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  • il y a 5 semaines
François Costantini, géopolitologue, sur le bras de fer entre Pedro Sànchez et Bruxelles : «Si une politique de fermeté n'est pas mise en place, ça sera une catastrophe continue».

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Transcription
00:00On se pose, pour l'instant on n'a pas de réponse, mais c'est d'où venait ce bateau,
00:03d'où venaient ces migrants ?
00:05La question qui se pose en filigrane, c'est est-ce que c'est instrumentalisé d'une certaine manière par
00:09le Maroc ou par l'Algérie ?
00:11Oui, bonjour Thomas.
00:12Alors, on n'a pas de, je n'ai pas plus que vous de renseignements sur l'origine du bateau,
00:17probablement des côtes marocaines, puisque c'est une embarcation assez fraîche.
00:21Apparemment, je ne sais pas si c'est un canot pneumatique, mais en tout cas…
00:24Un semi-rigide.
00:26Un semi-rigide, donc un voyage relativement court.
00:30Alors, qui instrumentalise ?
00:31Alors, c'est vrai, comme disait Sabrina tout à l'heure, qu'il y avait en effet un bateau,
00:35un jeu à trois avec le Maroc, l'Algérie et l'Espagne, assez compliqué,
00:39parce qu'en effet, c'est plutôt l'Algérie qui avait une certaine rancœur avec l'Espagne,
00:42avec la position, notamment de l'Espagne, sur le Sahara occidental,
00:45qui est une question extrêmement sensible.
00:47Je rappelle que la plupart du temps, la frontière entre le Maroc et l'Algérie reste fermée,
00:51justement, en raison de la caution du Sahara occidental.
00:54Mais aujourd'hui, en tout cas, il y a des pressions.
00:56Mais comme vous l'avez signé vous-même, Thomas, comme l'a dit Raphaël Steinville,
01:00c'est que quand même, aujourd'hui, de l'origine de la crise,
01:03quand même aujourd'hui, c'est la décision de régularisation de Pédo Sanchez,
01:07de 500 000 migrants illégaux.
01:10Il faut quand même savoir qu'aujourd'hui, il y a un mécano qui s'appelle Schengen,
01:14et il y a également un autre mécano qui s'appelle le pacte à zé l'immigration.
01:18Et le problème, c'est que ces mécano, si vous avez une roue qui casse,
01:21eh bien, c'est l'ensemble du mécano qui s'écroule.
01:23Aujourd'hui, une roue, une dent qui n'est pas la moindre, qui est la dent espagnole, s'est cassée.
01:28Et vous avez, en effet, tout un édifice qui tombe,
01:31et les pays qui sont en train de se retrouver face à eux-mêmes, justement,
01:35face notamment à une crise migratoire,
01:37qui, aujourd'hui, par la force des choses, n'est pas seulement une crise espagnole, mais européenne.
01:41On nous dit que cette crise, c'est un avertissement, c'est que le début, François Constantini.
01:46Est-ce que ça veut dire que cette arme, puisqu'il s'agit d'une arme diplomatique,
01:50peut être à nouveau utilisée contre l'Espagne, contre d'autres pays ?
01:53Pourquoi pas, d'ailleurs ?
01:54Oui, souvenez-vous, vous savez qu'il n'y a pas Solta,
01:56il y a Melilla également, qui est une autre enclave,
01:58qui a déjà été la cible des passeurs, des organisations criminelles de passeurs précédemment.
02:06Et Solta, ce n'est pas la première fois.
02:07Vous savez qu'on a déjà refoulé à Solta,
02:10on a mis des gangrillages, on a creusé un fossé,
02:14on a bâti une digue, on met des ballons,
02:17on met une espèce de digue flottante au large de Solta,
02:24il est certain qu'aujourd'hui, c'est un point de passage essentiel,
02:28et que si cette crise n'est pas jugulée,
02:30c'est-à-dire d'une part par une politique ferme des Européens,
02:33notamment à l'égard de l'Espagne,
02:34je rappelle que contre l'avis de Bruxelles,
02:36l'Espagne a rapatrié sur son continent 500 jeunes filles immigrantes illégales, mineures,
02:45reste à poser la question,
02:46alors qu'il faut quand même savoir que de l'autre côté de la frontière, à cet état,
02:48il y a des familles marocaines qui sont à la recherche quand même
02:52de leurs enfants mineurs,
02:54donc que s'est-il passé ?
02:55Il y aurait-il eu des enlèvements ?
02:56Il y aurait-il eu des passages forcés ?
02:58On ne sait pas ce qui se peut passer là-dessus,
02:59personne n'en parle,
03:00c'est dramatique,
03:01il y a des familles marocaines qui sont dans les arrois,
03:02il faut penser à elles aussi,
03:04elles veulent peut-être, elles, que ces enfants, ces mineurs,
03:07soient rapatriés sur le territoire marocain,
03:09mais en tout cas, si Rennes est jugulée,
03:10c'est une politique à la fois de coopération,
03:13mais également de fermeté avec le Maroc,
03:15n'est pas mise en place,
03:17justement, je pense que ça ne va pas être à une crise,
03:19mais une crise, vous savez, c'est par définition quelque chose de passager,
03:22ce sera en quelque sorte une catastrophe continue.
03:25Oui, restez.
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