00:00Chez lui, la politique est une histoire de famille qui prend ses racines au Chili.
00:04Mon invité s'est d'abord fait connaître comme parent d'élèves,
00:06avant d'être élu député sous les couleurs de la France insoumise.
00:23Bonjour Rodrigo Arenas.
00:24Bonjour.
00:25Beaucoup de vos interventions à l'Assemblée sont consacrées à la défense de l'école publique.
00:28On va en revoir une qui date de janvier 2024.
00:32A l'époque, c'est Amélie Oudea-Castera qui était la ministre de l'Éducation nationale.
00:35Elle était critiquée, attaquée, parce qu'elle avait expliqué qu'elle avait inscrit ses enfants dans le privé,
00:41parce qu'il y avait trop de profs absents qui n'étaient pas remplacés dans le public.
00:44On va revoir un extrait de votre question en image.
00:49Madame la Présidente, bonjour, chers collègues.
00:51Ma question s'adresse à Madame la ministre de l'Enseignement privé.
00:58J'ai bataillé durant des années pour que l'école publique et laïque donne à nos enfants,
01:04à tous nos enfants, le meilleur de ce que la République peut leur offrir.
01:08Mes combats, je les ai menés aux côtés des milliers d'autres parents que vous avez méprisés, insultés en quelques
01:14déclarations.
01:15Donc ma question, Madame la ministre de l'Enseignement privé, est simple.
01:19Quand allez-vous clore ce chapitre ? Quand démissionnerez-vous ?
01:22– Alors la ministre a finalement démissionné quelques jours plus tard.
01:25On sent vraiment un attachement viscéral chez vous à l'école publique.
01:29Vous êtes fils de réfugié politique chilien, vous êtes arrivé en France à l'âge de 4 ans.
01:34– Oui.
01:34– Et donc c'est l'école de la République aussi qui vous a un peu…
01:37– C'est l'école de la République, c'est une école qui ne fait pas le tri entre les
01:40élèves,
01:41c'est l'école qui accueille tout le monde.
01:42Vous savez, moi j'ai été vérier de la crèche à un an.
01:44– Parce que mes parents étaient de gauche, exactement.
01:46C'est-à-dire que quand la dictature arrive, mes parents étant de gauche,
01:50étant des militants, mon père en particulier impliqué,
01:52eh bien on me vire pour ces raisons-là.
01:56Donc quand vous avez une République, un État qui protège les enfants
01:59en leur offrant finalement une instruction, l'éducation nécessaire,
02:03quand les parents peuvent faillir parfois,
02:05ou quand on leur apprend par exemple qu'être raciste c'est une valeur à promouvoir dans la famille,
02:10eh bien il n'y a qu'à l'école qu'on apprend que cela est illégal et que ça
02:13ne doit pas se faire,
02:13et que vivre ensemble, ce n'est pas de cette façon-là qu'on va réussir.
02:17Donc oui, comme beaucoup, je dois tout à l'école,
02:18et donc je la protège du mieux que je peux.
02:20– Vous le disiez, vos parents ont dû fuir le Chili parce qu'ils étaient engagés à gauche
02:24et que du coup il y avait cette dictature mise en place par Pinochet
02:28qui a persécuté toutes les personnes engagées à gauche.
02:31Arrivé en France, ils ont dû repartir de zéro ?
02:34– Alors on repart de zéro, oui.
02:36D'abord parce que les diplômes de mes parents n'étaient pas reconnus,
02:39donc ils ont eu…
02:40– Mon père est sociologue, c'est ça ?
02:41– Mon père était sociologue, ma mère était, on va dire, directrice de cash
02:44pour donner un peu les équivalences, même si ça s'appelle autrement,
02:48et ils ont dû reprendre leurs études à zéro,
02:50donc ils ont été à l'Institut des autres études d'Amérique latine en face de Sciences Po
02:55et ils ont étudié à tour de rôle.
02:56C'est-à-dire que mon père a commencé une année,
02:58pendant que ma mère travaillait,
03:00l'année d'après c'était ma mère qui travaillait et mon père travaillait.
03:02Un parcours d'immigré assez classique en fait,
03:04avec par exemple, avec en plus cette douleur et cette souffrance
03:09d'être arraché à son pays, pas parce qu'on le souhaite,
03:11parce que c'est une question de vie ou de mort.
03:13– L'engagement politique, il a coûté cher à vos parents, à votre famille,
03:17pourtant ça ne vous a pas vacciné, vous, contre la politique ?
03:21– Non, au contraire, moi j'ai une tante,
03:24j'en parle très peu parce que c'est la famille,
03:26elle a été torturée, ma tante, la soeur cadette de mon frère,
03:29de mon père, pardon,
03:31on a des déclassements aussi qui ont lieu,
03:33c'est-à-dire que quand vous avez un stint social,
03:36la dictature vous effondre,
03:37c'est ça que ça veut dire aussi l'extrême droite
03:39quand elle vient au pouvoir, en tout cas au Chili,
03:41et donc, non, ça ne me vaccine pas,
03:44ça me fait au contraire reprendre, entre guillemets, le flambeau,
03:48parce qu'on est éduqué dans ce milieu-là,
03:50la communauté chilienne se réunissait tous les dimanches,
03:54les parents apprenaient les nouvelles, parfois tristes, du pays,
03:59nous, les enfants, on apprenait la langue,
04:01parce que je suis bilingue pour cette raison-là,
04:04je parle aussi bien le français que l'espagnol,
04:06l'espagnol avec un accent français quand même,
04:08et donc, tout ça fait que c'est un chemin assez naturel, en fait.
04:11Donc, ce chemin, dès le lycée, je crois,
04:13vous vous êtes engagé au Parti communiste.
04:14Jeunesse communiste.
04:15Jeunesse communiste.
04:16Puis après, vous avez un peu laissé tomber,
04:18et vous êtes revenu à la politique plus tard,
04:21avec Europe Ecologie, vers 2010, je crois.
04:25Pourquoi vous êtes tourné vers ce parti-là ?
04:28D'abord, j'ai quitté le Parti communiste
04:31parce que c'était l'avènement de l'alter-mondialisme,
04:33vous savez, tout Porto Alegre,
04:34tout ce qui se passait en Amérique latine,
04:35le sous-commandant Marcos aussi,
04:38qui expliquait dans ses livres et dans ses interventions
04:41un autre chemin que celui du XXe siècle, en fait,
04:44et qu'on voit advenir aujourd'hui de façon beaucoup plus importante.
04:47Et donc, je vais à Europe Ecologie Les Verts,
04:50d'abord parce que je rencontre le maire de Sevran,
04:51qui s'appelle Stéphane Gatignon,
04:53et on trouvait qu'à l'époque,
04:55quelque chose qui allait d'Annie Cohn-Bendit
04:58jusqu'à José Bové en passant par Eva Joly,
05:00ça racontait quelque chose d'important
05:02de rassembler, entre guillemets, des contraires.
05:04Et je pense que la politique, c'est aussi ça.
05:06C'est rassembler des contraires, c'est aussi le dialogue,
05:08c'est l'école.
05:09C'est l'école où nos camarades de classe,
05:11on ne sait pas où ils vont aller à la fin,
05:12mais en tout cas, on apprend à vivre ensemble
05:14et c'est aussi ce qu'on a après dans le milieu professionnel.
05:16On travaille avec des gens dont les opinions sont différentes,
05:18on essaie de construire quelque chose ensemble.
05:19Et je trouvais que c'était cette promesse-là.
05:21– Après Europe Écologie, vous avez fait une pause politique.
05:24– Oui.
05:24– Et alors vous êtes consacré un autre engagement.
05:26– Parce que la promesse n'a pas été rendue.
05:27– Parce que la promesse n'a pas été à la hauteur de vos espoirs.
05:29– De mon point de vue en tout cas.
05:30– Et vous êtes consacré un autre engagement,
05:32la FCPE, la Fédération des parents d'élèves de l'école publique,
05:35jusqu'à en prendre la présidence de 2018 à 2021.
05:38Comment est-ce que vous vous êtes retrouvé engagé dans cette aventure ?
05:41– D'abord parce que je suis papa, j'ai quatre enfants.
05:44Et donc, vous l'avez dit,
05:46je pense que l'école, c'est quelque chose de très central.
05:50en France.
05:52Et quand on a des enfants, on veut le meilleur.
05:53Simplement, la FCPE m'offre une vision de l'école aussi.
05:57Un projet éducatif, une vision de ce que doit être la République française,
06:02son école, sa laïcité.
06:03Et ça a été un vrai sujet pendant ma présidence.
06:06Et donc, à ce titre-là, j'y étais parce que je pense que
06:10quand on s'occupe de tous les enfants, on s'occupe aussi des siens.
06:14Et c'est ce qu'apporte cette fédération.
06:16C'est-à-dire de rompre avec cet individualisme
06:18et le fait de s'occuper d'abord de ses enfants
06:20et après on voit les autres.
06:21Moi, je pense que la dynamique est contraire.
06:22Et du coup, je fais à la FCPE ce que je prenais aussi politiquement.
06:26Sauf que la politique ne me l'apportait plus.
06:28Alors, votre présidence de la FCPE, elle a été marquée par quelques polémiques.
06:32Il y a d'abord eu une affiche pour défendre les mamans
06:35qui portent le foulard pendant les sorties scolaires.
06:38Jean-Michel Blanquer, qui était le ministre de l'époque,
06:40vous a reproché de flatter les logiques communautaristes.
06:44Vous comprenez sa réaction ?
06:46On comprend d'autant plus qu'il a ouvert le champ
06:49à tout ce que nous y voulons aujourd'hui.
06:50Est-ce que c'est être communautariste que de dire
06:53que les mamans qui portent un foulard en France
06:55ont le droit de faire des sorties scolaires,
06:57c'est-à-dire appliquer la loi ?
06:58Je suis dans mon droit et dans mon devoir
07:00en tant que président national de le faire.
07:02L'autre polémique durant votre présidence de la FCPE,
07:05elle est liée à l'assassinat de Samuel Paty.
07:07Parce que la FCPE a été alertée quelques jours avant
07:11par des parents de cette vidéo haineuse
07:14dans laquelle un parent d'élève s'en prenait à Samuel Paty.
07:17On a reproché à la FCPE, a posteriori,
07:20d'avoir mal géré cette affaire.
07:22Qu'est-ce que vous avez fait exactement
07:24quand la FCPE a reçu cette vidéo ?
07:26D'abord, moi j'ai été alerté par les parents d'élèves du collège.
07:31C'est vous personnellement ?
07:32J'ai été alerté, je suis président national,
07:34on m'a l'air de cette situation.
07:36Je commence à recevoir des messages de partout
07:38de cette vidéo et pas seulement de Confluence Saint-Honorine.
07:41Et il s'avère que je connaissais une élue,
07:43donc j'ai prévu le maire.
07:44J'ai prévu le maire de Confluence Saint-Honorine
07:46en tant que président national pour lui dire
07:47que ce qui se passait là dépassait
07:48en fait les signaux faibles qu'on pouvait avoir
07:51sur ce qu'aujourd'hui on appelle l'islamisme radical
07:54et son antrisme dans l'école pour certains parents.
07:57C'est une réalité, mais on la combat
08:00de la façon dont on peut.
08:02Et donc moi j'appelle les services de l'État à travers le maire.
08:05Vous ne tournez pas vers le ministère de l'Éducation nationale ?
08:08Le ministère de l'Éducation nationale était au courant déjà,
08:10et ma connaissance, et on prévient aussi les renseignements généraux,
08:14on prévient la police, parce que c'est une affaire de police,
08:16ce n'est pas une affaire éducative dont nous sommes là.
08:18Et donc il a été reproché notamment aux parents,
08:22notamment la présidente de cette section,
08:24d'avoir conseillé au père de porter plainte contre Samuel Paty,
08:27ce n'est pas le cas.
08:28En fait ce qui se passe c'est que nous,
08:29les parents d'élèves qui sont tous bénévoles,
08:32on essaye d'accompagner les parents,
08:33et d'ailleurs cette maman d'élève a expliqué
08:36que ce n'était pas de notre ressort de l'accompagner
08:40dans quelque chose que nous ne partageons pas.
08:42La présidente de la FCPA de Confluence-Saint-Honorin à cette époque
08:44n'était pas d'accord avec ce que disait ce papa,
08:46et donc comme lui, il était en mode on continue,
08:50et il ne voulait pas en démordre,
08:51on lui a dit, écoutez dans ce cas-là,
08:52ce n'est pas avec nous qu'il faut voir,
08:53c'est avec les services de l'État,
08:55en l'occurrence à les porter plainte.
08:56Mais à aucun moment, contrairement à ce qui s'est dit,
08:58et j'en veux beaucoup à ces manipulateurs de l'information,
09:00parce que les parents sont bénévoles,
09:02et ils sont formés justement pour essayer de faire au mieux,
09:04nous avons conseillé au papa de porter plainte
09:06contre Samuel Paty avec notre onction.
09:09Ça a été loin d'être le cas,
09:10et d'ailleurs c'est quelque chose qui est compliqué,
09:13parce qu'on s'appelle souvent avec cette maman,
09:16parce qu'on se dit tout le temps,
09:18qu'est-ce qu'on n'a pas fait,
09:20ou qu'est-ce qu'on a mal fait,
09:21qui a conduit à l'horreur,
09:23qu'évidemment on ne peut pas nous reprocher,
09:25ceux qui ne nous reprochent pas sont vraiment indécents,
09:26et on a fait ce qu'on a pu
09:28dans la mesure d'une organisation de parents bénévoles.
09:31Alors vous avez quitté la présence de la FCPA en 2021,
09:34et quelques mois après vous avez apporté votre soutien à Jean-Luc Mélenchon,
09:36puis vous avez été élu dans la foulée député de la France Insoumise.
09:40Pourquoi ce retour à la politique,
09:42et puis pourquoi LFI ?
09:44Alors en fait d'abord LFI parce que ceux qui m'ont proposé,
09:46et après j'étais assez ok avec le Parlement de l'Union Populaire,
09:50c'était ça à la base, c'est-à-dire c'était un Parlement...
09:51Dans cette idée de rassembler...
09:53Toujours des gens, d'ailleurs j'ai rencontré des gens du monde associatif
09:55que je côtoyais,
09:56qui venaient participer à un programme dans un premier temps,
09:58dans un deuxième temps on propose d'avoir une circonscription,
10:03de candidater, et j'ai accepté.
10:05J'ai accepté d'aller dans celle où je suis maintenant le député,
10:08d'abord parce que c'était la circonscription d'une députée
10:10qui s'appelle Anne-Christine Lang,
10:12et qui était pour moi la porte-parole de Jean-Michel Blanquer
10:14à l'Assemblée nationale.
10:15Donc c'était aussi une façon de continuer
10:17les combats qu'on avait menés avec les parents d'élèves.
10:19Vous avez accepté cette circonscription
10:21parce que vous-même vous êtes plutôt de la banlieue parisienne
10:23et là vous êtes maintenant élu de Paris.
10:25Je suis élu de Paris, absolument.
10:27À l'Assemblée, au lendemain des attentats du 7 octobre 2023,
10:31vous vous êtes démarqué du reste de la France Insoumise
10:33en envoyant une lettre à vos camarades de groupe,
10:37élus députés LFI,
10:40pour prendre un peu vos distances
10:41avec la position officielle de la France Insoumise.
10:44Qu'est-ce qui vous a dérangé en fait dans la réaction de LFI
10:46après les attentats du 7 octobre ?
10:47Je ne prends pas mes distances en fait,
10:49c'est simplement, vous savez...
10:51On sent que vous leur reprochez quelque chose quand même.
10:54Non, je ne reproche pas.
10:56La question était de savoir
10:57est-ce que le Hamas est un moment de résistance
11:01par rapport aux exactions d'Israël
11:03qui sont une réalité.
11:04Aujourd'hui, tout le monde le reconnaît.
11:05D'ailleurs, beaucoup des positions de la France Insoumise de l'époque
11:08qui ont été décriées,
11:09aujourd'hui, deviennent valides
11:11au regard de l'histoire et de la façon dont Israël gère
11:13cette situation-là.
11:13C'est la façon de qualifier le Hamas qui vous a gêné.
11:15C'est que oui, je considère qu'un mouvement,
11:17quand il planifie, qu'il organise et qu'il pense
11:19une action militaire avec des morts
11:21sur des civils qui sont sans défense,
11:24je ne considère pas que c'est une action
11:25de libération nationale.
11:27Et donc, je l'écris,
11:27mais c'est un débat qui existe au sein de la gauche
11:31révolutionnaire, entre guillemets,
11:32mais depuis très longtemps,
11:33mais il n'existe pas seulement à gauche,
11:34il existe aussi ailleurs.
11:35Vous auriez souhaité que LFI dise clairement
11:36que le Hamas était une organisation
11:38et est une organisation terroriste ?
11:40Alors, d'abord, beaucoup le disent
11:41et c'est ma position.
11:44On va conclure l'émission sur un ton plus léger
11:45avec le quiz de la politique et moi.
11:47Donc, je vais vous proposer des phrases,
11:48mais pas complètes,
11:50et c'est vous qui allez devoir les compléter.
11:52Si on enseignait la philosophie
11:54dès la maternelle ?
11:55C'est essentiel,
11:56avec une pédagogie adaptée,
11:59parce que la philosophie...
12:00C'est faisable, vraiment ?
12:00C'est absolument faisable,
12:02c'est fait dans beaucoup de pays,
12:02c'est une arme de combat,
12:04la philosophie.
12:05Avoir son potager et quelques poules ?
12:07Oui.
12:08Avoir un potager,
12:09c'est aussi mettre en lien
12:10ce qu'on apprend à l'école
12:11pour mes enfants,
12:12avec une réalité qui est de faire pousser
12:14ou de voir pousser des légumes,
12:16des fruits,
12:16et d'avoir des animaux aussi,
12:19parce qu'on apprend beaucoup aussi
12:20sur un de mes combats
12:22qui est de m'opposer
12:22à la souffrance animale.
12:23Enfin, les jolies colonies de vacances,
12:25oui.
12:26C'est-elles ont compté dans votre vie ?
12:27J'en ai fait beaucoup
12:28parce que je suis ce qu'on appelle
12:29un enfant du communisme municipal,
12:31j'ai grandi à Champigny-sur-Marne,
12:33et j'ai appris la France
12:34avec les colonies de vacances.
12:36Merci beaucoup,
12:36Rodrigo Arenas,
12:37d'être venu dans la politique de moi.
12:38Merci à vous.
12:51Sous-titrage Société Radio-Canada
12:53Sous-titrage Société Radio-Canada
12:57Sous-titrage Société Radio-Canada
12:59Sous-titrage Société Radio-Canada
13:00Sous-titrage Société Radio-Canada
13:01Merci à vous.