- il y a 4 mois
- #120minutesinfowe
Les invités d’Elodie Huchard débattent de tous les thèmes qui font la une de l'actualité dans #120MinutesInfoWE, tous samedis à 15h
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans 120 minutes info. Merci beaucoup d'être avec nous en ensemble jusqu'à 17h pour
00:00:07décrypter l'essentiel de l'actualité.
00:00:10Et à la une aujourd'hui, on va revenir sur la polémique dans la ville d'Ivry-sur-Seine.
00:00:14Un élu a sorti un crucifix et récité une prière lors d'un conseil municipal pour mettre en lumière la
00:00:20laïcité à géométrie variable.
00:00:22On l'évoquera dans un instant.
00:00:24On parlera aussi des déclarations du préfet de police de Paris qui s'inquiètent de l'ultra-violence chez les
00:00:29très jeunes.
00:00:30Oui, le constat est là. Mais quelles sont les solutions pour y remédier ? On en débat avec nos invités.
00:00:36Et puis en deuxième heure, on évoquera les suites de l'affaire Liana avec Gabriel Attal qui souhaite mettre sur
00:00:41un même plan les pédocriminels et les terroristes.
00:00:43Mais aussi avec le maire de Puy-Casquier, cette commune où a été découvert le corps de la fillette de
00:00:4811 ans.
00:00:49Comment aller de l'avant après un tel traumatisme ? Comment gérer cette situation quand on est un élu local
00:00:54?
00:00:55On lui posera ces questions et bien d'autres encore.
00:00:58Mais juste avant, on va commencer avec le journal de Noemi Hardy.
00:01:02Bonjour Noemi. Et on commence avec cet accord de paix entre les Etats-Unis et l'Iran qui serait sur
00:01:07le point d'être finalisé.
00:01:08Oui, et le médiateur de cet accord, le Premier ministre pakistanais, s'est exprimé et a déclaré sur X, je
00:01:15cite,
00:01:15« Nous sommes plus proches que jamais d'un accord de paix ». Sa finalisation étant probablement attendue dans les
00:01:21prochaines 24 heures, le Pakistan se prépare à la signature électronique de l'accord de paix immédiatement.
00:01:27Il a précisé que des discussions techniques suivront la semaine prochaine.
00:01:31Et au cœur de cet accord de paix, le nucléaire reste le nerf de la guerre.
00:01:35Oui, et le chef de la diplomatie iranienne s'est exprimé à la télévision d'Etat.
00:01:40Il a déclaré qu'un accord pourrait arriver dans les prochains jours avec bon espoir
00:01:43et que la seule façon de gérer les stocks de matières enrichies est de les diluer en Iran.
00:01:48Écoutez.
00:01:50« Dès que les dernières étapes de nos négociations seront achevées,
00:01:59cet accord sera signé et annoncé.
00:02:05La signature se fera dans un premier temps par voie numérique.
00:02:12Notre position a toujours été que la seule façon de gérer les stocks de matières enrichies,
00:02:21en particulier les matières qui le sont à 60%, est de les diluer en Iran. »
00:02:29Il y a un accord de paix qui n'a pas abouti pour le moment, malgré un optimisme affiché ces
00:02:33dernières heures.
00:02:33Oui, puisqu'il y a, justement, vous le disiez, quelques heures,
00:02:36les Etats-Unis ont annoncé avoir intercepté des drones iraniens.
00:02:40Ces drones visaient des navires commerciaux dans le détroit d'Hormuz.
00:02:43Les forces américaines ont annoncé les avoir tous abattus
00:02:46et ont confirmé que le trafic maritime dans le détroit reste fluide.
00:02:50Oui, et sans véritable accord de paix du côté d'Israël et du Liban,
00:02:54les hostilités se poursuivent.
00:02:56Israël qui a été visé dans le nord du pays par le Hezbollah.
00:03:00Et ça l'a annoncé avoir intercepté un engin aérien hostile.
00:03:04En réponse, l'armée israélienne poursuit son combat contre le groupe terroriste
00:03:08et a appelé ce matin la population du sud du Liban à quitter immédiatement 20 localités.
00:03:14L'État hébreu a aussi publié la liste des 10 chefs du Hezbollah éliminés depuis le cessez-le-feu
00:03:19et a annoncé également avoir tué 1300 membres du groupe.
00:03:24Des affrontements armés entre Israël et Hezbollah qui engendrent de lourdes conséquences.
00:03:29Les villages situés près de la frontière subissent à la fois les menaces directes du conflit
00:03:35et ses répercussions, notamment sur l'économie locale.
00:03:39Alors nos envoyés spéciaux, Goderic Bey et Stéphanie Rouquet, sont allés rencontrer les habitants.
00:03:44Regardez.
00:03:46Alors que les échanges de tirs continuent à la frontière avec le Liban,
00:03:49les villages frontaliers subissent de plein fouet les conséquences.
00:03:52À Zarit, une roquette a frappé le restaurant d'Esther il y a quelques semaines.
00:03:58Le Hezbollah, quel désordre ils ont fait.
00:04:02Il y a des débrayés du verre partout.
00:04:07Viryat est une habituée, cependant elle ne cache pas son inquiétude.
00:04:11Quand je viens, j'ouvre les fenêtres et je regarde ce qu'il y a dans le ciel.
00:04:17Dans un village voisin, Raïk habite avec ses enfants à quelques mètres de la frontière.
00:04:23J'ai eu un tir, là, sur la couleur grise, où il y avait les combats ici.
00:04:28La frontière est à 200 mètres.
00:04:31Vous pouvez la voir ? Vous la voyez ?
00:04:35Une insécurité qui fragilise également les commerces et les entreprises.
00:04:39Le maire de la ville s'inquiète des conséquences sur l'économie locale.
00:04:44Aujourd'hui, à cause de la guerre, les touristes ne viennent plus ici.
00:04:47Et la situation est très difficile pour les commerces.
00:04:49Beaucoup d'entreprises ont dû fermer.
00:04:51Malheureusement, une grande partie de ces travailleurs ont été mis au chômage
00:04:54et n'ont pas retrouvé de travail, ce qui les met en difficulté financière.
00:04:59Malgré tout, les Israéliens refusent de partir.
00:05:02Depuis les trois derniers mois, seulement quelques familles ont quitté ce village de 1800 habitants.
00:05:08Et un mot de l'actualité en France avec du nouveau dans l'affaire Patrick Bruel.
00:05:12Oui, deux nouvelles plaintes ont été déposées hier pour des violences sexuelles contre Patrick Bruel.
00:05:17Pour rappel, le chanteur et comédien de 67 ans a été mis en examen mercredi soir pour quatre affaires à
00:05:23l'issue de 48 heures de garde à vue.
00:05:25Il a été placé sous contrôle judiciaire, échappant à la détention provisoire requise par le parquet de Nanterre.
00:05:31Et puis il y a dix ans, jour pour jour, deux policiers étaient assassinés chez eux,
00:05:35sous les yeux de leur fille âgée de trois ans, c'était dans la commune de Magnanville.
00:05:40Oui, et dix ans plus tard, la police nationale reste meurtrie par cet attentat d'une rare violence.
00:05:45Après avoir tué le couple au couteau, le terroriste avait revendiqué les faits au nom de l'État islamique.
00:05:51Un drame qui avait choqué la France et tout un métier.
00:05:54Encore aujourd'hui, la blessure est ouverte pour les policiers.
00:05:57Retour sur ce drame avec Jean Delacoste.
00:06:00Le 13 juin 2016, Jean-Baptiste Salvin est poignardé à neuf reprises devant chez lui.
00:06:06Jessica Schneider, épouse de Jean-Baptiste, est ensuite égorgée devant leur fils de trois ans.
00:06:12À minuit, le terroriste, la Rossi Abala, est abattu par les hommes du Raid.
00:06:17L'enfant est sain et sauf, les policiers découvrent l'horreur.
00:06:21Cette nuit-là, un cap a été franchi.
00:06:24Magnanville, ça reste une blessure ouverte pour les policiers aujourd'hui, pour toute la famille police nationale.
00:06:30Pourquoi ? Parce qu'il faut se rappeler que Jean-Baptiste et Jessica, ils n'ont pas été assassinés en
00:06:33intervention.
00:06:34Ils ont été assassinés dans leur domicile.
00:06:37Sous le choc, les policiers demandent des garanties de sécurité.
00:06:40Avec le port de l'arme, en dehors du service.
00:06:43Ou encore un renfort de l'anonymisation.
00:06:45Un point sur lequel des progrès sont toujours attendus.
00:06:48On a tous des matricules, on a tous des numéros Rio.
00:06:51Et on se dit que sur un procès verbal, en 2026, ce n'est pas normal que les policiers doivent
00:06:55afficher leur nom et leur prénom.
00:06:57Et de manière systématique, ce que nous demandons en Alliance police nationale, c'est l'anonymisation complète.
00:07:01Malgré le renforcement de la protection, la discrétion s'impose sur la famille, l'adresse personnelle, les déplacements.
00:07:08Depuis que la barbarie a franchi le seuil de la vie privée, ce 13 juin 2016,
00:07:13un sentiment de vulnérabilité demeure toujours présent.
00:07:18Et on poursuit avec cette belle image pendant la Coupe du monde de football.
00:07:21Oui, l'ancien joueur David Beckham a inauguré son étoile sur le célèbre Walk of Fame d'Hollywood Boulevard.
00:07:29La star parle d'un honneur pour un joueur de foot anglais issu de la classe ouvrière.
00:07:34Et puis on va parler de l'Angleterre, d'une certaine manière,
00:07:36avec le roi Charles III qui fête son anniversaire, son deuxième anniversaire d'ailleurs, de l'année.
00:07:42Et oui, Mickaël, le saviez-vous, le roi fête deux fois son anniversaire.
00:07:48C'est une tradition vieille de plus de deux siècles, initiée par le roi Georges II en 1748.
00:07:54Chaque année, le roi a ainsi un anniversaire officiel, célébré en grande pompe au mois de juin,
00:07:59et un anniversaire privé, plus discret, en novembre pour Charles III.
00:08:03La raison est très simple, bénéficier d'une météo plus clémente pour fêter son anniversaire.
00:08:07Et vous le voyez sur ces images, c'est un pari réussi devant des milliers de spectateurs.
00:08:12Une impressionnante parade militaire défile dans les rues de Londres,
00:08:16suivie d'un passage en revue des troupes.
00:08:18Écoutez, deux fois plus de cadeaux aussi, j'imagine, pour le roi Charles III.
00:08:23Merci beaucoup Noémie Ardier.
00:08:24On vous retrouve à partir de 15h30.
00:08:26On va bien sûr continuer à décrypter l'essentiel de l'actualité avec mes invités du jour.
00:08:30Jacques Morel, général de gendarmerie, ancien patron de la section de recherche de Versailles.
00:08:35Bonjour Jacques, Florian Gérard Mercier, directeur des études du Millénaire.
00:08:39Bonjour mon cher Florian.
00:08:40Caroline Pilastre, éditorialiste.
00:08:41Bonjour Caroline.
00:08:42Samuel Lepastier, psychiatre et chercheur associé à l'université Sorbonne-Paris-Nord.
00:08:47Bonjour Samuel Lepastier.
00:08:49Et puis Sabrina Birlin-Bouillet du service police-justice de CNews.
00:08:54On va commencer cette émission avec cette séquence qui suscite de très nombreuses réactions.
00:08:59À Ivry-sur-Seine, Kevin Nader, élu du Rassemblement National,
00:09:02a sorti un crucifix et récité la prière du « Je vous salue Marie » en plein conseil municipal.
00:09:09Une manière de protester contre le refus de l'un de ses amendements.
00:09:12Il souhaitait modifier le règlement intérieur afin d'interdire le port ostentatoire de signes religieux pour les élus de la
00:09:19ville.
00:09:20Regardez la séquence et puis on la commande juste après.
00:09:23Si je suis élu aujourd'hui, c'est pour mes convictions, pour mes engagements.
00:09:27Et je suis fière d'être ici, d'être élu avec mon voile.
00:09:29Vous refusez la laïcité, c'est bien ça.
00:09:32Donc, on sera placé sous le signe de la croix à chaque conseil municipal dorénavant.
00:09:37Et que la croix vous bénisse tous, que Dieu vous bénisse.
00:09:41Et je vais dire, je vous salue Marie d'ailleurs.
00:09:43Je vous salue Marie, pleine de grâce.
00:09:44Le Seigneur est avec vous.
00:09:45Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
00:09:49Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs.
00:09:52Maintenant et à l'heure de notre mort.
00:09:53Ainsi soit-il, du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
00:09:57Alors, ce que vous venez de faire, M. Nader, signe votre crime politique.
00:10:06Et je vous rappelle quand même que vous êtes filmé.
00:10:10Et moi qui ai un respect profond pour toutes les religions, même si je n'en pratique aucune.
00:10:17Je pense que la communauté chrétienne et catholique d'Ivry appréciera la manière dont vous venez de les traîner dans
00:10:25la boue.
00:10:26Par cette attitude.
00:10:28C'est une honte.
00:10:31C'est un véritable scandale.
00:10:33En quelques heures de conseil, vous avez atteint tous les sommets et franchi toutes les lignes rouges.
00:10:41Une séquence qui dure plusieurs minutes.
00:10:43On a décidé forcément de la raccourcir un peu.
00:10:45Mais ce qu'on peut voir déjà, effectivement, avec cette séquence, c'est la colère du maire d'Ivry-sur
00:10:50-Seine, Philippe Bouissoux,
00:10:51qui parle alors de crimes politiques, qui parle de honte, de scandale, de stigmatiser les femmes voilées de ce conseil
00:10:58municipal.
00:10:59Finalement, avec ces mots et cette colère que l'on voit du maire d'Ivry-sur-Seine,
00:11:04est-ce qu'il ne donne pas raison à cet élu du Rassemblement national ?
00:11:07Je pense qu'il donne tout à fait raison, puisque l'objectif, effectivement, ici, de cet élu d'opposition
00:11:13était de montrer la laïcité à géométrie variable telle qu'elle est pratiquée par certains, et notamment à gauche.
00:11:18Et là, on est en plein, puisque franchement, utiliser cette débauche de termes, parler de lignes rouges,
00:11:25mais de quelles lignes rouges il parle, de porter ses convictions religieuses au sein du conseil municipal.
00:11:32C'est exactement ce que l'adjointe Omer fait également de son côté, donc il n'y a pas vraiment
00:11:36de différence ici.
00:11:37Plus généralement, face à cette dérive d'une certaine gauche de complaisance avec l'antrisme islamiste,
00:11:45il convient, en tout cas aux millénaires, c'est ce qu'on défend, de renouer avec une laïcité de combat.
00:11:50Il nous faut une grande loi de laïcité du XXIe siècle, et notamment avec l'extension de l'obligation de
00:11:56neutralité religieuse
00:11:57à toutes les entreprises privées, enfin toutes les structures qui ont une obligation de service public.
00:12:04Donc les entreprises privées délégataires, les associations qui reçoivent des subventions publiques.
00:12:09Il est temps de prendre le sujet véritablement sérieux.
00:12:12C'est une menace existentielle contre notre pays, d'après les directeurs d'un renseignement, l'antrisme islamiste.
00:12:17Il faut le combattre à tous les niveaux.
00:12:19Et voilà, ce maire, je pense, en fait aussi le jeu avec cette réaction.
00:12:24Pourquoi est-ce si difficile aujourd'hui en France de mettre en place ce concept de laïcité ?
00:12:30C'est ce que souhaite en tout cas cet élu du Rassemblement national.
00:12:33Et pourtant, on le voit, c'est quasiment impossible.
00:12:37Lui, ce qu'il fait en portant cette croix, c'est qu'il veut effectivement que tout le monde soit
00:12:42sur le même pied d'égalité, si je puis dire.
00:12:44Et pourtant, on lui reproche effectivement son acte.
00:12:47Ça paraît incompréhensible.
00:12:48Il veut mettre en fait ces élus-là, qui font le jeu de l'entrée de la ministre, face à
00:12:54leur contradiction.
00:12:55En réalité, lui, tout ce qu'il demanderait, c'est de ne pas avoir à sortir sa croix.
00:12:59Mais c'est vraiment pour faire cet exemple et pour démontrer qu'il y a un problème aujourd'hui.
00:13:03Et qu'il faut effectivement que la loi évolue.
00:13:06Puisqu'il faut quand même rappeler que le maire est dans son droit, et le conseil municipal est dans son
00:13:10droit,
00:13:10de rejeter la motion que cet élu d'opposition avait proposée.
00:13:13Oui, et ce qu'on constate effectivement, c'est qu'on peut porter le voile dans un conseil municipal.
00:13:17Et on ne peut pas hisser une croix chrétienne dans un conseil municipal.
00:13:21C'est de la provocation de part et d'autre.
00:13:23Il y a beaucoup d'excès, il y a beaucoup d'outrances.
00:13:25Quand le maire parle de crime politique, je tiens à rappeler qu'il fait quand même partie d'une sensibilité
00:13:31communiste.
00:13:31On ne va pas refaire l'histoire, mais enfin, rien que ça, il aurait sur cette question mieux fait de
00:13:36se taire.
00:13:37Je ne remets pas en question les capacités de son adjointe au maire.
00:13:41Mais à partir du moment où elle porte un voile, elle affiche sa religiosité.
00:13:45Et moi, ça me pose un problème.
00:13:46Si la laïcité ne veut plus rien dire et qu'on est dans un multiculturalisme de plus en plus important,
00:13:53exponentiel,
00:13:54qu'on nous le dise et on devient, entre autres, la Grande-Bretagne.
00:13:57Et il n'y a plus besoin de traiter ces sujets, de les commenter.
00:14:00Parce que derrière tout ça, il y a aussi beaucoup d'électoralisme et d'idéologie.
00:14:03Évidemment que ce maire a été élu avec des voix de personnes qui, entre autres, portent le voile ou sont
00:14:09musulmans.
00:14:10Ça n'est pas du tout un problème.
00:14:11C'est un constat, c'est du factuel.
00:14:13Mais à partir du moment où une religion est mise en avant,
00:14:16qu'on est fier de ses opinions, de ses convictions par rapport à cette dernière,
00:14:20dans ces cas-là, pourquoi est-ce qu'il n'y a pas, justement, cet élu qui porte la croix
00:14:25ou d'autres, s'ils en avaient envie, qui porteraient la kippa ?
00:14:27Tout le monde, comme vous le disiez, Michael, devrait être sur le même pied d'égalité.
00:14:31Il n'y a pas une religion qui doit primer plus qu'une autre.
00:14:34Donc moi, ça me pose un problème parce que je suis très attachée à la laïcité
00:14:37et je ne veux pas connaître la religion d'un élu au sein d'un conseil municipal, entre autres,
00:14:42parce qu'une fois de plus, c'est une manière de s'exposer et d'avoir une visibilité par rapport
00:14:47à sa foi.
00:14:48Réaction de Thomas Porte, puisque forcément cette séquence a suscité de nombreuses réactions.
00:14:52Thomas Porte, de la France Insoumise, qui écrit sur le réseau social X,
00:14:57Islamophobie, épisode 657, Parti Rassemblement National, nom Kevin Nader.
00:15:03Voilà ce qu'écrit Thomas Porte.
00:15:05Effectivement, ce que l'on constate, c'est que dès qu'un élu qui n'est pas de gauche ou
00:15:10d'extrême-gauche
00:15:11pointe du doigt la présence d'un conseiller municipal ou d'une conseillère municipale avec le voile,
00:15:16c'est de l'islamophobie.
00:15:17Et d'ailleurs, je rappelle que cet élu, Kevin Nader, à la fin de ce conseil municipal,
00:15:21a été traité de raciste.
00:15:23C'est-à-dire qu'évoquer la laïcité dans un conseil municipal, c'est être raciste.
00:15:29Pourquoi la gauche a autant de mal quand on pointe du doigt une religion, en l'occurrence l'islam ?
00:15:35Il y a plusieurs raisons à cela.
00:15:37Il y a une raison purement électoraliste, qui est que la gauche aujourd'hui,
00:15:42et notamment chez LFI, dépend électoralement d'un certain vote communautaire.
00:15:48Tous les résultats électoraux en attestent.
00:15:51Et il y a une autre raison, qui est plus, elle, idéologique,
00:15:54qui est qu'en fait la gauche a fait sa conversion finalement au wokisme,
00:15:58où par essence, toute personne faisant partie d'une minorité est forcément victime,
00:16:05est forcément supérieure aux autres, doit être protégée d'une manière que les autres ne le sont pas.
00:16:11Et donc c'est en cela que la gauche protège toujours, ou en tout cas est toujours là,
00:16:18à essayer de faire en sorte que l'islam finalement ne soit jamais attaqué.
00:16:23Ils en sont aujourd'hui les plus fervents défenseurs, quelque part, encore plus que les croyants eux-mêmes.
00:16:30Et le maire d'Ivry a déclaré dans les colonnes du Parisien qu'il y a une confusion extrêmement grave
00:16:35qui est portée entre laïcité et neutralité.
00:16:38Caroline Pilast.
00:16:39C'est très facile évidemment de dire ce genre de choses, c'est ne pas prendre position une fois de
00:16:44plus.
00:16:45Mais effectivement, peut-être que cela va m'être reproché,
00:16:48mais pour l'extrême gauche c'est devenu un fonds de commerce sur le plan électoraliste.
00:16:52Donc ils ne peuvent pas faire sans ce vote communautariste, comme tu le disais.
00:16:56Il y a un côté extrêmement identitaire, et puis il y a aussi le fait d'annihiler les racines chrétiennes
00:17:01de la France.
00:17:02Je suis navrée, ce n'est pas une question de croyance ou de pratique,
00:17:05c'est simplement voir les faits avec tout ce qui se passe au quotidien,
00:17:09tous les symboles du christianisme, la France est quand même la fille née de l'Église,
00:17:15est attaquée par l'extrême gauche constamment.
00:17:17C'est comme s'ils avaient envie de cette nouvelle France qui n'arrête pas d'être rabâchée par M.
00:17:22Mélenchon et ses ténors,
00:17:25annihiler, supprimer en fait tout ce que nous sommes,
00:17:28et mettre en place autre chose en termes de stratégie, ça va beaucoup plus loin.
00:17:32Donc cette nouvelle France, c'est une France multiculturelle, multiconfessionnelle ?
00:17:36Pas tant que ça pour moi, en fait c'est toujours la même France selon eux,
00:17:39parce qu'on ne parle pas de judaïsme, on ne parle pas de christianisme, on ne parle pas d'athéisme,
00:17:44on parle beaucoup des musulmans, et beaucoup de musulmans d'ailleurs ne se retrouvent pas en LFI,
00:17:49puisqu'ils disent aussi, moi ceux que je connais, pourquoi est-ce qu'ils parlent en notre nom ?
00:17:53On n'a pas besoin d'eux pour faire nos choix, on n'est pas obligés de voter en un
00:17:57seul nom,
00:17:58nous sommes des êtres libres avec un libre arbitre pour le coup.
00:18:02Mais ils ont trouvé une manne électorale, cela fonctionne, et cela fonctionne encore plus depuis le 7 octobre,
00:18:07parce qu'il y a une confrontation qui est selon moi une guerre de religion,
00:18:11et comme beaucoup le disent, une guerre civilisationnelle.
00:18:13Et dans cette affaire, le maire d'Ivry-sur-Seine a demandé au préfet de sanctionner
00:18:16le comportement de l'élu du Rassemblement national, Kévin Nader,
00:18:20il envisage également de saisir le procureur de la République,
00:18:25donc peut-être une éventuelle sanction à venir contre cet élu.
00:18:29On se dit effectivement que la justice a peut-être mieux à faire que de traiter ce genre d'affaires.
00:18:33Mais bon.
00:18:34Surtout aujourd'hui.
00:18:35Mais ça va être intéressant de voir comment le Conseil d'État,
00:18:38si ça remonte jusqu'au Conseil d'État, réagit sur la question,
00:18:41et s'il conserve sa jurisprudence, qui dit qu'effectivement,
00:18:46c'est au Conseil municipal de décider de sa manière de fonctionner,
00:18:50y compris s'il peut y avoir, si les élus peuvent porter des signes ostentatoires ou non.
00:18:54Allez, on va marquer une courte page de publicité,
00:18:57mais surtout restez avec nous,
00:18:58puisqu'on va évoquer une interview très intéressante,
00:19:02d'ailleurs publiée dans les colonnes du Parisien,
00:19:05c'est celle de Patrice Fort.
00:19:07Patrice Fort, c'est le préfet de police de Paris,
00:19:09qui s'inquiète de l'ultra-violence,
00:19:11mais de l'ultra-violence chez les très très jeunes.
00:19:13Il fait aussi référence forcément aux célébrations après la victoire du PSG en Ligue des champions.
00:19:19Il fait des constats, toujours les mêmes constats, on peut dire.
00:19:22Effectivement, dans cette interview, vous allez le voir, il y a très peu de solutions.
00:19:26Alors, comment faire face à cette ultra-violence chez les plus jeunes ?
00:19:29On en parle dans quelques minutes avec nos invités.
00:19:32Surtout, restez avec nous.
00:19:32A tout de suite.
00:19:36De retour dans 120 minutes, Info Weekend.
00:19:38Merci beaucoup d'être avec nous.
00:19:40Tout de suite, le rappel des titres avec Noémie Hardy.
00:19:42Bonjour Mickaël, bonjour à tous.
00:19:44Alors que nous venions d'apprendre que le Pakistan se disait prêt à recevoir et à signer un accord de
00:19:50paix entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:19:51Changement de cap immédiat après cette déclaration.
00:19:54Téhéran vient d'exclure toute signature d'un accord avec les Etats-Unis dans les prochaines 24 heures.
00:19:59Le médiateur de cet accord, le Premier ministre pakistanais, avait pourtant déclaré sur X, je cite,
00:20:04« Nous sommes plus proches que jamais d'un accord de paix. »
00:20:08Et puis à Belfast, après une semaine d'émeutes et de violences anti-immigrés,
00:20:12ils sont des milliers à manifester dans la capitale de l'Irlande du Nord contre la haine, selon les manifestants.
00:20:17Une vidéo d'une violente agression au couteau pour laquelle un Soudanais a été inculpé avait provoqué en Irlande du
00:20:24Nord de violents incidents.
00:20:27Et l'Union européenne reprend lundi les négociations avec l'Ukraine en vue de son adhésion.
00:20:33La Hongrie, hostile à son adhésion, a levé son veto pour y parvenir.
00:20:38Kiev doit entre autres adopter et appliquer de très nombreuses règles et normes en vigueur,
00:20:42passant de l'environnement à l'agriculture et par le marché intérieur.
00:20:45Merci beaucoup Noémie Hardy, on me retrouve pour votre grand journal dès 16h.
00:20:50En attendant, on va revenir sur cette interview accordée à nos confrères du Parisien,
00:20:54celle de Patrice Faure qui s'inquiète de l'ultra-violence chez les jeunes.
00:20:58Pour le préfet de police de Paris, ces mineurs sont, qui plus est, de plus en plus jeunes.
00:21:04Les détails avec Anaïs Bauchet et puis on y revient juste après.
00:21:09L'ultra-violence de l'ultra-jeunesse, c'est l'inquiétude majeure du préfet de police de Paris,
00:21:14exprimée ce samedi dans les colonnes du Parisien,
00:21:16quelques jours après les débordements violents lors de la finale de la Ligue des champions.
00:21:20La part des mineurs dans les manifestations ne cesse de croître
00:21:23et leur âge ne cesse de baisser.
00:21:25J'ai vu des commerces dévalisés après la finale de la Ligue des champions
00:21:28où des gamins de 11 ans étaient assis sur les caisses
00:21:31en train de boire de l'alcool tranquillement sans aucune peur.
00:21:34Une violence également très présente dans la vie quotidienne.
00:21:37On observe également une augmentation des home jacking
00:21:40avec des agressions très violentes dans les domiciles,
00:21:42toujours réalisées par des jeunes voire des très jeunes.
00:21:45Cette ultra-violence de l'ultra-jeunesse
00:21:47avec des bouteilles d'acide ou des bombes agricoles est préoccupante.
00:21:50Le préfet de police pointe la responsabilité des réseaux sociaux
00:21:53dans la montée de la délinquance juvénile.
00:21:55Il pointe également du doigt le laxisme de certains parents
00:21:58face aux comportements violents de leurs enfants.
00:22:00Il est fort de café de faire porter au préfet de police
00:22:02la responsabilité de mineurs de plus en plus jeunes
00:22:05qui manquent d'autorité chez eux
00:22:07et qui visent les policiers avec des mortiers.
00:22:09Alors que la Coupe du Monde vient de débuter,
00:22:11le préfet assure être vigilant face aux éventuels débordements
00:22:14après certains matchs.
00:22:15Pour augmenter le taux d'élucidation des affaires,
00:22:17il envisage une solution majeure,
00:22:19le développement massif de l'intelligence artificielle.
00:22:23Jacques Morel, je me tourne vers vous.
00:22:25Qu'est-ce qui explique cette ultra-violence chez les jeunes
00:22:29et les très jeunes ?
00:22:30C'est ce que dit désormais le préfet de police de Paris.
00:22:33Je pense que c'est une tolérance de plusieurs années
00:22:36qui a laissé, si vous voulez, des jeunes,
00:22:40notamment issus des cités,
00:22:43un peu libres de faire ce qu'ils veulent.
00:22:46On va en venir, vraisemblablement,
00:22:49à prendre des arrêtés, je pense,
00:22:51quand il y a des manifestations,
00:22:53maintenant de faire des interpellations systématiques
00:22:55de tous les mineurs.
00:22:56Parce qu'en fait, on voit bien les dernières manifestations
00:23:00qu'il y a eu à l'occasion des matchs
00:23:03autour du Parc des Princes, porte de Saint-Cloud,
00:23:07que c'est des bandes de gamins,
00:23:09on va dire 10 ans maintenant,
00:23:11entre 10 ans et 15 ans,
00:23:14qui viennent affronter les forces de l'ordre,
00:23:17les provoquer.
00:23:19Alors, évidemment, il n'y a pas d'infraction systématique,
00:23:24mais je pense que des arrêtés
00:23:26dans lesquels on écarterait les mineurs
00:23:28à partir du moment où il va y avoir
00:23:30une manifestation de voix publique,
00:23:32on considérerait que les mineurs
00:23:33n'ont rien à faire là,
00:23:35ils feraient l'objet d'interpellations,
00:23:37ils seraient mis dans un centre,
00:23:38si vous voulez, à Paris,
00:23:41en attendant que la manifestation soit terminée.
00:23:44Parce que ça gêne les forces de l'ordre.
00:23:46Comment vous voulez charger des gamins ?
00:23:48Vous avez des charges à faire
00:23:50sur des gens qui utilisent des armes non létales,
00:23:53mais avec un mortier, vous pouvez mourir.
00:23:55Ça peut vous arracher la moitié de la tête.
00:23:57Maintenant, ils ont même des mortiers
00:23:58avec lesquels ils tirent comme si c'était
00:24:00des armes automatiques.
00:24:03Donc, à titre de prévention,
00:24:04je pense que les interpellations préventives,
00:24:08alors ça n'a pas encore été évoqué
00:24:09par le nouveau préfet de police
00:24:11qui découvre cette situation typiquement parisienne,
00:24:15parce qu'heureusement,
00:24:15on n'a quand même pas trop ça dans toute la France.
00:24:19Comme ça, quand même, dans beaucoup de communes,
00:24:21on l'a vu notamment après les festivités,
00:24:22les victoires du Paris Saint-Germain,
00:24:24ça n'était pas qu'à Paris.
00:24:26Oui, mais à Paris, ça prend des proportions,
00:24:28si vous voulez, énormes.
00:24:30Mais à partir du moment où on a des enfants,
00:24:32des gamins qui se comportent comme des adultes,
00:24:35et pire que des adultes,
00:24:36il va falloir prendre des mesures spécifiques.
00:24:39Et je pense que les interpellations préventives
00:24:41pourraient être une solution
00:24:42pour essayer de les enlever
00:24:45au moins de la masse des manifestants.
00:24:47Et pour avoir été sur place
00:24:48pendant ces festivités,
00:24:50ce qui est assez étonnant aussi,
00:24:52vous parliez des charges de police,
00:24:54c'est malheureusement des charges
00:24:55qui sont désormais inefficaces,
00:24:56puisqu'effectivement,
00:24:58dans une grande partie de la nuit,
00:24:59il y a eu des charges,
00:25:00des gaz lacrymogènes
00:25:01qui ont été lancés
00:25:02pour tenter d'écarter
00:25:05ces jeunes qui étaient là.
00:25:06Mais ils reviennent constamment à la charge,
00:25:09ils reviennent constamment
00:25:09pour provoquer les forces de l'ordre.
00:25:11Et visiblement,
00:25:12c'est malheureusement inutile,
00:25:13à tel point que certains policiers sur place
00:25:15manquaient presque de munitions,
00:25:17si je puis dire,
00:25:17de gaz lacrymogènes
00:25:18pour pouvoir effectivement
00:25:19faire reculer ces jeunes.
00:25:21Mais juste une précision,
00:25:22ce qui est terrible,
00:25:23et on le voit sur les images,
00:25:24on parle de phénomène de chaos
00:25:25pour cette nuit-là,
00:25:28imaginez-vous,
00:25:28les jeunes,
00:25:29les plus jeunes d'entre eux,
00:25:30qui avaient 11, 12, 13 ans ici,
00:25:32l'angoisse pour les policiers
00:25:34qu'il y ait un de ces jeunes blessés,
00:25:36que ce soit du côté des casseurs
00:25:39ou de la part du côté de la police.
00:25:43Vous voyez ce que je veux dire ?
00:25:44S'il y a un jeune qui est blessé
00:25:45lors d'une soirée comme celle-ci,
00:25:47rappelez-vous Naël
00:25:48et les émeutes qui ont suivi.
00:25:49Si vous avez un jeune de 12 ou 13 ans
00:25:51qui est blessé ou tué
00:25:52lors de cette soirée-là,
00:25:54c'est le drame.
00:25:55Les policiers seront montés du doigt.
00:25:57C'est la pire situation
00:25:59qui puisse arriver,
00:26:00vous comprenez ?
00:26:00Et à l'inverse,
00:26:01vous avez eu des dizaines de policiers
00:26:02qui ont été blessés.
00:26:03Et effectivement,
00:26:04on en parle très peu,
00:26:05mis à part peut-être sur cette rentrée,
00:26:06mais on en parle très très peu
00:26:07des forces de l'ordre
00:26:08qui étaient à bout.
00:26:09C'est-à-dire que physiquement,
00:26:10c'était une nuit très dure en plus
00:26:11puisqu'il faisait très chaud.
00:26:12Mais effectivement,
00:26:12on a vu des forces de l'ordre
00:26:13qui étaient à bout
00:26:14et qui avaient peu de solutions,
00:26:15en tout cas pour faire reculer
00:26:16ces jeunes.
00:26:18Samuel Lepastier,
00:26:19est-ce que ces jeunes,
00:26:20cette jeune génération,
00:26:22on parle d'enfants de 11,
00:26:2312, 13 ans,
00:26:23ont complètement changé ?
00:26:25C'est-à-dire que par rapport
00:26:26aux générations précédentes,
00:26:28on le voit,
00:26:29leur rapport à la violence
00:26:30semble avoir changé.
00:26:32Ils semblent presque déconnectés
00:26:33de la réalité,
00:26:34si je puis dire.
00:26:35Moi, je dirais les choses
00:26:36en sens inverse.
00:26:37C'est-à-dire que tout le monde
00:26:38est spontanément violent.
00:26:39c'est l'éducation qui permet
00:26:41de contenir et d'élever
00:26:43les enfants au sens propre
00:26:44du terme.
00:26:45Et ce que je connais
00:26:47de ces jeunes-là,
00:26:48c'est qu'il y a eu
00:26:49un défaut d'éducation majeur.
00:26:51Ils sont livrés à eux-mêmes,
00:26:52ils se couchent très tard,
00:26:54ils n'ont pas de vie scolaire
00:26:56satisfaisante.
00:26:56Ils manquent d'autorité
00:26:57chez eux,
00:26:57c'est ce que dit
00:26:58le préfet de police de Paris.
00:26:59Oui, ils manquent d'autorité
00:26:59avec des difficultés parentales,
00:27:01souvent effectivement
00:27:03un parent à la validité,
00:27:06une difficulté à se situer
00:27:07par rapport à la société
00:27:08et par conséquent,
00:27:11la seule loi,
00:27:12c'est la loi du groupe.
00:27:13Si le groupe est bon,
00:27:15à ce moment-là,
00:27:15ils tourneront bien.
00:27:16Si le groupe les entraîne,
00:27:17la délinquance,
00:27:18ils seront délinquants.
00:27:19Et puis il y a les réseaux sociaux.
00:27:21Sabrina.
00:27:21Vous ajoutez l'influence
00:27:22des réseaux sociaux
00:27:23qui va continuer
00:27:25à alimenter cette violence
00:27:27et à la rendre phénoménale,
00:27:30à la rendre moderne,
00:27:31elle va se propager.
00:27:32C'est ça qui est terrible.
00:27:33Il y a vraiment un effet de mode
00:27:34de la violence
00:27:35sur les réseaux sociaux.
00:27:36Je reprends cette phrase,
00:27:36si vous me le permettez,
00:27:37du préfet de police
00:27:38et je vous redonne la parole,
00:27:39Samuel Lepastier,
00:27:40du préfet de police de Paris
00:27:41et c'est assez significatif,
00:27:43c'est cette ultra-violence
00:27:44de l'ultra-jeunesse
00:27:45avec des bouteilles d'acide,
00:27:47des bouteilles d'acide
00:27:48ou des bombes agricoles
00:27:49et on en a vu quelques-unes
00:27:50pendant cette soirée
00:27:51et préoccupante.
00:27:52Voilà,
00:27:52c'est ce que dit
00:27:53le préfet de police de Paris.
00:27:54C'est-à-dire qu'effectivement,
00:27:55ils sont armés
00:27:56et pas qu'un peu.
00:27:57Oui.
00:27:58Je voulais simplement répondre
00:27:59à ce que vous disiez.
00:28:00Une mère m'a dit,
00:28:01au fond,
00:28:02tant qu'il est sur les réseaux sociaux,
00:28:03eh bien,
00:28:04il ne sort pas dehors
00:28:05et il n'a pas de mauvaise influence.
00:28:06Donc,
00:28:07c'est assez compliqué.
00:28:08Alors,
00:28:08cela étant,
00:28:09quand on se couche
00:28:09à une heure du matin
00:28:10quand on a 11 ans,
00:28:11qu'est-ce qu'on apprend en classe ?
00:28:13Je veux dire,
00:28:13ils sont agités,
00:28:15ils n'arrivent pas
00:28:16à se retenir
00:28:17et effectivement,
00:28:19on est dans une sorte
00:28:21de zombie,
00:28:21au sens propre du terme,
00:28:23où ils sont prêts
00:28:23à faire n'importe quoi.
00:28:24Et en plus,
00:28:25c'est vrai que les réseaux sociaux,
00:28:26il y a une sorte d'escalade
00:28:28dans le spectaculaire.
00:28:29C'est à celui
00:28:29qui aura l'image
00:28:30la plus forte,
00:28:31si je puis dire.
00:28:32La plus violente.
00:28:33Florian,
00:28:34Gérard Mercier.
00:28:35Oui,
00:28:35je pense qu'il y a quand même,
00:28:36il faut dire
00:28:36qu'il y a des digues
00:28:38qui sont rompues totalement,
00:28:40notamment sur les homicides,
00:28:42c'est-à-dire que le taux,
00:28:44enfin,
00:28:45les mineurs
00:28:45qui sont impliqués
00:28:47dans des homicides
00:28:48a été multiplié
00:28:49par 2,5 en 20 ans.
00:28:50Et ça,
00:28:51c'est peut-être
00:28:51le meilleur indicateur
00:28:53de la gravité du phénomène
00:28:54parce que quand on en est
00:28:55prêt à aller tuer,
00:28:57c'est vraiment
00:28:58qu'il n'y a plus
00:28:59aucune limite.
00:29:00Et il faut aussi souligner
00:29:01que certes,
00:29:02il y a les policiers là,
00:29:03mais il y a aussi
00:29:03les autres mineurs.
00:29:04C'est-à-dire que
00:29:06les victimes mineures
00:29:06ont aussi explosé
00:29:07du fait de cette explosion
00:29:09de l'ultra-violence.
00:29:11Donc maintenant,
00:29:12quand on sait
00:29:13qu'il va se passer
00:29:13ce genre de choses,
00:29:14et là,
00:29:14on est quand même
00:29:14en pleine coupe du monde.
00:29:15Donc je veux dire,
00:29:16si l'équipe de France
00:29:17fait des bons matchs,
00:29:19il peut tout à fait
00:29:19que ça se reproduise.
00:29:20D'ailleurs,
00:29:21certains maires,
00:29:21j'en profite,
00:29:22certains maires proposent
00:29:23ou ont mis en place
00:29:23via des arrêtés municipaux
00:29:25des couvre-feux.
00:29:26Est-ce que vous pensez
00:29:26que ça peut être
00:29:26l'une des solutions
00:29:27pour les moins de 16 ans ?
00:29:28J'allais y venir.
00:29:29C'est-à-dire qu'il faut
00:29:29enfermer nos enfants ?
00:29:30Non, non,
00:29:31c'est pas ça.
00:29:31C'est plutôt pour prévenir,
00:29:33en fait,
00:29:33il faut qu'en gros,
00:29:35il ne puisse pas
00:29:35y avoir de mineurs
00:29:36seuls sur la voie publique.
00:29:37Sans représentant légal
00:29:38ou un parent.
00:29:39Un enfant de 4 ans
00:29:40sur les épaules de son père,
00:29:41je pense qu'il ne va pas
00:29:42être particulièrement dangereux.
00:29:43Mais des bandes d'enfants
00:29:44seuls,
00:29:45là, effectivement,
00:29:46ça pourrait tomber
00:29:47sous le coup de couvre-feu.
00:29:48Ce serait logique
00:29:49de les mettre en place
00:29:49pour prévenir,
00:29:51pour la sécurité
00:29:52de ces enfants,
00:29:52pour la sécurité des policiers,
00:29:53pour la sécurité
00:29:54de ceux qui veulent
00:29:55les festivités.
00:29:56Et après,
00:29:56il y a aussi une question
00:29:57de mettre un terme à cela.
00:30:00Pour mettre un terme à cela,
00:30:01il faut remettre
00:30:01sur le tapis
00:30:04la question
00:30:04de la justice des mineurs
00:30:06pour voir tout un temps
00:30:06de la justice.
00:30:07Exactement,
00:30:07notamment la césure pénale,
00:30:09le fait qu'il y a
00:30:09un écart dans la loi,
00:30:12il est obligatoire
00:30:13qu'il y ait
00:30:14un décalage
00:30:15entre la reconnaissance
00:30:16de culpabilité
00:30:16et la sanction.
00:30:17Alors,
00:30:17il faut remettre
00:30:18la sanction,
00:30:18la sanction est formatrice,
00:30:20elle est éducative,
00:30:21je pars sous votre contrôle.
00:30:22Là,
00:30:23on a ces comportements
00:30:25parce qu'il n'y a
00:30:26aucune sanction,
00:30:27que c'est complètement
00:30:28open bar,
00:30:28qu'il n'y a aucune limite
00:30:29et que, justement,
00:30:30on ne se retrouve
00:30:31avec des enfants ultra-violents
00:30:32qui ne sont sanctionnés
00:30:33que beaucoup plus tard.
00:30:34Tiens,
00:30:34vous parlez du couvre-feu,
00:30:35regardez ce qu'en pensent
00:30:36les Français,
00:30:36on leur a posé la question.
00:30:39On est dans un pays libre,
00:30:40on n'a pas à être enfermés
00:30:42juste parce qu'il y a
00:30:42la Coupe du Monde.
00:30:43Moi,
00:30:44je trouve que c'est
00:30:45déresponsabiliser les parents.
00:30:46Donc,
00:30:46la fameuse question est
00:30:49est-ce qu'ils ne prennent pas
00:30:51le rôle de parents,
00:30:53ces mères ?
00:30:54Moi,
00:30:54je trouve que ça peut être
00:30:55pas mal,
00:30:55moi,
00:30:55quand même,
00:30:56parce qu'effectivement,
00:30:57pour avoir un jeune
00:30:58qui a moins de 16 ans,
00:31:00on ne sait jamais
00:31:00et puis ils seront plus
00:31:02en sécurité.
00:31:03Je pense que c'est plus
00:31:03raisonnable pour les mineurs
00:31:05parce que,
00:31:05enfin,
00:31:06personnellement,
00:31:07quand j'avais 16 ans,
00:31:07je n'avais pas l'autorisation
00:31:08de plus de 22 heures.
00:31:10Ça éviterait au moins
00:31:11des dangers pour eux
00:31:12avec les majeurs.
00:31:14On va voir la carte aussi
00:31:15de ces villes
00:31:16qui ont pris
00:31:17des arrêtés municipaux
00:31:18pour mettre en place
00:31:20un couvre-feu
00:31:21pendant cette Coupe du Monde.
00:31:22Il y a Moulins,
00:31:23Clermont-Ferrand,
00:31:24Toulouse.
00:31:25Bien sûr,
00:31:25c'est les trois grandes villes,
00:31:27si je puis dire.
00:31:28Il y en a sûrement d'autres.
00:31:29Mais voilà,
00:31:30effectivement,
00:31:30c'est décision prise
00:31:32par le maire
00:31:32pour tenter
00:31:34d'éviter des débordements,
00:31:35si je puis dire,
00:31:36Caroline.
00:31:36Vu la gravité
00:31:37de la situation,
00:31:38j'ai envie de vous répondre
00:31:38oui,
00:31:39parce qu'on a tous eu peur.
00:31:40Moi,
00:31:40je l'avais déjà dit
00:31:41sur ces plateaux,
00:31:42j'habite près
00:31:42de la porte de Saint-Cloud.
00:31:44Donc,
00:31:44que ce soit les commerçants,
00:31:45les riverains,
00:31:45les forces de l'ordre,
00:31:46tout le monde,
00:31:47trivialement,
00:31:48a eu la trouille
00:31:48ce soir-là,
00:31:49littéralement parlant.
00:31:50Ça n'est pas normal
00:31:51dans un État de droit.
00:31:52Malgré tout,
00:31:53c'est une impuissance sociétale.
00:31:54Ça veut dire
00:31:55qu'ils ont gagné.
00:31:56Ces gamins de 11,
00:31:5712,
00:31:5713 ans,
00:31:58dont on ne sait pas
00:31:59où sont les parents
00:31:59une fois de plus,
00:32:00parce que l'État
00:32:01ne peut pas être nounou
00:32:02et baby-sitter à tout prix.
00:32:04Pardonnez-moi,
00:32:04vous faites des enfants,
00:32:05vous les éduquez.
00:32:06C'est le B.A.B.
00:32:07Sauf que ces jeunes,
00:32:09qui ne sont pas nous,
00:32:10générationnellement parlant,
00:32:12prennent les forces de l'ordre
00:32:14pour des ennemis.
00:32:15On n'est plus en train
00:32:15de parler d'adversaires.
00:32:16Ce sont des gangs rivaux.
00:32:18Donc,
00:32:18le but,
00:32:19c'est effectivement,
00:32:19comme tu le disais Sabrina,
00:32:20de balancer tout ça
00:32:22sur les réseaux sociaux
00:32:23pour que cela devienne viral.
00:32:24Avec une volonté
00:32:25qui n'est plus de blesser,
00:32:26mais presque de tuer.
00:32:27De tuer.
00:32:28Vous le disiez,
00:32:29quand on prend de la site,
00:32:30ce n'est pas pour faire
00:32:30du bien à quelqu'un.
00:32:31Donc,
00:32:32c'est au-delà des insultes.
00:32:33C'est au-delà de la provocation.
00:32:35C'est vouloir faire
00:32:36qu'on ait peur d'eux.
00:32:37Nous sommes tous
00:32:38dans une emprise.
00:32:39Donc,
00:32:39jusqu'à quand est-ce
00:32:40que cela va durer ?
00:32:41Il va y avoir aussi
00:32:42la fête de la musique.
00:32:43Ensuite,
00:32:43le 14 juillet,
00:32:44le 15 août,
00:32:45etc.
00:32:45Et puis,
00:32:46rebelote.
00:32:47Donc,
00:32:47ça veut dire
00:32:48qu'ils ont 11 ans aujourd'hui.
00:32:49Demain,
00:32:49ils auront 8 ans.
00:32:50Et c'est eux qui font la loi
00:32:51dans notre pays
00:32:52qui est une démocratie.
00:32:53On va partir en pub.
00:32:55On revient dans quelques minutes.
00:32:56On va évoquer,
00:32:57bien sûr,
00:32:57les suites.
00:32:58L'après,
00:32:58affaire Liana,
00:32:59si je puis dire,
00:33:00avec cette question
00:33:01que faut-il changer
00:33:02pour qu'on n'ait plus
00:33:03effectivement
00:33:04à voir l'un de nos enfants
00:33:06partir dans de telles conditions
00:33:08et voir de tels drames.
00:33:10Gabriel Attal
00:33:10fait des propositions.
00:33:11On y reviendra notamment.
00:33:12Il veut mettre sur le même plan
00:33:13les pédocriminels
00:33:14et les terroristes.
00:33:14Et puis,
00:33:15on sera en direct
00:33:15avec le maire
00:33:16depuis qu'est-ce qui est
00:33:17Louis Turchi.
00:33:18C'est là où le corps
00:33:19de la jeune Liana
00:33:20a été retrouvé
00:33:21dans un silo.
00:33:22Comment aller de l'avant
00:33:23après un tel traumatisme ?
00:33:24On lui posera la question.
00:33:25Restez avec nous.
00:33:26A tout de suite.
00:33:29De retour dans
00:33:30120 minutes info.
00:33:32Il est presque 16h.
00:33:33Merci beaucoup
00:33:33d'être avec nous
00:33:34et soyez les bienvenus.
00:33:35Si vous venez d'en rejoindre
00:33:36dans un instant
00:33:37à parler des suites
00:33:38de l'affaire Liana,
00:33:39on va revenir bien sûr
00:33:40sur les propos
00:33:41d'Emmanuel Macron
00:33:42et les réactions
00:33:43que ces propos ont suscitées.
00:33:45On évoquera aussi
00:33:46les propositions
00:33:47de Gabriel Attal
00:33:48et puis,
00:33:48on aura aussi
00:33:49le maire
00:33:50de la commune
00:33:51où a été retrouvé
00:33:52le corps
00:33:53de la fille
00:33:53de 11 ans.
00:33:54On va évoquer
00:33:55avec lui
00:33:55l'après.
00:33:56Comment gérer
00:33:57effectivement ce traumatisme ?
00:33:58Comment répondre
00:33:59aux administrés
00:34:00qui forcément
00:34:01sont inquiets ?
00:34:02Mais juste avant,
00:34:03c'est le journal
00:34:04de Noémie Hardy.
00:34:05Rebonjour Noémie.
00:34:07On va commencer
00:34:07ce journal,
00:34:08Noémie,
00:34:08avec l'actualité française
00:34:09et du nouveau
00:34:10dans l'affaire Patrick Bruel.
00:34:11Oui,
00:34:12deux nouvelles plaintes
00:34:12ont été déposées hier
00:34:14pour des violences sexuelles
00:34:15contre Patrick Bruel.
00:34:17Pour rappel,
00:34:17le chanteur et comédien
00:34:18de 67 ans
00:34:19a été mis en examen
00:34:21mercredi soir
00:34:22pour quatre affaires
00:34:23à l'issue de 48 heures
00:34:24de garde à vue.
00:34:25Il a été placé
00:34:26sous contrôle judiciaire
00:34:27échappant à la détention
00:34:28provisoire
00:34:29requise par le parquet
00:34:30de Nanterre.
00:34:31Et puis,
00:34:31en politique maintenant,
00:34:32Raphaël Glucksmann
00:34:33tient son premier meeting
00:34:34aujourd'hui,
00:34:34c'est en fin de journée.
00:34:35Oui,
00:34:36et c'est à Aubervilliers
00:34:37que le potentiel candidat
00:34:38à l'élection présidentielle
00:34:39tiendra le premier meeting
00:34:41d'une campagne
00:34:42à travers le pays.
00:34:43Le dirigeant
00:34:44de Place Publique
00:34:45s'est donné trois mois
00:34:46pour convaincre
00:34:47et se déclarer
00:34:47officiellement candidat.
00:34:49Son plus grand défi,
00:34:50rallier le PS
00:34:51à sa candidature.
00:34:52Et puis,
00:34:52un nouvel exemple
00:34:53des failles judiciaires,
00:34:55c'est du côté
00:34:55de Menton, Noémie.
00:34:56Oui,
00:34:57direction Menton
00:34:57dans les Alpes-Maritimes
00:34:59où nos équipes
00:34:59ont recueilli
00:35:00la colère
00:35:01du propriétaire
00:35:02d'une pizzeria.
00:35:03L'un de ses distributeurs
00:35:04a été saccagé
00:35:05par des délinquants mineurs.
00:35:07Ils n'ont été condamnés
00:35:08qu'à 400 euros d'amende
00:35:10et un rappel à la loi.
00:35:11De quoi évidemment
00:35:12susciter l'indignation
00:35:13de chez ce commerçant.
00:35:14Il s'exprime
00:35:15au micro de Franck Triviaux.
00:35:17Le commentaire est signé
00:35:18François Tiskevitch.
00:35:21Le 4 décembre dernier,
00:35:23des jeunes tentent
00:35:23de faire sortir
00:35:24de la marchandise
00:35:25de ce local
00:35:26de distribution automatique
00:35:27de pizzas,
00:35:28de boissons
00:35:28et de friandises.
00:35:30Mais le propriétaire
00:35:31intervient,
00:35:31bâton à la main,
00:35:32pour faire fuir
00:35:33les individus.
00:35:36Ce mardi,
00:35:374 jeunes mineurs
00:35:39ont été jugés
00:35:40pour ces dégradations
00:35:40par le tribunal
00:35:41des enfants.
00:35:42Ils s'en sortent
00:35:43avec un rappel
00:35:44à la loi
00:35:44et 400 euros
00:35:45de dommages et intérêts
00:35:47à régler solidairement
00:35:48aux restaurateurs.
00:35:49Une somme
00:35:50pas assez importante
00:35:51pour le pizzaïolo.
00:35:53C'est moi
00:35:54qui va payer
00:35:54les réparations.
00:35:562200 euros
00:35:56moins 400 euros
00:35:571800 euros
00:35:58de ma poche.
00:35:58Parce que moi
00:36:00je n'ai pas prévenu
00:36:00l'assurance
00:36:01parce qu'en ayant
00:36:02un tiers identifié,
00:36:04pour moi,
00:36:04c'était logique
00:36:05que la personne
00:36:06paye les dégâts.
00:36:06Un laxisme partagé
00:36:08par Laurent Martin
00:36:09de Frémont
00:36:09du syndicat
00:36:10de police unité
00:36:11qui regrette
00:36:12l'absence
00:36:12de mesures éducatives.
00:36:14On aurait pu imaginer
00:36:15des jeunes placés
00:36:16dans un foyer,
00:36:17on aurait pu imaginer
00:36:18des jeunes
00:36:19avec des TIG,
00:36:21on aurait pu imaginer
00:36:21des jeunes réparants
00:36:23ou tentant
00:36:23de réparer une machine.
00:36:24Enfin bref,
00:36:25là,
00:36:25on n'a strictement rien.
00:36:26On a,
00:36:27de notre point de vue,
00:36:28quelque chose
00:36:29qui ressemble quand même
00:36:29à une forme d'impunité.
00:36:31En tout cas,
00:36:31c'est ce qu'on leur confère,
00:36:32c'est ce qu'on leur donne
00:36:33et c'est insupportable
00:36:34pour nos concitoyens
00:36:35aujourd'hui.
00:36:38Ce n'est pas la première fois
00:36:39que ce local est vandalisé.
00:36:41Deux plaintes
00:36:41sont encore en cours
00:36:42pour lesquelles
00:36:43Laurent Raimondo
00:36:43affirme n'avoir
00:36:44aucune nouvelle.
00:36:45Pour l'une d'elles,
00:36:47les frais de réparation
00:36:48s'élèvent à plus
00:36:48de 20 000 euros,
00:36:49sans compter
00:36:50la perte d'exploitation
00:36:51pendant la fermeture
00:36:52des infrastructures,
00:36:54qui s'élève,
00:36:54selon le restaurateur,
00:36:55à environ 15 000 euros.
00:37:00Un mot de l'actualité internationale
00:37:02désormais
00:37:02avec le Pakistan
00:37:03qui se montrait optimiste
00:37:04quant à un accord
00:37:05entre les Etats-Unis
00:37:06et l'Iran
00:37:07dans les prochaines 24 heures,
00:37:09sauf que Téhéran
00:37:09a démenti.
00:37:10Oui, changement de cap
00:37:12immédiat
00:37:12après cette déclaration.
00:37:14Téhéran vient
00:37:15d'exclure toute signature
00:37:16d'un accord
00:37:17avec les Etats-Unis
00:37:17dans les prochaines 24 heures.
00:37:19Le médiateur
00:37:20de cet accord,
00:37:21le Premier ministre pakistanais,
00:37:22avait pourtant déclaré
00:37:24sur X,
00:37:24je cite,
00:37:25« Nous sommes plus proches
00:37:26que jamais
00:37:27d'un accord de paix ».
00:37:28Et au cœur
00:37:28de cet accord de paix d'ailleurs,
00:37:30le nucléaire
00:37:31reste le nerf de la guerre.
00:37:32Oui, et si l'accord de paix
00:37:33ne sera pas
00:37:34dans les 24 heures,
00:37:35il peut l'être
00:37:36dans les prochains jours.
00:37:37Le chef de la diplomatie iranienne
00:37:39s'est exprimé
00:37:39à la télévision d'Etat.
00:37:40Il a déclaré
00:37:41qu'un accord
00:37:42pourrait arriver
00:37:44prochainement
00:37:44avec bon espoir
00:37:45et que la seule façon
00:37:47de gérer
00:37:47les stocks
00:37:48de matières enrichies
00:37:49est de les diluer
00:37:50en Iran.
00:37:50Écoutez.
00:37:53Dès que les dernières étapes
00:37:55de nos négociations
00:37:56seront achevées,
00:38:02cet accord sera signé
00:38:04et annoncé.
00:38:07La signature se fera
00:38:09dans un premier temps
00:38:10par voie numérique.
00:38:14Notre position
00:38:15a toujours été
00:38:16que la seule façon
00:38:17de gérer
00:38:17les stocks
00:38:18de matières enrichies,
00:38:19en particulier
00:38:24les matières
00:38:25qui le sont
00:38:26à 60%
00:38:27est de les diluer
00:38:28en Iran.
00:38:30Un accord de paix
00:38:31qui pour l'instant
00:38:32n'a pas encore abouti
00:38:34malgré un optimisme
00:38:35quand même
00:38:35ces dernières heures.
00:38:36Oui,
00:38:36les Etats-Unis
00:38:37viennent d'annoncer
00:38:38qu'ils ont intercepté
00:38:40des drones iraniens.
00:38:41Ces drones
00:38:42visaient des navires
00:38:43commerciaux
00:38:43dans le détroit d'Hormuz.
00:38:45Les forces américaines
00:38:46ont annoncé
00:38:47les avoir tous abattus
00:38:48et ont confirmé
00:38:49que le trafic maritime
00:38:50dans le détroit
00:38:51reste fluide.
00:38:52Et puis,
00:38:52on termine avec
00:38:53la ville d'Evian
00:38:54qui s'apprête
00:38:54à accueillir
00:38:55le G7.
00:38:56La ville s'est transformée
00:38:58en véritable forteresse
00:38:59gardée par 16 000
00:39:01membres des forces
00:39:02de l'ordre,
00:39:02policiers,
00:39:03gendarmes militaires
00:39:04sillonnent la ville.
00:39:06Un G7
00:39:06qui abordera
00:39:07des sujets cruciaux
00:39:08comme les conflits
00:39:08au Moyen-Orient
00:39:09et en Ukraine
00:39:10mais aussi
00:39:10les relations
00:39:11commerciales
00:39:11internationales.
00:39:13Emmanuel Macron
00:39:13accueillera ses homologues
00:39:15dont le président
00:39:15Donald Trump
00:39:16prévu parmi les invités.
00:39:17Merci beaucoup
00:39:18Naïmi Hardy.
00:39:19On vous retrouve
00:39:19à 15h30
00:39:20pour le rappel
00:39:20des titres
00:39:21et puis on va
00:39:21continuer bien sûr
00:39:22à commenter
00:39:24l'actualité.
00:39:24L'actualité,
00:39:25c'est forcément
00:39:26ce drame
00:39:26et cette affaire
00:39:28Liana.
00:39:28Hier avaient lieu
00:39:29les obsèques
00:39:30de la fillette
00:39:31de 11 ans.
00:39:32On va évoquer
00:39:33bien sûr
00:39:33les suites,
00:39:34comment éviter
00:39:35ce genre de drame.
00:39:37Gabriel Attal
00:39:38a fait quelques propositions
00:39:39dans une très longue interview.
00:39:41On va revenir
00:39:42dans quelques minutes
00:39:43mais juste avant
00:39:43j'aimerais qu'on revienne
00:39:44tout de même
00:39:45sur les propos
00:39:46tenus par le chef
00:39:48de l'État
00:39:48Emmanuel Macron
00:39:49qui avait déclaré
00:39:51effectivement ceci.
00:39:53On ne répond pas
00:39:53à un drame
00:39:54par des cris.
00:39:55La précipitation
00:39:56et la démagogie
00:39:57sont des réponses
00:39:58qui ne sont pas
00:39:58à la hauteur
00:39:59et qui ne sont pas
00:40:01respectueuses.
00:40:01On va pouvoir
00:40:02effectivement revenir
00:40:02sur ces propos
00:40:03mais juste avant
00:40:04écoutez ce qu'a dit
00:40:05Philippe Devilliers
00:40:07c'était sur notre antenne.
00:40:08Il évoque
00:40:09le rôle
00:40:09du père de famille.
00:40:12On ne répond pas
00:40:14a-t-il dit
00:40:14on ne répond pas
00:40:16à un drame
00:40:17avec des cris
00:40:19et moi je lui réponds
00:40:20ceci.
00:40:22C'est dommage
00:40:23que vous ne soyez pas
00:40:23père de famille
00:40:27parce qu'une famille
00:40:28parfois c'est un drame
00:40:29c'est un drame moral
00:40:31un cri
00:40:33un cri est nécessaire
00:40:34un cri est salutaire
00:40:35un cri
00:40:35quand il s'agit
00:40:37d'un cri de douleur
00:40:39un cri d'appel
00:40:42un cri
00:40:43d'appel au secours
00:40:48un cri de souffrance
00:40:50un cri de détresse
00:40:52un cri
00:40:53de désespérance
00:40:55c'est le cri
00:40:56du peuple français
00:40:59et qu'un président
00:41:00de la république
00:41:00puisse répondre
00:41:02à ce cri
00:41:05qui vient
00:41:06du tréfon
00:41:07de l'âme française
00:41:10avec une formule
00:41:11aussi mal à droite
00:41:13je me dis
00:41:14cet homme était fait
00:41:15pour être acteur
00:41:16et un hors casting
00:41:18C'est Meliopastier
00:41:19on vient de voir
00:41:20la réaction
00:41:21de Philippe Devilliers
00:41:22au propos d'Emmanuel Macron
00:41:23je rappelle ces mots
00:41:25d'Emmanuel Macron
00:41:25ne répond pas
00:41:26à un drame
00:41:26par des cris
00:41:27est-ce que quand on est
00:41:28un père de famille
00:41:29une mère de famille
00:41:31on peut ne pas crier
00:41:33quand on apprend
00:41:34effectivement
00:41:35un tel drame
00:41:36effectivement on a
00:41:37la sensation tout de même
00:41:38que le chef de l'état
00:41:39est déconnecté
00:41:40quand il tient
00:41:41ce genre de propos
00:41:43hausser le ton
00:41:44n'est pas crié
00:41:45et nous sommes tous
00:41:47imparfaits
00:41:47et je dirais que
00:41:49Philippe Devilliers
00:41:50ferait mieux
00:41:50de parler de sa propre famille
00:41:52que de critiquer les autres
00:41:53alors on n'est pas là
00:41:54pour parler de Philippe Devilliers
00:41:56Samuel Lepastier
00:41:57mais j'aimerais qu'on vienne
00:41:58sur les propos du président
00:41:58c'est un bon exemple
00:41:59parce qu'effectivement
00:42:01avec les meilleures intentions
00:42:02du monde
00:42:03il arrive qu'on ne soit pas parfait
00:42:05dans sa propre famille
00:42:07il arrive effectivement
00:42:08qu'on ait des défaillances
00:42:10et donc à ce moment-là
00:42:11au lieu de taquer les autres
00:42:12on se pose des questions
00:42:13d'abord sur soi-même
00:42:15je pense que
00:42:16crier n'est pas une solution
00:42:17hausser le ton
00:42:18être ferme
00:42:19rappeler les limites
00:42:21dire ce qu'on peut faire
00:42:22est-ce qu'on peut faire ?
00:42:23Oui, crier non
00:42:24Alors après là
00:42:25c'est vraiment le chef de l'État
00:42:26qui s'adresse
00:42:28et c'est là la question
00:42:28à qui s'adresse-t-il
00:42:29parce que
00:42:30quand vous entendez aujourd'hui
00:42:31le témoignage des familles
00:42:32qui sont concernées
00:42:33par le drame Liana
00:42:34que ce soit les parents de Liana
00:42:35ou on a entendu
00:42:36la maman de Rosa
00:42:37cette petite fille
00:42:38qui a été violée
00:42:39qui avait déposé une plainte
00:42:41dans laquelle le mis en cause
00:42:43avait été identifié
00:42:43comme Jérôme Bay
00:42:44en août 2025
00:42:45et où il ne s'était rien passé
00:42:46tout ce temps
00:42:47où il n'a jamais été entendus
00:42:48on sent que les cris
00:42:50alors il y a des cris de douleur
00:42:51mais il y a aussi des cris d'alerte
00:42:52les cris d'alerte
00:42:53parfois sont salutaires
00:42:54pour changer la situation
00:42:55il faut parfois crier
00:42:56pour qu'on nous entende
00:42:57la parole des victimes
00:42:58c'est aussi un cri
00:42:59qui porte
00:43:00et qui permet
00:43:01de faire avancer les choses
00:43:03donc lorsqu'on a un chef de l'État
00:43:04qui dit une chose pareille
00:43:05est-ce que ça ne veut pas dire
00:43:06c'est quoi le message
00:43:07en fait par rapport aux victimes
00:43:09est-ce que ce n'est pas
00:43:09de signifier
00:43:11qu'il faut se taire
00:43:12que les choses
00:43:13ne vont pas changer
00:43:14derrière cela
00:43:14c'est ça qui interroge
00:43:16lorsque le chef de l'État
00:43:17ce n'est pas n'importe qui
00:43:18qui déclare cela
00:43:19et je me retrouve
00:43:22dans ce que dit effectivement
00:43:23Philippe Devilliers
00:43:24quand on est un père de famille
00:43:25et qu'on apprend
00:43:26une si terrible nouvelle
00:43:27et une mort dans de telles conditions
00:43:29et d'une fille de 11 ans
00:43:30je rappelle son âge
00:43:30elle a 11 ans
00:43:32comment dire
00:43:32un père à une mère
00:43:34ne crier pas
00:43:34de douleur
00:43:35de peine
00:43:36je ne suis pas là
00:43:37pour parler politique
00:43:38mais ce qui me semble
00:43:40c'est qu'il n'est pas question
00:43:42de critiquer
00:43:43les parents d'Illiana
00:43:44ce dont il s'agit
00:43:45c'est la récupération
00:43:46de cette douleur
00:43:48à des fins politiciennes
00:43:49je dirais
00:43:50c'est ça le problème
00:43:51c'est pas une nouveauté
00:43:52d'ailleurs
00:43:53alors c'est maladroit
00:43:53pardon
00:43:54alors c'est maladroit
00:43:55c'est peut-être maladroit
00:43:56mais je ne suis pas là
00:43:57pour en juger
00:43:57mais je rappelle
00:43:59d'ailleurs
00:43:59c'est pas un élément nouveau
00:44:00le film
00:44:01le chef d'oeuvre
00:44:02de Fritz Lang
00:44:03aime le maudit
00:44:04c'est l'histoire
00:44:05d'un tueur en série
00:44:06on voit bien
00:44:07qu'il agresse des filles
00:44:08qu'il les tue
00:44:09et en même temps
00:44:10ça s'inscrit
00:44:11effectivement
00:44:11dans un climat
00:44:12d'incertitude politique
00:44:14très grand
00:44:14qui peut rappeler
00:44:15le climat actuel
00:44:16et l'Allemagne
00:44:17quelques années
00:44:18avant le nazisme
00:44:18mais est-ce que le nazisme
00:44:19vaut mieux
00:44:20que les tueurs en série
00:44:21donc là
00:44:22c'est vrai que la loi
00:44:23doit être faite
00:44:24à la réflexion
00:44:25c'est pour ça
00:44:26qu'en France
00:44:26par exemple
00:44:27il y a deux chambres
00:44:28le Sénat
00:44:29qui est une chambre de réflexion
00:44:30on ne peut pas
00:44:32légiférer
00:44:33un fait divers
00:44:34une loi
00:44:35on doit effectivement
00:44:35mais là il ne s'agit pas de ça
00:44:36du tout
00:44:37non mais je ne le nite
00:44:38non non
00:44:38ce que je dis
00:44:39c'est qu'effectivement
00:44:40la politique
00:44:42ça ne consiste pas
00:44:43sur fait
00:44:43sur les émotions
00:44:45très légitimes
00:44:45de la population
00:44:46pour effectivement
00:44:47les exploiter
00:44:47ça a choqué
00:44:49toute la France
00:44:50j'entends bien
00:44:52c'est tous les Français
00:44:54qui se sont sentis
00:44:55concernés
00:44:55et c'était
00:44:56comme si c'était
00:44:57notre fille
00:44:57notre famille
00:44:58qui était touchée
00:45:00pardonnez-moi
00:45:00mais là
00:45:01le président
00:45:02est à côté de la plaque
00:45:03pardonnez-moi
00:45:03mais il est à côté de la plaque
00:45:04je n'ai pas
00:45:04je n'ai pas
00:45:05Florian Gérard Mercier
00:45:06je pense que c'est
00:45:07en fait
00:45:08le problème
00:45:08c'est que la coupe est pleine
00:45:09c'est-à-dire que
00:45:10si c'était
00:45:10juste ce dysfonctionnement
00:45:13majeur
00:45:14en isolation
00:45:16mais là
00:45:16c'est complètement
00:45:18systémique
00:45:18c'est-à-dire qu'on le voit
00:45:19tous les jours
00:45:20on le voit dans la réponse pénale
00:45:22face aux émeutes
00:45:23face aux agressions
00:45:25qu'on a 5 millions
00:45:27de plaintes
00:45:28qui ne sont pas traitées
00:45:29qui traînent
00:45:30sur les bureaux
00:45:32et là
00:45:33le nombre
00:45:33en fait
00:45:34ce qui a choqué
00:45:34plus que tout
00:45:35c'est le nombre
00:45:36d'occasions manquées
00:45:37c'est-à-dire
00:45:38un dysfonctionnement
00:45:40répété
00:45:41chronique
00:45:41qui montre
00:45:42que le système
00:45:42entier
00:45:43est malade
00:45:44et ce qui a aussi choqué
00:45:45c'est la réponse
00:45:46peut-être
00:45:47des magistrats eux-mêmes
00:45:50et le fait
00:45:51qu'il n'y ait pas eu
00:45:53vraiment de prise
00:45:54de conscience
00:45:54ici
00:45:55de la gravité
00:45:56des faits
00:45:56et de la gravité
00:45:57en fait
00:45:58d'à quel point
00:45:58notre système juridique
00:46:00est malade
00:46:01et plus juste
00:46:02pour élargir peut-être
00:46:03le président de la République
00:46:04il a beau jeu
00:46:05de dire ça
00:46:05le problème
00:46:06c'est qu'aujourd'hui
00:46:06la confiance
00:46:07dans l'exécutif
00:46:09il y a trois pouvoirs
00:46:10dans l'exécutif
00:46:11la confiance
00:46:11elle est à 20%
00:46:12dans le législatif
00:46:14donc parlement
00:46:14la confiance
00:46:15elle est à 20%
00:46:16dans la justice
00:46:17la confiance
00:46:17elle est autour
00:46:18de 40%
00:46:19c'était dans le baromètre
00:46:20du sévipof de février
00:46:21là je pense qu'après
00:46:22l'affaire Liana
00:46:23probablement que ça va être bas
00:46:24donc les français
00:46:25ont toujours
00:46:26un grand attachement
00:46:27à la démocratie
00:46:28et pourtant
00:46:29ils n'ont plus
00:46:29aucune confiance
00:46:30dans aucun des trois pouvoirs
00:46:32qui sont les piliers
00:46:33de la démocratie
00:46:34et c'est là
00:46:35où il faut absolument
00:46:35changer
00:46:36et pour rebondir
00:46:37Florian
00:46:37sur ce que vous dites
00:46:38il y a eu ce sondage
00:46:40CNews CSA
00:46:41où on a posé la question
00:46:42effectivement
00:46:43de savoir
00:46:43s'il fallait une cour
00:46:44disciplinaire
00:46:44de la magistrature
00:46:45et on va pouvoir
00:46:46voir le résultat
00:46:47qui est sans appel
00:46:4875% des français
00:46:49y sont favorables
00:46:50on veut que les magistrats
00:46:52répondent
00:46:53effectivement
00:46:53et qu'ils soient sanctionnés
00:46:54quand ils ont failli
00:46:55dans le cadre
00:46:55de leur fonction
00:46:56et si je peux
00:46:57dire un mot là-dessus
00:46:58c'est extrêmement important
00:46:59parce que tout le monde
00:47:00tombe à bras raccourcis
00:47:01effectivement
00:47:01sur Bruno Retailleau
00:47:02qui propose
00:47:03que des citoyens
00:47:04tirés au sort
00:47:05puissent faire partie
00:47:07de ce conseil disciplinaire
00:47:08des magistrats
00:47:09mais en fait
00:47:10c'est tout à fait logique
00:47:12et ça vient de très loin
00:47:13déjà il faut dire
00:47:14que dans la démocratie
00:47:15athénienne
00:47:15c'était le cas
00:47:16c'est-à-dire qu'on avait
00:47:16la boulet
00:47:17où c'était des citoyens
00:47:18tirés au sort
00:47:19qui contrôlaient
00:47:20les hauts magistrats
00:47:20qui contrôlaient
00:47:21aussi les politiques
00:47:23et si vous regardez aussi
00:47:24la pensée des Lumières
00:47:25vous pensez
00:47:27donc à Montesquieu
00:47:28déjà
00:47:28qui a théorisé
00:47:29la séparation des pouvoirs
00:47:30il était pour que les juges
00:47:31ne soient là
00:47:32que de manière temporaire
00:47:33ne soit que la bouche
00:47:34de la loi
00:47:34n'ait pas le pouvoir
00:47:36d'interpréter cette loi
00:47:37même Rousseau lui-même
00:47:38avait une grande suspicion
00:47:42envers le pouvoir
00:47:43le pouvoir des juges
00:47:44et donc
00:47:45aujourd'hui
00:47:46pourquoi ?
00:47:46parce que justement
00:47:47les juges pouvaient prendre
00:47:48le pouvoir
00:47:48un pouvoir qui
00:47:49in fine appartient
00:47:50au peuple dans la démocratie
00:47:51donc ce qui compte ici
00:47:52et on est dans une telle crise
00:47:54démocratique dans notre pays
00:47:55que peut-être
00:47:55qu'un des enjeux majeurs
00:47:56de 2027
00:47:57ça va être
00:47:58de redonner
00:47:59simplement remettre
00:48:00la démocratie
00:48:01le pouvoir
00:48:02des citoyens
00:48:03du peuple
00:48:04à tous les niveaux
00:48:05et y compris
00:48:06sur le pouvoir judiciaire
00:48:07c'est absolument crucial
00:48:09oui et il faut revoir
00:48:10aussi la copie
00:48:11on évoquait
00:48:12les propositions
00:48:13de Gabriel Attal
00:48:13dans un article
00:48:14du Figaro
00:48:15mais qui propose
00:48:16de remettre aussi
00:48:17ou de mettre
00:48:17les pédocriminels
00:48:19sur le même plan
00:48:20si je puis dire
00:48:21que les terroristes
00:48:22alors il y a plusieurs propositions
00:48:23effectivement
00:48:24mais je pense que
00:48:25et si on posait la question
00:48:26on voyait ce sondage
00:48:27mais si on posait la question
00:48:28aux français
00:48:28je pense qu'ils y seraient
00:48:31majoritairement favorables
00:48:31également
00:48:32Caroline Pilastre
00:48:33un dernier mot là-dessus
00:48:34dans un premier temps
00:48:35ça serait bien d'avoir
00:48:35un fichier de ces pédocriminels
00:48:37c'est ce qu'ils proposent
00:48:38c'est ce qu'ils proposent
00:48:38une sorte de fiche S
00:48:40effectivement
00:48:40et après on pourrait voir
00:48:41si on les qualifie
00:48:42de la sorte
00:48:42pour en revenir très rapidement
00:48:44aux propos du président
00:48:46de la République
00:48:47moi je suis heurtée
00:48:48en tant que citoyenne
00:48:49effectivement c'est une déconnexion
00:48:50c'est être hors sol
00:48:51pour moi dire ça
00:48:52ou ne rien dire
00:48:53c'est pareil
00:48:54et dans une période
00:48:56transpartisane
00:48:56aussi scandaleuse
00:48:57que celle-ci
00:48:58vouloir faire
00:48:59de la récupération politique
00:49:00parce que c'est ce qu'il fait
00:49:01il instrumentalise
00:49:02en parlant de démagogie
00:49:03ça n'est pas ce que j'attends
00:49:04de sa part
00:49:05j'attends qu'il y ait des mots
00:49:06vis-à-vis de cette famille
00:49:07vis-à-vis de ce drame
00:49:08vis-à-vis de la justice
00:49:09qui dysfonctionne
00:49:10vis-à-vis de ce pays
00:49:11qui est en déliques
00:49:13essence selon moi
00:49:14sur tous les aspects
00:49:15du régalien
00:49:15du régalien pardon
00:49:17et en fait
00:49:17il brasse du vent
00:49:19une fois de plus
00:49:20là où je suis en désaccord
00:49:21avec monsieur De Villiers
00:49:22c'est qu'il ne faut pas forcément
00:49:23être père de famille
00:49:25pour avoir ressenti
00:49:26l'horreur
00:49:27l'écoeurement
00:49:27de ce drame
00:49:28bien sûr que c'est
00:49:29une manière supplémentaire
00:49:30lorsqu'on est parent
00:49:31de crier sa colère
00:49:32il y a une forme de transfert
00:49:33quand on est père effectivement
00:49:34on ressent peut-être
00:49:35les choses différemment
00:49:36mais c'est un hurlement même
00:49:37c'est même pas un cri
00:49:38qu'on a tous ressenti
00:49:39personne ne voudrait
00:49:40être à la place
00:49:41de cette famille
00:49:41personne ne voudrait
00:49:42être à la place
00:49:43de la famille de Philippines
00:49:44de Lola
00:49:45de Thomas
00:49:45et tant d'autres
00:49:46c'est un scandale
00:49:47ce qui s'est passé
00:49:48et effectivement
00:49:49c'est faire preuve
00:49:50d'humanisme
00:49:50d'empathie
00:49:51et de compréhension
00:49:52d'autrui
00:49:53que d'avoir un mot
00:49:54de compassion
00:49:55vis-à-vis de cette famille
00:49:56et que n'a pas eu
00:49:56monsieur Macron
00:49:57allez nouvelle pause
00:49:58on revient dans
00:50:00quelques minutes
00:50:00mais surtout reste avec nous
00:50:01puisque dans
00:50:02quelques minutes
00:50:03puisqu'on parle de l'affaire Liana
00:50:04on sera avec Louis Turchis
00:50:06c'est le maire de la commune
00:50:06de Puy-Casquier
00:50:07c'est cette commune
00:50:08où le corps de Liana
00:50:09a été retrouvé
00:50:10dans un silo agricole
00:50:11c'était le 4 juin dernier
00:50:13on a énormément de questions
00:50:14forcément à lui poser
00:50:15notamment comment gérer l'après
00:50:18on sait
00:50:19sa commune a été marquée
00:50:20ses administrés
00:50:22forcément s'interrogent
00:50:23et sont sûrement inquiets
00:50:24on lui demandera
00:50:26effectivement
00:50:26comment il a géré
00:50:27comment il va gérer
00:50:28cette situation
00:50:28restez avec nous
00:50:29à tout de suite
00:50:33120 minutes info
00:50:34ça continue
00:50:35merci beaucoup d'être avec nous
00:50:37soyez les bienvenus
00:50:37si vous venez de nous rejoindre
00:50:38il n'est jamais trop tard
00:50:39tout de suite
00:50:39le rappel des titres
00:50:40de Noémie Hardy
00:50:46bonjour Mickaël
00:50:47bonjour à tous
00:50:48dans l'actualité
00:50:49du nouveau
00:50:50dans l'affaire de Patrick Bruel
00:50:52deux nouvelles plaintes
00:50:53ont été déposées hier
00:50:54pour des violences sexuelles
00:50:56contre Patrick Bruel
00:50:57pour rappel
00:50:58le chanteur et comédien
00:50:59de 67 ans
00:51:00a été mis en examen
00:51:01mercredi soir
00:51:02pour 4 affaires
00:51:04à l'issue de 48 heures
00:51:05de garde à vue
00:51:06il a été placé
00:51:07sous contrôle judiciaire
00:51:08échappant à la détention
00:51:10provisoire requise
00:51:11par le parquet de Nanterre
00:51:13alors que le Pakistan
00:51:14se montrait optimiste
00:51:16quant à un accord
00:51:16entre l'Iran
00:51:17et les Etats-Unis
00:51:18dans les 24 prochaines heures
00:51:19Téhéran dément
00:51:20changement de cap immédiat
00:51:22après cette déclaration
00:51:23Téhéran vient d'exclure
00:51:25toute signature
00:51:25d'un accord
00:51:26avec les Etats-Unis
00:51:27dans les prochaines 24 heures
00:51:28le médiateur de cet accord
00:51:30le premier ministre pakistanais
00:51:32avait pourtant déclaré sur X
00:51:34je cite
00:51:34nous sommes plus proches
00:51:36que jamais
00:51:36d'un accord de paix
00:51:37Et puis à Belfast
00:51:39après plusieurs jours
00:51:40d'émeutes et de violences
00:51:41anti-immigrés
00:51:42ils sont des milliers
00:51:43à manifester cet après-midi
00:51:45et à dénoncer
00:51:46les actes de haine
00:51:47et de racisme
00:51:48qui ont secoué
00:51:48la capitale de l'Irlande du Nord
00:51:50une vidéo d'une violente
00:51:52agression au couteau
00:51:53pour laquelle un Soudanais
00:51:54a été inculpé
00:51:56avait provoqué
00:51:57de violents incidents
00:51:58et dans une Irlande du Nord
00:52:00déjà fracturée
00:52:01par de très fortes tensions
00:52:03intercommunautaires
00:52:03Merci beaucoup Noémie Hardy
00:52:06et puis on va continuer
00:52:07bien sûr à décrypter
00:52:08l'actualité du jour
00:52:10et on va revenir désormais
00:52:11sur les propositions
00:52:12de Gabriel Attal
00:52:13le candidat à la présidentielle
00:52:14qui souhaite notamment
00:52:16aligner le traitement
00:52:17des pédocriminels
00:52:19à celui des terroristes
00:52:20des propositions
00:52:21bien sûr qui surviennent
00:52:22après le drame
00:52:24Liana
00:52:24je vous propose
00:52:26de regarder le sujet
00:52:26de Nicolas Roger
00:52:28et puis on en reparle
00:52:29juste après
00:52:30Aligner le traitement
00:52:32des pédocriminels
00:52:33sur celui des terroristes
00:52:34Sur le modèle
00:52:36des fichiers S
00:52:37Gabriel Attal
00:52:38veut un meilleur suivi
00:52:39des prédateurs sexuels
00:52:40Il faut un parquet national
00:52:42dédié à la pédocriminalité
00:52:44Il faut aussi créer
00:52:45un service de renseignement
00:52:46sur la pédocriminalité
00:52:47Cela permettra
00:52:48de beaucoup mieux
00:52:49suivre les délinquants sexuels
00:52:50présumés
00:52:51parfois de prononcer
00:52:52des mesures administratives
00:52:53très rapides
00:52:54de remonter des filières
00:52:55Face au dernier scandale
00:52:56l'ancien premier ministre
00:52:58remet en cause
00:52:59la magistrature
00:53:00Je veux instaurer
00:53:01une culture
00:53:01de la responsabilité
00:53:02et de la sanction
00:53:03pour les magistrats
00:53:04Ce système qui donne
00:53:05le sentiment
00:53:05de se protéger
00:53:06ce n'est plus possible
00:53:07Gabriel Attal
00:53:08souhaite ainsi revoir
00:53:10la composition
00:53:10de l'organe chargé
00:53:12de sanctionner
00:53:12un magistrat fautif
00:53:14le conseil supérieur
00:53:15de la magistrature
00:53:16Je propose
00:53:17d'intégrer en son sein
00:53:18des représentants
00:53:19des associations
00:53:20de victimes
00:53:21Mais le candidat
00:53:22à la présidentielle
00:53:23décrit également
00:53:24un problème de moyens
00:53:25Je propose
00:53:26un objectif
00:53:27de 3000 nouveaux recrutements
00:53:28de magistrats
00:53:28et greffiers
00:53:29qui devra être
00:53:30enclenché
00:53:30dès 2027
00:53:31Et pointe du doigt
00:53:32un système archaïque
00:53:34Il faut unifier
00:53:35les fichiers
00:53:35avec une interconnexion
00:53:36totale
00:53:37entre la police
00:53:38la gendarmerie
00:53:39les magistrats
00:53:39et l'éducation nationale
00:53:40Il faut mettre
00:53:41de l'IA
00:53:42à tous les étages
00:53:42pour nous permettre
00:53:43dans les 3 ans
00:53:44qui viennent
00:53:44de ne plus avoir
00:53:46une seule procédure
00:53:46papier dans le système
00:53:47judiciaire
00:53:48Gabriel Attal
00:53:49souhaite également
00:53:50rendre imprescriptibles
00:53:51les crimes commis
00:53:52contre les mineurs
00:53:53alourdir les peines
00:53:54encourues
00:53:55et instaurer
00:53:56la réclusion
00:53:56à perpétuité
00:53:57pour les violeurs
00:53:58en série
00:53:58Le candidat
00:53:59à la présidentielle
00:54:00reconnaît toutefois
00:54:01une surpopulation carcérale
00:54:03Il établit
00:54:03la construction
00:54:04de nouvelles places
00:54:05de prison
00:54:05au rang de priorité
00:54:08Voilà de nombreuses
00:54:09propositions
00:54:10en tout cas
00:54:10faites par Gabriel Attal
00:54:12L'imprescriptibilité
00:54:13comme des crimes
00:54:15commis contre
00:54:16des mineurs
00:54:17s'agissant des crimes
00:54:17commis contre les mineurs
00:54:18la suppression du juge
00:54:19d'application des peines
00:54:21un conseil supérieur
00:54:23pour les pédocriminels
00:54:28Donc voilà
00:54:29plusieurs propositions
00:54:30effectivement faites
00:54:31par Gabriel Attal
00:54:33plus de suivi
00:54:33aussi un service
00:54:34de renseignement
00:54:35spécialisé
00:54:36sur les pédocriminels
00:54:37Qu'est-ce que vous retenez
00:54:38de toutes ces propositions
00:54:39Jacques Morel ?
00:54:41Je crois qu'on surfe
00:54:42sur l'émotion
00:54:43si vous voulez
00:54:44là aussi
00:54:44et que
00:54:45bien entendu
00:54:47toutes les mesures
00:54:48qui peuvent être prises
00:54:49pour dissuader
00:54:51décourager
00:54:52C'est parquet national
00:54:53de la pédocriminalité
00:54:54pardonnez-moi
00:54:54j'ai commis une petite erreur
00:54:55Oui
00:54:57Le fichier
00:54:57si vous voulez
00:54:58il y a déjà des bases
00:55:00après c'est les intercommunications
00:55:02entre les différents ministères
00:55:04qui interpellent
00:55:06ce qu'il y a
00:55:08au sein de l'éducation nationale
00:55:10n'est pas connecté
00:55:11avec ce qu'il y a
00:55:12au sein de la magistrature
00:55:14ou ce qu'il y a
00:55:14au sein des forces de police
00:55:15alors ça peut aussi
00:55:18se justifier
00:55:19est-ce que l'éducation nationale
00:55:20a à connaître
00:55:22les informations
00:55:23des services de police
00:55:24alors par contre
00:55:25que les fichiers
00:55:26de l'éducation nationale
00:55:27soient connectés
00:55:29dans le sens
00:55:30du ministère
00:55:31de la justice
00:55:32ça paraît normal
00:55:34Avec l'intelligence artificielle
00:55:36aussi
00:55:36c'est ce qu'il dit
00:55:36pour éviter
00:55:36toute sa paperasse
00:55:38si je puis dire
00:55:38et ses dysfonctionnements
00:55:39qui ont eu lieu
00:55:39sur cette affaire
00:55:40Oui alors
00:55:41l'intelligence artificielle
00:55:43pour l'instant
00:55:44c'est quand même
00:55:45une petite inconnue
00:55:46alors de livrer
00:55:47à l'intelligence artificielle
00:55:49tous nos problèmes
00:55:50en lui donnant
00:55:51des données
00:55:51que lui
00:55:53intelligence artificielle
00:55:55va emmagasiner
00:55:55et que peut-être
00:55:57il va ressortir
00:55:58à des gens
00:55:58qui n'ont pas
00:55:59à en connaître
00:56:00méfiant sa connexion
00:56:01ou l'utilisation
00:56:03de l'intelligence artificielle
00:56:05pour les fichiers
00:56:06mais par exemple
00:56:07les magistrats
00:56:08on leur demande
00:56:09de faire un article 40
00:56:11quand il y a
00:56:11des dysfonctionnements
00:56:12ça a d'ailleurs
00:56:13été fait
00:56:13dans un des cas
00:56:14si j'ai bien compris
00:56:15de la chaîne
00:56:17de cette famille
00:56:18de délinquants
00:56:20mais
00:56:21l'éducation nationale
00:56:22n'a pas à connaître
00:56:23ce qu'il y a
00:56:24dans les fichiers
00:56:26magistrature
00:56:26Allez Florent
00:56:27j'ai à remercier
00:56:28rapidement aussi
00:56:28il y a aussi
00:56:29plus 3000 nouveaux magistrats
00:56:30dès 2027
00:56:32voilà ce que dit
00:56:33Gabriel Attal
00:56:33Oui oui
00:56:34et c'est très bien
00:56:35parce qu'il faut rappeler
00:56:35quand même qu'on a
00:56:36quatre fois moins
00:56:36de procureurs
00:56:37et deux fois moins
00:56:38de juges
00:56:39que la moyenne
00:56:40européenne
00:56:40donc clairement
00:56:41il reste un problème
00:56:42de moins
00:56:42mais néanmoins
00:56:43les moyens
00:56:43n'expliquent pas tout
00:56:44il y a un vrai sujet
00:56:46de philosophie
00:56:47et de fonctionnement
00:56:47du système judiciaire
00:56:49l'IA là où elle pourrait être utile
00:56:50peut-être
00:56:51c'est pour prioriser
00:56:51par exemple
00:56:52quand une plainte arrive
00:56:53on la met
00:56:53dans un logiciel
00:56:54qui pourrait dire
00:56:55ça c'est de très haute priorité
00:56:56parce que
00:56:57ceci, ceci, cela
00:56:58en fonction des fichiers
00:57:00ça permettrait
00:57:00de faire remonter
00:57:02aux policiers
00:57:03et aux OPJ
00:57:04qu'il faut se focaliser là-dessus
00:57:06bon sur les propositions
00:57:07les lenteurs judiciaires
00:57:08exactement
00:57:08et peut-être
00:57:10sur les propositions
00:57:10d'adaptation
00:57:11il en manque deux
00:57:11en fait
00:57:12il manque un
00:57:12une réforme constitutionnelle
00:57:14parce que dire
00:57:15qu'on va pouvoir
00:57:16réformer la justice
00:57:17sans une réforme
00:57:18constitutionnelle
00:57:19profonde
00:57:20ça me paraît
00:57:21pas très
00:57:23crédible
00:57:23et le deuxième point
00:57:24c'est qu'il faut absolument
00:57:25revenir aussi
00:57:25sur la loi Taubira
00:57:27de 2013
00:57:28qui est peut-être
00:57:29le début
00:57:31de la déliquescence
00:57:32de notre justice
00:57:33avec tout un ensemble
00:57:34de mesures
00:57:35qui ont été extrêmement délétères
00:57:36pour la justice
00:57:37Allez, on retrouve tout de suite
00:57:38le maire de la commune
00:57:40de Puy-Casquier
00:57:41qui est en direct
00:57:41avec nous
00:57:43sur CNews
00:57:44Louis Turchy
00:57:45Bonjour M. le maire
00:57:46merci de nous accorder
00:57:48ces quelques minutes
00:57:49c'est dans votre commune
00:57:51qu'a été retrouvé
00:57:52le corps de Liana
00:57:53dans un silo agricole
00:57:54c'était le 4 juin
00:57:56dernier
00:57:57M. le maire
00:57:58neuf jours
00:57:59après cette
00:57:59macabre découverte
00:58:01comment fait-on
00:58:02pour aller de l'avant
00:58:03en tant qu'élu
00:58:04et comment fait-on
00:58:05pour gérer l'après
00:58:07et répondre surtout
00:58:08aux interrogations
00:58:09de vos administrés
00:58:13Oui, bonsoir monsieur
00:58:14bon, il y a quelque chose
00:58:15d'important
00:58:16qui s'est passé
00:58:16dans notre commune
00:58:17c'est le regroupement
00:58:18de recueillement
00:58:20qui s'est déroulé
00:58:21mercredi soir
00:58:22à 18h30
00:58:22nous étions plus
00:58:23de 250 personnes
00:58:25et 200 personnes
00:58:26n'étaient au moins
00:58:26plus qu'à ce qu'il roi
00:58:27et je crois que ça a été
00:58:28un moment très important
00:58:29à la fois
00:58:30c'est pratiquement
00:58:31une forme de catharsis
00:58:32ça a permis
00:58:34d'évacuer cette douleur
00:58:35de parler
00:58:36d'écouter les chants
00:58:38bien sûr
00:58:39de faire une minute
00:58:42de silence
00:58:42et donc de montrer
00:58:44à la fois
00:58:45notre indignation
00:58:46par rapport
00:58:46à tout ce qui s'était passé
00:58:47notre compassion
00:58:49surtout par rapport
00:58:50à la famille
00:58:50qui vit un moment très dur
00:58:51je crois que ce rassemblement
00:58:53a été un moment très important
00:58:54je crois que maintenant
00:58:55on va pouvoir dire
00:58:56comme l'on dit souvent
00:58:57après des drames
00:58:59Pucasquier va pouvoir
00:59:00commencer à faire son deuil
00:59:01bien sûr
00:59:01les Pucasquier-rois
00:59:02sont toujours
00:59:03sensibles
00:59:04à cette douloureuse affaire
00:59:06quand je vois toujours
00:59:07des gens qui me disent
00:59:08j'ai du mal à dormir
00:59:08j'ai du mal à manger
00:59:09ça me touche
00:59:10ça nous touche tous
00:59:11mais malgré tout
00:59:12là maintenant
00:59:12je crois que petit à petit
00:59:14on va reprendre
00:59:15tout doucement
00:59:15notre vie
00:59:16bien sûr la mairie
00:59:17est toujours ouverte
00:59:18ici on a une mairie
00:59:20toujours
00:59:20je dirais chaleureuse
00:59:21dans le sens
00:59:22que de nombreuses personnes
00:59:23viennent
00:59:24et on discute
00:59:25et on parle
00:59:25et on échange
00:59:26sur tous ces points importants
00:59:28je crois que ça va
00:59:29petit à petit
00:59:30le temps fera son oeuvre
00:59:31et ça s'améliorera
00:59:32peu à peu
00:59:35Cullière
00:59:35monsieur le maire
00:59:40pardon
00:59:40est-ce que vous avez pris
00:59:41des mesures particulières
00:59:43pour effectivement
00:59:44encadrer vos administrés
00:59:46et tenter de répondre
00:59:47à ces angoisses
00:59:48que vous venez de citer
00:59:53ils savent qu'ils peuvent
00:59:54venir à la mairie
00:59:55n'importe quand
00:59:56et je vous dis
00:59:57cette rencontre
00:59:58ça vient quand même
00:59:58c'était des demandes
00:59:59depuis Casqueroy
01:00:00et je crois que ça a été
01:00:01très positif
01:00:02très positif
01:00:02je vous dis
01:00:03là on peut commencer
01:00:03les gens nous disent
01:00:05en fait
01:00:06ils expriment peut-être
01:00:07autrement
01:00:07mais ils nous disent
01:00:07je commence mon deuil
01:00:09et parce que bon
01:00:09cette affaire s'est passée
01:00:10chez nous
01:00:11on se sent
01:00:12comme je l'ai dit
01:00:12plusieurs fois sur les médias
01:00:13responsable en quelque sorte
01:00:14et là je crois
01:00:15petit à petit
01:00:15on va évacuer
01:00:16cette responsabilité
01:00:17penser toujours bien sûr
01:00:19à Liana
01:00:20à sa famille
01:00:21et donc aller de l'avant
01:00:23et petit à petit
01:00:23le temps fera son oeuvre
01:00:24et bon bien sûr
01:00:25on n'oubliera pas
01:00:26on a le silo à côté
01:00:28à un kilomètre
01:00:29du centre du village
01:00:30on n'oubliera pas
01:00:31chaque fois qu'on passe
01:00:31devant ce silo
01:00:32on a notre coeur
01:00:33qui se serre
01:00:34malgré tout
01:00:34on se dit
01:00:35bon Dieu
01:00:35c'est passé là
01:00:36ça s'est passé là
01:00:37c'est terrible
01:00:37mais petit à petit
01:00:38peu à peu
01:00:39je crois que le temps
01:00:40comme je disais tout à l'heure
01:00:41fera son oeuvre
01:00:42est-ce que vous allez
01:00:43à proximité de ce silo
01:00:45peut-être
01:00:46mettre en place
01:00:47peut-être une plaque
01:00:49commémorative
01:00:50pour que les gens
01:00:51puissent se recueillir
01:00:53là écoutez
01:00:55là je vais prendre contact
01:00:56avec les propriétaires
01:00:57qu'il s'agit
01:00:59d'une coopérative agricole
01:01:00Val de Gascogne
01:01:01c'est vrai que j'ai beaucoup
01:01:02en ce moment
01:01:03nous sommes inondés
01:01:04je dirais de demandes
01:01:06alors il y a deux
01:01:07deux côtés
01:01:08il y a ceux qui veulent
01:01:09démolir le silo
01:01:10et il y a ceux qui veulent
01:01:10en faire un mausolée
01:01:12donc je prends des contacts
01:01:13avec les dirigeants
01:01:14de la coopérative
01:01:15pour voir ce qu'eux
01:01:16pensent en faire
01:01:17parce que c'est privé
01:01:18de toute façon
01:01:19c'est privé
01:01:19donc c'est à eux
01:01:20de décider
01:01:21de choisir quelque chose
01:01:22voilà
01:01:23et peut-être voir aussi
01:01:24ce que veulent
01:01:24les parents de Liana
01:01:26on l'imagine peut-être
01:01:27par rapport à ce lieu
01:01:29voilà ça aussi
01:01:30ça aussi
01:01:31je n'ai pas eu de contact
01:01:34avec eux
01:01:35mais c'est sûr
01:01:36qu'ils seront les premiers
01:01:37concernés
01:01:38c'est évident
01:01:38déjà bon
01:01:39le silo est couvert de fleurs
01:01:40donc on voit que
01:01:42pour l'instant
01:01:43c'est un besoin
01:01:44un besoin
01:01:45de s'approcher
01:01:47de ce silo
01:01:47de rendre hommage
01:01:49à Liana
01:01:50et de montrer
01:01:51toute son indignation
01:01:52c'est sûr
01:01:53est-ce que
01:01:53en tant qu'élu local
01:01:54vous avez senti
01:01:55une forme d'impuissance
01:01:58face à ce drame
01:02:03ah oui
01:02:04oui
01:02:04on est impuissant
01:02:05face à ce drame
01:02:05on se dit
01:02:06bon
01:02:07comment c'est arrivé
01:02:08chez nous
01:02:08et puis maintenant
01:02:09on attend des réponses
01:02:10aux questions
01:02:10tout le monde
01:02:11vous savez très bien
01:02:12que tout le monde
01:02:12pose des questions
01:02:14je fais confiance
01:02:15aux inspecteurs
01:02:16qui sont venus
01:02:16dans le GR
01:02:17je fais confiance
01:02:18à nos élus
01:02:18je parle de nos grands élus
01:02:20et des députés
01:02:21et sénateurs
01:02:21qui vont s'emparer
01:02:22de ce problème
01:02:23faire en sorte
01:02:24que ça ne se déroule plus
01:02:26et trouver des solutions
01:02:27j'avais au téléphone
01:02:28ce matin
01:02:28encore notre député
01:02:30Cazeneuve
01:02:30qui est dans cette ligne là
01:02:32qui veut des réponses
01:02:33et je pense que
01:02:34les députés et sénateurs
01:02:35feront en sorte
01:02:36de trouver des solutions
01:02:37et je le souhaite
01:02:38pour la famille
01:02:39qui en a bien besoin
01:02:41hier lors des obsèques
01:02:42de l'IANA
01:02:43le maire de Florence
01:02:44a enlevé son écharpe
01:02:46tricolore
01:02:47un geste fort
01:02:48comment vous l'interprétez
01:02:49est-ce que c'est une manière
01:02:51de dire pardon
01:02:52au nom de la république
01:02:57peut-être
01:02:58je ne sais pas
01:02:58oui
01:02:58moi je le sens
01:02:59comme ça
01:02:59oui je sais vrai
01:03:00que je l'interprète
01:03:01un peu dans ce sens là
01:03:02oui
01:03:02mais j'avoue
01:03:03que je n'ai pas échangé
01:03:04avec lui
01:03:04je ne sais pas vraiment
01:03:05ce qu'il voulait signifier
01:03:07par cela
01:03:07mais je pense aussi
01:03:08oui
01:03:09j'ai une dernière question
01:03:10à vous poser
01:03:10si vous me le permettez
01:03:11j'aimerais avoir votre réaction
01:03:12et on l'évoquait tout à l'heure
01:03:14sur les propos
01:03:14du président de la république
01:03:16Emmanuel Macron
01:03:17le chef de l'état
01:03:17qui a déclaré
01:03:18je vous rappelle ses propos
01:03:19on ne répond pas
01:03:20à un drame par des cris
01:03:21la précipitation
01:03:23et la démagogie
01:03:24sont des réponses
01:03:25qui ne sont pas à la hauteur
01:03:26et qui ne sont pas
01:03:28respectueuses
01:03:28qu'avez-vous pensé
01:03:29des propos du chef de l'état
01:03:35moi je suis
01:03:36je suis quelqu'un
01:03:37je dirais
01:03:39de raisonner
01:03:40pas de passionner
01:03:41je suis un peu dans ce sens
01:03:42je crois qu'il ne le faut pas
01:03:44par rapport à tout
01:03:45tout drame
01:03:46qui arrive
01:03:46je crois qu'il faut
01:03:47prendre le temps
01:03:47de la réflexion
01:03:48pas démarrer au quart de tour
01:03:49relancer
01:03:50moi j'ai peur
01:03:51souvent aux chasses
01:03:53aux sorcières
01:03:53on sait ce que donnent
01:03:55souvent parfois
01:03:55les chasses aux sorcières
01:03:57c'est vrai qu'il faut
01:03:57faire quelque chose
01:03:58je crois que le président
01:03:59le veut aussi
01:04:00qu'on fasse quelque chose
01:04:01qu'on trouve des solutions
01:04:02et je crois qu'il est bon
01:04:03de prendre du temps
01:04:04c'est vrai que peut-être
01:04:05pour la famille
01:04:06c'est dur d'entendre
01:04:06dire on va prendre du temps
01:04:07mais je crois que pour
01:04:08trouver une bonne solution
01:04:10il faut prendre le temps
01:04:12et trouver des solutions
01:04:12adaptées
01:04:13qui répondent vraiment
01:04:14aux besoins
01:04:15pour que plus jamais
01:04:16ce drame ne se déroule
01:04:17effectivement
01:04:18j'imagine que dans votre commune
01:04:19il y a eu des cris
01:04:20de douleur
01:04:21de tristesse
01:04:22et il y a aussi
01:04:22beaucoup d'inquiétudes
01:04:24notamment j'imagine
01:04:25des parents
01:04:26qui s'inquiètent
01:04:27pour leurs enfants
01:04:32oui
01:04:33inquiétudes
01:04:33oui un petit peu
01:04:34c'est vrai que les gens
01:04:35peut-être changent d'habitude
01:04:37on surveille un peu plus
01:04:38ses enfants
01:04:38on les laisse moins courir
01:04:39dans la rue
01:04:40on est plus attentif
01:04:41bon après il faut éviter
01:04:42les psychoses
01:04:43je crois que
01:04:45nos personnes
01:04:46nos pucasquirois
01:04:46et pucasquiroises
01:04:47sont responsables
01:04:48ils savent ce qu'il faut faire
01:04:50pour
01:04:51mais c'est vrai
01:04:52qu'il y a peut-être
01:04:53un peu plus
01:04:53quand même d'inquiétudes
01:04:54et on a tout le monde
01:04:55à l'oeil
01:04:57sur
01:04:57les autres
01:04:58en faisant attention
01:05:00aussi à ce que je disais
01:05:00tout à l'heure
01:05:01d'éviter quand même
01:05:01la chasse aux sorcières
01:05:02et de
01:05:02de se méfier
01:05:04de tout le monde
01:05:05il faut quand même
01:05:05dans nos petits villages
01:05:07encore on se fait confiance
01:05:08on se connait
01:05:08et on s'entraide
01:05:10Monsieur Turchi
01:05:11une dernière question
01:05:12de Sabrina
01:05:13Birlin-Bouillet
01:05:14qui est notre journaliste
01:05:15du service Police Justice
01:05:16Bonjour Monsieur le Maire
01:05:18une question
01:05:19après un drame
01:05:20aussi terrible
01:05:21grave
01:05:22et médiatisé
01:05:23que celui
01:05:23de l'IANA
01:05:24est-ce que vous n'avez pas peur
01:05:25que votre commune
01:05:26soit pour toujours
01:05:27associée
01:05:28à ce drame
01:05:33Ah c'est une crainte
01:05:34c'est une crainte
01:05:34c'est vrai que
01:05:35nous aurions préféré
01:05:36avoir les médias
01:05:38pour un sujet
01:05:39tout autre
01:05:39bon là
01:05:40c'est arrivé chez nous
01:05:42nous assumons
01:05:43et nous ferons en sorte
01:05:45que petit à petit
01:05:46de faire avec la
01:05:47avec la famille peut-être
01:05:48avec les amis
01:05:50de l'IANA
01:05:50de faire en sorte
01:05:51que ça avance
01:05:52et surtout
01:05:54que l'on retrouve
01:05:55la vie habituelle
01:05:56bon déjà
01:05:57vous voyez là
01:05:57on est en train
01:05:58de préparer
01:05:58le comité des fêtes
01:06:00prépare
01:06:00la fête de la musique
01:06:01je crois que petit à petit
01:06:03on va retrouver
01:06:04nos habitudes
01:06:05et je ne dis pas
01:06:07qu'on oublie
01:06:07on n'oubliera jamais
01:06:08mais
01:06:09que la vie habituelle
01:06:11reprenne son cours
01:06:12son cours
01:06:13tranquille
01:06:13dans une commune
01:06:14tranquille
01:06:15du Gers
01:06:16rural
01:06:17donc voilà
01:06:17je crois que
01:06:18le temps
01:06:19le temps
01:06:19il n'y a que le temps
01:06:20mais nous ne l'oublierons
01:06:21jamais c'est sûr
01:06:22nous penserons toujours
01:06:23à l'IANA
01:06:24merci beaucoup en tout cas
01:06:25Louis Turchi
01:06:27maire de la commune
01:06:27de Puy-Casquier
01:06:28de nous avoir accordé
01:06:29cette interview
01:06:30et puis merci aussi
01:06:31aux équipes sur place
01:06:32notamment Régine Delfour
01:06:33qui nous a permis
01:06:34de réaliser
01:06:34cette interview
01:06:36effectivement
01:06:37voilà la commune
01:06:37de Puy-Casquier
01:06:38qui sera marquée à vie
01:06:40comme la commune
01:06:40de Florence
01:06:41d'ailleurs
01:06:41par ce drame
01:06:42on évoquait effectivement
01:06:43la manière de protéger
01:06:45aussi nos enfants
01:06:46et malheureusement
01:06:47d'autres affaires
01:06:48surviennent
01:06:49et notamment
01:06:49celle du côté
01:06:51de Charlie
01:06:52c'est une commune
01:06:52près de Lyon
01:06:53nouvelle affaire
01:06:54qui révèle effectivement
01:06:55l'ampleur des violences
01:06:56sexuelles
01:06:57dans le cadre
01:06:57du périscolaire
01:06:59trois plaintes
01:07:00pour des faits de viol
01:07:01ont été déposées
01:07:02viol et agression sexuelle
01:07:04déposées contre un animateur
01:07:05d'un centre périscolaire
01:07:07le père de l'une des victimes
01:07:08a accepté de témoigner
01:07:09au micro de CNews
01:07:10regardez ce sujet
01:07:11reportage d'Olivier Madigné
01:07:13les commentaires de François Tiskevitch
01:07:16l'affaire éclate en avril dernier
01:07:18lorsqu'une petite fille
01:07:20de 7 ans
01:07:20se confie à ses parents
01:07:21sur des abus sexuels
01:07:23qu'elle aurait subis
01:07:24avec sa meilleure amie
01:07:25de la part d'un animateur
01:07:27de ce centre de loisirs
01:07:28son frère fait du vélo
01:07:29elle est seule avec sa mère
01:07:31et là elle décide de dire
01:07:32qu'elle s'est enfermée
01:07:33avec sa meilleure amie
01:07:35elle dit
01:07:36maman
01:07:36je me suis déjà enfermée
01:07:38dans les toilettes
01:07:38avec
01:07:40ma meilleure amie
01:07:41et
01:07:42ce fameux encadrant
01:07:44et ça pue elle zizi maman
01:07:46c'est tout ce qu'elle a dit
01:07:48les parents
01:07:49des deux enfants
01:07:50portent plainte
01:07:51mais le mis en cause
01:07:52un fonctionnaire
01:07:53âgé d'une trentaine d'années
01:07:54n'y l'est fait
01:07:56entendu fin avril
01:07:57lors d'une garde à vue
01:07:58de 36 heures
01:07:58il a été remis en liberté
01:08:00on n'arrête pas
01:08:01de nous parler
01:08:01de présomption d'innocence
01:08:02c'est un mot
01:08:03qui est
01:08:04qui est inentendable
01:08:05pour des familles
01:08:06victimes de pédocriminalité
01:08:07c'est un terme
01:08:08qui doit sortir
01:08:09du vocabulaire juridique
01:08:11en tout cas
01:08:12pour ces affaires là
01:08:13il faut qu'il y ait
01:08:14un changement profond
01:08:14puisqu'aujourd'hui
01:08:16ce n'est pas
01:08:16des enfants
01:08:17de 3 ans et demi
01:08:18de 6 ans
01:08:19et de 7 ans
01:08:19de prouver
01:08:20la culpabilité
01:08:21de quelqu'un
01:08:22les simples paroles
01:08:23d'enfant
01:08:24devraient
01:08:25être une preuve
01:08:26une troisième plainte
01:08:28a été déposée
01:08:29ce lundi
01:08:29par les parents
01:08:30d'une petite fille
01:08:30âgée de 3 ans
01:08:31de nouveau entendu
01:08:33ce jeudi
01:08:33le suspect
01:08:34a été mis en examen
01:08:35pour viol et agression
01:08:36sexuelle
01:08:37sur trois mineurs
01:08:38et placé sous contrôle
01:08:39judiciaire
01:08:39le parquet de Lyon
01:08:41a ouvert une enquête
01:08:44et l'avocat
01:08:45des 3 victimes
01:08:46présumées
01:08:46s'est exprimé
01:08:47ce matin
01:08:47dans l'heure
01:08:48des pro
01:08:48week-end
01:08:49écoutez
01:08:49maître Jean
01:08:50Sagné
01:08:51qui détaille
01:08:52effectivement
01:08:52les sévices
01:08:53subis
01:08:54par ces jeunes filles
01:08:56il va se livrer
01:08:57à des actes
01:08:57de scatophilie
01:08:59il va demander
01:09:00à ses petites filles
01:09:01de 7 ans
01:09:02de déféquer devant lui
01:09:04il va leur demander
01:09:05si le caca de l'un
01:09:07a une odeur différente
01:09:08de celui de l'autre
01:09:09et puis
01:09:10dans les jeux
01:09:11il va également
01:09:12se mettre sous elles
01:09:13en leur demandant
01:09:14de se faire uriner dessus
01:09:17donc ces petites
01:09:18vont écrire des scènes
01:09:19qui sont absolument
01:09:22intolérables
01:09:22absolument
01:09:24inimaginables
01:09:25elles vont le décrire
01:09:26avec leur mot d'enfant
01:09:27et il va y avoir
01:09:28dans le procès verbal
01:09:29cette petite phrase
01:09:30il est toc toc
01:09:31celui-là
01:09:32il est toc toc
01:09:32celui-là
01:09:33voilà ce que disent
01:09:33les petites filles
01:09:35voilà une nouvelle histoire
01:09:36qui fait froid
01:09:37dans le dos
01:09:38des scènes d'horreur
01:09:39Sabrina
01:09:40où est cet homme
01:09:41désormais
01:09:41cet animateur
01:09:42de périscolaire
01:09:43qui est pour le moment
01:09:44bien sûr présumé innocent
01:09:45mais est-ce qu'il est
01:09:46en détention
01:09:48qu'est-ce qu'on sait
01:09:49effectivement
01:09:49concernant cette affaire
01:09:50alors il a été mis en examen
01:09:52pour des faits de viol
01:09:53d'agression sexuelle
01:09:54sur les trois mineurs
01:09:55ces trois petites filles
01:09:56âgées de 6, 7 et 3 ans
01:09:58pour la plus jeune
01:09:59d'entre elles
01:10:00il a été donc mis en examen
01:10:02et placé sous contrôle judiciaire
01:10:03donc non il n'est pas en prison
01:10:04il est libre
01:10:05d'ailleurs la presse régionale
01:10:06dit qu'il a préféré
01:10:07quitter la région
01:10:08le temps de l'enquête
01:10:09il nie les faits
01:10:11qui lui sont reprochés
01:10:11ce qui est intéressant
01:10:12dans cette affaire
01:10:13c'est que
01:10:14ces petites filles
01:10:15sont très courageuses
01:10:16et elles ont tout de suite
01:10:16le bon réflexe
01:10:17c'est-à-dire qu'elles vont
01:10:18toutes les deux
01:10:18en parler
01:10:19son amie
01:10:19toutes les deux
01:10:20ces deux petites filles
01:10:21elles vont en parler
01:10:23il va être entendu
01:10:25au mois d'avril
01:10:25il va être placé
01:10:26en garde à vue
01:10:27malgré tout
01:10:28il va le sortir libre
01:10:29cet individu
01:10:30et ces petites filles
01:10:31sont restées en alerte
01:10:32et elles ont observé
01:10:34et elles ont vu
01:10:34qu'ils procédaient
01:10:35de la même manière
01:10:36en emmenant des enfants
01:10:37en isolant un enfant
01:10:39dans les toilettes
01:10:40pendant un temps conséquent
01:10:41notamment avec une autre
01:10:42petite fille
01:10:42de 3 ans
01:10:43plus petite
01:10:44donc que ces deux jeunes filles
01:10:45deux jeunes fillettes
01:10:46de 6 à 7 ans
01:10:47qui avaient porté plainte
01:10:48et ça a permis
01:10:50de recueillir
01:10:51leurs témoignages
01:10:51puisque la presse
01:10:53la presse
01:10:53l'importance de la presse
01:10:54dans ces affaires
01:10:55la libération de la parole
01:10:56la presse locale
01:10:57a relayé
01:10:59le témoignage
01:10:59et la plainte
01:11:00de ces deux petites filles
01:11:01la maman
01:11:02de la petite fille
01:11:03de 3 ans
01:11:03a décidé de porter plainte
01:11:05et ça a pu être
01:11:06étayé
01:11:07corroboré
01:11:08par le témoignage
01:11:09d'une des deux petites filles
01:11:09qui a dit
01:11:10oui en effet
01:11:10j'ai vu cette petite fille
01:11:11de 3 ans
01:11:12aller dans les toilettes
01:11:13avec cet animateur
01:11:14donc vous voyez
01:11:15l'importance
01:11:16de relayer la parole
01:11:17et l'importance
01:11:17des médias
01:11:18dans cette affaire
01:11:19puisque selon en tout cas
01:11:21l'avocat des victimes
01:11:21c'est aussi beaucoup
01:11:22grâce aux médias locaux
01:11:23que l'affaire a pu prendre
01:11:25à nouveau un essor
01:11:26et qu'il y a aujourd'hui
01:11:27cette mise en examen
01:11:27mise en examen
01:11:28et placement
01:11:29sous contrôle judiciaire
01:11:31sous contrôle judiciaire
01:11:32c'est vrai que
01:11:34pardonnez-moi
01:11:34loin de moi
01:11:35l'idée de me substituer
01:11:35à la justice
01:11:36mais quand on écoute
01:11:37les témoignages
01:11:37de ces fillettes
01:11:38qui parlent de faits
01:11:39très crus
01:11:40de scènes horribles
01:11:41on a du mal
01:11:42à ne pas les croire
01:11:45et
01:11:45alors vous vouliez réagir
01:11:47allez-y Samer
01:11:47il est possible
01:11:48que ce témoignage
01:11:50soit
01:11:50en quelque sorte
01:11:53censuré
01:11:53par les petites filles
01:11:54c'est-à-dire
01:11:55elles parlent
01:11:55de ce qu'elles connaissent
01:11:56c'est-à-dire
01:11:57pipi, caca
01:11:57c'est l'univers
01:11:58des petits-enfants
01:11:59il n'est pas impossible
01:12:00qu'il y ait eu d'autres actes
01:12:02et il y en a d'autres
01:12:02je vous le confirme
01:12:03effectivement
01:12:03qu'elles ne peuvent pas
01:12:05comprendre
01:12:05et malheureusement
01:12:06elles risent être traumatisées
01:12:07non pas maintenant
01:12:09mais au moment
01:12:10où elles deviendront
01:12:11pubères
01:12:12adolescentes
01:12:13et adultes
01:12:13où elles prendront conscience
01:12:14simplement
01:12:15de ce qu'elles ont subi
01:12:16donc le traumatisme
01:12:17n'est pas simplement
01:12:18quelque chose d'immédiat
01:12:20c'est quelque chose
01:12:20qui peut se manifester
01:12:21à très long terme
01:12:22et le papa
01:12:23de l'une de ses victimes
01:12:24disait d'ailleurs
01:12:25effectivement que
01:12:26sa fille serait condamnée
01:12:27à vie
01:12:27d'une certaine manière
01:12:28puisque son premier petit copain
01:12:30ou sa première grossesse
01:12:32s'est fait
01:12:32reviendrait forcément
01:12:34dans sa mémoire
01:12:35Jacques Morel
01:12:36oui
01:12:36ça va poser un vrai problème
01:12:38si vous voulez
01:12:39d'interrogation
01:12:40sur
01:12:42dans ce périscolaire
01:12:44sur les personnes
01:12:45qu'il faut
01:12:46appliquer
01:12:47dans ces missions
01:12:48un de vos invités
01:12:49tout à l'heure
01:12:50donnait des statistiques
01:12:51comme quoi
01:12:5390%
01:12:54des affaires
01:12:55de violence
01:12:56sur des mineurs
01:12:58sont le fait
01:12:59d'hommes
01:13:00est-ce que ça
01:13:02j'en ai d'autres aussi
01:13:033% des auteurs
01:13:04de viols et d'agressions
01:13:04sexuelles sont condamnés
01:13:05seulement
01:13:06et 160 000 mineurs
01:13:07par an
01:13:07sont victimes
01:13:08de violences sexuelles
01:13:09chaque année
01:13:10ça fait froid dans le dos
01:13:11mais sur les faits initiaux
01:13:12est-ce que ça va pas
01:13:14amener une réflexion
01:13:15comme quoi
01:13:16il faut faire
01:13:17une féminisation
01:13:19de ces professions
01:13:20et que les femmes
01:13:22ont un contact
01:13:23complètement différent
01:13:24avec les enfants
01:13:24et on n'entend jamais
01:13:26des histoires
01:13:28aussi scabreuses
01:13:30imputées
01:13:31à des tracons
01:13:31mettre en place
01:13:32aussi l'attestation
01:13:33d'honorabilité
01:13:34on en parle de plus en plus
01:13:35effectivement
01:13:36documents fournis
01:13:37par l'Etat
01:13:37qui permet
01:13:38d'en savoir un peu plus
01:13:39sur les gens
01:13:40qui travaillent
01:13:40et qui encadrent
01:13:41nos enfants
01:13:41oui tout à fait
01:13:42ces attestations
01:13:43qui permettent
01:13:44de savoir
01:13:45s'il y a des affaires
01:13:46en cours
01:13:46et qui sont
01:13:47beaucoup plus complètes
01:13:48que le casier judiciaire
01:13:50et donc qui devraient
01:13:51être demandés
01:13:52de manière absolument
01:13:52systématique
01:13:53en fait
01:13:53plus généralement
01:13:54sur ces questions-là
01:13:56comme sur le terrorisme
01:13:57il faudrait que le principe
01:13:58de précaution s'applique
01:13:59je veux dire
01:14:00notre droit protège mieux
01:14:01les grenouilles
01:14:02de je sais pas
01:14:03quelle valet
01:14:04quand on veut faire
01:14:05un barrage
01:14:06pour faire une retenue d'eau
01:14:06que nos propres enfants
01:14:08c'est ultra choquant
01:14:10donc il y a effectivement
01:14:11un changement philosophique
01:14:12à faire de ce point de vue-là
01:14:13c'est clair
01:14:14voilà et le papa
01:14:15de l'une des victimes
01:14:15qui a voulu médiatiser
01:14:16l'affaire pour qu'on en parle
01:14:18aussi
01:14:19on parlait de quatrième pouvoir
01:14:20tout à l'heure
01:14:20mais effectivement
01:14:21malheureusement
01:14:21on en vient
01:14:22à ce que chaque affaire
01:14:23soit médiatisée
01:14:24pour qu'on puisse
01:14:24trouver les responsables
01:14:26et condamner aussi
01:14:27les responsables
01:14:28encore bien sûr
01:14:28je rappelle qu'il est présumé
01:14:29innocent
01:14:30pour le moment
01:14:31merci beaucoup
01:14:31en tout cas
01:14:32d'avoir été avec moi
01:14:33merci beaucoup
01:14:33de nous avoir suivis
01:14:34également chez vous
01:14:35tout de suite
01:14:36c'est Punchline
01:14:37avec Thierry Cabane
01:14:38passer une excellente journée
01:14:39sur notre antenne
01:14:40à bientôt
01:14:40à bientôt