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Dans ce nouvel épisode de Ils Font l’Actu, Olivier Casado reçoit John Crowley, Président du Groupe PHGD.

À l’heure où les entreprises doivent conjuguer performance économique, transition écologique et innovation, PHGD défend une conviction forte : « Produire mieux, consommer moins. » Une vision qui dépasse la simple responsabilité environnementale pour proposer une véritable transformation des modèles économiques, industriels et institutionnels.

Au cours de cet entretien, John Crowley revient sur :
•⁠ ⁠la naissance et la mission du Groupe PHGD ;
•⁠ ⁠les grands défis de la transformation durable des organisations ;
•⁠ ⁠l’innovation au service de la performance et de la sobriété ;
•⁠ ⁠le rôle de la confiance, des sciences humaines et de la prospective dans les décisions stratégiques ;
•⁠ ⁠les projets développés par PHGD autour de l’énergie, de l’économie régénérative, de la culture, des océans et de la transition des territoires.
Un échange passionnant sur les mutations qui redessinent notre économie et les leviers permettant aux entreprises d’anticiper les défis de demain plutôt que de les subir.

🌐 En savoir plus sur le Groupe PHGD :
https://phgd.group

CREDITS :
•⁠ ⁠Invité : John Crowley – Président du Groupe PHGD
•⁠ ⁠Journaliste : Olivier Casado
•⁠ ⁠Émission : Ils Font l’Actu
•⁠ ⁠Production : Publimag

#IlsFontLActu #JohnCrowley #PHGD #TransitionÉcologique #Innovation #Entreprise #Leadership #DéveloppementDurable #Transformation #Sobriété #Économie #Business #Industrie

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Transcription
00:08Bonjour tout le monde, bienvenue dans Ils font l'actu, ravi de vous retrouver.
00:12Mon invité, John Crowley, il a quitté l'UNESCO où il avait passé 18 ans pour une mission,
00:19prouver que la transition écologique peut être rentable avec PHGD.
00:24Il réinvente le conseil en alliant innovation, sens humain, sa devise, produire mieux, consommer moins.
00:31C'est un programme quand même.
00:32John Crowley, bonjour, soyez le bienvenu à la maison.
00:35Merci, ravi d'ouvrir ce débat avec vous, un homme d'expérience.
00:41Vous avez fait de la transition écologique un peu un rombard.
00:45Tout à fait.
00:46On entend partout que transition écologique est inévitable, qu'elle est inévitable, que c'est obligatoire, mais dans les faits.
00:53Est-ce que nos entreprises françaises, nos PME, sont prêtes à cette transition ?
00:58Clairement, non.
00:59Non.
01:00Notamment parce que le terme transition est un petit peu trompeur.
01:03Il sous-entend qu'on sait exactement où on va et que le seul défi est de savoir comment et
01:08à quelle vitesse y aller.
01:09Aïe !
01:10En réalité, il faut dire transition écologique parce que c'est le terme que tout le monde reconnaît.
01:15Mais en réalité, on est dans une phase de transformation environnementale dont on ne connaît pas le résultat.
01:22On n'est pas capable de dire « c'est là qu'il faut aller et donc décidons comment exactement
01:27».
01:27Il faut au contraire se préparer à cette transformation.
01:31Certains éléments sont connus.
01:33Bien sûr, il y a des politiques publiques sur l'eau, le climat, la biodiversité, etc.
01:37Mais beaucoup des conséquences de ces politiques et des transformations sociales qui leur sont associées, on ne les connaît pas
01:44encore.
01:45Et ça, c'est beaucoup plus difficile pour les entreprises.
01:47Se mettre en conformité avec une réglementation, c'est relativement simple.
01:51Oui.
01:52Imaginez une stratégie propre pour rester robuste face à des transformations qu'on ne comprend que partiellement,
01:59parce que personne ne les comprend pleinement.
02:01Ça, c'est beaucoup plus difficile.
02:03Donc non, les gens ne sont pas prêts.
02:05Ils ont besoin d'être accompagnés, d'être conseillés, éclairés, au plus proche de la réalité de leur pratique.
02:12Et ça aussi, c'est là.
02:13Moi, j'ai travaillé à très haut niveau dans les Nations Unies sur des plans mondiaux pour répondre à des
02:18défis.
02:19Là, il s'agit d'accompagner notamment les PME ou les collectivités de taille modeste au plus près de leur
02:25réalité,
02:26qui est à chaque fois différente, selon les secteurs, selon la géographie, selon la nature précise de leur process.
02:34Il n'y a pas de solution globale qu'on puisse simplement plaquer sur chaque entreprise,
02:40fusse au sein d'un même secteur, a fortiori d'un secteur à l'autre.
02:44Je comprends bien.
02:44Quand vous parlez du mot « transformation », je ne voudrais pas avoir l'air d'inquiéter dans les chaumières.
02:50Mais selon vous, qui êtes sachant par rapport à nous sur ces domaines,
02:53cette transition, la question qu'on se pose vraiment, c'est est-ce qu'elle va être violente, soudaine ou
02:59lissée dans le temps ?
03:00Elle est en cours depuis un moment, donc elle est déjà…
03:03Mais pour l'instant, rien de violence, en vérité.
03:06Est-ce qu'il va y avoir un moment donné de twist où on va devoir rattraper le retard
03:10et passer dans quelque chose d'un peu plus violent ?
03:13Alors ça, effectivement, c'est un gros débat dans la littérature universitaire,
03:19même dans le débat public depuis quelques années autour de la thématique de l'effondrement,
03:24qui est parfois d'ailleurs prise comme anxiogène,
03:28alors qu'en réalité, il y a peut-être des choses qui méritent de s'effondrer.
03:31Ça aussi, il faut se rappeler parfois que tout ne mérite pas d'être préservé.
03:34C'est vrai, vous avez raison.
03:35Il y avait à Feuilleton, d'ailleurs, qui était, je crois, sur Canal+, il y a quelques années, 2019
03:41-2020,
03:41qui s'appelait l'effondrement, et qui comptait en jours, à partir d'un effondrement non spécifié,
03:48comment la société s'adaptait.
03:50Et la réponse, c'est qu'elle ne s'adaptait absolument pas, bien sûr.
03:53À l'échelle de quelques jours, quand ça s'effondre, ça s'effondre complètement.
03:56La question, c'est quand les choses se passent sur un rythme graduel, sur une période relativement longue,
04:04on a le temps de s'adapter.
04:06Encore faut-il prendre ce temps, ne pas prendre de retard dans la réponse au processus,
04:11et commencer aujourd'hui à travailler sur ce qui, si on ne faisait rien, s'effondrerait demain.
04:18Et ça, c'est une mentalité un peu différente.
04:22On est au-delà de la conformité, on n'est pas dans la réponse aux problèmes d'aujourd'hui,
04:26on est finalement dans la réponse à l'ombre portée des problèmes possibles de demain.
04:32Mais déjà dans l'action.
04:33Mais déjà dans l'action.
04:35On le voit sur le changement climatique, avec la multiplication des épisodes caniculaires, par exemple.
04:43On vient d'en connaître un en France, il y a quelques semaines, qui a montré à la fois la
04:48possibilité de ce type de phénomène,
04:52qui peut avoir lieu dans l'autre sens aussi, des phénomènes de temps inhabituellement frais,
04:58voire de gelée très tardive, qui détruisent les abricotiers, les vignobles, etc.
05:04Donc, on prend conscience du fait que c'est possible,
05:06et on prend conscience de la nature de la vulnérabilité à laquelle il faut répondre.
05:10Comment faire pour que, quand ça arrive, on soit robuste face à ce risque ?
05:17Le risque lui-même, on peut peut-être le réduire un petit peu par l'action collective,
05:22mais on ne va pas l'éliminer complètement.
05:24De même, en matière de biodiversité, il est vrai que si on va au bout de la logique actuelle,
05:31notamment dans les campagnes, vous savez, l'un des paradoxes, on l'a souvent dit,
05:35c'est que de plus en plus, la biodiversité est en ville et pas à la campagne.
05:39Alors, c'est beaucoup plus compliqué que ça, bien sûr, ça dépend de quelle campagne,
05:42ça dépend de quelle vénatique c'est agréable.
05:44Mais il n'en reste pas moins qu'un certain nombre d'espèces se portent mieux,
05:49finalement, au plus près des humains, que dans des champs remplis de pesticides et d'herbicides.
05:58Si on va au bout sans rien faire, effectivement, l'effondrement sera brutal et catastrophique.
06:05L'enjeu, c'est donc d'intégrer la possibilité de l'effondrement dans les politiques.
06:09Dans les relations.
06:10Ce que je voulais dire, chère John, c'est que, autant au contact des gens et des humains qui nous
06:15entourent,
06:15on comprend et on voit tout de suite que le changement, la transformation de nos pratiques pour le climat,
06:22c'est OK pour les gens.
06:24Ça y est, c'est rentré dans le...
06:25Je pense qu'on fait tous des efforts, on fait tous attention pour que ça aille de mieux en mieux.
06:29En revanche, nos patrons de PME, j'en reçois tous les jours sur ce plateau.
06:34J'ai presque envie de dire, c'est un peu péjoratif, c'est un peu outrancier,
06:37mais ils n'ont pas que ça à faire.
06:40Ils ont d'autres soucis en ce moment.
06:42Et j'ai l'impression que ce sujet-là est un des sujets qu'ils doivent réter.
06:47Mais il n'y a pas que celui-ci.
06:49Vous comprenez ce petit côté attentiste, ce côté on ne bouge pas parce que de toute façon,
06:54on ne sait pas à quelle sauce on se fera manger.
06:56C'est en ça que je voulais dire, est-ce que les PME sont prêtes ?
06:58Je pense qu'elles n'ont pas que ça en tête.
07:00Elles n'ont pas que ça en tête du tout.
07:01Transformation numérique, transformation climatique.
07:04En fait, on leur dit, les gars, vous allez être transformés dans tous les sens.
07:08Il y a les présidentielles qui arrivent, quelle sauce ils vont se faire manger, la fiscalité.
07:12Du coup, il faut leur dire, je pense, non pas vous allez être transformés, mais transformez-vous.
07:19Ils vont vous aider à voir en quoi ça peut être positif pour vous.
07:23C'est d'ailleurs votre adage.
07:24C'est exactement l'adage, c'est exactement notre pratique professionnelle.
07:28Et l'un des enjeux très concrets auxquels on est confronté dans toutes nos relations clients,
07:33c'est en gros l'interlocuteur qui dit, je suis responsable RSE dans mon entreprise ou sur mon site.
07:40Et j'ai 15% de mon temps à consacrer à cette fonction.
07:43Et à côté de ça, je dois faire tout le reste.
07:45Donc, sans surprise, en interne, ça n'est pas possible.
07:49Bien sûr.
07:49Pas pour des raisons, pas pour des mauvaises raisons.
07:52Ce n'est pas qu'ils devraient faire plus d'efforts.
07:53C'est des raisons mécaniques.
07:54Il faut avoir des points d'appui à l'extérieur qui les aident, avec ce point d'appui externalisé,
08:01à faire ce qui ne peut pas se faire pour une PME, simplement en interne.
08:05Ça, c'est notre rôle.
08:06Je sais qu'on peut.
08:07Revenons un peu.
08:08Le groupe PHGD regroupe plusieurs entités.
08:11Je vais les citer.
08:12PHGD, Trust Insight, Flexéol, Catharsis.
08:16Je sais que l'envie vous prend peut-être de nous expliquer précisément ça,
08:19mais ce n'est pas ce que je vais vous demander.
08:21Je vais vous demander pour nos amis qui nous regardent.
08:23Est-ce que vous pouvez nous brosser le tableau de ces quatre entités ?
08:25Oui, tout à fait.
08:26PHGD, c'est à la fois une holding qui détient des participations et une société de conseil.
08:33Flexéol, c'est une société de développement industriel qui réinvente le petit éolien, dans laquelle PHGD a une participation capitalistique.
08:41Trust Insight, c'est une société de conseil spécialisée dans les outils de la confiance, dans laquelle PHGD a une
08:47participation capitalistique.
08:48Et Catharsis, et on va y revenir, je pense, c'est une association.
08:53Et effectivement, une association, ce n'est pas une filiale, c'est autre chose.
08:56Ce n'est pas de capital, mais c'est un élément important du dispositif qu'on a mis en place.
09:01Parce que ça répond à des besoins particuliers.
09:04On va le voir.
09:04Les sociétés ne peuvent pas forcément répondre.
09:06On va le voir, c'est très important et c'est tout à votre ordre d'ailleurs.
09:10PHGD se distingue par son angrage dans les sciences sociales et humaines.
09:14Là où d'autres acteurs, eux, privilégient une approche purement technique, on va dire.
09:19Est-ce que vous pouvez nous donner un exemple concret de cette différence ?
09:24Les exemples concrets sont nombreux.
09:26Je vais en prendre juste un.
09:27C'est une entreprise de l'agroalimentaire qui est dans le sud-ouest,
09:34avec qui on a discuté et travaillé autour d'une question apparemment très simple,
09:40qui est l'optimisation de la consommation électrique.
09:42D'accord.
09:42Et quand on veut optimiser la consommation électrique, il y a évidemment différents leviers,
09:47mais il y avait un enjeu particulier qui était quand est-ce qu'on arrête la chaîne,
09:51puisque c'est comme souvent dans l'agroalimentaire, c'est de la biscuiterie en fait,
09:56dont ça fabrique des éléments de biscuits.
10:01Arrêter la chaîne, c'est forcément éviter des consommations électriques.
10:07Mais l'arrêt de la chaîne, ça pose deux questions.
10:10Une question d'organisation du travail et surtout une question comportementale.
10:15C'est-à-dire que pour que la chaîne soit arrêtée, il faut que l'arrêt soit cohérent avec la
10:21vie quotidienne de l'atelier,
10:22avec les pauses, avec les présences, avec la responsabilité d'un opérateur qui aura appuyé sur un bouton arrêt.
10:31Et si l'arrêt est trop court, ça ne sert à rien.
10:34Donc, il faut arrêter pendant une demi-heure pour que ça ait un sens, pas pendant cinq minutes.
10:40Dès lors, arrêter la chaîne, c'est extrêmement facile.
10:44Il y a un bouton arrêt, on appuie dessus.
10:46Mais qu'il y a une moins facile.
10:46Organiser la vie de l'atelier autour des arrêts de la machine, ça suppose de repenser le travail,
10:54de repenser l'implication des salariés dans le rythme de travail.
10:58Ça suppose de mobiliser tout le monde.
11:00Et cet exemple, qui est absolument réel, résonne avec beaucoup d'autres exemples qu'on a dans notre pratique,
11:09où on constate que l'entreprise a des politiques, des engagements, des process,
11:15mais les salariés ne sont pas pleinement impliqués.
11:17D'abord parce que les politiques viennent d'une réglementation externe.
11:23Elles n'ont pas été élaborées en main-terre.
11:26Ensuite, parce que les enjeux de conformité sont décidés au niveau de la direction générale.
11:30Donc ça ne le concerne pas.
11:31Et les salariés prennent acte du fait qu'on leur a changé leur rythme, leur type, leur procédure.
11:38Alors que, premièrement, il faut que les salariés soient impliqués pour que ça marche.
11:43Parce que s'ils ne font pas...
11:44C'est la première roue.
11:44Voilà.
11:45Et ensuite, et ça c'est le point qui me paraît presque le plus important,
11:49quand on a un regard de sciences humaines sur la vie industrielle,
11:52pas qu'industrielle d'ailleurs, c'est pareil dans l'hôtellerie ou dans le loisir,
11:58les salariés qui sont au plus près des machines et des clients
12:04savent énormément de choses sur la réalité de l'activité
12:08qui ne remontent pas toujours bien dans les processus formels de l'entreprise.
12:14Enrichir ce dialogue entre la réalité opérationnelle et la stratégie,
12:19c'est en fait un enjeu stratégique majeur pour toute entreprise.
12:23Les grandes entreprises ont du mal, les petites encore plus.
12:27Et donc, l'une des choses...
12:28Vous, vous êtes un liant là-dedans ?
12:29On peut être un liant.
12:30L'une des choses qu'on propose, en utilisant notamment le modèle de l'arbre de confiance,
12:35qui est important de ce point de vue-là,
12:36c'est de dire, faisons une petite enquête
12:40où on crée les conditions dans lesquelles les opérateurs,
12:44qui sont encore une fois au plus près des machines ou des clients, selon les cas,
12:49peuvent faire remonter leur expertise,
12:52qui est en général considérable.
12:54D'accord.
12:55Sur les enjeux, les possibilités d'amélioration, les problèmes,
12:59et créons les conditions où une meilleure circulation
13:02de la connaissance très concrète de la vie de l'entreprise
13:05va enrichir l'élaboration stratégique.
13:09Et ça revient au point de départ que j'ai mentionné tout à l'heure,
13:12dès le début.
13:13Si on se contente de la conformité réglementaire,
13:18on va forcément subir.
13:20Si on prend cette contrainte réglementaire
13:22comme l'occasion de réfléchir à sa stratégie,
13:26là, on va pouvoir s'approprier
13:28et en faire un levier de transformation positive.
13:31C'est toute l'idée.
13:33Vous intervenez dans une entreprise en proposant,
13:36via ce fameux terme que je ne connaissais pas moi,
13:38de l'arbre de confiance.
13:41Mais ma question, c'est comment on parle à ses salariés
13:43quand on arrive à vouloir mettre ça dans l'entreprise ?
13:46Est-ce que vous agissez, vous, comme une certaine forme de tiers de confiance ?
13:50Donc, comme c'est vous, c'est OK.
13:52Et on va suivre.
13:52Parce que, j'ai envie de dire, le bon sens serait que
13:55tous les patrons savent que la production et la productivité
13:58et les gens au plus près de la productivité savent beaucoup de choses
14:01sur la vie de l'entreprise.
14:02Le bon sens ferait que les RH disent, remontez-nous les infos.
14:06Mais il ne suffit pas de le dire.
14:07Parce qu'il faut que ça remonte, il faut qu'il y ait une confiance à si près.
14:11Il y a peut-être un tiers de confiance qui agisse en arbitre.
14:14Exactement.
14:14Et souvent, il faut aussi des procédures pour que ça remonte.
14:18Et les procédures, il faut les mettre en place,
14:20comme tout système d'information.
14:21Mais effectivement, il faut une relation de confiance
14:24qui n'existe pas toujours.
14:25Oui, c'est vrai.
14:26Et on sait que dans les entreprises,
14:28il peut y avoir une méfiance réciproque.
14:30Alors, surtout, dans le cadre des opérations de restructuration
14:36qui sont fréquentes.
14:37Moi, j'entends souvent dans les discussions
14:39avec des prospects, des contacts commerciaux,
14:43est-ce que vous savez qu'on a été racheté au mois de janvier ?
14:46Non, désolé, ça m'a échappé.
14:47Je ne peux pas avoir l'œil sur tout.
14:49Mais effectivement, une entreprise qui vient d'être rachetée
14:52entre dans un tunnel de difficultés potentielles,
14:56qui sont des difficultés de méfiance réciproques,
14:59où la direction générale, sous pression des nouveaux actionnaires,
15:03peut être vue par les salariés comme susceptible
15:07de remettre en cause des modes de travail acquis,
15:10des avantages, des esprits de l'entreprise.
15:12Et donc, du coup, il y a un blocage des salariés.
15:14Et ça peut être un blocage.
15:15Et souvent, les non-dits, et c'est là aussi
15:17ou venir des sciences humaines, c'est un avantage.
15:20Les non-dits sont aussi importants que les dits.
15:24La résistance passive ou l'indifférence
15:27peut peser beaucoup dans l'incapacité
15:30d'aller saisir des possibilités de transformation positives
15:33qui pourtant sont là.
15:35Et là, je suis absolument d'accord.
15:38La notion de tiers de confiance est essentielle.
15:40Et on l'entend, pas forcément avec ces mots-là,
15:43mais on entend cette idée dans beaucoup de nos conversations.
15:47Bien sûr.
15:48Effectivement, pour faire ça, il nous faudra un intervenant extérieur.
15:52Ça tombe bien, ça peut être nous.
15:54Il faut savoir lire, j'allais prendre ce parallèle,
15:57il faut savoir lire le langage corporel des salariés.
16:00Ce que vous dites, c'est ce qu'ils ne disent pas vraiment
16:02ou ce qu'ils ne disent plus vraiment.
16:04Il faut savoir lire ça dans leur productivité.
16:06Absolument.
16:07Et d'ailleurs, ça rejoint une question plus large,
16:08parce que la question de la confiance,
16:10nous, on la travaille dans l'entreprise,
16:11mais évidemment, on la retrouve à d'autres niveaux.
16:15Il y a des enquêtes de confiance,
16:16confiance dans les médias,
16:17confiance dans la science,
16:19confiance dans les politiques.
16:21Et on constate des différences saisissantes
16:23d'un pays à l'autre sur les niveaux de confiance.
16:26Et ce que ça signifie,
16:28ça n'est pas qu'il y a une vraie relation de confiance
16:32qui est beaucoup plus forte dans les pays d'Asie,
16:34par exemple, à l'égard des gouvernants qu'en France,
16:36c'est que l'interprétation donnée à la notion de confiance
16:41est très différente.
16:43En France, on est globalement dans une société de la méfiance
16:47où la méfiance est rédigée en fin de base.
16:50Voilà, il y a un côté gaulois.
16:51En dernière heure, on n'a pas confiance.
16:53Bien sûr, bien sûr.
16:54Donc, avoir confiance, c'est quelque chose de fort.
16:58Pour qu'un Français ait confiance,
17:00il faut qu'il y ait des raisons fortes
17:01et ça constitue un engagement.
17:03Donc, a priori, on n'a pas confiance.
17:06Et puis, si les conditions sont réunies,
17:08on peut exprimer la confiance.
17:09Dans d'autres cultures, c'est l'inverse.
17:11Exprimer une méfiance a priori,
17:13c'est grossier.
17:16C'est faire preuve d'un comportement inapproprié.
17:19Absolument.
17:21Et donc, exprimer une confiance a priori,
17:24ça n'est pas forcément un engagement fort,
17:27c'est plutôt une évidence.
17:29Je comprends.
17:30Et du coup, la confiance apparemment forte
17:32peut s'effondrer très vite.
17:34En France, c'est peut-être l'inverse.
17:36Malgré une méfiance affichée,
17:38les choses ne marchent pas si mal.
17:40Absolument.
17:42Je voudrais qu'on parle,
17:43quelques minutes, de Flexéol.
17:47Avec un modèle,
17:48alors pardonnez-moi,
17:48parce que je ne suis pas très expert là-dedans,
17:49mais en gros, de petits éoliens.
17:52Tout à fait.
17:52Pour être tout à fait honnête,
17:53je ne savais même pas que ça existait.
17:54Vous, vous en avez fait une sorte de niche.
17:57Expliquez-nous comment ça fonctionne.
18:01Alors, les éoliennes dont les gens ont l'habitude.
18:04Les grandes balles.
18:04Les grandes balles.
18:05Ce sont des éoliennes pour donner des ordres de grandeur,
18:07pour que les gens comprennent
18:08en quoi petit, c'est petit.
18:10qui font en général 2 mégawatts de capacité,
18:14parfois 4 maintenant,
18:15et qui font à peu près 160, 180 mètres de haut.
18:19C'est ça.
18:20Donc ça, on les voit sur les cimes des religions.
18:23Beaucoup de gens, de plus en plus,
18:24trouvent qu'il y en a trop et que ça ne marche.
18:26C'est un autre sujet.
18:30Petit, c'est 20 fois plus petit que ça.
18:32En puissance, c'est donc des éoliennes de 100 kilowatts.
18:35Donc 20 fois moins que 2 mégawatts.
18:39Et ce n'est pas 20 fois plus petit en hauteur,
18:42mais c'est des mâts de 30 mètres.
18:43D'accord.
18:44Donc au lieu d'être très au-dessus des cimes des arbres,
18:48ce sont des éoliennes qui ont à peu près la hauteur d'un arbre.
18:53Donc ça change complètement l'inscription dans le paysage.
18:56Ça change aussi l'usage.
19:00Les éoliennes de grande taille,
19:01les parcs éoliens composés d'éoliennes de grande taille,
19:04sont destinées à alimenter le réseau électrique.
19:07Oui.
19:07C'est comme une centrale nucléaire,
19:08sauf que c'est plus dispersé dans l'espace.
19:10Mais ça va dans le réseau,
19:12et puis ça finit chez vous, dans vos prises.
19:15Éventuellement, parce que vous auriez sousclé un contrat
19:17qui garantit l'origine verte de l'électricité,
19:21comme ça se développe aujourd'hui.
19:23Mais le réseau fait l'intermédiaire.
19:25Nous, notre concept et la niche que vous citiez,
19:28c'est de permettre à ceux qui veulent produire sur site
19:33de le faire, y compris avec l'éolien.
19:36Avec le solaire, c'est une évidence.
19:38Bien sûr.
19:38Tout le monde fait ça aujourd'hui.
19:39Tous les agriculteurs ont des panneaux sur leur hangar.
19:42Les parkings, les ombrières de parking
19:45vont être obligatoirement photovoltaïques
19:48au-delà de 80 places, et ainsi de suite.
19:50Les options éoliennes à cette taille-là
19:53n'existent pas vraiment.
19:54Il y a très, très beaucoup.
19:55Donc, on est d'accord qu'on les met chez soi.
19:57Pas chez soi.
19:58Chez soi.
19:59100 kW, ce n'est pas à l'échelle du particulier.
20:01Il y a un autre marché.
20:02J'entends que chez soi, dans les entreprises.
20:04C'est ça.
20:04Qu'on appelle le micro-éolien,
20:06qui offre des solutions à l'échelle du particulier.
20:08D'accord.
20:08Ça existe aussi, ça ?
20:09Ça existe aussi.
20:10Incroyable.
20:10C'est ce qu'on appelle le micro-éolien.
20:12Incroyable.
20:14On a un partenaire qui travaille dans ce domaine,
20:17mais on n'est pas nous-mêmes directeur dessus pour l'instant.
20:20Donc, 100 kW, c'est à l'échelle d'une exploitation agricole,
20:23d'une petite entreprise industrielle,
20:27ou de l'autoconsommation collective,
20:29comme ça se développe notamment en zone semi-rurale,
20:32où, en général, par l'intermédiaire d'une collectivité,
20:36un village ou un quartier se regroupe
20:39pour acheter la production d'une machine.
20:42Aujourd'hui, ces trois marchés,
20:45agriculteurs, petits sites industriels,
20:48autoconsommation collective,
20:49sont presque exclusivement alimentés par le solaire photovoltaïque.
20:53Il y a quelques exemples de micro-hydrauliques
20:56et de micro-géothermie aussi,
20:58mais les options à l'éolienne sont quasi absentes.
21:00Pourquoi ?
21:01Parce que les constructeurs ont suivi cette montée en caille
21:06un peu folle, surtout...
21:08Aboblément, oui, d'accord, ok.
21:10Où on a des machines qui font 15 MW
21:12et qui sont plus hautes que la tour Eiffel,
21:14qu'on installe en mer.
21:15Et il y a des raisons à ça,
21:16parce qu'il y a une bonne ressource éolienne en mer,
21:19bien sûr, ce n'est pas absurde.
21:20Oui, oui, oui.
21:22Mais du coup, l'attention a été détournée de cette niche.
21:26Et la deuxième raison, c'est le succès du photovoltaïque
21:30qui est venu occuper cette niche.
21:32Mais, et ça tout le monde le sait,
21:34le photovoltaïque est très saisonnier.
21:36En France, en gros, pour avoir un ordre de grandeur,
21:40entre janvier et juillet,
21:42un panneau solaire, ça produit dans un ratio de 1 à 7.
21:467 fois plus en juillet qu'en janvier.
21:49Pourquoi ? Parce que les jours sont plus courts
21:51et le soleil est moins haut.
21:52C'est évident.
21:53On pourrait avoir tendance à se dire,
21:54cher John, que ça va évoluer.
21:58Alors, ces deux choses-là ne vont pas évoluer.
22:00L'angle du soleil, la durée du jour et l'enjeu de soleil.
22:04Non, c'est vrai.
22:05Même si les panneaux sont plus efficaces,
22:07ce ratio, lui, ne va pas changer.
22:08D'accord, ok.
22:09Des panneaux plus efficaces vont garder ce ratio,
22:12en gros, de 1 à 6 dans nos latitudes.
22:15Donc, deux choses.
22:16Une, soit on s'équipe de suffisamment de panneaux
22:19pour répondre à ses besoins de l'air,
22:21et dans ce cas-là, on a un surplus gigantesque en été,
22:24soit on dimensionne les panneaux pour les besoins d'été,
22:28et dans ce cas-là, on a un déficit en hiver.
22:31L'éolien a deux avantages de ce point de vue-là.
22:35Premièrement, c'est moins variable,
22:37plus dernièrement.
22:38C'est beaucoup plus variable d'une heure sur l'autre, par contre.
22:42Ah, ok.
22:42Parce que le vent, ça va, ça vient.
22:44Le soleil est plus stable et plus lisible.
22:47En revanche, la saisonnalité est inverse.
22:51Les éoliennes produisent plus en hiver qu'en été.
22:54Ça veut dire qu'on ne peut pas lâcher les deux offres.
22:56On ne pourrait pas lâcher les deux offres.
22:57C'est exactement ce que nous voulons faire.
23:00Proposer des solutions qui permettent,
23:02en mettant ensemble du petit éolien et du solaire
23:06qui est déjà modulaire,
23:07puisque les panneaux, on peut en mettre autant qu'on veut,
23:09et qu'un panneau fait 500 watts, disons, pour aller vite.
23:15En panachant les deux, on a quelque chose de moins intermittent,
23:19qui, du coup, réduit les risques de surequipement
23:22et réduit aussi les besoins de stockage.
23:25Le stockage répond à cette saisonnalité,
23:27mais ça coûte très cher.
23:28Si on peut intégrer solaire, éolien, stockage,
23:33et, là où c'est pertinent, géothermie et micro-hydrogène.
23:37On peut arriver à être totalement indépendant ?
23:42On pourrait, mais je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
23:44Ni pour soi, ni pour le réseau.
23:47C'est plutôt ce qu'on arrive à faire,
23:48c'est à soulager le réseau.
23:51Bien sûr, il y a un goulot d'étranglement majeur.
23:54On a vu la fragilité, ce crash spectaculaire
24:00qui a eu lieu en Espagne, il y a quelques mois,
24:03dont l'origine, d'ailleurs, est en France,
24:05l'origine immédiate.
24:07C'est l'interruption de l'interconnexion France-Espagne
24:10qui a précipité par un effet domino
24:13l'effondrement du système espagnol et portugais.
24:16Tous ceux qui avaient des ressources d'autoproduction
24:20et d'autoconsommation locale
24:22ont pu tenir le coup,
24:25alors que ceux qui dépendaient uniquement du réseau
24:28ont subi pendant pratiquement trois jours au total
24:32une avarie d'importance extrême.
24:35Et ce qui est important, là,
24:37ce n'est pas tellement s'isoler du réseau pour se protéger,
24:40c'est rendre le réseau plus robuste.
24:42Ce mot, vous l'aimez beaucoup.
24:44Voilà, en multipliant les points de production.
24:46Est-ce qu'on n'est pas en train de parler de souveraineté, Charles Jeune ?
24:48Oui, quelque part, oui.
24:49Est-ce qu'on associe souvent la souveraineté à l'État ?
24:53Oui, parce que...
24:54Mais si on la décline à de multiples niveaux,
24:56depuis le site d'une entreprise,
24:59le territoire d'une collectivité, une région...
25:01C'est une certaine forme de souveraineté ?
25:03Exactement.
25:03Avoir un certain contrôle sur les ressources critiques,
25:06à l'échelle qui est pertinente pour ces ressources.
25:09Et il n'est pas certain que pour le système électrique,
25:11il est même certain de l'inverse, je pense,
25:13que le niveau le plus approprié soit le niveau national.
25:17Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas des opérateurs nationaux.
25:20Ça, c'est un autre sujet.
25:21Oui, oui, oui.
25:22Mais le réseau, plutôt que de déverser de la production centralisée,
25:27a peut-être vocation à interconnecter de la production décentralisée.
25:31C'est ça, l'idée.
25:34PHG des groupes intègre aussi catharsis.
25:37Alors, je voulais y venir parce que là,
25:38ça, c'est tout à votre honneur et je trouve ça chouette.
25:41C'est une association à but non lucratif.
25:44En quoi c'est important ?
25:46En quoi ça renforce votre crédibilité, votre impact ?
25:51Alors, ça a deux rôles.
25:53Le premier rôle, c'est parce que nous attachons
25:57beaucoup d'importance aux idées,
25:59au développement de nouvelles idées,
26:01de protocoles d'intervention,
26:03on sait peut-être, etc.
26:04Parce que nous faisons ça,
26:06nous avons besoin d'un cadre souple
26:08dans lequel des gens qui ne sont ni des salariés
26:11ni des associés puissent participer
26:13à des projets de réflexion commune.
26:15Une association se prête parfaitement à ça.
26:17Donc ça, c'est une fonction importante
26:19qui n'est pas économique.
26:20C'est un carrefour d'énergie intellectuelle.
26:24Mais il y a aussi un enjeu économique
26:25qui est très important.
26:27Et ça, j'y suis d'autant plus sensible
26:28que j'ai passé 18 ans dans le système des Nations Unies.
26:31On a parlé tout à l'heure.
26:32Et que nous avons aujourd'hui,
26:33à travers 4 à 6,
26:34des projets, notamment en Afrique,
26:36sur les questions de confiance.
26:40En France, dans le Conseil,
26:42et demain, dans le Petit Éolien,
26:44nous allons vendre des services
26:46ou des produits à des clients.
26:48Et les clients payent ce qu'ils nous achètent.
26:50C'est simple.
26:51C'est classique.
26:53Il y a beaucoup de gens
26:55qui ont vocation à bénéficier de notre action
26:57qui n'auront jamais les moyens
26:59d'acheter nos services.
27:01Donc, on fait comment ?
27:03On ne fait pas ou on fait différemment ?
27:05On fait différemment.
27:06Et la manière de faire différemment,
27:08c'est la manière qui est familière
27:09dans tous les champs du développement.
27:10C'est qu'il y a quelqu'un
27:12qui est en mesure de soutenir
27:15un opérateur technique
27:16pour fournir à des bénéficiaires
27:18des services qui sont payés
27:20par l'institution qui soutient.
27:22C'est vertueux ?
27:23C'est vertueux.
27:24Et ça permet d'ouvrir des portes
27:26qui, sinon, seraient fermées.
27:28Ça permet d'œuvrer
27:30pour ceux qui n'ont pas les moyens
27:31d'acheter des services,
27:33mais qui peuvent grandement en bénéficier.
27:36Je vais dire un mot
27:37de ce qu'on fait actuellement au Cabroun,
27:38parce que c'est le pays
27:40où on pilote cette opération.
27:42C'est donc une opération catharsis
27:45qui s'appuie sur les outils
27:47de Trust Inside
27:48à travers un accord de licence
27:49et qui vise à faire émerger
27:53au Cameroun une maison
27:55ou un réseau de maisons
27:56de la confiance pour la paix
27:58dans un pays politiquement complexe.
28:01Très incertain, très compliqué.
28:03Avec une histoire complexe,
28:05une vision linguistique et régionale.
28:06Bref, on connaît...
28:09Beaucoup, je pense,
28:10de ceux qui connaissent
28:11la complexité du Cameroun
28:13et les risques qui en résultent.
28:14En travaillant avec des partenaires
28:16sur place,
28:17avec un investissement préparatoire
28:19qui nous a pris pratiquement trois ans
28:21pour en arriver là,
28:23nous allons,
28:25dès ce mois-ci,
28:26d'ailleurs,
28:26c'est à la fin du mois
28:27qu'aura lieu
28:27la première opération
28:29de formation
28:30sur le terrain
28:31de praticiens de la confiance,
28:33par catharsis,
28:34avec les outils
28:34de Trust Inside,
28:38pour ancrer
28:39dans les territoires camerounais,
28:40en commençant à Bouillard,
28:42dans le sud-ouest,
28:43qui est un territoire sensible,
28:44parce que c'est un territoire anglophone,
28:46dans un pays majoritairement francophone.
28:49Et ensuite,
28:50on va l'étendre
28:50à d'autres régions,
28:51y compris le nord-ouest,
28:52qui est encore plus complexe,
28:54parce que touché
28:55par les phénomènes
28:57de radicalisation,
28:59beaucoup à rhum,
29:00importé du Nigérien,
29:01notamment.
29:03Bref,
29:05on ne va pas faire un séminaire
29:06sur les Valo,
29:07mais c'est un...
29:08Voilà,
29:08ça illustre la nécessité
29:10de trouver d'autres manières
29:11d'agir,
29:12de ne pas vendre des services,
29:13là.
29:13On ne peut qu'agir autrement.
29:15Et ce que nous avons réussi à faire,
29:17c'est construire un projet
29:18avec un fort ancrage territorial,
29:21avec des partenaires locaux
29:23très solides,
29:24et donc convaincre
29:25une grande fondation philanthropique
29:27de soutenir cette action,
29:30et donc de soutenir Catharsis
29:31pour mettre en œuvre
29:32le projet
29:33aux ministres
29:34des Camerounais
29:35sur le terrain.
29:35Sans rentrer dans le secret des lieux,
29:37c'est une opération
29:37à combien
29:39qui a été financée ?
29:39À combien ?
29:40Quand on dit
29:40qu'elle ne pourrait pas
29:41se payer ça,
29:42c'est quoi les enjeux ?
29:44En gros,
29:45pour donner des ordres
29:46de grandeur,
29:47pour la première année
29:48en coût plein,
29:50on cherche 300 000 euros.
29:51D'accord.
29:52La fondation nous a donné
29:54déjà 75 000 euros.
29:55pour démarrer.
29:56D'accord, ok, j'ai compris.
29:57Donc, on est sur des budgets
29:58qui...
29:58On n'est pas sur des milliards,
30:00ce n'est pas des...
30:00Mais suffisant
30:01pour que ça soit compliqué.
30:02Mais on ne peut pas lever ça,
30:04on ne peut pas trouver ça
30:05en condition locale.
30:06Et puis,
30:07ce ne sont pas
30:07des services vendables.
30:09Il y a des clients.
30:10C'est des services
30:11du pays.
30:12C'est de l'intérêt général.
30:15On va revenir à son OPM.
30:18Il y a une offre chez vous
30:19que vous appelez
30:20Conseil Flash.
30:21Ça, c'est une offre.
30:22Ça vaut 100 euros.
30:24Ça dure une heure.
30:26C'est une sorte de mini-audit.
30:29Mais moi, ma question,
30:30c'est comment on peut être aussi
30:33efficient en une heure ?
30:36Alors, on peut l'être.
30:38D'abord, c'est un contact
30:41qui, évidemment,
30:42peut s'approfondir
30:43par d'autres accompagnements.
30:45Bien sûr.
30:45Mais c'est une manière
30:46de dire,
30:48pour les PME
30:49et pour les TPE,
30:50et les TPE,
30:51on a évidemment du mal
30:52à les toucher
30:53par l'offre de services
30:54traditionnels
30:55parce que le ticket d'entrée
30:56est déjà un peu...
30:57C'est trop pêlevé pour le...
30:59De leur dire
31:01certains de vos problèmes
31:02sont peut-être
31:03des problèmes
31:04finalement très classiques
31:05auxquels on peut répondre
31:07parce qu'on a l'expérience.
31:08On y a déjà répondu.
31:11Mutualisation
31:11de votre expérience, en fait.
31:12C'est ça.
31:12OK.
31:13Un exemple concret,
31:14les normes.
31:17Il y a une norme
31:19qui est la norme ISO 14001
31:21qui est la norme
31:23de système
31:23de management environnemental.
31:25Et donc,
31:26pour être normalisé
31:27au titre de cette norme ISO,
31:29on doit mettre en place
31:30un certain nombre
31:31de procédures
31:31dans l'entreprise
31:32pour gérer
31:33de manière transversale
31:34et cohérente
31:34l'ensemble des questions
31:36environnementales.
31:39Être normalisé
31:40de plus en plus,
31:41ce n'est pas simplement
31:41un choix stratégique,
31:43c'est souvent une contrainte.
31:44Et ça, on le voit
31:45parce qu'on parle
31:45à des acteurs
31:46à différents niveaux
31:47de la même chaîne de valeur.
31:49par exemple,
31:50quand on discute
31:51avec les opérateurs
31:52de l'emballage
31:53qui ont beaucoup
31:55de sujets
31:55de déchets à gérer,
31:58ils imposent
31:58à leurs fournisseurs
31:59en amont
32:00et à leurs transporteurs
32:02en aval
32:02de répondre
32:03à un certain nombre
32:04de contraintes réglementaires
32:05pour pouvoir répondre
32:07à leurs propres
32:07contraintes réglementaires.
32:09Donc, l'entreprise
32:10d'emballage
32:11va dire
32:12à ses fournisseurs
32:13de matières premières,
32:14carton par exemple,
32:15si vous n'êtes pas
32:16normalisé,
32:17on ne va pas pouvoir
32:18travailler ensemble.
32:19Et donc,
32:20ça se répercute
32:21en amont
32:22et en aval
32:23de telle façon
32:23que progressivement
32:24la normalisation
32:25devient une norme
32:27dans l'autre sens du terme.
32:28Une norme, absolument.
32:30En même temps,
32:31ça fait peur.
32:33Quand on est
32:33une petite entreprise
32:35et qu'on n'a pas
32:35les moyens
32:36de s'éclater à la page
32:36de tout le monde.
32:37Et qu'on dépend peut-être
32:38de deux clients seulement,
32:39ce qui est fréquent
32:40dans notre chaîne de valeur.
32:41Si on perd un client,
32:42on a perdu la moitié
32:43du chiffre d'affaires.
32:45Donc, comment est-ce que...
32:46Moi, je ne connais rien.
32:48C'est quoi 14 0001 ?
32:49Comment je...
32:49Alors, il y a
32:50plusieurs possibilités.
32:51On peut aller sur Google,
32:53on peut demander à une IA.
32:54Eh bien, peut-être
32:55qu'un conseil humain
32:56c'est bien en fait pour moi.
32:57Visio, sur une heure,
32:59ça peut être plus rassurant,
33:01plus concret.
33:02Effectivement,
33:03expliquer ce que c'est
33:04que 14 0001,
33:05ce qu'il faut
33:06pour se conformer
33:07et combien ça va coûter,
33:08ça, je peux le faire
33:10en un quart d'heure.
33:11Et ensuite,
33:12les 45 minutes
33:12qui restent,
33:13c'est est-ce qu'on peut
33:14vous aider concrètement
33:15à faire ça ?
33:16Sur quel calendrier ?
33:18Comment ?
33:18Est-ce qu'on peut
33:19vous recommander des gens
33:20pour vous aider ?
33:21On ne va évidemment pas...
33:23Régler le problème, oui.
33:25Régler le problème
33:25en une heure.
33:26Mais on peut
33:27le baliser
33:27pour quelqu'un
33:28qui a un gros doute.
33:30Faire tomber le doute.
33:31Faire tomber le doute.
33:32Créer de la rassurance,
33:33faire son bonheur.
33:33J'ai compris.
33:33C'est ça l'idée.
33:34Ok, j'ai compris.
33:35Et d'ailleurs,
33:35j'ajoute sur Conseil Flash,
33:37c'est une opération
33:38promotionnelle,
33:39parce que 100 euros
33:39pour une heure,
33:41c'est pas cher.
33:42En gros,
33:43on sacrifie la marge
33:44pour...
33:45Oui, c'est une idée.
33:47C'est comme quand on met
33:48solde dans l'énorme
33:49lettre rouge sur la vitrine.
33:51Ça fait partie du business.
33:53Normalement,
33:53ça s'est terminé
33:55le 22 mai.
33:55On a fait l'opération
33:56sur un mois.
33:57Mais cette opération,
33:59moi, je la prolonge
33:59bien volontiers.
34:01Toute personne
34:02qui nous écrira
34:03contact
34:05contactatphgd.fr
34:06en écrittant l'émission.
34:08Eh bien,
34:09on vous prolonge l'offre
34:12aussi longtemps
34:12que nécessaire,
34:13mais uniquement
34:14si vous citez l'émission.
34:15Alors,
34:15on va remettre
34:16immédiatement
34:17en bas de cette vidéo
34:17l'adresse mail
34:19sur laquelle
34:19John vous invite à écrire.
34:20Vous venez de notre part,
34:22vous allez dire
34:23IFA,
34:23le code c'est
34:24IFA,
34:24IFA,
34:25et vous aurez
34:26cette offre prolongée.
34:27Exactement.
34:28Merci pour cette offre,
34:29ça nous fait plaisir en direct.
34:30Vous voyez d'ailleurs,
34:32ça ressemble un petit peu
34:33au raisonnement catharsis.
34:35Comment faire en sorte
34:36que ceux qui ne peuvent
34:37pas payer le plein tarif
34:38peuvent néanmoins
34:39bénéficier de notre expertise ?
34:41C'est une manière
34:42tout à fait différente
34:43et commerciale,
34:45classique,
34:46mais de répondre
34:47à ce même souci,
34:48notamment pour des TPE.
34:49Absolument.
34:50Vous décrivez PHGD
34:52comme une fabrique à idées.
34:53Comment équilibrez-vous
34:55l'innovation conceptuelle,
34:57l'enjeu,
34:58le cadre théorique,
34:59tout ça,
34:59et l'action concrète ?
35:01Ce qu'il faut à dire.
35:02Alors,
35:03il y a deux questions.
35:05La première,
35:06c'est comment est-ce
35:06qu'on gère ça
35:07dans le temps ?
35:09On fait ce qu'on peut,
35:10on s'en veut.
35:14Et l'un de nos gros avantages,
35:16c'est d'être connecté
35:17à des réseaux d'expertise,
35:19y compris internationaux,
35:20qui nous permettent
35:21de bénéficier
35:22d'un écosystème
35:23d'élaboration conceptuelle.
35:25C'est un atout majeur.
35:26C'est un atout majeur.
35:27J'ai la chance
35:28de bénéficier
35:29de beaucoup des réseaux
35:30que j'ai constitués
35:31à l'UNESCO,
35:32y compris des programmes
35:33que j'ai créés
35:34à l'époque,
35:35avec lesquels je peux
35:36toujours travailler aujourd'hui
35:38de l'accès à l'ailleurs
35:39et j'en bénéficie.
35:40En revanche,
35:43il y a un deuxième point
35:44qui est opérationnel
35:45et qui est sans doute
35:46le plus important.
35:47L'objectif
35:48de nos réflexions
35:49intellectuelles,
35:50conceptuelles,
35:51méthodologiques,
35:51c'est d'aboutir
35:53sur des protocoles
35:54d'action.
35:55Et ces protocoles
35:56d'action sont
35:57du coup
35:58le fondement
35:59de nos interventions.
36:00Par exemple,
36:01on a élaboré
36:02tout un protocole
36:04autour de la notion
36:04de santé commune
36:06qui est publié
36:08comme un document
36:10de recherche,
36:10mais qui est également
36:11proposé
36:12comme un protocole
36:13d'intervention.
36:14Ce n'est pas qu'une vision
36:15intellectuelle des choses ?
36:15Non.
36:16C'est très concret,
36:17c'est en partant
36:19de cette théorisation,
36:20et c'est une théorisation,
36:22c'est plutôt
36:23pour les collectivités,
36:24ça,
36:24pour les entreprises.
36:26Voici comment
36:26on peut intervenir
36:28chez vous,
36:28si vous le souhaitez,
36:30pour, avec vous,
36:32élaborer une stratégie
36:33de santé commune
36:34sur votre territoire.
36:36Ça, c'est le pont.
36:37Et ce qui est vrai
36:38pour les collectivités
36:39et tout aussi vrai
36:40pour l'entreprise,
36:42le travail sur la confiance,
36:44c'est un travail
36:44conceptuel et méthodologique,
36:46mais qui est,
36:47dès le départ,
36:48orienté vers des protocoles
36:49d'intervention
36:50très concrets,
36:51où on aide des clients
36:52à répondre
36:53à leurs problèmes
36:54de confiance
36:55dans leur structure.
36:58En 2026,
37:00quels sont,
37:01selon vous,
37:02les deux,
37:02trois enjeux prioritaires
37:04pour vos clients ?
37:06Alors, je vais séparer,
37:08pour répondre à la question,
37:09les collectivités
37:11et les entreprises.
37:13Pour les collectivités,
37:14alors surtout qu'on est
37:16au lendemain
37:16d'élections municipales,
37:18donc il y a des gens
37:18qui viennent de se faire élire
37:19pour six ans
37:20et qui doivent réfléchir
37:22stratégiquement,
37:22six ans,
37:22c'est non.
37:25Et en même temps,
37:25ça va très vite.
37:26Et on sait très bien
37:27que ce qu'on ne fait pas
37:29dans les trois premières années
37:30d'un mandat,
37:31on ne va pas.
37:31C'est évident.
37:32Donc, le temps est à la fois
37:33long et compté.
37:35Et donc,
37:36nous avons vocation
37:37à aider
37:40les collectivités
37:40à penser stratégiquement
37:42au l'ensemble
37:42de ces enjeux
37:43de transformation environnementale
37:44au sens le plus large.
37:46Et le sens est très large
37:47parce que ça engage,
37:48bien sûr,
37:49l'énergie,
37:50l'eau,
37:50la biodiversité,
37:51mais ça engage aussi
37:52le logement.
37:53La question de la qualité
37:54thermique des logements
37:55devient critique.
37:57On s'est quand même
37:57très assoupli
37:58ces derniers temps là-dessus.
38:00On a assoupli
38:02les normes
38:02parce qu'on a vu
38:03l'une capacité
38:04à y répondre.
38:05Mais le problème
38:06n'a pas disparu.
38:07Ah non,
38:07ce problème,
38:07les bits sont toujours
38:08bien là,
38:09bien sûr.
38:09Ça engage la mobilité
38:11qui est devenu
38:12un sujet
38:12d'une politique
38:13virulent,
38:14comme on le sait.
38:15Les élections municipales
38:17dans certaines villes
38:17se sont jouées
38:18sur l'autre vision
38:19voiture-vélo.
38:20Absolument.
38:21Avec des visions
38:22concurrentes
38:22et franchement
38:24antagonistes
38:25de ce que devait être
38:26une ville
38:27autour de la mobilité,
38:29la question
38:29des ZFE
38:30est devenue
38:31centrale.
38:32Il me semble
38:35que ce dont
38:37les collectivités
38:37ont le plus besoin,
38:39c'est de construire
38:41une capacité
38:42d'expérimenter.
38:44Il faut qu'on sorte
38:45du déversement
38:47d'engagements internationaux
38:49dans des politiques
38:50nationales
38:50que les collectivités
38:51subissent
38:52comme des injonctions
38:53à agir.
38:55Ça ne marche pas
38:56et ça crée
38:58beaucoup de frustration
38:59et d'opposition,
39:00y compris
39:01directement politiques.
39:03Il faut que les collectivités
39:04acquièrent
39:05la capacité
39:06d'expérimenter.
39:08Certaines le font,
39:09bien sûr.
39:09Le cadre juridique
39:11n'y est pas toujours
39:11très favorable.
39:12Rien d'être un débat
39:13sur l'expérimentation
39:14juridique en particulier,
39:16qui est un débat
39:18qui est loin
39:18d'être terminé.
39:20Ça suppose
39:20des aménagements
39:22réglementaires
39:23qui peut-être
39:24viendront,
39:25mais les maires
39:25le revendiquent.
39:29Permettez-nous,
39:30disent-ils,
39:31de tester
39:31chez nous
39:32des choses.
39:33Il n'y a qu'eux
39:33qui connaissent
39:34parfaitement leur territoire.
39:35Si ça marche,
39:36on partage.
39:37On sera à la beauté.
39:38Oui, d'autres pourront
39:39s'inspirer de nous.
39:40Bien sûr.
39:41Si ça ne marche pas,
39:42on y met fin
39:43dans un temps court
39:44et on prend acte
39:45de déchanger.
39:45Le droit de tester.
39:46Voilà, le droit de tester.
39:48Alors, tester,
39:49toutes sortes de choses.
39:50dans tous les domaines
39:51dont nous venons de parler.
39:53Mais ça suppose
39:55un état d'esprit
39:57qui,
39:58et ce n'est pas
39:58un clivage politique
39:59gauche-droite,
40:00c'est vraiment
40:00un état d'esprit
40:01par rapport
40:02à l'évolution
40:02d'un territoire
40:03et ça suppose
40:04des compétences techniques
40:05que les collectivités
40:06n'ont pas forcément
40:07en interne.
40:08Les grandes villes,
40:08oui,
40:09mais pas les villes
40:10de taille plus modeste.
40:12Donc,
40:12elles ont besoin
40:13d'interlocuteurs
40:14qui leur apportent
40:15des concepts,
40:16des méthodes
40:17et des protocoles
40:18de l'action
40:18qui puissent donner lieu
40:20à expérimentation.
40:21De toute façon,
40:22on va trahir un peu
40:23le secret,
40:23on en parlait un petit peu
40:24en tête tout à l'heure
40:25avant de monter sur le plateau,
40:25mais il y a un réel coût
40:28de l'inactivité aujourd'hui.
40:31Ça coûte cher
40:31de rien faire.
40:32Et ce que vous me disiez
40:33très justement,
40:34on n'est même pas sûr
40:35que ce retard
40:36va pouvoir le combler.
40:37Oui.
40:39Quoi qu'il arrive,
40:40maintenant,
40:40il faut agir
40:40quoi qu'il arrive.
40:41Tout à fait.
40:42Et essayer d'agir
40:43toujours
40:43en cherchant
40:45ce qu'on appelle
40:45trivialement
40:46du gagnant-gagnant.
40:47Il y a beaucoup
40:48de gagnants-gagnants
40:48à aller chercher
40:49en réalité.
40:52Si ce n'est que
40:53pour que ce soit
40:54vraiment gagnant-gagnant,
40:55il faut avoir
40:56la capacité
40:56d'intégrer
40:57beaucoup d'éléments
40:58disparates.
40:59Par exemple,
41:02on sait
41:02que la qualité de l'air
41:03s'est beaucoup
41:05améliorée
41:05à Paris
41:06sur 20 ans.
41:07Les mesures
41:07sont en discussion.
41:09Bien sûr.
41:10C'est lié
41:11aux transformations
41:12à la fois en volume
41:13et en mode
41:14des circulations.
41:16Mais ça crée
41:17des problèmes sociaux.
41:18Bien sûr,
41:19tout le monde
41:20bénéficie
41:21du qualité de l'air
41:22améliorée
41:22et particulièrement
41:24ceux qui vivent
41:25dans les zones
41:25les plus polluées,
41:26c'est-à-dire
41:26le long du périphérique.
41:28Les deux côtés,
41:28d'ailleurs,
41:29à Paris
41:29et en bon lieu.
41:32Mais
41:33les contraintes
41:34sur la circulation
41:35pèsent davantage
41:37sur ceux
41:38qui sont
41:38juste à l'extérieur
41:39que sur ceux
41:41qui sont dedans.
41:42Et c'est mal perçu.
41:43Et ça a été construit
41:45politiquement,
41:45le mouvement des gueules,
41:46etc.,
41:47d'une manière
41:49que chacun connaît.
41:51Il est indispensable
41:52d'intégrer
41:53toutes ces dimensions
41:54dans la réflexion
41:55et intégrer
41:57stratégiquement,
41:58transversalement.
41:59Ça,
41:59c'est notre raison d'être,
42:00notre métier.
42:01Pour les entreprises,
42:06les défis
42:07que nous rencontrons
42:08constamment,
42:09en gros,
42:10il y en a trois,
42:11c'est énergie
42:11au déchet.
42:12Dans les différents secteurs,
42:14à chaque fois
42:15de différentes manières,
42:16avec des pondérations
42:17qui peuvent être différentes.
42:18Mais ces trois enjeux
42:20sont les enjeux
42:21pour les PME
42:23techniques
42:24auxquels
42:24on peut aider
42:25à répondre
42:26en adoptant
42:27cette vision
42:28large et stratégique
42:29de la transition écologique
42:32ou des transformations
42:33environnementales
42:34si on préfère ce terme.
42:35Mais il faut accepter
42:36les termes
42:37du débat public.
42:38Il ne faut pas
42:38constamment
42:40brandir en...
42:42On est comme
42:43Don Quichotte,
42:45on se bat constamment
42:46contre des moulins.
42:47Donc,
42:47la transition écologique,
42:49concrètement,
42:50c'est ça
42:50pour les entreprises.
42:51D'accord.
42:52Mais,
42:53en même temps,
42:55cette transition écologique
42:57n'est pas déconnectée
42:59d'autres formes
43:00de transition,
43:01de transformation.
43:02Il y en a au moins deux.
43:03On en parlait tout à l'heure
43:04d'ailleurs en préparant.
43:06Premièrement,
43:07la transition technologique,
43:09notamment celle
43:10de l'intelligence artificielle,
43:11qui bouscule
43:12tous les modèles d'affaires.
43:14Elle nous a giflé.
43:15Le terme,
43:15c'est giflé.
43:16Donc,
43:17traiter la transition écologique
43:18sans tenir compte
43:19de la transition numérique,
43:21c'est ce fait.
43:22et cette transition sociale majeure
43:25qu'est la transformation
43:26du rapport au travail.
43:28Donc,
43:28en réalité,
43:29le défi pour les PME,
43:31c'est de faire le lien
43:33entre les trois
43:34sommets de ce triangle,
43:36environnement,
43:37technologie,
43:38rapport au travail,
43:39et de voir comment,
43:41à partir des trois enjeux,
43:42en même temps,
43:43on peut trouver
43:44les meilleures solutions
43:46pour préserver
43:48sa marge,
43:50préserver sa rentabilité.
43:51Et vous,
43:51vous dites que c'est possible.
43:52C'est possible.
43:54Répondre aux injonctions réglementaires,
43:56qui sont ce qu'elles sont,
43:57mais en même temps,
43:58ne pas se contenter
43:59de la conformité,
44:01aller chercher,
44:01parce que c'est à cette condition-là
44:03qu'on peut préserver
44:03sa rentabilité,
44:05aller chercher
44:05des transformations positives.
44:07Et là,
44:09on n'avait pas forcément prévu
44:11de parler de l'IA,
44:12mais on ne peut pas
44:12ne pas en parler,
44:13en même temps,
44:13par les temps qui courent.
44:17Moi,
44:17je suis très frappé
44:19par le fait
44:20que l'IA
44:22au sens usuel du terme,
44:24c'est-à-dire
44:26les modèles
44:27langagiers,
44:29sont utilisés
44:31principalement,
44:32non pas pour répondre
44:33à des besoins
44:34et créer des valeurs
44:35nouvelles,
44:36en faisant des choses
44:37qu'on ne savait pas faire
44:38à moins,
44:39mais pour essayer,
44:40de manière souvent
44:41maladroite
44:42et un peu suiviste,
44:43de remplacer
44:44des humains
44:47ou des technologies
44:48préexistantes.
44:49Effectivement,
44:51demander à l'IA
44:52de faire ce que faisait Google,
44:54est-ce que c'est vraiment
44:54très utile ?
44:56Ce qu'on doit reconquérir,
44:57c'est une approche stratégique
45:00de l'IA.
45:01C'est-à-dire,
45:02d'abord,
45:03on en a besoin,
45:04pourquoi ?
45:04Et cette réflexion
45:05sur le besoin,
45:07elle est ouverte,
45:08cette réflexion.
45:08Elle est ouverte.
45:09Elle est ouverte.
45:09On y réfléchit tous.
45:10Aujourd'hui,
45:11beaucoup d'acteurs,
45:13par exemple,
45:14j'ai pour souvenir
45:15de Sylvain Wazerman,
45:16qu'on embrasse,
45:17le patron de l'AVEM,
45:17qui disait,
45:18moi, l'IA,
45:19super,
45:20je n'ai pas de problème
45:21avec ça.
45:22Juste,
45:22j'aimerais bien ouvrir
45:23le capot de certaines IA
45:24pour voir ce qu'il y a dedans.
45:25Et encore une fois,
45:26ça parle aussi
45:27de souveraineté numérique
45:28de notre État.
45:30Tout ça,
45:30aujourd'hui,
45:31ce sont des valeurs
45:31qui s'est tellement arrivées fortes,
45:33tellement arrivées vite,
45:34ça a créé tellement de friction
45:35qu'aujourd'hui,
45:36on a même oublié
45:37ces questions-là
45:38d'ouvrir le capot
45:38et de regarder
45:39comment s'est fichu,
45:40cette histoire.
45:40Qu'est-ce que ça consomme réellement ?
45:42Donc, oui,
45:43mais alors,
45:43on arrive au but
45:45de cet entretien.
45:46J'aime bien terminer
45:47par une note un peu positive
45:48parce que,
45:50en étant raisonnablement positif,
45:53selon vous,
45:54Jardin,
45:55qu'est-ce que vous voyez
45:56pour nos PME françaises ?
45:58Allez,
45:58on va se donner un truc
45:59qui est un peu loin
45:59et un peu court,
46:0010 ans.
46:02Comment ça a avancé,
46:03tout ça ?
46:04Est-ce que les entreprises
46:05auront suivi
46:07ce grand mouvement,
46:08cette déferlante,
46:09de la transformation,
46:10de la transformation,
46:13vous le voyez arriver
46:14comment ça ?
46:15Inévitablement,
46:16certaines vont réussir,
46:17d'autres vont échouer.
46:18Ça, c'est normal.
46:19On a commencé l'interview
46:19où on disait
46:20on n'y est pas.
46:21On n'y est pas.
46:24Je crois que
46:25le potentiel
46:26de transformation positive
46:27est considérable
46:29à condition
46:30de tenir
46:31les trois bouts
46:32du triangle
46:32qu'on est en train d'évoquer
46:35et notamment
46:38embrasser
46:39au lieu de simplement
46:40subir
46:40cette transformation
46:41de la relation
46:42au travail
46:44que la pandémie
46:45a déclenchée
46:46mais qui préexistait
46:47à la pandémie.
46:48Mais c'est vraiment
46:48la pandémie
46:49qui a révélé
46:50à quel point
46:51on avait besoin
46:52de repenser
46:53le rapport au travail,
46:54y compris le rapport
46:55très concret,
46:56quotidien,
46:56à la mobilité,
46:57à la présence
46:58au bureau.
46:59On doit également
47:00gérer,
47:01ce que savent
47:01tous les directeurs RH,
47:04le rapport très différent
47:05des jeunes générations
47:06au travail
47:07par rapport
47:07à leurs aînés.
47:08Incroyable.
47:09Ils n'ont pas
47:09les mêmes attentes.
47:10Ils sont à la fois
47:11beaucoup plus exigeants
47:12à l'égard de leur employeur
47:13et beaucoup moins investis
47:15dans la relation salariale
47:17qui n'est pas la même chose
47:18que le travail.
47:19D'accord.
47:20Et du coup,
47:21tirer parti
47:22de leur talent,
47:24ça va supposer
47:25d'autres modes
47:26d'organisation.
47:27En plus,
47:28les jeunes générations
47:30sont souvent très sensibles
47:31aux questions environnementales.
47:33On en parle toujours,
47:34je pense que c'est eux
47:34qui vont nous sauver.
47:35Ils vont donc
47:37choisir leur employeur
47:38en partie.
47:39Ils ne sont de ça.
47:40On l'a vu
47:41avec ces moments
47:42un peu
47:45polémiques
47:45autour de remises
47:46de diplômes
47:47dans les grandes écoles,
47:48agro-paritech,
47:49polytechnique,
47:50avec la remise en cause
47:52d'un certain modèle
47:53de recrutement
47:54et donc de débouchés
47:55pour ces écoles
47:56prestigieuses
47:57et la revendication
47:59de travailler
48:00autrement,
48:01pas moins,
48:03mais autrement
48:04au service
48:06d'une notion
48:07de valeur
48:08qui intègre
48:09des causes.
48:10C'est un peu
48:11de ça qu'on parle.
48:11Comment intégrer
48:12les causes
48:12dans la valeur
48:13au lieu de considérer
48:15la valeur économique
48:16et les causes
48:17auxquelles on tient
48:18comme des univers
48:19complètement disjoints ?
48:20Ça, c'est un défi
48:23entrepreneurial,
48:24sociétal,
48:25politique
48:26et dans le fond
48:27culturel.
48:28Et les dix années
48:29qui viennent
48:29vont témoigner
48:32de notre capacité
48:33à les affronter,
48:33du moins j'espère.
48:34On va y arriver.
48:35On va y arriver.
48:36Ce sera le mot
48:37de la fin.
48:39Merci beaucoup
48:40d'avoir passé
48:40ce temps avec nous.
48:41On va rappeler
48:41à nos amis.
48:42John Crowley,
48:43c'est le patron
48:44de PHGD.
48:46On va vous mettre
48:46toutes les informations.
48:47Rappelez-vous,
48:48vous pouvez aller
48:48prendre de l'information
48:49sur le site,
48:49mais vous pouvez aussi
48:50vous payer
48:51une consultation flash
48:52puisque c'est une offre
48:54un peu pro-vot
48:54qu'on a dans l'émission.
48:55Exactement.
48:56Émission un peu longue
48:57aujourd'hui,
48:58mais le sujet
48:59valait vraiment le coup
49:00qu'on s'étende
49:00et qu'on prenne le temps
49:01d'en parler.
49:02Merci de m'avoir donné ce temps.
49:03Je suis ravi de ce temps
49:04long avec vous.
49:05Je suis très content.
49:06Vous qui nous suivez,
49:07on se retrouve très vite.
49:07Vous savez que vous pouvez
49:09revoir cette émission
49:11sur CNews.
49:13On vous dit
49:14tâchez d'être heureux
49:15parce que le reste,
49:15ça suit toujours.
49:16Bye bye.
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