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  • il y a 2 jours
Chaque week-end, Jérémy Brossard vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Vous restez avec nous, Anne Jonté. On évoque un autre thème dans l'actualité politique ce soir, c'est l
00:04'immigration.
00:05Edouard Philippe est en déplacement à Mayotte et le candidat à l'élection présidentielle a promis de mettre fin,
00:11s'il est élu, à l'appel d'air de l'immigration dans ce département français. Écoutez.
00:16Je suis venu dire que l'État devait ici se concentrer sur deux priorités.
00:24La première, c'est la reprise en main, la reprise du contrôle de l'immigration.
00:31La seconde, c'est la reconstruction et le développement des infrastructures indispensables à la vie de nos concitoyens français.
00:40Les écoles, la santé, la production et la distribution de l'eau et les infrastructures de développement économique.
00:48Avec nous en direct, Christophe Blassard. Bonsoir, député Horizon de Charente-Maritime.
00:53Vous représentez d'une certaine manière Edouard Philippe ce soir.
00:56Parmi les prises de position de l'ancien Premier ministre, il y a la suspension des enregistrements de demandes d
01:02'asile
01:03et le droit du sol pendant plusieurs années à Mayotte, l'interruption des demandes liées au regroupement familial
01:08et la création d'un centre de retour en Afrique de l'Est.
01:11Est-ce que la campagne est lancée et vous chassez clairement sur les terres du Rassemblement national ?
01:18Alors, pas du tout. La campagne est lancée, oui, parce qu'effectivement, on est rentré dans le tunnel de la
01:23campagne électorale
01:24qui va nous accompagner pendant les mois qui viennent.
01:26Et les terres du Rassemblement national, pas du tout.
01:28Je veux dire, aujourd'hui, on est sur un déplacement spécifique qui correspond à un territoire spécifique
01:32et des promesses qui sont, en tout cas, un constat et un engagement qui correspond à un territoire spécifique.
01:38Ce n'est absolument pas le fait d'embrasser, je dirais, une théorie sur l'ensemble du territoire
01:43mais bien qui correspond à un besoin et à une situation très spécifique qu'est celle de Mayotte.
01:48Arthur Delaporte, sur les propositions d'Edouard Philippe.
01:51Oui, enfin, moi, je suis absolument consterné.
01:54Consterné parce qu'on passe d'une part à côté de la responsabilité d'Edouard Philippe
01:58parce que je ne sais pas si vous avez vu, mais à la fin, il dit
01:59« On va aller construire des hôpitaux, des écoles, etc. »
02:02Mais est-ce qu'Edouard Philippe a été Premier ministre de la France ?
02:05Je vous pose la question.
02:06Est-ce que la plus proche d'Edouard Philippe, Naïma Mouchou, est ministre des Outre-mer ?
02:11Donc, à un moment, il faut aussi arrêter de nous faire croire que ce sont de gentils perdraux de l
02:16'année
02:16qui ne sont pas aux responsabilités et qui ne sont pas responsables de la situation telle qu'elle se passe
02:20aujourd'hui
02:20et en particulier le parti Horizon qui est celui d'Edouard Philippe.
02:24Maintenant, une fois qu'on a dit ça, sur le sujet migratoire,
02:28je pense qu'on peut se passer en effet des effets de surenchère
02:31parce qu'il y a dans le groupe d'Edouard Philippe une députée de Mayotte
02:35qui a des propos qui sont assez régulièrement sur ce sujet-là en particulier
02:41repris par le Rassemblement national et réciproquement.
02:44Donc là, s'aligner sur les thèses de Mme Le Pen sur la remise en cause du droit d'asile
02:48même s'il dit en préambule qu'il est attaché,
02:51je trouve que c'est non seulement inacceptable, mais moi je trouve que c'est dangereux
02:54parce qu'on approche dans une année périlleuse de la nécessité d'empêcher l'extrême droite
02:59de remporter la présidentielle et là, Edouard Philippe fait comme s'il leur donnait raison
03:04et c'est insupportable et je le dis dans mon cœur de républicain,
03:09je pensais Edouard Philippe plus digne et ce soir, mais ce n'est pas nouveau
03:13parce que ça fait plusieurs semaines, je vois qu'il continue de braconner
03:16sur les terres du Rassemblement national.
03:17Le droit d'asile, c'est quelque chose qui est né au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
03:22C'est quelque chose qui est aussi au fondement du plus jamais ça.
03:26Il remet en cause aussi le droit du sol.
03:29Le droit du sol, qu'est-ce que c'est ?
03:30C'est quelque chose qui est constitutif de l'identité républicaine.
03:33C'est le fait que quand quelqu'un est sur notre sol, apporte quelque chose à notre nation,
03:37on puisse lui donner la capacité de rester.
03:39Et aujourd'hui, il dit, on va geler tout ça pendant le quinquennat.
03:42Vous ne dites pas à Mayotte qu'il y a une situation qui est particulière avec des vagues migratoires,
03:48un territoire qui est submergé.
03:50Je vais vous dire une chose.
03:52Bien sûr qu'il y a un sujet international.
03:54Il y a des zones de conflit en Afrique.
03:57Il y a l'influence russe, en particulier aux Comores.
04:00Je vais rappeler quand même que la Russie a ouvert une ambassade aux Comores
04:02parce qu'ils ont des intérêts dans cette région dans une guerre d'influence avec la France.
04:07Et donc aujourd'hui, j'ai même lu que la Russie mettait des moteurs sur des bateaux.
04:13Donc à un moment, finançait des moteurs.
04:14Donc ça suffit.
04:15Ça suffit.
04:16Il faut aussi se dire que ce sujet-là n'est pas simplement un sujet entre Mayotte et les Comores.
04:20Et ce n'est pas parce que demain, Edouard Philippe a décrété qu'il n'y aurait plus de demande
04:24d'asile
04:24que subitement, les gens vont arriver de venir.
04:26Ça ne se passera pas comme ça.
04:28On est dans un espace insulaire qui est problématique.
04:30Mais ça demande aussi une réponse de l'État qui soit à la hauteur
04:33et une réponse qui soit républicaine.
04:35Anne Genté, on sait que les deux anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron
04:38se livrent bataille pour représenter le centre à l'élection présidentielle.
04:43Mais est-ce qu'au moins sur ce point, vous rejoignez les propositions d'Edouard Philippe ?
04:48Pas en totalité.
04:50Et je rejoins une partie du diagnostic de mon collègue Arthur Delaporte.
04:53Le territoire de Mayotte est un territoire très particulier
04:56et qui est soumis, il a tout à fait raison de le souligner,
04:59à une déstabilisation volontaire de la part de la Russie
05:02qui, par ce moyen-là, cherche aussi à déstabiliser la France
05:05qu'elle aborde, que Vladimir Poutine aborde.
05:07Donc c'est une réalité.
05:08Ce qui nous oblige à avoir un regard et une action tout à fait particulière sur Mayotte.
05:13Et je veux souligner, puisque moi j'étais au ministère de l'Éducation nationale
05:17au moment où il y a eu ce terrible cyclone sur Mayotte
05:19qui s'était abattu sur Mayotte.
05:21Et j'ai pu mesurer à ce moment-là
05:23combien ce territoire, du fait de la pression migratoire qui est réelle,
05:26qui est très importante,
05:27ces infrastructures sont également sous tension.
05:29Et nous avions fait le maximum pour pouvoir assurer la scolarité de tous les enfants,
05:34absolument tous les enfants qui arrivent sur le territoire de Mayotte
05:38comme la promesse républicaine l'exige.
05:40Et je suis fière que nous ayons pu le faire
05:42et que nous puissions continuer à le faire.
05:44Maintenant, nous avons un enjeu en effet de contrôle,
05:47de limitation de l'immigration.
05:49Mais ça ne se fera pas uniquement par des déclarations en effet
05:52un peu, j'allais dire, à l'emporte-pièce, pardonnez-moi.
05:55C'est une situation très compliquée, très complexe.
05:58Il faut aller à Mayotte également pour mesurer
06:00ce que sont ces bateaux qui viennent tous les jours depuis les Comores.
06:04Rien n'est simple à Mayotte.
06:05Il n'y a pas de solution toute faite, pas de solution miracle.
06:08Soyons très prudents.
06:10Et également, ne transférons pas les sujets d'immigration de Mayotte
06:13parce qu'ils sont sur les territoires nationaux.
06:14Ça n'a rien à voir.
06:16Ça n'est pas le même sujet.
06:17Nous devons soutenir Mayotte,
06:18à la fois sur le plan des infrastructures
06:20et sur le plan de la protection de son territoire et de ses frontières
06:25qui sont les frontières de la France également.
06:28Ça n'est pas facile.
06:29Mais nous devons le faire de manière la plus républicaine qu'il soit.
06:32J'y tiens beaucoup et j'ai beaucoup apprécié
06:33le mot de mon collègue Arthur Delaporte à ce sujet.
06:35Il a raison.
06:36Il faut que la promesse républicaine soit tenue à Mayotte également.
06:40Christophe Plassard, qu'est-ce que vous répondez à Anne Jeunetet ?
06:43Je réponds que la problématique de Mayotte
06:47n'est pas une découverte d'Édouard Philippe d'aujourd'hui.
06:49En 2018, c'est lui qui a déjà restreint le droit du sol à Mayotte
06:53et c'est lui qui a également signé le pacte de confiance en 2018.
06:56Donc aujourd'hui, ce n'est pas un sujet qu'il découvre
06:58et ce n'est pas un effet d'annonce.
06:59C'est simplement qu'aujourd'hui, les premières victimes
07:01de ce que l'on connaît de la situation,
07:03et là, je pense qu'on est tous d'accord sur le diagnostic,
07:05ce sont les Mahorais et les étrangers eux-mêmes.
07:09Aujourd'hui, comment fait-on pour pouvoir scolariser
07:11les enfants qu'on ne peut pas scolariser ?
07:13Comment fait-on aujourd'hui pour faire fonctionner normalement
07:15un hôpital qui ne fonctionne pas ?
07:16Comment fait-on pour rétablir, je dirais, en termes de logistique,
07:19je pense à l'aéroport notamment,
07:21le fait que les stigmates des événements climatiques
07:25que l'on connaît d'il y a 20 mois ne sont pas encore réglés
07:28et qu'aujourd'hui, pour que Mayotte puisse...
07:30Ce n'est pas le droit d'asile qui va rétablir l'aéroport.
07:34Je ne parle pas de ça.
07:36Je dis que ce droit d'asile est déjà quelque chose
07:38qui a été déjà évoqué et traité en 2018,
07:41qui a été renforcé en 2025,
07:43et aujourd'hui, on est dans une situation de saturation.
07:45Et même si on peut considérer que des propos, des paroles
07:49ou des promesses ne suffiront pas à tarir les flux migratoires,
07:54en même temps, envoyer un message,
07:56ou ne pas envoyer un message disant qu'il y a une politique de fermeté,
08:00est aussi perpétuée, aujourd'hui, un flux
08:03qu'on n'est pas en capacité de gérer.
08:05– Mais est-ce que ça veut dire que la politique actuelle est laxiste ?
08:08– Au niveau des écoles, au niveau de la santé...
08:12– C'est votre gouvernement ?
08:12– Pardon ?
08:13– Non, mais si on dit que Edouard Philippe vient envoyer
08:15un message de fermeté, est-ce que ça veut dire
08:17que Gérald Darmanin n'était pas assez ferme ?
08:19Est-ce que ça veut dire qu'Edouard Philippe lui-même
08:20n'était pas assez ferme à un moment ?
08:22C'est ça que ça renvoie aussi comme idée.
08:24– Je dis que ce message de fermeté a été envoyé dès 2018,
08:28que ce n'est pas une nouvelle tenue jour,
08:29que simplement aujourd'hui, la situation,
08:32notamment à cause des événements climatiques
08:33qui se sont passés depuis, est plutôt empirée
08:36et que les premières victimes sont les gens qui sont sur l'île,
08:38à commencer par les Mahorais,
08:39mais également les étrangers qui sont sur l'île
08:42et qu'on ne peut pas aujourd'hui fermer les yeux
08:44sur l'impossibilité que l'on a de scolariser les enfants,
08:46sur l'impossibilité que l'on a de soigner les gens
08:48et sur la possibilité que l'on a d'imaginer un développement de ville,
08:51notamment avec des infrastructures qui sont à reconstruire
08:54par rapport à ces événements climatiques.
08:56Donc on ne peut pas non plus simplement ne pas regarder
08:59le fait que la situation d'aujourd'hui ne fonctionne pas
09:02et qu'il faut rétablir un fonctionnement normal,
09:04à commencer par ce que je disais, l'école et la santé.
09:07– En tout cas, beaucoup de réactions dès ce soir
09:09sur les propos d'Édouard Philippe.
09:12Écoutez notamment la réaction de Jean-Luc Mélenchon,
09:14il était au micro ce soir,
09:15d'Anthony Lebeau, c'est Tanguy Triquard.
09:17– Je pense que c'est aberrant, ridicule et provocateur.
09:23Il ne faut pas dire des choses qui ne peuvent pas se faire
09:26et dont on ne sait pas comment on les ferait.
09:29S'il s'agit de rejeter à la mer les gens, ça n'a pas de sens.
09:33Il le sait comme nous.
09:34Par conséquent, les solutions sont à chercher dans une autre direction.
09:38Et ce qu'il y a à faire à Mayotte,
09:40l'ancien Premier ministre qu'il est,
09:42devrait se demander pourquoi la situation est celle qu'elle est sur Mayotte.
09:46parce que personne ne peut ignorer ce qu'il y a à faire à Mayotte.
09:50– Aurélien Taché, vous êtes toujours en direct avec nous.
09:53Jean-Luc Mélenchon qui attaque ou contre-attaque Édouard Philippe,
09:57ce n'est pas une surprise.
09:58Mais concrètement, on fait quoi face à la situation très particulière
10:02en termes migratoires de Mayotte aujourd'hui ?
10:05– Merci de me poser la question parce que je vais vous apporter une réponse.
10:09D'abord, Édouard Philippe, ses propos sont véritablement honteux
10:12et je voudrais lui rappeler que Mayotte n'est plus une colonie.
10:15Mayotte s'est battue pour devenir un département,
10:17pour devenir le 101ème département français.
10:18Donc on ne peut pas en permanence proposer à Mayotte des choses dérogatoires.
10:23Ce qu'ils veulent, c'est la République.
10:24Ce qu'ils veulent, c'est les mêmes lois que tous les Français.
10:26Et il y a une règle qui met tout en l'air à Mayotte,
10:28c'est le visa territorialisé.
10:29Avec le visa territorialisé,
10:31quelqu'un qui immigre à Mayotte et qui obtient un titre de séjour
10:33ne peut pas quitter le département de Mayotte
10:35pour aller dans un autre département français.
10:37Si vous supprimez ça,
10:38vous n'avez plus de problème d'engorgement migratoire à Mayotte.
10:40Alors il y en a plein d'autres des problèmes à Mayotte.
10:42Il y en a plein d'autres.
10:43Reconstruire des hôpitaux,
10:44faire en sorte que les enfants aillent à l'école toute la journée
10:47parce qu'ils font des rotations sur une demi-journée
10:49tellement il y a peu d'écoles.
10:50Remettre du service public,
10:51remettre le SMIC à la hauteur de ce qu'il est en France
10:53parce que c'est ça qu'on propose à Mayotte.
10:54Toujours des dérogations.
10:56Et c'est pour ça que Mayotte est dans cette difficulté.
10:58Et quant à M. Philippe,
10:59s'il s'intéresse vraiment sérieusement au sujet de l'immigration,
11:01M. Delaporte a rappelé tout à l'heure que j'étais député en 2018.
11:03Eh bien je lui conseille un excellent rapport
11:05que je lui avais remis à l'époque
11:06quand j'étais député et que je travaillais sur ces questions
11:08et qui traitait déjà de tout ça.
11:10Qui disait que les flux migratoires n'allaient pas s'arrêter
11:11et que la solution n'était effectivement pas
11:13de restreindre toujours plus
11:14mais plutôt de donner un titre de séjour à ceux qui travaillent,
11:17de permettre des cours de français
11:19à ceux qui sont demandeurs d'asile
11:20parce qu'ils ne peuvent pas aujourd'hui apprendre le français,
11:22de les autoriser à travailler.
11:24Nous sommes le seul pays européen
11:25à ne pas permettre aux demandeurs d'asile de travailler.
11:27Bref, de faire une vraie politique d'intégration.
11:2972 propositions qu'il a dû mettre
11:31sous un coin de porte ou sous un coin de placard.
11:33Je l'invite à se replonger dans ce rapport
11:35et peut-être à retrouver ce qui lui reste finalement
11:38d'esprit républicain
11:38parce qu'effectivement, vous l'aviez dit au début,
11:40M. Édouard Philippe, je crois, n'a qu'une obsession,
11:42prendre les voix de Mme Le Pen
11:43et ça ne le grandit pas.
11:45À moi, Arthur Delaporte.
11:46Non mais je crois que tout a été dit.
11:48Vous entendez que même Mme Jeuneté,
11:50qui était quand même,
11:52et qui est toujours dans la majorité soutien d'Emmanuel Macron,
11:57dit qu'Édouard Philippe va trop loin.
11:58Donc je crois que ce soir, Édouard Philippe
12:00s'est définitivement discrédité sur sa stature morale
12:04parce qu'on ne pourra pas nous raconter
12:05que c'est un gentil modéré.
12:08Non, Édouard Philippe braconne sur les terres
12:10du Rassemblement National, ce n'est pas nouveau.
12:12Mais ce soir, il l'a montré une fois de plus.
12:13Frédéric Bizarre ?
12:14Oui, je ne suis pas sûr qu'il y aura des gains
12:16pour tout le monde d'instrumentaliser le sujet de l'immigration.
12:18On a deux parties, LFI et le RN,
12:21qui clairement ont un positionnement très fort sur l'immigration.
12:25Mais on peut peut-être attendre des autres
12:26qu'il y ait un positionnement un peu plus réaliste
12:29parce que je rappelle qu'il y a un lien
12:30entre l'immigration et notre modèle économique.
12:34Il y a un lien entre l'immigration et notre modèle social.
12:36Et que de toute façon, pour peu que ce soit faisable,
12:39ça a été dit, mais je pense que de supprimer,
12:41enfin en tout cas de dire qu'il n'y aura plus
12:42de droit d'asile, tout ça me paraît compliqué à faire.
12:46Mais la question de fond, c'est la capacité d'intégration.
12:50Que l'on aille sur une immigration choisie,
12:53sur un certain niveau d'immigration,
12:55elle est absolument indispensable pour faire fonctionner notre pays.
12:59Mme Mélanie s'en est aperçue en disant
13:01qu'elle allait quasiment supprimer toute immigration
13:02avant de naturaliser plus de 500 000 immigrants étrangers en Italie.
13:08Donc tout ça est assez illusoire.
13:11Par contre, il y a des questions de fond.
13:12C'est est-ce que notre école est toujours capable
13:15de vraiment jouer son rôle d'ascenseur social,
13:18quelle que soit l'origine des individus ?
13:20Est-ce que notre système de santé est capable de fonctionner
13:23sans utiliser autant d'immigration ?
13:25Évidemment que non.
13:26Merci, merci à vous cinq d'être venus nous éclairer ce soir
13:29sur ces sujets d'actualité politique.
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