00:00Le coupable, là, aujourd'hui, est forcément un dossier.
00:03C'est un dossier qui est sur un bureau d'un juge, d'un procureur ou d'un contrôleur judiciaire.
00:08Ça nous prouve quoi, ce bracelet anti-rapprochement ?
00:11Ça nous prouve que la technologie n'est pas efficace
00:14quand on n'a pas identifié la dangerosité de l'individu ou du suspect,
00:18même s'il y a un contrôle derrière.
00:19Parce que ce bracelet a été paramétré pour un individu, pour une femme en particulier.
00:25Il y a 800 kilomètres qui séparait Sonia Bellini, qui, hélas, la victime, tuait sauvagement.
00:31Aujourd'hui, le coupable, il n'est plus présumé.
00:33Il est bien coupable. Je ne sais pas s'il faut dire présumé ou pas.
00:36Si, il faut le dire.
00:38Présumé coupable, il y a 800 kilomètres.
00:40Le bracelet n'a rien détecté. Pourquoi ?
00:42Parce qu'il n'a pas été paramétré pour une autre femme en particulier.
00:47Donc, 800 kilomètres, rien n'a été fait pour ça.
00:51Vous parliez de l'Espagne. L'Espagne a un autre système.
00:53L'Espagne a un système qui s'appelle Viogène et qui, lui, recalcule toutes les 24 heures.
00:57L'algorithme recalcule toutes les 24 heures la dangerosité de l'individu
01:01en recoupant les données de la police et les données civiles qu'on a sur l'individu.
01:07Donc, ça n'a pas empêché l'assassinat de Sonia Bellini, hélas.
01:12Et je crois que la place de cet individu, il faut recalabrer ça,
01:16mais la place de cet individu était en prison.
01:18Ce chiffre référent de un tiers, aujourd'hui, des criminels connus par la police,
01:24sont récidives.
01:26Donc, ce sont des gens qui sont connus, soit sous OQTF,
01:28soit qui ont déjà commis un crime ou un délit.
01:31Et c'est eux qui repassent à l'acte.
01:33Donc, aujourd'hui, force est de constater que la technologie,
01:35en tout cas celle des bars, n'est pas efficace dans ces cas-là.
01:39– Et puis, on le voit aussi, s'il y a de nouveaux passages à l'acte,
01:42Raphaël, c'est vrai pour ce sujet, comme malheureusement sur tant d'autres,
01:45c'est que la réponse pénale n'a pas été à la hauteur,
01:47ou en tout cas n'a pas été dissuasive.
01:49Si un homme, le message qu'on lui envoie,
01:51c'est condamné pour violence conjugale, c'est un bracelet à la cheville,
01:56eh bien, forcément, il se dit qu'il reste libre,
01:58et libre notamment de récidiver.
02:00– On a délégué à la technique, à la technologie,
02:04le soin de pallier l'insuffisance de places de prison dont on dispose.
02:10Donc, en fait, il n'y a pas eu de réponse pénale suffisamment forte
02:15pour que l'individu qui s'était rendu coupable de violence conjugale
02:19réalise la portée de ses actes.
02:23Aujourd'hui, on voit que, parce que je me permets de reprendre
02:27ce que vous avez pu dire.
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