00:00Victoire incroyable. À Paris, des médecins ont décidé d'arrêter les soins sur un patient en cas de complication de
00:06son état de santé, mais contre sa volonté.
00:09L'homme âgé de 60 ans souffre d'une hépatite C, d'une cirrhose sévère du foie et de lourdes
00:15séquelles neurologiques consécutives à plusieurs AVC.
00:18Malgré son état de santé très grave, il veut rester en vie. Un souhait refusé par les médecins. Laura Legault.
00:24Oui, en juin, l'homme de 60 ans hospitalisé à la Pitié-Salpêtrière tombe dans le coma. L'équipe médicale
00:31décide alors de limiter ses soins et de les arrêter en cas de décompensation de son état de santé.
00:36Or, depuis, le patient s'est réveillé et a exprimé sa volonté de poursuivre les soins. Mais la décision collégiale
00:42des médecins ne change pas, ce que conteste l'avocat du patient, maître Pinatel.
00:47C'est une décision qui doit être prise lorsque le patient est inconscient. Or, aujourd'hui, mon client, il est
00:53parfaitement conscient, il exprime la volonté d'être soigné et on lui applique un cadre juridique qui est celui qu
00:59'on applique normalement en cas d'inconscience.
01:01Ça voudrait dire qu'au nom de la liberté thérapeutique des médecins, on pourrait passer outre la volonté du patient.
01:08La famille du patient, désespérée, saisit le tribunal administratif et le conseil d'État. Les deux instances rejettent leur demande,
01:15considérant que les traitements ne doivent pas relever d'une obstination déraisonnable.
01:19La décision du corps médical peut donc s'appliquer. Conséquence, si l'état de santé du patient se dégrade, il
01:24ne sera pas réanimé, contrairement à sa volonté.
01:28Laura Legault pour Europe 1.