Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Les débats de l'été avec nos auditeurs !

---

🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_

##PRENEZ_LA_PAROLE-2026-08-21##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Et 10h-13h, Anthony Martin Smith.
00:03Avec moi Clément Barguin pour ce midi 13h.
00:06Ça va Clément ?
00:06Ça va, et vous ?
00:08Ben oui, parce que vous savez quoi ?
00:09On arrive dans la partie que je préfère de cette émission.
00:12Ah, celle où on attend vos appels au 0826 300 300.
00:17Appelez-nous.
00:17C'est exactement ça.
00:19C'est ça où on a les auditrices et les auditeurs de Sud Radio qui nous appellent.
00:22Et là, je vous avoue, c'est le moment où ça devient réconfortant.
00:26Parce que vous nous parlez, franchement.
00:29Bon, alors on va au standard.
00:31C'est parti.
00:32Alors Marie, dites-moi.
00:35Stéphane.
00:36Bonjour Stéphane.
00:38Oui, bonjour.
00:39Bonjour Stéphane.
00:39Comment allez-vous Stéphane ?
00:41Très très bien, très très bien.
00:43Merci beaucoup.
00:44Très très bien.
00:44Ça fait plaisir de l'entendre.
00:45Parce que nous aussi, ça va très très bien.
00:48Alors dites-nous Stéphane, vous vouliez réagir sur quoi vous ?
00:51Alors moi c'est sur le sport handicap.
00:54Ah.
00:54Je suis moi-même pas d'une jeune fille de 23 ans.
00:58Et annuellement, on a un petit tournoi de pétanque qui est organisé.
01:03Ils appellent ça Andy Valide.
01:05Où c'est monté en équipe de triplettes.
01:08On est trois.
01:09On se compose.
01:10Et en fait, il y a une personne en situation de handicap.
01:15Et puis deux valides ou deux personnes en situation de handicap et un valide.
01:21Et on joue contre d'autres équipes.
01:24Et les gens viennent de Lyon, viennent d'Anne-Masse.
01:27Parce que je suis, on est surtout dans les bains.
01:30Oui.
01:30Et on a toujours, et voilà.
01:32Et donc, on a beaucoup de plaisir.
01:34Et ma fille aime beaucoup.
01:35On passe des super bons moments.
01:37Et c'est vrai que la pétanque, pour ça, c'est un super jeu convivial.
01:40Où on intègre, voilà, de, enfin, tous les âges, tout le monde.
01:44Qu'importe quel handicap.
01:45Moi, ma fille, elle a un handicap mental.
01:48Mais j'ai un excellent souvenir d'avoir joué contre deux personnes qui étaient déficients visuels.
01:53Bah, justement, j'allais vous le dire, Stéphane.
01:56Peut-être que vous savez, moi-même, je suis non-voyant.
01:59Et j'ai découvert, il y a deux ans, la pétanque.
02:02J'étais avec un groupe d'amis.
02:03Je vous le raconte.
02:04On est entre nous.
02:07On était à l'apéro, évidemment.
02:09Donc, ça va souvent de pair.
02:12La pétanque et l'apéro.
02:14Et ce moment convivial où je dis, et moi, je ne peux pas essayer.
02:17Et là, mes copains qui essayent de réfléchir à comment on peut le faire.
02:21Et on a trouvé.
02:22Et c'était génial.
02:23Et on s'est éclaté.
02:24Et je leur ai mis une raclée, je peux vous le dire.
02:26Mais ça se passe comment ?
02:27Moi, du coup, ça m'intéresse.
02:29Ah bah, écoutez, vous prenez le pote que vous aimez le moins.
02:31Vous le mettez au niveau du cochonnet.
02:33D'accord.
02:34Ah ouais.
02:34Donc, c'est le pote qui devient le cochonnet.
02:36Vous le disez.
02:38Et il fait du bruit.
02:40Stéphane.
02:40Alors, nous, là, c'était un petit peu plus sérieux.
02:42L'équipe contre qui on avait joué, c'était deux personnes.
02:46Il y avait un éducateur qui était avec eux, qui connaît et qui participe toute l'année à jouer à
02:49la pétanque ensemble.
02:51Et en fait, ils avaient un petit grelot.
02:53Le moniteur avait un petit grelot.
02:54Il le mettait au-dessus du cochonnet.
02:57Il le faisait bouger.
02:58Il leur expliquait un petit peu le terrain, comment il était, roulant, 4-5 mètres, du gros gravier, enfin, du
03:06rouleau.
03:08Et super, mais excellent souvenir, excellent souvenir.
03:12Et au début, on ne le savait pas.
03:15Et la personne avec qui jouait, il lui dit, tiens, tu as ton, tu as ton, c'était en période
03:20du Covid que je ne me souviens de ça.
03:22Il lui dit, tu as ton masque sur les yeux.
03:25Il dit, ça ne changera rien.
03:28Oui, c'est sûr.
03:29Vous savez, pour vous livrer quelques secrets de notre rédaction, parfois, on a quelques ballons qui traînent et on s
03:35'amuse entre nous.
03:36Moi, je peux vous garantir que juste avec mes oreilles, j'arrive à viser précisément la personne que je veux
03:40viser.
03:42Bon, merci beaucoup.
03:44Merci infiniment, Stéphane, de votre appel.
03:47Je vous embrasse bien fort.
03:48On va accueillir Sandrine au 0826 300 300 qui veut réagir sur la Sécu.
03:54Oui, bonjour.
03:55Bonjour, Sandrine.
03:56Bonjour.
03:57Alors, attendez, justement, au standard, si Stéphane a envie de rester pour réagir sur les autres sujets, il n'y
04:01a pas de problème.
04:02Il est naturellement bienvenu.
04:03Je l'ai embrassé peut-être un peu trop tôt.
04:06Sandrine, la question de la Sécurité sociale, ça vous fait réagir ?
04:10Le fait que le gouvernement ait dit qu'on renonce à doubler la franchise sur les médicaments, les consultations médicales,
04:19donc le reste à charge aux patients, mais on ne renonce pas à son augmentation.
04:25On ne sait pas exactement de combien elle sera, sur quoi ils vont indexer cette augmentation, peut-être sur l
04:31'inflation.
04:32Ça, ça vous fait réagir, vous, Sandrine ?
04:35Alors non, ce n'est pas exactement ça qui m'a fait réagir.
04:37Moi, ce qui m'a fait réagir, c'est les 90% de gens qui ont dit que...
04:4184%, oui.
04:4284% de gens qui ont dit que ne connaissent pas la Sécurité sociale.
04:45Laissez-moi terminer, s'il vous plaît.
04:47Je vous en prie, excusez-moi.
04:48Du coup, non, non, merci.
04:49J'ai fait quelques recherches, du coup, ce matin, par curiosité.
04:52Je me suis dit, voyons, combien coûte un accouchement aux États-Unis ?
04:55Oui.
04:55Un accouchement aux États-Unis coûte entre 14 et 46 000 euros.
05:00Une prothèse de hanche aux États-Unis coûte entre 27 et 72 000 euros.
05:05Une crise d'appendicite, environ 35 000 euros.
05:09Allez consulter un neurologue pour ces messieurs, entre 180 et 360 euros, pardon.
05:15Et un rendez-vous gynéco, c'est entre 180 et 365 euros.
05:20Vous voyez ce que je veux dire ?
05:21Et une endorse de la cheville entre 1 500 et 3 000.
05:24Juste une endorse de la cheville, allez faire une radio aux urgences.
05:26Donc, aujourd'hui, les gens qui disent non, on ne veut pas cotiser à la sécurité sociale...
05:31Oui, voilà, c'est parce que je voulais repréciser la question qu'on posait, Sandrine.
05:34Parce que vous réagissez à la question qu'on posait, c'est...
05:38Pouvons-nous choisir de cotiser ou non à la sécurité sociale quand on a une baisse de ses prises en
05:44charge ?
05:45Merci pour ces chiffres, parce qu'effectivement, quand on les met en perspective, c'est édifiant.
05:50C'est de l'argent aux Etats-Unis que vous sortez de votre poche.
05:53Il n'y a pas de sécurité sociale comme nous l'avons en France.
05:55Donc vous, ce que vous dites, c'est...
05:57Pensez bien comment ça se passe ailleurs, parce que même si on vous passe à 2 euros la prise en
06:02charge,
06:03en tout cas qui ne sera pas remboursée ni par la sécu, ni par votre mutuel,
06:08estimez-vous heureux ?
06:09C'est ça. C'est ça.
06:10À un moment donné, voilà, la sécu a été créée en 1945.
06:14Il me semble quand même qu'on a eu une chance folle de pouvoir se faire soigner pour pas cher.
06:19Rien que pendant les Jeux Olympiques, il y avait des médecins présents pour les athlètes.
06:23Et une athlète américaine a eu un rendez-vous gynéco, elle était sidérée de rien avoir à payer.
06:28Les gens devraient se souvenir de ça quand même.
06:30Mais à un moment donné, c'est vrai que c'est l'effort collectif, c'est l'effort des travailleurs.
06:33Je crois que ce qui dépite un petit peu les gens,
06:35depuis 1999, la création de la CMU.
06:39Et je pense que beaucoup constatent qu'il y a des abus de ce côté-là aussi.
06:42Et c'est peut-être là qu'on devrait aussi agir.
06:46Parce que là, pour le coup, il y a zéro reste en charge.
06:48Et c'est quand même un petit peu dommage.
06:50Moi, je serais pour que tout le monde paie quelque chose.
06:52Même pas grand-chose, ne serait-ce que 20 centimes.
06:54Mais quelque chose, de se dire que c'est pas gratuit en vrai.
06:57Parce que c'est l'effort collectif, parce que c'est l'effort des travailleurs.
07:00C'est l'effort des gens qui cotisent.
07:02Et c'est un effort collectif et national.
07:04Vous faites quoi, vous, dans la vie, Sandrine ?
07:06Si je peux me permettre de vous le demander.
07:08Vous voyez, je suis éducatrice auprès d'adultes handicapés mentaux.
07:11Oui.
07:11Et donc, forcément, vous, vous voyez ce que ça coûte,
07:14la prise en charge des personnes en situation de handicap,
07:18lorsqu'elles sont dans un établissement de santé médic...
07:20Enfin, un établissement de services médicaux sociaux.
07:23C'est pratiquement 200 euros par jour.
07:25Oui.
07:27Voilà, mais à un moment donné, il faut bien s'occuper d'eux.
07:31Il faut bien qu'il y ait des solutions.
07:33Il y en a beaucoup qui n'ont plus de famille ou qui ont été abandonnés par leur famille.
07:36Et qu'est-ce qu'on en fait de ces gens ?
07:38Vous voyez ce que je veux dire ?
07:39Donc, à un moment donné, cet effort collectif, il est indispensable aussi.
07:43Voilà, et on a cette chance folle de vivre en France.
07:46Vraiment.
07:47Sandrine, on doit revenir dans un instant.
07:48Vous restez un peu avec nous ?
07:50Je vous en prie.
07:50Merci.
07:51C'est très intéressant ce que vous nous racontez.
07:54Clément Barguin, dans un instant, notre face à face.
07:56À 12h40, on va parler de la rentrée économique qui s'annonce catastrophique.
08:01Ça, c'est l'avis de l'économiste Marc Toiti qui sera avec nous pour parler du chômage qui augmente,
08:07des faillites d'entreprises qui continuent de battre des records, de la hausse des taux d'intérêt.
08:12On va dresser le bilan de ce qui nous attend à la rentrée.
08:15Ce sera donc à 12h40.
08:16À tout de suite et on fera un point sur les réseaux sociaux avec vous, Alexandre de Saint-Etienne.
08:21Sud Radio, Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin-Smith.
08:27De retour sur l'antenne de Sud Radio avec Clément Barguin qui m'accompagne.
08:30Toujours présent, toujours vivant, comme dirait Arnaud.
08:33Toujours là et qui attend aussi vos appels 0826 300 300.
08:38Vous voulez réagir à l'actualité, réagir à ce que disent nos autres auditeurs.
08:42Vos appels, vos témoignages sont les bienvenus.
08:44Vous connaissez le numéro 0826 300 300.
08:47Et Marc Toiti qui nous rejoint à partir de 12h40 pour notre face-à-face.
08:51Pour évoquer la rentrée économique qui, selon lui, s'annonce catastrophique.
08:55Entre le chômage qui augmente, les faillites d'entreprises qui continuent de battre des records,
08:59la hausse des taux d'intérêt.
09:00On peut dire que son bilan n'est pas vraiment réjouissant.
09:03On va prendre le temps de décrypter tout ça avec lui dans une petite dizaine de minutes.
09:07Et du côté des réseaux sociaux, Alexandre Saint-Etienne, ça a réagi.
09:10Écoutez, vous avez été très nombreux à réagir au refus d'obtempérer aux mureaux
09:14où, après un rodeo urbain, un policier a été blessé et hospitalisé.
09:19Avec cette question, faut-il autoriser des méthodes plus coercitives d'interpellation ?
09:22Eh bien, vous avez été 93% à nous répondre par l'affirmative
09:25avec, par exemple, Carjou qui nous dit
09:27« Tout rodeo urbain enlève les allocations à toute la famille et hop, c'est réglé en quelques semaines. »
09:31Ou encore Tchaï Kanka qui nous dit
09:34« Comme en Angleterre, il faut les percuter, ça a dissuadé les autres. »
09:37Merci Alexandre Saint-Etienne.
09:39Du côté du standard, on a Sandrine qui est toujours là, je l'espère.
09:42Sandrine, vous êtes là ?
09:43Oui, je suis là, je suis là.
09:44Vous entendez ce que dit Alexandre ?
09:47Avec les réactions qu'il y a sur les réseaux sociaux,
09:49on supprimerait les allocs et hop, il n'y aurait plus de rodeo urbain.
09:52Vous êtes d'accord avec ça, vous ?
09:53Alors, quand même, je pense que pour moi, l'argent, c'est le nerf de la guerre.
09:57D'une manière ou d'une autre, c'est le nerf de la guerre.
09:59Et dès l'instant où on va sanctionner de ce côté-là, ça va calmer beaucoup, je pense.
10:04Ça calmerait beaucoup parce que là, il se trouve qu'il y a quand même beaucoup d'argent magique en
10:08France aujourd'hui.
10:10Alors, il y a beaucoup d'évasion fiscale aussi.
10:11Attention, je ne tape pas sur les petites gens.
10:15Parce que ça peut arriver à n'importe qui de se retrouver dans une galère pas possible
10:18et de devoir faire des demandes d'aide sociale, justement, et à la solidarité nationale.
10:24Mais on en a quand même beaucoup qui sont des professionnels du RSA.
10:30Et là, peut-être qu'à un moment donné, taper au portefeuille et taper là où ça fait mal,
10:34peut-être que ça ferait réfléchir certaines personnes, effectivement.
10:38Parce que là, la personne qui a fait le rodé au urbain, alors je ne dis pas si c'est
10:41un homme ou une femme,
10:42mais j'imagine que c'est un mec.
10:44Ouais, voilà.
10:46Il a mis sa vie à lui en danger.
10:48Il a mis la vie de la population en danger.
10:50Il a mis la vie des policiers en danger.
10:53Et on a des juges au rouge aujourd'hui.
10:55Et un policier a été blessé.
10:57Oui, c'est ça.
10:57Et donc, je me dis, mais enfin, on en arrive à des extrémités terribles.
11:01Parce qu'aujourd'hui, il est interdit d'interdire.
11:03On ne peut plus dire non, on ne peut plus mettre des stops,
11:06on ne peut plus mettre des stops aux infractions et aux incivilités.
11:11Moi, je trouve ça lunaire.
11:13Je trouve ça lunaire.
11:14On se promène dans des villes, les mecs, ils ont une poubelle à deux mètres et jette le papier par
11:17terre.
11:18Moi, je ne peux pas m'empêcher de ne pas intervenir et lui demander de le ramasser, quoi.
11:21Je n'y arrive pas.
11:23Je me dis, mais il y a des gens qui travaillent, je le rappelle,
11:25il y a des gens qui travaillent à la propreté de la ville.
11:27Respectez-les, quoi.
11:28Respectez-les.
11:29Je crois que vous n'êtes pas la seule.
11:31Oui, mais je pense qu'on est nombreux à penser comme ça, malheureusement.
11:34Mais là, aujourd'hui, on en arrive à des extrémités.
11:39Vraiment, je crois qu'on est au bout de ce système, en fait.
11:41On est arrivé au bout de ce système et on voit bien que les gens commencent à faire justice eux
11:45-mêmes.
11:46On voit bien que...
11:48Et ça va mal finir.
11:49Ça va vraiment mal finir parce que ça va être la loi du taillon.
11:52Et là, ce n'est pas bon.
11:53Ce n'est pas bon.
11:54On est dans une société de droits et de devoirs.
11:56Le problème, c'est que là, aujourd'hui, on entend que j'ai le droit, mais tu as le devoir
12:00de respecter la loi d'abord.
12:01Oui, il n'y a pas de droit sans devoir.
12:04Ça, c'est une société équilibrée.
12:05C'est la justice.
12:07Voilà.
12:08C'est vrai que si on en arrive à la loi du plus fort, ça va devenir compliqué.
12:13On a Romina qui nous appelle, Sandrine aussi, qui, je crois, partage peut-être votre point de vue.
12:18Bonjour, Romina.
12:19Oui, bonjour.
12:20Bonjour à tous.
12:21Dites-nous, vous êtes d'accord avec ce que vient de dire Sandrine ?
12:24Oui, je rejoins totalement.
12:26Bon, après, madame est éducatrice.
12:28Je crois que je suis infirmière libérale.
12:31Effectivement, on est dans cette société où...
12:33Vous pouvez en parler toutes les deux.
12:34Sandrine vous entend toujours.
12:36Oui, bonjour.
12:38Il y a beaucoup à vous connaître.
12:39C'est gentil, merci.
12:41C'est vrai qu'on est dans cette société, en fait, où on sent qu'il y a moins de
12:44respect.
12:45Il y a beaucoup moins de service aussi.
12:48La France a tendance gentiment à oublier ses citoyens.
12:52Et les citoyens oublient un petit peu comment est faite la France.
12:56Et j'espère qu'à un moment donné, les deux se retrouvent.
13:00Alors là, il va y avoir cette période des élections présidentielles.
13:04Il va y avoir des querelles.
13:06J'espère que ça ne va pas davantage diviser les Français, parce qu'on a besoin de se réunir.
13:11Les Français sont bons dans l'adversité.
13:14Mais là, tout ce qui se passe, que ce soit au niveau sécurité, que ce soit au niveau santé,
13:18ça se recoupe tout ce qui se passe.
13:20C'est le manque de services.
13:22C'est le manque de moyens.
13:23Si nous avions suffisamment accompagné, formé les policiers,
13:28et qu'ils étaient en nombre suffisant,
13:30s'il y avait des choses réfléchies en amont,
13:33si on prenait les problèmes d'éducation aussi à bras-le-corps,
13:37je pense que ça part aussi de gros problèmes au niveau de l'éducation.
13:41Tout ça, le manque de respect qu'on a aujourd'hui,
13:43c'est 20 ans d'abandon de la société au niveau éducatif.
13:48C'est en train d'être bien placée pour nous en parler.
13:51Alors, je ne dirais pas 20 ans d'abandon au niveau éducatif,
13:55parce qu'on a du centre des maisons d'enfants qui accueillent des enfants en difficulté sociale.
14:01Il se trouve qu'aujourd'hui, les éducateurs, la formation a été un petit peu biaisée.
14:07Les jeunes reçoivent une formation, ils reçoivent une formation de secrétaire de direction.
14:13Et on leur fait croire qu'en disant au moins,
14:15donne-moi la main, je te ramène dans ta chambre,
14:17quand il a voulu vous casser la figure, ça fonctionne.
14:19Et les juges, pour enfants, ce sont des juges bisonneux.
14:22Ces gens restent à l'école toute leur vie.
14:25Et puis derrière, après, ce sont de bons élèves, des sages.
14:31Et après, derrière, ils viennent nous dire à nos éducateurs
14:34quand on a été obligés de contenir un gamin physiquement.
14:36Je veux dire, quand vous n'êtes pas officier de police judiciaire,
14:40vous n'aviez pas à faire une clé au bras.
14:42Mais comment je fais ? Je me laisse tuer avec le rouleau à pâtisserie.
14:44Et le truc, c'est ça, c'est qu'aujourd'hui, on en est arrivé
14:47à des limites lunaires, en fait.
14:50On ne pose plus de cadres et on ne peut même plus contenir physiquement
14:53un homme parce qu'on n'a plus le droit.
14:57Et du coup, de toute façon, on sait tous qu'un enfant a besoin de stop,
15:01qu'il a besoin de limites.
15:02Un adolescent, il ne se rappelle même pas que demain, il va faire jour.
15:05Et du coup, on se retrouve avec des hommes à qui tout est dû.
15:07Et ils repoussent, c'est toujours un petit peu plus tard.
15:10Est-ce que vous parliez aussi, peut-être, de l'éducation parentale ?
15:14Bien sûr, je parlais aussi de l'éducation parentale.
15:17C'est-à-dire qu'on a de plus en plus de familles monoparentales.
15:20Comment on les accompagne ?
15:22Comment on peut amener du travail aussi sur des zones parfois rurales ?
15:27Donc, il y a des grosses, grosses questions de manière générale
15:32au niveau de la société.
15:34Et après, les gamins qui grandissent.
15:37Alors, je ne dis pas qu'il faut revenir à cette société parce qu'il n'y a pas loin
15:41de là cette idée.
15:43Parce qu'il y en a, c'est très simple de dire, ils n'ont pas de père.
15:46Les mères sont livrées à elles-mêmes.
15:47Donc, ça fait des gamins qui sont paumés et perdus, ce qui est faux.
15:51Qu'on remette aussi tout de suite vers les éducateurs.
15:54Je ne pense pas que ce soit la solution.
15:55Qu'on dise, c'est l'école.
15:57Ce n'est pas la solution uniquement non plus.
15:58Je pense qu'il faut être heureux d'aller au travail, d'avancer sans faire de bêtises dans leur vie
16:07et d'avoir des jolis projets, des vrais projets.
16:09Là, on dirait qu'on a des gens qui sont en perte d'objectif.
16:13Et moi, je trouve qu'on abandonne.
16:15C'est vrai qu'il y a beaucoup d'aides.
16:18C'est vrai aussi qu'il y a beaucoup d'aides, qu'elles sont mal réparties.
16:23Maintenant, c'est bien compliqué.
16:26Je ne vois pas comment on peut avancer.
16:28J'ai l'impression que c'est un sentiment généralisé.
16:31Merci infiniment, Romina, pour le temps que vous nous avez consacré.
16:36Merci de votre appel.
16:37Je vous embrasse très fort.
16:38Et bon courage dans le métier que vous faites, qui est très difficile.
16:41Je rappelle, vous êtes infirmière.
16:42Merci aussi, Sandrine.
16:43Je vous embrasse également très fort.
16:45Vous aussi, votre métier est essentiel.
16:47Très difficile.
16:48De toute façon, je ne connais pas de métier pas essentiel.
16:51Mais merci en tout cas.
16:52Je rappelle que vous êtes éducatrice auprès de personnes en situation de handicap qui ont des troubles mentaux.
16:58Merci à toutes les deux de nous avoir appelés au 0826 300 300.
17:02Juste vous transmettre une information qui vient de tomber de la part des autorités.
17:06Des préservatifs, des milliers d'entre eux, ont été estimés comme étant défectueux.
17:12Et les autorités nous invitent, c'est une information de santé publique, à se faire dépister et à faire des
17:18tests de grossesse.
17:19C'était important aussi de préciser cette information.
17:23Clément Barguin, dans un instant, notre face à face.
17:25Dans un instant, on reçoit l'économiste Marc Toiti pour évoquer la rentrée économique.
17:30Qu'est-ce qui nous attend ? On en débat dans un très court instant.
17:33Sud Radio
Commentaires

Recommandations