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  • il y a 4 mois
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 20 juin, Jean-Claude Roche, directeur général de Recordati Rare Diseases, s'est penché sur les domaines d'expertise de l'entreprise, les particularités du marché des maladies rares par rapport à la pharmacie classique, les spécificités du marché français du médicament, ainsi que les futures innovations de la société, dans l'émission Paroles d'entreprises présentée par Vincent Touraine. Paroles d'entreprises est à voir ou écouter le samedi sur BFM Business. Cette émission a été réalisée par notre partenaire Médias France.

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Transcription
00:00BFM Business partenaire
00:04BFM Business présente
00:05Parole d'entreprise avec Vincent Touraine
00:08Les traitements pour les maladies rares, ce que l'on appelle
00:11les médicaments orphelins, c'est une branche bien spécifique
00:14de la pharmacie. Alors pour en savoir un peu plus, nous sommes avec notre invité
00:17Jean-Claude Roche. Bonjour. Bonjour Vincent. Vous êtes le directeur général
00:20de Recordati Rare Disease. Merci d'être avec nous dans Parole d'entreprise.
00:24Alors on l'a dit, votre laboratoire développe des médicaments
00:27orphelins. Quelles maladies rares adressez-vous ?
00:30Alors en effet, l'ADN de notre laboratoire, c'est
00:33exclusivement et uniquement les médicaments orphelins
00:36qui traitent ces maladies rares. On est spécialisé
00:39dans quatre domaines pris majoritairement.
00:42C'est les maladies enzymatiques pédiatriques,
00:44l'endocrinologie rare,
00:47l'onco-hématologie et l'oncologie
00:50pédiatrique. En quoi ce marché est-il
00:53différent de la pharmacie classique ? Alors
00:56déjà, il faut bien comprendre que quand on parle de
00:58maladies rares, on pense rareté. Chaque maladie est rare en nombre de
01:02patients touchés. Par contre, quand on regarde l'ensemble des 7000
01:06maladies rares, ça concerne plus de 3 millions de patients.
01:08Ah oui, d'accord. Voilà. Alors le premier point qui rend spécifique
01:12ce marché, c'est le diagnostic. Il se passe en moyenne 7 ans entre
01:16les premiers symptômes et la capacité à mettre un nom sur une maladie.
01:21Le deuxième point, c'est l'organisation de la prise en charge. Vu la rareté des
01:26maladies, il faut absolument avoir un réseau, un maillage de spécialistes qui
01:33permettent de prendre en charge cette maladie. On a pour ce point-là en France une vraie
01:37chance. C'est d'avoir une organisation extrêmement structurée. Et le troisième
01:41point, c'est le financement. Le financement parce que développer une molécule pour une
01:46maladie rare, ça coûte aussi cher que développer une molécule pour une maladie qui va toucher des
01:49centaines de milliers de patients. Mais il va falloir les financer.
01:53Pour en revenir à Recordati, votre site de production principale est en France. Quels
01:57en sont les avantages ? Il y en a deux. Le premier, c'est clairement la souveraineté
02:04sanitaire. On a vécu le Covid il y a six ans. Aujourd'hui, on vit la crise du détroit
02:10d'Hormuz. Clairement, produire depuis la France, depuis l'Europe en général, mais en particulier
02:15depuis la France, c'est garantir l'accès permanent de ces médicaments aux patients
02:20qui en ont besoin en Europe. Ça, c'est le premier élément différenciant. Le deuxième,
02:25il est clairement économique. En produisant 14 des 16 molécules depuis la France, on a une
02:31contribution majeure à la balance commerciale du pays. Puisqu'encore une fois, on exporte
02:37ces molécules dans le monde entier.
02:38Très bien. Quelles sont les spécificités du marché français du médicament ? Et comment
02:41est-ce que vous, vous gérez cela ? Alors, le marché français, il est très paradoxal.
02:46À la fois, et notamment dans le cadre de la maladie rare, on a cette chance d'avoir
02:51une organisation depuis les plans maladie rare des années 2000, une organisation extrêmement
02:57structurée, centre de référence, centre de compétences. Donc, les patients sont très
03:01bien pris en charge. À l'inverse, on a un problème de reconnaissance. Un problème
03:06de reconnaissance et de financement. On sait que structurellement, la sécurité sociale
03:11a des difficultés de financement. Et aujourd'hui, tout l'enjeu, c'est de faire reconnaître
03:16la valeur en termes de qualité de vie, en termes d'espérance de vie de nos molécules
03:22qui vont toucher peu de patients, mais qui vont vraiment transformer leur vie pour
03:26que financièrement, on ait cette reconnaissance au niveau attendu. Et c'est tout l'enjeu
03:30des négociations au cours.
03:31Chez Recordati, Rare Disease, vous innovez en permanence. Sur quoi travaillez-vous pour
03:35la suite ?
03:36Alors, en effet, on a la chance d'être reconnus par des partenaires, à la fois
03:39start-up, biotech, chercheurs fondamentaux, qui nous confient leurs molécules. Les deux
03:45prochaines grandes étapes, c'est une molécule en ocohématologie, pour laquelle on espère
03:50une mise sur le marché dès l'année prochaine. Et à l'horizon 2030, une innovation majeure
03:56dans une maladie pédiatrique enzymatique, avec beaucoup d'espoir pour des patients qui,
03:59aujourd'hui, ne sont pas traités pour cette pathologie.
04:02On va suivre ça de très près. Merci beaucoup, Jean-Claude Roche, d'avoir été avec nous
04:05dans Parole d'entreprise. Vous êtes le directeur général de Recordati, Rare Disease. Au revoir.

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