00:00Non, mais au risque de vous surprendre, dans cette passe d'armes entre Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe,
00:07je pense que Jean-Luc Mélenchon a raison sur les silences d'Édouard Philippe.
00:14Ce qui est plus cohérent.
00:15Au-delà des mesures chocs qu'annonce Édouard Philippe,
00:20si Édouard Philippe, dans la faisabilité et la mise en œuvre de ces mesures,
00:27se refuse à s'attaquer notamment au Conseil constitutionnel et se contente d'ajustements juridiques,
00:34on sait qu'à coup sûr, à part le renforcement de la marine nationale dans les eaux de Mayotte,
00:43on sait que tout le reste sera retoqué, sera inefficace, ne pourra pas être mis en œuvre.
00:49Et donc, la question que posent Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe,
00:53de savoir comment il met en œuvre cette politique, comment il met en œuvre ces annonces
00:57qui lui ont permis d'exister le temps de quelques jours dans le débat public,
01:04alors qu'on avait l'impression qu'il avait un peu disparu cet été,
01:07elle reste absolument essentielle.
01:10C'est-à-dire qu'au-delà de ces annonces,
01:12au-delà de ces annonces qui d'ailleurs sont en résonance avec un certain nombre d'aspirations
01:17des Mahorais qui font bien évidemment de la question de ces flux mineratoires
01:22une question prioritaire pour leur île qui est aujourd'hui submergée,
01:27une île où il y a plus de la moitié de la population
01:29qui n'est pas aujourd'hui française,
01:32mais pour partie d'origine comorienne et de l'autre africaine,
01:38cette question, elle est essentielle.
01:40Mais les réponses telles que les apportent sans prendre en charge
01:44la dimension constitutionnelle du sujet rend finalement ces annonces,
01:51des effets d'annonce et non quelque chose d'effectif
01:54ou en tout cas de réalisable dans l'avenir.
01:58Sous-titrage Société Radio-Canada
01:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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