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  • il y a 2 jours
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00Nous abordions, messieurs Fenech et Roi,
00:03et bien cette double arrestation, rappelez-vous, de la semaine dernière,
00:07de ces gros monnaies de la DZ Mafia.
00:10Il y avait, il faut l'admettre, une certaine euphorie il y a quelques jours,
00:14notamment du côté français.
00:16On n'était pas loin d'un cocorico du côté de Giralde Darmanin.
00:21Et c'est vrai que le soufflet semble légèrement retomber
00:26parce qu'on a déjà appris ces derniers jours que ces deux hommes,
00:30donc Mehdi Laribi et Rachid Djea, ne seraient pas extradés en France
00:35et seraient sans doute jugés en Algérie.
00:39Déjà, avant d'écouter peut-être un son d'illustration éclairant,
00:44j'aimerais vous passer la parole, Georges Fenech et Vincent Roi,
00:46parce que, bon, actuellement la balle est dans le camp de la justice algérienne
00:51avec sans doute encore plus d'incertitude.
00:55Georges Fenech, nous n'avons pas la main.
00:58Même s'il y aurait une instruction française, effectivement,
01:01et des transmissions entre nos deux pays.
01:04Mais bon, on connaît le contexte.
01:05Pour l'instant, je vais peut-être vous surprendre,
01:07mais pour l'instant on est dans la normalité.
01:10Vous dites l'Algérie n'a pas extradé.
01:13Mais l'Algérie n'extrade pas ses ressortissants.
01:16Aucun pays au monde n'extrade ses ressortissants.
01:20Pas même la France non plus, évidemment.
01:21La procédure, c'est quoi ?
01:23On a une affaire gravissime puisqu'ils encourt la perpétuité.
01:28La justice française, normalement, va demander à se déplacer en Algérie
01:33pour procéder aux auditions avec, évidemment,
01:37les équipes sur place, compétentes et les magistrats algériens.
01:39Voilà.
01:40On va déjà voir l'effort, quelle sera la nature vraiment de la coopération d'Algérie
01:44s'ils acceptent déjà le transport des magistrats français en Algérie.
01:49Ensuite, il y aura l'attitude, effectivement,
01:52la dénonciation des faits par la France à l'Algérie.
01:56C'est comme ça que ça s'appelle.
01:56C'est une dénonciation.
01:58Ils dénoncent les faits avec une copie de la procédure
02:01et à charge pour l'Algérie de juger ses ressortissants chez eux.
02:05Maintenant, moi, ce qui me surprend,
02:07qui m'inquiète un peu, je dirais,
02:09c'est qu'ils n'ont pas été placés sous mandat de dépôt.
02:11Oui, effectivement.
02:11Ils ont été mis sous contrôle judiciaire, justement.
02:15Alors, quelle est la volonté des autorités algériennes ?
02:18Je n'en suis pas sûr.
02:18Jean-Fénèque, justement, là, ça tranche avec l'euphorie de la semaine dernière,
02:23je le disais en préambule.
02:25Et à ce sujet, j'aimerais que nous écoutions Jean-Didier Berger,
02:29ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur.
02:32Il est revenu de manière positive, positive,
02:35sur ses interpellations.
02:37C'était sur TF1 ce matin.
02:39Ces arrestations, comme tout le travail qui est fait,
02:41ils méritent d'être faits, ils méritent d'être poursuivis,
02:44ils méritent d'être amplifiés encore.
02:45Le président de la République et le Premier ministre
02:47sont sur ce sujet à fond,
02:49parce que le trafic de drogue, c'est un enjeu très important,
02:52un enjeu sanitaire,
02:53un enjeu aussi de maintien de l'ordre public dans notre pays.
02:56J'étais au Brésil,
02:58et puis dans les Antilles,
03:00il y a quelques semaines de cela,
03:01pour annoncer le grand plan urgence anti-Guyenne,
03:04parce qu'un quart de toute la drogue saisie
03:07dans le monde en mer,
03:08l'est dans l'ère Caraïbe.
03:09Et donc, que ce soit dans les Outre-mer
03:12ou sur le territoire hexagonal,
03:15il faut faire feu de tout bois
03:17contre ce trafic de drogue.
03:18Voilà, Jean-Didier Berger qui se jose le mot,
03:21qui se gargarise
03:22de ces deux arrestations,
03:24alors qu'en fait,
03:26les deux sont libres en Algérie.
03:28Vincent Roy,
03:29n'y a-t-il pas quand même
03:31une sorte de déconnexion,
03:34ou bien une sorte de déni
03:35de la part de la France ?
03:37Attendez, il y a tout le monde une provocation.
03:38On est en train de m'expliquer
03:40que ces deux individus
03:42sont susceptibles
03:43d'encourir la perpétuité.
03:45On est d'accord ?
03:46Alors, oui, ça ne s'est jamais vu
03:48pour l'instant en Algérie.
03:50Des peines très lourdes,
03:51dans tous les cas.
03:52Des peines très lourdes.
03:52Parce que je précise que l'Algérie
03:53a en tout cas un arsenal judiciaire
03:56contre le narcotrafic
03:58qui est bien plus musclé qu'en France.
04:00En tout cas pour l'instant.
04:02Ils sont censés encourir
04:03des peines très lourdes
04:04pour des infractions
04:06commises sur le territoire français.
04:08Et voici qu'à l'heure
04:10où nous parlons,
04:12ils sont susceptibles
04:13d'être dans la rue
04:13sous contrôle judiciaire.
04:15Quel est...
04:15Alors, parce qu'on dit
04:16sous contrôle judiciaire.
04:17Ils sont relativement contraints,
04:18mais tout de même.
04:19Non, mais est-ce que
04:20le contrôle judiciaire algérien
04:21c'est le même que le nôtre, etc.
04:23Je n'en sais rien.
04:24Alors, Xavier Driancourt,
04:25qui est quand même
04:25ancien ambassadeur de France
04:27en Algérie,
04:28et je le cite,
04:29il disait que si ça se trouve
04:30à l'heure qu'il est,
04:31ils sont doigts de pied
04:32en éventail sur une chaise.
04:33C'est ça.
04:33Je paraphrase à peine
04:35ce que disait Xavier Driancourt
04:36la semaine dernière sur Europe 1.
04:37Donc voilà,
04:37c'est pour ça que je vous parle,
04:39pour l'heure,
04:40c'est pour ça que je vous parle
04:41plutôt de provocation.
04:42Parce que quand on a
04:43deux individus,
04:44quel que soit le pays d'ailleurs,
04:45quand on a deux individus
04:47dont on sait
04:48les infractions
04:50qu'ils ont commises
04:51et qui encourt
04:52des peines très lourdes,
04:53pardonnez-moi,
04:54mais ils ne sont pas
04:54dans la nature en général.
04:55Georges Fenech.
04:56Moi, je vais essayer
04:56d'être le plus objectif possible.
05:00en Algérie
05:01et où a été abordée
05:03longuement cette question-là
05:04de la coopération judiciaire
05:05et de ces dossiers
05:06en particulier
05:06qui concernent
05:07la désaide mafia
05:08dont il faut rappeler
05:09que c'est devenu
05:09le premier grand groupe
05:10criminel en France,
05:12n'est-ce pas ?
05:12Avec des morts
05:13et des morts
05:14et des morts
05:14et des règlements de compte.
05:15Donc,
05:16suite à ces déplacements,
05:18il y a quand même
05:19un frémissement
05:20de peut-être début
05:22de réchauffement
05:23dans la relation...
05:23Vous le voyez le frémissement
05:25Georges Fenech là
05:25aujourd'hui ou pas ?
05:26En tout cas,
05:27après cette visite,
05:29il y a eu
05:29ces mandats d'arrêt français
05:30qui ont été exécutés.
05:33On en est à...
05:34Vous parlez des laissés-passés.
05:36On en est à 170
05:37à peu près
05:37à cette heure-ci.
05:38Voilà.
05:39Pour l'instant,
05:39je parle uniquement
05:40de ce dossier-là.
05:41Laissés-passés,
05:41effectivement,
05:42ça n'a pas été réglé.
05:43La question des laissés-passés
05:44considéraires.
05:45Christophe Glees non plus,
05:46ça n'a pas été réglé.
05:46Non, mais non,
05:47mais je veux dire,
05:48on constate qu'il y a quand même
05:49un début de quelque chose.
05:51Après,
05:51attendons de voir.
05:52Attendons de voir.
05:53Moi, je ne le vois pas.
05:54Je ne vois pas de...
05:57C'est un mandat d'arrêt français.
05:58Oui, mais je vois...
05:59Oui, mais...
05:59D'accord,
05:59mais je ne vois pas
06:01d'un début de...
06:03Je ne vois rien de tout ça.
06:04Je vois deux individus
06:05qui sont extrêmement...
06:06qui sont manifestement
06:07extrêmement dangereux,
06:08qui ont commis des infractions
06:09extrêmement lourdes,
06:11etc.
06:11Bon,
06:11l'Algérie ne pouvait quand même
06:12pas faire tout à fait autrement.
06:14Elle était quand même
06:15bien obligée de dire
06:15bah oui,
06:16on les a coincés.
06:17Comment voulez-vous ?
06:18Elle ne va pas laisser
06:19des criminels dans la nature.
06:21Non, mais c'est quand même
06:21pas de doute de l'expression.
06:21Les EQTF qui sont des criminels,
06:23elle n'en veut pas.
06:26Ils sont chez nous.
06:27Elle dit je ne veux pas
06:28les reprendre.
06:29Bon, là,
06:30elle dit ceux-là
06:30je ne veux pas les extrader.
06:32De toute façon,
06:32ils ne sont pas extradables
06:34si j'ose dire.
06:35Mais enfin,
06:35pour l'instant,
06:36qu'ils soient dans la nature,
06:37moi je ne vois pas
06:38de rapprochement.
06:38Et puis en plus,
06:39en plus,
06:39la visite de M. Darmanin
06:41dont vous parlez,
06:42elle date maintenant,
06:43elle a plusieurs mois.
06:44Donc,
06:45s'il y avait dû y avoir
06:46frémissement,
06:46il y aurait eu frémissement
06:47juste après la visite.
06:48Se dégèle,
06:49Georges Fenech,
06:50en réalité.
06:52Y a-t-il dégèle ou pas ?
06:53Est-ce que nos relations
06:56diplomatiques compliquées
06:56peuvent jouer ?
06:57C'est un petit peu
06:58la question qu'on pose
06:58depuis une semaine,
06:59Georges Fenech.
07:01On parle de dégèle,
07:03mais Vincent Roy
07:04dit qu'en fait,
07:04ce dégèle,
07:05il n'est que de façade
07:07ou bien timide,
07:08à la rigueur.
07:10Bon,
07:10est-ce que tout ça,
07:11cette tension ambiante
07:12quand même,
07:13entre l'Algérie
07:14et la France,
07:14est-ce que ça peut jouer
07:16contre, justement,
07:16la justice française ?
07:18Même s'il peut y avoir,
07:19je l'ai dit tout à l'heure,
07:20une transmission
07:21de certaines informations
07:24depuis la France
07:24vers l'Algérie.
07:26Moi, je pense que
07:27ce qui est important,
07:28c'est qu'il y ait toujours,
07:29même sous les radars,
07:32des informations
07:33qui circulent,
07:34notamment en matière
07:35de lutte contre le terrorisme.
07:37Et ça,
07:38c'est très important
07:38et je sais
07:39que nos services
07:40ont toujours
07:41les contacts.
07:42Peut-être pas au niveau
07:43qu'on pourrait l'espérer,
07:44mais ils ont quand même
07:45des contacts.
07:46Donc,
07:46ce que je veux dire,
07:47c'est que
07:48tant qu'on aura,
07:49vous me demandez
07:50mon sentiment,
07:50tant qu'on aura
07:54notre compatriote
07:54Christophe Gleize
07:55en otage
07:56dans les jaunes
07:57algériennes,
07:58on ne pourra pas
07:59parler de réchauffement
08:00véritable
08:01entre la France
08:02et l'Algérie.
08:02C'est clair.
08:03On est d'accord.
08:04Je vais vous dire,
08:04même,
08:04je suis gêné
08:06de voir
08:06ce défilé de ministres
08:08en Algérie
08:09avec tout sourire dehors
08:10et d'autres personnalités
08:12comme Ségolène Royal
08:12et d'autres
08:13qui y vont
08:14comme une forme
08:15de soumission
08:16alors que nous avons
08:17un otage
08:18dans les jaunes.
08:19Je suis bien.
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