33:58où vous pouvez commander
00:33:59effectivement
00:34:00le ministre d'ailleurs
00:34:00en parle dans son interview
00:34:02on a beaucoup parlé
00:34:04au moment de
00:34:04cette dramatique affaire
00:34:06d'évasion d'Amra
00:34:07où il y a deux agents
00:34:08de la pénitentiaire
00:34:09qui sont morts
00:34:09on a beaucoup parlé
00:34:10d'une nécessité
00:34:11que la police
00:34:13la justice
00:34:14puissent avoir accès
00:34:16aux messageries cryptées
00:34:16quand le texte de loi
00:34:18est sorti
00:34:18il y a une telle bataille
00:34:19à l'Assemblée
00:34:20et au Sénat
00:34:21qu'on n'a pas accès
00:34:23à toutes les messageries cryptées
00:34:24des voyous
00:34:25qui donc peuvent continuer
00:34:26les libertés individuelles
00:34:28priment sur la sécurité
00:34:28des citoyens
00:34:30en tout cas pour le moment
00:34:31mais ce que dit le ministre
00:34:32il a raison
00:34:32il faut que la police
00:34:34ait accès
00:34:34et la justice aussi
00:34:35c'est des situations
00:34:37dérogatoires
00:34:37compte tenu des enjeux
00:34:39et il faut que ces situations
00:34:40dérogatoires
00:34:40soient encadrées
00:34:41il y a un certain nombre
00:34:42de techniques spéciales
00:34:43d'enquête
00:34:43qui sont utilisées actuellement
00:34:44en matière de terrorisme
00:34:46notamment
00:34:46qui sont encadrées
00:34:48par des commissions
00:34:48et ça fonctionne très bien
00:34:50Bernard ?
00:34:51Oui, n'oublions pas Julien
00:34:53que Gérald Darmanin
00:34:54il a d'abord été
00:34:54ministre de l'Intérieur
00:34:56donc il a aussi
00:34:56l'expérience
00:34:57du ministère de l'Intérieur
00:34:58où il a vécu
00:34:59ce type de situation
00:35:00et là
00:35:01il cumule un peu
00:35:02l'expérience
00:35:03du ministère de l'Intérieur
00:35:04et de la vision
00:35:05du ministère de la Justice
00:35:06ce qu'on voit aujourd'hui
00:35:08et les mesures
00:35:08qui sont annoncées
00:35:09dans le
00:35:09dans le Parisien
00:35:10cette double page
00:35:11qui est très intéressante
00:35:12quand même
00:35:12ça reste quand même
00:35:13la partie
00:35:14immergée d'iceberg
00:35:16vous l'avez dit tout à l'heure
00:35:177 à 8 milliards
00:35:19peut-être beaucoup plus
00:35:20350 000 personnes
00:35:22qui travaillent
00:35:23officielles
00:35:24sans ceux
00:35:24qu'on ne connaît pas
00:35:25c'est une vraie économie
00:35:27parallèle
00:35:28souterraine
00:35:28c'est là-dessus
00:35:29de moins en moins
00:35:30souterraine
00:35:31oui mais justement
00:35:32et donc
00:35:33il faut toucher
00:35:34au porte-monnaie
00:35:34à l'argent
00:35:35c'est Falcon
00:35:36le juge italien
00:35:37qui disait
00:35:37il faut suivre l'argent
00:35:38il faut suivre l'argent
00:35:39et aujourd'hui
00:35:40on voit bien
00:35:40que tout ça
00:35:41va prendre du temps
00:35:42qu'on est en train
00:35:43de monter un dispositif
00:35:44il faut le toucher
00:35:45ça a été rappelé
00:35:45par une décharge
00:35:46dans un certain nombre
00:35:47de pays
00:35:47où il y a des biens immobiliers
00:35:48je pense à bien entendu
00:35:49aux Émirats
00:35:50à bras bunis
00:35:51mais dans d'autres pays
00:35:52y compris européens
00:35:53qui est intimidé aujourd'hui
00:35:55les trafiquants
00:35:55ou le frère
00:35:57de Damien Kessassi
00:35:58ou des magistrats
00:36:00ou des agents pénitentiaires
00:36:01qui sont corrompus de force
00:36:02le fait
00:36:03qu'il y ait une volonté
00:36:04politique nouvelle
00:36:05ça ne date pas
00:36:05d'il y a 15 ans
00:36:06ça date de quelques mois
00:36:07donc aussi
00:36:08il faut penser
00:36:09qu'il faut du temps
00:36:10et aujourd'hui
00:36:11les nouveaux moyens
00:36:12ça a été dit tout à l'heure
00:36:13par notre ami policier
00:36:15ce n'est pas des moyens
00:36:16qui ont été mis
00:36:17de manière supplémentaire
00:36:18c'est une réorganisation
00:36:20de services
00:36:20on est déshabillé à l'un
00:36:22pour habiller l'autre
00:36:22pour l'instant
00:36:22on est en train d'essayer
00:36:23de créer quelque chose
00:36:24il faudra qu'un budget
00:36:25voit là-dessus
00:36:26mais c'est vrai
00:36:27que c'est un enjeu
00:36:27tellement financier
00:36:29qu'il faut attaquer
00:36:30aux porte-monnaie
00:36:31que ce soit
00:36:32de manière mobilière
00:36:33immobilière
00:36:33et aussi internationale
00:36:35Ophélie
00:36:35dernier mot
00:36:36Ophélie Roch
00:36:36non
00:36:37je réfléchissais
00:36:38à cette manière
00:36:40de vouloir sécuriser
00:36:41l'espace public
00:36:42à grand coup
00:36:42de caméras
00:36:44de vidéosurveillance
00:36:45et je suis en train
00:36:46de me dire
00:36:46si ce n'est pas une impasse
00:36:47d'une certaine manière
00:36:48parce que vous
00:36:49il vaut mieux y en avoir
00:36:50que le contraire
00:36:51des caméras
00:36:51parce que quand vous avez
00:36:52des vrais crimes
00:36:53ou des vrais délits
00:36:54pour identifier les auteurs
00:36:55c'est quand même
00:36:55ça se déplace le problème
00:36:57je veux dire
00:36:58ça déplace le problème
00:36:59vous ne pouvez pas
00:37:00mettre des caméras
00:37:01mais pas quadrillé
00:37:01550 000 km²
00:37:03de territoire
00:37:03ce que je veux dire
00:37:03c'est que ça déplace le problème
00:37:05je pense que ça coûte
00:37:05très très cher
00:37:06pour finalement
00:37:06des résultats
00:37:07qui ne sont pas forcément là
00:37:08et puis surtout
00:37:09ça donne une
00:37:10comment dire
00:37:11moi je trouve que
00:37:12sur les libertés civiles
00:37:14c'est prendre un risque
00:37:14parfois pour
00:37:15alors en effet
00:37:16les gens se disent
00:37:16mais je ne suis pas concerné
00:37:17car moi je ne fais rien de mal
00:37:18certes
00:37:19mais jusqu'où on peut étendre
00:37:20en effet une surveillance
00:37:21qui de toute façon
00:37:22finalement
00:37:22va plutôt chercher
00:37:23finalement la technologie
00:37:25à vous
00:37:25vous avez une piscine
00:37:26on vous l'a vu
00:37:26par Google Maps
00:37:27pas vous
00:37:27on va en effet
00:37:28la technologie
00:37:28elle va vous
00:37:31on va dire
00:37:31une imposition supplémentaire
00:37:34pour les cas des dealers
00:37:35je n'ai pas le sentiment
00:37:35que les caméras
00:37:36aient résolu grand chose
00:37:37j'ai l'impression
00:37:39qu'on veut mettre
00:37:40des moyens techniques
00:37:41à un problème
00:37:41qui est profondément humain
00:37:42et je ne suis pas sûre
00:37:43que la multiplication
00:37:44des caméras
00:37:45alors qu'il y ait davantage
00:37:46de policiers
00:37:47qu'il y ait davantage
00:37:47d'agents de terrain
00:37:48ça je pense que ça peut finir
00:37:49par porter ses fruits
00:37:50mais je pense que
00:37:51s'abriter derrière
00:37:52un tout numérique
00:37:53ou en espérant pouvoir
00:37:54en effet dire
00:37:55bah oui mais il faut lire
00:37:55les messageries cryptées
00:37:57oui mais il y aura toujours
00:37:59un moyen
00:38:00peut-être qu'en effet
00:38:01on va s'arrêter là
00:38:03c'est vrai vous pensez
00:38:03que ça peut servir
00:38:04bien sûr ça sert
00:38:05mais peut-être que
00:38:06l'ensemble des efforts
00:38:06doit être mis sur
00:38:07ce que disait le juge Falcon
00:38:08l'argent
00:38:09l'argent
00:38:09l'argent
00:38:10et que si vous mettez
00:38:11tout l'ensemble
00:38:12100% des efforts là-dessus
00:38:13vous faites tomber
00:38:14les grosses têtes
00:38:15et c'est une pyramide
00:38:15ça s'effondrera
00:38:16comme un château de cartes
00:38:17alors cette histoire
00:38:17d'argent bien sûr
00:38:18on y a déjà pensé
00:38:19depuis un petit moment
00:38:20et on a créé en 2001-2002
00:38:26c'était Nicolas Sarkozy
00:38:28qui était ministre de l'intérieur
00:38:28des groupes d'intervention régionaux
00:38:30qui étaient la capacité
00:38:31pour policiers, gendarmes, douaniers
00:38:33agents du fisc
00:38:34de travailler ensemble
00:38:35sur un objectif
00:38:36en utilisant des législations
00:38:39qui étaient différentes
00:38:40le code des impôts
00:38:41n'est pas celui
00:38:42le code pénal
00:38:43la capacité de l'inspecteur du travail
00:38:45de mettre des contraventions
00:38:46et de les cumuler
00:38:47c'est quand même extrêmement différent
00:38:49donc on peut travailler
00:38:50sur des espèces de task force
00:38:53comme ça se fait ailleurs
00:38:55à l'étranger
00:38:55donc on l'a fait
00:38:57simplement maintenant
00:38:58il y a une dimension internationale
00:38:59qui n'existait pas
00:39:00à l'époque
00:39:01une coopération
00:39:02qui doit être
00:39:03là encore internationale
00:39:04puisque c'est un trafic
00:39:05qui est international
00:39:06la pause
00:39:07on va se retrouver
00:39:08à partir de 15h
00:39:09on commencera avec
00:39:10ces images
00:39:10extrêmement fortes
00:39:12poignantes
00:39:12c'était il y a une semaine
00:39:13jour pour jour
00:39:13cet attentat antisémite
00:39:15à Bondi Beach
00:39:16à Sydney
00:39:17et un hommage
00:39:18poignant
00:39:19donc une semaine plus tard
00:39:21on y revient
00:39:21dans un instant
00:39:22à tout de suite
00:39:22il est 15h
00:39:26merci de nous retrouver
00:39:27sur CNews
00:39:28la suite de 180 minutes
00:39:29infos week-end
00:39:29c'est le journal
00:39:30de Sandra Chiambo
00:39:31rebonjour
00:39:32chère Sandra
00:39:32à la une
00:39:33Emmanuel Macron
00:39:34est en visite
00:39:34aux Émirats arabes unis
00:39:35pour fêter Noël
00:39:36avec les troupes françaises
00:39:37et oui
00:39:38plus de 900 soldats français
00:39:40y sont déployés
00:39:41sur trois bases
00:39:42le chef de l'état
00:39:43et son homologue émiratif
00:39:44ont évoqué
00:39:45le renforcement
00:39:46du partenariat
00:39:47stratégique
00:39:47entre leurs pays
00:39:48Paris espère
00:39:49notamment plus
00:39:50de coopération
00:39:51dans sa lutte
00:39:51contre le narcotrafic
00:39:53la mobilisation
00:39:55des agriculteurs
00:39:56qui faiblit
00:39:56ce dimanche
00:39:57après une semaine
00:39:58de manifestations
00:39:58moins d'une dizaine
00:39:59de barrages
00:40:00sont maintenus
00:40:01essentiellement
00:40:01dans le sud-ouest
00:40:02la 63 près de Bordeaux
00:40:04la 64 entre Toulouse
00:40:06et Bayonne
00:40:06la 65 entre Pau
00:40:08et Bordeaux
00:40:08et la 75 en Lauser
00:40:11le Premier ministre
00:40:12a par ailleurs annoncé
00:40:13qu'environ 50%
00:40:14du cheptel ariégeois
00:40:15est vacciné
00:40:16contre la dermatose
00:40:1770% dans l'Aude
00:40:19et 100%
00:40:20dans les Pyrénées-Orientales
00:40:21entre le Mercosur
00:40:22la dermatose
00:40:23ou encore les problèmes
00:40:24financiers au quotidien
00:40:25les agriculteurs
00:40:25qui continuent bien sûr
00:40:26de tirer la sonnette d'alarme
00:40:28et oui
00:40:28ils sont nombreux
00:40:29à évoquer un mal-être
00:40:30permanent
00:40:31et se disent même
00:40:31écoeurés
00:40:32certains d'entre eux
00:40:33ont pensé
00:40:34à mettre fin
00:40:34à leur jour
00:40:35pour éviter les drames
00:40:36des plateformes d'écoute
00:40:38ont été mises en place
00:40:39comme nous l'explique
00:40:40Charlotte Diry
00:40:40toute heure
00:40:42exténué mentalement
00:40:44une situation
00:40:45qui dure depuis des années
00:40:47l'arrivée de la dermatose
00:40:48n'a fait qu'aggraver
00:40:49les choses
00:40:50concernant leur détresse
00:40:51psychologique
00:40:52j'ai entre 15 et 30 appels
00:40:53par jour
00:40:54on se bat
00:40:55pour éviter
00:40:56qu'il y ait des drames
00:40:57mais on est
00:40:59à saturation
00:41:00c'est
00:41:01l'autre acteur
00:41:02part
00:41:02je me pars après
00:41:03c'est
00:41:04je me lève
00:41:05je me lève
00:41:06j'ai envie de mourir
00:41:07disponible à toute heure
00:41:08Patrice Brachet
00:41:09reste une oreille
00:41:10bienveillante au quotidien
00:41:11je suis contacté
00:41:12par beaucoup de dames
00:41:13qui arrivent à la soixantaine
00:41:15qui sont épuisées
00:41:16moralement
00:41:17mentalement
00:41:18physiquement
00:41:19et qui arrivent
00:41:20au bout du rouleau
00:41:21et si peu
00:41:21qu'il y ait un petit grain
00:41:23de sable
00:41:23qui se met en travers
00:41:24vont très mal
00:41:25chez les hommes
00:41:26le sujet reste encore
00:41:28très tabou
00:41:28mais cet agriculteur
00:41:29n'a pas honte
00:41:30de dire
00:41:31qu'il a demandé
00:41:31de l'aide
00:41:32lors d'une grave dépression
00:41:33on se renferme
00:41:34sur nous-mêmes
00:41:35dans notre exploitation
00:41:36et on s'enfonce
00:41:38on s'enfonce
00:41:38tout doucement
00:41:39sans forcément
00:41:40s'en rendre compte
00:41:41des addictions
00:41:42peuvent arriver
00:41:43on a toujours
00:41:43cette fierté
00:41:45enfin tout du moins
00:41:46pour ma part
00:41:46mais un peu mal placée
00:41:48on ne le fait pas voir
00:41:49et du coup
00:41:50le fait de ne pas
00:41:52le faire voir
00:41:53et de ne pas en parler
00:41:53c'est encore pire
00:41:54Selon le rapport 2025
00:41:56de la mutualité sociale agricole
00:41:57les agriculteurs
00:41:59de 15 à 64 ans
00:42:00ont 46% plus de risques
00:42:02de mettre fin
00:42:03à leur jour
00:42:04que les autres catégories
00:42:05socio-professionnelles
00:42:07Merci Sandra Chiambo
00:42:09pour l'essentiel
00:42:10on vous retrouve
00:42:10dans une demi-heure
00:42:11pour un nouveau
00:42:11Point sur l'actu
00:42:12très courte pause
00:42:12et on part pour Sydney
00:42:14avec cette journée
00:42:15d'hommage nationale
00:42:16une semaine jour pour jour
00:42:17après l'attentat antisémite
00:42:18qui a tué 15 personnes
00:42:20à Bondi Beach
00:42:20à tout de suite
00:42:2115h10
00:42:25pardonnez-moi
00:42:26nous sommes de retour
00:42:26sur le plateau
00:42:27de 180 minutes
00:42:27un faux week-end
00:42:28merci de nous rejoindre
00:42:28avec Vincent Roy
00:42:30Ophélie Roch
00:42:31Juliette Sadat
00:42:32du service police
00:42:32et justice
00:42:33Bernard Cohen Haddad
00:42:34Christian Flèche
00:42:36pardonnez-moi
00:42:36Christian ancien directeur
00:42:37de la police judiciaire
00:42:38de Paris
00:42:39et Elodie Hichard
00:42:40du service politique
00:42:41après plusieurs jours
00:42:43marqués
00:42:43par les poignantes
00:42:45obsèques des victimes
00:42:46âgés
00:42:46rappelons-le
00:42:47de 10 à 87 ans
00:42:48journée de recueillement
00:42:49national
00:42:49en hommage aux 15 personnes
00:42:51tuées
00:42:51lors de l'attentat antisémite
00:42:52de Sydney
00:42:53sur la plage de Bondi Beach
00:42:54c'était dimanche dernier
00:42:55l'émotion reste considérable
00:42:57après la pire tuerie
00:42:58depuis près de 30 ans
00:42:59en Australie
00:43:00regardez cette séquence
00:43:01cette minute de silence
00:43:02poignante
00:43:03sur la plage
00:43:03tout à l'heure
00:43:04c'est parti
00:43:07c'est parti
00:43:07Sous-titrage MFP.
00:43:37Ce drame qui nous rappelait, enfin qui rappelait à ceux qui en doutaient, surtout, que la haine antisémite est planétaire.
00:43:45Oui, en regardant ces images, c'est ce que je me disais.
00:43:49Il y a eu des massacres un peu partout de fous, mais le militantisme antisémite a couvert tout ça aujourd'hui, Julien.
00:43:59L'antisémitisme n'est pas seulement un cancer, c'est un chanque, c'est ce qui mine notre solidité.
00:44:04Avant, il était honteux, aujourd'hui, il est affirmé publiquement, il est valorisé, et c'est un antisémitisme militant.
00:44:12C'est une découverte pour beaucoup d'entre nous qui sommes juifs, parce qu'on pensait cette page et ces pages de haine, de bouc émissaire, tournée à jamais.
00:44:23Je le dis tournée à jamais. On s'aperçoit qu'aujourd'hui, malheureusement, c'est devenu commun et c'est affirmé, revendiqué et valorisé.
00:44:33On ne comprend pas ça.
00:44:34Par une partie de la population.
00:44:35Par une partie, mais par ceux qui en font profession, y compris des mouvements politiques dans notre pays, de gauche voire d'ultra-gauche.
00:44:42Mais si c'était seulement dans un pays, c'est généralisé dans le monde et il n'y a pas uniquement ce conflit israélo-palestinien.
00:44:52C'est venu ce vrai cancer de la société.
00:44:55Et je le redis, nous, juifs, nous sommes aujourd'hui nous invisibilisés dans la société.
00:45:02Tant au niveau de nos patronymes, de notre pratique religieuse et parfois de l'affirmation d'une action publique.
00:45:15C'est-à-dire que pour beaucoup, certains changent de nom.
00:45:18Et donc ça, c'est un vrai cancer.
00:45:19Et je ne peux qu'avoir de l'émotion quand je vois l'ensemble de cette population réunie pour communier et pour apporter ce soutien à ces familles qui sont lieues.
00:45:34Parce que derrière ces actes, il y a de la détresse, il y a une douleur et il y a une incompréhension.
00:45:42Mais j'ai envie de dire, Ophélie Roch, ce parterre de fleurs, il est magnifique.
00:45:46La minute de silence à laquelle on vient d'assister, elle est prenante.
00:45:50Les hommages sont nécessaires.
00:45:52Mais bon, on en a un petit peu marre d'allumer des bougies, de mettre des fleurs.
00:45:57Moi, je me souviens du réflexe limite pavlovien du Premier ministre australien
00:46:02qui, quelques heures après cet attentat, a mis en garde contre l'extrême droite.
00:46:06Mais vous vous rendez compte, en fait, vous vous rendez compte sur quelle planète on vit ?
00:46:10Il aurait peut-être mieux fait, comme l'a alerté les associations juives australiennes,
00:46:14de prendre des précautions, de prendre des mesures pour protéger ses compatriotes
00:46:16qui attendaient cette attaque parce qu'elle était prévisible.
00:46:20Et je reprends les mots de la grande association juive australienne.
00:46:23Il a été moultes fois alerté et son réflexe pavlovien, c'est d'alerter sur l'extrême droite.
00:46:28Tant qu'on en sera là, on n'avancera pas.
00:46:31Je ne sais pas si c'est, en effet, au-delà du réflexe, je pense que c'est aussi, ça dit un mal-être en fait, un mal-être de pourquoi...
00:46:36Pardon, depuis le 8 octobre 2023, en Australie, il y a des gens qui crient mort aux juifs.
00:46:41Pourquoi est-ce qu'en effet, il n'ose pas, ce Premier ministre, dire que, voilà, d'où vient la menace ?
00:46:48Maintenant, c'est bien joli de nous refaire un historique des haines antisémites qui a eu lieu il y a plus de 100 ans.
00:46:53Mais la question n'est plus là.
00:46:54Maintenant, là, ce qu'il faut regarder, c'est qu'est-ce qui se passe actuellement.
00:46:57Pour le changement de patronyme, on en est déjà là.
00:47:00Enfin, moi, je sais qu'en France, on a certains élèves qui changent de patronyme
00:47:03parce que c'est trop compliqué pour eux d'avoir un nom qui sonne juif, tout simplement.
00:47:08Donc, déjà, on est dans cette forme d'invisibilisation où certains enfants et certaines familles même
00:47:14préfèrent que ça ne se sache pas.
00:47:16Voilà, on se dit qu'il n'y aura pas de problème si personne ne sait.
00:47:19Donc, ça, déjà, c'est une première tristesse.
00:47:21Et la seconde tristesse, en effet, c'est de voir à quel point ce discours, finalement, de gauche radical,
00:47:26parce que toute la gauche ne tient pas ce discours-là,
00:47:28mais une partie de la gauche extrême qui, en effet, nous prône, finalement, le conflit israélo-palestinien
00:47:36comme, finalement, la faute uniquement des juifs.
00:47:39Et que, de toute façon, tous les juifs sont coupables partout dans le monde,
00:47:41peu importe ce qu'ils pensent réellement eux-mêmes du conflit,
00:47:44peu importe où ils vivent, peu importe depuis combien de temps ils sont implantés.
00:47:47Cette essentialisation de la figure du juif pour en faire un bouc émissaire,
00:47:51mais d'une manière un repoussoir, en fait,
00:47:54pour une grande partie, même de la jeune génération, surtout,
00:47:58on a vraiment le sentiment qu'on leur a offert, si vous voulez,
00:48:02un épouvantail qui va concentrer toute leur haine.
00:48:04C'est-à-dire que toutes les haines, peu importe,
00:48:06le fait d'être frustré financièrement, le fait d'être frustré socialement,
00:48:10le fait d'être frustré surtout, finalement, avait une explication miracle.
00:48:13C'est grave d'en revenir là.
00:48:15C'est les années 30.
00:48:17Il y a ce discours politique que vous évoquez,
00:48:19il y a ce discours médiatique qui l'entretient aussi, parfois.
00:48:22Encore une fois, je ne suis pas un grand fanatique de taper sur les confrères,
00:48:27puisque j'estime qu'il doit y avoir de la solidarité,
00:48:28quand bien même, on n'a pas toujours l'impression de faire le même métier.
00:48:34Montrons-le, ce bandeau, alors déjà, ça a commencé la semaine dernière
00:48:37où nos confrères de France Info parlaient de fusillades,
00:48:40mais là, on est une semaine après.
00:48:41On est une semaine après, et ce matin,
00:48:44il y en a qui ont vraiment tendance à regarder le monde avec des œillères,
00:48:46à tourner la tête.
00:48:47L'Australie rend hommage aux victimes de la fusillade.
00:48:50C'est quoi une fusillade, Vincent ?
00:48:52C'est un échange de tir.
00:48:53En fait, là, c'est un flagrant délit de déformation patente de l'information, en fait.
00:49:01Et d'ailleurs, ce bandeau, je pense qu'on en a parlé ce matin,
00:49:04notamment dans l'heure des pros,
00:49:05et ce bandeau, il a vite été changé en attaque antisémite.
00:49:08Mais je veux dire, c'est une euphémisation de la réalité qui crée des drames.
00:49:13C'est psychanalytiquement très signifiant.
00:49:17Oui.
00:49:17Donc, effectivement, on est habitué maintenant sur le service public.
00:49:22à tous les moments où ils ne veulent pas voir la réalité en face.
00:49:29Lacan disait le réel, c'est quand on se cogne.
00:49:31Là, on est sur un cas de...
00:49:35Alors, on ne peut même pas parler de déni, c'est pire que ça.
00:49:38C'est-à-dire qu'il faut...
00:49:39C'est de l'euphémisation.
00:49:40Oui.
00:49:40Il faut voiler le réel et ne pas désigner,
00:49:45ne pas utiliser les bons mots pour la bonne chose.
00:49:49Petite parenthèse, lorsque je voyais ces images de Sidney,
00:49:54là, c'est Sidney, mais on a des images qui, maintenant, sont mondiales,
00:49:58sur cette question de l'antisionisme,
00:50:03qui est le fauné de l'antisémitisme,
00:50:05qui, comme le rappelait Bernard, est maintenant au grand jour.
00:50:10Je me dis qu'Emmanuel Macron, en ne défilant pas contre l'antisémitisme,
00:50:16a commis une faute qui, à mon sens, est indélébile.
00:50:19Et peut-être que ça conforte aussi certains médias dans cette façon de féminiser.
00:50:23Ce qui s'est passé dimanche dernier, c'est un attentat antisémite au ressort islamiste.
00:50:28Point à la ligne.
00:50:29Il n'y a rien d'autre à dire.
00:50:30Et ne pas le dire, c'est de la sous-estimation par idéologie.
00:50:34Oui, c'est même une négation de deux choses.
00:50:36Premièrement, de ces victimes.
00:50:37On a l'impression qu'elles passaient par hasard sur la plage,
00:50:39qu'il y a eu des échanges de tir,
00:50:41et que ces victimes étaient là, au mauvais endroit, au mauvais moment.
00:50:44Non, oui, mais justement, comme il parle de fusillade,
00:50:45on a l'impression qu'il y a eu des échanges.
00:50:47Ce qui n'est pas le cas, ces victimes sont mortes parce qu'elles sont juives.
00:50:50Et ça, c'est déjà important de le dire.
00:50:51Négation des victimes et négation, comme vous le disiez aussi,
00:50:55des auteurs de ces attentats.
00:50:56C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a des termes qui sont aujourd'hui
00:50:59factuellement employables et qui doivent être employés.
00:51:01Et on préfère un titre extrêmement générique,
00:51:04où on masque un peu tout.
00:51:05En réalité, je ne vois même pas l'intérêt de mentir,
00:51:08ou en tout cas de mentir par omisier.
00:51:11C'est de faire le jeu.
00:51:12Parce que certains vous diront,
00:51:13et c'est notamment d'ailleurs le discours de la France insoumise,
00:51:15qui explique que parler d'islamisme, ça n'est pas bien,
00:51:17parce que ça met le terme islam, etc.
00:51:20Personne ne fait l'amalgame entre les musulmans et les islamistes.
00:51:22Mais à vouloir justement ne rien voir et fermer les yeux en permanence,
00:51:26c'est purement de la désinformation.
00:51:28Personne ne fait le lien entre l'islam et l'islamisme.
00:51:32C'est absolument certain, et il serait confondant de faire le lien.
00:51:36En revanche, le bémol que je mets à ce type de phrase,
00:51:38c'est que lorsqu'il y a un attentat islamiste,
00:51:41je vois très peu de musulmans pour aller le dénoncer.
00:51:45Christian Flech, un dernier mot et on va avancer.
00:51:47Non, moi j'ai trouvé, quand j'ai commencé à regarder ce qui s'était passé à Sydney,
00:51:50je me suis rendu compte que finalement, en Australie, à l'autre bout du monde,
00:51:53ils avaient à peu près les mêmes problèmes que nous,
00:51:55et avec des situations...
00:51:56Dans les mêmes proportions.
00:51:57Et avec des situations un tout petit peu différentes,
00:51:59c'est-à-dire que là, j'ai découvert qu'ils avaient expulsé l'ambassadeur d'Iran,
00:52:03il y a quelques mois auparavant,
00:52:05que manifestement, ils avaient des vrais renseignements des services israéliens
00:52:09sur ce qui allait se passer, ce qui pouvait se passer.
00:52:11Et puis, il y a un mystérieux voyage de ces deux auteurs aux Philippines, je crois,
00:52:16où ils ont passé un certain temps,
00:52:17et sans doute les services australiens ne se demandent pas
00:52:20s'ils n'ont pas été formés, entraînés pendant leur séjour.
00:52:24Il y a encore pas mal de lumière à faire sur cette affaire,
00:52:27et puis concluons quand même avec cette image,
00:52:28on a vu cette minute de silence il y a quelques instants,
00:52:31ça c'était il y a 24 heures,
00:52:32où tous les sauveteurs, surfeurs de la plage de Bandai,
00:52:36également, sont venus pour cet hommage.
00:52:40Geste théorique d'Ahmad Al-Ahmad,
00:52:43si je prononce bien son nom, j'espère,
00:52:45qui est un ancien policier d'ailleurs reconverti,
00:52:48qui a eu ce geste incroyable,
00:52:50d'une générosité, d'un courage exemplaire
00:52:53pour sauver peut-être et très certainement d'autres vies
00:52:57qui auraient pu être fauchées par ces tireurs.
00:53:00L'actualité franco-française brûlante,
00:53:02puisque c'était la nuit dernière,
00:53:04rappelons-le, si vous n'étiez pas avec nous à 14h,
00:53:06un homme a été blessé par balle par la police de Toulouse hier soir,
00:53:10après avoir agressé deux adolescents de 15 et 16 ans à l'arme blanche,
00:53:13et s'être jeté sur les forces de l'horte,
00:53:15les deux victimes âgées de 15 et 16 ans,
00:53:16donc, ont été transportées vers l'hôpital en urgence relative.
00:53:19On a décrypté cette information tout à l'heure,
00:53:21je voudrais juste qu'on prenne un instant pour entendre Lionel Rico,
00:53:24merci beaucoup d'être avec nous en direct par visio,
00:53:26vous êtes le secrétaire départemental pour Alliance Police Nationale.
00:53:31On avait très peu d'informations encore il y a une heure,
00:53:33je ne sais pas si vous en avez plus à nous dévoiler,
00:53:37mais la presse régionale et nos confrères de Ouest France,
00:53:40bien renseignés évidemment à Toulouse,
00:53:42parlent d'un homme d'une cinquantaine d'années,
00:53:44est-ce que vous avez plus de choses à nous dire sur un éventuel mobile,
00:53:46sur le profil de cet homme, sur d'éventuels antécédents, monsieur ?
00:53:50Oui, bonjour, donc éventuellement à l'heure où est l'enquête,
00:53:58au moment de l'enquête,
00:53:59nous n'avons pas vraiment de choses supplémentaires à vous dire,
00:54:03cela fait suite à une agression de deux mineurs dans un parc à coups de couteau,
00:54:07un descriptif a été fait,
00:54:08nos collègues de la BAC sont arrivés, sont intervenus,
00:54:11et ils ont décliné leurs fonctions,
00:54:15et en déclinant leurs fonctions, il s'est jeté vers eux,
00:54:18ils ont tiré par leur professionnalisme,
00:54:20et je tiens à souligner leur professionnalisme,
00:54:23ils ont tiré dans les jambes pour neutraliser l'individu
00:54:25qui allait vers eux pour détruire du policier.
00:54:31Vous avez parlé d'Ajaccio,
00:54:34et vous avez certainement suivi cette actualité hier,
00:54:36monsieur Rico, c'est Toulouse aujourd'hui,
00:54:38on se demande quelle ville ce sera demain,
00:54:40ça devient un calvaire ces agressions au couteau
00:54:42par des individus souvent déséquilibrés,
00:54:45dont on peut difficilement prévoir les actes ?
00:54:50Vous savez, il y a un profil différent chaque jour,
00:54:54il y a des agressions tous les jours,
00:54:57je pense qu'on les passe assez sous silence,
00:55:00donc il faut vraiment un choc d'autorité.
00:55:03A l'heure actuelle, vous savez,
00:55:06nous les policiers toulousains,
00:55:07comme beaucoup de policiers,
00:55:09on a un manque d'effectifs,
00:55:10on a un manque de moyens,
00:55:11il faut que le gouvernement réagisse,
00:55:13et qu'on emploie les moyens nécessaires.
00:55:17Merci beaucoup Lionel Rico pour ses précisions,
00:55:20merci à Félix Pérolas qui est derrière la caméra,
00:55:23merci, vous êtes secrétaire départemental
00:55:25Alliance Police Nationale,
00:55:27voilà pour ce drame à Toulouse,
00:55:28et on croise les doigts bien sûr pour les deux adolescents
00:55:31qui sont a priori encore hospitalisés,
00:55:33mais dont les jours ne seraient pas en danger.
00:55:35Juliette, je parle sur votre contrôle,
00:55:37Juliette Sadat, du service police-justice,
00:55:39qui est avec nous également,
00:55:40parce qu'il y a cette vidéo
00:55:42dont on découvre la publication ce dimanche,
00:55:45on change de sujet, vous l'aurez compris,
00:55:47on y voit un influenceur algérien,
00:55:49bien connu des services de police,
00:55:51dont on a déjà fait l'écho d'ailleurs sur ces plateaux,
00:55:54on parlera de ses antécédents,
00:55:56mais il filme des policiers qui sont en intervention
00:55:59sur ce qui semble être un contrôle de rue,
00:56:01je ne sais pas dans quelle ville ça se passe ?
00:56:02A priori à Châtelet.
00:56:03À Châtelet, dans Paris, dans le cœur de Paris,
00:56:06et les propos de l'influenceur qui sont dits en arabe,
00:56:09mais la vidéo, vous allez le voir, est traduite,
00:56:10ce sont des propos d'une violence inouïe
00:56:13à l'égard des policiers qu'il est en train d'observer.
00:56:15Regardez.
00:56:15C'est parti.
00:56:45A la vidéo qui a fait l'objet d'un signalement
00:57:00par le ministère de l'Intérieur
00:57:01à la fameuse plateforme Pharos
00:57:03qui s'occupe de gérer les contenus
00:57:05sur les réseaux et sur Internet.
00:57:08Cet homme, on le connaît,
00:57:09ce n'est pas la première fois qu'il fait parler de lui,
00:57:10et a priori, les sanctions qu'il a reçues par le passé
00:57:13ne l'ont pas forcément dissuadé.
00:57:15C'est le moins que l'on puisse dire.
00:57:16Non, il n'a pas appris de ses erreurs.
00:57:18Il n'a retenu, a priori, aucune leçon.
00:57:20C'est vrai que la vidéo tourne aujourd'hui
00:57:22en masse sur les réseaux sociaux.
00:57:24Elle a beaucoup indigné aussi.
00:57:25On a eu, j'ai vu la délicatesse
00:57:27de flouter certains mots des sous-titres.
00:57:32Je ne les prononcerai pas dans ma bouche,
00:57:34mais ce sont des propos absolument homophobes
00:57:36et très misogynes aussi à la fin
00:57:41à l'égard d'une policière
00:57:42qui était présente sur cette intervention.
00:57:44En effet, la vidéo est arrivée jusqu'à Beauvau
00:57:47et le ministère de l'Intérieur a en effet indiqué
00:57:50avoir fait un signalement sur la plateforme Pharos.
00:57:53Donc cette vidéo, elle va être examinée
00:57:56et puis supprimée des plateformes
00:57:58s'il y a une illégalité évidemment remarquée.
00:58:03Sur son profil, en effet...
00:58:05Qui est-il ?
00:58:06Alors, Madi B, c'est un influenceur TikTok.
00:58:09Il est suivi par 1,4 million d'abonnés.
00:58:12Attention, dites-le vraiment loin.
00:58:141,4 million d'abonnés.
00:58:16Il y a plus d'un million de personnes
00:58:17qui suivent ce jeune homme.
00:58:20Il a 29 ans.
00:58:22En janvier, il a été condamné
00:58:24à 8 mois de prison ferme
00:58:25par le tribunal de Bobigny
00:58:26pour apologie du terrorisme.
00:58:29C'était au moment, rappelez-vous,
00:58:30des tensions avec l'Algérie
00:58:32au moment où la France essayait d'expulser
00:58:34les influenceurs algériens
00:58:36qui tenaient des propos problématiques sur Internet.
00:58:41Lui, il avait parlé d'une bombe
00:58:43qu'il fallait poser à la défense
00:58:44que le terrorisme allait revenir en France.
00:58:47À cette occasion-là,
00:58:48la préfecture lui a aussi délivré une OQTF.
00:58:50En juin, six mois plus tard,
00:58:55il refait parler de lui
00:58:55car il tient encore des propos
00:58:57faisant l'apologie du terrorisme
00:58:59alors qu'il est en CRA
00:59:00au Ménilamlo, c'est en Seine-et-Marne.
00:59:03Centre de rétention administrative, rappelons-le.
00:59:04Exactement.
00:59:06Apparemment, c'était des propos aussi
00:59:08qu'il continuait à tenir dans sa cellule
00:59:09à Villepince
00:59:10quand il a fait sa courte peine de prison.
00:59:13Aujourd'hui, on le voit,
00:59:14il est a priori dans la nature,
00:59:16dans les rues de Paris
00:59:17où il se permet encore de tenir des propos
00:59:20et de les diffuser à grande échelle.
00:59:22Donc on peut supposer
00:59:23qu'après son séjour en CRA,
00:59:25qu'il ne peut pas excéder 90 jours,
00:59:27il n'est pas rentré en Algérie,
00:59:30probablement à cause d'un problème
00:59:31de laisser passer comme c'est souvent le cas.
00:59:35Je ne sais même pas quoi dire.
00:59:36Je veux dire franchement...
00:59:37Non mais là, encore une fois,
00:59:38Christian Flech réagira bien sûr.
00:59:42Ophélie qui spontanément va s'exprimer.
00:59:44Là encore, on est dans des cas chimiquement purs
00:59:46de notre faiblesse,
00:59:48de notre effet inefficacité.
00:59:51Cet homme, il est dans les rues de Paris,
00:59:53condamné pour apologie du terrorisme,
00:59:55illégal sur le territoire,
00:59:56sous le coup d'une OQTF.
00:59:58Et il a 1,4 million d'abonnés
00:59:59et il va provoquer les forces de l'ordre
01:00:02en plein Châtelet.
01:00:03C'est exceptionnel.
01:00:04Et ses abonnés sont souvent très très jeunes.
01:00:06Il ne faut pas oublier que ce côté de Pastille
01:00:08où en effet il interpelle,
01:00:10c'est souvent vu en général
01:00:11par des très très jeunes.
01:00:12C'est-à-dire que les collégiens
01:00:13trouvent ça rigolo.
01:00:14Bien sûr.
01:00:15Soyons honnêtes.
01:00:16Bien sûr.
01:00:16Et quand on parle de radicalisation
01:00:18par les réseaux sociaux,
01:00:19en fait c'est ça qui amène aussi
01:00:20une radicalisation.
01:00:21C'est-à-dire que finalement,
01:00:22vous voyez des gens qui,
01:00:23en plus, ils ont 1,4 million d'abonnés.
01:00:25Donc d'une certaine manière,
01:00:26c'est une énorme 1,4 million d'abonnés.
01:00:28Ça veut dire qu'en fait,
01:00:29il y a une grande partie des jeunes
01:00:31qui le regardent
01:00:31et qui, en effet,
01:00:33sont contents presque
01:00:35d'entendre parler arabe.
01:00:38Ils sont contents de tout ça en fait.
01:00:39Mais ils ne se rendent pas toujours compte
01:00:41que les propos qui sont tenus
01:00:42sont seulement des propos
01:00:43mais qui sont graves.
01:00:45Mais qu'en plus, regardez,
01:00:46la manière, il y a une nonchalance,
01:00:48c'est-à-dire des propos violents.
01:00:49Et plus les propos sont violents,
01:00:50plus on se permet de les mettre en scène
01:00:53de manière presque comme une caméra cachée.
01:00:55Ce n'est pas une caméra cachée,
01:00:56c'est quelqu'un en fait
01:00:57qui incite les jeunes
01:00:58à passer d'une certaine manière à l'acte
01:01:01en disant,
01:01:02à force de répéter ce genre de message-là,
01:01:04ils n'ont plus rien...
01:01:05En effet, cet influenciant
01:01:06n'a plus rien à faire en France.
01:01:08On n'a pas...
01:01:08On est sur quelqu'un qui est...
01:01:09Je suis en train de réfléchir
01:01:10en même temps qu'on voit ça,
01:01:12qu'on est en train de discuter.
01:01:13Ce monsieur, il y a quoi ?
01:01:14Il y a moins d'un an,
01:01:15il disait qu'il fallait mettre
01:01:16des bombes à la défense ?
01:01:18C'est ça.
01:01:18Il y a moins d'un an,
01:01:19cet homme disait
01:01:19qu'il fallait mettre une bombe à la défense
01:01:21donc commettre un attentat.
01:01:22Il est dans la nature,
01:01:23il est à Châtelet face à la police,
01:01:25il a 1,4 millions...
01:01:26Il est en tranquillité totale.
01:01:28Mais je veux dire,
01:01:29on crée les conditions
01:01:30de notre propre insécurité,
01:01:32en fait, au quotidien.
01:01:33Bien sûr.
01:01:34Mais moi, ce que je vois
01:01:35en regardant cette vidéo,
01:01:37c'est la difficulté
01:01:38de l'intervention des policiers.
01:01:39C'est-à-dire qu'ils sont dans un secteur
01:01:40où il y a énormément de monde
01:01:41et où tout peut basculer.
01:01:43C'est vrai.
01:01:43Donc c'est extrêmement difficile
01:01:45et je trouve qu'ils s'en sortent
01:01:46quand même pas mal.
01:01:47Après, vous découvrez
01:01:48la réalité du quotidien
01:01:50quand on fait de la police judiciaire.
01:01:52C'est-à-dire que vous avez
01:01:53un individu qui est déjà connu,
01:01:55qui est en infraction au séjour,
01:01:57donc qui est envoyé
01:01:57parce qu'il a une OQTF
01:01:59dans un centre de rétention
01:02:00des étrangers,
01:02:02un centre de rétention des étrangers,
01:02:05qui coûte 600 euros par jour
01:02:07de frais
01:02:08aux contribuables,
01:02:11où il a des droits
01:02:12qui sont différents
01:02:13d'un gardé à vue.
01:02:13C'est assez compliqué.
01:02:15Où l'État français
01:02:16paye aussi des associations
01:02:17qui sont là dans l'écrat
01:02:19pour lui expliquer
01:02:20comment il peut s'en sortir.
01:02:22Et il reste le temps maximum
01:02:24qui est prévu.
01:02:25Pendant ce temps-là,
01:02:26il était...
01:02:26Qu'est-ce qu'on fait, Christian Flèche ?
01:02:27Pardon de vous interdire.
01:02:28Qu'est-ce qu'on fait avec ces gens-là ?
01:02:29Qu'est-ce qu'on fait
01:02:30de ce garçon-là ?
01:02:31Je pense qu'il y a
01:02:32le sujet de l'Algérie
01:02:33que le ministre a décidé
01:02:35de prendre à bras le corps
01:02:36et c'est tant mieux
01:02:37parce qu'on ne peut
01:02:38malheureusement gérer
01:02:40des sépassés consulaires
01:02:41que sur des rapports
01:02:42de force diplomatique.
01:02:43Pas des rapports
01:02:44de force brutaux
01:02:45parce que ça ne marchera pas.
01:02:46Des rapports de force diplomatique.
01:02:48On doit donner quelque chose
01:02:49à l'Algérie en échange
01:02:50et c'est comme ça
01:02:51que ça fonctionne.
01:02:52Et ça fonctionne comme ça.
01:02:53Mais vous parlez,
01:02:55si vous voulez,
01:02:55du Sénégalais tout à l'heure
01:02:57qui était à Ajaccio.
01:03:00Avec le Sénégal,
01:03:00je ne suis pas sûr
01:03:01qu'on ait forcément
01:03:02des retours
01:03:03aussi facilités.
01:03:04Il est 15h30
01:03:08alors c'est une petite
01:03:09danse des chaises
01:03:12comme on dit.
01:03:13Les chaises musicales.
01:03:14La danse des chaises
01:03:15en direct.
01:03:1615h30.
01:03:16Merci beaucoup Juliette
01:03:17qui a écouté le plateau.
01:03:19Sandra Thuyombo,
01:03:20c'est l'heure du journal.
01:03:21Pardon,
01:03:21on a une petite minute
01:03:22de retard
01:03:22mais c'est vrai
01:03:22que ce sujet
01:03:23nous a passablement interpellés.
01:03:27Le rappel de l'actu
01:03:27avec vous
01:03:28et on poursuit nos discussions.
01:03:29Oui, à la une,
01:03:30l'Australie a rendu hommage
01:03:32aux victimes
01:03:32de l'attentat antisémite
01:03:33sur la plage de Bondi
01:03:35à Sydney
01:03:35qui a fait 15 morts
01:03:37il y a une semaine.
01:03:38Une minute de silence
01:03:39a été observée ce dimanche.
01:03:41Les drapeaux
01:03:41étaient mis en berne
01:03:42à travers le pays.
01:03:43Les Australiens
01:03:44sont venus en nombre
01:03:45déposer des bouquets de fleurs
01:03:46et allumer des bougies.
01:03:48Un vol pari à Jaxio
01:03:49s'est transformé
01:03:50en cauchemar ce samedi.
01:03:51Un avion d'Air France
01:03:52a été dérouté
01:03:53après 37 minutes de vol
01:03:55et s'est posé à Lyon
01:03:55à la suite d'un problème technique
01:03:57sur l'un des moteurs.
01:03:59Les voyageurs ont ensuite
01:04:00embarqué à bord
01:04:01d'un autre appareil
01:04:01jusqu'à Bastia
01:04:02avant de rejoindre
01:04:03leur destination
01:04:04en quart dans la nuit.
01:04:06Et puis,
01:04:06ma prime rénove,
01:04:07le guichet du dispositif
01:04:09d'aide à la rénovation énergétique
01:04:10sera bien suspendu
01:04:12au 1er janvier prochain.
01:04:13Le Parlement a échoué
01:04:14à trouver un compromis
01:04:16sur le budget.
01:04:17Le ministre du Logement
01:04:18a appelé à adopter
01:04:19un budget le plus rapidement
01:04:20possible
01:04:20et non une loi spéciale
01:04:22qui bloque, selon lui,
01:04:23toutes dépenses
01:04:24non contractuelles.
01:04:25Merci beaucoup,
01:04:26chère Sandra.
01:04:27Et je vous dis
01:04:28bonne fête de Noël.
01:04:28On ne va pas se revoir
01:04:29d'ici le 25 décembre.
01:04:30Joyeux Noël.
01:04:31Très belle fête à vous,
01:04:32à tous ceux que vous aimez,
01:04:34chère Sandra.
01:04:35Et on se retrouvera
01:04:35en 2026, du coup.
01:04:36Exactement.
01:04:37Et à très vite.
01:04:38À très vite.
01:04:38Et merci.
01:04:39Nous, on poursuit
01:04:40parce qu'on a quand même
01:04:40un petit peu d'émissions
01:04:41à faire ensemble,
01:04:42chers amis.
01:04:43On a vu ce qui s'était passé
01:04:44avec cet influenceur
01:04:45et on suivra très précisément
01:04:47les suites qui seront données
01:04:48après ce signalement
01:04:49à Pharos.
01:04:50Un peu d'actu internationale
01:04:52ou en tout cas Donald Trump
01:04:53qui affirme ces dernières heures.
01:04:54Alors ça, là encore,
01:04:55c'est exceptionnel
01:04:56dans un autre registre
01:04:57qui affirme avoir menacé
01:04:59Emmanuel Macron.
01:05:00Le président américain
01:05:01qui pavoise devant ses partisans
01:05:02réunis hier en Caroline du Nord.
01:05:04Il défend son bilan économique
01:05:05très solennel.
01:05:07Particulièrement,
01:05:08il insiste sur la réduction massive
01:05:09des prix des médicaments
01:05:10allant jusqu'à raconter
01:05:11donc un entretien téléphonique
01:05:13avec Emmanuel Macron
01:05:14destiné à le contraindre
01:05:16à relever de son côté
01:05:18les prix des médicaments
01:05:18en France.
01:05:19Regardez ça,
01:05:20c'est lunaire.
01:05:20Mais je dirais,
01:05:23le chef de France
01:05:24comme exemple,
01:05:25je suis désolé,
01:05:26mais vous allez avoir
01:05:26de double ou triple
01:05:27vos prix pour les drogues.
01:05:30Non, non, non,
01:05:31nous ne ferons pas.
01:05:32Oh, oui, vous allez.
01:05:33Je dis, oui, vous allez.
01:05:35Non, non, non,
01:05:36nous ne ferons pas.
01:05:38Bien sûr, nous ne ferons pas.
01:05:39Je ne peux pas.
01:05:40Je dis, oui, vous allez.
01:05:41Non, je ne ferons pas.
01:05:43Oui, vous allez.
01:05:44Et il a dit,
01:05:47pourquoi vous avez
01:05:48cette certaine certaineité ?
01:05:50Je lui ai dit,
01:05:50parce que si vous ne le faites,
01:05:51je vais vous remercier
01:05:52un 25% de tarif
01:05:53sur tout ce que vous venez
01:05:54à l'Amérique.
01:05:55Incroyable.
01:06:00Incroyable séquence,
01:06:01c'est le du char.
01:06:02Alors, l'Élysée dément,
01:06:03évidemment,
01:06:03la véracité
01:06:04de ce que raconte Donald Trump.
01:06:06Ce qui est sûr,
01:06:06c'est que ce n'est pas
01:06:07la première fois
01:06:07que Donald Trump
01:06:08est pris en flagrant délit
01:06:09d'humiliation
01:06:10d'Emmanuel Macron.
01:06:11Oui, mais parfois,
01:06:12il a été sans doute
01:06:12plus inspiré.
01:06:13Parce que ce qu'il dit
01:06:14est aussi incroyablement faux.
01:06:15En l'occurrence,
01:06:16Emmanuel Macron ne décide pas
01:06:17du prix des médicaments.
01:06:19Et l'Élysée le rappelle.
01:06:21Et oui,
01:06:21mais c'est aussi important.
01:06:22C'est-à-dire qu'il s'amuse,
01:06:23il s'amuse à humilier
01:06:25Emmanuel Macron,
01:06:26ça n'est pas la première fois.
01:06:27Il avait déjà dit
01:06:27qu'il était bien gentil.
01:06:29Mais ce qu'il disait
01:06:30ne comptait pas.
01:06:31Ça n'est pas, évidemment,
01:06:32la première fois
01:06:33sur la scène internationale.
01:06:34Quand il avait dit ceci,
01:06:35notamment sur la reconnaissance
01:06:36de la Palestine,
01:06:37là, il avait plutôt raison
01:06:38en disant ce que fait
01:06:39Emmanuel Macron
01:06:39et bien gentil.
01:06:40Mais on n'attend pas forcément
01:06:41son avis,
01:06:42bien que finalement,
01:06:43dans le même temps,
01:06:44on avait ensuite
01:06:44Marco Rubio
01:06:45qui avait dit un peu l'inverse.
01:06:46On a interrogé les pharmaciens.
01:06:48Aujourd'hui,
01:06:48les prix des médicaments
01:06:49n'ont pas du tout augmenté
01:06:50ces derniers mois.
01:06:51Ils sont plutôt restés stables.
01:06:52Après, c'est une volonté
01:06:53d'humilier.
01:06:54Le seul problème,
01:06:54c'est que pour le coup,
01:06:55sur la forme,
01:06:56peut-être que ça peut faire sourire.
01:06:58Sur le fond,
01:06:58on est quand même
01:06:59sur une énorme fake news.
01:07:00Mais il n'a pas besoin
01:07:00de dire des choses vraies,
01:07:02Donald Trump.
01:07:03Non, non, non, non.
01:07:04Pour son public,
01:07:06il n'en a pas besoin.
01:07:07Là, c'est du théâtre.
01:07:08Oui, c'est du théâtre.
01:07:09Et d'ailleurs, il le fait...
01:07:10Alors, c'est vrai que Macron
01:07:11est une cible facile,
01:07:12mais il le fait aussi
01:07:12avec plein d'autres dirigeants
01:07:14ou même avec ses opposants
01:07:15parfois politiques
01:07:15où il adore mimer.
01:07:17Il adore mimer
01:07:17où il se met en situation
01:07:18en effet de celui
01:07:19qui finalement l'emporte.
01:07:20Et c'est vrai
01:07:21que c'est assez fascinant
01:07:22de voir que finalement...
01:07:22C'est quand même très déplaisant
01:07:23de se dire quand même
01:07:24en tant que Français
01:07:25que le président américain
01:07:26parle comme ça
01:07:27de notre chef de l'État.
01:07:28Certes, mais je pense
01:07:30que ça veut simplement dire
01:07:31qu'il n'est pas suffisamment
01:07:32aux yeux de Donald Trump
01:07:33quelqu'un de costaud,
01:07:35donc de respectable
01:07:35et qui peut se permettre
01:07:36de l'utiliser
01:07:37comme une sorte de running gag.
01:07:38C'est-à-dire regarder
01:07:39à chaque rencontre
01:07:40avec Emmanuel Macron,
01:07:41je l'humilie
01:07:41et de toute façon,
01:07:43peu importe que ça soit vrai ou faux,
01:07:44regardez la preuve,
01:07:45on en parle.
01:07:46Donc c'est qu'il a de toute façon
01:07:47réussi son coup.
01:07:47C'est pas faux.
01:07:49Bon alors, dernier mot, Vincent.
01:07:50Oui, c'est parce que
01:07:51c'est la personnalité
01:07:52d'Emmanuel Macron
01:07:53qui joue ici.
01:07:55Ce qui se permet
01:07:56avec Emmanuel Macron,
01:07:57il est probable
01:07:58qu'il ne se le permettrait pas
01:07:59avec d'autres.
01:08:00Il n'y a aucun risque.
01:08:02Je le permets avec beaucoup quand même.
01:08:03On peut tourner.
01:08:04La liste de ceux
01:08:05avec lesquels il se permet
01:08:05est plus longue
01:08:06que celle avec lesquels
01:08:07il ne se permet pas.
01:08:07Il ne se permet pas.
01:08:08Mais avec effectivement...
01:08:10Je ne sais pas
01:08:10avec Emmanuel Macron,
01:08:13il n'y a rien à craindre.
01:08:14Mélanie, c'est vrai.
01:08:15Avec Emmanuel Macron,
01:08:16il n'y a rien à craindre.
01:08:18Donc voilà,
01:08:18il peut y aller.
01:08:20Bon, par ailleurs,
01:08:21Donald Trump
01:08:21et la méthode Trump
01:08:22qui sont, regardez-le,
01:08:23en une du JDD ce matin,
01:08:25la nouvelle stratégie
01:08:26de sécurité nationale américaine
01:08:28qui apparaît
01:08:28comme un appel lucide
01:08:30au réveil de notre continent.
01:08:32Il évoque,
01:08:33vous le savez,
01:08:33depuis quelques temps maintenant.
01:08:35Ça avait commencé
01:08:35avec J.D. Evans
01:08:36au début de l'année à Munich.
01:08:38Que cette Europe
01:08:39qui devient méconnaissable,
01:08:40qui deviendra méconnaissable
01:08:41d'ici 20 ans,
01:08:42d'effacement civilisationnel,
01:08:44il alerte sur la fragilisation
01:08:46du processus démocratique.
01:08:48Il y a Steve Bannon
01:08:49qui est l'architecte
01:08:50de la victoire de Trump
01:08:50en 2016
01:08:51qui est interrogé
01:08:52par nos confrères également
01:08:53qui dit cette phrase très forte.
01:08:55La France se dirige
01:08:56vers une guerre civile.
01:08:58J'ai envie de reprendre
01:08:59la question
01:08:59qui est en une du JDD,
01:09:02Élodie,
01:09:02et si Donald Trump
01:09:03avait raison ?
01:09:04En tout cas,
01:09:04ce qui est sûr,
01:09:05c'est que la logique,
01:09:06en tout cas,
01:09:07ce qui essaye d'impulser
01:09:07Donald Trump aux Etats-Unis
01:09:08est forcément à l'opposé
01:09:10de ce qu'on fait nous.
01:09:10Il n'y a qu'à reprendre
01:09:11depuis le début de l'émission.
01:09:13On a parlé à quel point
01:09:14on avait l'impression
01:09:14que l'Etat était hors tard,
01:09:15en échec,
01:09:16n'avait pas les moyens humains,
01:09:17ceux-ci,
01:09:18ou financiers.
01:09:18Effectivement,
01:09:19Donald Trump fait fi
01:09:20de tout ça.
01:09:21Après,
01:09:21il faudra voir réellement
01:09:23dans les faits
01:09:23est-ce que la méthode
01:09:24draconienne de Trump
01:09:25fonctionne vraiment
01:09:26sur l'immigration ?
01:09:27Par exemple,
01:09:27on n'est pas encore
01:09:28au niveau de la réussite
01:09:29qu'il espère.
01:09:30Et c'est vrai que...
01:09:31Non, mais il y a des résultats.
01:09:31Oui, bien sûr.
01:09:32Sur le narcotrafic aussi
01:09:33avec cette stratégie
01:09:34extrêmement offensive.
01:09:35On n'est pas encore là
01:09:35où il voudrait déjà être.
01:09:37Et il y a aussi,
01:09:37et souvent d'ailleurs,
01:09:38ce sont toujours
01:09:38les mêmes exemples
01:09:39qui sont cités par Bannon
01:09:40mais comme par Trump
01:09:41régulièrement,
01:09:42c'est toujours la France
01:09:43et le Royaume-Uni.
01:09:44Et ce qui est d'ailleurs
01:09:45intéressant,
01:09:46c'est que souvent,
01:09:46ils expliquent que notre modèle
01:09:47civilisationnel
01:09:48est en train de disparaître
01:09:49en prenant deux pays
01:09:50qui ne se sont pas construits
01:09:51du tout de la même manière.
01:09:52On a l'impression
01:09:52que la France a ouvert les yeux
01:09:54un peu tard,
01:09:54alors que la Grande-Bretagne,
01:09:56à l'inverse,
01:09:56a voulu cette société
01:09:57multiculturelle
01:09:58avec beaucoup d'immigration
01:09:59et on voit que finalement,
01:10:01ces deux modèles
01:10:01arrivent selon eux
01:10:03à la fin à un échec
01:10:05alors que ce n'est pas du tout
01:10:05la même stratégie
01:10:07qui est derrière.
01:10:08C'est aussi un moyen
01:10:08de remettre les Etats-Unis.
01:10:10Ils profitent de notre faiblesse
01:10:11pour rappeler
01:10:11que ce sont eux
01:10:12les gendarmes.
01:10:12Là où on lit mal les choses
01:10:13peut-être Bernard,
01:10:14c'est que les Européens,
01:10:16nous voyons cette parole américaine
01:10:18comme une agression.
01:10:19Est-ce qu'il ne faudrait pas voir ça
01:10:20justement comme l'inquiétude
01:10:21d'un allié
01:10:22qui nous remet un petit peu
01:10:23la réalité en face des yeux ?
01:10:26Vous n'avez pas tort Julien
01:10:26et c'est sans précédent
01:10:27au cas des présidents
01:10:29des Etats-Unis
01:10:30sous la Ve République
01:10:31s'est permis
01:10:32ce type d'interventionnisme
01:10:34de mise à l'index
01:10:36Il faut qu'on se pose
01:10:36des bonnes questions.
01:10:38D'intervention économique.
01:10:39Il y avait des interventions économiques
01:10:41mais beaucoup plus
01:10:42j'allais dire intelligentes,
01:10:44discrètes et très fortes.
01:10:45Mais là on a
01:10:46une intervention économique
01:10:47qui est extrêmement affirmée
01:10:49avec une façon de montrer
01:10:52que c'est les Etats-Unis
01:10:53qui dirigent l'économie mondiale
01:10:55et puis ça c'est nouveau
01:10:56une influence idéologique
01:10:59et politique.
01:11:01Et là c'est aussi
01:11:02une façon de montrer
01:11:03que certaines valeurs
01:11:06ne sont plus en Europe
01:11:07et ce n'est pas uniquement
01:11:08l'Europe qui pourrait
01:11:09demain faire un peu d'ombre
01:11:11aux Etats-Unis,
01:11:12c'est que les Etats-Unis
01:11:14considèrent que l'Europe
01:11:15est perdue idéologiquement
01:11:16et ça c'est extrêmement grave.
01:11:18Bon, voilà, en tout cas
01:11:19sur cette alerte...
01:11:20Mais elle est perdue,
01:11:20il a raison de Trump.
01:11:22Et pour part,
01:11:23elle est perdue idéologiquement.
01:11:25Si on ne se reprend pas,
01:11:27nous serons...
01:11:28Ce qui est perdu,
01:11:29c'est le lien entre les élites
01:11:31et le peuple.
01:11:33Mais pas simplement...
01:11:33Ça c'est perdu.
01:11:35Après, rien n'est irrémédiable
01:11:36sur l'action sur les frontières,
01:11:38sur la souveraineté,
01:11:38sur l'exercice.
01:11:40En fait, les gens attendent
01:11:41un exercice normal du pouvoir.
01:11:42L'auront-ils un jour ?
01:11:43C'est encore faisable.
01:11:45En revanche,
01:11:45la fracture,
01:11:45elle est réelle.
01:11:47Bon, il nous reste 5 minutes,
01:11:49un petit peu plus de 5 minutes
01:11:50ensemble.
01:11:51L'éternel débat à Paris.
01:11:52Je ne pouvais pas m'empêcher
01:11:54de traiter ce sujet.
01:11:56La propreté des rues de la capitale.
01:11:58Une récente étude
01:11:59classe Paris
01:12:01parmi les plus mauvaises élèves
01:12:02au monde.
01:12:03La mairie met en avant
01:12:04ses nombreux moyens déployés
01:12:05pour nettoyer les rues.
01:12:06Sujet qui risque de revenir,
01:12:07bien sûr,
01:12:08à quelques semaines
01:12:09des élections municipales.
01:12:10Regardez ce reportage
01:12:10avec le récit de Sarah Varny.
01:12:14Des poubelles,
01:12:15à même le sol,
01:12:15ou des encombrances
01:12:17entassées.
01:12:18La propreté des rues
01:12:19pose question
01:12:19pour de nombreux parisiens.
01:12:21Ça laisse à désirer,
01:12:22je trouve.
01:12:23Ça dépend des quartiers.
01:12:26C'est pas très net.
01:12:27Franchement,
01:12:28c'est moyen
01:12:28par rapport à d'autres villes.
01:12:29Et alors,
01:12:30est-ce que ce sont les gens
01:12:31aussi qui font
01:12:31moyennement attention ?
01:12:33Je pense que c'est aussi possible.
01:12:34Selon une étude publiée
01:12:35le mois dernier
01:12:36et qui se base
01:12:37sur les commentaires Google
01:12:38des 10 principales
01:12:39attractions touristiques
01:12:40d'une centaine
01:12:41de villes sélectionnées,
01:12:42Paris est la cinquième ville
01:12:44touristique la plus sale
01:12:45du monde,
01:12:46derrière Budapest,
01:12:47Rome,
01:12:47Las Vegas et Florence.
01:12:49Pourtant,
01:12:50chaque année,
01:12:50la mairie dépense
01:12:51des centaines de millions
01:12:52d'euros dans la propreté,
01:12:54près de 300 millions
01:12:55en 2023.
01:12:57Sur le terrain,
01:12:576300 agents collectent
01:12:593000 tonnes de déchets
01:13:00chaque jour
01:13:01et nettoient
01:13:022900 kilomètres
01:13:03de trottoirs.
01:13:0426000 corbeilles
01:13:05sont installées,
01:13:06soit une tous les 100 mètres.
01:13:08Mais rien n'y fait.
01:13:09Selon certains parisiens,
01:13:11la ville se dégrade
01:13:12d'année en année.
01:13:13Ça fait depuis 90
01:13:15que j'habite le 15e.
01:13:17Ça a dégradé.
01:13:19C'est plus comme avant.
01:13:20C'est dommage
01:13:20parce que Paris était propre
01:13:21et maintenant,
01:13:22on marche dans les crottes,
01:13:23les feuilles sont là.
01:13:25Non, c'est pas propre.
01:13:26La propreté
01:13:27serait l'un des enjeux
01:13:28majeurs des élections
01:13:29municipales dans la capitale
01:13:31les 15 et 22 mars prochains.
01:13:33On ne parlait plus trop
01:13:34du hashtag
01:13:34ça cache Paris
01:13:35mais il a encore
01:13:36de beaux jours devant lui,
01:13:37Elodie.
01:13:38Alors oui,
01:13:38ça c'est sûr
01:13:39parce qu'il suffit
01:13:39de se balader un petit peu
01:13:40dans Paris
01:13:41pour voir l'état.
01:13:42Et moi à chaque fois,
01:13:42c'est pénible pour nous
01:13:43qui travaillons
01:13:44et qui vivons à Paris
01:13:45mais je me dis,
01:13:46les touristes
01:13:46qui parfois économisent
01:13:47pendant des mois
01:13:48pour arriver à Paris,
01:13:49qui ont vu les cartes postales
01:13:50et qui découvrent vraiment la ville,
01:13:52je serais curieux
01:13:52de savoir ce qu'ils se disent.
01:13:53Bon, il y a quand même
01:13:54beaucoup d'endroits
01:13:55où la carte postale
01:13:55est souvent différente
01:13:56de la réalité quand même.
01:13:58Paris, ce n'est pas Disneyland
01:13:59non plus.
01:13:59Il ne faut pas exagérer.
01:14:01Moi, depuis que je suis né,
01:14:02je marche dans des crottes
01:14:02de chien à Paris
01:14:03et ça ne date pas.
01:14:04Bon, après c'est vrai.
01:14:05On peut quand même dire
01:14:06que la ville est de plus en plus sale.
01:14:10Enfin, c'est un bazar
01:14:12dans cette ville.
01:14:1310 milliards de dettes.
01:14:14Non mais c'est devenu
01:14:14absolument un bazar.
01:14:14C'est vrai qu'avec les infos
01:14:15qui augmentent,
01:14:16on se demande
01:14:16où va l'argent de...
01:14:17Vous avez les poubelles
01:14:18absolument partout.
01:14:20Vous avez de la saleté
01:14:21absolument partout.
01:14:22Vous avez des rats.
01:14:23Bon, ça n'existe pas qu'à Paris
01:14:24mais enfin, il y en a
01:14:25absolument partout.
01:14:26Et en tout cas,
01:14:27ils sont là,
01:14:27ils aident à bouffer.
01:14:28Vous avez des vélos...
01:14:29On ne dit pas rats d'ailleurs.
01:14:30Je n'ai pas même témoin de bon sang.
01:14:32C'est surmulot.
01:14:32Vous avez des vélos
01:14:34absolument dans tous les sens
01:14:35qui ne respectent rien.
01:14:37C'est le caire.
01:14:37Le vélo, ce n'est pas sale.
01:14:38Non mais c'est devenu
01:14:39le caire, Paris.
01:14:40C'est le caire.
01:14:41C'est le caire.
01:14:41Le caire n'est pas dans
01:14:42les cinq villes les plus...
01:14:43En même temps,
01:14:43c'est le classement européen.
01:14:44Donc, j'ai raté une occasion
01:14:46de me taire.
01:14:47Bernard,
01:14:48vous avez fait un sondage
01:14:48sur la propreté de Paris ?
01:14:49On a fait un sondage
01:14:50il y a une quinzaine de jours
01:14:51sur les municipales à Paris,
01:14:52les attentes des entrepreneurs
01:14:53et les salariés de TPE, PME.
01:14:55Avec votre cercle de réflexion.
01:14:56Voilà, ma cercle de réflexion.
01:14:57Et la maire de Paris
01:14:58a eu 2,4 sur 10
01:15:00de satisfaction.
01:15:02Donc, vous voyez
01:15:02que ça ne s'est pas amélioré.
01:15:04Mais les chiffres
01:15:05sur la propreté,
01:15:0581% des entrepreneurs
01:15:07considèrent que Paris
01:15:08est une ville sale.
01:15:08Ben oui.
01:15:09Et 67% des salariés
01:15:11de TPE, PME
01:15:12considèrent que Paris
01:15:12est une ville sale.
01:15:14Elle était plus sale
01:15:15depuis la mandature Hidalgo.
01:15:18Vous voyez,
01:15:18donc, c'est pas...
01:15:18Depuis 2014.
01:15:19Et ce qui est fou,
01:15:20c'est que depuis 2014,
01:15:21j'ai noté que la ville
01:15:22perd des habitants.
01:15:23Donc, depuis qu'Hidalgo
01:15:24a pris les commandes.
01:15:25Il y a plus de fonctionnaires,
01:15:27mais on a moins
01:15:27de services publics.
01:15:29Allez comprendre.
01:15:29On a perdu 136 000 habitants
01:15:31ces dix dernières années.
01:15:33Et on a perdu 22% d'entreprises.
01:15:35Donc, vous voyez
01:15:36que tout va très bien,
01:15:36madame la maire.
01:15:37Christian Flech,
01:15:38le chemin entre chez vous
01:15:39et la police judiciaire de Paris,
01:15:40s'est-il dégradé
01:15:41compte des dernières années ?
01:15:42Alors, écoutez,
01:15:43franchement,
01:15:43moi, je suis parisien,
01:15:44j'habite Paris.
01:15:45J'ai quasiment tout le temps
01:15:47travaillé à Paris.
01:15:47C'est de plus en plus dégueulasse,
01:15:49effectivement.
01:15:50Et c'est vrai que
01:15:51dès qu'on va en province,
01:15:53on voit la différence.
01:15:54On va dans des villes de province
01:15:55où c'est propre.
01:15:56Est-ce que c'est la responsabilité
01:15:57de la mairie
01:15:57ou des comportements ?
01:15:59Moi, c'est ça aussi.
01:16:00Il faut aussi se renvoyer
01:16:01la chose à nous-mêmes.
01:16:03Mais il y a aussi le fait
01:16:04que plus c'est sale,
01:16:05plus les gens...
01:16:08ça donne envie de...
01:16:10Il est loin le pari
01:16:11de Joséphine Becker,
01:16:12j'ai envie de dire.
01:16:13Ou même le pari d'Ebilis
01:16:14in Paris.
01:16:15Le pari d'Ebilis
01:16:16in Paris,
01:16:16il n'a jamais existé.
01:16:17Non, non seulement il n'a jamais existé.
01:16:18En fait, il y avait un mot-clé,
01:16:19je devais dire Joséphine Becker,
01:16:20il y avait une musique
01:16:20qui devait partir,
01:16:21mais là, en fait,
01:16:22ça n'a pas du tout fonctionné.
01:16:23Une petite musique.
01:16:24Ça arrive ?
01:16:26Oui, bon,
01:16:26maintenant,
01:16:26les faits est mort,
01:16:27les amis,
01:16:27vous pouvez oublier.
01:16:28Laissez tomber.
01:16:28Les amours, j'ai des amours.
01:16:29Ben oui,
01:16:30je vais les lancer,
01:16:31mais je ne sais pas ce qu'il y a.
01:16:35En plus,
01:16:35vous ne m'avez pas mis
01:16:35le refrain d'entrée.
01:16:37C'est ni fait ni affaire.
01:16:38On va la garder quand même
01:16:39parce que ça reste agréable.
01:16:41Mais c'est un autre Paris
01:16:42dont parle Joséphine Becker.
01:16:44Ce n'est plus du tout
01:16:44celui d'aujourd'hui.
01:16:45C'est pour ça
01:16:45que je mettais cette chanson.
01:16:46Laissez les images
01:16:47parce que le contraste
01:16:48entre la voix de Joséphine Becker
01:16:49et les images de Paris,
01:16:50je trouve ça fabuleux.
01:16:51Il nous reste 30 secondes
01:16:52pour vous dire au revoir.
01:16:53D'abord,
01:16:53je vais dire merci
01:16:54à Bruno.
01:16:56Brice Laponie.
01:16:57Vous m'avez dit Bruno
01:17:00Grâce à Brice Laponie
01:17:01qui est un ami à vous
01:17:02et qui aime beaucoup
01:17:03les journalistes de CNews,
01:17:05je suis désormais
01:17:05en possession
01:17:06d'un bois de rennes
01:17:08qui nous vient directement
01:17:09du troupeau du Père Noël
01:17:10de Laponie.
01:17:12Merci beaucoup à Bruno
01:17:13qui habite vraiment en Laponie,
01:17:14qui est vraiment propriétaire
01:17:15d'un troupeau de rennes
01:17:16et qui nous a offert
01:17:17ce petit bois de rennes
01:17:18ainsi que ce petit porte-clés
01:17:19également qui est fait
01:17:20avec du puir de rennes.
01:17:21On l'embrasse
01:17:22et on nous regarde
01:17:23jusqu'en Laponie.
01:17:24Ça confirme à quel point
01:17:25nous sommes première chaîne info
01:17:26non pas seulement en France
01:17:27mais dans le monde.
01:17:28C'est ça qui est important.
01:17:29Ce petit bois de rennes
01:17:30je vais l'offrir à mon fils
01:17:32pour les fêtes,
01:17:34mon grand
01:17:34et je dis un joyeux anniversaire
01:17:36à mon petit
01:17:36qui a un an aujourd'hui
01:17:37donc je me permets
01:17:37un petit message personnel.
01:17:39J'embrasse Louis
01:17:40qui fait son premier anniversaire.
01:17:41Je félicite encore sa maman.
01:17:43Merci Elodie
01:17:44de m'accrocher.
01:17:45Quel rapport ?
01:17:46Aucun rapport.
01:17:47C'est la maman d'un maman.
01:17:48C'est des confidences.
01:17:50Aucun rapport.
01:17:51Aucun rapport.
01:17:52C'est la maman qui nous regarde
01:17:53que j'embrasse très très fort.
01:17:56Voilà.
01:17:56Donc il y a un petit bois de rennes
01:17:57qui arrive à la maison
01:17:58et un joyeux anniversaire
01:17:59à mon Louis.
01:18:00Venez Olivier.
01:18:01Allez c'est les vacances.
01:18:01Venez vite vite vite vite vite vite vite.
01:18:03Olivier de Caronfleck
01:18:04qui arrive avec l'heure inter
01:18:05dans un instant.
01:18:07C'est les vacances de Noël.
01:18:08C'est la dernière fois
01:18:09que je vous vois en 2026.
01:18:10Pas souple et je tenais à vous souhaiter
01:18:11un très très joyeux Noël.
01:18:12Très bien.
01:18:13Merci.
01:18:13A ne pas manquer.
01:18:14Bien évidemment ça va être passionnant.
01:18:15Vous allez le voir.
01:18:16Vous allez parler de quoi ?
01:18:17Eh bien on va revenir sur la...
01:18:18Merci Olivier.
01:18:20Je plaisante.
01:18:21Très bonne fête de Noël à vous.
01:18:23Vous aussi.
01:18:24Vous voulez me jouer Noël Pierre.
01:18:27Merci beaucoup.
01:18:28Merci à tous les invités.
01:18:28Pardon pour ces dernières secondes
01:18:30qui ne devraient pas,
01:18:31qui n'auraient jamais dû intervenir
01:18:32sur notre antenne.
01:18:33On se retrouve avec Olivier
01:18:34dans un instant.
01:18:35Leur inter.
01:18:36Leur inter.
01:18:36Merci à tous d'avoir été mes invités.
01:18:38Merci à Maxime Lavandier,
01:18:39Nathalie Pelletier,
01:18:40Le Pelletier qui a préparé cette émission.
01:18:42Je vous donne rendez-vous en 2026.
01:18:44Vous me reverrez le 1er janvier.
01:18:45Avec plaisir.
01:18:46A l'année prochaine.
01:18:47Bonne vacances.
01:18:48Bonne vacances à tous.
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