- il y a 2 jours
Les Écologistes, qui débutent ce jeudi 20 août leurs universités d'été à Grenoble, voient comme à chaque présidentielle revenir la tentation d'un soutien au candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon, ravivée par certains cadres du parti, malgré des désaccords profonds notamment sur le plan international.
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00:00La rentrée politique se poursuit donc à gauche. La France Insoumise tient son université d'été aujourd'hui dans la
00:06Drôme avec déjà la présidentielle 2027 en ligne de mire.
00:09Les Insoumis qui cherchent à élargir autour d'eux, notamment du côté du Parti Socialiste et des écologistes, on va
00:15retrouver Anthony Lobos.
00:16Vous êtes justement sur place. Est-ce qu'Alaphie cherche à convaincre à se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon ?
00:22Oui, Alaphie fait les yeux doux aux écologistes et leur propose même une offre, un accord de gouvernement et un
00:26accord aux législatives.
00:27Mais cela a une seule et unique condition, que les écologistes se rangent derrière Jean-Luc Mélenchon pour 2027.
00:33Sans cela, pas besoin de discuter. D'ailleurs, Manuel Bompard, le coordinateur national de LFI, avait d'ores et déjà
00:38refusé la proposition de rencontre de la patronne des écologistes Marine Tondelier
00:42au motif que celle-ci n'était pas claire et qu'elle n'était qu'une perte de temps.
00:47Alors cette offre de LFI aux écologistes a bien sûr une date d'expiration, quand précisément on ne le sait
00:52pas encore, sans doute fin septembre, début octobre.
00:55Après l'heure, ce ne sera plus l'heure, a prévenu Jean-Luc Mélenchon, qui se veut un peu maître
00:59des horloges et qui répète souvent en privé
01:01que c'est avec les écologistes que la distance programmatique est la moins importante.
01:06Alors hier, un cadre du mouvement de Jean-Luc Mélenchon me disait croire à de potentiels ralliements individuels.
01:12D'ailleurs, une image nous a marquées hier, celle de Jean-Luc Mélenchon marchant aux côtés de Cyrielle Châtelain,
01:17la présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale.
01:19Une mise en scène de la France Insoumise pour accentuer les divisions au sein des écologistes, leur mettre aussi la
01:26pression.
01:26Mais on ne fait la quête à personne, répond Jean-Luc Mélenchon.
01:29En tout cas, la France Insoumise cherche à s'élargir, veut tenter de capitaliser sur la bonne dynamique sondagière.
01:35Mais c'est là aussi un paradoxe de la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
01:38Sans doute le mieux placé à gauche pour le premier tour, mais le moins bon au second tour,
01:43dans toutes les configurations à huit mois de l'élection présidentielle.
01:47– Merci beaucoup à vous, Anthony Lebos, en direct de la Drôme.
01:50Pour en parler, on va retrouver tout de suite Pouria Amir Chey.
01:53Vous êtes député écologiste et social de la 5e circonscription de Paris.
01:59Alors, certains écologistes participent justement à ces universités d'été.
02:03Jean-Luc Mélenchon qui propose aux écolos de discuter d'un possible accord pour 2027.
02:08Est-ce que vous lui dites oui aujourd'hui ?
02:10– Ah, de discuter toujours, oui.
02:13Vous avez vous-même signalé que les écologistes, des députés écologistes,
02:16se sont rendus aux amphis de LFI, parce que nous sommes des gens très polis.
02:21Quand on est invité, on se rend justement dans un lieu de débat.
02:25Et puis, pour ce qui concerne la suite, c'est-à-dire préparer la France pour les cinq années qui
02:30viennent,
02:30après huit années de macronisme, il y a effectivement urgence à s'entendre.
02:34D'abord, sur un programme, et on a quelques sujets à mettre sur la table.
02:38La question écologique, évidemment, ça ne va pas vous surprendre que je vous en parle,
02:42mais on sort d'une canicule qui a quand même laissé des traces, dans les corps comme dans les têtes.
02:48Et puis, il y a la question fiscale, on ne peut pas conduire de politique publique
02:51si on ne prend pas là où il faut et là où on peut, c'est-à-dire auprès de
02:55ceux qui ont les moyens.
02:56Il y a aussi la question des services publics, de l'hôpital et de l'éducation en particulier.
03:00Voilà des beaux sujets, des grands sujets sur lesquels, effectivement, il faut que toute la gauche
03:05soit en capacité de proposer aux Françaises et aux Françaises un chemin pour 2027.
03:10Alors, la France insoumise qui cherche donc à séduire les écolos.
03:13On va en parler avec vous, Bérangère Cernon.
03:14Vous êtes justement député LFI de l'Essonne.
03:17Alors, Jean-Luc Mélenchon est déjà candidat.
03:20Il refuse une primaire.
03:21Est-ce que c'est vraiment une proposition d'union
03:23ou est-ce que vous demandez aux autres de se ranger tout simplement derrière vous ?
03:29Bonjour.
03:30Il n'a jamais été question de se ranger derrière nous et de s'effacer.
03:34Au contraire, c'est qu'on estime que nos partis ont des points de convergence très importants.
03:39Ça a été rappelé sur la question de l'écologie, sur la question sociale,
03:42sur la question des répartitions des richesses.
03:44C'est des sujets essentiels pour notre société.
03:46C'est des sujets essentiels aussi dans notre programme.
03:48Et je suis persuadé que les écologistes, tous ceux en tout cas qui veulent changer les choses,
03:54peuvent apporter leur pierre à l'édifice.
03:56Il ne s'agit pas du coup de s'effacer derrière un candidat et de n'apporter rien.
04:01Au contraire, c'est d'apporter leurs idées, de débattre, de discuter, d'échanger.
04:06Et justement, de trouver les points de convergence pour gagner cette élection présidentielle de 2027,
04:09qui est une élection très importante,
04:12qui est sans doute un moment de bascule dans l'histoire de France.
04:14Et nous, nous sommes prêts à écrire cette nouvelle histoire.
04:17Est-ce que les autres sont prêts aussi à l'écrire avec nous, main dans la main, en travaillant en
04:22commun ?
04:23Parce que oui, on a besoin de s'unir face au capitalisme.
04:26On a besoin de s'unir face au racisme.
04:28On a besoin de s'unir face à tous ceux qui veulent rester dans le formol,
04:32et qui veulent réécrire l'histoire.
04:34Et bien nous, on le dit, il y a besoin de changer les choses en profondeur.
04:37Il y a besoin de réécrire cette constitution, de passer à cette sixième république.
04:41Eh bien, tous ceux qui veulent faire ce changement,
04:44eh bien, on leur tend la main.
04:46On est prêts à discuter, à échanger, à travailler avec eux.
04:49Et bien évidemment, ça a été rappelé aussi hier,
04:51à leur donner aussi des responsabilités dans l'écriture de ce changement.
04:55Alors, en besoin de s'unir avec un grand bloc social,
04:59ce sont les mots d'Olivier Faure.
05:01Tout à l'heure, on va l'écouter justement.
05:03Moi, je souhaite un bloc social et écologique
05:06qui permette d'appréhender les grands défis du moment,
05:10des différents, que chacun connaît avec les Insoumis,
05:13puisque c'est de nous dont vous parlez.
05:14Et donc, il y aura forcément deux offres à l'élection présidentielle.
05:17Il y aura la gauche insoumise,
05:18et puis il y aura le bloc social et écologique,
05:20que j'espère unis,
05:22qui permettra d'avoir une offre qui sera une offre performative aussi,
05:27parce qu'elle permettra non seulement d'arriver au deuxième tour,
05:29mais nous-mêmes de gagner à l'élection présidentielle.
05:31– Alexis Cuvillier, cette proposition de s'unir, ça peut prendre ?
05:35– On voit bien que maintenant, tout le monde constate
05:38que du côté de la gauche, il y a des alliances qui sont impossibles.
05:42Il y a ces gauches irréconciliables, comme on le dit,
05:45avec des socialistes que Jean-Luc Mélenchon juge tout à l'heure
05:49trop difficiles à l'égard de la France insoumise.
05:52Et donc, au milieu, ce sont les écologistes qui sont tiraillés.
05:55Vous aviez, il y a quelques instants, un député qui s'exprimait.
05:59Mais des écologistes qui sont tiraillés entre ceux qui vont souhaiter
06:03continuer les discussions avec les socialistes.
06:06On sait aussi que certains chez les écologistes sont tentés
06:09par la ligne de Raphaël Glucksmann.
06:11Et puis ceux qui sont tentés davantage par renouer le dialogue
06:16avec la France insoumise.
06:18C'était le sens de la présence de Cyrielle Châtelain hier aux Amphis,
06:22aux journées d'été de la France insoumise.
06:23Jean-Luc Mélenchon l'a dit tout à l'heure, avec les écologistes, avec les communistes,
06:27il y a un grand nombre de votes qui sont en commun au niveau de l'Assemblée nationale.
06:31Il y a aussi eu la volonté de censurer, de faire tomber le gouvernement.
06:35Or, avec les socialistes, ça n'était pas cette ligne-là.
06:38Ça rend les discussions extrêmement compliquées.
06:40Et comme le disent beaucoup, il va y avoir probablement deux candidatures.
06:44Marine Tondelet, elle, hier, la patronne des écologistes,
06:47a semblé encore défendre une alliance.
06:50Mais honnêtement, aujourd'hui, elle paraît illusoire.
06:53Alors, Bérengère Cernon, qu'est-ce que vous êtes prêts à céder concrètement
06:57pour que cette union soit possible ?
06:59Il faut des compromis, peut-être sur le programme,
07:01peut-être sur les circonscriptions, peut-être même sur le candidat.
07:08Écoutez, nous, on a lancé notre campagne présidentielle.
07:11On a un candidat, Jean-Luc Mélenchon.
07:12On a une dynamique, on a plus de 7000 personnes qui sont présentes sur site aujourd'hui.
07:16Il y a quelques jours, c'était plus de 800 jeunes qui se sont rassemblés
07:19pour discuter de l'avenir de ce pays.
07:21Et évidemment, il ne s'agit pas de tout remettre par terre
07:24et de repartir dans des grandes discussions pour repartir entre guillemets de zéro
07:27et puis rester au même niveau de ce qu'on a été il y a encore quelques mois.
07:31Maintenant, la discussion, elle est...
07:34Est-ce qu'on veut véritablement une politique de rupture de gauche ou pas ?
07:37Parce qu'aujourd'hui, ce que promet et ce que porte le Parti Socialiste,
07:41notamment avec leur candidat Raphaël Glucksmann de Place Publique,
07:44ce n'est pas une politique de gauche.
07:45C'est facile de se dire de gauche aujourd'hui.
07:47Sauf que la réalité, c'est ce qu'on met en place et ce qu'on fait surtout dans les
07:49actes.
07:50Parce qu'il y a ceux qui parlent et il y a ceux qui font.
07:51Aujourd'hui, nous, on a envie de faire.
07:53On a un programme qui est porté quasiment,
07:57irrémédiablement en tout cas, sur la question de l'écologie.
07:59On a été les premiers à porter la question des éco-régions.
08:02On a été les premiers à parler de la canicule, du réchauffement climatique,
08:06à apporter des solutions à tout ça.
08:08Et je suis persuadé que lorsqu'on se met autour de la table,
08:10lorsqu'on discute, les points de convergence, ils sont évidents.
08:13Donc, est-ce qu'on est capable de mettre, entre guillemets,
08:16chacun son petit égo de côté et de travailler ensemble ?
08:18Ou est-ce que c'est juste une histoire de personne ?
08:20Est-ce que c'est juste une question de présidentiable ?
08:23Et dans ce cas-là, en effet, oui, ce sera compliqué.
08:25En tout cas, nous, la porte est ouverte.
08:26On a accueilli des parlementaires d'Europe Écologie Les Verts avec plaisir.
08:30Aujourd'hui, on a Aurélie Trouvé qui est, avec les écologistes.
08:34Bref, en tout cas, la discussion, elle n'est pas rompue.
08:37Loin de là.
08:38Maintenant, si c'est pour alimenter une espèce de polémique,
08:41à savoir est-ce que Jean-Luc Mélenchon, c'est le meilleur ou pas ?
08:44Est-ce que patati patata ?
08:45Est-ce que c'est le pire des candidats pour le deuxième tour ?
08:47Je rappelle qu'avant le deuxième tour, il y a un premier tour.
08:49Il faut déjà être capable de le gagner.
08:51Pour rien, Amir Chahy, justement, mettre son égo de côté,
08:54ce sont vos mots, Béranger Cernon.
08:55Est-ce qu'une union de la gauche qui exclurait LFI est possible ?
08:58Est-ce qu'avec 100 LFI, justement, le PS peut-il espérer atteindre
09:02le second tour de la présidentielle ?
09:04Mais personne ne peut gagner tout seul.
09:06On a besoin de rassembler le pays.
09:08D'abord, les forces qui en ont le plus besoin,
09:11c'est-à-dire les classes sociales qui sont directement concernées
09:13par les dérégulations du moment, par l'appauvrissement
09:16de nombreux territoires du fait de l'absence des services publics
09:20qui sont directement frappés par les enjeux de canicule.
09:22Et puis, surtout, la France, elle est concernée, comme d'autres pays,
09:26par la tempête géopolitique qui est en train de porter son ombre sur le pays.
09:31Je rappelle, vous l'aviez dit en introduction de votre journal,
09:33que le conflit et l'agression russe en Ukraine continuent.
09:37Je rappelle ce qui se passe en Méditerranée
09:39avec la politique meurtrière, assassine et le sidère de Netanyahou à Gaza.
09:47Il y a une dérédiction du droit international.
09:48Trump s'attaque directement aux intérêts européens.
09:51Donc, il y a besoin quand même de comprendre que dans la tempête géopolitique,
09:54toutes les forces progressistes et attachées à l'unité du peuple,
09:58puisque c'est un thème cher à la France insoumise, doivent s'entendre.
10:01Donc, aucune exclusive, ce n'est pas la peine de jeter des anathèmes
10:03sur les uns et sur les autres.
10:05Ce qui compte, c'est de discuter d'une trajectoire sur les cinq prochaines années.
10:09Un président de la République, et derrière, j'espère, une majorité,
10:12est élu pour cinq ans.
10:13Pourquoi faire ? C'est la seule question.
10:14Et moi, je pense, je pense, pardon, je finis là-dessus,
10:17que nous sommes capables et surtout dans l'obligation
10:20de nous entendre sur cette feuille de route-là.
10:22C'est absolument indispensable.
10:24Sinon quoi ? Sinon l'extrême droite et ses nouveaux alliés.
10:28Car je rappelle qu'à l'Assemblée nationale,
10:30qui aujourd'hui est supplétif, voire même porte-voix
10:33du programme du Rassemblement national,
10:35non seulement ses nouveaux alliés comme Éric Ciotti,
10:37mais aussi une partie de LR,
10:39et je rappelle même qu'une partie des troupes de M. Édouard Philippe
10:42ont quand même souscrit à certaines détails.
10:43– Alors justement, justement, on va parler d'Édouard Philippe
10:47avec vous, Nathalie Loiseau, vous êtes en direct avec nous,
10:49députée européenne, on le rappelle, secrétaire nationale
10:51à l'international du parti Horizon.
10:54Bonjour, merci d'être avec nous.
10:55Alors est-ce que vous considérez qu'une gauche unie
10:58autour d'un même candidat pourrait devenir
11:00une menace électorale sérieuse pour le bloc du centre,
11:03du centre droit ?
11:05– Écoutez, la vraie question, c'est qu'est-ce qui est une menace
11:09pour notre pays et pour les Français ?
11:11Et aujourd'hui, il y a deux menaces internes,
11:13sans parler de la situation géopolitique,
11:15c'est l'extrême droite et l'extrême gauche.
11:17C'est le RN et c'est LFI,
11:20parce que Marine Le Pen, comme Jean-Luc Mélenchon,
11:25risquent d'amener notre pays à la ruine, au déclin,
11:28et nous n'avons pas les moyens
11:31de nous offrir des aventures populistes, démagogues,
11:35comme l'un et l'autre les proposent,
11:38avec parfois d'ailleurs des similitudes troublantes.
11:41C'est ça le vrai danger pour les Français.
11:44Et ce sont les adversaires d'Édouard Philippe,
11:46pas depuis un jour, une semaine ou un mois,
11:50mais depuis 2022, Édouard Philippe, son parti Horizon,
11:54le disent, le répètent et l'appliquent.
11:56Pour nous, c'est ni RN, ni LFI, ni Marine Le Pen,
12:00ni Jean-Luc Mélenchon.
12:02Bérangé Cernon, qu'est-ce que vous lui répondez
12:04quand Nathalie Loiseau évoque notamment une aventure démagogue ?
12:09Je vous avoue que c'est assez savoureux
12:11venant de quelqu'un qui a fait exploser le déficit commercial,
12:15qui a fait exploser la dette,
12:17qui a cassé le modèle social,
12:18qui casse les services publics.
12:20Bref, qui a réduit tout à néant à peu près.
12:22Donc je vous avoue que c'est assez savoureux
12:23quand on nous parle de chaos, de je ne sais quoi.
12:26Non, en réalité, c'est qu'on est les seuls aujourd'hui
12:28à avoir une véritable réponse à la souffrance des gens,
12:32à la souffrance des salariés,
12:33à la souffrance de tous ceux qui n'en peuvent plus finalement
12:36de ce modèle économique,
12:38qui s'attaquent toujours au même,
12:39qui s'en prennent toujours au même
12:40et surtout qui ne répondent pas à l'urgence climatique
12:42dans laquelle on est.
12:43Parce que c'est bien joli avec les beaux discours
12:45et puis de caricaturer absolument tout.
12:47Mais enfin, en attendant, les Français,
12:48ils n'ont pas à bouffer à la fin du mois.
12:50Ils souffrent de la canicule,
12:52ils souffrent des méga-feux.
12:53Bref, face à ça, il n'y a absolument aucune réponse.
12:56Et pour vous dire, pour que Monique Barbu dise même
12:58que finalement, le seul qui prend réellement en compte
13:01la question écologique, la question climatique,
13:03c'est Jean-Luc Mélenchon et depuis plus de 10 ans,
13:05je pense qu'il faudrait peut-être arrêter un petit peu
13:06les caricatures et puis que les gens
13:08qui ont été au pouvoir ces dernières années
13:09se posent un peu des questions
13:10et puis surtout regardent un petit peu leur bilan en face
13:12plutôt que de nous raconter tout
13:14et surtout n'importe quoi.
13:16– Nathalie Loiseau, qu'est-ce que vous répondez
13:18à Branger, à Cernan ?
13:19Et surtout, si les écologistes concluaient finalement
13:20un accord avec Jean-Luc Mélenchon,
13:22est-ce que pour vous, ça serait une ligne rouge
13:23qui est franchie ?
13:24– Écoutez, les écologistes feront exactement
13:27ce qu'ils veulent.
13:28Ce que je constate depuis des années,
13:30c'est que les écologistes s'occupent de tout
13:31sauf d'écologie et qu'ils sont beaucoup plus proches
13:34de la France insoumise que de quoi que ce soit d'autre.
13:37La France insoumise, dont on voit,
13:40sondage après sondage,
13:41que c'est le marche-pied de Marine Le Pen au pouvoir.
13:43Si c'est le choix des écologistes,
13:45eh bien, tant pis pour eux.
13:48Édouard Philippe, lui, n'a pas attendu
13:50la canicule de cet été pour être convaincu
13:54de la nécessité de lutter contre le changement climatique,
13:58de s'adapter au changement climatique.
14:00Il a fait des choses quand il était Premier ministre.
14:02Il a des propositions sérieuses, financées,
14:05qui ne nous obligent pas de choisir
14:07entre la fin du monde et la fin du mois.
14:10Là où Jean-Luc Mélenchon,
14:12il est dans l'idéologie,
14:14il est dans le « y'a qu'un faucon ».
14:16Il ne dit pas avec quel argent
14:17il financerait ses visions grandioses.
14:21Madame Barbu, qu'est-ce que vous voulez,
14:22Madame Barbu, c'est malheureusement,
14:24pas forcément la ministre la plus convaincante
14:26de ce gouvernement.
14:26Elle a l'air d'être convaincue par Jean-Luc Mélenchon.
14:29Elle voulait démissionner,
14:29ne veut plus démissionner.
14:31Grand bien lui fasse.
14:332027, c'est sérieux.
14:35Les Français attendent qu'on les prenne au sérieux,
14:37qu'on ait des propositions sérieuses.
14:39– Pourriez-en, vous vouliez justement répondre
14:41à Nathalie Loiseau.
14:42Je vous laisse la parole.
14:44– Oui, je vous remercie.
14:45D'abord, Madame Loiseau,
14:46vous parlez de l'extrême droite comme un danger,
14:47mais vous êtes connaisseuse.
14:48Vous avez été au but dans ce groupuscule d'extrême droite,
14:50donc vous connaissez mieux, en effet.
14:52Et puis surtout, sur le fond,
14:53puisque vous parlez de l'écologie.
14:55Écoutez, ça fait depuis des années 70
14:57que les écologistes très bien alertent
14:59sur les risques de déréliction de la planète,
15:01sur le réchauffement planétaire,
15:03sur le besoin de renforcer les mesures.
15:04Et je rappelle, Madame,
15:06que ça fait 9 ans que vous êtes au pouvoir.
15:07Vous avez tout mis à bas.
15:08Vous avez réduit par 4 le fond vert.
15:10Vous avez désarmé les collectivités locales
15:13dans leur capacité à agir.
15:14Et ça s'est vu, notamment,
15:15lorsque les départements vous ont dit
15:16que les pompiers étaient en incapacité stratégique.
15:18Et que les pompiers eux-mêmes, d'ailleurs,
15:19ont souligné leur incapacité stratégique
15:21du fait des baisses de dotation.
15:24La responsabilité, en vérité,
15:25de l'état catastrophique dans lequel
15:28risque de sombrer le pays,
15:30c'est vous qui l'avez.
15:31Et l'avez intégralement.
15:32Je rappelle que vous avez beau vous démarquer
15:35de la ministre de l'Écologie,
15:38mais votre propre parti
15:40a été directement à la tête de ce gouvernement.
15:43C'est M. Édouard Philippe
15:44qui était quand même Premier ministre
15:45d'Emmanuel Macron.
15:47En tout cas, on ne réussira pas
15:49à vous mettre d'accord
15:50sur le bilan du quinquennat
15:51des quinquennats d'Emmanuel Macron.
15:53Non, ça, je vous garantis.
15:53Non, on est fait.
15:54Macron, mais voilà.
15:55La gauche va-t-elle réussir
15:56à s'unir autour d'un même candidat ?
15:57C'est la question qui va se poser
15:58ces prochaines semaines, ces prochains mois.
16:00Merci à tous les trois d'avoir été en direct
16:02avec nous sur BFM TV.
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