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  • il y a 10 mois
Samedi 10 janvier 2026, retrouvez Alexandra Mathiolon (Directrice Générale, Groupe SERFIM) dans GÉNÉRATION IMPACT, une émission présentée par Julien Lescs.

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Transcription
00:00Bonjour et bienvenue sur Génération Impact, l'émission qui met en lumière les familles entrepreneuriales
00:13pour décrypter avec elles leur organisation au filtre de trois cercles.
00:17Celui des entreprises, bien sûr, mais également celui des actionnaires et celui de la famille.
00:21Elles nous partagent leurs enjeux de transition et de transmission,
00:24mais également en quoi l'urgence environnementale est une formidable opportunité
00:28de continuer l'aventure inférieure avec la nouvelle génération à bord.
00:35Je reçois aujourd'hui Alexandra Mathiolon, présidente directrice générale du groupe Serfim.
00:41Bonjour Alexandra.
00:42Bonjour Julien.
00:43Alors, merci d'avoir accepté de participer à cette émission.
00:46On a une petite tradition, c'est de commencer l'émission avec la présentation de votre groupe familial.
00:51En une minute, je sais que l'exercice est compliqué, mais comment vous pourriez décrire cette histoire familiale ?
00:56Alors, cette histoire, c'est vraiment justement un esprit entrepreneurial qui nous décrit au fil du temps,
01:02au fil des générations, qui s'est vraiment transmis.
01:06C'est vraiment quelque chose qui fait écho à notre goût du travail, de la responsabilité.
01:11C'est à la fois une passion, un mode de vie, mais pour nous aussi un facteur d'épanouissement,
01:15parce qu'on s'y retrouve vraiment.
01:17Et cet esprit entrepreneurial, aujourd'hui, on le met au service de Serfim, qui a fêté cette année ses 150 ans,
01:24qui est vraiment une entreprise d'aujourd'hui atypique, à bien des titres,
01:29qui a été reprise par mon père au début des années 80.
01:33Donc, j'expliquerai tout ça plus tard.
01:36J'ai eu la chance de prendre la suite de mon père en 2018, et plus précisément en 2020, à la direction générale.
01:44Et aujourd'hui, c'est une famille, mes soeurs et moi, qui visons à faire perdurer cette histoire entrepreneuriale
01:49de la famille, mais aussi de l'entreprise, pour justement préserver ce modèle atypique,
01:54parce que Serfim, c'est 3000 collaborateurs.
01:56C'est une ETI indépendante, qui oeuvre avec ses 3000 collaborateurs à contribuer à une meilleure qualité de vie,
02:03en aménageant des territoires durables et respectueux du vivant.
02:06Génial. Alors, on va passer dans la première partie de cette émission, qui s'appelle Une histoire de famille.
02:16Dans cette partie-là, Alexandra, ce que j'aimerais qu'on évoque, parce qu'effectivement,
02:19j'ai compris que Serfim était une histoire un peu particulière.
02:22Vous êtes la sixième dirigeante de ce groupe.
02:26Qui a fait ses 150 ans.
02:28Et en même temps, vous êtes la deuxième génération de votre famille,
02:32ou qu'on pourrait appeler peut-être la famille nucléaire de votre père, en tout cas.
02:34Est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus ?
02:35Racontez-nous cette histoire.
02:37Alors, effectivement, ça peut être un peu complexe.
02:41Mais c'est vrai que c'est cette histoire entrepreneuriale,
02:44cet état d'esprit entrepreneurial qui nous décrit.
02:47Et qui se retrouve d'ailleurs aussi du côté de ma mère,
02:50qui avait une maman qui tenait un bouchon lyonnais.
02:54Ces restaurants très typiques lyonnais.
02:56qui était une femme forte, avec un gros caractère,
02:59qui tient toujours très à cœur et qui me parle toujours beaucoup aujourd'hui,
03:05dans ce que je suis, dans ce que je porte.
03:08Et c'est vrai que pour revenir du côté de mon papa,
03:11histoire entrepreneuriale, elle prend écho,
03:14elle commence en fait au niveau de mon arrière-arrière-grand-père,
03:17Augustin Charentus,
03:18qui a développé une activité pour livrer du charbon, à l'époque, à Lyon.
03:22Donc, il est arrivé à Lyon de sa campagne.
03:25Il est ensuite, il a eu une fille unique qui s'appelait Henriette,
03:31Henriette Charentus, qui a été, qui a eu, par contre,
03:35le malheur d'avoir son papa qui était décédé.
03:37Elle avait 18 ans.
03:38Et elle s'est mariée avec Joseph.
03:40Et ensemble, ils ont co-dirigé l'entreprise de transport familial,
03:44qu'ils ont appelée donc JBM.
03:46Et surtout, ils ont transformé les charrettes en camions.
03:50Et avec le petit côté sympa des boîtes familiales,
03:53en appelant les différents camions par le nom de leurs enfants,
03:56et puis après, de leurs petits-enfants.
03:59Ils ont eu trois enfants.
04:02Tout d'abord, René, qui a dirigé l'entreprise familiale JBM.
04:07Robert, mon grand-père, qui a passé son permis
04:10et est devenu chauffeur de camions de poids lourds.
04:14Et puis, enfin, Henri, qui a fait des études d'ingénieur à l'ECAM
04:19et ensuite, dans l'industrie.
04:20Et mon grand-père, c'est vrai qu'il a été sur le terrain, au quotidien,
04:28a travaillé très dur.
04:31Et avec ma grand-mère, ils ont habité en fait au-dessus de l'entreprise.
04:35Donc forcément, ça a marqué la famille.
04:38Et ma mémé Rosette, pour le coup,
04:39qui avait aussi vraiment un lien avec l'histoire de l'Europe,
04:42en étant avec des origines catalanes et siciliennes.
04:46Ils ont eu quatre enfants au-dessus de l'entreprise
04:49pendant une partie de leur vie.
04:51Et dont mon père, l'aîné Guy,
04:55qui a eu à cœur de découvrir le métier de son papa,
04:59qui lui racontait notamment, en revenant de sa journée,
05:03qu'il avait vu des gens importants en costume cravate.
05:06Et du coup, ça a un peu motivé mon père à se dire
05:08« quand je serai grand, je serai en costume cravate ».
05:12Même si, grâce au Covid, il apprécie beaucoup de ne plus trop en porter aujourd'hui.
05:17Le lieu existe toujours.
05:17L'endroit où ils ont vécu au-dessus de l'entreprise,
05:20ça vous appartient toujours ?
05:22Parfois, ces lieux-là existent, mais parfois, ils sont vendus ou cédés ?
05:25Oui, non, du coup, c'est un lieu qui n'est plus.
05:28En plus, ça a été tout réaménagé dans cette rue-là,
05:31dans la rue Baraban, à Lyon.
05:33Et après, l'entreprise a déménagé à Vénissieux.
05:38Mais c'est vrai qu'on y habitait, nous, dans ce quartier-là,
05:41en fait aussi, plus tard, à côté du bouchon de ma grand-mère.
05:44Donc, il y avait quand même ce lieu dans le 7e à Lyon,
05:47qui était hyper important aussi pour nous.
05:50Et on a fêté d'ailleurs les 150 ans pas très loin de ce lieu-là.
05:53Du coup, c'était quand même assez fort et encore présent dans l'histoire.
05:57Et puis après, la suite, c'est évidemment mon père,
06:01qui était dans les premiers de sa famille à faire des études.
06:03Il a été diplômé de Centrale Lyon en 1978,
06:07après Mathieu Matpé au parc.
06:09Là, pour le coup, pour ça, j'ai fait pareil.
06:12Et puis après, il a vraiment commencé sa carrière en tant qu'ingénieur
06:18dans les ouvrages d'art.
06:19Il a fait sa coopération au Mali pour vraiment développer pareil
06:24des ouvrages dans l'irrigation, même une centrale solaire à Tombouctou.
06:28Enfin voilà, plein de choses hyper intéressantes.
06:30Ensuite, il a continué au BRGM à Lyon.
06:32Et puis après quelques années, mon grand-père était malade
06:38et avait vraiment envie que son fils s'implique dans l'entreprise familiale.
06:42Lui, c'était le premier fils ?
06:43C'était l'aîné.
06:44C'était l'aîné.
06:44C'était l'aîné de deux frères et une sœur.
06:48Et donc, il a commencé à s'intéresser,
06:52enfin il était déjà dans la profession,
06:53mais à s'intéresser à l'entreprise familiale.
06:55Et son oncle lui a présenté Marc Pacalin,
06:58qui était le dirigeant de Serpolet,
07:01qui était donc l'un des principaux clients,
07:04si ce n'est le plus gros client de JBM à l'époque.
07:08Et donc, mon père est rentré dans cette entreprise à 28 ans.
07:11Et Marc Pacalin lui explique qu'il n'a pas de transmission familiale,
07:15qu'aucun enfant ne souhaite reprendre.
07:16Et qu'en gros, il lui dit,
07:18gamin, si tu feras l'affaire, ce sera pour toi.
07:20Ce sera pour toi.
07:21Mais alors, pourquoi il ne va pas chez JBM à ce moment-là ?
07:24Il y a son oncle, son père y était.
07:26Ça pourrait être la suite logique ?
07:27C'était son grand-oncle, son oncle,
07:31qui était content qu'il fasse, on va dire, un peu César Maillard.
07:34Et du coup, qu'il aille dans une plus grosse entreprise aussi.
07:37Parce que Serpolet, c'était déjà une centaine de personnes.
07:40Donc JBM, c'était qu'une petite dizaine, quinzaine.
07:44Donc il a vraiment continué, développé, je pense qu'il voulait aussi avoir gardé sa place aussi,
07:51forcément, en tant que dirigeant de JBM.
07:54Et c'est comme ça que ça met en musique.
07:55Et ce qui a permis de faire cette incroyable rencontre de mon père avec Marc Pacalin,
07:59qui a permis derrière que mon père développe l'entreprise, la diversifie,
08:04dès le début des années 80, dans les métiers de l'environnement,
08:07la dépollution des sols, le recyclage, mais aussi tous les métiers des travaux publics.
08:12Il a quand même vécu des périodes difficiles.
08:14On n'en parle pas souvent, mais la crise de 93, sur une crise économique et monétaire,
08:19a vraiment fait qu'une des rares périodes où l'entreprise a perdu de l'argent.
08:23Et du coup, à ce moment-là, c'était une période difficile où tout le monde a dû faire beaucoup d'efforts.
08:30Ça a vraiment soudé l'entreprise d'une certaine manière.
08:33Et c'est ce qui a fait qu'une quinzaine d'années plus tard,
08:35mon père a vraiment souhaité mettre en place aussi de l'actionnariat managérial.
08:39Donc en 2008, il a mis ça en place.
08:41Et aujourd'hui, c'est une centaine de collaborateurs qui ont 20% du capital,
08:45toujours dans cette logique de confiance que lui avait fait aussi un Marc Pacalin
08:48et puis de partage de la valeur.
08:51Donc ça, c'est vraiment mon père qui a largement développé le groupe,
08:55on va dire d'une centaine de personnes jusqu'à 1500 personnes.
08:58Donc lui, il arrive dans cette entreprise.
09:02Est-ce que votre oncle lui dit « va faire tes armes ailleurs » ou « je ne te veux pas ici ? »
09:07On ne sait pas trop, mais ce n'est pas très grave.
09:09D'ailleurs, c'est une très bonne pratique dans les familles.
09:11Généralement, on propose aux futurs actionnaires ou aux actionnaires,
09:15ce qu'on appelle la next-gen, d'aller faire leurs armes ailleurs,
09:18notamment pour se fabriquer un prénom et que ce ne soit pas toujours la suite logique.
09:22Donc il y est, il réussit.
09:24Il développe cette entreprise.
09:26Vous me disiez aussi, quand on a préparé cette émission,
09:31qu'il a aussi une histoire incroyable, votre père.
09:34Le retour de l'Algérie n'est pas si simple.
09:36Vous vivez quand même dans un milieu modeste à Lyon.
09:39Vous, quand vous êtes petite, quand vous le voyez travailler dans cette entreprise,
09:41en fait, il vous inspire quoi ?
09:44Qu'est-ce qui vous explique de son travail dans cette entreprise ?
09:48Alors, c'est vrai que mon père et ma mère, tous deux viennent de milieux assez modestes
09:55et avec une histoire qui a fait qu'ils ont pu parfois vivre dans des conditions plus difficiles.
10:02Et je pense que ça a donné beaucoup d'envie à mon père de réussir,
10:09d'avoir un projet entrepreneurial, d'être en costume cravate.
10:12Et c'est vrai que dans la façon dont il m'en parle, et il en parle à mes sœurs aussi,
10:18on voit à la fois travailler très dur, mais aussi être très épanouie,
10:23avec beaucoup de plaisir, à la fois dans le développement des métiers,
10:27mais aussi dans les échanges avec les collaborateurs.
10:30Et je pense que l'entreprise, avec mes sœurs, elle nous est vraiment racontée,
10:33à la fois par les chantiers, par les visites, le fait d'aller sur certains sites,
10:37mais aussi et encore plus par les personnes, par les anecdotes,
10:40par ces moments-là qu'on partage à table chaque soir et pendant les week-ends et les vacances.
10:46Et c'est vraiment ça finalement qui nous a permis de connaître l'entreprise
10:50et de se dire que c'est un environnement assez incroyable
10:53et qu'on a envie, qui nous a donné envie toutes les trois de faire durer finalement ce modèle-là,
10:59parce qu'on se retrouvait dans les valeurs, les valeurs familiales,
11:01les valeurs de l'entreprise se retrouvent, c'est une logique de convivialité, de partage, d'échange.
11:07Et voilà, c'est vrai que petit à petit, l'entreprise familiale, elle a pris de plus en plus de parts,
11:15mais mes parents ont vraiment eu à cœur de faire que chacun, puis chacune, en l'occurrence, puisse être très libre.
11:22C'était vraiment un choix pour moi et pour mes sœurs de s'impliquer évidemment dans l'entreprise à la gouvernance aujourd'hui.
11:28J'ai une sœur qui est chirurgienne ORL, j'ai une autre sœur qui dirige une entreprise de communication et d'événementiel.
11:36Et on a vraiment pu évoluer.
11:38Moi, donc, dans mes études d'ingénieur aux mines de Saint-Étienne, après maths, maths, maths, spé,
11:44à l'Imperial College, en développement sur ce sujet qui me passionne toujours aujourd'hui,
11:48dans l'environnement, les énergies renouvelables.
11:51Et puis, ben voilà, petit à petit, mon père a commencé à nous en parler un peu plus sérieusement.
11:56Il aimait bien faire cette fameuse blague qui peut paraître bizarre de, quand on croisait ensemble des personnes de Serfim,
12:04il disait « ce sera moins drôle quand ce sera elle la chef ».
12:06Mais d'une certaine façon, je pense qu'il mettait quelque chose dans mon esprit que c'était possible en fait.
12:13Est-ce que c'est moins drôle ?
12:14Alors, j'espère pas, j'espère pas.
12:16Je pense qu'il y a pas mal d'enjeux.
12:18Je pense qu'il y a des choses positives qui sont aussi liées à la taille du groupe et aussi qu'il y a un certain nombre de contraintes.
12:24Mais j'espère que c'est tout aussi drôle.
12:27En tout cas, on prend beaucoup de plaisir avec mes équipes à travailler, à développer le groupe
12:32et en essayant de garder surtout cette proximité avec les équipes,
12:37qui est forcément un enjeu à 3000 personnes, parce que c'est aussi ce qui est important pour nous.
12:41Donc, on met en place plein de choses pour ça, avec une assistante sociale qui les accompagne dans certaines périodes.
12:46Donc, voilà, garder ces valeurs-là avec d'autres outils, finalement, de ce qui était possible à une centaine de personnes.
12:52Parce que quand je suis arrivée, du coup, dans...
12:55Donc, vous arrivez quand ? Voilà, je voulais savoir.
12:56Donc, Alexandra, vous sortez de l'école, ingénieur.
13:00Il se passe quoi ? Vous allez directement dans l'entreprise familiale ?
13:03Vous partez un peu dans le monde exploré ? Qu'est-ce que vous faites ?
13:06Alors, là aussi, l'idée, c'était vraiment de faire ses armes ailleurs.
13:10Et j'avais la volonté, en tout cas, c'était une volonté forte de ma part.
13:15Donc, pour le coup, je fais un choix différent.
13:18Je vais travailler chez McKinsey, notamment, dans le plus gros de ma vie professionnelle,
13:21avant de rejoindre le groupe familial.
13:23Alors, pourquoi McKinsey ?
13:24Parce que ça me permettait de travailler dans le monde entier, dans plein de pays,
13:27sur des missions hyper diverses, sur de la stratégie, sur de l'acquisition, sur de l'organisation.
13:32Enfin, j'ai touché à tout et dans des secteurs hyper variés.
13:35Toujours quand même beaucoup sur les sujets qui me tenaient à cœur.
13:38Donc, l'environnement, les énergies renouvelables, l'eau, les secteurs industriels.
13:42Mais j'ai travaillé dans les télécoms aussi.
13:45Enfin, plein de sujets très variés.
13:47Et ça m'a permis de faire mes armes, travailler mon management,
13:51savoir comment choisir un peu ses combats, les priorités.
13:55Et du coup, au bout d'un moment, je rejoins le groupe familial
13:59avec la volonté vraiment de faire durer ce modèle-là.
14:04C'était le bon moment aussi.
14:06On avait commencé à en discuter de plus en plus sérieusement avec mon père.
14:10Et notamment, ce que je retrouve dans l'entreprise familiale,
14:13au-delà de tout ce qui avait été créé par mon père, des conditions de l'envie,
14:18c'est aussi mes convictions personnelles sur l'environnement.
14:21Je vois qu'on œuvre déjà dans ce milieu-là
14:23et que je peux potentiellement contribuer à faire accélérer finalement
14:27l'engagement de l'entreprise autour des sujets et des métiers de l'environnement.
14:31Et donc là, vous y arrivez par...
14:33Donc vous êtes chez McKinsey, super boîte.
14:36Donc la carrière est lancée.
14:39Vous y allez parce que votre père vous le demande.
14:43Vous y allez parce que vous en avez vraiment envie
14:45et vous lui dites « j'ai envie de venir ».
14:47Comment ça se discute ça dans la cuisine ou dans les réunions de famille ?
14:51Alors on va dire qu'il y a eu des moments...
14:53Pendant longtemps, ça s'est discuté plutôt par petites blagues,
14:58comme on évoquait précédemment.
14:59Et puis à un moment, ça s'est un peu concrétisé
15:01où il a dû faire un choix un peu managériel fort,
15:07lié notamment à un départ,
15:09où là les discussions se sont concrétisées en disant
15:11« je vais faire des choix qui peuvent être potentiellement différents »
15:15en sachant qu'il avait à cœur et développé déjà l'actionnariat managérial,
15:19auquel aujourd'hui je crois beaucoup.
15:21Mais il avait vraiment envie de ce mixte-là,
15:24qui n'est pas si commun,
15:26et en tout cas à cet auteur-là,
15:28et du coup de développer ça.
15:30Et donc là je lui dis « oui, oui, j'ai envie »,
15:31mais pas tout de suite,
15:32parce que c'était les premières discussions,
15:34c'était avant, même j'étais encore à la fin des mines,
15:37à l'impérial plus précisément.
15:38Et là je me projette un peu,
15:42je réfléchis à l'expérience professionnelle que je pourrais avoir,
15:45et cette expérience de McKinsey,
15:46elle était pertinente pour moi
15:48par rapport à la taille du groupe et ses enjeux.
15:51Et donc c'est le choix que je décide de faire,
15:53et après, au moment où il faut passer le cap,
15:56moi c'était un moment où ça s'y prêtait bien,
15:59j'avais fait 4 ans chez McKinsey dans le conseil,
16:01j'étais manager plutôt expérimenté,
16:05et voilà, c'était le moment pertinent,
16:07donc j'en parle à mon père.
16:09Pour plein de raisons personnelles,
16:10c'était pas le moment,
16:11j'allais me marier,
16:12j'ai fait mes 3 bébés d'ailleurs,
16:15en arrivant chez Serfim à la direction générale,
16:17mais bon, je pense qu'il faut que la vie continue aussi,
16:20d'avancer au maximum.
16:22Et donc là, effectivement,
16:23on en parle concrètement,
16:25et on met en place les conditions
16:27pour que j'arrive au mieux.
16:29Alors c'est quoi ces conditions ?
16:30Vous arrivez sur quel job ?
16:31Et comment vous êtes reçue par les équipes
16:34et le reste de l'entreprise ?
16:37Alors on a vraiment choisi
16:38de mettre beaucoup de transparence,
16:40beaucoup de partage,
16:42et notamment de faire que je sois accompagnée
16:44par certains collaborateurs clés,
16:46évidemment,
16:47de par les rencontres et les échanges.
16:49Et je suis arrivée du coup
16:51aux côtés de Sébastien Bonnet,
16:52qui dirige Serfim Énergie Solutions
16:55et l'entreprise historique Serpolet.
16:58Et notamment sur deux aspects,
17:00le développement parisien.
17:02J'habitais à Paris à l'époque,
17:03et c'est vrai qu'aujourd'hui,
17:04on l'a développé,
17:05c'est un quart du groupe.
17:06On avait repris des sociétés,
17:07on en a développé,
17:09repris d'autres à ce moment-là,
17:10et notamment au tribunal de commerce.
17:12Donc ça faisait écho à mon expérience aussi
17:15d'acquisition chez McKinsey.
17:17Et puis aussi dans le développement
17:18d'une nouvelle branche d'activité
17:20autour des énergies renouvelables.
17:21Donc ça, ça m'a permis de mettre ma patte,
17:25de développer d'autres aspects,
17:27de faire aussi que l'entreprise,
17:29elle soit incarnée aussi en région parisienne.
17:32Ça, c'était à peu près pendant deux ans.
17:33Et puis ensuite, en janvier 2020,
17:35je suis passée directrice générale.
17:37Là, mon père était encore président du groupe.
17:40Donc c'était chouette
17:41parce qu'on a pu vivre le Covid ensemble.
17:43Et je pense que comme c'est une période
17:44qui reste quand même difficile,
17:46on a été pu beaucoup échanger.
17:48Et en janvier 2023,
17:51il est passé président du conseil de surveillante
17:52et donc moi, PDG du groupe Serfim,
17:55à un timing qu'il avait défini,
17:56qu'on avait défini ensemble,
17:57qu'on avait communiqué.
17:59Alors il aime beaucoup raconter
18:00sur la place lyonnaise notamment,
18:02mais que je l'ai foutu dehors.
18:04Mais c'était vraiment lui qui avait défini.
18:05Mais tout le monde le sait.
18:06Tout le monde le sait, voilà.
18:07Mais il avait vraiment défini le timing
18:09et il a eu à cœur.
18:10Et même dès que je suis arrivée
18:11dans l'entreprise en 2018
18:12et notamment à partir de 2020,
18:14de me laisser prendre toutes les décisions
18:16qui allaient impacter le long terme.
18:17Et ça, on n'a pu parfois pas être d'accord,
18:20mais on a réussi à poser les choses sereinement.
18:22Et je pense que c'est assez incroyable
18:24sa capacité à laisser la main
18:25avec beaucoup de plaisir et de partage,
18:27évidemment, dans la façon dont ça s'est fait.
18:31Mais aujourd'hui, il est heureux de laisser la main
18:33et il ne souhaitait vraiment pas faire les années de trop.
18:35Bon, génial.
18:36Merci pour la transition
18:37parce que ça nous amène dans la prochaine partie.
18:39Nous passons maintenant sur les trois cercles.
18:46Donc là, on rentre dans une partie
18:47plus sur la gouvernance de votre famille.
18:49Et c'est là que c'est intéressant
18:49de savoir comment vous répartissez les rôles
18:51sur ce cercle de l'entreprise,
18:54vous en tant que présidente,
18:56mais ensuite sur le cercle des actionnaires
18:57avec ce conseil de surveillance.
18:58J'aimerais bien qu'on en parle un petit peu.
18:59Puis il y a le cercle aussi de la famille
19:00et possiblement un conseil de famille
19:03où les projets que vous pouvez avoir ensemble
19:04je crois qu'on va parler de famille aussi.
19:06Donc déjà, est-ce que vous pouvez nous décrire
19:08votre organisation ?
19:10Où sont positionnées vos sœurs ?
19:11Possiblement dans l'actionnariat familial.
19:15Et puis, comment est structuré
19:16votre conseil de surveillance ?
19:18Oui, alors effectivement,
19:19on a beaucoup travaillé sur l'enjeu
19:21de la gouvernance au service de Serfim
19:25pour faire durer ce modèle atypique.
19:28Et du coup, on s'est toutes les trois formées
19:32en gouvernance avec mes sœurs pour ça justement.
19:37Et on a eu le plaisir de découvrir à ce cadre-là
19:40que notre père était un autocrate dictateur.
19:44C'était quelle formation ?
19:45Alors, nous, avec deux de mes sœurs,
19:48on a fait objectif administrateur
19:51avec l'EM Lyon.
19:52Ok, ok, le fait.
19:54Et ma troisième sœur a fait une autre formation
19:56sur Lyon.
19:57Moi, je l'ai fait à Paris d'ailleurs.
20:00Et en gros, ça nous a vraiment,
20:02donc pour l'anecdote,
20:03donc autocrate dictateur,
20:04donc mon père adorait ce petit nom.
20:06Mais c'est vrai que c'est beaucoup d'entreprises,
20:08alors ça peut paraître choquant comme ça,
20:10mon père n'est pas un tyran,
20:11mais c'est beaucoup d'entreprises françaises
20:14qui ont longtemps été structurées comme ça
20:16et qui le sont potentiellement aujourd'hui.
20:17Et ça a plein de qualités d'ailleurs.
20:20Et on espère essayer de trouver aujourd'hui
20:22la formule pour garder certaines qualités,
20:24mais mieux se structurer en matière de gouvernance.
20:26En fait, ce qu'on voit souvent,
20:28c'est un peu logique,
20:29c'est que finalement,
20:30vous êtes la sixième dirigeante,
20:33mais vous êtes la deuxième génération,
20:34ce qui veut dire qu'en fait,
20:35la première génération qu'incarne votre père,
20:38c'est une génération où généralement,
20:39on ne voit pas les trois cercles.
20:40Ils sont superposés.
20:42On est à la fois le dirigeant de l'entreprise,
20:44son unique actionnaire ou principal actionnaire,
20:46même s'il y a un peu d'actionnaire managériale,
20:49et on est le chef de famille.
20:51Et donc en fait,
20:52on est aussi l'autocrate dictateur de ces trois cercles.
20:56On prend toutes les décisions.
20:57On souffre beaucoup plus de la solidité du dirigeant
20:59généralement dans ces étapes-là,
21:01notamment quand on est un premier créateur
21:03ou un premier fondateur de l'entreprise.
21:05Mais dès qu'on arrive à une deuxième,
21:06puis une troisième,
21:07cette dynamique des trois cercles doit être structurée et organisée.
21:10Alors parfois, à la deuxième, on ne l'organise pas.
21:12On attend la troisième ou la quatrième pour le faire.
21:14Mais vous, vous l'avez déjà fait.
21:16Et donc ça, c'est intéressant de voir comment vous l'avez fait glisser,
21:18parce qu'il est quand même président du conseil de surveillance.
21:20Donc il a quand même un pouvoir, j'imagine, dans votre relation.
21:22Alors effectivement, en janvier 2023,
21:25mon père est donc évacé président du conseil de surveillance.
21:29Et donc on a mis en place un conseil de surveillance
21:32qui était initialement purement familial.
21:35On n'a pas tout de suite intégré les indépendants
21:37dans une logique de d'abord se professionnaliser,
21:40de finaliser nos formations
21:41et d'apprendre, s'assurer que tout le monde ait un bon niveau de connaissance
21:45sur l'entreprise.
21:46Donc mes deux sœurs sont membres du conseil de surveillance.
21:49Je reviendrai après sur leur rôle auprès du familier office plus largement.
21:54Mais du coup, ce sont membres du conseil de surveillance
21:57qui est structuré quatre fois par an
21:59où on travaille sur les enjeux stratégiques.
22:01Je leur propose une stratégie qui est validée.
22:03On échange et c'est vrai que pour faire écho
22:05à cette fameuse solitude du dirigeant, c'est hyper appréciable.
22:09Je pense qu'avec mes sœurs,
22:09on a quand même vraiment ce socle commun de valeur.
22:12Et elles sont très fières et elles me poussent même
22:14à continuer d'avancer sur les enjeux de sécurité,
22:17de santé, de prévention.
22:18aussi environnementale et aussi, bien sûr, sur l'ensemble des enjeux.
22:24Petit à petit, on a intégré des indépendants.
22:27Donc trois profils.
22:29Un profil vraiment plutôt expert de la gouvernance.
22:33Pareil, dans cette logique de continuer à se professionnaliser
22:36dans la gouvernance avec quelqu'un que connaît mon père,
22:41mais qui n'était pas un ami de mon père,
22:44une amie en l'occurrence, que c'est une femme.
22:45Parce que c'était aussi important que ce soit quelqu'un qu'on a rencontré
22:51et qu'on est allé chercher par rapport à cette expertise de gouvernance,
22:54mais aussi d'autres, évidemment, expertises autour du digital,
22:58autour de l'international pour ce profil-là.
23:00Ensuite, on a intégré un deuxième indépendant sur la partie plutôt,
23:06enfin plusieurs aspects, sécurité, prévention,
23:09qui vient d'un grand groupe industriel qui connaît ces enjeux-là,
23:12mais aussi quelqu'un avec qui j'ai fait la Convention des entreprises pour le climat.
23:15Donc une initiative qui m'a beaucoup portée aussi dans la stratégie que je porte pour l'entreprise.
23:19Et puis plus récemment, on a intégré un troisième profil plus finance,
23:24plus financier par rapport à des enjeux de cash de l'entreprise
23:28et pour voir comment on peut acculturer l'entreprise à d'autres indicateurs financiers,
23:35qui l'a fait dans un contexte d'entreprise familiale aussi
23:38et qui par ailleurs a aussi une expertise en acquisition, évidemment.
23:45Mes sœurs, elles ont leur profil chirurgienne ORL,
23:48donc je l'implique notamment beaucoup sur les enjeux de sécurité et de santé
23:51de par sa formation, mais aussi sur les sujets d'éthique.
23:57Mon autre sœur est plutôt dans la communication à l'événementiel
24:02et du coup plutôt sur tous les procédés autour,
24:04je pensais aux procédés de gestion de crise,
24:06qui sont un aspect important à formaliser
24:09et puis plus largement la vision de Serfim sur le long terme.
24:12C'est vraiment pour le rôle qu'elles ont plus par rapport au conseil de surveillance.
24:17Ils se réunissent quatre fois par an, six fois par an ?
24:19Quatre fois par an, quatre fois par an avec vraiment un certain nombre de sujets
24:24qui vont être faits à chaque fois autour de la sécurité, de la finance
24:27et puis après des thématiques qui viennent plus pousser sur la RSE,
24:31sur les RH, sur nos métiers, sur la stratégie.
24:34Et là on pousse avec des angles, avec des visites
24:37pour vraiment faire connaître l'entreprise
24:39et aussi être finalement, faire des choix collectifs
24:42par rapport à certains choix stratégiques.
24:45Ok, donc les administrateurs indépendants,
24:47c'est une des très bonnes pratiques des entreprises familiales dans la gouvernance.
24:51Et puis vous les avez bien décrits, vous avez décrit les rôles
24:53plutôt que de décrire les noms des personnes
24:55et ça je trouve que c'est assez smart.
24:57Vous avez déjà fait tourner ces indépendants
24:59ou pour l'instant vous êtes dans un premier format
25:00parce que finalement il est relativement jeune ce conseil ?
25:03Oui, alors effectivement il est relativement jeune
25:06donc pour le moment ils n'ont pas tourné
25:07parce que certains sont là depuis un an je crois
25:11entre trois ans et un an.
25:14La logique voudrait quand même de les faire tourner
25:16mais pas forcément trop vite
25:17parce que parfois on se dit que trois ans ça peut être un peu court
25:19donc on est peut-être sur six ans
25:21mais tout dépend des profils
25:22et puis tout dépend pour moi en tant que dirigeante opérationnelle
25:25ce qui est important c'est par rapport aux enjeux de l'entreprise
25:29alors à la fois les enjeux de l'entreprise à l'instant T
25:31et puis bien sûr les enjeux de long terme
25:33parce que c'est ça qui compte en tant que conseil de surveillance.
25:36Donc voilà on est dans cette logique-là
25:37mais on est quand même relativement au début
25:39de cette gouvernance d'entreprise.
25:43C'est très intéressant et c'est vrai que pour nos auditeurs
25:45qui réfléchissent à structurer ces conseils
25:47ils font ce que vous avez fait souvent au départ
25:50c'est que leur conseil de surveillance
25:51ressemble plus à un conseil de famille
25:53que à un conseil de surveillance
25:53parce qu'on le fait d'abord en famille
25:55et vous avez la bonne idée d'aller vous former
25:57pour pouvoir l'organiser.
25:58Et ensuite il y a ce triangle dans les conseils
26:00où vous avez le niveau d'indépendance
26:03et donc les familiaux ne sont pas indépendants
26:05puisqu'ils sont actionnaires.
26:07Le niveau d'expertise qui peut être plus ou moins élevé
26:10et là c'est intéressant par exemple
26:11votre soeur qui est chirurgienne
26:12son expertise ce n'est pas la gestion de l'entreprise
26:14mais néanmoins elle apporte probablement
26:16un regard extérieur et d'actionnaire intéressant
26:18à minima en portant les valeurs de votre famille
26:21et en s'assurant qu'elles sont respectées
26:23dans votre management et dans votre direction générale.
26:26Et puis ensuite il y a les pouvoirs
26:29qu'on donne à ce conseil.
26:31Donc c'est intéressant de le faire glisser
26:34lorsque vous avez un dirigeant qui était votre père
26:35qui devient président du conseil de surveillance
26:37parce qu'il a cette maîtrise finalement
26:38et cette connaissance de l'entreprise.
26:41Mais je veux savoir
26:42quels sont les pouvoirs aujourd'hui
26:44que ce conseil a sur vous Alexandra
26:46en tant que présidente ?
26:48Est-ce que c'est vraiment consultatif
26:49ou ils sont en capacité de vous dire
26:50non à des sujets d'investissement
26:53ou de choix stratégiques ?
26:55Alors on a défini des seuils
26:57sur lesquels ils ont un avis
26:59de go-no-go
27:01clairement sur des sujets
27:04à partir d'une certaine taille.
27:05On a créé les conditions finalement
27:07et c'est vrai qu'on en a beaucoup parlé
27:09c'était important pour moi
27:10évidemment important pour mon père
27:12mais qui était plutôt dans un autre modèle.
27:14C'était quand même important pour moi
27:15de garder une grande souplesse
27:17dans certaines décisions
27:18dans certaines manières d'agir.
27:20Donc en grande partie c'est consultatif
27:23mais quand je dis consultatif
27:25ça ne veut pas forcément dire
27:26que ça n'a pas d'intérêt du tout
27:27parce que pour moi c'est vraiment
27:29être assuré sur certains choix.
27:31Être assuré sur certains choix,
27:32les faire ensemble,
27:33s'assurer que ce soit cohérent
27:34avec différents angles de vue
27:36comme vous l'avez rappelé.
27:38Après on a quand même défini
27:39certains seuils
27:40à partir du moment d'investissement
27:42et notamment d'acquisition
27:44à partir du moment où on considère
27:46qu'on peut mettre à risque
27:47l'entreprise dans sa pérennité.
27:49Et c'est à partir de là
27:50qu'il y a une certaine logique.
27:52On n'a pas eu aujourd'hui
27:53de cas de figure
27:54avec une très grosse croissance externe
27:57qui a été refusée
27:57par le conseil de surveillance.
28:00Et pour le coup,
28:01pour moi c'est pas
28:02ne pas donner de pouvoir au conseil,
28:04c'est plutôt qu'en fait
28:05quand on a des discussions
28:06sur des choses plus grosses
28:07on va en parler,
28:08on va réfléchir,
28:09on va échanger
28:09et on arrive à faire une décision
28:11finalement assez collégiale.
28:14Et donc du coup je trouve
28:15que c'est assez équilibré.
28:16Après ça reste une gouvernance
28:18relativement jeune
28:19et ça peut évoluer
28:20dans le temps.
28:21Mais moi j'aime beaucoup
28:22à dire que c'est pas un objectif
28:23en soi d'un conseil de surveillance
28:25de dire non.
28:26C'est vraiment les conditions
28:27qui font qu'on arrive
28:28à échanger sur ça.
28:31Alors vous,
28:32vous avez me semble-t-il
28:33aussi revu un peu le capital.
28:35Si vous êtes monté au capital,
28:36vous pouvez nous expliquer
28:37un peu la dynamique
28:38avec vos soeurs ?
28:38Parce que souvent c'est un sujet
28:39égalité ou équité.
28:42Comment ça fonctionne chez vous ?
28:43Alors effectivement,
28:45si je parle de mes soeurs,
28:46mais je vais aussi parler
28:46de la transmission familiale
28:48plus largement
28:48parce que mon père a eu à cœur
28:50de faire les choses bien
28:52et beaucoup anticiper.
28:53Donc il a commencé la transmission
28:54il y a plus de 10 ans
28:55et aujourd'hui il a transmis
28:58en e-propriété
29:00et parfois les deux,
29:01mais à 95% du capital.
29:03Donc il a fait la quasi-totalité.
29:06Et ça, c'était important
29:08pour lui d'anticiper.
29:11On a aujourd'hui
29:13donc une structure de tête familiale,
29:16une holding de tête
29:16où on est à part égale
29:18près avec mes soeurs.
29:20Et j'y reviendrai
29:21parce que ça structure aussi
29:22derrière notre familier office.
29:24Et par ailleurs,
29:25moi je suis montée au capital
29:26en direct de Serfib
29:28avec un plan spécifique pour moi
29:30en tant que dirigeant opérationnel
29:32qui a été vraiment construit
29:34dans le cadre d'une démarche
29:36aussi un peu plus large
29:36qui n'avait pas que ça dedans
29:38évidemment,
29:39qu'on a fait avec Famili & Co
29:40pour vraiment accompagner la famille
29:44dans le projet familial,
29:46les rôles de chacun,
29:47les responsabilités de chacun
29:49et on a intégré ces dimensions-là
29:50notamment d'actionnariat.
29:52On a cette particularité
29:53d'avoir 20% du capital
29:56donc qui est une centaine de managers.
30:00Donc ça, c'est quelque chose
30:01d'important pour nous.
30:04Et pour revenir donc à mes soeurs
30:06et à la fois du coup
30:08pour terminer sur les pouvoirs,
30:09on a créé les conditions
30:10de beaucoup d'agilité
30:11mais pour finalement avoir un équilibre
30:13entre dirigeants opérationnels,
30:15les personnes présentes,
30:16donc en l'occurrence moi
30:17aujourd'hui de la famille
30:18et mes soeurs
30:19qui ne sont pas opérationnelles
30:20dans l'entreprise.
30:21Par contre, on a vraiment
30:22structuré à la fois
30:23la gouvernance de Serfib
30:25dont j'ai parlé
30:25mais aussi au-delà de ça
30:27un family office
30:28qui n'a pas de valeur juridique
30:29en tant que telle
30:30mais qui se réunit une fois par mois
30:31pour soit faire les conseils
30:33de surveillance de Serfib
30:34quatre fois par an
30:35mais sinon faire un point d'actualité
30:38qui peut concerner du sujet de Serfib
30:40mais plutôt pour le coup
30:41sur des sujets d'actionnariat,
30:44de juridique, fiscal, de patrimoine.
30:47D'autre part, des enjeux immobiliers
30:50structurés dans une foncière
30:52beaucoup liée à l'entreprise
30:53mais qui est dirigée par ma soeur Virginie
30:58en complément de ses activités
31:00de dirigeante d'une entreprise
31:03de communication et d'événementiel
31:05donc Prismo Consulting.
31:06Et puis, une structure d'investissement
31:09qui s'appelle Solar
31:10qui avait les noms de nos enfants à l'époque.
31:12Maintenant, il y en a un petit peu plus
31:14parce qu'ils sont huit maintenant
31:15entre six mois et douze ans.
31:17J'y reviendrai.
31:18Mais aujourd'hui, Solar
31:19qui nous permet de faire des investissements
31:21plutôt dans des sujets autres à Serfib.
31:23L'idée, c'est notamment de s'impliquer
31:24dans des enjeux de santé,
31:27dans des enjeux d'éducation
31:28qui nous permet d'avoir un rôle sociétal
31:31mais aussi des investissements
31:32qui peuvent aussi être un peu de love money
31:34par rapport à notre entourage.
31:38Donc voilà, on a structuré là-dessus
31:39et ça nous permet
31:40à l'échelle du family office aujourd'hui
31:43évidemment, le curseur est beaucoup
31:45en termes d'investissement
31:46évidemment sur Serfib.
31:48Mais ça, on y croit toutes collectivement beaucoup
31:50parce qu'on croit aussi beaucoup
31:52à cet enjeu de la transition environnementale
31:55et mes sœurs sont aussi à fond là-dessus.
31:57Mais voilà, cette foncière d'une part
31:59et l'aspect solar sur d'autres enjeux
32:01éducation, santé et on va dire love money
32:05nous permet, donc là qui est dirigée
32:07par ma sœur qui est chirurgienne ORL Caroline,
32:10ça nous permet d'avoir quelque chose d'assez complet
32:15et ce qui est très important pour nous
32:17c'est vraiment de se retrouver une fois par mois
32:18pour vraiment s'assurer que tout le monde
32:21ait le même niveau d'information.
32:23Et je dirais qu'il y a quelque temps
32:24c'était principalement des réunions
32:26de partage d'infos
32:27et aujourd'hui ça devient de plus en plus
32:28des réunions de travail
32:29où on va faire des choix ensemble,
32:31on va poser des problématiques
32:33très structurantes
32:35parce qu'on est aussi mieux structurés,
32:37mieux accompagnés, mieux entourés.
32:39On en profite aussi les après-midi
32:41parfois pour se former,
32:42pour avoir des interventions,
32:43pour continuer de grandir
32:45en tant que collectif.
32:46Ça c'est hyper important pour moi,
32:48pour mes sœurs,
32:49mais voilà, je pense qu'on a finalement
32:51un modèle qui est assez différent
32:53parce qu'on a cette structure
32:55justement avec ces différents cercles
32:57et là on est sur une structure familiale
32:59où il y a vraiment du partage,
33:01du partage de l'échange,
33:03du partage du pouvoir aussi.
33:04Et je pense que ça change
33:06par rapport au modèle...
33:07Il y a des rôles différents.
33:07Voilà.
33:08Il y a des rôles différents.
33:08C'est intéressant parce que
33:10pour le coup en France
33:11on est assez en retard
33:12sur tous les sujets de gouvernance
33:13par rapport à nos amis anglo-saxons
33:15et on est aussi en retard
33:16sur les structurations
33:17de famille et office
33:17puisque les Français
33:18sont des grands romantiques,
33:19vous le savez.
33:20Et donc tout ce qui a un rapport
33:22avec l'argent
33:23est toujours considéré
33:24soit comme sale,
33:25soit il ne faut pas en parler
33:26et donc on est toujours
33:27assez mal à l'aise finalement
33:28sur ces sujets-là.
33:29Alors que les anglo-saxons
33:30créent un famille et office,
33:31la question ce n'est pas
33:32est-ce qu'il faut créer
33:33un famille et office ?
33:33C'est quand ?
33:34Et donc c'est assez intéressant
33:35que vous l'ayez structuré
33:36et notamment
33:38que vous l'ayez professionnalisé
33:39parce que là
33:40on voit bien les rôles différents.
33:41Il y a une foncière
33:42qui est dirigée
33:42par une de vos soeurs,
33:44il y a finalement
33:44une société d'investissement
33:45qui est dirigée
33:47par l'autre soeur
33:48et donc les pouvoirs
33:50se répartissent différemment
33:51dans ces trois cercles
33:52que vous avez décrits.
33:53Vous vous occupez
33:53de l'entreprise
33:54mais finalement
33:54dans ce cercle actionnaire
33:56vous êtes une actionnaire
33:57comme les autres
33:57et vous donnez votre avis
34:00j'imagine
34:00sur tel investissement immobilier
34:01ou tel investissement
34:02dans cela.
34:02C'est vraiment intéressant
34:03de le voir.
34:05L'association française
34:06du famille et office
34:06elle décrit
34:08la mission
34:09des familles et office
34:10comme double.
34:12Elle dit
34:12la première
34:13ça doit être
34:13de préserver l'harmonie
34:14de la famille
34:14et donc le fait
34:15de créer cette récurrence
34:17de ce que vous avez travaillé
34:18avec Famille Enco
34:18est une très bonne pratique
34:19et la deuxième
34:20c'est de protéger
34:22ou de préserver le patrimoine.
34:24Et donc ça c'est vrai
34:24que ce sont
34:25les deux missions importantes.
34:26Moi j'aime bien
34:27en rajouter trois
34:28parce qu'en fait
34:30ce qui est difficile
34:31aujourd'hui en France
34:32et on le voit
34:32dans le contexte
34:33c'est que souvent
34:34l'entreprise
34:34elle porte une triple charge.
34:36Elle doit innover
34:36pour rester en vie
34:37elle doit finalement
34:39prendre en charge
34:39tous les sujets
34:40de fiscalité
34:41parce que plus l'entreprise
34:42grossit
34:42moins la famille
34:43est en capacité
34:44finalement
34:44de payer la note.
34:46C'est tous les débats
34:47qu'on a eu en ce moment
34:47sur cette fameuse taxe
34:48du plan.
34:49Et puis
34:50elle doit protéger
34:51la famille.
34:52Et donc il y a
34:52pour moi
34:53trois autres missions.
34:54La première
34:54c'est de rendre
34:54le patrimoine indépendant
34:55de l'entreprise familiale
34:56pour que l'entreprise
34:57n'ait pas apporté
34:58cette charge-là.
34:59La deuxième
35:00c'est d'aider la famille
35:02toujours à développer
35:02cette orientation
35:03entrepreneuriale
35:04parce que c'est celle
35:05qui va permettre
35:06de développer des activités
35:07et finalement
35:07c'est l'histoire
35:08de votre papa
35:08qui ne va pas
35:09dans l'entreprise
35:10familiale historique.
35:11Finalement
35:12elle fait partie
35:12du groupe aujourd'hui
35:13vous ne l'avez pas rappelé
35:14mais on peut le dire
35:15mais lui développe
35:16un nouveau projet
35:18et vous quand vous le reprenez
35:19vous le développez aussi.
35:20Puis la dernière chose
35:21ça va nous emmener
35:23à la dernière partie
35:24c'est de mesurer
35:25ce qui compte
35:26et avant
35:27quand on faisait
35:28de l'investissement
35:28ou du patrimoine
35:29on avait deux critères
35:30le rendement
35:30et le risque
35:31aujourd'hui on en a trois
35:32le rendement
35:32le risque
35:33et l'impact
35:33et l'idée
35:34c'est de pouvoir
35:35mesurer ces trois critères-là
35:36et ce que vous faites
35:36dans Solar
35:37probablement
35:37vous permet
35:38d'avoir aussi
35:39cette mesure
35:41et cet indicateur.
35:46Avec Sandra
35:46est-ce que vous pouvez
35:47nous parler
35:47justement
35:47de tous vos enjeux
35:48RSE Société
35:50Société
35:50on a une dizaine de minutes
35:52pour en parler
35:53ça peut être
35:55sur Serfim
35:56mais aussi
35:56on peut re-rentrer
35:58un peu plus
35:58dans le détail
35:58de ce que vous faites
35:59sur Solar
35:59et ou sur des sujets
36:01philanthropiques
36:01on est très intéressés
36:03vous avez aussi fait
36:03la convention
36:04des entreprises
36:04pour le climat
36:05donc voilà
36:06The Flour is yours
36:07comme on dit
36:07racontez-nous
36:09comment votre famille
36:10est engagée
36:10sur toutes ces activités
36:12Oui alors c'est vrai
36:14que ce qui est important
36:14pour moi de rappeler
36:15ce que j'ai pas dit
36:16peut-être en introduction
36:17c'est qu'on est vraiment
36:17une entreprise de chantier
36:19une entreprise qui fait
36:20avec des chantiers
36:21et des prestations
36:22au service d'infrastructures
36:24qui veulent vraiment
36:25être utiles à tous
36:26en prenant soin
36:27de nos équipes
36:28donc avec tout l'enjeu
36:29de la santé
36:29et de la sécurité
36:30et avec cette liberté
36:31que nous confère
36:31notre indépendance
36:32vous l'aurez compris
36:33qui est très importante
36:34pour nous
36:35et ça c'est vrai
36:36que c'est quelque chose
36:37qui est fort
36:38et je dis souvent
36:39que j'ai été biberonnée
36:40à ça
36:40ça peut être bizarre
36:41mais c'est vrai
36:41cette logique
36:42de rester absolument
36:43indépendant
36:44pour être libre
36:44de nos choix
36:45maître de nos décisions
36:46c'est quelque chose
36:47qui est hyper fort
36:48dans la culture
36:48entrepreneuriale
36:49qui nous a été passé
36:51aujourd'hui
36:53tous nos métiers
36:53se rassemblent autour
36:54de cette raison d'être
36:55qui est de contribuer
36:56à une meilleure qualité de vie
36:57en aménageant
36:57des territoires durables
36:58et respectueux du vivant
36:59et c'est vrai
37:01qu'on a fait ce travail
37:03pour poser cette raison d'être
37:04notamment en lien
37:05avec la convention
37:05des entreprises pour le climat
37:06qui est une initiative
37:07qui m'a permis
37:08vraiment de porter
37:10haut et forme et conviction
37:11et d'accélérer
37:12finalement cette transition
37:13environnementale
37:14avec des métiers
37:15de l'environnement
37:15qui étaient déjà présents
37:16mais dans lesquels
37:17on a accéléré
37:18et sur lesquels
37:19on a vraiment amené
37:20tous nos métiers
37:20finalement
37:22aujourd'hui on a
37:24des métiers passionnants
37:26autour de six missions
37:27la première
37:28c'est vraiment accélérer
37:29la transition énergétique
37:31et là c'est
37:31les métiers historiques
37:33c'est Serpolet
37:33avec les réseaux d'électricité
37:35à la base
37:37et donc là
37:38on a vraiment développé
37:39les réseaux d'électricité
37:40les réseaux de transport
37:41mais aussi l'éclairage public
37:43donc travailler
37:43la performance de nos réseaux
37:44mais aussi notre performance énergétique
37:46celle des bâtiments
37:47la mobilité électrique
37:48ou encore les énergies renouvelables
37:50et là en fait justement
37:51on aime bien mesurer
37:52vous y écho
37:53tu faisais écho
37:53avec cette notion
37:54d'impact
37:55tu disais
37:58voilà comment on mesure
37:59les choses différemment
38:00au-delà de la finance
38:01et des risques
38:01et pour moi
38:02c'est hyper important
38:03de mesurer les kilowatts à heure
38:05qu'on a réussi
38:07à faire diminuer
38:08le développement
38:10des énergies renouvelables
38:11donc ça c'est hyper important
38:14pour moi
38:14la deuxième mission
38:16c'est préserver
38:16la ressource en eau
38:18comment on évite
38:19donc les fuites d'eau
38:20dans les réseaux d'eau potable
38:22d'assainissement
38:22pour éviter les pollutions
38:23et comment aussi
38:24on traite cette eau
38:26aujourd'hui
38:26et les effluents
38:27donc ça c'est un business
38:28qu'on a développé
38:29plus récemment
38:30et notamment
38:31je suis très motivée
38:32sur cet aspect là
38:33traitement des eaux
38:34et des effluents
38:34pour les collectivités
38:35pour les industriels
38:36troisième mission
38:38donc limiter l'épuisement
38:39des matières premières
38:40et ça
38:41ça fait écho
38:41aux générations futures
38:42parce que c'est
38:43comment on fait
38:43pour éviter
38:44l'enfouissement des déchets
38:45aujourd'hui
38:46on reçoit plus de 800 000 tonnes
38:47de matière
38:48de nos déchets
38:49de nos clients
38:50et on a moins de 8%
38:52qui part à l'enfouissement
38:53et on essaye
38:53de toujours développer
38:54des nouvelles filières
38:55par des partenariats
38:57industriels
38:57par des échanges
38:59pour trouver
39:00finalement
39:01des solutions
39:01dans les déchets
39:03du PTP
39:03le plat
39:04la lettre de verre
39:05les gazons synthétiques
39:06récemment
39:06toujours trouver
39:07plein de nouvelles solutions
39:09dans cette culture
39:09d'innovation
39:10quatrième mission
39:12régénérer la biodiversité
39:13avec cette idée
39:14aussi d'aller plus loin
39:16d'aller aussi
39:17réparer un peu
39:18les choses
39:19et donc à la fois
39:21en dépolluant les sols
39:22ça c'est un métier
39:22qu'on fait depuis
39:23les années 80
39:24mais aussi
39:25plus récemment
39:26on a développé
39:27le sujet des terres fertiles
39:28avec des plateformes dédiées
39:30les espaces verts
39:31tout récemment
39:32avec une acquisition
39:33juste avant l'été
39:34donc c'était
39:35vraiment cette logique-là
39:37de préserver
39:38la nature
39:39une cinquième mission
39:40qui est de renforcer
39:42la résilience
39:42des infrastructures
39:43et donc là
39:44de permettre
39:46au territoire
39:47d'avoir des infrastructures
39:48qui peuvent vivre
39:49plus facilement
39:50des allées à climatique
39:51qui malheureusement
39:52vont arriver
39:52donc là
39:53on est sur la rénovation
39:55d'ouvrages d'art
39:56de route
39:56et aussi l'ensemble
39:57de nos réseaux
39:58et puis une dernière mission
39:59qui est vraiment
40:00d'optimiser la technologie
40:01au service des transitions
40:02et on a aussi
40:04une entreprise
40:05qui fait de la fibre
40:05mais qui va aussi faire
40:07du trafic
40:08de la vidéo
40:08et aussi des territoires
40:09connectés
40:10et ça c'est vraiment
40:11une solution
40:12qui peut se mettre
40:12au service
40:13de l'ensemble
40:13de nos missions
40:13par exemple
40:14pour détecter
40:15les fuites d'eau
40:16pour accompagner
40:17les territoires
40:17sur des territoires
40:18connectés
40:18ces missions
40:20en fait
40:21elles sont hyper importantes
40:22parce qu'elles déterminent
40:23en fait
40:24une boussole
40:25pour faire nos choix
40:25dans nos investissements
40:28dans nos acquisitions
40:29ça s'est aussi porté
40:31du coup
40:32par cet engagement
40:32autour
40:33déjà de la sécurité
40:35et de la prévention
40:35avec un programme
40:37préventime
40:38pour
40:39on a fait un gros état
40:41des lieux
40:41en 2023
40:41et c'est vrai
40:42que dans une entreprise
40:44familiale
40:44on a toujours à coeur
40:45à la fois de dire
40:46qu'il y avait plein de choses
40:46super
40:47mais en même temps
40:47il faut accélérer
40:48sur certaines choses
40:48sans forcément taper
40:50sur ce qui s'est passé
40:51avant
40:51on avait fait plein de choses
40:52super en matière
40:53de sécurité
40:54plein de certifications
40:55mais pour autant
40:56la culture de la sécurité
40:58elle devait encore évoluer
40:59dans une logique managériale
41:00dans une logique
41:01très incarnée
41:02par l'humain
41:03et c'est pour ça
41:04qu'on a fait ce programme
41:05qui est toujours en cours
41:06on a formé
41:07on a outillé
41:08les personnes
41:09pour réduire vraiment
41:10de moitié
41:11l'accidentologie
41:12à l'horizon
41:132026
41:14donc ça arrive
41:15et on est en passe
41:16de réussir ce défi
41:17et après d'atteindre
41:18les meilleurs standards
41:19de l'industrie
41:20en 2030
41:20et ça pareil
41:21c'est des enjeux
41:22que j'ai vraiment porté
41:23très haut au niveau
41:23de la gouvernance
41:24de l'entreprise
41:26avant tout
41:26mais aussi familiale
41:27parce que je partage
41:28beaucoup sur cet enjeu-là
41:29pour faire qu'il ne soit pas oublié
41:31pas rattrapé par le quotidien
41:32où on peut avoir
41:33d'autres sujets
41:34et puis moi je lis
41:36beaucoup aussi
41:37ce sujet-là
41:37à la question de l'humain
41:39évidemment
41:39mais aussi du coup
41:40à la question environnementale
41:41que je lis
41:42à cet enjeu
41:43d'habitabilité
41:43de la planète
41:44et pour le coup
41:45la CEC
41:46m'a beaucoup marquée
41:47et après
41:48j'ai deux filiales
41:50qui ont accepté
41:51de le faire
41:51aussi deux dirigeants
41:52qui m'ont aidé
41:54qui ont fait le parcours
41:55et derrière
41:56plein de personnes
41:57à l'embarquement
41:57régulièrement
41:58ils font des blagues
41:59en disant que
41:59j'ai toujours
42:01une dizaine de personnes
42:01à tous les embarquements
42:02mais vraiment
42:03on infuse à fond
42:04ce sujet-là
42:05et aujourd'hui
42:06c'est hyper incarné
42:07mais pas que par moi
42:08c'est ça qui est top
42:09pour faire que ce soit
42:10une réalité
42:11on a un rapport RSE
42:12qui est très fourni
42:13très riche
42:14qui est passionnant
42:14que j'adore
42:15pas parce que c'est un rapport
42:17parce qu'un rapport
42:17on va dire
42:18c'est assez basique
42:19mais en fait
42:20vraiment parce que
42:20nos métiers
42:21ils sont pleinement
42:22ancrés sur tous ces sujets-là
42:23donc on parle
42:24de santé
42:25de sécurité
42:26d'environnement
42:26on parle de comment
42:27on fait grandir
42:28avec aussi nos collaborateurs
42:30avec les enjeux
42:31de l'insertion
42:32de l'alternance
42:32mais aussi de la formation
42:33avec une école des métiers
42:35qu'on est en train de pousser
42:36à partir de notre académie
42:38pour aller plus loin
42:38donc on forme
42:40avec des parcours
42:41mais aussi
42:41aux gestes métiers
42:42avec des simulateurs
42:44avec beaucoup d'innovation
42:45là encore
42:46parce que l'innovation
42:48elle est évidemment
42:48aussi digitale
42:49et avec aujourd'hui
42:51alors je rigole beaucoup
42:52avec mon père
42:53je lui parle
42:54de la dette technique
42:55que j'ai récupérée
42:55de l'ancienne direction générale
42:57parce qu'effectivement
42:58mon père avait fait
42:58plein de choses géniales
42:59mais il n'avait peut-être
43:00pas investi au bon niveau
43:02sur ces enjeux-là
43:03et donc
43:04on a beaucoup
43:05poussé là-dessus
43:08sur la cybersécurité
43:10sur le support
43:12sur l'infrastructure
43:13et puis là
43:13avec le changement
43:14de ERP
43:15donc c'est toujours
43:16un petit défi
43:16c'est toujours un moment
43:17difficile
43:17un beau défi
43:19donc avec un projet
43:20pour vraiment transformer
43:21l'entreprise
43:22et puis derrière
43:23prendre en main
43:24alors on fait déjà
43:24des choses autour
43:25de l'IA
43:26notamment sur
43:27pense aux appels d'offres
43:29sur le partage
43:30justement des savoir-faire
43:31avec une culture
43:32qui est très portée
43:33sur l'oral
43:33et comment on peut utiliser
43:34ces outils-là
43:35pour nous accompagner
43:36là-dessus
43:37voilà ça c'est tout
43:38ce que je souhaite
43:39insuffler au sein
43:40de l'entreprise
43:42en portant
43:44ces valeurs-là
43:46ce que j'ai pas dit
43:47aussi
43:48c'est vrai
43:49qu'il y a cette notion
43:50d'ETI
43:51qui est hyper importante
43:52pour nous
43:52parce que
43:53une entreprise
43:54de taille intermédiaire
43:55ou de taille idéale
43:57comme on pourrait
43:57avoir le plaisir
43:58de le dire
43:59parce qu'on a vraiment
44:00cette agilité
44:01qu'on maintient
44:01dans nos modes
44:02de fonctionnement
44:02et c'est vrai
44:04qu'on a une structure
44:05avec beaucoup de filiales
44:06mais qui ont beaucoup
44:06d'autonomie
44:07et qui permettent
44:10de faire
44:11que beaucoup
44:11de décisions
44:12très locales
44:14soient vraiment
44:14portées et incarnées
44:16par les dirigeants
44:17opérationnels
44:17et ça c'est hyper important
44:18pour moi aussi
44:19et avec un mode
44:21de fonctionnement
44:21aussi avec des groupes
44:22transverses
44:22qui permettent quand même
44:23de profiter
44:24de la taille
44:25du groupe
44:27aujourd'hui
44:27sur un certain nombre
44:28de thématiques
44:29bon voilà
44:30on a vraiment
44:31porté tout ça
44:32et je reviens
44:32sur une petite
44:33une petite anecdote
44:34sur ce
44:35enfin pas une anecdote
44:36sur ce sujet
44:37de la boîte familiale
44:37c'est vrai que plus récemment
44:39elle est re-rentrée
44:40dans le giron familial
44:42de par l'histoire
44:43entrepreneuriale
44:44et c'est vrai que
44:45on parle de JBM
44:46de JBM
44:47voilà je reparle
44:47de JBM
44:49parce que c'est vrai
44:49que c'était plutôt
44:50l'entreprise familiale
44:51pour nous du coup
44:52à l'échelle
44:53de nos grands-parents
44:54et aujourd'hui
44:55elle travaille toujours
44:56beaucoup pour Serpolet
44:57et il y avait une logique
44:58voilà
44:59par rapport au choix
45:00des différentes générations
45:02de la faire re-rentrer
45:04dans l'entreprise
45:04et du coup
45:05c'est aussi chouette
45:06de recréer ça
45:08avec cette ancienneté
45:09génial
45:10et je me posais
45:12une question
45:13si on se projette
45:15dans 20 ans
45:16vous êtes encore très jeune
45:17donc on peut imaginer
45:18que avec tout ce que vous avez
45:19déjà fait
45:20sur la décennie passée
45:21mais il y en a
45:22probablement encore
45:23deux ou trois
45:24devant vous
45:25c'est quoi votre rêve
45:26pour Serfim ?
45:29Alors mon rêve
45:30pour Serfim
45:31c'est vraiment
45:33d'avoir
45:34d'avoir ces missions-là
45:38qui sont vraiment
45:38au service des territoires
45:40et ces missions
45:40elles nous permettent
45:42finalement de sortir
45:43du débat
45:43de croissance
45:45des croissances
45:46elles permettent
45:47vraiment de se dire
45:48c'est quoi le sens
45:49l'intérêt de nos métiers
45:50leur impact profond
45:52et d'être vraiment
45:55un acteur
45:56qui peut avoir
45:56une offre complète
45:58au service des territoires
45:59et aux territoires
46:00publics et privés
46:01et qui œuvrent
46:03vraiment
46:04à la préservation
46:05évidemment
46:06de ces territoires
46:07mais aussi
46:07à leur régénération
46:08ça c'est un peu
46:09le truc un peu perché
46:10j'aime à dire
46:11de la convention
46:12des entreprises
46:13pour le climat
46:13pour l'anecdote
46:14la première fois
46:16que je parle
46:17de ces sujets-là
46:17à l'entreprise
46:18on m'a gentiment
46:19un peu
46:20pas pris pour une folle
46:22mais on m'a dit
46:22elle va un peu loin
46:23dans ses concepts
46:24et mon directeur
46:25financier m'a dit
46:27attends c'est super
46:27tout ça
46:28mais attends
46:28tu vas les perdre
46:29fais gaffe à ce que tu dis
46:31je me rappelle
46:33de ce moment-là
46:34où je l'avais porté
46:35dans un organe de gouvernance
46:38d'une des filiales
46:39qui allait super bien
46:40où elle faisait tout bien
46:42et j'ai vraiment
46:42eu à cœur
46:44de les pousser
46:44et en fait
46:46au début
46:46ça leur semblait
46:47un peu incohérent
46:48et au fur et à mesure
46:49ils se sont dit
46:49mais oui
46:50nous aussi
46:50on a un lien
46:51avec ce vivant
46:51il faut qu'on le travaille
46:52il faut qu'on l'enrichisse
46:53et aujourd'hui
46:54je suis hyper heureuse
46:55de voir déjà
46:56comment on prend
46:57cette direction-là
46:58et donc le rêve
46:59c'est d'avoir
47:00un modèle économique
47:02toujours serein
47:03toujours sain
47:04pérenne
47:04qui fonctionne
47:06parce qu'on sait très bien
47:08que sans rentabilité
47:09on ne peut pas investir
47:10on ne peut pas investir
47:11dans notre matériel
47:13dans la sécurité
47:14dans tout ça
47:14donc c'est hyper important
47:15pour moi
47:17de rester dans un modèle
47:18d'entreprise saine
47:19financièrement
47:21mais qui trouve finalement
47:22un modèle économique
47:23qui sort
47:25des modèles classiques
47:28volumétriques
47:29en alignant finalement
47:30l'enjeu des limites planétaires
47:32avec nos enjeux
47:34ceux de nos clients
47:34et qui va même
47:35jusqu'à régénérer
47:36le vivant
47:37donc ça ce serait vraiment
47:38le rêve
47:39et puis si on élargit
47:40à la famille
47:41c'est d'avoir un modèle
47:42de gouvernance
47:43qui reste hyper équilibré
47:46qui donne la place
47:48à chacun
47:48et notamment
47:50dans 20 ans
47:50on sera dans une autre phase
47:52si on parle un peu
47:53de l'autre next gen
47:54on va dire
47:55qui a entre eux
47:56donc avec mes soeurs
47:57on a collectivement
47:588 enfants
48:00qui ont entre 6 mois
48:01et 12 ans
48:02et du coup
48:03on se projette déjà là-dedans
48:04dans ce que ça va être
48:06pour eux l'entreprise
48:07comment on crée
48:09cette affection
48:10à l'entreprise
48:11pas nécessairement
48:12pour y travailler
48:13parce que c'est pas
48:13du tout une fin en soi
48:14mais vraiment
48:15pour qu'ils soient
48:16des dirigeants
48:18pas forcément des dirigeants
48:20mais des actionnaires
48:20responsables
48:21qui ont envie
48:22de la pérennité
48:22de l'entreprise
48:23quels que soient
48:24les choix qu'ils fassent
48:25mais qu'ils fassent
48:26qu'ils fassent
48:26dans une logique
48:27de faire durer l'entreprise
48:28et c'est pour ça
48:29qu'avec mes soeurs
48:30on s'est posé
48:31et pas plus tard qu'hier
48:32d'ailleurs
48:33sur comment
48:34on crée
48:35ça au-delà
48:36de ce qu'on fait
48:37au quotidien
48:38de leur partager
48:38des vidéos
48:39des magazines
48:40comment on crée
48:41ces petites visites
48:42ces moments
48:42adaptés à leur âge
48:44parce que
48:45à 6 mois c'est sûr
48:46mais en tout cas
48:46entre on va dire
48:474 ans et 12 ans
48:48on n'a pas tout à fait
48:49la même lecture
48:49de l'entreprise
48:50mais comment on n'attend
48:51pas trop longtemps
48:52parce que
48:52si on attend
48:53que mon petit dernier
48:54qu'à 6 mois
48:55et 10 ans
48:57ma plus grande nièce
49:01elle aura 22 ans
49:03et ce sera un peu tard
49:04pour l'intéresser
49:05peut-être à ce sujet-là
49:07donc il faut vraiment
49:08finalement adapter
49:09adapter à l'entreprise
49:12finalement à chaque âge
49:15à chaque âge
49:15donc en créant les conditions
49:17avec
49:17à chacun
49:19de faire que chacun
49:20puisse trouver sa place
49:21et en tout cas
49:22on veut y passer du temps
49:24faire partager
49:25en tant qu'entreprise
49:26aussi
49:28demander à des collaborateurs
49:29de jouer ce jeu-là
49:31donc le rêve
49:31ce serait aussi
49:32de faire durer
49:33l'entreprise familiale
49:35avec un projet familial
49:37mais qui leur plaise
49:38et je pense que
49:38c'est aussi important
49:39de faire évoluer
49:40l'entreprise pour ça
49:41qu'elle soit parfaitement
49:43cohérente
49:43avec les enjeux
49:44environnementaux
49:45parce que
49:46sans ça
49:48et avec l'évolution
49:49de la société
49:49sans ça
49:49ce sera forcément
49:50plus difficile
49:51peut-être
49:51de les intéresser
49:52en tout cas
49:52pour moi
49:53ça m'a parlé
49:53bon génial
49:54ce que je retiens
49:55dans ce que vous me dites
49:56et que je trouve
49:56chouette
49:58bon d'abord
49:58il y aura probablement
49:59la création d'un conseil
50:00de famille à terme
50:00vous n'êtes pas suffisamment
50:01nombreux entre guillemets
50:02aujourd'hui pour en avoir un
50:03mais avec la next gen
50:06qui se profile
50:06et vous aurez toute la batterie
50:08des sujets à créer
50:09de la charte familiale
50:11au retrait familial
50:12etc
50:12j'ai bien aimé
50:14votre idée
50:14de l'entreprise
50:15de taille idéale
50:16et si on peut en dire
50:18deux mots
50:18en fait
50:18on a un vrai problème
50:19en France
50:19il faut absolument
50:20qu'on aide
50:20les ETI
50:21à rester des ETI
50:22et à continuer
50:23à grandir
50:23mais aussi les PME
50:25à devenir des ETI
50:26on a 7000 ETI
50:28en France
50:28on en a 12 000
50:29en Allemagne
50:29en Espagne
50:30en Italie
50:30pour plein de raisons
50:32mais donc
50:33on est en retard
50:34et c'est vrai
50:37que la force
50:38de ces entreprises
50:39de taille intermédiaire
50:40et donc de taille idéale
50:41c'est qu'elles sont
50:41souvent en région
50:42c'est elles d'ailleurs
50:43qui ont trusté
50:44toutes les places
50:44de la CEC
50:45sur les deux
50:47trois dernières années
50:48et en fait
50:49elles sont au courant
50:50de tout ce qui se passe
50:51dans leur territoire
50:52elles savent
50:53quels sont les sujets
50:53sociétaux
50:54à traiter
50:55il y avait une étude
50:57qui avait été faite
50:57aux Etats-Unis
50:59il y a une dizaine d'années
51:00moi j'étais en train
51:02d'écrire ma thèse
51:03et je discutais
51:05avec un grand gourou
51:06de la gouvernance américaine
51:07ils avaient fait une étude
51:09sur les familles
51:10entrepreneuriales américaines
51:11pour leur demander
51:12si le sujet de l'impact
51:14était un sujet
51:14qui les intéressait
51:15et en fait
51:18la réponse de l'étude
51:19c'était
51:19mais de l'impact
51:21on en a toujours fait
51:22et en fait
51:23le mot est peut-être
51:24devenu à la mode
51:25mais c'est quelque chose
51:27qui est fondamentalement
51:27ancré dans les valeurs
51:28des entreprises familiales
51:30elles font des choses
51:31que ne font pas les autres
51:31pour toujours
51:32on arrive à la fin
51:34de cette émission Alexandra
51:35et j'ai une petite question
51:36traditionnelle
51:37à vous poser
51:37si votre entreprise familiale
51:41était un membre de la famille
51:43souvent en asverbatim
51:44ce serait qui pour vous ?
51:47alors ce sera difficile
51:47pour moi de choisir
51:48une personne
51:49et c'est pour ça
51:50que j'aime bien penser
51:51à l'idée de fratrie
51:52parce que finalement
51:54chacun a sa personnalité
51:55son parcours
51:56mais il y a un socle commun
51:57les parents
51:58les valeurs
51:59l'origine
52:01et chacun finalement
52:02évolue avec son parcours
52:04mais par contre
52:05se retrouve
52:06à beaucoup de liens
52:07travaille ensemble
52:08parfois on peut faire écho
52:09à nos six missions
52:10donc chacun peut prendre
52:12une de ces missions-là
52:14qui avance
52:14au service du collectif
52:16et pour moi
52:17c'est peut-être
52:18quand même des enfants
52:19j'allais dire
52:19malgré mon âge
52:21parce qu'en fait
52:22je trouve qu'on retrouve
52:23cette idée
52:23d'agilité
52:24d'innovation
52:25et puis cette logique
52:27aussi pour moi
52:28en tant que dirigeant
52:29finalement on est là
52:31pour faire durer
52:33l'entreprise
52:33mais nous on ne va pas
52:34forcément rester
52:35forcément à l'infini
52:39donc du coup
52:39l'idée c'est vraiment
52:40de trouver
52:40de créer les conditions
52:42pour faire que chacun
52:43puisse évoluer
52:45que les entreprises
52:46puissent vivre
52:46sans nous demain
52:47et passer la main
52:49faire qu'un enfant
52:50puisse vivre sereinement
52:51sans nous demain
52:52donc c'est vraiment
52:53ce que je vois
52:53et puis finalement
52:54peut-être une fratrie
52:54très mixte
52:56trois filles
52:56trois garçons
52:57qui trouvent leur place
52:58dans un collectif
53:00génial
53:00Alexandra
53:01c'était vraiment
53:02un plaisir
53:02de vous recevoir
53:03dans cette émission
53:03merci à vous
53:05de nous avoir suivis
53:06j'en profite
53:07pour remercier
53:08toutes les équipes
53:08techniques
53:09de Be Smart for Change
53:11et on vous dit
53:14à bientôt
53:14sur une prochaine émission
53:16de Génération Impact

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