00:00On sait que le roi marocain était à entre 35 et 40 kilomètres de là où les franchissements illégaux ont
00:08été faits.
00:08Donc quoi qu'il en soit, leur service de renseignement et à minima, donc la police, était bien évidemment au
00:12courant.
00:13Donc il y a eu un laxisme côté marocain initialement.
00:15Et aujourd'hui, pour moi, ce qui est percutant, dans le mauvais sens du terme,
00:20c'est le couplage des décisions étranges qui sont faites à la fois côté espagnol,
00:26donc le gouvernement espagnol et marocain.
00:28Pourquoi ? Parce que le Maroc a récemment indiqué qu'il était prêt sur le papier à reprendre, vous savez,
00:34les migrants qui devaient rentrer en Espagne.
00:36500 mineurs, femmes ou filles, parfois jugées vulnérables, qui devaient initialement rentrer au Maroc.
00:45C'était le souhait voulu par l'Union européenne.
00:47On en parlait tout à l'heure sur que fait l'Union européenne, qui finalement devrait être envoyée dans la
00:53métropole espagnole.
00:54Oui, ce qui est étrange, puisque je vais vous donner un exemple très précis de l'ordre juridique espagnol.
00:59On a un décret-loi de 2005 qui a modifié la loi organique sur les étrangers.
01:04En espagnol, c'est la Ley Organica de la Extranjeria.
01:07C'est tout simplement les règles qui gèrent l'immigration nationale,
01:10qui reprend en substance une résolution du Parlement UE de 2018 et qui dit en gros,
01:15un, il faut protéger l'intérêt supérieur des mineurs lorsqu'ils sont non accompagnés.
01:19Et deuxièmement, on ne peut pas les mettre en centre de rétention.
01:21Sauf qu'ici, il y avait 1800 personnes, dont les 500 mineurs dont vous parlez.
01:25Donc, in fine, pour moi, la décision de Pedro Sanchez, c'est de la politique politicienne, littéralement.
01:31C'est-à-dire, si le Maroc, ce que je vous ai mentionné, donc le décret-loi de 2025 en
01:38Espagne,
01:38n'exclut pas le retour dans le pays d'origine, bien entendu.
01:42C'est juste qu'il faut faire une analyse au cas par cas et une étude des mineurs en cause.
01:47Mais quoi qu'il en soit, le retour est possible.
01:49Là, c'est plus une provocation du gouvernement espagnol vis-à-vis des autres pays européens qu'autre chose.
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