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  • il y a 2 mois
Carlo Brusa, Charbel et Mike Borowski révèlent sur GPTV la réalité des dérives managériales et des scandales étouffés au sommet de l'État.

Derrière la communication officielle, une vague de suicides au sein des ministères et des services d'État secoue les sommets du pouvoir. De Matignon à l'Élysée, plusieurs fonctionnaires et collaborateurs se sont récemment donné la mort ou ont tenté de le faire. Face à ce drame, le dispositif interne Vigie Souffrance enregistre une hausse de 50 % des signalements pour harcèlement moral et détresse au travail.

Cette maltraitance institutionnelle révèle les dérives directes de la Start-up Nation appliquée à l'administration publique. Pour maintenir un rythme insoutenable dicté par la pression politique et les exigences européennes, l'usage de drogues de synthèse touche désormais les cabinets. Pendant que des figures comme Gabriel Attal enchaînent les opérations de communication pour dériver l'attention, le cœur de l'appareil d'État s'effondre sous une violence managériale inédite.

Ce chaos humain est-il le signe révélateur d'un régime politique en pleine décomposition morale ? Jusqu'où la caste dirigeante sacrifiera-t-elle ses propres serviteurs avant que le système ne vole en éclats ? Ne manquez pas cette émission exclusive pour comprendre la véritable nature du pouvoir actuel et l'ampleur de la crise sociale qui traverse le pays.

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Transcription
00:00Cher maître Carlo, là c'est l'avocat qui va parler, là on a un pouvoir qui ne respecte pas
00:10le droit du travail.
00:11A-t-on déjà eu autant de gens aussi malheureux qui sont suicidés ?
00:16D'ailleurs on a eu un collaborateur de l'Élysée qui s'est jeté dans le RER, on a retrouvé
00:20sa carte sur lui.
00:23Harcèlement sexuel, etc.
00:26Où sommes-nous, cher Carlo ?
00:28Dans une situation de contradiction totale entre ce qui est l'évolution de la législation et la réalité.
00:35C'est un premier point, et pas un premier parpaing, c'est un premier point très important. Pourquoi ?
00:40Parce qu'en réalité nous sommes quand même le pays, en Europe, et ça je peux vous le dire vraiment
00:46par la recherche que j'ai effectuée,
00:48qui est le plus protecteur en termes de texte de répression pénale par rapport à l'harcèlement, au sens général,
00:56l'harcèlement au travail. La France en a fait quand même une bataille, même au niveau de la juridiction pénale,
01:04mais aussi prud'homale, c'est quand même un des points qui a été énormément, c'est vraiment développé.
01:13Ensuite nous avons évolué aussi en termes de, sur les questions d'ordre sexuel, pourquoi ? Parce que l'hésitation,
01:19elle a changé.
01:19Depuis le 7 novembre 2025, on n'est plus du tout sur les simples aminicules, je parle même de l
01:27'agression sexuelle.
01:29Pourquoi ? Parce que depuis le 7 novembre, c'est que la notion de consentement quasiment qui entre en jeu,
01:34et plus le fait de dire qu'il faut établir la menace, la violence, les quatre aminicules qui imposent la
01:42contrainte,
01:43et la surprise. Ce sont les quatre qu'il fallait prouver. C'est pour cette raison qu'on a quand
01:49même
01:49l'élargissement progressif de la répression, et de la répression de faits qui passaient quasiment
01:58comme une lettre à la poste jeudice. Et aujourd'hui, nous constatons quand même une aggravation.
02:05Une aggravation au sein des entreprises, parce que je rappelle tout simplement que la jurisprudence
02:10de la Cour de cassation a fait même évoluer la notion d'harcèlement en arrivant même à la notion
02:16d'harcèlement institutionnel, qui est une notion nouvelle, qui est une décision de la Cour de cassation
02:21qui a été rendue dans l'affaire France Télécom. C'est-à-dire que, indépendamment de l'harcèleur,
02:27cadre supérieur, dirigeant, responsable de Matignon, de la communication, etc., vous avez la question
02:34d'un possible harcèlement qui est mis en place par l'institution elle-même dans sa manière
02:40de gérer globalement les situations. Et ça, c'est une question très importante. Pourquoi ?
02:45Parce qu'à France Télécom, il était parfois difficile d'amputer à telle ou telle autre personne.
02:49Je parle de France Télécom, qui n'est pas nécessairement une institution administrative,
02:54mais c'était quand même une entité contrôlée par l'État, proche, disons, des administrations.
03:00Mais nous avons connu d'autres situations en France, ce n'est pas la première fois,
03:04que nous avons des administrations. Vous avez, par exemple, de suicides à la Direction Générale des Finances Publiques,
03:13la DGFIP, il y a eu des suicides.
03:15Mais est-ce qu'il n'y a pas une touche macroniste de la façon de faire de cette fameuse
03:20start-up nation ?
03:21Il est clair que nous avons eu une évolution profonde de la notion d'État et de la manière de
03:27gérer.
03:28Mais, en réalité, quand on prend le passé, d'abord, il y avait une sorte de prestige de l'État,
03:36de la France,
03:37du gouvernement, du pouvoir, entendu comme quelque chose d'aristocratique, à certains égards.
03:44Quand on prend même la manière d'œuvrer de Chirac, ce n'était pas un névrosé pour furieux.
03:50Mais les choses, et surtout depuis l'aggravation de la relation entre les États, dans leur intérieur, et leur rapport
03:58avec l'Europe.
03:59Je peux vous dire qu'on peut se rapprocher.
04:02Je prends l'Italie, je fais souvent des comparaisons, pas parce que je suis italien,
04:07mais en tant qu'Italien, je peux suivre plus facilement.
04:10Pareil, dans les administrations italiennes, il y a une forte tension.
04:14Pourquoi ? Parce que les exigences de l'Europe, qui agit comme un gendarme des États,
04:20d'un gendarme des administrations, qui sont là pour être le relais.
04:23Parce que n'oublions pas que, quand vous voyez les changements de gouvernement,
04:26vous n'avez pas des changements des directeurs d'administration,
04:30qui sont ceux qui ont le pouvoir, qui décident, et qui sont, qui reçoivent la pression politique.
04:36Des ministres du gouvernement qui changent, surtout depuis la dissolution.
04:40Les tensions, tout le monde le dit, ont été très très fortes.
04:44Et la chose qui est assez étonnante, et je voudrais vraiment attirer l'attention,
04:49parce que nous sommes sur GPTV, mais c'est quand même des organes de presse et des médias,
04:55d'État, entre guillemets, très liés à l'État, qui ont fait état, qui ont donné des informations.
05:01C'est-à-dire qu'il y a eu, il y a eu même France Inter, qui est quand même
05:05bien asservie au pouvoir,
05:06qui a fait part et donné des informations par rapport à ces suicides et à ce qui se passe à
05:12Matignon.
05:13Donc il y a quand même quelque chose de très fort,
05:16parce que quand on voit que les mainstream arrivent eux-mêmes à parler de cela
05:21et à faire état de cette situation de stress, de tension, de pression constante, etc.,
05:27c'est bien le signe que, je dirais, la partie émergée de l'iceberg, elle est au fond petite,
05:35mais qui atteste bien que peut-être il y a des choses beaucoup plus graves.
05:38Et il faudra voir, parce que je rappelle à tout le monde qu'une enquête préliminaire a été ouverte.
05:44Ce n'est pas du tout Matignon qui a dénoncé, mais c'était un fonctionnaire qui a dénoncé,
05:49en application de l'article 40 du Code de pression pénale, l'existence de situations graves.
05:54Et on n'a pas pu taire cela, parce qu'effectivement, à partir du moment que la plainte est arrivée
06:00et que l'enquête préliminaire a été ouverte, les médias se sont jetés dessus.
06:05Sincèrement, on en a parlé, maintenant tu prends leur élève,
06:09et tu fais bien de la prendre leur élève,
06:12parce qu'on a quand même senti une tentative, pour moi, d'étouffement,
06:16de briser, de briser la chaîne d'information qui s'était créée,
06:20parce que tout, quasiment, les grandes chaînes en ont parlé.
06:24Mais là, il y a une sorte de chape, parce que surtout, il y a quand même un monsieur,
06:29vous savez, les goûts de la presse et des mainstream sont assez extraordinaires,
06:33parce que maintenant, on part de le cornu, comme peut-être un présidentiable,
06:36parce qu'il montre sa capacité à se faufiler dans les méandres
06:41de toutes ces situations conflictuelles et compliquées et complexes
06:45de la situation depuis son arrivée au pouvoir,
06:48notamment la question du budget qui demeure le grand chaud de la rentrée au mois de septembre,
06:54avec la facturation électronique, avec les entreprises qui déposent des bilans à tout va,
07:00avec une situation de crise monstrueuse.
07:02Donc, il y a d'autres thèmes, mais la question du suicide,
07:05et je voudrais terminer sur ce point-là,
07:07ce n'est pas simplement une question d'administration.
07:11La France, c'est le pays, et ce qu'on appelle les suicides déclarés,
07:15parce que vous avez des accidents de la circulation,
07:18que ce sont des suicides, mais on ne les traite pas comme des suicides,
07:21c'est quand même un des pays où il y a le plus grand nombre de suicides en Europe.
07:26C'est quand même le pays dans la plus grande consommation d'anciolytiques.
07:31Quand même un pays qui vit actuellement une dégérescence monstrueuse,
07:34c'est le pays dans lequel on a mis en place quand même des consultations gratuites,
07:38même pour les enfants depuis Covid,
07:39parce qu'on est dans un état de tension qui va bien au-delà de Matignon,
07:45qui est palpable, qui est généralisé,
07:47un état d'angoisse, les gens ont parfois du mal à parler.
07:51Je tente d'échanger, de discuter, parce que mon but,
07:54c'est d'arriver toujours à travers les relations,
07:56parce que je voyage, je vais plaider, j'étais à Montpellier,
07:59les gens me reconnaissent, on discute, mais on sent quand même une appréhension.
08:04Et l'appréhension des derniers mois et de ce qui va se passer à septembre
08:09concerne certainement Matignon, concerne l'État, concerne l'administration,
08:13mais l'attention que l'on vit aussi à l'Élysée,
08:17c'est bien connu, et c'est reconnu.
08:19Merci beaucoup, cher Carlo.
08:21Suicide, intérimité de suicide, harcèlement sexuel,
08:23directeur de cabinet de Brigitte Macron, c'est quand même pas rien.
08:26Tout ça, c'est surprenant ou pas ?
08:28Non.
08:30Non, c'est pas surprenant, c'est malheureux,
08:32mais c'est pas surprenant, pourquoi ?
08:33Parce que moi, quand tu m'as dit de quoi on allait parler,
08:36je me suis dit, je ne suis pas un expert dans le domaine,
08:38je vais aller regarder un petit peu tout ça.
08:40Et j'ai commencé à faire mes petites recherches,
08:41pour faire mes petits devoirs pour ce soir,
08:43parce qu'il ne faut pas raconter n'importe quoi,
08:45et encore plus quand les sujets sont aussi sensibles
08:48et que ça touche directement à la vie des gens.
08:50Et je suis remonté jusqu'à 2017.
08:54Commence en 2018 par l'affaire Benalla.
08:57Tout le monde se souvient de l'affaire Benalla,
09:01qui fracassait la tête des gens pendant les gilets jaunes, etc.
09:05Il y a eu l'affaire Benalla, vous la connaissez tous,
09:07je ne vais pas la détailler ici,
09:10Ensuite, 2021, plainte pour viol à l'Elysée.
09:15Donc, une militaire de l'état-major particulier
09:18dépose plainte après une soirée au palais de l'Elysée en juillet 2021.
09:23L'affaire n'est connue qu'en novembre,
09:24révélée par Libération, une fois qu'ils font leur tafeu,
09:284 mois de silence entre la plainte et le public.
09:32Le mise en cause a été placé sous statut de témoin assisté,
09:35pas de condamnation.
09:38Est-ce que c'est normal, ça ?
09:40Donc, il y a ça.
09:412023, Frédéric, l'argentier.
09:44Tu te rappelles de cette histoire.
09:45Le mec, il a fini.
09:46Alors, pour la petite histoire,
09:48agent de l'intendance chargé du service de table dédigné officiel.
09:5323 ans de maison, quand même.
09:55Limogé un vendredi de mars avec perte de son logement de fonction,
09:59remis à disposition de son corps d'origine.
10:01Le week-end suivant, il se jette sur les voies du RR.
10:05Alors, on ne dit pas qu'ils ont poussé au suicide,
10:07ce n'est pas ce qu'on dit.
10:07Mais ça veut dire que, voilà,
10:10on n'en est pas à un ou deux ou quelque chose comme ça.
10:132025, le jardinier.
10:15Pareil, même chose.
10:17Même schéma que Frédéric.
10:18Tu vois, l'argentier.
10:20Et là, on arrive en 2026,
10:23avec Costa, le Mucem, etc.
10:25Et 2023, 2025, on se rappelle tous du fonds Marianne.
10:30Est-ce que c'est systémique ?
10:31Moi, je vous pose la question.
10:32Mais j'ai tendance à croire que oui.
10:34Alors, après, dire qu'ils ont poussé à...
10:37Je rappelle quand même que les deux personnes, là,
10:39ne travaillaient pas au cabinet du Premier ministre.
10:41C'est les services du Premier ministre.
10:43Oui, c'est des fonctionnaires, ce n'est pas des conseillers.
10:44C'est des fonctionnaires.
10:45Ce qu'il faut savoir, c'est que dans ces services-là,
10:47il y a quand même 3450 agents, d'accord,
10:51qui sont répartis dans une cinquantaine d'administrations
10:54des services du Premier ministre.
10:55Donc, ça fait beaucoup de monde.
10:56Donc, est-ce que le cornu était au courant,
10:58moi, je sais...
10:59Du harcèlement, je parle en lui-même,
11:01je ne sais pas s'il était au courant.
11:03Moi, je suppose que, quand même,
11:05des gens proches de lui ont eu vent de cette histoire,
11:08puisque la plainte, elle n'a pas été déposée par la hiérarchie.
11:12Elle a été déposée par un représentant du personnel
11:15qui a saisi la justice.
11:16Ça veut dire qu'on en est arrivé tellement à un niveau d'inacceptabilité,
11:20je vais y arriver,
11:21que le représentant du personnel, il s'est dit,
11:23il faut que je fasse mon taf,
11:24parce que sinon, c'est à moi qu'on va venir faire des reproches.
11:27Je suppose que c'est comme ça, je ne suis pas juriste.
11:28Mais est-ce que ce n'est pas symptomatique aussi
11:31de la façon dont la Macronie traite l'être humain ?
11:36On le voit avec les Français,
11:37on le voit maintenant avec leurs employés.
11:39Mais Mike, quand tu as ton chef d'orchestre,
11:43qui est Emmanuel Macron,
11:44qui dit, je veux emmerder les non-vaccinés,
11:47qui dit, vous êtes des gaulois réfractaires,
11:50vous n'avez qu'à traverser la route,
11:52tu veux des costards, tu n'as qu'à travailler pour t'en payer.
11:54C'est ce genre de connerie qu'il a sorti.
11:56Et je vous passe toutes les objections
12:00qui ont pu sortir de sa bouche pendant la période Covid.
12:03Je doute fort qu'il soit aussi bienveillant avec ses employés.
12:09Parce qu'eux, ils ont un devoir de résultat vis-à-vis de lui.
12:11Vous comprenez ce que je veux dire ?
12:13Donc, à mon avis, des Français qui n'ont pas de devoir de résultat vis-à-vis de lui,
12:17ouais, mais vis-à-vis de ses employés,
12:19à mon avis, ça doit être un tyran, ce mec.
12:21Et d'ailleurs, je n'invente rien.
12:23Il suffit d'aller lire la presse.
12:26C'est tendu.
12:27Dans les couloirs de l'Elysée, ça parle.
12:29C'est tendu.
12:30Il est tendu de chez tendu.
12:32Et il est infâme avec eux.
12:34Ce n'est pas moi qui le dis.
12:35Ce sont des gens qui sont proches de lui.
12:36Donc, de là à croire que le personnel ne soit pas si bien traité que ça
12:42et qu'il n'y ait pas de bienveillance à son égard,
12:45pour moi, il n'y a qu'un pas.
12:47Moi, je le dis, c'est symptomatique de ce qu'est dorénavant la France.
12:52C'est-à-dire que la Startup Nation, ce n'est pas juste la tech, etc.
12:57Ce n'est pas vrai.
12:58C'est mort, ça.
12:59C'est fini.
12:59Ça n'existe plus.
13:00C'est fantastique.
13:01C'est aussi parce que les Startup, en réalité, c'est un monde beaucoup plus cruel qu'on
13:06ne le pense.
13:07Alors, certes, il y a des baby-foods, il y a peut-être des sauna, des machins
13:09qu'il n'y avait pas à l'époque dans les bureaux de l'époque.
13:13Mais c'est un monde qui est empli de cruauté, de méchanceté.
13:17Il est sans pitié.
13:18C'est ça.
13:18C'est ça, ce moment-là.
13:19J'ai vécu deux ans à Dubaï.
13:21Personne ne te fait de cadeau.
13:22Tu n'as pas de cadeau.
13:23Tu étais en Startup ?
13:24Non, non, je n'étais pas en Startup.
13:25Mais tu étais à pouvoir.
13:26Il n'y avait que du business autour de moi.
13:28Mais personne ne fait de cadeau à personne.
13:31Tout le monde se dit bonjour, se fait des accolades.
13:33Ça, c'est le côté humain de façade.
13:37Mais ils se tirent la bourre, mais comme jamais, les mecs.
13:39Et c'est zéro cadeau.
13:40S'ils peuvent te piétiner, ils te piétinent.
13:42Sans aucun problème.
13:43Et moi, je vais en revenir à cette histoire-là.
13:46Moi, ce qui m'intéresse, c'est la réaction de Lecornu lui-même, quand il a eu vent
13:49de cette histoire.
13:51Et bien, vous savez ce qu'il a déclaré, Lecornu ?
13:52Son cabinet, déjà, la réponse du gouvernement, puisqu'en fait, il y a eu Madrid et Londres
13:57qui ont foutu un peu le bordel dans cette affaire.
14:00Il y a eu The Guardian, ABC et La Vanguardia qui ont traité l'affaire dès le 3 août.
14:04Donc, tout de suite, ils ont tout fait péter.
14:06Et moi, je suspecte France Inter d'avoir vu ça et s'est dit, on ne peut pas ne pas
14:12en parler.
14:12Il faut en parler.
14:13C'était le premier, d'ailleurs.
14:14Le premier.
14:15Et donc, qu'est-ce qu'ils ont répondu à ça ? Enquête en cours pour vérifier
14:19la matérialité des faits allégués.
14:21Allégués.
14:22Il y a des gens qui sont morts.
14:24Il y a des gens qui sont morts, qui se sont suicidés.
14:27Et les mecs, ils t'expliquent.
14:28Il y a une enquête en cours pour vérifier la matérialité des faits allégués.
14:32Donc, ce sont des allégations.
14:33Et après, Lecornu, le 4 août, il a exprimé sa considération et sa tristesse.
14:39Moi, je voudrais ajouter une chose à ta présentation qui me plaît beaucoup et
14:44elle est très intéressante.
14:45Pourquoi ?
14:45Je voudrais mettre en parallèle une chose qui est assez révélatrice de l'état des
14:50lieux.
14:51C'est les tests drogue.
14:54Ah oui, ça, c'est un peu qui me semble très important.
14:57Pourquoi ? Parce que quand on pense à des fonctionnaires de l'état, on pense à des
15:02gens qui doivent apporter une certaine morale, qui sont ceux qui participent à la mise
15:07en œuvre, même d'une politique gouvernementale et notamment celle de la lutte contre la
15:11drogue, le simple veut dire qu'on va mettre en place des contrôles, mais on ne vous
15:14dira pas qui.
15:16Il l'a dit après, ça.
15:17Pardon ?
15:17Il l'a dit après.
15:18Mais au début, on ne l'a dit pas parce que c'était quelque chose de grissant.
15:21Mais quand on en est là, qu'on a besoin effectivement de ziffer, qu'on a besoin de fumer, déjà
15:27pour se détendre, pour tenter d'affronter la journée, parce qu'apparemment la cocaïne
15:30a cette fonction de donner un certain puissant, une certain énergie, une certaine
15:34force, c'est même le signe qu'il y a un sacré problème.
15:37Dans les méandres du pouvoir.
15:40Qu'est-ce que ça signifie, ça ? Qu'ils prennent du 3-MMC, de la cocaïne, des joints, etc.
15:47Chers amis, sur la question de la consommation de la drogue et notamment du hashish au sein
15:54de l'entreprise et d'autres types de drogue, c'est une évidence.
15:58Parce qu'aujourd'hui, la question de la pression dans les ministères ou la pression à Matignon
16:05et à l'Elysée n'est que le révélateur de l'ensemble de la situation que nous avons
16:09au sein des grandes entreprises.
16:11Je pourrais vous citer les grandes assurances.
16:14N'oublions pas que quand il y a une union à Bercy, autour de la table, vous avez des gens
16:19d'Axa.
16:19Moi, j'ai des informations très précises de ce qui se passe chez Axa.
16:23Il y a une tension et une pression invraisemblables.
16:27On parle quand même des structures qui font quasiment partie de la gouvernance économique
16:32de ce pays.
16:33Et ils sont tous au même niveau.
16:34Il y a des batailles, des luttes intrinsèquement liées à des résultats, mais aussi à cette
16:43pression.
16:44Pourquoi ? Parce que vous prenez même aujourd'hui des entreprises.
16:47Moi, j'ai discuté avec des jeunes chefs d'entreprise, parce qu'on parle de la facturation
16:51d'entreprise, donc on y arrive, et on parle de la consommation des gens qui vont au travail.
16:57Il parle des salariés.
16:58Moi, des chefs m'ont dit, j'ai trois salariés, je sais que deux, ils viennent tous les
17:02matins, et ils ont déjà fumé.
17:05Ils ont déjà fumé parce que sinon, ils ne viendraient pas au travail.
17:09C'est-à-dire qu'aujourd'hui, pourquoi ? Parce que même le chef d'entreprise, la
17:11petite TPE ou PME, à travers ces marges qui se sont réduites, n'ont plus à mettre
17:19une pression folle au niveau de la production, que ce soit...
17:22Parlons même du tertiaire.
17:24Paris, c'est le tertiaire.
17:26Mais quand tu prends même aujourd'hui, en dehors de Paris, et moi, j'étais à Montpellier,
17:31j'ai eu l'occasion de parler hier, dans le cadre d'un hôtel, ils me parlaient de
17:35la pression et des résultats qui pèsent sur toutes les personnes, les personnes d'accueil,
17:41les personnes de la restauration, et j'arrive à faire des éléments parce que je dis
17:44que je suis avocat, puis des fois, ils me reconnaissent.
17:46Et ça, c'est très intéressant parce que je rencontre rarement quelqu'un qui
17:50me dit, je m'enlève le matin, je vais au boulot heureux.
17:53Ah non, c'est fini, ça.
17:54Et c'est fini.
17:55Et ça, c'est quelque chose.
17:56Et si tu as cela dans les entreprises, mais on ne peut pas faire une généralité,
18:01mais quand on prend quand même les dates, 6 auteur 2025, une agente des services de
18:06l'information légale administrative tente de se suicider.
18:09Parlons 24 mars.
18:11Un agent du secrétaire général pour l'investissement se suicide à son domicile alors qu'il était
18:16un télétravail.
18:18Donc, on ne parle pas de quelqu'un qui est présent sur le lieu, qui se fait brimer.
18:22Il a un télétravail.
18:23Mais il se suicide.
18:24Ensuite, 26 mars, 2026, un agent du service courrier du secrétaire général du gouvernement,
18:30donc quand même quelqu'un très très proche du sommet, se donne la mort en se jetant
18:36sous un train.
18:38Avril 26, un fonctionnaire du service de la correspondance du premier.
18:42Après, la question de la correspondance, il y a quelque chose de très étrange parce
18:45que le secrétaire communication correspondance, je ne sais pas, ça doit être le poids des
18:49lettres qui doit l'ébrimer, je ne sais pas.
18:51La correspondance du premier ministre tente de se jeter sous le voie d'une gare parisienne.
18:58Elle est sauvée par un usager et hospitalisée pour risque suicidaire.
19:0217 juin 2026, le corps s'envie d'une jeune agente de la direction interministérielle de la transformation
19:09publique est découvert dans les sanitaires des locaux gouvernementaux situés dans le
19:14septième arrondissement de Paris.
19:15À ce stade, les informations publiées ne permettent pas de qualifier définitivement ce décès de suicide.
19:2025 juin 2026, la fonctionnaire ayant tenté de suicider en avril des postes plaintes pour
19:25assainement moral contre quatre supérieurs hiérarchiques.
19:28Le même jour, un représentant du personnel adresse à la justice un signalement en application
19:33dans l'article 40 fondé sur l'harcèlement moral, mise en danger d'autrui et manquement
19:38de l'employeur à son obligation de protection.
19:41Mais c'est très important pour compléter quelque chose.
19:45Vigie Souffrance, qui est l'organisme, le dispositif interne de signalement de la souffrance
19:51au travail des services du Premier ministre, Vigie Souffrance, 44 saisines à 66 saisines
20:012024-2025, il y a eu plus de 50% d'augmentation.
20:05Mais c'est qu'il y a un réel problème.
20:08Non mais on n'est pas à plus de 5 ou 10%, plus 50%.
20:14Et puis il y a un autre truc aussi, duquel on ne parle pas, donc c'est peut-être un
20:17petit peu lié.
20:18Et ça, nous sommes déjà en train de donner des infos que ne donnent pas sur le mainstream.
20:21Bien sûr.
20:23Parce que ça, ce sont déjà des détails.
20:24C'est clair.
20:26Tu disais que la société, elle est mal.
20:28Prenons juste les jeunes qui démarrent dans la vie.
20:32Moi, j'ai publié un poste il y a deux jours, hier je crois, même hier.
20:37Avant 2022, 5% des jeunes de 18 à 25 ans étaient en surendettement.
20:43Banque de France.
20:44Donc déjà, le mec qui commence dans la vie, il se mange une commission de surendettement.
20:47Donc déjà, il est parti pour 5 ans.
20:49Minimum.
20:50Par plus.
20:50Par plus.
20:51Non mais voilà.
20:52Vous savez à combien on est aujourd'hui là ?
20:54À peu près combien ?
20:5512% des jeunes.
20:57Donc presque fois 3.
20:58Entre 10...
20:59Mais voilà.
20:59Mais presque fois 3.
21:01Entre 2022 et aujourd'hui.
21:03Qu'est-ce que ça veut dire ?
21:03C'est intéressant 2022.
21:05Puisque 2022, c'est le début de la guerre en Ukraine.
21:06Oui.
21:07Et le début de la ribambelle de conneries, de sanctions qu'on a foutues.
21:10Et qu'on a voulu s'autoflageller.
21:12Mais le problème, c'est qu'on n'a pas...
21:14Ça rejoint ce que tu disais tout à l'heure.
21:16Sur le mal-être général qui règne dans le pays.
21:18Le mal-être général qui règne dans le pays au niveau, je dirais, de la classe moyenne.
21:21Des gens, tu vois, on va dire, allez, entre 30 et 50 balais.
21:24Bon, c'est des adultes.
21:25Ils ont déjà, tu vois, un petit peu roulé leur bosse dans la vie.
21:27Mais les jeunes qui démarrent.
21:29Mais qu'est-ce que ça va donner, ça, un peu plus tard ?
21:31Alors, ça peut paraître hors-sujet par rapport à ce que je suis en train de dire là.
21:33Mais c'est pas hors-sujet puisque tout est lié.
21:35Tout est lié.
21:35Ces jeunes-là, ils sont peut-être amenés à bosser là, là, là, là.
21:38Alors, t'imagines déjà rien que dans...
21:40Dans la vie, en général, c'est comme ça.
21:42Quand tu viens, moi, j'ai listé quelques dates et toi, t'as complété avec d'autres dates.
21:48Le problème, il est totalement, à mon avis, systémique.
21:52Et ça concerne le pays en général.
21:54C'est symptomatique de ce qu'est la nouvelle société macroniste.
22:00Qui, d'ailleurs, a été une accélération vers cela après la crise sanitaire.
22:05Voilà, on voit le changement de société sur vers quoi on veut nous amener.
22:10C'est pour ça le harcèlement, la drogue.
22:12La drogue, oui.
22:13La drogue.
22:14Mais moi, je n'ai jamais entendu autant parler de drogue que ces derniers mois.
22:20Combien de conseillers techniques de Lecornu...
22:24Tiens, le conseiller technique de Lecornu était sous 3MMC, c'est-à-dire la drogue de synthèse, en Chemsex,
22:33avec le directeur financier Île-de-France.
22:38Et il a fait une overdose.
22:40J'imagine que la plupart des invités se sont enfuis.
22:46Peut-être qu'on aurait trouvé d'autres directeurs financiers.
22:49Ou a laissé s'enfuir.
22:50Oui, peut-être, voilà, on l'a laissé s'enfuir.
22:53Cassez-vous.
22:54Parce que peut-être d'autres conseillers, peut-être d'autres directeurs de cabinet, ou que sais-je, étaient présents.
23:00Mais on voit que c'est la société par laquelle on va, et on accélère vers ça, de plus en
23:07plus.
23:07Je travaille, vous savez, ma passion pour la philosophie et l'histoire grecque, notamment.
23:13Et il y a une comparaison qui est très intéressante.
23:19À l'époque, nous sommes au 5e siècle avant Jésus-Christ, en Grèce.
23:25Nous avons une situation dans laquelle les Athéniens,
23:29comme la plus belle démocratie,
23:33la ville d'Athènes, notamment,
23:35il y a une pression fiscale telle
23:37où tous les Athéniens
23:39sont obérés d'impôts.
23:43Sont obérés d'impôts.
23:44Et, la chose qui est assez extraordinaire,
23:47on ne peut pas décompter
23:49le nombre de suicides.
23:51Nous sommes au 5e siècle
23:52avant l'arrivée de Périclès,
23:55avant la partie la plus flamboyante
23:57de l'histoire grecque.
23:58On ne peut pas mesurer.
24:00Ça veut dire quoi ?
24:01Ça veut dire que,
24:02si on prend aujourd'hui
24:03ce que nous vivons actuellement,
24:05ça s'appelle la pression fiscale,
24:06qui est un des points très importants
24:10de la dégradation dans l'état d'un pays,
24:12avec la superposition des élites,
24:16la fameuse théorie du truchin
24:18sur la destruction de l'effondrement.
24:21Et je pense que ces éléments-là
24:25sont caractéristiques d'un effondrement.
24:28Et je termine sur le question grecque,
24:31Solon s'aperçoit de cette situation
24:34et il met en œuvre ce qu'on appelle
24:36la Cisartéia,
24:38c'est-à-dire le rejet du fardeau.
24:40Il va purger les Athéniens
24:42de l'ensemble des dettes fiscales,
24:45ça repart l'activité professionnelle,
24:48le travail,
24:49les agriculteurs,
24:50parce qu'on avait un système
24:51qui était très agricole à l'époque,
24:53tout en sachant qu'il y avait de l'artisanat,
24:55qu'Athènes vivait aussi sur des petites PVE,
24:57TPE, etc.,
24:58mais avec une aristocratie
25:00qui bouffait.
25:01C'était un peu comme la situation des nobles
25:03au moment de la révolution.
25:04Mais au lieu d'attendre la révolution,
25:06il fait ce qu'on appelle le rejet du fardeau.
25:08Et c'est à partir du rejet du fardeau,
25:10où les Athéniens sont libérés des dettes fiscales,
25:12que vous avez cette renaissance
25:15de la cité grecque,
25:18et notamment avec le siècle le plus forméant,
25:21c'est ce qu'on appelle l'époque de Périclès.
25:23Tu voulais rebondir ?
25:25Moi, en fait, si tu veux,
25:26ce qui me choque dans toutes ces histoires-là
25:30qu'on entend,
25:30c'est toujours le deux poids deux mesures.
25:32J'en reviens un petit peu à ce qui s'est passé.
25:35Je vais faire juste deux parallèles.
25:36L'affaire Benalla, par exemple,
25:37pour revenir à notre sujet.
25:39L'affaire Benalla,
25:40ça a été glissé sous le tapis.
25:41Il a eu 15 jours de mise à pied.
25:44C'était en 4e mini.
25:45Donc ça, c'était en 2018.
25:46Ils n'ont même pas signalé quoi que ce soit.
25:48Même un représentant,
25:50je ne sais même pas si c'est un représentant du personnel,
25:51elle les disait.
25:52Personne n'a signalé.
25:53Là, il a fallu
25:55qu'un représentant du personnel le fasse.
25:58Vous comprenez ?
25:59Benalla, il n'y a pas eu de suicide.
26:00Il n'y a rien eu de tout ça.
26:01Là, il y a quand même des gens
26:02qui se sont suicidés.
26:03Il y en a deux.
26:04Il y en a deux qui ont essayé, a priori.
26:06Et il y a eu des plaintes pour harcèlement.
26:09Et alors, il n'est pas attaqué, je crois,
26:11pour agression sexuelle.
26:12Le gars, la costale,
26:13mais pour harcèlement sexuel et moral,
26:15je crois, quelque chose comme ça.
26:16Ouais, c'est ça.
26:16Harcèlement sexuel et moral.
26:18Et donc, on a l'impression que ces gens-là,
26:21du haut de leur tour d'argent,
26:22n'en ont strictement rien à foutre
26:24du bien-être du personnel.
26:25Et ce qui est paradoxal,
26:26c'est que ce sont eux
26:28qui prêchent, si tu veux,
26:30la bienveillance, le machin,
26:31et qui votent des lois,
26:32et qui font passer des lois
26:34pour, justement,
26:37le confort au travail
26:38et toutes ces conneries qu'on peut entendre.
26:39Donc, moi, ça me sidère complètement.
26:41Et je ne sais pas, franchement,
26:43ce que ce peuple attend, en fait.
26:44Je voudrais dire une chose
26:45en tant que jouiste.
26:48Il y a quand même
26:49l'utilisation de l'apparence du droit
26:52comme un paravent.
26:54L'apparence.
26:55C'est une apparence trompeuse.
26:57L'Europe,
26:59la Cour européenne,
27:01la Convention européenne,
27:02c'est de l'apparence trompeuse.
27:03C'est qu'en réalité,
27:05avec le droit,
27:06en disant,
27:07vous voyez comme on est bon,
27:07on fait des lois magnifiques,
27:09on défend tout,
27:10on défend tout le monde.
27:11En réalité, tout ça,
27:12c'est de l'apparence.
27:13Parce qu'en réalité,
27:14il y a après le problème
27:15de la réalisation du droit.
27:17Ce sont deux choses différentes.
27:18La réalisation du droit
27:19passe déjà par le respect du droit
27:21par le citoyen
27:22qui prend conscience
27:23et qui connaît les lois
27:25pour les appliquer,
27:26ce qui est quasiment impossible
27:27parce que,
27:27vu le nombre de lois,
27:28le cerveau humain
27:29n'est pas fait pour intégrer.
27:31Mais surtout,
27:32ce qui est très important,
27:33que ceux qui les font
27:34et ceux qui ont le pouvoir
27:36de participer,
27:37parce qu'aujourd'hui,
27:38on sait très bien
27:39que ce n'est pas le Parlement.
27:40Le Parlement,
27:40c'est une chambre d'enregistrement,
27:41donc les lois sont faites
27:43dans des ministères
27:44et les textes sont faites
27:45dans des ministères.
27:46Donc vous avez des gens
27:46qui harcèlent,
27:48qui sont méprisables,
27:50qui humilient les gens
27:51et qui vont faire
27:52les fameux lois
27:53dont l'apparence
27:54est totalement trompeuse.
27:56Et c'est pour ça
27:56qu'aujourd'hui,
27:57nous avons une prolifération
27:58de lois,
28:00de textes répressifs
28:01dans lesquels
28:02on réprime tout,
28:03mais à la fin,
28:04ceux qui sont
28:05ceux qui les font,
28:06ils se sentent
28:07quasiment exonérés
28:08parce que,
28:09dans leur puissance
28:11créatrice des lois,
28:12je ne parle pas des droits,
28:14mais des lois,
28:15ils se sentent exonérés
28:16même de le respecter.
28:17Et le mépris,
28:18le mépris macronien,
28:20ça c'est un point
28:21très important,
28:22parce que le mépris
28:23macronien
28:24se révèle en cascade
28:26de l'ensemble
28:27des personnes
28:27qui agissent,
28:28parce qu'il y a
28:29du mépris
28:29dans la plupart
28:31de personnes
28:31qui se sont
28:32associées
28:33au pouvoir macronien.
28:34Souvenez-vous
28:35Mme Borne
28:36qui aujourd'hui
28:37s'élève
28:39en sorte
28:40de bonne soeur
28:41qui nous raconte
28:42tous les méfaits
28:43de ceux
28:43qu'elle a vécu,
28:45ils lui ont
28:46serré la vis,
28:47mais elle a
28:48explosé un peu,
28:49elle a dit,
28:49elle a raconté
28:50tout ce qu'elle a
28:51en partie vécu
28:52quand elle était
28:53Premier ministre,
28:54l'utilisation
28:54des derogations
28:56parlementaires,
28:57etc.,
28:58sous la pression
28:58du Président,
28:59sous la pression
29:00de l'Élysée.
29:03On voit quand même
29:04à Natal,
29:05parce que moi
29:06Natal,
29:06j'aime bien analyser
29:08sociologiquement
29:09les choses,
29:09on voit quand même
29:10quelqu'un
29:10qui a été
29:12pluriministre
29:12de Macron,
29:13qui a été
29:14quand même
29:15en bras d'ouin,
29:16aujourd'hui parler
29:17de renverser
29:18la table,
29:19non mais
29:20indépendamment
29:20du message
29:21qui est une
29:22colerie monumentale,
29:23mais c'est très
29:23intéressant,
29:24pourquoi ?
29:24Parce que le mec
29:25qui a été
29:27le bras d'ouin
29:27de Macron
29:28dans cette
29:28fin de règne
29:30va quand même
29:31dire des choses,
29:33moi si j'étais
29:34Macron,
29:35je tomberais raide
29:36quand même,
29:37parce que
29:38c'est quand même
29:38grave,
29:39quand tu prends
29:39même,
29:40il n'y a pas
29:40un Premier ministre,
29:42sauf Castex,
29:46qui a pris
29:48la présidence
29:48de la
29:50de l'SNCF,
29:51qui utilise
29:52son devoir
29:53de réserve,
29:53il ne s'exprime pas
29:54parce qu'il préfère
29:56se taire de ce
29:56qu'il a passé
29:57à l'époque
29:58de la période
29:59Covid,
30:00où il était
30:00le porte-parole
30:01de l'infamie
30:02et du mensonge
30:04conscient,
30:05eh bien
30:06les autres,
30:07ils sont tous,
30:08ils ont tous
30:09retourné
30:10leur veste.
30:11Et ça,
30:12c'est quand même
30:12quelque chose
30:12qui est très révélateur,
30:13de ce qui est
30:14une position
30:15parce que
30:15normalement,
30:16si tu adhères
30:17à une pensée,
30:18à la pensée
30:19macronienne,
30:20que tu adhères
30:21parce que c'est
30:21quelque chose
30:22de bon,
30:22que tu as fait
30:23quelque chose
30:23qui est utile
30:24pour le pays,
30:25tu ne vas pas
30:25cracher dans la soupe,
30:27tu vas même
30:27défendre
30:28ce que tu as fait,
30:29mais c'est indéfendable,
30:30donc c'est bien
30:31le signe
30:31que le pouvoir
30:32qui est un sommet
30:34a imposé
30:35des directives
30:36à des souffifs
30:37qui ont dû
30:38les accepter
30:39et donc
30:40tu as un mécanisme
30:41en cascade
30:41parce que celui
30:42qui agit
30:43le contraire
30:43de sa propre pensée
30:44ou dans le cadre
30:45d'une forme
30:46de dictature
30:47de la pensée,
30:48il ne peut que le faire
30:48avec ses subalternes.
30:50On peut parler de tyrannie ?
30:51Il n'y a pas
30:51de pensée macronienne
30:53à mon avis,
30:53si tu veux,
30:54mon cher Carlo,
30:54il n'y a pas
30:55de pensée macronienne.
30:56On a affaire
30:56à un type
30:57qui a été mis là,
30:58tu le sais mieux
30:58que moi encore ?
30:59Oui, mais il n'y en a pas...
30:59Qui a été mis là ?
31:02Moi, c'est ce que je pense
31:03puisque,
31:04en fait,
31:05moi je pars du principe
31:05que quand tu as une pensée,
31:07un schéma de pensée,
31:08quand tu es convainc,
31:09quand tu as des convictions,
31:11enfin, je veux dire,
31:11tu as un dogme,
31:13tu as une doctrine,
31:13tu as quelque chose,
31:14tu y crois
31:14et tu l'emmènes jusqu'au bout
31:16et tu ne dévies pas.
31:18En même temps,
31:19pour moi,
31:20c'est symptomatique
31:20d'un type
31:21qui n'a aucune pensée,
31:22aucun schéma de pensée.
31:23Il avance à l'aveuglette,
31:25le type.
31:25Et ceux qui sont
31:27agrégés à lui,
31:28ce sont des opportunistes
31:29et la seule boussole
31:30qu'ils ont,
31:31ce sont des européistes,
31:32des eurofédéralistes
31:33convaincus, c'est tout.
31:34Si je prends le cas
31:35de Gabriel Attal,
31:36Gabriel Attal,
31:36j'en ai fait un petit peu
31:37mon dada.
31:38Il y en a même
31:38qui m'ont reproché,
31:38oui, tu lui en veux.
31:39Il y avait 3-4 vidéos
31:40que tu fais sur lui.
31:41Je dis, non,
31:41ce n'est pas que je lui en veux,
31:42je fais focus sur lui
31:43parce que c'est l'urgence.
31:46Pourquoi c'est l'urgence ?
31:47Parce que c'est le mec
31:48qui est quand même,
31:49qui a en ce moment,
31:50en renaissance,
31:50je crois que c'est 12 ministres
31:52au gouvernement quand même.
31:52Ce n'est pas n'importe quoi.
31:53Ce n'est pas rien.
31:54Donc moi,
31:55un mec qui a 12 ministres
31:56au gouvernement,
31:56qui vient m'expliquer
31:57qu'il incarne le renouveau
31:58alors que son gouvernement
32:00nous l'a fait,
32:01je vous passe tous les détails.
32:02Le budget,
32:03le machin,
32:03on est en train de vivre
32:05actuellement,
32:05avant celui de 2027,
32:07le pire budget
32:08de la 5ème République.
32:10La pire casse sociale.
32:12Dans quel sens ?
32:13Dans tous les sens.
32:15Deux, deux, trois exemples.
32:16Mais tu te souviens
32:16comment ils l'ont passé ?
32:17Le budget,
32:18ils l'ont annoncé
32:18en septembre.
32:20Mais quelles sont
32:20les mesures d'après toi
32:21qui sont casse sociale ?
32:22Les mesures,
32:23c'est la réduction
32:24des remboursements,
32:25les déremboursements
32:26de médicaments.
32:27Là, tiens, regarde,
32:28ce qu'ils sont en train
32:29de t'annoncer,
32:29tous ceux qui ont acheté
32:30des voitures électriques,
32:31ils sont en train
32:32de s'inspirer des Anglais.
32:33Tu as fait un post sur ça.
32:34J'ai fait une vidéo
32:36devant la belle halle
32:37du 11ème siège
32:40courant à Mériville.
32:41Non, mais franchement,
32:42il n'y a pas que ça.
32:43Il y a aussi
32:43l'assurance chômage,
32:45il y a l'augmentation
32:47des taxes diverses et variées.
32:49L'immobilier,
32:49mais c'est un génocide
32:50qu'ils ont fait
32:51dans l'immobilier.
32:52Au niveau des taxes,
32:53il faudrait faire
32:54une émission dessus.
32:55Mais ce que je veux dire,
32:56c'est que ce gouvernement
32:57aujourd'hui,
32:58a accouché,
33:00renaissance.
33:01Et puis tiens,
33:02la taule,
33:02une petite pichenette
33:03qui s'est prise
33:04par rapport à la justice
33:05vis-à-vis de Marine Le Pen,
33:06ils ont payé 10 000 balles
33:08parce qu'il a été attaqué
33:09à Marine Le Pen.
33:10Sur renaissance.
33:10Ouais, sur renaissance.
33:12Parce qu'ils ont cru,
33:13en plus,
33:13la Macronie,
33:13ils ont tellement
33:14d'une énorme arrogance
33:15qu'ils ont cru
33:15qu'ils pouvaient s'approprier
33:16des mots du dictionnaire.
33:17Donc, bon.
33:19Et donc, aujourd'hui,
33:19si tu veux,
33:20ce mec-là,
33:21quand je vois qu'il arrive
33:22et qu'il me dit
33:22« Oui, j'incarne le renouveau »,
33:24par exemple,
33:25le coup des gens du voyage.
33:27Parlons-en des gens du voyage.
33:28Un exemple concret,
33:28aujourd'hui.
33:30Le mec,
33:31il est parti.
33:33Donc, le 3,
33:34il fait une...
33:35Lui, il a l'air de s'en foutre
33:36de ce qui s'est passé
33:37dans les services
33:38du Premier ministre
33:38puisque le 3,
33:39il faisait une interview
33:39dans le Figaro,
33:40il parlait des gens du voyage.
33:41Donc ça,
33:42pas de commentaire
33:43sur les gens
33:43qui se sont suicidés.
33:45À Matignon, quand même,
33:46enfin, je veux dire,
33:47bref,
33:47c'est là où il a occupé
33:48quand même Matignon
33:49pendant 8 mois.
33:50Donc, le 3,
33:50il accorde une interview
33:51dans le Figaro
33:52sur les gens du voyage.
33:53Le 4, il retrousse les manches,
33:54caméra à l'appui,
33:55il part en Vendée.
33:56Je crois que c'est en Vendée,
33:56c'est ça.
33:57Et là,
33:58qu'est-ce qu'il fait ?
33:59Il va confronter
33:59les gens du voyage.
34:01Bon, je pense que...
34:02Enfin, je ne sais pas
34:02si vous l'avez vu
34:03sur les vidéos,
34:04il n'était pas serein.
34:05Il n'était pas très bien.
34:06Il n'était pas très bien.
34:06Il a mis un petit coup
34:07de pression,
34:08il n'aime pas trop.
34:09Ouais, il dit,
34:09qu'est-ce que tu fais ?
34:09Éteins la caméra, là.
34:11Soit vous éteignez les caméras,
34:12soit on va les prendre.
34:13Et ce que je veux dire par là,
34:15c'est ce qu'il a annoncé.
34:16Il a annoncé une loi
34:18qui existe déjà.
34:20Comme, il y a 3-4 jours en arrière,
34:22David Lissnard lui a envoyé
34:23la facture,
34:2419,56 euros,
34:25je ne sais pas combien,
34:25pour plagiat.
34:27Donc, tu comprends
34:28ce que je veux dire ?
34:28Là où je veux en venir,
34:29c'est que ces gens-là,
34:30aujourd'hui,
34:31qui incarnent le renouveau,
34:32moi, je focus dessus
34:33parce que je ne veux pas
34:35que ce pays revive
34:36une escroquerie de 5 ans.
34:39C'est clair.
34:39Ce n'est pas vraiment
34:40le renouveau,
34:40on peut le dire.

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