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  • il y a 6 semaines
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:01Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver pour une nouvelle édition de 60 minutes sur le front des incendies ce
00:00:06soir encore.
00:00:07Les reprises de feu se multiplient depuis ce matin en forêt de Fontainebleau.
00:00:10Toutes nos équipes bien sûr sont sur le terrain.
00:00:12On va y aller dans quelques instants.
00:00:14On verra aussi qui sont les incendiaires présumés et qu'y a-t-il dans la tête des pyromanes.
00:00:19On fera le point aussi sur les orages et notamment les orages de grêle qui touchent en ce moment même
00:00:22une partie du pays.
00:00:24Image toujours impressionnante et ce n'est pas fini.
00:00:26Soyez prudents si vous faites partie des 15 départements concernés.
00:00:30Et puis à 19h20 c'est Bruno Retailleau qui est l'invité de 60 minutes, patron des Républicains, ancien ministre
00:00:35de l'Intérieur, candidat à l'Elysée.
00:00:38Comment compte-t-il gagner le match à 3 avec Edouard Philippe et Gabriel Attal ?
00:00:42D'abord donc cet incendie de Fontainebleau qui continue d'inquiéter ce soir encore.
00:00:47Théo Bacillana vous êtes sur place toute la journée.
00:00:49Les pompiers ont dû lutter contre les reprises d'incendies sur cette zone absolument immense
00:00:56puisqu'elle fait 2000 hectares au total, la zone qui a été traversée par les flammes.
00:01:02Exactement une zone immense et surtout, regardez, on va vous montrer cette image, une zone très escarpée.
00:01:08Vous le voyez cette topographie qui complique énormément le travail des sapeurs-pompiers.
00:01:12Pour en parler je vais être avec le lieutenant-colonel qui nous accorde un petit peu de son temps malgré
00:01:16la fatigue et les différentes opérations.
00:01:18Expliquez-nous un petit peu très concrètement ce que sont en train de faire vos hommes ici sur ce secteur.
00:01:23Alors actuellement ils sont en train de traiter ce qu'on appelle les contours du feu, la lisière,
00:01:29parce que de par la nature du sol qui est composée à certains endroits de tourbes,
00:01:34rend notre travail difficile parce que demande beaucoup d'eau.
00:01:38C'est pour ça qu'on utilise aussi sur certains endroits du mouillant qui a une meilleure efficacité par rapport
00:01:44à l'extinction.
00:01:45Mais le plus difficile c'est d'aller gratter autour et de s'assurer que le feu ne puisse pas
00:01:51encore progresser.
00:01:53Oui parce qu'on le voit bien quand vos hommes travaillent, c'est pas vraiment de l'eau, c'est
00:01:57un petit peu une couleur blanchate,
00:01:58voilà comme on peut le voir sur ces images de sosie,
00:02:00parce que le risque c'est qu'il y a encore des feux sous le sol à plusieurs dizaines de
00:02:06centimètres en profondeur et que ça se propage, c'est bien ça ?
00:02:08Oui c'est exactement ça. En fait, encore une fois, de par la nature du sol, le feu, même s
00:02:14'il est passé en surface,
00:02:15avec la composition de la forêt ici à Fontainebleau, composée d'un humus qui lui laisse se diffuser la chaleur
00:02:23dans le sol
00:02:24et du coup elle va se propager en dessous et peut réapparaître plus loin.
00:02:29Et c'est là la difficulté du travail, c'est qu'il faut arriver à l'identifier.
00:02:33C'est pour ça qu'on gratte autour, qu'on utilise beaucoup d'eau pour tenter de le contenir dans
00:02:39la zone et de l'éteindre définitivement.
00:02:42Lieutenant-colonel, j'aimerais aussi pouvoir parler des hommes et des femmes qui travaillent ici, ça fait maintenant depuis plusieurs
00:02:48jours,
00:02:48avec des heures très difficiles, une zone extrêmement escarpée, des tuyaux qui pèsent parfois plusieurs dizaines de kilos.
00:02:56Dans quel état d'esprit ils sont aujourd'hui ? Est-ce qu'il y a beaucoup de fatigue ?
00:02:59Je sais que vous avez de la motivation, mais est-ce qu'il y a quand même beaucoup de fatigue
00:03:01?
00:03:02Alors la fatigue, c'est normal qu'elle s'installe, mais après on arrive à la gérer en effectuant des
00:03:07rotations de personnel.
00:03:09Par exemple, sur mon secteur et la colonne que je commande, on a instauré un travail par demi-colonne,
00:03:15ce qui permet d'avoir du personnel au repos, du personnel qui travaille et si vraiment il y a nécessité,
00:03:21on rapatrie l'ensemble
00:03:22parce que l'urgence fait quand même partie de notre quotidien.
00:03:27Mais en général, l'état d'esprit est super bon, les personnels sont super motivés.
00:03:33Surtout que vous me l'avez dit, c'est un dernier mot, mais vous venez tous du même coin là
00:03:36ici dans ce secteur,
00:03:37vous êtes venu un petit peu en équipe de la région Est, c'est ça ?
00:03:40Voilà, c'est un détachement de la zone Est avec plusieurs départements qui composent notre détachement.
00:03:48Moselle, Meurthe et Moselle, Vosges, Meuse, Jura, j'oublie la Côte d'Or, j'espère que je n'en oublie
00:03:55pas.
00:03:56Le Barin, le Barin, attention. Et voilà, en gros, c'est la composition de notre groupe.
00:04:01Merci beaucoup, lieutenant-colonel, de vous avoir accordé votre temps.
00:04:03Vous l'avez vu sur ces images de Soisic, des hommes qui continuent de travailler
00:04:07puisque même si en surface, on pourrait croire qu'il n'y a rien en sous-sol à plusieurs dizaines
00:04:12de centimètres
00:04:13à cause de la tourbe, eh bien, ça peut continuer à se consumer.
00:04:17Merci beaucoup, Théo.
00:04:18Bacillana, ça fait du bien de les voir sourire un peu ces pompiers qui luttent contre les flammes
00:04:22depuis trois jours et trois nuits.
00:04:24Maintenant, bonsoir, commandant Steptic Adimala.
00:04:26On a compris ce qui se passe dans cette forêt de Fontainebleau.
00:04:29Le feu ne progresse plus à l'extérieur de son périmètre, mais un peu partout,
00:04:34à l'intérieur de cet endroit que les flammes ont ravagé, un peu partout,
00:04:39le feu peut se rallumer quasiment à chaque instant.
00:04:41En effet, c'est finalement la déclinaison naturelle d'une marche générale des opérations sur un feu de forêt.
00:04:45Donc, c'est en fait la suite logique de ce qui s'est passé.
00:04:47On a réussi à fixer l'incendie, ce qui veut dire que maintenant, la propagation a été coupée.
00:04:51On va désormais se concentrer sur la zone incendiée
00:04:54pour pouvoir maintenant travailler sur les points chauds qui sont en dessous de la première zone de végétation,
00:04:58qui est une végétation qui a été brûlée.
00:04:59Et pour lequel, sous cette zone-là, nous avons des points chauds qui dégagent une énergie,
00:05:04un pouvoir qu'on appelle calorifique, et qui va finalement chauffer à sa proximité immédiate
00:05:09des éléments qui sont des végétaux potentiellement non brûlés
00:05:12qui pourraient justement provoquer une reprise d'incendie,
00:05:14permettant du coup de relancer l'incendie et repartir sur un scénario qu'on a connu dans les jours précédents.
00:05:20Ce sont des braises qui sont à combien sous la surface du sol ?
00:05:23En fait, c'est extrêmement évolutif par rapport à la situation
00:05:27et par rapport à la température ambiante.
00:05:28Mais bien évidemment, on dépasse les plus de 200 degrés.
00:05:30Ce sont des zones où forcément, dans ces points chauds-là,
00:05:33on peut avoir, en fonction du confinement, en fonction de l'apport d'air qui peut s'y retrouver,
00:05:37des points chauds qui peuvent être particulièrement virulents.
00:05:40Et tout l'enjeu, et c'est le parfait exemple que signifie le colonel,
00:05:43c'est qu'en utilisant du mouillant, on baisse la tension superficielle de l'eau,
00:05:47on augmente sa pénétration, puisque l'enjeu, ce n'est pas de mouiller à la surface,
00:05:50mais c'est bien de rentrer en pénétration à l'intérieur de cette végétation-là
00:05:53pour aller taper les points chauds résiduels vraiment au fond.
00:05:57Bonsoir Ludovic Pagano, ravi de vous retrouver.
00:05:59Ça va durer combien de temps, ce travail de fourmis dans cette forêt de Fontainebleau ?
00:06:04C'est une question de semaines, de mois ?
00:06:05Alors, j'ai hier un ancien directeur de SDIS qui m'appelait
00:06:09pour me partager une expérience qu'il a eue dans cette forêt de Fontainebleau
00:06:12à la fin des années 70, donc c'est plutôt jeune.
00:06:15Il me disait que sur ce feu, ils l'ont passé éteint au bout de deux mois.
00:06:19Donc ces feux de tourbe sont particulièrement complexes à gérer.
00:06:23Et si on se réfère maintenant au feu de l'Andiras,
00:06:26souvenez-vous, c'était 2022, ce feu a démarré en juillet,
00:06:30le feu a été passé éteint, sans l'être vraiment,
00:06:33mais éteint par le commandant des opérations de secours en septembre 2022.
00:06:37Mais en réalité, ils ont continué à travailler sur ce feu
00:06:41de façon très régulière jusqu'en mars 2025.
00:06:45C'est-à-dire qu'ils sont restés plus de deux ans et demi à devoir surveiller ces feux de
00:06:50tourbe.
00:06:50Donc c'est quelque chose de considérable, je le disais tout à l'heure,
00:06:52ce n'est pas forcément très, comment dire, dans la façon de le dire,
00:06:56mais je vais vous dire, sur des feux, c'est chiant.
00:06:58Ils sont chiants.
00:06:58Au moins, c'est clair.
00:06:59Voilà.
00:07:00Ça veut dire qu'en ce moment, il y a 900 pompiers qui sont sur place.
00:07:03On a un tout petit peu réduit le nombre de Canadair.
00:07:06Je crois qu'il y en avait quatre hier, il n'y en a plus que trois aujourd'hui.
00:07:08Mais il va falloir laisser des dizaines de pompiers en permanence là pendant très longtemps.
00:07:11Exactement, c'est l'enjeu de la situation actuellement maintenant.
00:07:14C'est calibrer notre ressource à la fois humaine et matérielle par rapport aux risques identifiés.
00:07:18Ce qu'il faut savoir aussi, c'est que maintenant, on a des temps forts et des temps faibles.
00:07:20Tous les sapeurs-pompiers qui seront présents ne vont pas tous travailler en même temps sur l'opération.
00:07:24On aura des pompiers qui vont travailler et d'autres qui vont se reposer.
00:07:27Et c'est important, c'est vital.
00:07:28Conduire une opération, c'est aussi demander à des personnes de se reposer.
00:07:31Parce qu'un pompier fatigué, c'est un pompier qui est en danger et qui peut être accidenté.
00:07:34On est avec le maire de Fontainebleau, Julien Gondard.
00:07:37Bonsoir, monsieur le maire.
00:07:38On était avec vous en début de semaine au moment où l'incendie était sans doute à son pic.
00:07:42Est-ce que vous êtes ce soir un petit peu moins inquiet ?
00:07:45Ou est-ce que vous craignez qu'une de ces reprises d'incendie, finalement, gagne encore plus de terrain ?
00:07:51Bonsoir, merci à nouveau pour l'invitation.
00:07:54Écoutez, moi je m'en réfère à ce que disent les experts.
00:07:59Et effectivement, ce qui se dit au niveau des PC de sécurité et de commandement des opérations,
00:08:03c'est que le feu est effectivement fixé et qu'on assiste à des reprises par endroit dans le périmètre
00:08:11traité et travaillé.
00:08:12Donc on va dire que le pic de la crise, comme vous l'avez évoqué, et je l'espère derrière
00:08:18nous,
00:08:19ce qui nous oblige tout de même à rester vigilants, parce que vous l'avez dit, ça va être un
00:08:24travail de longue haleine.
00:08:25Ça va demander beaucoup de temps, ça va demander de la présence humaine,
00:08:28ça va demander de surveiller ces petits départs qui viennent à nouveau inquiéter tout le monde.
00:08:34Alors nous, au niveau de la ville, on communique régulièrement, on informe les Bélifontains,
00:08:38on informe les habitants du pays de Fontainebleau que l'épanache de fumée reste quelque chose
00:08:43que l'on va voir un petit peu ces prochains jours, parce que la zone continue à être traitée.
00:08:47Et puis il y a la suite, monsieur le maire, il y a le château de Fontainebleau, il y a
00:08:50la forêt de Fontainebleau,
00:08:51on l'a beaucoup dit, c'est l'un des lieux les plus touristiques de France.
00:08:54Il y a 15 millions de personnes qui viennent chaque année dans cette forêt.
00:08:57Est-ce que vous craignez pas que les touristes ne reviennent pas, qu'ils se disent, après tout,
00:09:01si c'est pour voir des arbres brûlés, je vais aller ailleurs ?
00:09:04C'est une très bonne question.
00:09:07Il y a l'office de tourisme du pays de Fontainebleau qui a pris la parole un petit peu cet
00:09:11après-midi
00:09:11au nom des commerçants, des hôteliers, des acteurs du tourisme,
00:09:16chez un de vos confrères de la presse écrite.
00:09:19Justement pour parler de ça, parce que nous, ce qui nous inquiète, c'est que l'été,
00:09:23c'est une saison touristique importante, ça fait partie des moments forts du chiffre d'affaires
00:09:28de nos acteurs du tourisme.
00:09:30Donc effectivement, il faut rappeler que ce spectacle est impressionnant, c'est un drame.
00:09:36Toute la forêt n'est pas heureusement frappée par ce drame,
00:09:40mais aujourd'hui elle est fermée pour que les forces de secours puissent intervenir.
00:09:43Mais il y a d'autres activités culturelles, sportives et de loisirs dans le territoire.
00:09:48Et évidemment, tout l'enjeu pour nous, c'est de dire aux uns et aux autres
00:09:51que vous pouvez continuer à venir dans le territoire du pays de Fontainebleau
00:09:54pour passer des moments de vacances.
00:09:57Le château est ouvert, et puis il y a d'autres villages alentours
00:10:00qui permettent de passer un très bon moment touristique
00:10:03et de passer du bon moment en famille.
00:10:05Mais vous avez raison, c'est un vrai sujet pour les deux mois qui suivent.
00:10:09Restez avec nous si vous voulez bien, monsieur le maire, un instant.
00:10:11Les nouvelles de la météo à Fontainebleau, le vent, la pluie peut-être, pas du tout ?
00:10:15Alors le vent, ça s'est un petit peu calmé, on dit sur des rafales,
00:10:18il faut se méfier quand même, entre 20 et 30 km heure, c'est déjà pas mal
00:10:21et ça reste aux surveillances.
00:10:22Mais on craint peut-être dans la soirée un renforcement du vent
00:10:27avec des rafales jusqu'à près de 50 km heure, peut-être plus.
00:10:30En fait, c'est le courant de densité, c'est ce qu'il y a avant les orages.
00:10:33Ça peut faire une sorte d'appel d'air de vent
00:10:35qui pourrait compliquer encore la situation, monsieur Veil.
00:10:38On fera le point dans quelques minutes sur les orages et la grêle
00:10:40qui touche une partie du pays.
00:10:41Est-ce qu'un orage est possible à Fontainebleau ?
00:10:42Je pense que tous les pompiers sont en train de prier pour ça.
00:10:45Je ne me trompe pas ?
00:10:47Non, à l'orage ou pas ?
00:10:48On voit la trajectoire des cellules orageuses.
00:10:50Ça va passer en soirée normalement au sud de l'île de France.
00:10:53C'est toujours très difficile de savoir avec précision pour les orages.
00:10:56Ça va passer dans les zones, mais peut-être que les cellules orageuses
00:10:59vont s'essouffler un petit peu avant.
00:11:00Donc peut-être qu'on aura de l'orage, peut-être pas.
00:11:02Mais dans tous les cas, a priori, en revanche, on devrait avoir de bonnes rafales de vent
00:11:05et ça, c'est moins bien.
00:11:05On va surveiller évidemment tout ça.
00:11:07Julien Gondart, encore un mot, si vous voulez bien.
00:11:08Vous savez que parmi les personnes qui ont été arrêtées,
00:11:11soupçonnées d'avoir provoqué ces incendies,
00:11:13il y a ce pompier volontaire qui a reconnu avoir mis le feu volontairement à des brindilles.
00:11:18Il a été retrouvé d'ailleurs avec un bidon d'essence.
00:11:21Ça vous a surpris ? Qu'est-ce que vous en dites ?
00:11:24Écoutez, un peu comme l'a dit le SDIS de Sénémarne,
00:11:30c'est choquant et il y a comme un sentiment évidemment de trahison.
00:11:34Mais je pense qu'à un moment donné, il faut rapidement ne pas faire de lien
00:11:38entre l'activité professionnelle ou l'aspiration professionnelle de quelqu'un
00:11:42et le simple fait que c'est potentiellement un incendiaire.
00:11:46Cette personne, si elle est reconnue coupable, s'est rendue coupable d'un crime
00:11:50et il faut la juger en tant que tel.
00:11:53Ce n'est pas une profession dont on parle,
00:11:54mais c'est bien d'un criminel qui s'est rendu coupable d'un crime quant à la nature
00:11:59dont on paiera lourdement le tribut pendant de nombreuses années.
00:12:02Je voudrais juste profiter de ce moment, je l'ai fait d'ailleurs je crois ce matin aussi,
00:12:07vraiment un immense merci et un respect absolu des soldats du feu
00:12:12qui luttent pour nous protéger, pour protéger cette forêt.
00:12:17Ils font preuve d'un courage immense,
00:12:19donc je ne voudrais pas que la qualité des auteurs
00:12:22puisse jeter l'eau propre sur des pompiers formidables.
00:12:26– Évidemment, merci beaucoup, merci beaucoup monsieur le maire,
00:12:29Julien Gondard, maire de Fontainebleau d'avoir été en direct avec nous en ce moment même.
00:12:34On va retourner justement pas très loin de chez vous du côté de Fontainebleau
00:12:36avec Suzy Bernard-Menguz, les dernières infos,
00:12:38puisque vous êtes au PC Commandement qui lutte contre cet incendie.
00:12:42– Oui, tout à fait, pour l'instant, 950 pompiers restent mobilisés
00:12:48pour venir à bout de ces points chauds, pour éviter toute reprise de feu.
00:12:52Ce sont ces fumeroles qui, avec un peu de vent,
00:12:54pourraient favoriser une reprise de l'incendie.
00:12:57Il y a des actions qui sont menées, à la fois des actions sur terre,
00:13:00avec des noyages de ces points chauds,
00:13:02et également des largages avec des moyens aériens,
00:13:05et donc des largages sur ces points chauds.
00:13:07Alors pour l'instant, les pompiers restent optimistes,
00:13:10puisque la météo est favorable, avec notamment une baisse des températures
00:13:14et une baisse également du vent,
00:13:16ce qui pourrait éviter la reprise de l'incendie.
00:13:18Point négatif cependant, c'est que les routes ici sont particulièrement escarpées,
00:13:23particulièrement étroites également.
00:13:24Il est donc parfois difficile de circuler avec un camion de pompiers.
00:13:28Autre point négatif, c'est ces moyens aériens qui sont utilisés actuellement.
00:13:33Ils pourraient ne plus en avoir, ils pourraient en être privés,
00:13:36puisque du Mistral est attendu dans le sud de la France ce week-end.
00:13:39Et alors ces moyens aériens pourraient donc être transférés dans le sud de la France.
00:13:42Si des incendies se déclenchent, les pompiers devront donc faire avec des moyens terrestres,
00:13:46comme avec ces noyages dont je vous parlais un petit peu plus tôt.
00:13:49Pour l'instant, on ne sait pas encore s'il faudra plusieurs jours,
00:13:51plusieurs semaines ou même peut-être plusieurs mois
00:13:53pour éteindre complètement cet incendie.
00:13:56Merci beaucoup Suzy Bernard-Ménégus avec Morgane Dumont à Fontainebleau.
00:13:59C'est vrai ce qu'elle vient de dire, c'est-à-dire qu'il va falloir déshabiller Fontainebleau
00:14:02pour aller habiller tous les autres départements du sud
00:14:05qui sont eux aussi touchés par des incendies.
00:14:07En fait, c'est exactement tout l'enjeu des moyens nationaux.
00:14:09Ce sont des moyens qui sont nationaux,
00:14:10qui sont amenés à dispatcher des moyens aériens, des moyens terrestres
00:14:14sur l'ensemble du territoire national.
00:14:16Ce qui veut dire que dans le raisonnement d'état-major de la sécurité civile,
00:14:18il est systématiquement important de faire une balance des moyens,
00:14:22d'identifier si sur le feu en cours une action stratégique
00:14:26n'est nécessaire par les moyens aériens par exemple,
00:14:27ou si on peut continuer à les reverser comme vous disiez,
00:14:29plutôt que déshabiller, mais c'est ça, les reverser.
00:14:31C'est-à-dire qu'un Canadair peut enchaîner quasiment sur deux incendies à l'autre bout de la France
00:14:35?
00:14:35Tout dépend de la situation, mais c'est tout à fait possible entre une demi-journée,
00:14:38le matin ou l'après-midi, mais l'idée des manœuvres, malgré tout,
00:14:40c'est quand même de rester sur un chantier le plus longtemps possible
00:14:42et de pouvoir justement satisfaire le commandant des personnes de secours
00:14:45dès lors que l'intérêt de son emploi est constaté et vérifié sur opération.
00:14:49Je salue Paul Conges et Jérémy Normand qui sont avec nous ce soir.
00:14:52On va parler dans quelques instants, bonsoir messieurs,
00:14:54de l'enquête après cet incendie de Fontainebleau
00:14:57et du profil des pyromanes également.
00:14:59Qu'est-ce qui explique qu'on puisse passer à l'acte ?
00:15:01Mais on va d'abord s'intéresser toujours au ciel avec vous, Eleonore.
00:15:05On va oublier un peu ce qui se passe du côté de Fontainebleau
00:15:07pour parler maintenant de la France dans son ensemble,
00:15:09des orages qui sont arrivés parfois très violents
00:15:12et même des orages de grêle.
00:15:13Oui, c'est vrai qu'on a tendance à les attendre en période de canicule,
00:15:17mais après, là, on est vraiment dans le dur de ces orages-là.
00:15:19On les a beaucoup attendus ces derniers jours, les orages, pour être honnêtes.
00:15:21Les voilà enfin. On a eu plusieurs salves orageuses aujourd'hui.
00:15:25Ça a bien tapé du côté des côtes d'Armor, ça c'était plutôt en début de journée.
00:15:28À l'heure actuelle, on a encore vraiment deux amas de cellules orageuses
00:15:32qui circulent sur le pays, d'où les 15 départements
00:15:34qui sont encore actuellement en vigilance orange-orages.
00:15:38Alors, on a vraiment ce qui s'est passé du côté de l'Ardèche notamment.
00:15:43Là, on a vraiment eu de très fortes chutes de grêle.
00:15:45Vous voyez bien ces cumulonimbus qu'on voit,
00:15:48qui sont très très caractéristiques.
00:15:49En fait, on a vraiment de l'air très chaud en basse altitude,
00:15:52de l'air très froid.
00:15:53Donc, ça peut créer des phénomènes violents.
00:15:55C'est ce qui s'est passé.
00:15:56Donc, des grêlons de 3 à même 5 centimètres.
00:15:58On a eu des rafales de vent à plus de 100 km heure,
00:16:00à 116 km heure relevés dans l'Ardèche.
00:16:04Et puis, de forts cumuls de pluie aussi,
00:16:0630 à 40 millimètres, parfois vraiment en une heure.
00:16:08Donc, ça, ce sont des phénomènes assez impressionnants.
00:16:10Pour parler de cette première salve orageuse
00:16:12qui part en gros de l'Auvergne-Rhône-Alpes,
00:16:14qui s'étire vers les frontières italiennes,
00:16:16elle est en train de s'évacuer.
00:16:17Donc, voilà, c'est en train de, disons,
00:16:20de prendre la fuite.
00:16:22Mais il y a une deuxième salve.
00:16:22Probablement, certainement.
00:16:23Et on a aussi une deuxième salve,
00:16:25celle-ci qui est au nord-ouest du pays,
00:16:28qui s'annonce quand même plutôt pas mal aussi.
00:16:30On a vu des bonnes cellules là, actuellement,
00:16:33du côté de la Sarthe,
00:16:34avec de très bons cumuls de pluie aussi.
00:16:37Tous les phénomènes violents décrits,
00:16:39qu'il s'agisse de gros grêlons,
00:16:40de fortes rafales de vent,
00:16:41de fortes précipitations,
00:16:42peuvent vraiment surprendre.
00:16:44Il faut être très prudent.
00:16:44Ce n'est pas pour rien qu'il y ait une vigilance orange.
00:16:46C'est impressionnant.
00:16:47Regardez la taille de ces grêlons.
00:16:49Et effectivement, ça,
00:16:50ça peut nous attendre encore aujourd'hui.
00:16:52Donc, sur la fin de journée,
00:16:53ça aura plutôt tendance à s'essouffler dans la soirée.
00:16:55Mais demain, rebelote.
00:16:56En gros, on va voir à peu près le même schéma demain.
00:16:58Et c'est grâce aux salves orageuses de demain
00:17:00qu'on va vraiment voir la masse d'air évoluer.
00:17:02On va passer d'un flux de sud-ouest à un flux d'ouest.
00:17:04Et c'est vraiment demain soir,
00:17:06après ces nouvelles vagues orageuses,
00:17:08qu'on va sentir un petit rafraîchissement.
00:17:10C'est le moment d'ouvrir les fenêtres.
00:17:12Là, on voit les images de ce qui s'est passé en Ardèche.
00:17:14On va aller juste à côté,
00:17:15dans le département de la Drôme.
00:17:17C'est Alain Gallu qui est avec nous.
00:17:18Bonsoir.
00:17:19Bonsoir Alain Gallu.
00:17:20Vous êtes le maire de Pierre-Latte,
00:17:21donc dans la Drôme.
00:17:22C'est un orage de grêle qui s'est abattu chez vous, c'est ça ?
00:17:25C'est ça.
00:17:26Il y a à peu près une heure et demie,
00:17:28nous avons eu des grêlants, comme vous le disiez,
00:17:30entre 2, 3, 4 centimètres.
00:17:32Et ça a duré quelques minutes d'une rare violence.
00:17:36Et donc, effectivement,
00:17:37c'est passé au-dessus de Pierre-Latte
00:17:39et ça a frappé Pierre-Latte.
00:17:41Ça a été soudain.
00:17:42C'est vraiment...
00:17:43Ça dure quelques minutes tout juste.
00:17:45Ça passe.
00:17:46Est-ce que ça provoque des dégâts ?
00:17:48Alors oui.
00:17:49Là, pour le moment, on est...
00:17:50Alors déjà, ça provoque des problèmes de ruissellement d'eau
00:17:53puisque les avaloirs,
00:17:54malgré le fait d'avoir été nettoyés ces jours-ci,
00:17:57en prévision de ces orages,
00:17:59on a des rues qui sont remplies d'eau.
00:18:02Et puis oui, les premières constatations,
00:18:05ce sont des bosses sur les voitures,
00:18:07des branches cassées.
00:18:08Et on attend...
00:18:09On commence à avoir un peu des appels téléphoniques
00:18:12avec des administrés
00:18:13qui viennent remonter des informations.
00:18:15Ça veut dire que les services de la commune
00:18:17sont là en train de commencer à faire l'état des lieux,
00:18:19d'aller voir les gens
00:18:22qui ont eu peut-être leur voiture abîmée.
00:18:24Alors on commence par les gens qui appellent
00:18:26et puis après, on va recenser tout ça.
00:18:28On aura demain, à l'accueil de la mairie,
00:18:31probablement beaucoup de personnes
00:18:32qui viendront nous donner les renseignements.
00:18:34Après, on remontera toutes les informations à la préfecture.
00:18:37Est-ce qu'il y a eu des blessés chez vous ?
00:18:39Non, pour le moment, pas de blessés signalés.
00:18:42Est-ce qu'au moins,
00:18:43ça a permis de faire baisser un peu les températures ?
00:18:45Je sais que vous êtes habitués du côté de la Drôme
00:18:48aux fortes chaleurs.
00:18:49Nous, peut-être un peu moins ici à Paris.
00:18:51Mais est-ce qu'au moins,
00:18:51il fait un peu plus frais ce soir chez vous ?
00:18:53Alors je vais vous dire honnêtement,
00:18:55pour nous, le sujet actuellement,
00:18:56ce n'est pas la température,
00:18:57c'est plutôt ce qui se passe un peu plus au nord.
00:18:59J'espère sincèrement que ça aura aidé
00:19:01les 400-450 paupiers
00:19:02qui travaillent sur l'incendie de Dix
00:19:05et où on a des milliers d'hectares
00:19:07qui sont partis en fumée.
00:19:08Donc j'espère que ça aura au moins servi à ça.
00:19:11Merci, vous avez raison de le rappeler,
00:19:13M. le maire,
00:19:13cet incendie qui a commencé il y a plusieurs jours.
00:19:16Maintenant, là aussi,
00:19:17on a pensé qu'il était fixé,
00:19:19mais on voit que comme à Fontainebleau,
00:19:20ça peut repartir.
00:19:21Ah non, bien sûr.
00:19:22Et ce feu-là,
00:19:23il est complexe déjà par son accessibilité.
00:19:26On est sur un feu de forêt en montagne,
00:19:27pour lequel d'ailleurs,
00:19:28c'est deux hélicoptères Black Hawk,
00:19:29un des hélicoptères d'enseignement de l'US Army
00:19:31qui viennent de la République tchèque,
00:19:32dans le cadre de la coopération opéenne
00:19:33qui viennent faire du largage spécifique
00:19:36parce que l'usage d'avions bombardiers de dos
00:19:38n'est peut-être pas forcément adapté
00:19:39à cette typologie de relief.
00:19:41Et on est encore sur un travail
00:19:43qui va être, autant pour moi,
00:19:45de très longue haleine
00:19:46et pour lequel nos sapeurs-pieds
00:19:48et nos sapeurs-sauveteurs
00:19:49vont être engagés longuement.
00:19:50Le feu dans la drôme,
00:19:51il est fixé,
00:19:52comme on dit,
00:19:52il ne progresse plus à l'extérieur.
00:19:56Je n'ai pas notion qu'il était...
00:19:57Non ?
00:19:57Non, pour moi,
00:19:58je n'ai pas notion qu'il était fixé
00:19:59au moment où on se parle.
00:20:00Donc, il est possible, encore une fois,
00:20:01que des forces de Fontainebleau,
00:20:03quand ça ira un petit peu mieux,
00:20:04aille...
00:20:04Alors, c'est quand même bien
00:20:06deux feux spécifiques.
00:20:08Le feu dans la drôme,
00:20:08même s'il n'est pas fixé,
00:20:09ça ne veut pas dire forcément
00:20:10qu'il faut mettre
00:20:10beaucoup plus de personnel.
00:20:12Ça peut être une question
00:20:12d'accessibilité des engins.
00:20:13Ça peut être une question aussi
00:20:14de complexité dans le relief.
00:20:16Quand on considère
00:20:16qu'il n'est pas fixé,
00:20:17c'est parce que, par précaution,
00:20:18on peut considérer
00:20:19qu'il peut être encore en propagation.
00:20:21En l'occurrence, là,
00:20:21ce qui a été mis en œuvre,
00:20:22c'est que les sapeurs-pieds sur place
00:20:24avec ces hécopères bombardiers d'eau
00:20:25vont continuer à travailler
00:20:26sur les flancs.
00:20:26Visiblement, c'est le flanc arrière.
00:20:28C'est plutôt la queue du feu
00:20:30qui est visiblement
00:20:32le plus complexe à éteindre.
00:20:34Mais pour autant,
00:20:35c'est une intervention
00:20:36qui va durer encore
00:20:37dans les heures
00:20:37et les jours qui suivent
00:20:40avec un réel engagement
00:20:41de nos équipes.
00:20:42Est-ce qu'un orage
00:20:44ou un orage de grêle,
00:20:44ça peut stopper net un incendie ?
00:20:46Est-ce que ça fait du bien quand même ?
00:20:47Est-ce que ça apporte un peu de...
00:20:49Bien évidemment que ça va faire
00:20:50redescendre la température.
00:20:52Maintenant, c'est parce qu'il va
00:20:52éteindre un incendie
00:20:54puisque déjà, vous avez toujours
00:20:55ces points chauds
00:20:55qui sont autour de la végétation
00:20:56et pour lequel...
00:20:57Même un orage où il pleut
00:20:58pendant 2-3 heures,
00:20:59ça n'éteint pas définitivement
00:21:01l'incendie.
00:21:01Ça ne suffit pas ?
00:21:02Alors, non.
00:21:03Déjà, c'est sûr que le feu
00:21:04ne sera pas totalement éteint
00:21:05puisqu'il subsistera encore
00:21:06des points chauds
00:21:06qu'il conviendra de mouiller,
00:21:07etc., en continu.
00:21:08Mais surtout,
00:21:09tout dépendra du type d'orage,
00:21:10de la concentration de pluie,
00:21:12dans quelle zone,
00:21:13est-ce que ça va traiter l'ensemble de...
00:21:14Non, c'est beaucoup trop incertain
00:21:15pour considérer que ces orages
00:21:17vont être l'ultime recours naturel
00:21:21permettant d'éteindre le feu de forêt.
00:21:22Par contre, ça va contribuer
00:21:23favorablement à une réduction
00:21:25d'intensité de l'incendie,
00:21:26potentiellement à une réduction
00:21:27du sinistre,
00:21:28mais qui devra systématiquement
00:21:29être complétée
00:21:30par des moyens terrestres
00:21:30et à rien, si besoin.
00:21:32On sait que dans le cas
00:21:33de Fontainebleau, Paul,
00:21:35il y a plusieurs personnes
00:21:36qui ont été arrêtées,
00:21:37certaines placées en garde à vue,
00:21:40certaines ont d'ailleurs reconnu
00:21:41avoir mis le feu volontairement.
00:21:43Où est-ce qu'on en est ce soir
00:21:44de l'origine humaine ou accidentelle ?
00:21:46Déjà, on sait qu'il y a
00:21:47deux suspects qui sont en train
00:21:48d'être présentés à un juge d'instruction
00:21:50à Fontainebleau.
00:21:51Leurs gardes à vue
00:21:52se sont terminés aujourd'hui.
00:21:53Il y a donc ce pompier volontaire
00:21:54dont on a beaucoup parlé,
00:21:55un 18 ans tout juste,
00:21:56qui lui a avoué,
00:21:57d'après la procureure,
00:21:59avoir mis le feu
00:21:59à des brindilles
00:22:01avec un briquet de l'essence
00:22:02au niveau du village
00:22:03d'Arbonne-la-Forêt.
00:22:05Le briquet avait d'ailleurs
00:22:05été retrouvé sur lui
00:22:07au moment de son interpellation.
00:22:08Il a été suspendu
00:22:09par le SDIS.
00:22:09L'autre suspect,
00:22:10c'est un étudiant de 18 ans
00:22:12qui lui a avoué
00:22:13avoir accidentellement,
00:22:14dit-il,
00:22:15mis le feu avec une cigarette
00:22:17qu'il a jetée
00:22:17au niveau d'un centre équestre
00:22:19à Fontainebleau.
00:22:21La présentation
00:22:22devant le juge d'instruction,
00:22:22ça va occasionner probablement
00:22:24une mise en examen
00:22:24pour destruction
00:22:26par incendie de forêt
00:22:27pouvant causer
00:22:27un dommage aux personnes.
00:22:29C'est un crime
00:22:29puni de 15 ans
00:22:31de réclusion au maximum.
00:22:32Le parquet a demandé
00:22:33leur détention provisoire.
00:22:35La décision devrait tomber
00:22:37dans la soirée.
00:22:37Mais il y a encore
00:22:38d'autres gardes à vue en cours.
00:22:39Là, on est plus sur des origines
00:22:40à priori involontaires.
00:22:42Ce sont deux ouvriers
00:22:43qui sont soupçonnés
00:22:45d'avoir accidentellement
00:22:46allumé le premier feu,
00:22:47le feu du 12 juillet,
00:22:48le grand feu.
00:22:49Le premier, le gros.
00:22:50En maniant, en fait,
00:22:51une meuleuse
00:22:52au bord de l'autoroute
00:22:52A6,
00:22:53ça aurait pu causer
00:22:54un départ de flamme.
00:22:55Eux, leur garde à vue
00:22:56est toujours en cours.
00:22:57Elle devrait se terminer
00:22:57normalement demain
00:22:58dans le courant
00:22:59de la matinée.
00:22:59Ça veut dire, Ludovic,
00:23:00qu'il est possible
00:23:01qu'il y ait eu
00:23:03plusieurs départs,
00:23:04certains volontaires,
00:23:05d'autres accidentelles
00:23:06pour expliquer
00:23:06ces deux incendies
00:23:07de Fontainebleau.
00:23:08Oui, clairement,
00:23:08en tout cas,
00:23:09sur les hypothèses
00:23:09qui sont en train
00:23:11d'émerger tranquillement.
00:23:12On en saura un petit peu plus
00:23:14sur le caractère accidentel
00:23:15au bord de l'autoroute
00:23:16puisque Autoroute Paris-Rhin-Rhône
00:23:17a des caméras de surveillance
00:23:19sur tout son réseau.
00:23:20On a déjà identifié
00:23:21effectivement l'endroit
00:23:22où les fumées sont parties.
00:23:23On a vu que c'était
00:23:24une zone de travaux.
00:23:24On a identifié
00:23:25des camions de cette société
00:23:27prestataire d'Autoroute Paris-Rhin-Rhône.
00:23:29Donc, voilà.
00:23:30Alors, il ne s'agit pas
00:23:31de tirer des conclusions
00:23:32à la place de la justice.
00:23:33Mais en tout cas,
00:23:33il y a quand même
00:23:33un certain nombre d'éléments
00:23:34qui semblent convergents.
00:23:35Puis après, pour le reste,
00:23:36oui, il y a ceux
00:23:37qui ont avoué.
00:23:37Alors, il y a effectivement
00:23:38ceux, on dit souvent
00:23:39ce sapeur-pompier volontaire,
00:23:41c'est ce pyromane
00:23:41qui était plutôt,
00:23:42c'est un pyromane
00:23:43qui en plus était
00:23:44sapeur-pompier volontaire.
00:23:45Et puis, je ne vais pas redonner
00:23:46tous les noms d'oiseaux
00:23:47que je lui ai donnés
00:23:47depuis ce matin.
00:23:48Mais en tout cas,
00:23:49c'est quelqu'un
00:23:49qui n'a rien à faire
00:23:50dans la profession.
00:23:52Et puis, quant à l'autre personne
00:23:53qui dit
00:23:54j'ai pas fait attention,
00:23:54j'ai jeté mon mégot.
00:23:56Lui, il faut qu'il aille
00:23:56voir le jeteur.
00:23:57Il y a un souci.
00:23:58Enfin, on ne jette pas
00:23:59un mégot dans la forêt
00:24:00en disant
00:24:08On va s'intéresser justement
00:24:09à ceux qui provoquent
00:24:10des incendies en France.
00:24:12On sera dans quelques instants
00:24:13avec un psychiatre
00:24:13qui a travaillé sur cette question.
00:24:14Mais c'est d'abord
00:24:15Julien Migomuller
00:24:16qui nous rejoint.
00:24:17Bonsoir, Julien.
00:24:18Combien de personnes
00:24:19provoquent chaque année
00:24:20en France des incendies ?
00:24:22Alors, ce qu'il faut savoir déjà,
00:24:23c'est que 9 départs
00:24:25de feux sur 10
00:24:25sont d'origine humaine.
00:24:27Et selon Géorisque,
00:24:28le portail officiel de l'État
00:24:29sur les risques naturels,
00:24:31eh bien, la France
00:24:31enregistre environ
00:24:3212 000 départs de feux par an.
00:24:34Si on additionne
00:24:36les feux de forêt
00:24:37et les incendies de végétation.
00:24:39Dans le détail,
00:24:40regardons,
00:24:4035% de ces feux
00:24:42sont dus à des travaux,
00:24:44brûlage de végétaux,
00:24:46des travaux agricoles
00:24:46ou encore du bricolage.
00:24:4815% sont dus
00:24:49aux infrastructures de transport,
00:24:51les chemins de fer,
00:24:52par exemple,
00:24:52les véhicules
00:24:52ou encore les lignes électriques.
00:24:5415% là encore provoqués
00:24:56par des imprudences
00:24:57de particuliers,
00:24:58un mégot,
00:24:58un barbecue
00:24:58ou encore les feux d'artifice
00:25:00qu'on tire en plein été.
00:25:01Et puis, regardez,
00:25:0325%,
00:25:04un feu sur quatre,
00:25:05c'est un acte volontaire,
00:25:07des feux intentionnels,
00:25:08un acte de malveillance.
00:25:10Parmi les auteurs,
00:25:11on trouve des pyromanes.
00:25:12Mais attention,
00:25:13là, on ne va pas tout mélanger
00:25:14parce que tous les pyromanes
00:25:15sont certes des incendiaires.
00:25:17En revanche,
00:25:17tous les incendiaires
00:25:18ne sont pas des pyromanes.
00:25:19La plupart mettent le feu
00:25:21pour se venger,
00:25:22détruire ou nuire.
00:25:24Et le pyroman,
00:25:24lui,
00:25:25il agit par pulsion.
00:25:26C'est clairement
00:25:27un trouble psychiatrique.
00:25:28Et sur ce point,
00:25:29eh bien,
00:25:29il n'existe aucune statistique
00:25:31officielle en France.
00:25:33Certains psychiatres regardaient
00:25:34estiment qu'il n'y aurait
00:25:36que quelques centaines
00:25:37de véritables pyromanes
00:25:38en France.
00:25:39Merci beaucoup,
00:25:40Julien.
00:25:40Comment est-ce qu'on les retrouve ?
00:25:42Et est-ce qu'on les retrouve ?
00:25:43Paul ?
00:25:43On parlait, là,
00:25:44par exemple,
00:25:45des ouvriers
00:25:46qui agissaient au bord
00:25:48de la CIS.
00:25:48Là, effectivement,
00:25:49il y a la vidéosurveillance,
00:25:50vous en parliez,
00:25:51qui a pu aider à l'identifier.
00:25:52Mais en général,
00:25:53la gendarmerie scientifique
00:25:54qui enquête
00:25:54sur ce type de fait,
00:25:55ils vont d'abord chercher
00:25:56à remonter au point d'éclosion
00:25:57de l'incendie.
00:25:58Le but,
00:25:59c'est de trouver là-bas,
00:26:00sur site,
00:26:00sur ce point zéro,
00:26:01les éléments déclencheurs,
00:26:02par exemple,
00:26:02des traces d'hydrocarbures,
00:26:04une cigarette,
00:26:05une grille de barbecue,
00:26:06un produit accélérant.
00:26:07Ça permettra de déterminer
00:26:08un peu l'origine naturelle
00:26:09ou humaine de l'incendie.
00:26:11Pour ce qui est de Fontainebleau,
00:26:12par exemple,
00:26:12cette zone,
00:26:13elle n'est pas entièrement
00:26:13accessible encore
00:26:14pour les enquêteurs.
00:26:15Ils n'ont pu accéder
00:26:15qu'à la CIS.
00:26:16Le reste,
00:26:17les alentours forestiers
00:26:19n'ont pas pu y aller
00:26:19parce que c'est une zone
00:26:20qui est sécurisée.
00:26:21Donc, on attend encore
00:26:22des éléments venant de là.
00:26:24Puis après,
00:26:24il y a des prélèvements ADN
00:26:25qui peuvent être faits
00:26:26si, par exemple,
00:26:26c'est un tissu qui était enflammé,
00:26:27par exemple,
00:26:28là, on peut retrouver de l'ADN.
00:26:29Mais ce qui est généralement
00:26:30déterminant dans ces enquêtes,
00:26:31ce sont les témoignages.
00:26:32Les témoignages de riverains,
00:26:34de voisins,
00:26:34de vacanciers,
00:26:35de randonneurs
00:26:35qui sont là.
00:26:36Très souvent,
00:26:36ces incendiaires,
00:26:37ils sont aperçus.
00:26:39On a eu des cas très récemment
00:26:40dans l'Hérault,
00:26:41dans le Gard,
00:26:42où les incendiaires
00:26:43ont été quasiment pris
00:26:44sur le fait
00:26:44par des randonneurs
00:26:45et qui ont été dénoncés ensuite.
00:26:47Après,
00:26:47c'est un travail de police judiciaire.
00:26:48Un travail de police
00:26:49qui peut prendre extrêmement,
00:26:51enfin,
00:26:51beaucoup,
00:26:51beaucoup de temps,
00:26:52on l'imagine.
00:26:52Bonsoir,
00:26:52Pierre Lamotte,
00:26:53merci d'être avec nous.
00:26:54Vous êtes psychiatre,
00:26:55médecin légiste,
00:26:56ancien chef de Pôle Hospitalier.
00:26:58Merci d'avoir accepté
00:26:59notre invitation
00:27:00parce que c'est vrai
00:27:00qu'on se pose la question
00:27:01ces derniers jours
00:27:02d'essayer de comprendre
00:27:03ce qu'il y a dans la tête
00:27:05de ces personnes,
00:27:06dans la tête des gens
00:27:07qui mettent le feu volontairement.
00:27:09On a compris
00:27:09qu'il y a une différence
00:27:10entre pyromanes
00:27:13et incendiaires.
00:27:14Vous qui avez travaillé
00:27:15sur ces questions,
00:27:15est-ce que vous pouvez nous expliquer
00:27:17ce qui se passe effectivement ?
00:27:18Pourquoi certains décident
00:27:19de mettre le feu ?
00:27:21D'abord pyromanes,
00:27:22il faut bien se rappeler
00:27:23qu'il y a manne,
00:27:24c'est donc dire
00:27:24que c'est un peu
00:27:25quelque chose d'addictif
00:27:26exactement comme la toxicomanie
00:27:28ou comme certaines délinquances sexuelles.
00:27:30Ensuite,
00:27:31ce sont des hommes
00:27:32à 90% maximum,
00:27:34minimum,
00:27:35peut-être même plus.
00:27:36Pourquoi ?
00:27:36Parce que ça a à voir
00:27:37quelque part
00:27:38avec une phase
00:27:41de la puberté,
00:27:44où il faut
00:27:45qu'affirmer
00:27:46en acceptant son sexe
00:27:48et en acceptant aussi
00:27:48que son sexe
00:27:49ne soit pas seulement
00:27:50emblématique
00:27:51lié à son pénis
00:27:52ou à son palus.
00:27:53Il faut qu'il puisse
00:27:55entrer en relation
00:27:56avec l'autre sexe
00:27:57sans complexe.
00:27:58Il y a un gros problème
00:27:59de gestion
00:28:01de l'excitation
00:28:02et de l'agressivité.
00:28:04Ce sont souvent
00:28:04des hommes
00:28:05qui sont presque normaux
00:28:07dans leur contact,
00:28:09dans leur vie sociale,
00:28:10bien intégrés.
00:28:10et on trouve souvent
00:28:11des parents
00:28:12qui ont été
00:28:13quelquefois
00:28:14un peu sévères,
00:28:15un petit peu rigoureux
00:28:16sur la loi,
00:28:17qui n'ont pas permis
00:28:17quelque part
00:28:18la contestation,
00:28:19qui n'ont pas permis
00:28:20que l'autorité
00:28:22naturelle de l'enfant
00:28:23trouve aussi
00:28:24une légitimité
00:28:25dans son expression.
00:28:26Il a été un petit peu...
00:28:29Merci beaucoup,
00:28:30Pierre Lamotte,
00:28:30on a entendu.
00:28:31Moi, je retiens ce chiffre.
00:28:32Merci à vous
00:28:32d'avoir été en direct
00:28:34avec nous.
00:28:34Je retiens ce chiffre.
00:28:3595% sont des hommes.
00:28:36C'est vrai que dans
00:28:37tous les cas récents
00:28:38d'incendiaires
00:28:39ou de pyromanes
00:28:39arrêtés,
00:28:40il n'y a que des hommes.
00:28:41Mais on se posait
00:28:41cette question,
00:28:42est-ce qu'il y a aussi
00:28:42des femmes pyromanes ?
00:28:43Vous, Jérémy Normand,
00:28:44vous avez réalisé
00:28:46un documentaire
00:28:46Ligne Rouge
00:28:47sur les pyromanes.
00:28:48Vous avez même rencontré
00:28:49un pompier pyroman,
00:28:50un peu le même
00:28:50qu'à Fontainebleau.
00:28:52Très similaire
00:28:53parce qu'il avait 18 ans
00:28:54au moment où il commettait
00:28:55les faits,
00:28:55comme l'homme
00:28:56qui a été interpellé.
00:28:57Et lui aussi recourait
00:28:58à des bidons d'essence,
00:29:00à des boîtes d'allumettes
00:29:00pour mettre le feu,
00:29:01comme dans le cas présent
00:29:08plusieurs années
00:29:09à avoir commis les faits
00:29:10après même avoir été
00:29:11arrêté et condamné
00:29:12parce qu'il faut bien le rappeler
00:29:13on risque de la prison.
00:29:14Lui, il a pris 3 ans de prison
00:29:15dont un enferme.
00:29:16Donc c'est évidemment très sérieux
00:29:17plus une amende
00:29:18parce qu'il avait commis des dégâts
00:29:19qu'il continue de rembourser
00:29:20encore aujourd'hui
00:29:21plusieurs années après.
00:29:22Donc c'est évidemment
00:29:23très très lourd
00:29:24et c'est bien normal.
00:29:25Il a accepté de témoigner
00:29:26pour dissuader les personnes
00:29:27qui comme lui
00:29:28pouvaient avoir ce genre de pulsion.
00:29:29Pulsion, c'est le mot
00:29:30qu'il employait
00:29:30pour me dire ce qui se passait
00:29:31dans sa tête.
00:29:38Ce que disait aussi
00:29:38il était pompier volontaire
00:29:39je le rappelle.
00:29:40Il prenait sa voiture
00:29:41et il sillonnait la garrigue
00:29:42tout phare éteint
00:29:43et il cherchait
00:29:44me disait-il
00:29:45des zones où il pouvait
00:29:46mettre le feu
00:29:46sans risquer de mettre
00:29:48en danger la vie
00:29:49des habitants
00:29:49mais évidemment
00:29:50il ne pouvait absolument pas
00:29:51mesurer et contrôler
00:29:52l'incendie qu'il allait provoquer
00:29:54et là ensuite
00:29:55il rentrait chez lui
00:29:56et il attendait
00:29:57que son beeper
00:29:58se déclenche
00:29:59pour pouvoir être
00:29:59parmi les premiers
00:30:00à éteindre l'incendie.
00:30:02Je crois qu'on a un extrait
00:30:03où il nous explique
00:30:03ses motivations
00:30:04et ce qui se passe
00:30:05dans sa tête
00:30:05si on peut l'écouter.
00:30:08Si j'avais mis dans les sens
00:30:09je mettais un peu d'essence
00:30:10un peu partout
00:30:12et je lançais une allumette
00:30:13et après ça prenait.
00:30:19Vous avez conscience
00:30:20que vous pouviez potentiellement
00:30:21mettre la vie
00:30:22des habitants
00:30:23du coin en danger ?
00:30:26Oui parce qu'on n'est pas
00:30:27sûr à 100%
00:30:28de toute façon
00:30:28qu'il n'y ait personne.
00:30:31Il ne faut pas être sûr
00:30:32à 100%,
00:30:32on ne peut pas tout calculer
00:30:33donc oui.
00:30:34Il y avait une part de moi
00:30:37qui disait que
00:30:38qu'il y avait un risque
00:30:39quand même.
00:30:40Mais ce risque
00:30:41vous l'acceptiez ?
00:30:42Oui.
00:30:43Oui, je l'acceptais.
00:30:46La nature
00:30:47vous l'aimiez ?
00:30:49Oui, la nature
00:30:51je l'aimais.
00:30:52Ça c'est clair.
00:30:55Mais on ne revient toujours
00:30:57même pas
00:30:57à cette montée
00:30:59d'adrénaline
00:31:03cette pulsion.
00:31:06Cette pulsion
00:31:07qui l'a conduit
00:31:08à commettre
00:31:08quand même
00:31:08une vingtaine
00:31:09d'incendies
00:31:09sur plusieurs mois.
00:31:11Il a fini par être
00:31:12retrouvé
00:31:13par une enquête
00:31:14condamné
00:31:15à trois ans
00:31:15de prison
00:31:16et donc ce témoignage
00:31:17d'un pompier volontaire
00:31:18que les pompiers
00:31:19essayent bien sûr
00:31:20de détecter
00:31:20lorsque aujourd'hui
00:31:22il y a 260 000
00:31:23environ pompiers
00:31:23je parle sous votre contrôle
00:31:24dont plus de 200 000
00:31:26sont des pompiers volontaires.
00:31:26Alors comment les pompiers
00:31:27essayent d'empêcher
00:31:28ces profils à risque
00:31:29d'entrer ?
00:31:30D'abord
00:31:31ils passent
00:31:32une sorte d'entretien
00:31:33d'embauche
00:31:33avec le chef de caserne
00:31:34et ensuite
00:31:35ils passent
00:31:35un entretien médical
00:31:36où on vérifie
00:31:37bien sûr
00:31:37leur aptitude physique
00:31:38mais là on peut aussi
00:31:39s'atteler
00:31:40à déceler
00:31:41d'éventuelles
00:31:43vulnérabilités
00:31:44fragilités psychologiques
00:31:45mais comme le psychiatre
00:31:46l'expliquait à l'instant
00:31:48c'est très difficile
00:31:48tant il y a de pompiers
00:31:50de déceler
00:31:51des signaux faibles
00:31:51qui peuvent surgir
00:31:53au gré
00:31:54de leur intervention
00:31:54d'un pompier.
00:31:55Merci beaucoup Jérémy
00:31:56et merci beaucoup
00:31:57commandant
00:31:57de nous avoir accompagnés
00:31:58ce soir encore
00:31:59on va maintenant
00:32:00essayer de tirer
00:32:00les leçons
00:32:01de ce qui se passe
00:32:02de ces incendies
00:32:02avec deux députés
00:32:03qui viennent de nous rejoindre
00:32:05deux députés
00:32:05qui sont des députés
00:32:06de Seine-et-Marne
00:32:07c'est-à-dire
00:32:08là où se trouve
00:32:09cette forêt
00:32:09de Fontainebleau
00:32:10Arnaud Saint-Martin
00:32:11bonsoir député
00:32:12La France Insoumise
00:32:13de Seine-et-Marne
00:32:14et Julien Limongi
00:32:15bonsoir député
00:32:16Rassemblement National
00:32:17de ce même département
00:32:18vous avez tous les deux
00:32:20interpellé aujourd'hui
00:32:21le gouvernement
00:32:22séparément
00:32:23sur le fait
00:32:24qu'on n'était pas
00:32:25à la hauteur aujourd'hui
00:32:26pour lutter
00:32:26contre ces incendies
00:32:28ça fait au moins
00:32:28un point d'accord
00:32:30entre vous
00:32:30votre constat c'est quoi
00:32:31on n'a pas anticipé
00:32:33on n'est pas prêt
00:32:34à ces feux à répétition
00:32:36oui je pense
00:32:36qu'il faut évidemment
00:32:37rendre hommage
00:32:38à nos sapeurs-pompiers
00:32:38dans un produit temps
00:32:39qui se sont battus
00:32:40de manière héroïque
00:32:41ils continuent à se battre
00:32:41de manière héroïque
00:32:42sur le terrain
00:32:43mais il faut aussi
00:32:44faire un constat politique
00:32:44c'est que nous n'avons pas
00:32:45assez anticipé
00:32:46les moyens
00:32:47pour soutenir
00:32:48nos sapeurs-pompiers
00:32:49je pense aux moyens aériens
00:32:50sur les Canadaires
00:32:52excusez-moi
00:32:52je ne suis pas satisfait
00:32:53de ce que j'ai pu entendre
00:32:54de Gabriel Attal aujourd'hui
00:32:55nous n'avons pas commandé
00:32:56de Canadaires
00:32:57entre 2017 et 2024
00:32:58ça fait des années
00:32:59qu'on peut prévoir
00:33:00qu'il va y avoir
00:33:00des incendies supplémentaires
00:33:01il aurait fallu agir plus tôt
00:33:03et quand on voit
00:33:03qu'un décret a annulé
00:33:04des crédits
00:33:05qui auraient pu permettre
00:33:06d'avoir plus de Canadaires
00:33:07c'est dramatique pour notre pays
00:33:08on a besoin de soutenir
00:33:09nos sapeurs-pompiers
00:33:09et on a besoin
00:33:10d'investir pour eux
00:33:11je précise
00:33:12parce qu'on va y revenir
00:33:13dans quelques minutes
00:33:14avec Bruno Rotailleau
00:33:15de cette polémique
00:33:15lancée par la France Insoumise
00:33:17qui accuse Gabriel Attal
00:33:18quand il était à Matignon
00:33:19d'avoir annulé
00:33:20certaines des commandes
00:33:21passées de Canadaires
00:33:23je précise que Gabriel Attal
00:33:24dit
00:33:25je n'ai pas annulé
00:33:26faute de moyens
00:33:27mais j'ai annulé
00:33:28parce que de toute façon
00:33:30le fabricant
00:33:30ne pouvait pas produire
00:33:31tous ces appareils
00:33:32donc on n'en aurait pas eu plus
00:33:33si je n'avais pas annulé
00:33:35mais comme il n'y a pas
00:33:36de représentant de Gabriel Attal
00:33:37sur ce plateau
00:33:37c'est à moi de faire
00:33:38cette mise au point
00:33:39vous au pouvoir
00:33:40la France Insoumise au pouvoir
00:33:42vous seriez meilleur
00:33:42que le gouvernement actuel ?
00:33:43Déjà on aurait planifié
00:33:45largement
00:33:45et c'est de la réponse capacitaire
00:33:47ça ne se gère pas
00:33:49à l'année près
00:33:50on anticipe
00:33:51on prévoit
00:33:52on construit aussi
00:33:53des relations
00:33:54avec les industriels
00:33:55qui sont capables
00:33:56de répondre à la commande
00:33:57qui attendaient en fait
00:33:58la commande littéralement
00:33:59et Bombardier est un peu opportuniste
00:34:00de ce point de vue là
00:34:01les commandes ne viennent pas
00:34:03ils pivotent
00:34:04et ils s'engagent
00:34:04plutôt sur les flottes
00:34:05d'aviation d'affaires
00:34:06donc c'est de bonnes guerres économiques
00:34:09là en l'occurrence
00:34:10il faut non seulement planifier
00:34:11mais aussi s'ajuster
00:34:12à des besoins
00:34:13et les besoins
00:34:13ils étaient constatés
00:34:14la flotte elle est vieillissante
00:34:15Emmanuel Macron
00:34:16s'était quand même engagé
00:34:17en 2022
00:34:18à les renouveler totalement
00:34:20et c'était quand même
00:34:21un engagement ferme
00:34:22donc c'est pas du tout le cas
00:34:24je pense qu'il faut vraiment
00:34:25avoir l'ambition
00:34:26d'avoir des solutions souveraines
00:34:27pour la France
00:34:28il y a des entreprises françaises
00:34:29qui portent des projets
00:34:29il faut les soutenir
00:34:31il faut avoir conscience
00:34:32que sur les canadaires
00:34:32c'est une entreprise canadienne
00:34:33on est en bout de course
00:34:35je veux dire
00:34:35il y a un monopole énorme
00:34:36il y a une liste d'attente
00:34:37de production
00:34:39pour de très nombreux pays
00:34:40dans le monde
00:34:40le Canada
00:34:40qui en a besoin lui-même
00:34:41on a besoin de trouver
00:34:42une solution en France
00:34:43il y a des industriels
00:34:43il faut les soutenir
00:34:44mais pour cela
00:34:45il faut le vouloir
00:34:46et Gabriel Attal
00:34:47ou la Macronie
00:34:47n'a pas anticipé cela
00:34:48et cela depuis 2017
00:34:50et en 2022
00:34:50on a quand même
00:34:51c'est la Saint-Gabriel
00:34:52on l'a compris aujourd'hui
00:34:53oui mais je pense
00:34:53que c'est important
00:34:54je veux dire
00:34:54il aspire à être
00:34:55président de la République
00:34:55et je suis désolé
00:34:56son bilan
00:34:57celui de la Macronie
00:34:58n'est pas satisfaisant
00:34:59depuis 2017
00:35:00et il faut le dire
00:35:01aux Français
00:35:01et c'est la Saint-Edouard-Philippe
00:35:03aussi
00:35:04l'option d'un canadaire
00:35:06souverain
00:35:06qui sort du chapeau
00:35:08c'est pas la même chose
00:35:09que vous proposez vous
00:35:09bah si
00:35:10mais il a été au pouvoir
00:35:11pendant combien de temps ?
00:35:12ça s'anticipe
00:35:14c'était connu
00:35:15les trous capacitaires potentiels
00:35:16les chaînes d'approvisionnement
00:35:19de ces canadaire
00:35:19qui étaient vieillissants
00:35:20etc
00:35:21le besoin a été constaté
00:35:22on aurait pu
00:35:23en effet miser
00:35:24sur l'industrie nationale
00:35:26la 400M
00:35:27bon il a coûté
00:35:28beaucoup plus cher
00:35:28que prévu
00:35:29mais n'empêche
00:35:29qu'il fonctionne
00:35:30on aurait pu parfaitement
00:35:31l'adapter
00:35:31pour d'autres usages
00:35:32dans la gestion de crise
00:35:33et donc ça c'était connu
00:35:35les industriels
00:35:36adorent les défis technologiques
00:35:37donc à un moment donné
00:35:38quand on priorise
00:35:39quand on met les budgets
00:35:40quand on les aligne
00:35:41et aussi quand on planifie
00:35:43la commande dans le temps
00:35:44parce qu'en fait
00:35:44ils ont besoin de visibilité
00:35:45bah évidemment
00:35:46qu'à un moment donné
00:35:46il y a une réponse
00:35:47et là franchement
00:35:48c'est pas négocié
00:35:49c'est pas une dépense
00:35:49c'est bien nécessaire
00:35:50vous avez interpellé
00:35:51je le disais tout à l'heure
00:35:51le gouvernement
00:35:52Laurent Nunes vous a répondu
00:35:53dans l'hémicycle tout à l'heure
00:35:54il vous a dit
00:35:55occupez-vous d'abord
00:35:56de calmer les mouvements
00:35:57d'écologie radical
00:35:59est-ce qu'il faut être radical
00:36:00aujourd'hui pour être entendu
00:36:01sur ces questions-là
00:36:02ou est-ce qu'on a aussi droit
00:36:02d'être un peu nuancé ?
00:36:04Alors ça c'est un contre-feu
00:36:06si je puis dire
00:36:06franchement il ouvre
00:36:07une espèce de brèche
00:36:08absolument grotesque
00:36:09et que j'ai trouvé
00:36:10vraiment pas à la hauteur
00:36:11parce qu'en fait
00:36:11si on lit
00:36:12ne serait-ce que les scientifiques
00:36:14le GIEC
00:36:14j'ai cité le rapport
00:36:15du Haut Conseil pour le Climat
00:36:17dont les prévisions
00:36:18sont vraiment
00:36:18plus qu'alarmantes
00:36:20la France
00:36:20l'Europe se réchauffe
00:36:21puissamment
00:36:22et ça s'accélère toujours plus
00:36:23donc c'est pas comme
00:36:24si on avait des constats
00:36:25qui forçaient à un moment donné
00:36:26à être radical
00:36:27c'est-à-dire agir à la racine
00:36:28Ce qui est certain
00:36:28c'est ce qui est criminel
00:36:29c'est d'avoir annulé
00:36:31des crédits en 2024
00:36:33Pourquoi la Macronie
00:36:34a annulé des crédits ?
00:36:34C'est parce qu'elle est
00:36:35incapable de faire
00:36:35des économies
00:36:36sur les autres postes du budget
00:36:37si on était en possibilité
00:36:38de faire des économies
00:36:39sur les autres postes
00:36:40des dépenses
00:36:40on aurait pu garder
00:36:42une commande de Canadair
00:36:43alors qu'on avait déjà
00:36:44conscience de l'urgence
00:36:45depuis des années
00:36:45donc moi je pense
00:36:46qu'il faut mettre des moyens
00:36:48et pour mettre des moyens
00:36:48il faut aussi faire des économies
00:36:49sur les mauvaises dépenses de l'État
00:36:50c'est ça la réalité
00:36:51et je pense que la Macronie
00:36:52a été incapable de le faire
00:36:53Mais est-ce que vous dites
00:36:54comme Laurent Nunez
00:36:55pour être efficace
00:36:56il faut arrêter
00:36:57avec l'écologie radicale ?
00:36:58Non mais ça n'a aucun rapport
00:37:00La question n'était pas pour vous
00:37:01mais si vous voulez répondre
00:37:02allez-y
00:37:02Je pense qu'il faut être pragmatique
00:37:05et en réalité
00:37:06je vais vous donner un exemple
00:37:07l'année dernière
00:37:07dans le cadre du budget
00:37:08le Rassemblement National
00:37:09avait porté un amendement
00:37:10pour proposer des kits
00:37:11pour les A400M
00:37:12qui peut être une solution
00:37:13altérative
00:37:13L'avion militaire
00:37:14qui va être testé
00:37:15dans quelques jours
00:37:15pour larguer de l'eau
00:37:16Mais je veux dire
00:37:16cela on l'avait proposé
00:37:18l'année dernière
00:37:18ça avait été voté
00:37:19par le Parlement
00:37:21et en l'occurrence
00:37:21par la Macronie
00:37:22et là il y a quelques jours
00:37:23Laurent Nunez nous dit
00:37:24on va essayer de tester
00:37:25solution en urgence
00:37:26il faut anticiper les crises
00:37:28et je pense que
00:37:29pour la première fois de l'année
00:37:30peut-être même de la décennie
00:37:31le Rassemblement National
00:37:32et la France Insoumise
00:37:33sont d'accord à peu près
00:37:34sur tout ce sujet
00:37:35pour dire que
00:37:36le travail fait
00:37:37n'a pas été bien fait
00:37:37Moi je ne pense pas
00:37:38que la France Insoumise
00:37:40respecte particulièrement
00:37:40les forces de l'ordre au quotidien
00:37:42je ne pense pas
00:37:43que ce soit forcément
00:37:43un exemple
00:37:44excusez-moi
00:37:45vous avez toujours des propos
00:37:47incendiaires vis-à-vis
00:37:48des forces de l'ordre
00:37:49des forces de sécurité publique
00:37:50c'est vraiment pas le bon terme
00:37:51excusez-moi
00:37:52mais malheureusement
00:37:52c'est la réalité
00:37:53non pas du tout
00:37:53donc je pense que
00:37:54c'est ça le sujet
00:37:55aujourd'hui
00:37:55il y a ceux qui sont crédibles
00:37:56et ceux qui ne le font pas
00:37:57sur les sujets
00:37:58de défense des forces de sécurité
00:37:59notamment des pompiers
00:38:00le gouvernement ouvre un contre-feu
00:38:02et vous plongez dedans
00:38:03c'est tout à fait prévisible
00:38:04en revanche
00:38:05ce qu'on peut interroger
00:38:06c'est la stratégie d'acquisition
00:38:08la Startup Nation
00:38:10est pseudo-agile
00:38:11parie sur les startups
00:38:12fait des acquisitions
00:38:13de démonstration
00:38:13ne s'est pas planifiée
00:38:14dans le temps long
00:38:15et là ce dont on a besoin
00:38:17c'est précisément
00:38:17d'une stratégie
00:38:18et un plan
00:38:19une planification des besoins
00:38:20et des acquisitions
00:38:21mais là clairement
00:38:22ils ne savent pas faire
00:38:23et là le contre-feu ouvert
00:38:24par le ministre
00:38:25qui nous dit
00:38:26que tous les moyens
00:38:26sont déployés
00:38:27que tout va bien
00:38:28c'est pas du tout
00:38:28ce que j'ai constaté
00:38:29je voudrais vous entendre
00:38:30je voudrais vous entendre
00:38:31Arnaud Saint-Martin
00:38:32sur ce qu'a dit
00:38:33Jean-Luc Mélenchon
00:38:34aujourd'hui au sujet
00:38:35de ces incendies
00:38:35je le cite
00:38:36les incendies sont une conséquence
00:38:39priorité au direct
00:38:39la loi sur la fin de vie
00:38:41avec sans doute l'adoption
00:38:42est ouvert
00:38:45le scrutin est clos
00:38:50votant 561
00:38:53exprimé 532
00:38:55majorité 267
00:38:57pour 291
00:38:59contre 241
00:39:02l'Assemblée nationale
00:39:03a adopté
00:39:18Monsieur le ministre
00:39:20vous souhaitez prendre la parole
00:39:33Merci Madame la Présidente
00:39:33Merci Madame la Présidente
00:39:34Le chef adjoint du service politique
00:39:36de BFM
00:39:36c'est fait
00:39:37ça aura pris beaucoup de temps
00:39:39c'est le septième vote
00:39:40sur la loi
00:39:41sur l'aide à mourir
00:39:42mais la loi
00:39:43est votée
00:39:44est adoptée
00:39:45après des années
00:39:46on a aperçu le visage
00:39:47d'Olivier Falorni
00:39:48qui portait ce texte
00:39:50depuis longtemps
00:39:50c'est fait
00:39:51c'est définitif
00:39:51Oui c'est un événement
00:39:53parlementaire
00:39:54et un texte sociétal
00:39:55important
00:39:55qui vient d'être adopté
00:39:57à l'instant
00:39:57la loi sur la fin de vie
00:39:59définitivement adoptée
00:40:00par le Parlement
00:40:02le ministre des relations
00:40:03au Parlement
00:40:04prend la parole
00:40:04Laurent Panifous
00:40:05le Premier ministre
00:40:06est absent de cette séance
00:40:08pour cause d'un engagement
00:40:08à l'étranger
00:40:09vous avez entendu
00:40:10il y a quelques minutes
00:40:11Yael Brown-Pivet
00:40:12qui a résumé le vote
00:40:14291 voix pour
00:40:16241 voix contre
00:40:17c'était le dernier débat
00:40:19Il y a quelques voix
00:40:19qui se sont perdues
00:40:20en cours de chemin
00:40:21depuis la première fois
00:40:22que le texte était passé
00:40:23à l'Assemblée
00:40:23Il faudra qu'on regarde
00:40:24le détail
00:40:26la majorité me semble
00:40:27tout de même
00:40:27assez confortable
00:40:28il y avait quelques craintes
00:40:29ces derniers jours
00:40:32ces dernières semaines
00:40:32parce qu'il y a eu
00:40:33une campagne
00:40:34assez fervente
00:40:35de la part des opposants
00:40:37au texte
00:40:37ces dernières semaines
00:40:39qui ont exprimé
00:40:40leurs craintes
00:40:41des craintes
00:40:41qui ont été prises en compte
00:40:42par le Premier ministre
00:40:43Sébastien Lecornu
00:40:44vous savez que le Premier ministre
00:40:45a annoncé qu'il saisirait
00:40:47le Conseil constitutionnel
00:40:48sur certains points
00:40:49de cette loi
00:40:50notamment pour assurer
00:40:52disait-il
00:40:53les sujets de dignité
00:40:54de la personne humaine
00:40:55et les sujets de liberté
00:40:56de conscience
00:40:57des soignants
00:40:58c'est donc la fin
00:40:59d'un parcours parlementaire
00:41:00long et sinueux
00:41:02mais qui vient donc
00:41:03de se solder
00:41:03par une victoire
00:41:05pour les défenseurs
00:41:05de ce texte
00:41:06cette loi sur la fin de vie
00:41:07qui a été définitivement adoptée
00:41:10il y aura donc
00:41:10des recours
00:41:11au Conseil constitutionnel
00:41:12ça on le sait
00:41:13puisque le Premier ministre
00:41:14je le disais à l'instant
00:41:15l'a sollicité
00:41:17ce Conseil constitutionnel
00:41:18tout comme d'ailleurs
00:41:19le président du Sénat
00:41:21Gérard Larcher
00:41:21le Sénat avait rejeté
00:41:23le texte en dernière lecture
00:41:24du côté du Sénat
00:41:25il y a quelques jours
00:41:27291 voix pour
00:41:28241 voix contre
00:41:30cette loi
00:41:30qui est donc définitivement adoptée
00:41:32bonsoir Bruno Retailleau
00:41:33bonsoir Marc Pauvel
00:41:34merci de nous rejoindre
00:41:35à présent
00:41:36président des Républicains
00:41:37candidat à l'élection présidentielle
00:41:38on va d'abord évoquer cette loi
00:41:40si vous voulez bien
00:41:41que vous combattez
00:41:42que vous avez combattu
00:41:43ces derniers mois
00:41:44elle a beaucoup changé
00:41:44pas assez sans doute
00:41:46à votre goût
00:41:47est-ce que vous considérez
00:41:47malgré tout
00:41:48que cette loi
00:41:49qui est souhaitée
00:41:50par une majorité de français
00:41:51est une loi de progrès ?
00:41:53Ah non
00:41:53ça n'est pas une loi de fraternité
00:41:55c'est plutôt une loi d'abandon
00:41:57pour plusieurs raisons
00:41:59ma crainte
00:41:59vous voyez
00:42:00c'est qu'on fasse peser
00:42:02sur les souffrants
00:42:02ceux qui
00:42:04sont au crépuscule
00:42:05de leur vie
00:42:06cette question
00:42:07qui est insupportable
00:42:08inhumaine
00:42:08qu'ils devront se poser
00:42:10suis-je devenu un poids
00:42:12pour mes proches
00:42:13et pour la société ?
00:42:14Est-ce qu'il ne faut pas
00:42:15en finir plus vite ?
00:42:17Ce qui est terrible
00:42:17c'est qu'en France
00:42:19on a un énorme déficit
00:42:20le vrai scandale
00:42:21il est où aujourd'hui ?
00:42:22Le vrai scandale
00:42:23c'est qu'il y a à peu près
00:42:25500 personnes
00:42:25par jour
00:42:26qui meurent
00:42:27sans pouvoir bénéficier
00:42:28de soins palliatifs
00:42:29donc de soulagement
00:42:31qui ont fait l'objet
00:42:31d'un autre volet
00:42:32Oui
00:42:33mais ce que je veux dire
00:42:34c'est que
00:42:35vous avez
00:42:35on nous a présenté
00:42:36cette loi
00:42:37comme une loi de liberté
00:42:37mais regardez
00:42:39le système de santé
00:42:40ça craque de partout
00:42:41entre une injection
00:42:42ou une capsule
00:42:43qui ne coûte rien
00:42:44et des soins palliatifs
00:42:46qui coûtent très cher
00:42:46qu'est-ce qui va se passer ?
00:42:48On va avoir
00:42:49dans notre société
00:42:50une pression financière
00:42:52économique
00:42:52c'est ça qui est difficile
00:42:53Vous pensez que les personnes
00:42:54vont décider
00:42:55de mettre fin
00:42:57à leur jour
00:42:57de demander
00:42:58qu'on les aide
00:42:58à mourir ?
00:42:59Je pense que
00:43:00c'est les plus vulnérables
00:43:01je pense que
00:43:01quand on est riche
00:43:02on peut se payer
00:43:03une infirmière
00:43:03une aide-soignante
00:43:04pour pouvoir pallier
00:43:05le manque de soins palliatifs
00:43:07et ma crainte
00:43:08justement
00:43:09elle est là
00:43:09et quand je dis
00:43:10que ça n'est pas
00:43:10une loi de fraternité
00:43:11mais d'abandon
00:43:12c'est cette crainte
00:43:13qui pousse
00:43:14finalement chacun
00:43:15d'entre nous
00:43:17au crépuscule
00:43:18de sa vie
00:43:18de se poser la question
00:43:19est-ce qu'il ne faut pas
00:43:20que je débarrasse le plancher
00:43:21parce que je suis devenu
00:43:21un poids
00:43:22un poids financier
00:43:23on sait bien d'ailleurs
00:43:24que vis-à-vis
00:43:25de la sécurité sociale
00:43:26le coût
00:43:27en réalité
00:43:27des derniers mois
00:43:28la dernière année
00:43:29de sa vie
00:43:30est le plus important
00:43:31et malheureusement
00:43:33c'est une des lois
00:43:34vous savez
00:43:34les plus permissives
00:43:35et quand on voit
00:43:36le Canada
00:43:36quand on voit
00:43:38les Pays-Bas
00:43:39quand on voit la Belgique
00:43:41il y a au départ
00:43:42des garde-fous
00:43:43mais progressivement
00:43:44ils sautent
00:43:45les uns après les autres
00:43:46hier c'était les majeurs
00:43:48aujourd'hui
00:43:48il y a des mineurs
00:43:49hier il fallait avoir
00:43:51toute sa tête
00:43:52comme on dit
00:43:52maintenant il peut y avoir
00:43:53des gens qui sont
00:43:55en difficulté de discernement
00:43:56qui sont éligibles
00:43:59est-ce que ça signifie
00:44:00Bruno Retailleau
00:44:01que si vous arrivez au pouvoir
00:44:02vous abrogerez
00:44:03vous reviendrez
00:44:04sur cette loi
00:44:05alors je vais répondre
00:44:06à votre question
00:44:06mais il me semble
00:44:07que tout n'est pas terminé
00:44:09vous allez un peu vite
00:44:10en besogne
00:44:10vous avez dit tout à l'heure
00:44:11qu'il y a trois saisines
00:44:13qui est saisie par Gérard Larcher
00:44:15le président du Sénat
00:44:16qui est à vos côtés
00:44:16dans ce combat
00:44:17qui a été saisi aussi
00:44:19de manière un peu plus surprenante
00:44:21par Sébastien Lecornu
00:44:22le Premier ministre
00:44:23est-ce que vous considérez
00:44:25Bruno Retailleau
00:44:25que ça veut dire
00:44:26qu'il a des doutes
00:44:27lui aussi et que finalement
00:44:28il est de votre côté
00:44:29c'est dû en même temps
00:44:30mais c'est typiquement
00:44:32c'est à dire qu'il est Premier ministre
00:44:35il a des pouvoirs
00:44:36il aurait pu prolonger la navette
00:44:38pour essayer de trouver
00:44:40une forme de consensus
00:44:41il aurait pu ne pas réunir
00:44:42la commission mixte paritaire
00:44:44donc il recourt pour donner
00:44:46il recourt au conseil constitutionnel
00:44:48sur un point qui est très très politique
00:44:51et moins juridique
00:44:52pour se défausser en réalité
00:44:54ce que je veux dire aujourd'hui
00:44:56ce que je dis solennellement
00:44:57ce soir sur votre antenne
00:44:59puisque le conseil constitutionnel
00:45:00va devoir en délibérer
00:45:02il va être saisi
00:45:03par le président du Sénat
00:45:04vous l'avez dit
00:45:05par le Premier ministre
00:45:06mais aussi
00:45:06par les parlementaires
00:45:08les sénateurs par exemple
00:45:09dont je fais partie
00:45:11je demande
00:45:13à ceux qui sont au conseil constitutionnel
00:45:15à certains juges
00:45:16qui par le passé
00:45:17ont déposé des propositions de loi
00:45:21pour justement favoriser
00:45:22la démourir
00:45:23je pense à par exemple
00:45:25Jacques Mézard
00:45:25je pense à Laurence Wicheski
00:45:26qui a aussi participé
00:45:28aux travaux
00:45:29qui ont été
00:45:29le préalable
00:45:31de la loi de Falorni
00:45:32je leur demande
00:45:33de se déporter
00:45:34donc ils ne prennent pas part
00:45:36à cette délibération
00:45:37et qu'on laisse les autres
00:45:38on ne peut pas être jugé parti
00:45:40je pense que ça
00:45:41c'est une règle
00:45:42de l'état de droit
00:45:43qui est importante
00:45:44je voudrais simplement
00:45:45vous rappeler
00:45:45que lorsque François Fillon
00:45:47avait introduit
00:45:48une QPC
00:45:49pour savoir
00:45:50c'était très technique
00:45:54si le juge était compétent
00:45:56pour connaître
00:45:57de ces difficultés là
00:45:58il y avait eu
00:45:59trois juges constitutionnels
00:46:00qui s'étaient déportés
00:46:02ils s'étaient déportés
00:46:03parce qu'ils l'avaient dit
00:46:04ils avaient pris
00:46:05fait et cause
00:46:06ils avaient soutenu
00:46:07à l'époque
00:46:08François Fillon
00:46:08moi je pense
00:46:09je demande la même chose
00:46:10donc vous demandez
00:46:11que deux des membres
00:46:12du conseil constitutionnel
00:46:12en tout cas
00:46:13ne prennent pas part
00:46:14à la délibération
00:46:14en tout cas
00:46:15celles et ceux
00:46:16qui dans leur passé
00:46:17ont pris fait et cause
00:46:20sur la fin de vie
00:46:20et notamment
00:46:21pour l'euthanasie
00:46:22et le suicide assisté
00:46:23se déportent
00:46:24si le conseil constitutionnel
00:46:26valide la loi
00:46:27que ferez-vous
00:46:28si vous arrivez au pouvoir
00:46:28je ferai un bilan
00:46:30au bout d'un an
00:46:30je ferai un bilan
00:46:31au bout d'un an
00:46:31et en fonction
00:46:32je verrai si je ne demande pas
00:46:34aux français
00:46:35de trancher par eux-mêmes
00:46:36par référendum
00:46:37par référendum
00:46:38par référendum
00:46:39donc on laisse la loi
00:46:40s'appliquer
00:46:40elle pourrait entrer en vigueur
00:46:42avant la fin
00:46:42d'ailleurs
00:46:43du quinquennat
00:46:43vous le dites vous-même
00:46:44la loi
00:46:45elle va s'appliquer
00:46:46vraisemblablement
00:46:47et au bout d'un an
00:46:47on fait du l'an
00:46:48et éventuellement
00:46:49un référendum là-dessus
00:46:49absolument
00:46:50je voudrais vous entendre
00:46:52Bruno Retailleau
00:46:53sur la suite
00:46:54les suites
00:46:54de l'affaire Liana
00:46:56on se souvient
00:46:56que Gérald Darmanin
00:46:57le garde des Sceaux
00:46:58avait demandé
00:46:58à ce que toutes les plaintes
00:47:00déposées par des mineurs
00:47:01soient réexaminées
00:47:02avant le 14 juillet
00:47:06on est aujourd'hui
00:47:07il y avait 70 000 plaintes
00:47:08à examiner
00:47:09on apprend aujourd'hui
00:47:10qu'un millier de dossiers
00:47:11prioritaires ont été identifiés
00:47:12mais surtout que
00:47:14675 personnes
00:47:15ont été incarcérées
00:47:16depuis l'annonce
00:47:17de ce réexamen
00:47:19est-ce que vous êtes
00:47:20surpris par ces chiffres
00:47:21est-ce que ça veut dire
00:47:22finalement qu'il y a eu
00:47:23une forme de coup de pression
00:47:24sur la justice ?
00:47:25écoutez je ne suis pas surpris
00:47:26je voudrais simplement
00:47:27vous dire que
00:47:28dans un journal
00:47:31parisien
00:47:31pour ne pas le nommer
00:47:32j'avais demandé
00:47:33à l'époque
00:47:34aussitôt
00:47:35qu'il y ait
00:47:35cette mesure-là
00:47:36et qu'avant l'été
00:47:37on puisse réexaminer
00:47:39l'ensemble des dossiers
00:47:40pour voir si
00:47:40était passé à travers
00:47:41les mailles du filet
00:47:42un certain nombre d'affaires
00:47:43qui étaient des affaires
00:47:44où des individus
00:47:45pouvaient soit récidiver
00:47:47ou commettre justement
00:47:48ce qui veut dire
00:47:48que sans Liana
00:47:49sans Rosa
00:47:50cette petite fille
00:47:51qui avait porté plainte
00:47:52contre le meurtrier
00:47:53présumé de Liana
00:47:54et dont la plainte
00:47:55n'a pas été traitée
00:47:56comme il le fallait
00:47:57ces 675 personnes
00:48:00seraient sans doute
00:48:00encore chez elles
00:48:01alors qu'elles sont
00:48:02ce soir en prison
00:48:03Marc Fauvel
00:48:04c'est ce qui est terrible
00:48:04il y a une forme
00:48:06de tiers mondisation
00:48:07de la France
00:48:08y compris de nos services publics
00:48:10les services des urgences
00:48:11qui ne tiennent
00:48:12que grâce au dévouement
00:48:13des personnels soignants
00:48:15l'école
00:48:16qui est mal en point
00:48:17on vient de citer
00:48:18la justice
00:48:18il y a une mesure
00:48:19qu'il faut prendre
00:48:20moi je l'ai vu même
00:48:21au ministère de l'intérieur
00:48:23l'état est à l'âge
00:48:24de pierre du numérique
00:48:25il faut interconnecter
00:48:27les différents fichiers
00:48:28police, gendarmerie
00:48:29cassiopée
00:48:30la justice
00:48:31il y a l'intelligence artificielle
00:48:32si on faisait
00:48:34ce que l'on fait
00:48:34par exemple
00:48:35sur le fichier
00:48:36pour les personnes radicalisées
00:48:38notamment sur
00:48:38les islamistes
00:48:39c'est à dire que
00:48:40dès le moment
00:48:42où le même nom
00:48:43apparaît
00:48:43deux fois
00:48:44dans deux affaires différentes
00:48:46on recoupe
00:48:46on recoupe immédiatement
00:48:48mais on recoupe
00:48:49technologiquement
00:48:50instantanément
00:48:51vous voyez
00:48:51donc on ne perd pas
00:48:52même une minute
00:48:53même pas un dixième
00:48:54de seconde
00:48:55et on a une alerte
00:48:56et là on règle
00:48:57les problèmes
00:48:58mais est-ce qu'on peut
00:48:58encore dire
00:48:59et est-ce qu'on peut dire
00:49:00que c'est une affaire de moyens
00:49:01quand finalement
00:49:02il suffit que le ministre
00:49:03tape du point sur la table
00:49:04pour qu'on découvre
00:49:05que 675 personnes
00:49:08sont sans doute
00:49:09davantage à leur place
00:49:10en prison
00:49:10qu'à la maison
00:49:11tout le monde sait
00:49:12qu'il y a un problème
00:49:12de clochardisation
00:49:13c'est pas moi
00:49:14qui l'ai employé
00:49:15c'est un ancien garde des Sceaux
00:49:17de gauche
00:49:17qui avait utilisé
00:49:18cette formule
00:49:19de la justice
00:49:20qu'il n'y a pas suffisamment
00:49:21de place de privant
00:49:22donc il y a cet effort
00:49:22à produire
00:49:23mais pardon
00:49:24on se défausse trop
00:49:25sur le manque de moyens
00:49:26il faut d'abord
00:49:27que la justice
00:49:28soit beaucoup plus ferme
00:49:29qu'elle soit plus rapide
00:49:30sans doute faut-il des moyens
00:49:31mais il faut aussi
00:49:33qu'on ait un certain nombre
00:49:35comment dirais-je
00:49:36de modus operandi
00:49:37un, le numérique
00:49:38qu'il faut développer
00:49:39et deux, une justice
00:49:40beaucoup plus ferme
00:49:41si par exemple
00:49:43pour la justice des mineurs
00:49:45ou pour d'autres
00:49:46on puisse condamner
00:49:47des individus
00:49:48à des peines
00:49:49des vraies peines de prison
00:49:50aujourd'hui
00:49:51vous avez un énorme écart
00:49:53qui écœure les français
00:49:54entre les peines encourues
00:49:55dans le code pénal
00:49:56les peines prononcées
00:49:57par le tribunal
00:49:58et les peines exécutées
00:50:00et en plus
00:50:00on a un juge
00:50:01d'application des peines
00:50:02qui vient derrière le juge
00:50:04pour détricoter
00:50:05ce que le premier juge
00:50:06au tribunal
00:50:07a donné comme...
00:50:07Vous faites quoi ?
00:50:08Vous enlevez le juge
00:50:09d'application des peines ?
00:50:10Je propose
00:50:10je propose
00:50:11ça fait plusieurs années
00:50:12que je le propose
00:50:12d'enlever justement
00:50:13de supprimer
00:50:14le juge d'application
00:50:15des peines
00:50:16il y a un juge
00:50:17il est au tribunal
00:50:18lui seul
00:50:19connaît bien l'affaire
00:50:20il a donné sa sentence
00:50:22et bien à ce moment-là
00:50:23elle doit s'appliquer
00:50:24on est les seuls je crois
00:50:25en Europe
00:50:27et notamment
00:50:27sur l'Union Européenne
00:50:28avec l'Italie
00:50:29à avoir un juge
00:50:30d'application des peines
00:50:31Je voudrais entendre
00:50:32l'ancien ministre de l'Intérieur
00:50:34et le candidat à l'Elysée
00:50:35sur la polémique
00:50:36qui monte ces derniers jours
00:50:38entre la France insoumise
00:50:39et Gabriel Attal
00:50:40au sujet des incendies
00:50:41c'est Raphaël Grabli
00:50:42qui vient nous rejoindre à présent
00:50:43des incendies
00:50:44et des canadaires
00:50:45dont dispose la France
00:50:46puisque Jean-Luc Mélenchon
00:50:47bonsoir Raphaël
00:50:48Jean-Luc Mélenchon
00:50:49accuse Gabriel Attal
00:50:50lorsqu'il était Premier ministre
00:50:52d'avoir annulé
00:50:53des commandes
00:50:54de canadaires
00:50:55et le ton monte un peu
00:50:56entre les deux hommes
00:50:57Exactement
00:50:57c'était hier
00:50:58le 14 juillet
00:50:59à Pimpon
00:51:00en Bretagne
00:51:00Jean-Luc Mélenchon
00:51:01qui s'attaque donc
00:51:02à l'ancien Premier ministre
00:51:04Gabriel Attal
00:51:05qui lui a répondu
00:51:06dans la foulée
00:51:06au micro de BFM TV
00:51:07écoutez
00:51:11Il y a aussi monsieur Attal
00:51:14alors lui il a encore fait mieux
00:51:16comme il ne savait pas
00:51:17où économiser
00:51:17il a dit les canadaires
00:51:18tout le monde s'en fout
00:51:19en tout cas lui il s'en fout
00:51:20quitte
00:51:21il a coupé
00:51:21On voit que Jean-Luc Mélenchon
00:51:23ne sait plus quoi faire
00:51:24pour faire parler de lui
00:51:25et donc il fait du trumpisme
00:51:26et il raconte absolument
00:51:28n'importe quoi
00:51:29et on le voit depuis
00:51:30plusieurs jours
00:51:31citez-moi
00:51:33le gouvernement
00:51:33qui depuis 20 ans
00:51:35a commandé
00:51:35des nouveaux canadaires
00:51:36pour la France
00:51:37il y en a eu un
00:51:38c'est le gouvernement
00:51:39que j'ai eu l'honneur
00:51:40de diriger
00:51:42Bon les deux hommes
00:51:42ne sont pas d'accord
00:51:43qui dit vrai ?
00:51:44Est-ce qu'il y a eu
00:51:44ou non des commandes annulées ?
00:51:45Alors je vais vous faire
00:51:46une réponse de Normand
00:51:47un peu des deux
00:51:48en fait pour comprendre
00:51:49il faut remonter dans le temps
00:51:50été notamment l'été 2022
00:51:52avec les incendies
00:51:53en Gironde
00:51:54notamment à la test de Buche
00:51:55dans la foulée
00:51:56Emmanuel Macron
00:51:57fait une promesse
00:51:58acheter 16 nouveaux
00:52:01canadaires
00:52:01d'ici 2027
00:52:02pour remplacer
00:52:03les 12 vieux canadaires
00:52:05qu'on a depuis
00:52:05des années et des années
00:52:06et qu'on a encore aujourd'hui
00:52:08alors les négociations
00:52:09avec le constructeur
00:52:10les négociations
00:52:11avec le constructeur canadien
00:52:13elles débutent aussitôt
00:52:14elles se poursuivent
00:52:15en 2023
00:52:16donc avant l'arrivée
00:52:17de Gabriel Attal
00:52:18à Matignon
00:52:19mais l'ambition
00:52:20elle est quand même
00:52:20revue à la baisse
00:52:21avec une commande
00:52:22finalement de 4 appareils
00:52:23pour une livraison prévue
00:52:24en 2028
00:52:26sachant
00:52:26et c'est important
00:52:27de le préciser
00:52:27parmi ces 4 appareils
00:52:29il y en a 2
00:52:29qui sont financés
00:52:30en fonds propres
00:52:30par la France
00:52:31et il y en a 2
00:52:32qui sont largement financés
00:52:33par l'Union Européenne
00:52:34exactement par l'Union Européenne
00:52:35en janvier 2024
00:52:37Gabriel Attal
00:52:37arrive à Matignon
00:52:38dans la foulée
00:52:39il annonce
00:52:40un grand plan d'économie
00:52:41de 10 milliards d'euros
00:52:43résultat 50 millions d'euros
00:52:45en moins
00:52:45pour la sécurité civile
00:52:47qui ne peut plus
00:52:47se payer
00:52:48les 2 canadaires
00:52:49qui sont financés
00:52:50par la France
00:52:51en revanche
00:52:51la commande
00:52:52des 2 canadaires
00:52:53financés par l'Union Européenne
00:52:54c'est un peu plus facile
00:52:55elle est bien confirmée
00:52:56en août 2024
00:52:58avec une date de livraison
00:52:59donc je le rappelle
00:53:00en 2028
00:53:01donc en 2028
00:53:02on aura 14 canadaires
00:53:04et une dernière précision
00:53:05le gouvernement
00:53:06c'était le 4 juin dernier
00:53:07vient d'annoncer
00:53:08il y a un mois
00:53:08une commande supplémentaire
00:53:10de 2 autres canadaires
00:53:11qui seront livrés
00:53:12en 2032
00:53:13voire 2033
00:53:15Bruno Otaguer
00:53:15est-ce que vous croyez
00:53:16Gabriel Attal
00:53:17quand il dit
00:53:18je n'ai rien annulé
00:53:18mais c'est simplement
00:53:19que de toute façon
00:53:20ce sont des commandes fantômes
00:53:22parce que l'usine
00:53:23ne pouvait pas les produire
00:53:24il y avait un problème
00:53:25de production
00:53:25il y a un problème
00:53:26de production de canadaires
00:53:27puisque l'usine
00:53:29qui n'est malheureusement
00:53:30pas une usine française
00:53:31c'est là aussi le problème
00:53:32alors que nous
00:53:33on a une industrie aéronautique
00:53:34et quand j'étais ministre
00:53:35de l'Intérieur
00:53:36j'avais demandé
00:53:36à ce qu'on étudie
00:53:37des solutions souveraines
00:53:39où on pourrait fabriquer
00:53:40des bombardiers d'eau
00:53:41justement
00:53:42sur le territoire français
00:53:43et c'est très compliqué
00:53:45c'est compliqué
00:53:45parce que
00:53:46aujourd'hui tout le monde
00:53:46est pour
00:53:47tout le monde dit
00:53:48il faut construire
00:53:48des canadaires en France
00:53:49vous avez entendu
00:53:50Gabriel Attal
00:53:50et Jean-Philippe
00:53:51tant mieux
00:53:51tant mieux
00:53:52parce que
00:53:52comme ils ont intérieur
00:53:53j'avais aussi étudié
00:53:55ce dossier là
00:53:56mais le problème
00:53:57des canadaires
00:53:57aujourd'hui c'est un problème
00:53:58c'était un problème
00:53:59vous l'avez dit
00:54:00il y a quelques instants
00:54:01budgétaire
00:54:01mais c'est aussi un problème
00:54:02de souveraineté de la production
00:54:04et d'usines
00:54:05qui ne produisaient plus
00:54:06de canadaires
00:54:07on le voit bien
00:54:08qu'il nous faut des canadaires
00:54:09je veux rebondir
00:54:10il y a aussi des hélicoptères
00:54:12bombardiers d'eau
00:54:12que nous avions aussi commandés
00:54:15qu'on loue actuellement
00:54:16pardon
00:54:16qu'on loue actuellement
00:54:18et qu'on loue
00:54:18mais ça
00:54:20louer, acheter
00:54:21parfois il faut se poser la question
00:54:23comme un chef d'entreprise
00:54:24parfois
00:54:25quand ça sert simplement
00:54:26deux mois ou trois mois
00:54:27il faut parfois mieux
00:54:28louer qu'acheter
00:54:29à la condition d'être sûr
00:54:31de la disponibilité
00:54:32de l'appareil
00:54:32simplement
00:54:33on parlait du numérique là
00:54:34j'ai été
00:54:36mise à l'intérieur
00:54:37et donc en charge
00:54:38de la sécurité civile
00:54:39j'avais demandé
00:54:40à ce qu'on accélère
00:54:41l'intelligence artificielle
00:54:42notamment pour la détection
00:54:44des feux
00:54:44pourquoi ?
00:54:45parce qu'aujourd'hui
00:54:46souvent vous avez des guetteurs
00:54:48des sapeurs-pompiers
00:54:49avec des jumelles
00:54:50qui guettent
00:54:51un départ de feu
00:54:52demain vous mettrez
00:54:53des caméras
00:54:54qui savent parfaitement
00:54:55distinguer
00:54:55et faire la différence
00:54:56entre une poussière
00:54:58ou entre une fumée
00:55:00et l'important
00:55:01pour les feux
00:55:02c'est qu'on les détecte
00:55:03immédiatement
00:55:04et qu'on puisse
00:55:04les attaquer
00:55:05dans les 5 à 10
00:55:07premières minutes
00:55:08c'est là qu'on a
00:55:09justement
00:55:09le maximum de chance
00:55:11et vous voyez que
00:55:11avec l'intelligence artificielle
00:55:13qui permettra
00:55:14de détecter
00:55:14mais qui fera
00:55:15beaucoup plus
00:55:16parce que certains modèles
00:55:17de détection
00:55:17permettront de dire
00:55:18aux sapeurs-pompiers
00:55:19en fonction
00:55:20de l'hydrométrie
00:55:21de la température
00:55:22du vent
00:55:23et aussi
00:55:24broussaille
00:55:25ou telle ou telle
00:55:26végétation
00:55:26voilà la modélisation
00:55:28du feu
00:55:28et ça pour moi
00:55:29c'est l'avenir
00:55:30quelques départements
00:55:323 ou 4 départements
00:55:33se sont équipés
00:55:34très partiellement
00:55:35mais je pense
00:55:36qu'il faudrait
00:55:36un plan d'équipement
00:55:37et on voit bien
00:55:38qu'il n'y a plus
00:55:39qu'il n'y a pas
00:55:40les départements du sud
00:55:41qui sont concernés
00:55:41aujourd'hui
00:55:42puisque regardez
00:55:43Fontainebleau
00:55:44effectivement
00:55:44et on a vu
00:55:45que le combat des pompiers
00:55:45en ce moment
00:55:46à Fontainebleau
00:55:46c'est d'aller
00:55:47éteindre
00:55:48chacune des petites fumeroles
00:55:49qui redémarre
00:55:50ces dernières heures
00:55:51je voudrais qu'on parle
00:55:51Bruno Rotaillot
00:55:52de vos adversaires
00:55:53à l'élection présidentielle
00:55:55lesquels ?
00:55:56il y en a beaucoup
00:55:56il y en a plusieurs
00:55:57vous avez changé
00:55:58d'adversaire au RN
00:56:00l'hypothèse
00:56:00Jordan Bardella
00:56:01c'est fini
00:56:02c'est Marine Le Pen
00:56:03qui va y aller
00:56:03finalement malgré
00:56:04sa condamnation
00:56:05et grâce à son pourvoir
00:56:06en cassation
00:56:08au risque pour elle
00:56:09de devoir porter
00:56:09un bracelet électronique
00:56:10pendant la fin
00:56:11de sa campagne
00:56:12est-ce qu'elle sera
00:56:13plus difficile à battre
00:56:14que Jordan Bardella ?
00:56:16écoutez en tout cas
00:56:17un, elle était condamnée
00:56:19elle était condamnée
00:56:20bon
00:56:21la cassation
00:56:22c'est pas l'effacement
00:56:23des faits
00:56:24c'est de savoir
00:56:25si la procédure de droit
00:56:26etc. a été respectée
00:56:28même si techniquement
00:56:29elle est à nouveau
00:56:29présumée innocente
00:56:30pas exactement
00:56:32pas exactement
00:56:33en matière
00:56:33de droit
00:56:34et d'instance
00:56:35justement
00:56:35qui est la cassation
00:56:36on va pas faire
00:56:37du droit ce soir
00:56:38ça n'intéresse pas du tout
00:56:39les téléspectateurs
00:56:40moi je vais vous dire
00:56:42jamais Marine Le Pen
00:56:43redressera la France
00:56:44Marine Le Pen
00:56:45elle est la continuatrice
00:56:47de tout ce qui a
00:56:48enfoncé la France
00:56:49elle se présente
00:56:50comme une candidate
00:56:51anti-système
00:56:52mais elle est le système
00:56:54même
00:56:54Marine Le Pen
00:56:54c'est l'héritage
00:56:55d'Emmanuel Macron ?
00:56:56non
00:56:56ce que je veux dire par là
00:56:57qu'est-ce qui a coulé
00:56:58la France ?
00:56:59c'est l'assistanat
00:57:01et elle veut prolonger
00:57:02l'assistanat
00:57:03la preuve
00:57:03elle n'a pas voté
00:57:04la réforme des retraites
00:57:05la réforme de l'assurance maladie
00:57:07et les 15 heures
00:57:07de contrepartie du RSA
00:57:09elle veut l'assistanat
00:57:10c'est ce qui a coulé
00:57:11la France
00:57:12ceux qui nous regardent
00:57:13je leur pose la question d'ailleurs
00:57:14qu'est-ce qu'on veut demain ?
00:57:16taxer toujours plus
00:57:17ceux qui bossent
00:57:18ceux qui travaillent
00:57:19et subventionner
00:57:20ceux qui abusent
00:57:21non
00:57:21moi je veux que le travail
00:57:22paye demain
00:57:23on ne se relèvera pas
00:57:24sans le travail
00:57:25et je veux aussi
00:57:27taper l'assistanat
00:57:29parce que c'est la source
00:57:30justement
00:57:30de nos problèmes économiques
00:57:31donc la France
00:57:33je pense
00:57:34s'enfoncerait avec elle
00:57:35et moi je dénoncerais
00:57:36ce que j'appelle
00:57:37son gauchisme d'atmosphère
00:57:38vous voyez
00:57:39c'est en ça que c'est plutôt
00:57:40une bonne nouvelle
00:57:41pour vous
00:57:41Jean-Anne Bardella
00:57:42il avait une ligne
00:57:42il a une ligne un peu plus libérale
00:57:44qui empiète peut-être
00:57:45un peu plus
00:57:45sur l'électorat de droite
00:57:47alors que Marine Le Pen
00:57:48c'est ni droite
00:57:49ni gauche
00:57:50vous allez pouvoir
00:57:51pendant toute la campagne
00:57:52dire en quelque sorte
00:57:53elle a un programme
00:57:55socialiste
00:57:56pardon je donne peut-être
00:57:57vos éléments de langage
00:57:58de la campagne
00:57:58mais ça vous offre
00:58:00un petit espace politique
00:58:01supplémentaire
00:58:01le fait que ce ne soit pas
00:58:02Jordan Bardella
00:58:03je ne le crois pas vraiment
00:58:04je pense en tout cas
00:58:06vous parlez de Jordan Bardella
00:58:08ou d'elle
00:58:09ce qui caractérise
00:58:10le Rassemblement National
00:58:11c'est d'avoir changé de pied
00:58:13sur quasiment tous les sujets
00:58:14regardez là
00:58:15il se dispute
00:58:16sur le port du voile
00:58:17faut-il interdire
00:58:18dans l'espace public
00:58:19le port du voile
00:58:20ils sont changés d'avis
00:58:21comme sur le Frexit
00:58:22sur l'euro
00:58:23sur l'Europe
00:58:24comme sur l'immigration
00:58:25puisque c'était l'immigration zéro
00:58:26donc il n'y a pas vraiment de ligne
00:58:28comme ils sont
00:58:29si j'ose dire
00:58:30démagogues
00:58:31on va dans le sens du vent
00:58:32alors si dans le sens
00:58:33si le sens du vent
00:58:34vous commande
00:58:35d'aller comme la girouette
00:58:36dans une direction
00:58:36ils y vont
00:58:37et puis le lendemain
00:58:38ils peuvent inverser
00:58:39et c'est pas bon pour la France
00:58:40je pense justement
00:58:42le en même temps
00:58:43d'Emmanuel Macron
00:58:43a fait beaucoup de mal
00:58:45à la France
00:58:45et je pense que
00:58:46demain
00:58:47si on veut
00:58:48remettre la France
00:58:49à l'endroit
00:58:49c'est ce que je souhaite
00:58:50il va falloir une ligne
00:58:51qu'on s'y tienne
00:58:52de la constance
00:58:53de la cohérence
00:58:54je ne sais pas si vous avez vu
00:58:56l'un des derniers messages du jour
00:58:57d'Elon Musk
00:58:58le patron d'X
00:58:59et de Tesla
00:59:00qui aujourd'hui apporte officiellement
00:59:01son soutien à Marine Le Pen
00:59:03elle est
00:59:03dit-il
00:59:04le dernier espoir de la France
00:59:07est-ce que pour vous
00:59:08c'est de l'ingérence ?
00:59:09M. Musk peut faire
00:59:11ce qu'il souhaite
00:59:12simplement ce que j'observe
00:59:13je me souviens très bien
00:59:14que
00:59:14quand M. Trump
00:59:15pour la première fois
00:59:16avait été élu
00:59:17Mme Le Pen
00:59:18s'était précipitée
00:59:19sur la Trump Tower
00:59:20pour essayer d'avoir un rendez-vous
00:59:21je crois qu'elle ne l'avait pas obtenu
00:59:23elle s'est aussi
00:59:24elle était assez proche
00:59:25de M. Poutine
00:59:26moi je suis patriote
00:59:27vous voyez
00:59:28et je ne vais pas chercher
00:59:30mes consignes
00:59:30ici ou là
00:59:31je suis profondément français
00:59:33voilà
00:59:34et je souhaite
00:59:35qu'aucun étranger
00:59:37puisse dire
00:59:38voilà Bruno Rotaillot
00:59:39c'est le meilleur candidat
00:59:39mais vous considérez
00:59:40que c'en est de l'ingérence ça ?
00:59:42non
00:59:43peu importe
00:59:43c'est pas une ingérence particulière
00:59:45moi je suis pour la liberté d'expression
00:59:47je suis pour moi-même
00:59:49pour être libre
00:59:50dans mon expression
00:59:51et donc je la reconnais
00:59:52à chacun
00:59:53qu'il soit français
00:59:54ou qu'il ne le soit pas
00:59:55mais ça veut bien dire
00:59:56c'est-à-dire que Mme Le Pen
00:59:58est soutenue par l'étranger
00:59:59donc
01:00:00il y a un homme aujourd'hui
01:00:01Bruno Rotaillot
01:00:02qui vous tend les bras
01:00:03un homme que vous connaissez bien
01:00:05c'est votre prédécesseur
01:00:06à la tête des Républicains
01:00:07il s'appelle Éric Ciotti
01:00:08il est aujourd'hui allié
01:00:09à Marine Le Pen
01:00:09voici ce qu'il a dit
01:00:10dimanche dernier
01:00:11sur BFM TV
01:00:13je dis à Bruno Rotaillot
01:00:15qu'il va être contraint
01:00:16de se retirer
01:00:18je connais
01:00:19je sais par avance
01:00:20les pressions
01:00:21qu'il va subir
01:00:22de M. Larcher
01:00:23de Mme Pécresse
01:00:24et donc
01:00:25avant de subir
01:00:26cette humiliation
01:00:27il ne peut pas gagner
01:00:29il ne peut pas gagner
01:00:30c'est impossible
01:00:31aujourd'hui
01:00:32et donc je l'appelle
01:00:33à rejoindre
01:00:34cette grande alliance
01:00:35des droites
01:00:36c'est le seul moyen
01:00:38d'enrayer le déclin
01:00:39aujourd'hui
01:00:40je lui dis en conscience
01:00:42il ne peut pas gagner
01:00:43je lui dis
01:00:44rejoignez-moi
01:00:45rejoignez-moi
01:00:46rejoignez l'alliance des droites
01:00:48je veux simplement
01:00:48je vais lui répondre
01:00:50d'abord que Mme Le Pen
01:00:52ne se dit pas de droite
01:00:54elle se dit
01:00:55ni de droite
01:00:55ni de gauche
01:00:56un peu comme
01:00:57le en même temps
01:00:58d'Emmanuel Macron
01:00:58je le dis
01:00:59je lui dis aussi
01:01:00que je viens de vous le dire
01:01:02et je le confirme
01:01:03c'est que jamais
01:01:04Marine Le Pen
01:01:04pourra relever la France
01:01:06la remettre à l'endroit
01:01:07parce qu'on ne peut pas
01:01:09relever un pays
01:01:10redresser un pays
01:01:11en le ruinant
01:01:12ce sera ça
01:01:13Mme Le Pen
01:01:13moi je me présente
01:01:15devant les Français
01:01:15et je suis persuadé
01:01:17absolument persuadé
01:01:18que le choix
01:01:18que je vais leur offrir
01:01:19le choix que je leur offre
01:01:20ce n'est pas le choix
01:01:21justement du chaos
01:01:23parce que
01:01:23un second tour
01:01:25Marine Le Pen
01:01:26M. Mélenchon
01:01:27ça pourrait risquer
01:01:28de se terminer dans la rue
01:01:29et la chienlit
01:01:30les Français n'en veulent pas
01:01:31je ne suis pas sûr
01:01:33qu'ils veulent aussi
01:01:33d'une troisième saison
01:01:35du macronisme
01:01:37à travers
01:01:38les deux anciens
01:01:39premiers ministres
01:01:40vous avez été son ministre
01:01:41ah pas du tout
01:01:42j'étais un ministre
01:01:42de co-invitation
01:01:44oui mais vous avez été
01:01:45le ministre
01:01:46j'ai choisi
01:01:47d'entrer le gouvernement
01:01:48avec Michel Barnier
01:01:49et sur l'Algérie
01:01:51sur la Corse
01:01:52sur l'immigration
01:01:53c'était de notoriété
01:01:55publique
01:01:55que nous avions
01:01:56des oppositions
01:01:57avec Emmanuel Macron
01:01:59donc j'ai été
01:02:00le premier ministre
01:02:00évidemment
01:02:01de Michel Barnier
01:02:02de M. Bayrou
01:02:02mais pas de M. Emmanuel Macron
01:02:05nous étions en temps
01:02:06de cohabitation
01:02:06quand vous avez lu
01:02:08la déclaration
01:02:09de Laurent Wauquiez
01:02:09Bruno Retailleau
01:02:11qui a dit
01:02:11je crois qu'Edouard Philippe
01:02:12peut incarner l'ordre
01:02:13et le sérieux
01:02:14permettant de redresser
01:02:15la France
01:02:15il a dit dans les colonnes
01:02:16du Parisien
01:02:17très honnêtement
01:02:18quelle a été
01:02:18votre première réaction ?
01:02:20j'ai souri
01:02:21j'ai même rigolé
01:02:23j'ai rigolé
01:02:23parce que
01:02:24j'avais en tête
01:02:25ce qu'il avait dit
01:02:26quelques mois auparavant
01:02:27qui correspondait
01:02:28exactement à l'inverse
01:02:30donc
01:02:31quand vous avez
01:02:32un tête à queue
01:02:33pareil
01:02:34alors ça
01:02:35j'aurais pas dû rire
01:02:36parce que
01:02:36je pense que
01:02:37ça fait mal à la politique
01:02:38je pense que
01:02:39si tant de françaises
01:02:40et tant de français
01:02:40se sont détournés
01:02:41c'est à cause
01:02:43de ce retournement
01:02:44justement de veste
01:02:45qu'est-ce que vous dites
01:02:47à ceux qui
01:02:48en particulier
01:02:49Jordan Bardella
01:02:50mais pas seulement
01:02:50disent
01:02:51à la fin
01:02:52Bruno Retailleau
01:02:54rejoindra
01:02:55Edouard Philippe
01:02:55est-ce que vous prenez
01:02:56l'engagement
01:02:57que ce ne sera jamais le cas ?
01:02:58l'engagement que je prends
01:02:59c'est de gagner
01:02:59l'engagement que je prends
01:03:00c'est d'aller jusqu'au bout
01:03:01vous me connaissez mal
01:03:02je suis un combattant
01:03:03j'aime mon pays
01:03:05je veux le redresser
01:03:06je veux remettre la France
01:03:07à l'endroit
01:03:08et comme je viens
01:03:09de vous l'expliquer
01:03:10je vais proposer
01:03:11un choix aux français
01:03:12ce sera
01:03:12ni
01:03:14le choc
01:03:15justement
01:03:15des ailes radicales
01:03:17Mélenchon
01:03:17Le Pen
01:03:18et ce ne sera pas non plus
01:03:19la continuité
01:03:20du macronisme
01:03:21il faut bien comprendre
01:03:22une chose
01:03:22c'est que l'élection
01:03:23de 2027
01:03:25ce sera l'élection
01:03:26de la dernière chance
01:03:27ou ce sera
01:03:28le sursaut
01:03:29ou ce sera
01:03:30la chute
01:03:31j'en suis absolument
01:03:32persuadé
01:03:33et on ne peut plus
01:03:34continuer comme
01:03:34on continue aujourd'hui
01:03:36les solutions démagogiques
01:03:38entraîneront la France
01:03:39dans le mur
01:03:39c'est une évidence
01:03:40vous vous rendez compte
01:03:41que chaque mois
01:03:42on emprunte quasiment
01:03:4330 milliards
01:03:44c'est plus de deux fois
01:03:45on parlait de la justice
01:03:46deux fois le budget
01:03:47de la justice
01:03:48vous croyez que
01:03:49soit Mme Le Pen
01:03:50ou M. Mélenchon
01:03:50serait crédible
01:03:52et je pense qu'il faut
01:03:53autre chose
01:03:54que la continuité
01:03:54du macronisme
01:03:55par procuration
01:03:56avec d'autres visages
01:03:58merci Bruno
01:03:59c'est moi qui vous remercie
01:04:00c'est le président des républicains
01:04:00candidat à l'Elysée
01:04:02et voilà
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