- il y a 5 semaines
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce vendredi, la réforme du droit du sol à Mayotte.
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00:00Thomas Bonnet
00:02On est de retour dans l'heure des pros pour parler de Mayotte.
00:05Mayotte c'est une situation proche, voire pire, que celle de Ceuta.
00:08C'est pas moi qui le dis, c'est Estelle Youssoufa,
00:10qui est la députée Lyotte de Mayotte,
00:13qu'on a déjà reçue et vous avez déjà entendu sur nos antennes.
00:16Alors, elle signe une tribune en fait dans le Figaro,
00:20et elle dit donc, Mayotte c'est Ceuta et Melilla au carré,
00:23donc Ceuta et Melilla c'est les deux enclaves espagnoles au Maroc,
00:26dont on a beaucoup parlé.
00:27Paris doit admettre notre géographie et signifier aux Somaliens,
00:30aux Congolais, aux Burundais et à toutes ces personnes
00:32qui arrivent illégalement du continent africain en bateau
00:34que Mayotte ne peut pas être une porte d'entrée pour l'Europe.
00:37Alors, elle dit, le gros de l'immigration à Mayotte,
00:39c'est quand même les clandestins comoriens qui arrivent en masse.
00:41On est dans la situation très particulière
00:43d'une instrumentalisation des flux migratoires par les Comores
00:45pour revendiquer notre département,
00:47mais aussi d'une instrumentalisation du droit du sol
00:50pour renverser la démographie.
00:51Il faut mettre fin au droit du sol à Mayotte
00:53parce qu'ici il y a un abus, un détournement complet.
00:55Il y a beaucoup de similitudes d'ailleurs avec Séouta.
00:58Et puis elle parle aussi de la visite d'Edouard Philippe.
01:00Edouard Philippe arrive à Mayotte aujourd'hui.
01:03Personne ne comprend le sens de cette visite du Premier ministre
01:05puisqu'il arrivera les mains vides.
01:07Elle parle de Sébastien Lecornu en l'occurrence.
01:09Le seul but de sa venue semble de saboter la candidature d'Edouard Philippe.
01:13Utiliser Mayotte comme décor pour régler ses comptes entre macronistes
01:15et alors que notre île est au plus mal, c'est obscène, dit Estelle Youssoupha.
01:20Obsène, la visite de Sébastien Lecornu et d'Edouard Philippe,
01:24Raphaël Saint-Ville, Sabrina Medjeber.
01:25Qu'est-ce que vous en pensez avant de voir justement ce qu'on peut attendre de cette visite ?
01:29Moi je ne sais pas si cette visite est obscène.
01:32Ce que je sais c'est que de pouvoir parler de Mayotte,
01:36de pouvoir parler de l'angoisse que vivent les Mahorais aujourd'hui
01:41face à l'afflux de ces Comoriens et de nombre de pays voisins d'Afrique
01:49qui passant par les Comores participent de la colonisation,
01:54parce que c'est le terme d'ailleurs qui est employé par les Mahorais
01:59qui vivent ça comme une colonisation de leur île.
02:02Je pense que c'est important.
02:04Et d'une certaine manière, les considérations, les petites batailles,
02:07si elles existent, si ce sont les arrières-pensées des uns et des autres,
02:11aussi puériles soient-elles,
02:13elles permettent malgré tout de parler de la situation catastrophique de Mayotte.
02:18Avec une question qu'on se posera quand même dans un deuxième temps,
02:20c'est comment faire confiance aujourd'hui à ceux qui hier n'ont pas agi sur ce dossier
02:25et c'est l'angle d'attaque de toutes les oppositions, particulièrement du RN.
02:28Non mais c'est vrai, pour autant, précisément sur le sujet de Mayotte,
02:33il faut reconnaître à ce gouvernement d'avoir eu quand même malgré tout une attention,
02:39d'avoir fait évoluer le droit en adoptant des mesures dérogatoires pour limiter,
02:46alors c'est probablement insuffisant et on le voit au regard des chiffres,
02:51le droit du sol à Mayotte,
02:55mais c'est sûr que le bilan de ce gouvernement est loin des espérances des Mahorais.
03:00Avant d'entrer dans le vif du sujet, est-ce qu'on peut faire confiance à ceux qui ont été
03:04aux manettes,
03:04etc., on va en parler longuement,
03:06mais Esa Lusufa parle d'une visite obscène,
03:09donc je le rappelle, Édouard Philippe vient pendant deux jours,
03:12puis Sébastien Lecornu deux jours après,
03:15comme pour dire, attendez, moi je suis encore là et je suis dans la bataille,
03:17donc c'est des batailles politiques en fait,
03:19sur le dos des habitants de Mayotte.
03:21L'immigration devient un sujet central pour tous les candidats en pré-campagne.
03:26Oui, ils se rappellent du sujet d'un coup, ça revient.
03:28Et après, ils font tous œuvre de cécité idéologique sur les conséquences catastrophiques
03:33de l'immigration massive, singulièrement à Mayotte.
03:38En effet, elle a raison de parler d'obscénité,
03:41mais moi je ne calerai pas ce qualificatif au contexte de la petite bataille politicienne
03:47entre Édouard Philippe et Sébastien Lecornu,
03:49mais je me souviens qu'après l'ouragan Chido,
03:53Emmanuel Macron s'était rendu à Mayotte et avait dit, mot pour mot,
03:58si vous n'aviez pas la France, vous seriez tous dans la merde.
04:01Je cite ces mots.
04:04Mayotte souffre d'une immigration invasive quotidienne,
04:07il faut saluer d'ailleurs le courage exceptionnel d'Estelle Youssoufa
04:11qui ferraille depuis des années et des années pour combattre cette immigration clandestine.
04:17Raphaël parlait de mesures dérogatoires.
04:19Édouard Philippe veut limiter ou réguler cette immigration,
04:22mais dans les faits, tout le monde sait que c'est impossible,
04:24puisque matériellement, ce sont des kwasakwasas qui contournent l'île de...
04:30Les kwasakwasas, c'est les petits bateaux, les petites embarcations
04:33par lesquelles arrivent les comoriennes.
04:34Exactement.
04:34Et c'est extrêmement difficile à enrayer,
04:37parce que tout ça se fait de manière assez souterraine et assez clandestine.
04:41Maintenant, sur le sujet de Mayotte,
04:45c'est en réalité une vraie cristallisation du problème de l'immigration clandestine
04:51qui arrive sur nos territoires,
04:53qui est incapable de s'adapter à nos mœurs.
04:56Mayotte a fait l'objet quand même de violences intracommunautaires abominables,
05:00et notamment chez les jeunes.
05:02Moi, je me souviens d'images et consécutivement à la tempête Chido.
05:06Donc, humanitaire, économique, culturel,
05:10c'est absolument abominable ce qui se passe à Mayotte.
05:13Et utiliser là, in situ, la situation de Mayotte
05:17pour se faire valoir d'un programme électoral,
05:20alors que rien n'a été fait pendant des années,
05:22et je rappelle singulièrement la position de la gauche,
05:24qui s'était opposée à l'opération Wambouchou, par exemple,
05:27à la position du tribunal administratif également,
05:30qui avait refusé l'expulsion des OQTF.
05:33Donc, en fait, le problème de Mayotte, c'est le problème français.
05:37Et donc, pour cela, il faudrait mettre la Constitution sur la table,
05:41la réviser pour, en effet, revoir entièrement le droit du sol.
05:44En tout cas, c'est le combat d'Edouard Philippe qui est sur place,
05:47le candidat à l'élection présidentielle,
05:49qui veut un moratoire sur l'immigration à Mayotte,
05:52pas encore à l'échelle de tout le territoire,
05:54mais à Mayotte.
05:55Écoutez les explications avec Mathilde Couvillet-Flearnois.
05:59À Mayotte, 323 000 habitants sont recensés,
06:02mais la moitié d'entre eux vit sous le statut d'étranger.
06:05D'après l'Agence de l'ONU pour les migrations,
06:0780 à 100 000 personnes sont en situation irrégulière sur l'île.
06:12Entre juillet et décembre 2025,
06:14près de 14 000 migrants ont atteint l'île.
06:16Mayotte est située dans le canal du Mozambique,
06:19et à proximité d'elle se trouve l'écomore.
06:21C'est principalement de cette île que partent les migrants.
06:24Mais pas seulement.
06:24Des flux migratoires proviennent de la région,
06:27des grands lacs dans l'Afrique de l'Est,
06:29rassemblant le Rwanda, le Burundi,
06:31la République démocratique du Congo et la Tanzanie.
06:34Au départ des Comores,
06:35la grande majorité des migrants sont comoriens.
06:3832% sont malgaches,
06:3912% sont congolais et 7% burundais.
06:43L'immigration illégale à Mayotte
06:44suscite de vives tensions.
06:45C'est pourquoi l'État déploie depuis plusieurs années
06:48des moyens importants comme le durcissement du droit du sol.
06:51Depuis le 12 mai 2025,
06:53un enfant né en France de parents étrangers
06:55ne pourra plus obtenir la nationalité française
06:58automatiquement à ses 18 ans.
07:00Il faut à présent que ses deux parents
07:02aient résidé de manière régulière
07:03sur le sol français,
07:05au minimum un an avant sa naissance.
07:07Cette caractéristique est spécifique à Mayotte.
07:11Alors est-ce qu'Édouard Philippe est convaincant ?
07:13Marine Le Pen, sans surprise, n'est pas convaincue.
07:16Elle rappelle en effet le passé d'Édouard Philippe
07:18en tant que Premier ministre.
07:20Elle rappelle qu'en mars 2018,
07:22elle avait déposé une proposition de loi
07:23visant à protéger les compatriotes maorais
07:25contre cette submersion organisée
07:27avec l'abrogation totale du droit du sol,
07:29du regroupement familial,
07:30toute une série de mesures.
07:32Ça n'avait pas abouti.
07:33C'était le Premier ministre à l'époque.
07:35C'était Édouard Philippe.
07:36Gilbert Collard est en direct avec nous.
07:37Gilbert Collard, on a l'impression
07:38qu'Édouard Philippe,
07:40les élections approchent,
07:41l'immigration, c'est un sujet qui revient
07:43de manière assez opportune.
07:45Est-ce que vous croyez en sa sincérité
07:46sur ces propositions ?
07:49Est-ce que j'ai une tête de blaireau ?
07:54Je me permets de vous poser la question.
07:56Il faut être un cocu chronique
07:58pour croire aux promesses d'un homme
08:01qui, lorsqu'il était Premier ministre,
08:03n'a rien fait.
08:04Je rappelle quand même qu'Édouard Philippe,
08:07que je respecte bien sûr,
08:08n'est jamais allé à Mayotte.
08:10Jamais.
08:13C'est un des rares Premier ministre
08:15à ne s'être point déplacé.
08:17Alors, je connais bien Mayotte.
08:18Je trouve que je connais bien.
08:19Je suis allé plusieurs fois.
08:21Je suis même allé plaider à Mayotte
08:22dans un tribunal absolument insolide,
08:25incroyable.
08:26Il y a un seul juge.
08:27C'est un pays à l'abandon.
08:29C'est un univers particulier.
08:31Les habitants sont désespérés, désespérés.
08:36Depuis des années et des années,
08:37ce n'est pas d'aujourd'hui.
08:38Ça remonte sur 10, 15, 20 ans.
08:41On a abandonné le peuple maoréon.
08:44On l'a abandonné.
08:46Or, maintenant, parce que les élections arrivent,
08:48parce que le vent électoral souffle,
08:51on voit un Premier ministre
08:52qui, lorsqu'il était Premier ministre,
08:53n'a rien fait,
08:54s'est même opposé à des mesures,
08:56allait dire sur place
08:58qu'il va prendre des mesures radicales.
09:04Du reste, sur place,
09:06il y a des collectifs qui rappellent
09:07qu'il n'avait résolu aucun problème
09:10quand il était Premier ministre.
09:11Ça bouge sur place.
09:13En ce qui concerne la suppression du droit du sol,
09:17je suis partisan de la supprimer
09:19d'une manière générale.
09:20parce que, maintenant,
09:22c'est devenu une forme frauduleuse
09:25d'occupation du territoire.
09:28Donc, on n'a plus le choix
09:30quand on voit ce qui se passe assez tard,
09:32quand on voit ce qui se passe un peu partout,
09:34si on remonte dans le temps.
09:35Rappelez-vous Erdogan
09:37qui nous faisait du chantage.
09:39Rappelez-vous qu'il demandait du fric
09:41sinon il lâchait les migrants.
09:42C'est devenu une arme géopolitique
09:44où on se défend, où on va subir,
09:46mais subir jusqu'où ?
09:47Moi, ce que je trouve extraordinaire,
09:49c'est que nous ayons des hommes politiques
09:52qui sont capables de s'imaginer
09:53que l'opinion politique oublie.
09:56Voilà.
09:57Qu'on va oublier qu'Edouard Philippe
09:58a été Premier ministre
09:59et qu'il n'a rien fait.
10:01C'est ça qui est extraordinaire.
10:02C'est cet espoir.
10:03Oui, c'est obscène.
10:03Le mot qui a été employé est juste.
10:07C'est obscène.
10:08Alors, on pourrait vous rétorquer,
10:09Gilbert Collard,
10:09que tout le monde peut évoluer,
10:12tout le monde peut changer d'avis.
10:13Je me fais l'avocat du diable, bien sûr,
10:15mais que peut-être, à l'époque,
10:17il n'avait pas tous les outils,
10:18il n'était pas le président de la République,
10:19et que si demain, il était à l'Élysée,
10:21il pourrait œuvrer de manière maximaliste
10:24sur ces questions.
10:25Je comprends tout à fait votre intervention,
10:28mais non seulement il avait tous les outils,
10:30mais on a toute la documentation
10:32qui démontre qu'il était parfaitement informé
10:35et qu'il savait très exactement
10:36ce qui se passait.
10:38Alors, s'il ne l'a pas fait,
10:40c'est peut-être parce qu'il réfléchissait.
10:42Voilà.
10:42Il réfléchissait.
10:44Alors, maintenant qu'il n'est plus Premier ministre,
10:46il a le temps de mûrir sa réflexion.
10:49Et quand il était Premier ministre,
10:50il réfléchissait.
10:51Voilà.
10:52Oui, si on veut être bienveillant,
10:54c'est ce qu'on va dire.
10:55Voilà, et je vous trouve un peu plus bienveillant,
10:57en effet, dans cette formule-là.
10:58On rappelle qu'à Mayotte,
10:59Gilbert Collard, Marine Le Pen,
11:00elle réalise des scores gigantesques.
11:02Elle est vraiment plébiscitée par...
11:0443% en premier tour de l'élection présidentielle de 2024.
11:08C'est ce qui leur fait peur.
11:10C'est ce qui leur fait peur.
11:11C'est ce qui leur fait peur.
11:12Mais ils se rendent compte, tous, d'un coup,
11:15que le sujet de l'immigration va être fondamental.
11:18Parce que les gens n'en peuvent plus.
11:21Partout, chaque fois qu'on en discute,
11:23où qu'on aille, les gens ne comprennent pas
11:25qu'on n'ait pas pris des mesures,
11:26qu'on n'ait pas protégé nos frontières,
11:29qu'on n'ait pas protégé nos personnes.
11:31Ils ne comprennent plus.
11:33Donc, l'immigration va être la question
11:36qui va faire l'élection.
11:38Alors, maintenant, vous allez voir,
11:38ils vont tous être dans la surenchère.
11:42Alors, ceux qui étaient traités de fâcho hier,
11:44ils vont être des gentils aujourd'hui.
11:46C'est opportuniste, en fait.
11:47C'est-à-dire qu'à l'approche des élections,
11:49le sujet, tout d'un coup, ils s'en souviennent.
11:51Est-ce que, pour autant, ça veut dire
11:53qu'il y aura des actions concrètes
11:54lorsque le ou la prochaine présidente sera élu ?
11:58Mais non.
11:58Non, en dehors du Rassemblement national,
12:02dont l'idée depuis toujours est la suppression du droit du sol,
12:07aucun des partis en lice ne le soutient.
12:11Du reste, Édouard Philippe se limite à Mayotte.
12:15Alors que, pour moi, il faudrait qu'il y ait
12:17une suppression du droit du sol
12:21avec des principes d'échange.
12:23Les pays qui ne le pratiquent pas,
12:25on fait pareil.
12:26Les pays qui le pratiquent, on fait pareil.
12:28Pour qu'il y ait une équivalence de traitement.
12:30C'est quand même incroyable que, dans certains pays,
12:33on n'applique pas la règle
12:34et que nous, on s'est obligés de l'appliquer.
12:36Il n'y a aucune réciprocité, là.
12:39Là, encore une fois de plus.
12:40C'est comme avec la diplomatie à l'égard de l'Algérie.
12:43On prend des coups et on ne les rend pas.
12:45C'est très intéressant ce que nous dit Gilbert Collard,
12:47Raphaël Saint-Ville, parce qu'en fait,
12:48il parle de Mayotte.
12:49Parce qu'à Mayotte, le problème,
12:50il est vraiment très aigu, très aigu.
12:52En fait, il a raison, Gilbert Collard.
12:54Pourquoi ne pas réfléchir à ces mesures-là,
12:55mais à l'échelle de la métropole,
12:58de tout le territoire français ?
13:00C'est Gérald Darmanin qui proposait, par exemple,
13:01de suspendre l'immigration pendant trois ans.
13:03Je crois qu'il soutient maintenant Édouard Philippe.
13:05Non, mais ce qui est certain,
13:06c'est que ce programme maximaliste
13:10d'Édouard Philippe pour Mayotte,
13:12si on devait le proposer à l'ensemble des Français
13:16sur l'ensemble des territoires,
13:17il est très probable, sinon évident,
13:21qu'il y aurait un plébiscite pour ce genre de mesures.
13:24Pourquoi réserver à Mayotte
13:25ce qui deviendra le problème de la France demain ?
13:29Quand je dis de la France, je ne dis pas que...
13:31De la France entière.
13:32De la France continentale, on va dire,
13:34de la métropole, demain.
13:36Ce qui est intéressant, quand on regarde Mayotte,
13:39il y a eu une étude de l'INSEE
13:40qui a fait un recensement de l'INSEE.
13:44Et hier, il se trouve que j'étais sur Europe 1
13:46et je débattais avec Adrien Clouet,
13:48un député de la France insoumise,
13:49et qui notait que le solde migratoire de Mayotte
13:52aujourd'hui était négatif.
13:54Mais parce qu'un grand nombre des Mahorais,
13:58à 18 ans, si tôt qu'ils ont leur bac,
14:02ils partent en métropole faire leurs études
14:05ou à la Réunion, et donc, en fait,
14:07et quand je dis les Mahorais,
14:09ou ceux qui résident à Mayotte
14:11et qui prennent le chemin de la Réunion
14:14ou de la métropole.
14:15C'est ça aussi la réalité.
14:16Donc, en fait, on délocalise le problème.
14:18Les Mahorais sont submergés par ces Comoriens
14:24et ces autres personnes qui viennent à Mayotte
14:29pour accoucher.
14:29Il faut noter que trois quarts des enfants
14:32qui naissent à Mayotte
14:34naissent d'une mère étrangère.
14:36C'est ça, la réalité de Mayotte.
14:37Donc, il y a un changement.
14:39Quand on parle de grand remplacement,
14:41si vous voulez avoir une idée de ce que c'est,
14:43il faut aller à Mayotte.
14:44C'est ça, ce qu'ils vivent aujourd'hui.
14:46Impliquer ce qu'on fait à Mayotte
14:48à l'ensemble du pays.
14:50Bonne idée, pourquoi pas, Sabrina Medjeber ?
14:52C'est-à-dire refondre le droit du sol, oui.
14:54Par exemple ?
14:55Oui, ben, écoutez, moi, je suis...
14:56Le regroupement familial,
14:57on peut y réfléchir aussi.
14:58Absolument.
14:58D'ailleurs, c'est une mesure
14:59que certains proposent
15:01de suspendre toujours
15:03dans une temporalité préélectorale.
15:06Mais le regroupement familial
15:08est une filière d'immigration
15:09qui échappe aux politiques, vous savez.
15:11Donc, c'est très compliqué de la juguler.
15:13Quand je dis aux politiques,
15:14c'est-à-dire de l'émanation
15:16des autorités politiques.
15:18Non, une des réalités, malheureusement,
15:21des conséquences de cette immigration,
15:23c'est en effet, comme le souligne Raphaël,
15:24alors, il y a la question du sol migratoire, certes,
15:26mais il y a la question surtout de la pauvreté.
15:29Vous savez que 77% des Maorais vivent en dessous
15:32du seuil de pauvreté,
15:34que 40% d'entre eux vivent avec à peu près 160 euros par mois.
15:38Ce sont les chiffres de l'INSEE,
15:39ce ne sont pas les miens.
15:40Donc, la question de l'arrivée comme ça massive
15:44d'une immigration anarchique et non contrôlée
15:47a des conséquences, évidemment,
15:49sur la vie, sur le quotidien des habitants.
15:54Et ce n'est pas un hasard
15:55si la candidate favorite à l'élection présidentielle,
15:58c'est-à-dire Marine Le Pen,
15:59fait des scores absolument incroyables
16:01parce que son programme est lié précisément,
16:05intrinsèquement, aux inquiétudes des Français
16:08et pas simplement des dom-toms,
16:10mais des Français également de la France continentale
16:13dont parle Raphaël,
16:13c'est-à-dire le contrôle d'une immigration massive,
16:17la question, évidemment, de la sécurité
16:19et éminemment la question du pouvoir d'achat.
16:22Et Mayotte cristallise tous les problèmes
16:26de prévisite absolument des Français
16:28dans leur entièreté.
16:29Donc, c'est la raison pour laquelle
16:31il faut absolument se saisir du problème
16:33de cette immigration clandestine,
16:35donc revoir le droit du sol.
16:37Mais je crois que si Édouard Philippe est élu
16:41ou sera élu demain,
16:42il devra composer avec une Assemblée nationale
16:45qui, à mon sens, je crois,
16:47mais je ne suis pas, comment dire,
16:49profilactique en la matière,
16:51n'œuvrera pas dans le consensus
16:52d'une politique de fermeté
16:54pour lutter contre l'immigration invasive.
16:56On est toujours avec Gilbert Collard.
16:57Je vous pose une dernière question.
16:58Gilbert Collard, je me réfère
17:00à votre expérience politique.
17:01Vous avez dit, ils pensent, ces candidats,
17:03qu'on va oublier leurs actions.
17:04Mais vous savez, parfois, on dit,
17:06les Français ont la mémoire courte.
17:08Est-ce que c'est totalement à exclure
17:10que ceux qui ont échoué hier
17:11ne puissent pas réussir demain
17:12sur le sujet de l'immigration ?
17:14On va parler de la dette dans un instant.
17:16De la même manière, aujourd'hui,
17:17ils viennent donner des leçons à tout le monde,
17:19ceux qui sont responsables de la dette.
17:21Et pourtant, dans les sondages,
17:22ils ne sont pas totalement décrochés.
17:24Moi, ce qui me fait peur,
17:25c'est la coalition des combines.
17:28J'ai très peur qu'on ait une coalition des gamelles
17:32au moment du second tour.
17:35J'ai très, très peur de ça
17:37parce que ce sont des gens
17:38qui ont l'appétit du pouvoir
17:41et qui se passent le pouvoir
17:43comme on se passe la rubarbe.
17:45Et ils feront tout pour ne pas lâcher.
17:48Mon inquiétude, elle est là.
17:50Et bien évidemment que s'ils arrivaient
17:52à rester au pouvoir,
17:53ils continueraient à faire ce qu'ils ont fait
17:55depuis toujours.
17:56Parce que c'est aussi une question
17:59d'une certaine idée de la France.
18:01On l'a ou on ne l'a pas.
18:03On l'a ou on ne l'a pas.
18:04Et ça, ça ne se calcule pas,
18:06ça ne se fabrique pas.
18:07Merci beaucoup.
18:08Merci Gilbert Collard
18:09d'avoir été avec nous ce matin
18:11dans l'heure des pros.
18:11Oui, Sabrina ?
18:12Maître Collard a raison pour conclure.
18:14Mayotte est le vrai territoire perdu
18:15de la République.
18:17En effet, qui concentre énormément de difficultés.
18:19Vous avez parfaitement raison.
18:20Bon, on verra
18:21quelles sont les annonces
18:22d'Edouard Philippe,
18:23de Sébastien Lecornu.
18:24En attendant,
18:25d'un point de vue économique,
18:27c'est en train de devenir
18:29de plus en plus compliqué en France.
18:30Le taux d'intérêt de la dette
18:31a encore augmenté ces derniers jours.
18:34Il est désormais à un niveau inédit
18:36depuis la crise financière de 2008.
18:38Le taux d'emprunt à 10 ans
18:40dépasse maintenant 4%.
18:42Donc, c'est évidemment
18:44pas sans conséquence pour les Français,
18:47pour les entreprises françaises.
18:49Ça veut dire que désormais,
18:51en tout cas prochainement,
18:52les taux d'intérêt de la dette,
18:53le remboursement des taux d'intérêt
18:54de la dette,
18:55des intérêts de la dette,
18:56va devenir le premier poste de dépense
18:58devant l'éducation nationale,
19:00devant tout un tas de ministères.
19:02Vous voyez que la dette,
19:03ça on vous en parle souvent,
19:05on est aujourd'hui à 3500 milliards.
19:07Je crois même qu'on a un peu dépassé.
19:08Vous voyez l'accélération,
19:10elle se fait aussi.
19:11Et on a une bonne accélération
19:13depuis le milieu des années 2010.
19:16Il s'est passé une petite élection présidentielle
19:18à ce moment-là,
19:18bien sûr, ça ne vous aura pas échappé.
19:19Avant, on empruntait quasiment à taux zéro.
19:22Donc, ça avait peu de conséquences.
19:24Désormais, ça en a beaucoup.
19:25On est avec Marc Toiti,
19:27qui est connecté avec nous
19:29pour justement parler de ce sujet,
19:30pour nous éclairer,
19:31pour essayer de comprendre
19:32quelles conséquences ça peut avoir.
19:35Il sera avec nous dans un instant, Marc Toiti.
19:37Mais ce qui est intéressant aussi,
19:38c'est que ça devient bien sûr un sujet politique.
19:40Marine Le Pen a publié un message
19:42sur les réseaux sociaux en disant
19:43voilà le bilan cataclysmique des macronistes.
19:46Et Bruno Le Maire,
19:47qui s'est senti visé visiblement,
19:48a répondu et a dit
19:51que c'était sa responsabilité.
19:52Alors, je ne vais pas vous lire
19:52tout le tweet de Marine Le Pen,
19:54mais en clair, elle dit
19:55qu'il faut nettoyer les écuries d'OGIAS
19:56que sont devenues les comptes de la nation,
19:58que le bilan des macronistes,
20:00il est terrible en matière économique.
20:01Et donc, elle renvoie à cette augmentation
20:03des taux d'intérêt de la dette.
20:05C'est vrai que là, c'est le bilan
20:07d'Emmanuel Macron,
20:09de ses ministres de l'économie,
20:10dont Bruno Le Maire,
20:11qui a répondu à Marine Le Pen.
20:12Mais ils ont une grande part
20:13de responsabilité dans ces taux d'intérêt
20:16qui augmentent, Raphaël Saint-Ville.
20:18Moi, je crois d'abord
20:19qu'avant de chercher des poux aux oppositions,
20:24la responsabilité des gouvernements successifs
20:27et je pense que Bruno Le Maire
20:28a une immense part de responsabilité
20:31dans l'envolée de la dette
20:33parce qu'il s'est convaincu,
20:36notamment lorsque l'on pouvait emprunter
20:37à taux zéro,
20:38que c'était de l'argent facile,
20:41de l'argent gratuit.
20:42Et donc, une solution,
20:43plutôt que d'avoir des...
20:44de faire des investissements
20:46qui étaient...
20:48qui auraient pu être productifs,
20:51il a utilisé la dette
20:52pour finalement
20:54s'interdire un certain nombre de réformes.
20:56Donc, oui, moi, je pense
20:58que la responsabilité est de nombreux
21:01et sont ceux qui ont alerté
21:03sur le danger de cette dette
21:05qui, progressivement,
21:06allait devenir un boulet
21:08dont on n'allait plus pouvoir se défaire.
21:10On a retrouvé la connexion
21:11avec Marc Toiti,
21:11que je salue
21:12et que je remercie
21:13d'être en direct avec nous
21:14dans l'heure des pros.
21:16D'abord, ma question,
21:16elle est simple.
21:17Quelles sont les conséquences
21:19de ces taux d'intérêt
21:20qui augmentent concrètement
21:21pour les particuliers,
21:23pour les entreprises ?
21:23Qu'est-ce que ça va changer ?
21:26Alors, bon, déjà,
21:27c'est vrai que, comme l'a dit Raphaël,
21:28il y a une grande part
21:29de responsabilité, effectivement,
21:30dans l'augmentation
21:30de cette dette publique
21:31de Bruno Le Maire.
21:32Moi, je lui ai dit plusieurs fois,
21:34d'ailleurs,
21:34il faut arrêter d'augmenter la dette
21:35et malheureusement,
21:36il ne m'a pas écouté,
21:37notamment en 2021,
21:39où on m'a dit, justement,
21:40non, non, vous inquiétez pas,
21:41les taux d'intérêt
21:42n'augmenteront jamais, etc.
21:43Donc, c'est une décision politique.
21:45Donc, évidemment,
21:45la grande responsabilité,
21:46elle était là.
21:47Et en ce qui me concerne,
21:48sur CNews ou ailleurs,
21:49je n'ai pas arrêté
21:50d'alerter, justement,
21:51en disant,
21:52il faut arrêter de faire
21:53n'importe quoi
21:53avec cette dette publique
21:54parce que, tôt ou tard,
21:55les taux d'intérêt vont augmenter
21:56et c'est exactement
21:57ce qui se passe aujourd'hui.
21:58Donc, justement,
21:59les conséquences,
22:00elles sont très concrètes.
22:01D'abord, pour l'État,
22:03c'est-à-dire que
22:03la charge d'intérêt de la dette
22:05est en train d'exploser.
22:06Selon la course des comptes,
22:07je n'invente rien,
22:09rendez-vous compte,
22:09cette année,
22:10on va dépenser
22:1177 milliards d'euros
22:13juste pour le paiement
22:14des intérêts de la dette.
22:1677 milliards d'euros,
22:17c'est le premier poste
22:19de dépense de l'État.
22:20Et ça, évidemment,
22:22cette charge d'intérêt de la dette,
22:23c'est de l'argent
22:23jeté par les fenêtres.
22:25Donc, quand j'entends,
22:26effectivement,
22:26encore aujourd'hui,
22:26certains dire
22:28« Oui, non, mais la dette,
22:29ça ne coûte rien, etc.
22:30Tout va bien,
22:31on la fait rouler. »
22:31Mais non, regardez bien,
22:32ça nous coûte extrêmement cher.
22:34Sur 15 ans,
22:36la charge d'intérêt de la dette,
22:37c'est 1 000 milliards d'euros.
22:39Vous vous rendez compte ?
22:391 000 milliards d'euros
22:41jetés par les fenêtres.
22:42Ce sont des sommes
22:44complètement folles.
22:45Et malheureusement,
22:46ça, c'est de la responsabilité
22:47de tous les dirigeants
22:49depuis des années,
22:49mais en particulier
22:50depuis l'ère Macron,
22:51où il y a eu une volonté
22:52très claire
22:53d'augmenter cette dette publique.
22:55Et pas justement
22:56sur l'investissement,
22:57mais notamment
22:57sur les dépenses de fonctionnement,
22:59parce que ce qui augmente
23:00le plus dans les dépenses publiques
23:01sont les dépenses de fonctionnement.
23:02Quelles sont les conséquences,
23:03Marc Toiti,
23:04pour les particuliers
23:05que nous sommes ?
23:06Est-ce que ça veut dire
23:07qu'on va emprunter,
23:07nous aussi,
23:08à des taux plus élevés ?
23:10Tout à fait.
23:10La deuxième conséquence,
23:11c'est que lorsque
23:11les taux d'intérêt,
23:12les obligations de l'État français
23:14augmentent,
23:15tous les taux d'intérêt
23:16de tous nos crédits
23:17augmentent.
23:18Qu'on soit une entreprise,
23:19qu'on soit un ménage,
23:20notamment pour l'immobilier.
23:22Donc déjà,
23:22le secteur de l'immobilier
23:23souffre énormément.
23:25Donc là,
23:25ça va évidemment
23:26aggraver la situation.
23:27Et donc,
23:28troisième conséquence,
23:29quand les taux d'intérêt
23:30augmentent,
23:31l'investissement
23:32des entreprises baisse,
23:33et donc il y a
23:33moins de création d'emplois.
23:35On le voit,
23:35il y a des faillites d'entreprises
23:36qui atteignent des sommets historiques.
23:38Le chômage,
23:38c'est en train d'augmenter.
23:39Donc ça veut dire
23:42une conséquence concrète
23:43pour les Français.
23:44Quand le chômage augmente,
23:45évidemment,
23:46c'est-à-dire qu'il y a
23:46de plus en plus de Français
23:47en situation de détresse économique,
23:50plus une baisse
23:51du pouvoir d'achat.
23:52Donc voilà,
23:53ce sont des conséquences,
23:54évidemment,
23:54très concrètes
23:55et surtout durables.
23:57Et ce qu'il faut bien comprendre,
23:58parce que j'entends parfois,
23:59on me dit,
23:59non, mais l'augmentation
24:00des taux d'intérêt en France,
24:01c'est normal,
24:02c'est à cause des Américains,
24:03c'est à cause de Pierre-Paul-Bouchac.
24:05Non, non, attention,
24:05on a aujourd'hui,
24:06les taux d'intérêt français
24:08sont les plus élevés
24:13devant Malte,
24:14devant la Grèce.
24:15Vous vous rendez compte,
24:15avec la Grèce,
24:16il y a 0,2 point d'écart.
24:18Avec le Portugal,
24:190,5 point d'écart.
24:21Avec l'Allemagne,
24:22on est à quasiment
24:230,9 point d'écart,
24:24c'est-à-dire un plus haut
24:25depuis 2012.
24:26Donc, il faut faire attention.
24:28Là, il est vraiment
24:29en train de se passer
24:29quelque sorte de très grave
24:31sur la dette publique française.
24:32Je pense qu'il y a
24:32une désaffection.
24:34Les investisseurs
24:35commencent à devenir
24:35vraiment très inquiets
24:37sur l'avenir de la France.
24:39Et quand on voit
24:40le budget 2027,
24:41qui évidemment
24:41n'est toujours pas là,
24:42qui sera fait de briques
24:43et de brocs,
24:44comme d'habitude.
24:45Et donc, là aussi,
24:45on n'est pas du tout crédible.
24:47La France va encore déraper
24:48sur ses comptes publics.
24:50Le déficit, la dette.
24:51Et donc, évidemment,
24:52là aussi, ça veut dire
24:53que les taux d'intérêt
24:54vont encore augmenter.
24:55Je pense que malheureusement,
24:56on l'a vu hier,
24:57la Réserve fédérale américaine
24:59est intervenue justement
25:00pour éviter que
25:00les taux d'intérêt
25:01augmentent trop fortement.
25:02Donc là, ça se calme
25:03un petit peu ce matin.
25:04Mais là où ça baisse le moins,
25:06c'est aussi en France.
25:07Donc, même quand il y a
25:08des bonnes nouvelles,
25:08la France reste à la traîne.
25:10Donc, il y a bien aujourd'hui
25:11une crise financière
25:12qui est en train de s'installer
25:13en France.
25:14Et donc, malheureusement,
25:16pour les Français,
25:16on va, comme d'habitude,
25:17c'est nous qui allons payer
25:18la facture.
25:19Parce que j'aurais pu ajouter
25:20un quatrième coût
25:21pour les Français.
25:22Ce sera le dernier,
25:23si vous voulez bien, Marc.
25:24Et bien, à la fin,
25:25ça va générer
25:27une augmentation encore
25:28des impôts.
25:28Et donc, c'est comme toujours,
25:29les Français qui vont
25:30toujours payer malheureusement.
25:31Donc, ça suffit, cette politique,
25:33il faut vraiment
25:33changer de politique.
25:35Voilà, le message est passé.
25:36Merci Marc Toiti
25:37d'avoir été en direct avec nous.
25:38On a tout compris
25:39et on a compris aussi
25:40qu'il va falloir agir.
25:41Et on verra si les candidats
25:43vous entendent.
25:44Pour l'instant,
25:44c'est pas sûr.
25:44On en est loin, malheureusement.
25:45On en est loin, en effet.
25:46On verra lors des débats
25:48pour la présidentielle.
25:49Merci beaucoup, en tout cas,
25:50d'avoir accepté
25:51d'être avec nous ce matin.
25:52Ce sera le sujet.
25:53La question, c'est
25:54est-ce qu'on va attendre
25:54d'être dans le mur
25:55avant de réagir
25:56ou est-ce qu'on aura
25:57la lucidité collective
25:58d'agir avant de taper le mur ?
26:00En tout cas, le mur,
26:01il est le mur de la dette.
26:02Le mur financier,
26:03il est devant nous.
26:04Et on y va tout droit
26:05en klaxonnant,
26:06comme dirait un certain
26:07Romain Desarbres.
26:08On va faire la passation
26:10avec nos amis d'Europe 1
26:11puisque vous allez bientôt
26:12retrouver le Club de l'été
26:14avec Julien Pichnet.
26:15Bonjour Julien.
26:16Quel est le programme ?
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