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  • il y a 5 semaines


D'après les informations de BFMTV, trois avocats de la défense dans le meurtre du jeune Thomas en 2023 à Crépol demandent à récuser les juges d'instruction ainsi que la nullité de la circonstance aggravante de "racisme anti-blanc".

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Transcription
00:00Absolument pas. Nous, nous demandons la récusation des magistrats et ça a été expliqué assez justement par votre chroniqueur parce
00:05que nous considérons que la chronologie dans laquelle les magistrats instructeurs ont souhaité précipiter la fin de ce dossier, elle
00:11était sujette à questionnement.
00:13Et en réalité, la seule démarche que nous avons, c'est de se demander pourquoi est-ce que, alors même
00:18que ces témoignages figurent dans le dossier depuis le début de l'instruction, vous avez deux magistrats instructeurs qui avaient
00:22rendu un premier avis de fin d'information.
00:24Ce que je veux dire par là, c'est que ces magistrats instructeurs, ils avaient considéré que le dossier était
00:27terminé. Eh bien, ça, c'était le 11 mai 2026.
00:30Or, vous avez une mise en examen supplétive au regard de cette circonstance aggravante qui arrive précisément le 17 juillet
00:362026, alors même que vous n'avez aucun élément d'instruction supplémentaire qui permette finalement d'abonder en ce sens.
00:42Et donc, la défense, elle fait simplement, elle exerce simplement ses droits en demandant à un magistrat indépendant, à savoir
00:49le premier président de la Cour d'appel, de se positionner sur la question de l'impartialité objective et subjective
00:55de ces magistrats.
00:56Oui, mais j'ai lu que si les qualifications, alors je pense sous votre contrôle et sous le contrôle de
01:00Paul Conge, si les qualifications racisme étaient retenues, ça pouvait aussi alourdir les peines en cas de procès et de
01:06condamnation. Vrai ou pas ?
01:08Évidemment, tout à fait. Ça fait passer la peine.
01:09Donc, il y a un enjeu pour vos clients ?
01:11Il y a un enjeu, mais ce n'est pas la seule boussole que nous avons. Nous avons simplement à
01:16cœur de faire respecter les droits de la défense et de faire en sorte que l'instruction ne se passe
01:19dans des conditions satisfaisantes.
01:21Donc, effectivement, il y a un enjeu, ça, personne ne le dément. Mais en revanche, cette seule considération, elle ne
01:26suffit pas à cette démarche que nous avons engagée avec mes confrères.
01:29Oui, mais Maître Hacker, ces témoignages, ils sont déjà au dossier. Alors, vous vous dites, vous parlez de calendrier. Mais
01:35s'il y a un procès, alors avec ces témoignages, s'ils ne tiennent pas, ils tomberont lors du procès.
01:41C'est là où j'ai du mal à vous suivre ?
01:44Simplement, si vous voulez, pour peut-être vous aiguiller un petit peu, ce qu'il faut quand même rappeler, c
01:48'est que l'instruction, elle doit se faire à charge et à décharge.
01:51Et or, en ne demandant pas effectivement cette récusation, la défense, finalement, elle se prive d'un recours qui est
01:56légalement prévu par les textes.
01:58Et de ce point de vue-là, eh bien, cette privation n'a aucune raison d'être. Nous, nous avons
02:01des droits.
02:02C'est l'article 668 du Code de procédure pénale. Je vous rassure, la défense, elle n'a rien inventé.
02:07Elle demande simplement à ce qu'un magistrat, dont je le disais, le premier président de la Cour d'appel
02:10de Grenoble,
02:12puisse se positionner sur la question de savoir s'il y a un motif de suspicion légitime vis-à-vis
02:16de ces magistrats instructeurs.
02:18Donc, effectivement, il y a un enjeu. Mais pour autant, nous, nous ne faisons qu'exercer les droits de la
02:21défense.
02:22Mais Maître Hacker, vous pensez juste simplement par cette explication, par la chronologie,
02:26le fait que ce soit tardif pour vous ? Ça suffit à dire que les magistrats instructeurs, du coup, auraient
02:30fait preuve d'impartialité ?
02:32Enfin, de partialité, du coup, qu'ils manquent d'impartialité ?
02:35Alors, pour être tout à fait clair, moi, je ne dis rien du tout. Je n'affirme rien de spécial.
02:39Je demande simplement à ce qu'on puisse poser cette question auprès de l'autorité compétente,
02:43à savoir le premier président de la Cour d'appel, et c'est lui qui tranchera.
02:46La défense, elle se pose des questions et elle pose ses questions. Elle n'affirme rien.
02:50Moi, aujourd'hui, je ne suis pas inconséquent, au point de venir vous dire qu'effectivement, ces magistrats sont impartiaux.
02:54Je considère qu'il existe une cause de suspicion légitime et je la fais valoir, c'est tout.
02:59Enfin, vous avez un doute, quand même.
03:01Exactement. J'ai un doute, mais pour autant, avoir un doute, ça ne suffit pas à affirmer de manière...
03:05Parce que vous pensez qu'ils sont orientés politiquement, ces juges ?
03:08Absolument pas. Alors non, là, vous allez...
03:10Non, mais je vous pose la question franchement.
03:12Oui, je vous réponds tout à fait franchement. Je ne le pense pas.
03:15Moi, simplement, ce que je me pose comme avocat indépendant comme question,
03:18c'est celle de savoir pourquoi est-ce qu'à un moment déterminé,
03:21on a considéré que le dossier était en l'état, qu'il était terminé
03:24et que ces témoignages, à ce moment-là, on les connaissait
03:26et que quelques jours plus tard, quelques semaines plus tard,
03:28on change radicalement de position.
03:30Qu'est-ce qui s'est passé entre ces deux moments
03:32pour que vous ayez cette position radicalement opposée ?
03:35Et donc ça, c'est une question qui est légitime
03:37et la défense, elle ne fait qu'exercer, encore une fois, les droits de la défense.
03:40Et donc ça, c'est une question qui s'est passé.
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