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  • il y a 2 jours
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, le quartier de haute sécurité de Réau opérationnel.

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00:00Les invités du jour, Michel Auboin, bonjour.
00:02Bonjour.
00:03Ancien préfet, Michel Fayette, bonjour.
00:05Analyste politique et géopolitique.
00:07Et Raphaël Saintville, bonjour.
00:09Bonjour, Eladie.
00:09Journaliste au JDD.
00:10Vous l'avez entendu dans le journal et on va en dire un mot.
00:13François Fillon est donc suspendu de sa Légion d'honneur pendant 10 ans,
00:18ainsi que de l'Ordre national du mérite.
00:21C'est donc en un décret du journal officiel.
00:26On voit ceci par décret du président de la République en date du 19 août.
00:30François Fillon est suspendu pour une durée de 10 ans,
00:33à compter de la notification du décret suspensionné de l'exercice des droits et prérogatives
00:37attachées à sa qualité de grande croix de l'Ordre national du mérite.
00:42Raphaël Saintville, on voit que maintenant, c'est quelque chose qui se fait.
00:45Quand des hommes politiques sont condamnés, on estime qu'il faut aussi enlever toutes les décorations.
00:49C'est le cas pour François Fillon.
00:51Il y avait eu aussi le même débat pour Nicolas Sarkozy.
00:53Oui, sur le fond, ce n'est pas choquant.
00:56Ce qui interroge, en réalité, c'est davantage la date de la mise en œuvre de cette décision,
01:05qui intervient plus d'un an après que François Fillon était définitivement condamné
01:10dans l'affaire des emplois fictifs ou présumés fictifs de Pédélope,
01:16comme s'il était finalement urgent d'ajouter à cette condamnation
01:22une sorte d'indignité nationale qui, si d'aventure François Fillon voulait s'exprimer dans le débat public,
01:31serait d'une certaine manière altérée par l'espèce de saliture
01:36que le fait de se voir retirer la Légion d'honneur et l'ordre national du mérite viendrait souligner.
01:44Donc, le fait de vouloir le transformer en une sorte de paria,
01:47c'est aussi une manière de finalement altérer sa parole publique,
01:52si d'aventure il voulait s'exprimer, notamment pendant la présidentielle.
01:55C'est comme ça que je l'interprète.
01:56Oui, parce que Michel Fayad, comme le disait Raphaël, ce qui interroge forcément, c'est le calendrier.
02:01Si on le faisait tout de suite, c'est-à-dire il y a plus d'un an, un an
02:05après,
02:05qui se dit, ah, au fait, il faudrait peut-être retirer la Légion d'honneur
02:08ou suspendre François Fillon de sa Légion d'honneur pendant dix ans.
02:11C'est bizarre de le faire après, finalement, après coup.
02:14C'est bizarre et puis c'est assez exclusif à la droite, finalement.
02:17Sarkozy, Fillon, puis il y a eu avant l'été Marine Le Pen.
02:21Je veux dire, c'est comme s'il y a une concentration de la décapitation, en fait, des gens de
02:27droite,
02:28puisque ce sont les derniers qui ont pesé.
02:30Sarkozy était président, Fillon était le candidat qui avait remporté les primaires,
02:35Marine Le Pen est la favorite actuellement.
02:37Je veux dire, chacun de droite est ciblé,
02:40alors que ce qui a été reproché à François Fillon et ce pour quoi il a été condamné,
02:45c'était quand même un système, en réalité, qui était en place,
02:47et pas que par François Fillon, je veux dire, il y avait une grande partie des politiciens
02:52qui faisaient la même chose.
02:53On sait très bien, donc pourquoi lui et pas les autres ?
02:56Est-ce qu'on l'a fait vraiment à tous les autres ?
02:57Parce qu'il y en a plein qui ont eu une décoration.
03:00J'aimerais bien savoir ce qui est arrivé aux autres.
03:02Oui, et puis avec la différence aussi, parfois, de ces décorations
03:05qui sont très largement attribuées.
03:07Voilà, on voulait en dire un mot avant de passer à ce thème.
03:10On va reparler de Redouane Faïd, puisque le transfert du braqueur multi-récidiviste
03:16vers le centre pénitentiaire de Valence, qu'il avait obtenu, on le rappelle, début août,
03:21en raison de conditions d'incarcération jugées, je le cite évidemment,
03:25contraires à la dignité humaine, a été finalement annulé ce mercredi en appel.
03:29On voit d'abord les précisions de Nicolas Roger.
03:33Le transfert de prison de Redouane Faïd devait avoir lieu avant le 24 août.
03:37Il a finalement été annulé.
03:39Le 7 août dernier, le juge d'application des peines d'Alençon
03:42avait ordonné le transfert du braqueur multi-récidiviste
03:46vers le centre pénitentiaire de Valence.
03:48En cause, des conditions de détention à la prison de Condé-sur-Sarthe,
03:52jugées contraires à la dignité humaine.
03:54Le parquet d'Alençon avait alors fait appel de cette décision.
03:58Quelques jours plus tard, le président de la Chambre d'application des peines de Caen
04:02rejette le transfert de prison.
04:04La cour d'appel a ainsi considéré que des ajustements ont déjà été réalisés
04:09afin d'améliorer ses conditions de détention.
04:12Redouane Faïd, surnommé le roi de la Belle pour ses deux évasions spectaculaires,
04:16en 2013 et 2018, avait déjà été transféré de prison en 2025
04:21au motif de conditions de détention contraires à la dignité de la personne humaine.
04:26Redouane Faïd avait alors quitté la prison de Vendin-le-Vieille
04:29pour rejoindre celle de Condé-sur-Sarthe,
04:32où il pourrait donc finir de purger sa peine,
04:34dont l'échéance est actuellement fixée à 2057.
04:38On en parle avec Georges Fenech, ancien magistrat.
04:41Bonjour Georges et merci d'être avec nous.
04:44On le rappelle, Redouane Faïd avait déjà fait l'objet d'ajustements
04:48et c'est pour ça que finalement son transfert n'aura pas lieu
04:52puisqu'en appel, il a été décidé que ces conditions n'étaient pas jugées indignes
04:57et qu'on s'était déjà aussi adapté à ces demandes.
05:01Oui, effectivement, la décision de la juge de l'application des peines
05:04était quand même assez étonnante.
05:06Il faut quand même rappeler le profil de Redouane Faïd.
05:09Deux évasions, une par explosif, une deuxième par hélicoptère.
05:11Il faut rappeler qu'il a été aussi organisateur de hold-up
05:16qui ont entraîné la mort de la policière municipale Aurélie Fouquet.
05:19Donc c'est un profil particulièrement dangereux.
05:21C'est pour ça qu'il est soumis effectivement à un régime strict
05:25de quartier de haute sécurité, on peut dire,
05:27à les anciens QHS qui aujourd'hui sont devenus des prisons de haute sécurité.
05:32Et si aujourd'hui les juges d'application des peines
05:35commençaient effectivement à organiser les conditions de vie
05:39dans les détentions, dans les prisons françaises,
05:41en s'intéressant à la dignité,
05:43je pense qu'il y aurait beaucoup, beaucoup, beaucoup de transferts à effectuer.
05:47Quand vous savez qu'il y a aujourd'hui 3000 matelas par terre
05:51compte tenu de la surpopulation carcérale,
05:55donc c'est un vrai souci.
05:56Mais en l'espèce, la Cour d'appel de Caen,
05:59la Chambre d'accusation de Caen,
06:01a heureusement annulé cette décision.
06:04Il y a eu sans doute quelques ajustements
06:06au niveau de la condition proprement dit de vie de Redouane Faïd,
06:10notamment l'accès au sport qui pourrait avoir droit
06:13ou par exemple encore les activités culturelles,
06:17l'accès au téléphone fixe dans des conditions strictes.
06:21Voilà, donc je pense qu'il y a eu quelques ajustements.
06:23Mais sur le fond de ces décisions rendues par les juges d'application des peines,
06:27il y a de quoi véritablement porter une réflexion globale.
06:30Est-ce qu'il appartient à un juge isolé de l'application des peines
06:33d'organiser les conditions de détention dans ces établissements de haute sécurité ?
06:38Moi, personnellement, je ne le crois pas.
06:40Oui, et puis c'est vrai que, Georges, ce qui peut étonner,
06:42c'était pour principe de contraire à la dignité humaine.
06:45Vous le rappeliez, il y a des détenus,
06:47et on l'a dit régulièrement sur ces plateaux,
06:49qui dorment sur des matelas, dans des cellules surchargées.
06:52C'est loin d'être le cas pour Redouane Faïd.
06:54Il est dans une cellule seule.
06:56Il a évidemment plus d'espace.
06:58Et on voit des juges d'application des peines
07:00qui se disent, pour ces détenus si dangereux,
07:03Redouane Faïd disait notamment que,
07:05psychologiquement, ne pas serrer ses proches dans ses bras.
07:07C'était très compliqué.
07:08Parfois, on a du mal à comprendre
07:09comment un juge d'application des peines
07:11cède, entre guillemets, à ses arguments.
07:14Il n'a pas de condition de détention indigne,
07:16Redouane Faïd, de toute évidence.
07:17Il a des conditions de détention
07:19qui sont prévues par la loi, les décrets,
07:21qui ont été d'ailleurs validées par le Conseil d'État.
07:24Ce sont des mesures qui ont été mises en place
07:26par M. Darmanin.
07:27Effectivement, que voulez-vous ?
07:29Pas de parloirs familiaux avec des contacts
07:31parce qu'il y avait des risques d'échange,
07:33d'introduction d'outils ou d'armes
07:36ou quoi que ce soit.
07:37Donc, il y a effectivement un niaphone
07:39qui est aujourd'hui sécurisé
07:42entre le détenu et sa famille.
07:45Ce sont des individus
07:46qui sont extrêmement dangereux.
07:48Enfin, souvenez-vous, l'évasion
07:49de Mohamed Amra,
07:51la mort des deux survivants.
07:52Là, celui-là, on ne peut pas tomber
07:54dans de l'angélisme
07:55par rapport à des profils aussi dangereux.
07:57Ils sont détenus dans des conditions
07:59qui sont dignes,
08:01il me semble-t-il,
08:01même si elles sont dures.
08:02Évidemment, les conditions sont dures
08:03puisqu'il est à l'isolement.
08:05Il n'a que deux heures de sortie de sa cellule.
08:07Mais ça, vous savez,
08:08les autres détenus aussi,
08:09c'est toujours difficile,
08:11les conditions de détention
08:12compte tenu effectivement du manque de moyens.
08:14Aujourd'hui, les détenus n'ont pas accès au travail,
08:16il faut le dire.
08:17Donc, ils passent 22 heures sur 24
08:18dans leur cellule, en réalité.
08:20Et ça, c'est un vrai sujet.
08:21La dignité, elle est là.
08:22C'est-à-dire, qu'attend-on
08:23pour construire des places de prison
08:25et puis faire en sorte
08:26que chaque détenu puisse bénéficier
08:28d'un minimum
08:29pour pouvoir ensuite se réinsérer ?
08:31Mais là, nous sommes sur des profils
08:33particulièrement dangereux.
08:34Il faut être extrêmement vigilant
08:36sur ces conditions de détention.
08:38Merci beaucoup, Georges Fenech,
08:39d'avoir été avec nous
08:40et pour toutes ces explications.
08:42C'est vrai que Michel Aubouin,
08:44Redouane Fay, d'ailleurs,
08:45n'est pas le seul à avoir expliqué
08:47que ces conditions de détention
08:48dans ces quartiers de haute sécurité
08:50étaient indignes,
08:51alors qu'il faut quand même le rappeler,
08:53ce sont des cellules individuelles.
08:56Quand il sort,
08:57la cour de promenade
08:58n'est pas pleine de détenus.
09:00Il a évidemment
09:01une cellule uniquement pour lui,
09:03ce qui est loin d'être le cas
09:04pour les détenus en France.
09:06Et pourtant, quand même,
09:07un juge d'application des peines
09:08avait jugé qu'il fallait mieux
09:09le transférer
09:10et donc, de fait,
09:11assouplir ces conditions de détention.
09:13Tout à fait.
09:14Il y a quand même
09:15quelque chose d'assez anachronique
09:16de voir qu'un juge
09:17d'application des peines
09:18peut contester
09:20l'application
09:21d'une décision
09:22qui a été prise
09:22par le ministre de la Justice,
09:24confirmée par toutes
09:25les instances
09:27constitutionnelles,
09:30de construire,
09:31de renforcer la sécurité
09:34dans certaines prisons
09:35pour un certain nombre
09:36de criminels.
09:37Ça pose quand même
09:38la question
09:38de l'application des peines
09:39dans son ensemble.
09:40C'est-à-dire que pas uniquement
09:41du cas de Redouane Faïde,
09:43mais dans son ensemble.
09:44Évidemment,
09:45Redouane Faïde,
09:45on le connaît assez bien
09:47puisqu'on sait
09:49qu'il s'est évadé.
09:51On sait d'ailleurs
09:51qu'il s'est décaché
09:52dans son propre quartier
09:53où il est resté des années
09:54sans avoir été aperçu.
09:56Et c'est quelqu'un
09:58qui a été placé
09:59dans cet endroit.
09:59Ce n'est pas le juge
10:01qui l'a placé.
10:01Il l'a fait
10:02en toute connaissance
10:03de cause.
10:04Et les conditions
10:05ont été dites.
10:06Effectivement,
10:06elles sont dures
10:07parce qu'elles sont isolées.
10:08Beaucoup de détenus,
10:09d'ailleurs,
10:09quand on les interroge,
10:10préfèrent avoir
10:12des voisins
10:13dans leurs cellules
10:15plutôt que d'être isolés
10:16dans une cellule.
10:17Mais bon,
10:17en même temps,
10:18tout le monde sait
10:18quelles sont ces conditions.
10:20Et après tout,
10:21ça fait partie aussi
10:22de la peine.
10:23Ça fait partie aussi
10:24de la punition.
10:26et les conditions sont...
10:28On ne peut pas estimer
10:29que les conditions
10:30sont indignes
10:31uniquement parce qu'on est
10:31isolé dans une cellule.
10:33Oui, évidemment.
10:34Et d'autant plus
10:34que ça peut paraître indécent
10:36par rapport à d'autres détenus.
10:37Mais Michel Fayad,
10:38c'est ça qui est intéressant
10:39parce que ces conditions
10:40de détention,
10:41comme le rappelait Michel Auboin,
10:42dans les quartiers
10:43de haute sécurité,
10:44il y a eu la loi,
10:45il y a eu la vérification
10:46devant notamment
10:46le Conseil d'État.
10:47Donc,
10:48ces conditions de détention,
10:49elles sont jugées
10:50conformes par tout le monde.
10:51Et ce n'est pas la première fois
10:52qu'on a des juges
10:53d'application des peines
10:54qui tentent,
10:55en tout cas,
10:56de les assouplir.
10:57Ensuite,
10:57on appelle souvent,
10:58ça se complique.
10:59Mais c'est là,
11:00on se demande
11:00si ces juges
11:01d'application des peines
11:02font du droit,
11:03en fait,
11:03ou de l'idéologie
11:04puisque là,
11:04ils sont quand même
11:05allés à l'encontre
11:06de la loi
11:07qui est en vigueur là-dessus.
11:07Mais c'est clair
11:08qu'ils font de l'idéologie
11:09et puis il y a quand même
11:10un problème
11:11en termes même
11:12moraux ou juridiques
11:13parce que,
11:14en fait,
11:15quand on rend la justice,
11:16quand un juge rend la justice,
11:17il la rend
11:18au nom du peuple français.
11:20Comment est-ce que
11:20ce juge ensuite
11:21d'application des peines
11:23vient changer
11:23une décision
11:25qui a été rendue
11:25au nom du peuple français ?
11:26Au nom de qui,
11:27lui,
11:28il change
11:28ce qui a été inscrit
11:30dans la loi,
11:30inscrit dans les institutions,
11:32décidé par un magistrat ?
11:35En fait,
11:35ce poste,
11:36à mon sens,
11:37n'a aucun sens
11:37dans le modèle juridique
11:39et devrait être
11:39tout simplement supprimé
11:41parce que,
11:42justement,
11:42une grande partie d'entre eux
11:43prennent des décisions
11:45de manière complètement idéologique.
11:46Aujourd'hui,
11:47ils mettent devant,
11:48en fait,
11:49ils mettent la dignité
11:50au-dessus des victimes,
11:53en fait,
11:53parce que,
11:54comme vous le disiez,
11:56ils sont condamnés,
11:58ils doivent être punis.
11:59Et ça n'est pas pour rien
12:00qu'ils sont dans ces quartiers,
12:01c'est parce qu'ils sont jugés
12:02extrêmement dangereux.
12:03On se rappelle,
12:03il s'est déjà évadé
12:04quand même deux fois,
12:05Rébouane Faïd.
12:05Et pas n'importe comment.
12:06Oui,
12:07il y a raison.
12:07Donc,
12:08je veux dire,
12:09qu'est-ce qu'on est en train
12:10de faire ?
12:10On est en train
12:10de mettre les conditions
12:12pour qu'ils le tentent
12:13une troisième fois ?
12:14Enfin,
12:14ça n'a aucun sens.
12:15Oui,
12:15avec les risques aussi
12:16qu'on aurait fait prendre
12:17en cas,
12:18évidemment,
12:18de transfert
12:19aux personnes
12:20qui l'entourent.
12:21Et est-ce qu'il aurait été responsable,
12:22ce juge d'application des peines,
12:24s'il s'évade une troisième fois ?
12:26Est-ce qu'il est responsable ?
12:27Il y a aussi cette question-là.
12:29Je pense que la réponse est non.
12:30Vous savez que les magistrats,
12:31en général,
12:31ont assez peu
12:32leur examen de conscience.
12:34Pour prolonger sur ce thème,
12:35je voudrais qu'on regarde
12:36justement ce qu'a dit
12:37il y a quelques minutes
12:37le ministre de la Justice
12:39sur les réseaux sociaux
12:40dans les quartiers
12:41de haute sécurité.
12:42Voici quelques heures,
12:43dit Gérald Darmanin.
12:44Les premiers détenus
12:45ont été transférés
12:46dans le nouveau quartier
12:47de haute sécurité
12:48du centre pénitentiaire
12:49de Réau
12:50par les courageux agents
12:51des ERIS
12:52de l'administration pénitentiaire
12:53et par le GIGN.
12:54Après Vendin
12:55et Condé-sur-Sarthe,
12:56il s'agit de la troisième prison
12:57de ce type
12:58pensée pour stopper
12:59l'influence extérieure
13:00des détenus les plus dangereux.
13:01Un grand merci
13:02aux agents pénitentiaires
13:03et aux forces de l'ordre.
13:04C'est vrai que Raphaël Steinville,
13:05ces quartiers de haute sécurité
13:06ont plutôt été salués
13:08par les Français
13:09comme enfin de vraies prisons,
13:10comme enfin un vrai isolement
13:11pour ces détenus
13:13particulièrement dangereux.
13:14Et on a de plus en plus
13:15certains juges
13:16d'application des peines
13:17qui se disent
13:18non c'est indigne
13:18ou qui se disent
13:19ils sont à l'isolement
13:20toute l'année
13:20mais accordons-leur
13:21une permission de sortie
13:22sur 48 heures.
13:23On voit que ça va vraiment
13:24à l'encontre,
13:25certes de la politique
13:26on l'a dit
13:26mais aussi de ce que veulent
13:27les Français.
13:28En fait, c'est là
13:29où est le nœud du problème
13:30parce que finalement
13:31toute la politique
13:34envisagée par le ministre
13:35de la Justice
13:35peut se voir finalement
13:38détricotée,
13:39annihilée
13:40par la décision
13:41d'un juge des libertés.
13:43Souvenez-vous,
13:44il y a quelques semaines
13:44ont commenté
13:47navré
13:48la décision
13:49d'un juge des libertés
13:50d'autoriser
13:51une permission de sortie
13:52pour un membre
13:54de la Mocro Mafia
13:55qui a pu aller visiter
13:57sa sœur
13:58alors même
13:59que le ministre
14:00de l'Intérieur
14:01de la Justice
14:02fait tout
14:03à travers
14:03ces prisons
14:04de haute sécurité
14:05pour justement
14:06casser la possibilité
14:07de communiquer
14:08entre ces chefs
14:10de narcotrafic
14:13et leur lieutenant
14:16ou sous-fifres.
14:17On voit qu'un juge
14:19de liberté
14:19des peines
14:20peut finalement
14:21rendre possible
14:22à nouveau
14:24cette communication
14:25là où
14:26pendant très longtemps
14:27depuis que ces prisons
14:29ont été mises en place
14:29l'absence de téléphone portable
14:31puisqu'aujourd'hui
14:32dans ces prisons
14:33dans ces quartiers
14:33de haute sécurité
14:34il n'a pas été retrouvé
14:35lors des fouilles
14:37de téléphone portable
14:38c'est justement
14:39cette possibilité
14:40de continuer
14:41à télétravailler
14:42pour ceux
14:43qui étaient en prison
14:44jusqu'à présent
14:45sans ce dispositif
14:47de haute sécurité
14:48qui est mis à mal
14:49par ces décisions
14:51de juge
14:51de liberté des peines.
14:52On va continuer
14:53à parler de prison
14:54mais dans un autre cadre
14:55une situation
14:56parfaitement ubuesque
14:58et incompréhensible
14:58à l'hôpital
14:59de Haute-Pierre
15:00ça se situe
15:01à Strasbourg
15:02les hélicoptères
15:03de la sécurité civile
15:04ne peuvent plus
15:05atterrir la nuit
15:05pourquoi ?
15:06Parce qu'il y a trop
15:07de survols de drones
15:08qui passent par cette zone
15:09et qui vont
15:10vers la maison d'arrêt
15:11de Strasbourg
15:12on rappelle qu'avant
15:13il y avait entre 320
15:14et 330 personnes
15:15qui étaient acheminées
15:17par hélicoptère
15:18à Haute-Pierre
15:19dont une quarantaine
15:19la nuit
15:20vous l'imaginez
15:21cette réorganisation
15:23chamboule tout
15:23surtout la santé
15:25des patients
15:25on voit les précisions
15:27de Mathilde Couvillère-Fleurnois
15:30L'hôpital de Haute-Pierre
15:32doit revoir son organisation
15:33depuis le 28 juillet dernier
15:35la zone d'atterrissage
15:36des hélicoptères
15:37n'est plus accessible
15:38la nuit
15:38pour des raisons
15:39de sécurité
15:40en cause
15:41des survols de drones
15:42qui livrent
15:42intempestivement
15:43les prisonniers
15:44de la maison d'arrêt
15:45de Strasbourg
15:45située à quelques kilomètres
15:47de l'hôpital
15:48à présent
15:49les hélicoptères
15:50doivent se poser
15:50au nouvel hôpital civil
15:52et les patients
15:53sont ensuite transférés
15:54à Haute-Pierre
15:55on va prendre le relais
15:56et organiser
15:57l'arrivée
15:58d'une ambulance
15:59d'un véhicule médicalisé
16:01d'une équipe médicale
16:03pour prendre le relais
16:03donc effectivement
16:04c'est des choses
16:05qu'on doit faire en plus
16:06alors que normalement
16:08l'équipe de l'hélicoptère
16:10va jusqu'au bout
16:11de sa mission
16:11ce changement d'itinéraire
16:13pourrait avoir
16:14de lourdes conséquences
16:15pour les patients
16:16on ne peut pas exclure
16:17que ce retard supplémentaire
16:18de 30-40 minutes
16:19fasse courir
16:21un risque
16:21soit vital
16:22soit fonctionnel
16:23soit une récupération prolongée
16:25soit des soins
16:26plus lourds
16:26ou plus longs
16:27Depuis avril
16:2819 drones ont été
16:29signalés de nuit
16:30au-dessus de l'élisation
16:31de l'hôpital
16:32l'établissement
16:33a déposé plainte
16:35On va en parler
16:36avec Sylvain André
16:37vous êtes secrétaire
16:38départementale
16:39Alliance Barin
16:40je le disais
16:41avant ce reportage
16:42c'est totalement ubuesque
16:44on est donc en train
16:45de mettre en danger
16:46la vie de patients
16:47on désorganise
16:49un hôpital
16:49parce que
16:50des délinquants
16:51en fait
16:52livrent des choses
16:53par drone
16:53à une prison
16:54on en est donc là
16:56Oui tout à fait
16:57je veux dire
16:58on est sur
17:00un impact immédiat
17:02des opérations
17:03de secours
17:03sur les différents
17:05hôpitaux de Strasbourg
17:06effectivement
17:07on est sur un gros
17:08problème
17:08de santé publique
17:10à l'heure d'aujourd'hui
17:11notre organisation
17:12syndicale
17:13demande
17:13la tolérance zéro
17:15sur l'utilisation
17:15des téléphones
17:16en maison d'arrêt
17:17il y a un plan
17:18zéro portable
17:19qui a été mis en place
17:20par le garde des Sceaux
17:21en novembre 2025
17:22on voit que c'est appliqué
17:24dans certains établissements
17:24pénitentiaires
17:25mais dans d'autres
17:26ce n'est pas le cas
17:27donc on demande
17:28effectivement
17:28qu'il y ait une réponse
17:29ferme et immédiate
17:30afin d'effectivement
17:31résoudre
17:31toutes ces difficultés
17:32oui et puis on voit aussi
17:34une inégalité
17:35c'est-à-dire qu'entre
17:35les prisons
17:36qui ont mis
17:37il faut dire
17:38des moyens dessus
17:39avec les filets
17:39anti-drone
17:40notamment
17:40avec le système
17:42de brouillage
17:42certaines prisons
17:43aujourd'hui
17:44sont plutôt tranquilles
17:45de ce niveau-là
17:46mais il faut rappeler
17:46que c'est loin d'être
17:47la majorité des prisons
17:48parce qu'on parle
17:50de l'exemple de Strasbourg
17:51c'est pas le seul exemple
17:52récemment on parlait
17:53d'autres prisons
17:53un peu partout en France
17:54qui subissent aussi
17:55ces survols de drones
17:57Oui tout à fait
17:58je veux dire
17:59dans votre reportage
18:01auparavant
18:01vous avez parlé
18:02des quartiers d'eau de sécurité
18:03où on y met les moyens
18:04malheureusement
18:04sur certaines maisons d'arrêt
18:05en l'occurrence
18:06celles de Strasbourg
18:07on attend toujours
18:09la mise en place
18:10des brouilleurs
18:10on attend la mise en place
18:12des filets de protection
18:13alors d'aujourd'hui
18:14on a de la livraison
18:15c'est des produits stupéfirants
18:16c'est de l'alcool
18:17des denrées alimentaires
18:17mais si demain
18:18c'est une arme
18:19qui rentre dans la maison d'arrêt
18:20qu'en est-il
18:21pour mes collègues
18:21de l'administration pénitentiaire
18:23Sachant que
18:24vos collègues
18:25de l'administration pénitentiaire
18:26comme les forces de l'ordre
18:27plus globalement
18:27d'abord
18:28d'ailleurs
18:29alerte depuis de nombreuses années
18:31sur ce fléau
18:32que sont les drones
18:32avec les livraisons
18:34qui ont commencé par drone
18:35qui se sont intensifiés
18:36c'est vrai que parfois
18:37quand on écoute
18:38certains riverains
18:39de prison concernés
18:40ils nous disent
18:41c'est toute la nuit
18:41en fait qu'on entend
18:42des survols
18:43là également
18:44on a pris du retard
18:45en réalité sur ce sujet
18:47Oui je vous rejoins
18:48je veux dire
18:48nos concitoyens
18:49sont gênés
18:51toutes les nuits
18:52avec l'utilisation de drogue
18:53mes collègues également
18:54sont sollicités
18:55en permanence
18:55en l'occurrence
18:56les effectifs de nuit
18:57en l'occurrence
18:57la BAC nuit
18:58qui est impliquée
18:59en permanence
19:00sur ce phénomène
19:01avec l'interpellation
19:02de certains individus
19:03maintenant ce qu'on espère
19:04c'est une réponse ferme
19:05de la justice
19:06lorsque ces agissements
19:08sont produits
19:10il est plus intolérable
19:11à l'heure d'aujourd'hui
19:12qu'on puisse utiliser
19:13des drones
19:13survoler des maisons d'arrêt
19:14je veux dire
19:15le problème
19:15il faut le prendre
19:16dans l'autre sens
19:16s'il n'y a pas de téléphone
19:17dans la maison d'arrêt
19:18automatiquement
19:19il n'y aura pas de commande
19:19et il n'y aura pas de livraison
19:20donc il n'y aura pas
19:21d'utilisation de ces drones
19:22parce qu'à l'heure d'aujourd'hui
19:23c'est la santé publique
19:24et c'est le trouble
19:24à l'ordre public
19:25qui est constaté
19:27Merci beaucoup Sylvain André
19:28secrétaire départemental
19:30d'Alliance Barin
19:30d'avoir été avec nous
19:32c'est vrai que
19:32Michel Fayad
19:33on marche sur la tête
19:34dans cet hôpital
19:35plus de survol d'hélicoptères
19:37parce qu'il y a des drones
19:38donc l'hôpital en fait
19:39est en train de s'adapter
19:41à la délinquance
19:42c'est génial en fait
19:43c'est presque du génie
19:44C'est incroyable
19:45et qu'est-ce qui se passe
19:46si un hélicoptère
19:47fait un accident
19:48avec un drone
19:49qui est responsable
19:50qui on tape sur le ministre
19:52on tape sur le préfet
19:53on tape sur
19:54sur les pauvres
19:57comment dire
19:58fonctionnaires pénitentiaires
19:59qui est le responsable
20:00de toutes ces situations
20:01donc il y a effectivement
20:03ce problème là
20:05et oui c'est
20:06c'est un problème
20:07sur lequel
20:08enfin le ministre
20:09doit vraiment se pencher
20:11de manière extrêmement sérieuse
20:12parce que
20:12c'est un problème
20:13qui fait juste
20:14que commencer
20:15parce que les drones
20:16on voit qu'ils sont en train
20:17d'évoluer
20:18à une rapidité
20:19en termes de technologie
20:20en termes de
20:21de puissance
20:22de puissance
20:23qui est extrêmement rapide
20:25en France
20:26on est d'ailleurs en retard
20:26d'un point de vue militaire
20:27mais donc
20:28si les délinquants
20:30se procurent
20:31des drones
20:31à l'étranger
20:32auprès des chinois
20:33des russes
20:34des iraniens
20:35je ne sais
20:35ou des ukrainiens
20:36je veux dire
20:37sur le marché noir
20:38qu'est-ce qu'on va faire
20:39concrètement
20:40donc il y a quelque chose
20:41qui est quand même
20:43mal travaillé
20:44au niveau
20:45de l'administration
20:46de l'état
20:46et donc
20:47je pense que c'est
20:48grave
20:49c'est grave
20:50et puis
20:50Michel Aubouin
20:51il y a une enveloppe
20:51déjà
20:52d'un million d'euros
20:53c'est pas énorme
20:54pour mettre des dispositifs
20:55anti-drone
20:56dans les prisons
20:57on disait
20:57on a pris beaucoup de retard
20:58sur cette question-là
20:59et malheureusement
21:00si on veut équiper
21:01toutes nos prisons
21:02ça veut dire
21:02beaucoup plus d'argent
21:03beaucoup plus d'argent
21:04un moment où les caisses
21:05sont vides
21:05pourtant on voit
21:06à quel point ça désorganise
21:07une prison
21:09un quartier
21:09et maintenant
21:10un hôpital
21:11oui
21:11c'est effectivement
21:13un phénomène
21:14qui a mal été anticipé
21:15les drones
21:15parce qu'à la vérité
21:16on voyait bien
21:18avant même la guerre
21:19en Ukraine
21:19que les drones
21:20allaient prendre
21:20une importance considérable
21:22dans la vie quotidienne
21:24et globalement
21:24tout ce qui
21:26et son usage
21:27par le crime organisé
21:28ça allait de soi
21:29donc on a
21:30on a un retard
21:32qu'il faut combler
21:33il y a des dispositifs
21:34de protection des bâtiments
21:35mais il y a aussi
21:36des dispositifs
21:37de recherche
21:37des propriétaires
21:39des drones
21:39et je pense
21:40qu'il y a des moyens techniques
21:41qui permettent
21:42d'anticiper
21:43la livraison
21:44par les drones
21:45de produits
21:46à l'intérieur
21:46des maisons d'arrêt
21:47c'est vraiment
21:48vous vous souvenez
21:49d'une époque
21:49ils lançaient
21:51par-dessus
21:52les murs des prisons
21:54c'était
21:55pour les riverains
21:56c'était pas tellement
21:56plus sympathique d'ailleurs
21:57mais enfin bon
21:59là on passe
22:00à une grande échelle
22:01c'est-à-dire qu'on livre
22:02avec des drones
22:03je crois qu'il faut
22:04prendre des mesures fermes
22:05là pour le coup
22:07quitte à mettre
22:07quelques millions d'euros
22:08dans des dispositifs
22:09qui fonctionnent
22:10le problème de Haute-Pierre
22:12c'est qu'on a mis l'hôpital
22:13et comme souvent d'ailleurs
22:14la prison
22:15et le quartier
22:17parce que derrière tout ça
22:18vous avez un quartier
22:20qui appartient à la politique
22:21de la ville
22:21qui est assez
22:23considéré
22:23comme assez dangereux
22:24tout ça au même endroit
22:25d'une certaine façon
22:26on n'a pas non plus
22:27beaucoup facilité
22:29ou plutôt
22:30on a beaucoup facilité
22:31l'action des délinquants
22:32avec l'importance
22:33effectivement Raphaël
22:35à la fois
22:35de renforcer
22:36l'arsenal de ces prisons
22:37pour qu'elles puissent
22:38se protéger des drones
22:39mais comme le disait
22:40Michel Auboin
22:41aussi d'avoir un vrai travail
22:42de tentative
22:42d'interpellation
22:43de ceux qui commettent
22:45ces faits
22:46parce que c'est aussi
22:46un moyen
22:47d'endiguer le fléau
22:48oui bien sûr
22:49mais puisqu'on parlait
22:51de questions d'argent
22:52et de coûts
22:53que ces systèmes
22:55de sécurité
22:56pourraient coûter
22:58ça a été dit
23:00par le syndicaliste
23:01il y a peut-être
23:01d'abord
23:02une solution
23:03qui consiste
23:03à vider les prisons
23:05des téléphones portables
23:06pour empêcher
23:08justement
23:08ces commandes
23:10je pense que
23:11c'est moins coûteux
23:11le personnel pénitentiaire
23:13est aussi là
23:14pour s'assurer
23:16que ces téléphones
23:17ne puissent
23:18rentrer
23:19dans ces prisons
23:20donc il y a
23:20cette première mesure
23:22qui est moins coûteuse
23:23que l'installation
23:24de filets
23:25et de brouilleurs
23:25quand bien même
23:26ils sont probablement
23:27nécessaires
23:27compte tenu
23:28des moyens
23:29dont disposent
23:32ces cahiers
23:33de ces narcotrafiquants
23:34pour finalement
23:35parfois sous-doyer
23:36corrompre
23:36des gardiens de prison
23:38et faire rentrer
23:38malgré tout
23:39ce matériel
23:40mais après
23:41vous avez raison
23:41il faut aller
23:43aussi à la source
23:44et rechercher
23:45punir
23:46ceux qui finalement
23:47se rendent complices
23:47de ces
23:50narcotrafiquants
23:50et de ces détenus
23:52qui sont aujourd'hui
23:53incarcérés
23:54et qui participent
23:55finalement
23:55d'un système
23:57en faisant
23:59ces vols de drones
24:00pour livrer
24:01pour livrer
24:02les prisons
24:02et on voit
24:03effectivement
24:03à quel point
24:04aujourd'hui
24:04on marche
24:04sur la tête
24:05quand certains
24:06patients
24:07ne peuvent plus
24:07se rendre
24:08à l'hôpital
24:08en hélicoptère
24:09quand c'est urgent
24:10pour que
24:11ces vols de drones
24:12continuent
24:12on va marquer
24:13une première pause
24:14dans cette heure
24:14des pros
24:15été
24:15et puis on se posera
24:16la question
24:17Léa Salamé
24:18doit-elle ou non
24:19se mettre en retrait
24:20du journal
24:21qu'elle présente
24:22l'homme qui partage
24:23sa vie
24:24Raphaël Glucksmann
24:24devrait officialiser
24:25d'ici quelques jours
24:26sa candidature
24:28à l'élection
24:28présidentielle
24:29on en parlera
24:30notamment avec
24:31Françoise Laborde
24:31restez avec nous
24:32Sous-titrage Société Radio-Canada
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