- il y a 4 jours
Tous les soirs et pendant tout l’été, CNEWS vous propose un rendez-vous consacré à la politique de 21h à minuit
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00:00:00Bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver dans 100% politique été.
00:00:03Nous sommes ensemble jusqu'à 23h pour vous accompagner autour de ce plateau.
00:00:07Olivier Pardo, avocat. Olivier, très heureux de vous retrouver.
00:00:10Bonsoir Olivier.
00:00:11Fabrice Acogne est également avec nous, entrepreneur.
00:00:14Bonsoir Fabrice.
00:00:15Bonsoir Olivier.
00:00:15C'est vrai que la situation budgétaire en France est assez inquiétante.
00:00:18Vous nous direz en tant que chef d'entreprise, vos craintes, vos perspectives.
00:00:21On verra ça tout à l'heure.
00:00:22Mais avant, on va faire un point complet sur l'actualité avec Pauline Trevzer qui était également avec nous.
00:00:28Pauline, bonsoir.
00:00:29Toutes les infos, c'est avec vous tout de suite.
00:00:36Bonsoir Olivier.
00:00:37Bonsoir à tous.
00:00:38À la une de votre journal, Raphaël Glucksmann se lance dans la course à l'Elysée.
00:00:43Le député européen et leader de Place Publique a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2026.
00:00:50Le candidat participera à la primaire social-démocrate organisée en octobre par l'EPS et son propre parti Place Publique.
00:00:57Dans les derniers sondages, il est crédité de 10 à 12% dans les intentions de vote du premier tour
00:01:03de la présidentielle.
00:01:05Dans le Val-de-Marne, un drame familial sanglant s'est produit dans la nuit de samedi à dimanche.
00:01:10À Sucy-en-Brie, une femme a été retrouvée morte à son domicile.
00:01:14Son fils a été interpellé et placé en garde à vue.
00:01:17Six policiers ont été légèrement blessés lors de l'intervention.
00:01:20Une enquête pour homicide volontaire sur ascendant a été ouverte par le parquet de Créteil.
00:01:26À Aurillac, un policier et un manifestant ont été blessés samedi lors d'un rassemblement non déclaré contre les violences
00:01:33policières.
00:01:34En marge du festival international de théâtre de rue, des poubelles ont également été brûlées et des vitres cassées dans
00:01:41le centre-ville.
00:01:42L'édition 2025 avait déjà été marquée par des violences contre les forces de l'ordre.
00:01:47À l'international, Kiev s'attaque au géant du e-commerce russe au Zon.
00:01:52Pour la deuxième journée consécutive, un site logistique du groupe a été touché par une attaque de drone.
00:01:58Cette fois dans la région d'Aurembourg.
00:02:00Plus de 300 employés ont été évacués et l'activité du site a été suspendue.
00:02:04Dans le même temps, près de Saint-Pétersbourg, un incendie a ravagé un entrepôt après une frappe de drone ukrainien.
00:02:11Jacques Moretti, le patron du bar Le Constellation à Cran-Montana, a été placé en détention provisoire pour des violences
00:02:19présumées sur son épouse.
00:02:20Des faits qui se seraient déroulés dans la nuit du 11 au 12 août à leur domicile dans le Valais.
00:02:26Jessica Moretti a dû être hospitalisée.
00:02:29Cette détention n'est pas liée à l'enquête sur l'incendie du Constellation qui avait fait 41 morts et
00:02:34115 blessés le soir du Nouvel An.
00:02:36Une procédure distincte dans laquelle Jacques Moretti reste mis en cause.
00:02:41Merci beaucoup Pauline.
00:02:42On va vous retrouver tout à l'heure pour un nouveau point complet sur l'actualité.
00:02:45Actualité marquée, ça va Olivier Pardo, ça commence.
00:02:47Les prétendants à la présidentielle, Raphaël Glucksmann ce soir qui se dévoile.
00:02:51Et puis on y reviendra aussi tout à l'heure, Jean-Luc Mélenchon avec son université d'été et son
00:02:56meeting.
00:02:57Il s'en est pris au préfet, après s'en est pris à la police.
00:02:59Ça va être une année en tout cas qui va démarrer très vite et intéressante.
00:03:04C'est intéressant.
00:03:05Ce que je n'arrive pas à voir, c'est si M. Glucksmann, en dehors de dire qu'il est
00:03:12contre LFI, contre le Rassemblement National, a-t-il une voix ?
00:03:17A-t-il une novation ?
00:03:19Quelle est sa différence avec Gabriel Attal par exemple ?
00:03:21Je n'arrive pas à la voir.
00:03:22Je n'arrive pas à déterminer quelle est la ligne politique.
00:03:27Alors moi je trouve formidable que la gauche non-mélenchoniste ait un champion.
00:03:33encore faut-il que ce champion soit armé.
00:03:36Et honnêtement, je trouve qu'il a sûrement des qualités, sûrement des convictions, mais je ne trouve pas qu'il
00:03:43est l'ossature d'un homme d'État entraînant la population.
00:03:48Nous avons un danger majeur qui s'appelle Jean-Luc Mélenchon, qui peut être au second tour de l'élection
00:03:53présidentielle.
00:03:54Ça veut dire qu'un antisémite notoire, qui fait de l'antisémitisme une de ses priorités, qui fait de l
00:04:01'antipolis une de ses priorités, peut être au second tour de l'élection présidentielle.
00:04:06Et antipréfet, maintenant.
00:04:08Et on va en parler largement tout à l'heure.
00:04:10On va revenir sur le meeting de Jean-Luc Mélenchon.
00:04:13Quand on sait combien les préfets se sont mobilisés tout l'été face aux incendies, d'attaquer ses serviteurs de
00:04:20l'État.
00:04:21C'est-à-dire, qu'est-ce qu'il veut ? Une sédition permanente ? Il veut une révolution totale
00:04:26? Il veut les pendre haut et court ?
00:04:28C'est ça ? C'est Robespierre avec des habits de clown ?
00:04:32Et ce qui nous fait dire que les slogans qui ont été entendus à Aurillac, ils ne sortent pas de
00:04:38nulle part.
00:04:39Pourquoi ? Puisqu'à la une de l'actualité ce soir, cette galaxie d'extrême gauche qui a encore frappé.
00:04:44En marge du festival international de rue, ça s'est passé à Aurillac, donc dans le Cantal, près de 800
00:04:50personnes se sont rassemblées.
00:04:52Alors pour une manifestation, je ne sais pas si c'est le bon terme, puisqu'elle n'était pas déclarée,
00:04:56elle était non autorisée.
00:04:57En tout cas, un rassemblement dit contre les violences policières.
00:05:00Je mets entre guillemets, ça c'est l'expression de l'extrême gauche.
00:05:04Une centaine de black blocs et des cris anti-police.
00:05:07Résultat, des palits de sades arrachés, des containers incendiés.
00:05:10La porte de la préfecture également enfoncée et des projectiles lancés.
00:05:15Bref, les forces de l'ordre ont dû se défendre, sortir des gaz lacrymogènes.
00:05:18Un CRS a été blessé par une bouteille en verre.
00:05:22Je vous propose d'écouter Marlène Austache, policière, secrétaire départementale Alliance Police 63.
00:05:28Elle nous détaille précisément ce qui s'est passé.
00:05:31On était un petit peu prévenus qu'il pouvait y avoir cette manifestation,
00:05:34puisqu'un tag avait été notifié sur les murs, disant Saint-Solene, on ne pardonne pas, manif, samedi 17h.
00:05:42Donc les policiers étaient un petit peu, si vous voulez, en alerte.
00:05:44Et ils s'étaient préparés, les CRS étaient prêts.
00:05:48Sauf qu'à ce moment-là, quand tout se passe et qu'à ce moment-là, les policiers en civil
00:05:52et les policiers en tenue, ceux de la BAC du GSP et les policiers locaux, sont acculés et se retrouvent
00:06:00un peu à mal.
00:06:03Les CRS, eux, étaient en dynamique.
00:06:05Ce qu'on appelle en dynamique, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas équipés en maintien de l
00:06:07'ordre.
00:06:08Donc pendant ce temps, ils sont allés s'équiper.
00:06:10Et lorsqu'ils s'équipent, c'est à ce moment-là que c'est devenu un petit peu problématique et
00:06:15dangereux pour mes collègues sur le terrain.
00:06:17Mes collègues étaient bien sûrs sur leur garde.
00:06:19On le savait éperdument que depuis l'année dernière, c'était très très violent.
00:06:24L'année d'avant, ça avait commencé un petit peu.
00:06:26Et cette année, c'était reparti pour.
00:06:28Ils étaient entre 200 et 300.
00:06:30Alors, nous allons aller plus loin avec Olivier Vial, qu'on connaît bien, spécialiste des radicalités notamment.
00:06:36Olivier Vial, bonsoir.
00:06:37Merci d'être avec nous pour revenir sur ces violences contre les policiers à Aurillac.
00:06:42Ce n'est pas la première fois d'ailleurs.
00:06:43L'année dernière, déjà, dès la première nuit, il y avait une nuit d'affrontement, me semble-t-il.
00:06:48Huit policiers d'ailleurs avaient été blessés.
00:06:51Donc, peut-être un mot déjà sur ce contexte de festival international de rue à Aurillac.
00:06:57Vraisemblablement, c'est un lieu de retrouvailles pour tout ce qui est groupuscule, Antifa, Black Bloc et autres anarchistes.
00:07:05En fait, dans la galaxie, effectivement, on a une galaxie aujourd'hui d'ultra-gauche qui aime beaucoup ces festivals.
00:07:10On les voit donc à Aurillac.
00:07:12Il y a eu aussi le cas, il y a quelques mois, à Chalon-sur-Saône, où il y a
00:07:16un festival, cette fois-ci, des Arts de la rue.
00:07:18Là, c'est du théâtre de rue.
00:07:19Et à chaque fois, il y a des groupuscules qui viennent en marge du festival pour faire autre chose que
00:07:26de la culture,
00:07:28mais qui sont vraiment là dans une logique extrêmement politique.
00:07:32Et ce qui s'est passé à Aurillac, effectivement, vous l'avez dit, en 2025, il y a eu trois
00:07:36nuits d'affrontement,
00:07:37donc beaucoup plus que cette année, avec huit policiers blessés,
00:07:41et déjà une volonté politique d'imposer leur mot d'ordre et surtout leur façon de vivre.
00:07:48C'est-à-dire qu'en réalité, ce qu'ils veulent, c'est pouvoir vendre ce qu'ils veulent ou
00:07:53ils veulent sans payer de taxes,
00:07:54donc des marchés, des stands au noir et des marchés au noir.
00:07:57Ils veulent pouvoir s'installer et installer leurs tentes en dehors des zones prévues,
00:08:02de façon à imposer leur présence politique sur le territoire.
00:08:07Ça, c'était ce qui s'était passé en 2025, c'est ce qui s'est repassé en 2026,
00:08:11mais où c'est doublement politique cette année, c'est qu'il y a eu un changement,
00:08:16qui est un changement important, c'est que pour la première fois depuis 50 ans,
00:08:20cette ville est passée à droite lors des dernières municipales,
00:08:23et le nouveau maire, Patrick Casagrande, avait voulu justement rencadrer,
00:08:28avoir un peu plus de sécurité pour éviter les problèmes de 2025.
00:08:31Et dès cinq ou six jours avant le festival,
00:08:36la CGT avait publié une lettre ouverte à tous les festivaliers
00:08:39en leur disant qu'il fallait se mobiliser parce que leur festival allait être menacé par l'arrivée de la
00:08:44droite.
00:08:44Et donc on a effectivement, dans ce cadre-là, cette mobilisation qui est clairement une mobilisation politique,
00:08:50et la question des violences policières, c'est simplement un prétexte pour eux.
00:08:55C'est le mot d'ordre qui permet de rassembler toutes les familles de l'ultra-gauche
00:08:59derrière le plus petit dénominateur commun.
00:09:02Donc ce n'est pas du tout les questions des violences policières,
00:09:05parce qu'en réalité, il ne s'est rien passé de très grave dans cette ville-là,
00:09:09mais c'était un moyen de trouver un mot d'ordre qui permet de mobiliser les festivaliers
00:09:16et parmi les festivaliers, d'introduire une centaine de militants beaucoup plus durs,
00:09:22beaucoup plus radicaux, qui ont pu profiter de cette masse de festivaliers
00:09:27pour eux commettre des actions violentes.
00:09:29Alors c'est intéressant ce que vous nous dites, puisque là, vraisemblablement,
00:09:32ce n'était pas des groupuscules nébuleuses, un peu fluides, je dirais,
00:09:38vulgairement appelés, on les appelle les punta-chiens, vous savez, de temps à autre.
00:09:41Là, j'ai le sentiment qu'on aurait pu voir à Sainte-Soligne, par exemple.
00:09:46Tout ça, c'est la même sphère.
00:09:49Oui, en fait, il y a beaucoup de styles différents.
00:09:54Dans ce genre de public, dans ces festivaliers des théâtres de rue et des heures de la rue,
00:09:59il y a toujours une partie des gens qui sont au moins sympathisants de cette cause-là.
00:10:02Mais parmi eux, effectivement, il y a des gens qui ont un mode de vie qu'on appelle autonome,
00:10:08qui essaient de se poser en dehors des systèmes capitalistes.
00:10:11Et donc, effectivement, eux, ce sont eux qui ont essayé de créer des fausses tendes
00:10:16pour vendre certains de leurs babioles, parce que c'est comme ça qu'ils se financent.
00:10:19Ce sont eux qui ont essayé de créer un camping en dehors des zones prévues
00:10:27pour imposer des tentes gratuites et être en capacité de montrer qu'ils étaient capables
00:10:32de vivre en dehors du système.
00:10:33Et ça, c'est quelque chose qu'on voit très régulièrement dans ce genre de festival.
00:10:37Ce sont souvent des militants qu'on appelle des autonomes,
00:10:39qui vivent la plupart du temps dans des zones style des ZAD ou des zones autonomes.
00:10:44Et effectivement, ces gens-là sont radicalement violents.
00:10:48Et très fréquemment, on les retrouve dans les actions comme à Sainte-Soligne, etc.
00:10:53Et là, pour le coup, c'est exactement ce qui s'est passé.
00:10:56Avec en plus, ce qui est nouveau en tout cas pour moi, c'est effectivement cet appel de la CGT
00:11:02qui a fait cette lettre ouverte quelques jours avant, histoire de faire monter la sauce
00:11:07et de donner un prétexte à ces militants les plus radicaux de trouver un moyen de se réunir
00:11:13et d'essayer de refaire ce qu'ils avaient fait en 2025,
00:11:17même s'il faut saluer l'action et les forces de l'ordre et la nouvelle municipalité,
00:11:21parce que finalement, grâce aux dispositifs qui ont été mis en place,
00:11:24il y a eu beaucoup moins de violence.
00:11:26Une seule nuit, alors qu'il y avait eu trois nuits, beaucoup moins de dégradation.
00:11:29En 2025, c'était plusieurs dizaines de milliers d'euros de dégâts.
00:11:33Et malheureusement, deux personnes qui ont été blessées, dont un policier,
00:11:38en 2025, c'était huit, donc c'était encore plus.
00:11:41Donc cette volonté de reprendre un petit peu la main par les forces de l'ordre
00:11:46et par la nouvelle municipalité a finalement été efficace.
00:11:49Mais effectivement, on voit qu'il y a une vraie volonté d'en découdre parmi ces militants-là
00:11:54qu'on retrouve aujourd'hui dans presque tous les festivals.
00:11:56J'ai une dernière question avant de vous libérer, Olivier Vial.
00:11:59Nous le savons, nous l'avons évoqué d'ailleurs au début de cette émission.
00:12:01Nous rentrons dans une campagne présidentielle, une année qui va être décisive.
00:12:06Est-ce qu'on peut s'attendre à une radicalisation de ces groupuscules tout au long de l'année ?
00:12:10Est-ce qu'il y aura des événements finalement qui risquent de permettre à tous ces groupuscules
00:12:18d'être violents face aux forces de l'ordre ?
00:12:20Oui, il y a deux choses qui se passent, qui sont à surveiller.
00:12:24Un, il y a effectivement une montée de la radicalisation qui est parallèle
00:12:29au fait que l'audience des mouvements écologistes classiques, par exemple, a diminué.
00:12:34Les soleillements de la terre mobilisent beaucoup moins qu'avant,
00:12:37mais par contre, ils ont des gens qui sont beaucoup plus radicaux
00:12:40et qui sont passés de la désobéissance civile à l'action directe,
00:12:44ce qui explique qu'on a une augmentation de la montée des sabotages,
00:12:47qu'on a une augmentation de la violence dans les moments où justement il y a des rassemblements.
00:12:52Et il y a un autre élément qu'il faudra surveiller,
00:12:54c'est sur la question effectivement des violences policières,
00:12:57qui est devenu un mot d'ordre qui pour le coup est extrêmement large
00:13:00et qui arrive à mobiliser au-delà de cette sphère purement militante et activiste.
00:13:07Et on voit aujourd'hui dans les milieux étudiants, par exemple,
00:13:10des gens qui sont de plus en plus sensibles et sensibilisés à ça
00:13:13et qui réagissent finalement à ce mot d'ordre de façon très importante
00:13:17et peuvent se mobiliser sur ce mot d'ordre-là.
00:13:19Donc on a les deux choses qui vont se passer.
00:13:21Effectivement, d'ailleurs, on voit que LFI l'a bien compris
00:13:24puisqu'il le met en avant très très régulièrement.
00:13:26On a des députés LFI qui quasiment chaque semaine
00:13:29essaient de remettre sur la table la question des violences policières
00:13:32parce qu'ils savent qu'aujourd'hui, c'est un des points communs,
00:13:36un des éléments de langage qui permet de fédérer des familles de leur électorat très différentes.
00:13:42Ça va des militants activistes d'ultra-gauche jusqu'à une jeunesse étudiante
00:13:47qui est assez loin des modes de vie de ces militants-là
00:13:53mais qui pour coup se retrouve sur ce mot d'ordre.
00:13:54Merci beaucoup Olivier Vial, spécialiste des radicalités.
00:13:58J'ai envie de dire, en résumé, Fabrice Hakoun,
00:14:00ce qui a été scandé à Aurillac, ce que l'on a vu à Aurillac,
00:14:05c'est la version violente au fond du discours que la France Insoumise tient publiquement
00:14:10sur la poésie, notamment depuis Sainte-Seline.
00:14:12La version violente, le discours est lui-même extrêmement violent
00:14:16avec le refus, en tout cas le souhait de ne plus pénaliser
00:14:23l'apologie du terrorisme.
00:14:24On sent bien qu'il y a tout un terrain qui est en train d'être préparé.
00:14:28Alors il y a plusieurs questions.
00:14:29D'abord vous avez la position de la CGT.
00:14:32Elle est partout la CGT, sauf là où on l'attend en ce moment.
00:14:34On a des salariés qui souffrent, des travailleurs qui souffrent,
00:14:36en particulier dans les centraux d'appel, etc.
00:14:38Et la CGT est partout, sauf là où on l'attend.
00:14:39Et ça fait bien.
00:14:40Et donc ça pose un problème majeur.
00:14:43Et puis après vous avez un problème démocratique et de souveraineté.
00:14:46L'État ne contrôle plus, parce que c'est un festival international
00:14:50dans lequel l'extrême-gauche, vous savez l'extrême-gauche c'est une nébuleuse
00:14:52qui est très internationaliste, qui n'est pas fixée à des frontières.
00:14:55Donc vous avez des gens de tous les horizons qui viennent dans ces événements-là.
00:14:58Donc vous avez on ne contrôle pas qui entre chez nous,
00:15:00parce que là vous avez un certain nombre d'étrangers,
00:15:02je parle allemand, hollandais, etc.
00:15:04Donc qui sont parmi ces populations-là.
00:15:07On l'a vu à Sainte-Soline, on l'a vu dans toutes les âges.
00:15:09Vous avez des gens de tous les pays d'Europe qui viennent,
00:15:11de toutes les extrêmes-gauches d'Europe qui viennent et qui participent.
00:15:14Mais on ne contrôle pas et on n'empêche pas et on ne reconduit pas
00:15:16à ceux qui devraient être reconduits chez eux, c'est la première chose.
00:15:18Et puis vous avez des maires aujourd'hui qui n'ont plus la main sur leur ville.
00:15:21C'est-à-dire que normalement, ceux qui contestent la politique d'un maire,
00:15:24ce sont les habitants de la ville.
00:15:26Ce ne sont pas des gens qui viennent de l'extérieur pour un festival.
00:15:28Donc là on est complètement à côté de la plaque sur l'ensemble.
00:15:32On n'a plus de souveraineté, plus d'autorité de l'État.
00:15:34Là c'est une incarnation de l'état de déliquescence.
00:15:38Et on en parlait aussi pour le piratage de l'ADGF, c'est pareil.
00:15:42C'est un état de déliquescence de l'appareil d'État.
00:15:43L'appareil d'État est en déliquescence totale à tous les niveaux.
00:15:46Alors nous allons revenir dans un instant sur une phrase précise prononcée
00:15:50par Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui lors des universités d'été
00:15:53puisqu'après la police, il s'en est pris au préfet.
00:15:55Mais je vous observais Olivier Pardot et je vous sens inquiet.
00:15:58On vous a entendu déjà au début de cette émission
00:16:01sur cette dynamique de la France insoumise,
00:16:03sur le discours de la France insoumise,
00:16:05sur ces violences de l'excrême gauche que nous avons encore vues à Aurillac.
00:16:09Et je vous sens profondément inquiet.
00:16:11Et il y a de quoi ?
00:16:12Vous avez raison.
00:16:14Dans le sens où je voudrais faire l'enchaînement logique
00:16:18qu'entraîne le discours de Jean-Luc Mélenchon.
00:16:21Les mots ont des conséquences factuelles extrêmement vives.
00:16:25Quand vous mettez des cibles sur une partie de la population,
00:16:31par les mots, c'est-à-dire par exemple quand vous dites la police tue,
00:16:34il est logique que si la police tue,
00:16:37des gens qui sont confrontés à la police vont légitimer une certaine violence.
00:16:44Quand vous dites également que la droite ou le Rassemblement national sont fascistes,
00:16:51il est logique que lorsque vous êtes face à des fascistes,
00:16:54la violence devient en quelque sorte légitime.
00:16:58quand vous faites cette tech news mondiale en disant qu'Israël est génocidaire,
00:17:04qu'on entendait Israël, les Juifs sont génocidaires,
00:17:07il est logique qu'on tape.
00:17:09Voyez-vous, ce qui est grave dans le discours de Jean-Luc Mélenchon,
00:17:13c'est qu'un représentant politique, c'est une personne de confiance pour beaucoup d'électeurs,
00:17:18au sens premier du terme, c'est-à-dire que c'est une personne à qui d'autres font confiance.
00:17:22Et quand celui-ci dit des mots comme cela,
00:17:26à ce moment-là, il rompt complètement cette confiance.
00:17:29Il a une responsabilité puissante, une responsabilité que l'histoire jugera,
00:17:34parce qu'il est en train de déterrer les plus vieux démons de la France contemporaine.
00:17:42Et cela est extraordinairement grave.
00:17:44C'est-à-dire, ce n'est pas une histoire de minorité,
00:17:47c'est une histoire où tout l'édifice s'en prend.
00:17:50Et je sais que vous allez y venir, il y a maintenant les préfets.
00:17:54Et quand les préfets, on sait que c'est les tissus d'État de la République au sein des régions,
00:18:00ça devient extraordinairement dangereux.
00:18:01Mais vous voyez comment les mots entraînent les actes.
00:18:05Parce qu'on va l'écouter, justement, vous en pariez.
00:18:07Qu'est-ce qu'il a dit aux préfets ?
00:18:08Il les a sommés de retourner dans leur bureau.
00:18:11Aujourd'hui, en clôture des universités de LFI, le candidat des Insoumis a donné un meeting.
00:18:18Et selon lui, les préfets, les représentants de l'État,
00:18:20devraient même présenter un salut militaire réglementaire aux députés de la France Insoumise.
00:18:26Une nouvelle fois, après les policiers, là, il s'attaque à d'autres serviteurs de l'État.
00:18:31Les préfets, si vous ne me croyez pas, on va l'écouter.
00:18:35Nous voulons un État impartial, où des préfets qui sont priés de retourner dans leur bureau
00:18:44et de cesser de faire des procès aux députés insoumis,
00:18:49devant lesquels, comme devant n'importe quel député, ils doivent faire un salut militaire réglementaire.
00:18:56Nous ne sommes pas vos copains.
00:19:02Et dans un instant, nous serons justement avec un serviteur de l'État,
00:19:05en tout cas qui a servi l'État, Philippe de Gestas, ancien sous-préfet, notamment et pas seulement.
00:19:10Mais c'est vrai que là, c'est particulièrement inquiétant.
00:19:13C'est-à-dire qu'on entend un Jean-Luc Mélenchon qui, s'il est au pouvoir,
00:19:16veut mettre au garde-à-vous les préfets devant les députés.
00:19:20Donc, il y a juste, on va lui donner un petit cours de droit constitutionnel,
00:19:25il y a en France un pilier de la démocratie qui s'appelle la séparation des pouvoirs.
00:19:30Donc, en quoi un membre de l'exécutif, puisque les préfets sont membres de l'exécutif,
00:19:35c'est la courroie de transmission de l'exécutif,
00:19:36devrait se mettre au garde-à-vous devant un représentant du pouvoir législatif.
00:19:41Donc déjà, on a un problème, même s'ils sont chacun au service les uns des autres.
00:19:44Ça, c'est la première chose.
00:19:45Après, les préfets font un travail remarquable, et c'est tout le contraire qu'il faut.
00:19:48Les préfets, on les attend sur le terrain, pas dans leur bureau.
00:19:50Donc, honnêtement, ce qu'il veut simplement, c'est casser un corps
00:19:52qui a déjà été mis à mal par Emmanuel Macron, le corps préfectoral.
00:19:56Il veut l'achever dans une logique de tribun, avec une relation directe avec le peuple.
00:20:01Or, quand on est 70 millions d'habitants, on a besoin de courroies de transmission et de représentants.
00:20:05Philippe de Gestas est avec nous, Olivier Pardois.
00:20:07Allez-y.
00:20:08Et Philippe de Gestas, on va aller plus loin.
00:20:11Enfin, qu'est-ce que ça veut dire faire un salut militaire auprès des députés ?
00:20:14Mais attendez, où il veut nous amener ?
00:20:16Là, moi, j'entendais Doriot.
00:20:18C'était des propos qui sont sur le ton de ces gens de gauche qui se sont tournés vers des
00:20:30républiques autoritaires
00:20:32et une forme d'attitude quasiment fascisante en disant « je veux les gens qui me fassent des saluts militaires
00:20:38».
00:20:38C'est hallucinant. Philippe de Gestas, qu'est-ce qu'il en pense ?
00:20:41Ancien officier et surtout ancien sous-préfet également.
00:20:44Cher Philippe, bonsoir, très heureux de vous retrouver.
00:20:48Je souhaitais avoir votre réaction après ces propos assez hallucinants du leader de la France insoumise
00:20:54qui ordonne au préfet, je le rappelle, de retourner dans leur bureau.
00:20:58Il prétend qu'il devrait leur faire un salut militaire.
00:21:01N'est-ce pas purement, simplement une tentative inquiétante d'intimidation envers les représentants de l'État ?
00:21:07Quelle est votre réaction ?
00:21:09Alors d'abord, il faut se rappeler que ce n'est pas un coup d'essai pour M. Mélenchon
00:21:12puisque déjà l'année dernière, dans les mêmes circonstances,
00:21:16il avait menacé les préfets d'être mis en prison s'il y avait un gouvernement insoumis un jour aux
00:21:22affaires.
00:21:22Et donc, en expliquant que les préfets s'étaient vichy et qu'il n'y avait aucune, je dirais, bienveillance
00:21:33à attendre
00:21:34de la part d'un gouvernement insoumis.
00:21:36Et donc, il récidive aujourd'hui de la même façon.
00:21:40Alors, je ne comprends pas très bien le propos, le projet de M. Mélenchon,
00:21:45tout simplement parce que, d'abord, les préfets ne sont pas aux ordres de M. Mélenchon.
00:21:50Ils sont en représentant du gouvernement et en représentant de l'État
00:21:55et ils font leur métier dans le respect de la loi.
00:21:59D'ailleurs, on pourrait dire qu'un préfet ou une préfète, c'est un homme ou une femme de la
00:22:03loi
00:22:03qui est chargé de faire appliquer la loi par tout le monde, quel que soit le statut.
00:22:08Puis, par ailleurs, je suis très choqué d'entendre des choses pareilles
00:22:12parce que la grande force du corps préfectoral, c'est précisément de ne pas être des hauts fonctionnaires
00:22:17coincés dans un bureau, mais plutôt des hauts fonctionnaires de terrain
00:22:21qui rencontrent très régulièrement dans un dialogue respectueux
00:22:26l'ensemble des élus de la République, mais pas seulement,
00:22:29mais sont également sur le terrain.
00:22:30Et on a pu le constater, notamment lors des incendies dramatiques
00:22:35que la France a connus au mois de juillet,
00:22:37tous les secours étaient bien encore donnés par le corps préfectoral.
00:22:40Donc, on entend là des propos qui sont des propos d'une démagogie populiste bien connue
00:22:47qu'on a déjà entendue dans la bouche de M. Mélenchon
00:22:50qui, visiblement, se placent au-dessus de la loi.
00:22:53Et moi, je me souviens de M. Mélenchon en 2018,
00:22:56lors de la perquisition, rappelez-vous, de son parti, de son domicile,
00:23:00qui disait « La République, c'est moi ».
00:23:01Eh bien non, M. Mélenchon, la République, ce n'est pas vous.
00:23:04Vous êtes un élu de la République, mais vous n'avez pas la représentante de la République.
00:23:08En revanche, les préfets qui sont nommés par le gouvernement,
00:23:11qui sont nommés en Conseil des ministres par le Président de la République,
00:23:15encore une fois, sont des gens qui sont attachés au soutien des lois de la République
00:23:21et notamment de la mise en œuvre de cette égalité républicaine qui nous est chère.
00:23:28Là, en fait, il se place au-dessus des institutions, il se place au-dessus de la loi
00:23:32et l'État n'est acceptable pour lui que s'il s'aligne, en tout cas ses représentants,
00:23:39s'alignent sur ses positions, les positions de la France insoumise.
00:23:43Et sinon, eh bien, les serviteurs de l'État deviennent illégitimes.
00:23:46C'est le début de la dictature, ça me semble-t-il.
00:23:48C'est exactement ça et heureusement que les serviteurs de l'État, quels qu'ils soient,
00:23:54d'ailleurs pas simplement le corps préfectoral ou l'ex-corps préfectoral,
00:23:57mais également les diplomates et tous les autres fonctionnaires,
00:24:00ne sont pas aux ordres d'un tribun qui se prétend être à lui tout seul la République.
00:24:06D'ailleurs, au demeurant, j'oserais dire à M. Mélenchon,
00:24:09qui sera bien content si un jour il arrivait au pouvoir,
00:24:11d'avoir justement des représentants de l'État qui obiront au gouvernement légitimement élus par les Français.
00:24:19Et c'est toujours le cas du corps préfectoral aujourd'hui.
00:24:22Et je trouve...
00:24:22Alors l'année dernière, l'association du corps préfectoral avait porté plainte
00:24:26pour les propos tenus par M. Mélenchon à l'égard des préfets,
00:24:30donc il est menacé de prison.
00:24:31Ce sont des méthodes de dictature, vous entendez ça,
00:24:35chez tous les révolutionnaires,
00:24:36qui, faute d'avoir le soutien du peuple, veulent imposer leurs idées
00:24:39en mettant tout le monde au pas.
00:24:42Merci beaucoup, Philippe de Gestas,
00:24:44d'avoir réagi ce soir dans 100% Politique été
00:24:48à ces déclarations qui sont profondément choquantes de Jean-Luc Mélenchon.
00:24:52Et d'ailleurs, peut-être aussi, on va aller un petit peu plus loin,
00:24:55je ne sais pas si vous avez vu cette information sur ces fameux phrygiens.
00:24:59Les phrygiens, c'est France Info, le Figaro qui sortent l'information,
00:25:02un réseau anonyme d'environ 80 hauts fonctionnaires
00:25:05qui seraient présents dans de nombreux ministères,
00:25:07notamment à Bercy, notamment au Quai d'Orsay,
00:25:09pour préparer dans l'ombre l'arrivée au pouvoir de Jean-Luc Mélenchon en 2027.
00:25:14Il produirait des notes, des rapports, des études
00:25:16pour crédibiliser le programme de LFI,
00:25:19tout en restant discret pour ne pas mettre en danger leur carrière.
00:25:22Je cite, comme l'a confié l'un d'eux chez nos confrères de France Info,
00:25:27nous sommes présents dans tous les ministères pour la première fois,
00:25:30un membre du réseau des hauts fonctionnaires
00:25:31qui œuvre en secret pour LFI a témoigné.
00:25:35Phrygiens, bien évidemment, en lien à la Révolution française,
00:25:39il se présente comme les héritiers des révolutionnaires,
00:25:42tout en travaillant discrètement sous un nominat depuis l'appareil de l'État,
00:25:45mais ça pose quand même une sacrée question de neutralité.
00:25:49Il y a un hasard de calendrier,
00:25:51mais j'ai eu le plaisir et le bonheur de visiter la cathédrale Notre-Dame tout à l'heure.
00:25:57Et j'ai été choqué de voir à quel point la Révolution française
00:26:01avait pillé le patrimoine de la cathédrale, pillé, détruit.
00:26:06Donc, est-ce qu'on a vraiment envie d'avoir les héritiers
00:26:10de ces pilleurs, de ces assassins ?
00:26:13Parce que la terreur, ça a été des dizaines de milliers de morts.
00:26:17Est-ce qu'on a vraiment envie d'avoir les successeurs de cela ?
00:26:19Parce que, même si on nous dit,
00:26:21parce que très souvent quand je dis ça, on me répond,
00:26:22oui, mais ce ne sont plus les mêmes, etc.
00:26:24Aujourd'hui, ils ne vont tuer personne.
00:26:25Mais n'oublions pas qu'encore une fois,
00:26:27ils sont en train de faire un travail autour de la dépénalisation.
00:26:29Ils souhaiteraient dépénaliser l'apologie du terrorisme.
00:26:33Donc, vous imaginez ce que ça veut dire derrière.
00:26:34Et si eux ne se livrent pas à ça,
00:26:36ils sont quand même entourés d'un certain nombre de groupuscules
00:26:38que ce soit d'extrême-gauche
00:26:40ou alors effectivement de groupuscules islamistes
00:26:42qui, eux, peuvent être dangereux dans certains cas.
00:26:44Et effectivement, ils se livreront à la terreur
00:26:46comme ils se sont déjà livrés à la terreur.
00:26:48Donc, je crois qu'il ne faut pas prendre la légère.
00:26:49Et moi, ce qui m'inquiète le plus, pour finir mon propos,
00:26:51ce qui m'inquiète le plus, c'est l'audience.
00:26:54C'est-à-dire qu'en fait, il peut tenir des propos
00:26:55qui sont des propos complètement délirants sur la dette,
00:26:58sur tout, sur la dette, sur l'ordre public, sur la police, etc.
00:27:00Mais il a quand même une audience conséquente
00:27:02et on lui prête plus de 15 ou 7 % d'électeurs.
00:27:04Donc, il y a des gens quand même dans ce pays
00:27:06qui croient à ces propos-là.
00:27:07Olivier, pardon.
00:27:08D'abord, historiquement, il y a toujours eu, en France,
00:27:1320 % de la population, avec le Parti communiste
00:27:15dans les années 60-70,
00:27:18qui ont toujours été anti-système,
00:27:21anti-démocratie au sens libéral du terme.
00:27:24Ça a toujours existé.
00:27:25Moi, quand j'écoute Jean-Luc Mélenchon
00:27:27et notamment son meeting d'aujourd'hui,
00:27:31je me pose vraiment une question.
00:27:32Est-ce qu'il n'a pas déjà anticipé qu'il ne gagnera pas ?
00:27:36Parce que ses propos outranciers,
00:27:39avec cette puissance, avec cette provocation,
00:27:42avec ce gauchisme...
00:27:44On aurait pu croire qu'il polisse un petit peu son discours.
00:27:46Non, mais là, c'est pas le cas.
00:27:47Est-ce qu'il n'a pas anticipé ?
00:27:49Est-ce qu'il n'a pas anticipé quelque chose de plus grave ?
00:27:52C'est-à-dire que s'il n'a pas anticipé
00:27:54que peut-être Marine Le Pen l'emportera
00:27:57et qu'il faut préparer déjà une contre-offensive
00:28:01vis-à-vis de cette République nouvelle
00:28:05qui sera en place ?
00:28:07Parce qu'au fond, c'est ça qu'il met.
00:28:10Quand vous êtes candidat à l'élection présidentielle,
00:28:12je sais bien qu'au premier tour,
00:28:13il faut rassembler son camp,
00:28:14mais vous ne pouvez pas diviser les Français.
00:28:16Vous êtes le garant de l'unité.
00:28:18Or, il passe son temps avec excès à diviser.
00:28:21Donc, je me pose la question,
00:28:23puisque d'aucuns disent que c'est un homme intelligent,
00:28:26ce que je ne crois pas,
00:28:27parce qu'on n'est pas intelligent
00:28:28quand on prend des positions aussi dangereuses pour la République.
00:28:32Est-ce qu'au fond, il n'aurait pas déjà anticipé
00:28:34une défaite à venir ?
00:28:36Et se prépare-t-il à une attaque révolutionnaire
00:28:40contre les nouvelles...
00:28:41Clé de lecture très intéressante
00:28:42que vous nous proposez ce soir.
00:28:44Alors, nous ici, sur ces news,
00:28:46on ne censure personne,
00:28:47contrairement à d'autres
00:28:48qui voudraient censurer tout et n'importe quoi.
00:28:52Donc, c'est pour ça que Jean-Luc Mélenchon,
00:28:53pour vous faire un avis,
00:28:54vous pourrez entendre ce qu'il a dit aujourd'hui
00:28:56lors de son meeting,
00:28:57lors de l'université d'été.
00:28:59Ce sera à 23h.
00:29:00On vous propose cette possibilité.
00:29:01C'est aussi ça, la liberté.
00:29:03La liberté d'expression,
00:29:04la liberté de se faire une opinion.
00:29:06On marque une très courte pause.
00:29:07On revient dans un instant
00:29:08sur un tout autre sujet.
00:29:10Pas forcément réjouissant non plus,
00:29:12puisque la question posée sera
00:29:13l'économie française.
00:29:14Est-elle clairement en danger ?
00:29:15Et puis, qui va trinquer ?
00:29:17Parce qu'à la fin, c'est Nicolas qui paie,
00:29:18et comme toujours,
00:29:19on va s'interroger.
00:29:20Inquiétude aussi des chefs d'entreprise.
00:29:21Vous nous direz tout cela,
00:29:22Fabrice Akoun, dans un instant.
00:29:23A tout de suite.
00:29:27L'économie française est-elle clairement en danger ?
00:29:30Car la dette,
00:29:31eh bien oui,
00:29:32elle, elle n'attend pas.
00:29:33C'est l'avortissement clair,
00:29:34en tout cas,
00:29:35qui a été lancé ce week-end
00:29:36par le Premier ministre,
00:29:37Sébastien Lecornu.
00:29:38Il a adressé une lettre aux parlementaires
00:29:40pour une mise en garde.
00:29:42Attendre la présidentielle
00:29:43pour voter un budget 2027,
00:29:44ça peut être une tentation,
00:29:46mais c'est de choisir le désordre,
00:29:47dit Sébastien Lecornu.
00:29:48La charge de la dette,
00:29:49elle explose.
00:29:50Elle devrait atteindre
00:29:5264 milliards d'euros cette année.
00:29:55Je ne vais pas vous noyer de chiffres,
00:29:57mais c'est énorme.
00:29:58Le déficit qui reste au-dessus de 5%.
00:30:00On écoute les précisions
00:30:01de Corentin Alonso,
00:30:03et ensuite,
00:30:04nous serons avec Marc Toiti,
00:30:05économiste.
00:30:05La tâche s'annonce ardue
00:30:08pour Sébastien Lecornu.
00:30:09Le Premier ministre
00:30:10prend donc les devants
00:30:11dès le mois d'août
00:30:12avec cette lettre
00:30:13adressée aux parlementaires,
00:30:14une lettre dans laquelle
00:30:15il les appelle
00:30:16à faire preuve
00:30:17de compromis
00:30:18pour adopter
00:30:19le budget 2027.
00:30:21Le Premier ministre
00:30:22avance d'abord
00:30:22l'argument du désordre
00:30:23en matière budgétaire,
00:30:25dit-il.
00:30:25Ne pas choisir
00:30:26est encore un choix
00:30:27et choisir
00:30:28d'attendre
00:30:29l'élection présidentielle
00:30:30pour adopter
00:30:31un budget 2027,
00:30:32c'est choisir
00:30:33le désordre.
00:30:34Le Premier ministre
00:30:35demande aux députés
00:30:36et aux sénateurs
00:30:36de faire preuve
00:30:37de responsabilité
00:30:39car la dette
00:30:39n'attend pas.
00:30:40Cette dernière
00:30:41est passée
00:30:41de 717 milliards d'euros
00:30:43en 1996
00:30:44à plus de 3 500 milliards
00:30:46d'euros
00:30:47en 2026.
00:30:48La charge de la dette
00:30:49représente désormais
00:30:51plus de 300 milliards
00:30:52d'euros
00:30:53dans le budget.
00:30:54En cas d'échec,
00:30:55les parlementaires
00:30:56voteront une loi spéciale
00:30:57en urgence
00:30:57comme en 2025
00:30:58et en 2026
00:31:00pour assurer
00:31:01la continuité
00:31:02des services publics
00:31:02et la continuité
00:31:03de l'Etat.
00:31:04Mais c'est une solution
00:31:05provisoire
00:31:06qui empêcherait
00:31:07selon le Premier ministre
00:31:08la future majorité
00:31:10de gouverner
00:31:11pleinement
00:31:11le pays.
00:31:13Une loi spéciale
00:31:13qui s'appliquerait
00:31:14sur plusieurs mois
00:31:15ne constitue pas
00:31:16une solution politique.
00:31:18Au moment même
00:31:18où les Français
00:31:19viendraient de choisir
00:31:20une direction nouvelle,
00:31:21ceux qu'ils auront élus
00:31:22seraient empêchés
00:31:23de la mettre en oeuvre.
00:31:25Jean-Luc Mélenchon
00:31:26a répondu
00:31:26à Sébastien Lecornuche.
00:31:28Le chef de la France Insoumise
00:31:30a promis
00:31:30la censure
00:31:31à son gouvernement.
00:31:33Alors quelles seraient
00:31:33concrètement
00:31:34les conséquences économiques
00:31:35d'une absence
00:31:36de budget prolongée ?
00:31:38Bien sûr qu'on va se poser
00:31:39la question avec vous
00:31:40Marc Toitie,
00:31:41économiste,
00:31:42conseiller économique
00:31:42Itoro.
00:31:43Merci d'être avec nous.
00:31:44Mais avant,
00:31:45ma première question
00:31:45elle est assez simple.
00:31:46Bonsoir à tous.
00:31:47C'est vrai que les téléspectateurs,
00:31:49les Français,
00:31:49ils entendent parler
00:31:50de la dette
00:31:50depuis des années
00:31:51et des années.
00:31:52Mais cette fois,
00:31:53est-ce qu'on peut dire
00:31:54que l'économie française
00:31:55est véritablement
00:31:56en danger ?
00:31:57Dites-nous.
00:31:59Oui,
00:31:59complètement.
00:32:00Malheureusement,
00:32:00j'ai souvent alerté
00:32:01notamment sur CNews
00:32:02et puis également ailleurs.
00:32:02Il serait qu'aujourd'hui,
00:32:03on est face au mur,
00:32:04même déjà dans le mur,
00:32:05j'ai envie de dire,
00:32:06pour une raison simple.
00:32:07C'est que les taux d'intérêt
00:32:08de la dette publique française
00:32:09sont en train de flamber.
00:32:11On est sur le taux d'intérêt
00:32:12à 10 ans
00:32:13de la dette publique française
00:32:14sur 4,1%,
00:32:16c'est-à-dire un plus haut
00:32:17depuis 2008.
00:32:18Vous savez,
00:32:18la crise financière de 2008.
00:32:20Donc là,
00:32:20on a aujourd'hui
00:32:20la même crainte
00:32:22au niveau de l'État français.
00:32:24Alors ce qui est très inquiétant,
00:32:25c'est qu'en plus,
00:32:25les taux d'intérêt français
00:32:26sont largement supérieurs
00:32:28au taux d'intérêt
00:32:29qu'on a en Allemagne,
00:32:30bien sûr,
00:32:30mais également en Grèce,
00:32:32par exemple,
00:32:32ou au Portugal,
00:32:33ou même en Italie.
00:32:34Donc c'est-à-dire
00:32:34qu'il y a une vraie défiance
00:32:36sur la France.
00:32:37Évidemment,
00:32:37cette absence de budget
00:32:38va aggraver cette défiance.
00:32:41Et là où l'impact
00:32:42pour les Français est énorme,
00:32:43c'est que d'ores et déjà,
00:32:44cette augmentation
00:32:45des taux d'intérêt
00:32:45va peser sur le financement
00:32:47de la dette.
00:32:48Je donne le chiffre
00:32:49de la Cour des comptes
00:32:49pour cette année,
00:32:50elle annonce 77 milliards d'euros
00:32:52juste pour la charge
00:32:54d'intérêt de la dette.
00:32:55Donc juste les intérêts
00:32:56de la dette
00:32:57jetés par la fenêtre.
00:32:58Ça, c'est le premier point.
00:32:59Mais surtout,
00:32:59il y a un impact concret
00:33:00pour les Français.
00:33:01C'est que quand les taux d'intérêt
00:33:02de la dette publique augmentent,
00:33:04eh bien tous les taux d'intérêt
00:33:05de tous nos crédits
00:33:06augmentent également.
00:33:07Ça veut dire les crédits,
00:33:08notamment à l'immobilier,
00:33:09mais également les crédits
00:33:10pour les entreprises.
00:33:11Donc s'il y a moins
00:33:12d'investissements
00:33:13pour les entreprises,
00:33:14il y a moins d'emplois.
00:33:15Donc il y a plus de chômage.
00:33:16On l'a vu,
00:33:17le chômage a déjà commencé
00:33:18à augmenter ces derniers mois.
00:33:20Les chiffres sont sortis cet été.
00:33:21On n'en a pas trop parlé
00:33:22parce qu'il y avait
00:33:23une autre attention
00:33:23sur la canicule, etc.
00:33:25Mais les chiffres sont là.
00:33:26Donc c'est déjà
00:33:27en train de déraper.
00:33:29Et c'est vrai que
00:33:29ce cafard d'âme budgétaire
00:33:31qui se dessine
00:33:32ne va évidemment
00:33:33pas arranger l'aspiration.
00:33:34Et malheureusement,
00:33:35le drame,
00:33:35c'est que comme toujours,
00:33:36qui va payer à la fin
00:33:37de la facture ?
00:33:37Ce sont les Français
00:33:38au travers de l'augmentation
00:33:39des taux d'intérêt,
00:33:40voire au travers
00:33:41d'une augmentation des impôts.
00:33:42Ça, je le vois gros
00:33:43comme une montagne.
00:33:44On veut encore augmenter
00:33:45les impôts,
00:33:45ce qui va évidemment
00:33:46casser l'activité économique
00:33:47et casser la croissance
00:33:48en France
00:33:49qui est déjà évidemment
00:33:50très faible.
00:33:50Donc quand Sébastien Lecornu
00:33:52dit ne pas voter
00:33:53un budget 2027,
00:33:54ce serait de choisir
00:33:56le désordre.
00:33:56À vous entendre,
00:33:57c'est même peut-être pire.
00:33:59J'ai envie de dire
00:33:59qu'on avait eu,
00:34:00je ne sais pas si vous vous souvenez,
00:34:01l'année dernière,
00:34:02on a vu quasiment
00:34:02la même lettre
00:34:03de M. Bayrou.
00:34:04Vous vous souvenez ?
00:34:05Et on sait comment
00:34:05ça s'est terminé.
00:34:06Il y a eu ensuite
00:34:07effectivement la censure,
00:34:08puis M. Lecornu qui est arrivé,
00:34:09d'abord le budget
00:34:10a été refusé,
00:34:11et ainsi de suite.
00:34:11Donc là, on voit,
00:34:12il n'y a pas de majorité
00:34:13à l'Assemblée nationale.
00:34:14Donc on a déjà vu
00:34:15comment est passé
00:34:15le budget 2026.
00:34:16C'était une catastrophe.
00:34:18Il y a eu des accords
00:34:18ici ou là,
00:34:19en sous-main,
00:34:20pour que les députés
00:34:21puissent, certains,
00:34:22du moins garder leur poste.
00:34:23Ils n'ont pas voulu
00:34:24voter la censure,
00:34:25etc.
00:34:26Donc là,
00:34:26ça sera la même chose.
00:34:27On se dit
00:34:28qu'il y a les présidentielles
00:34:28en 2027,
00:34:29donc on dit
00:34:29bon, on va peut-être
00:34:30attendre, etc.
00:34:32Donc ça veut dire quoi ?
00:34:33Ça veut dire très simplement,
00:34:34très concrètement,
00:34:35ça veut dire que
00:34:36le déficit public français
00:34:37va être beaucoup plus élevé
00:34:38que prévu.
00:34:39On sera autour des 6%
00:34:40du PIB
00:34:41et cette année
00:34:42et également l'an prochain.
00:34:44Donc là,
00:34:44par un quoi,
00:34:44une nouvelle claque
00:34:46de la part des investisseurs
00:34:47qui vont se dire
00:34:47attendez,
00:34:48tous les pays de la zone euro
00:34:49essayent de réduire
00:34:50leur déficit
00:34:51et la France continue
00:34:52d'augmenter.
00:34:53Donc jusqu'à présent,
00:34:54c'est vrai qu'on a eu,
00:34:55on va dire,
00:34:57la connivence,
00:34:58entre guillemets,
00:34:58des agences de notation
00:34:59qui n'ont pas vraiment
00:35:00dégradé la note de la France,
00:35:02mais là,
00:35:02elles n'auront plus le choix.
00:35:03Si on a un budget catastrophique
00:35:05et ce sera malheureusement
00:35:06le cas,
00:35:06la note de la France
00:35:07va être dégradée
00:35:08et là,
00:35:08c'est le cercle pernicieux,
00:35:09c'est-à-dire que les taux d'intérêt
00:35:10vont encore augmenter,
00:35:11ce qui va casser
00:35:12l'activité économique.
00:35:13Donc plus de chômage,
00:35:15plus de déficit,
00:35:15plus de dettes,
00:35:16nous avons 11 de taux d'intérêt
00:35:18et ainsi de suite.
00:35:18Vous voyez,
00:35:19on est vraiment aujourd'hui
00:35:20dans ce scénario
00:35:21de fuites en avant
00:35:22et surtout
00:35:23de boules de neige,
00:35:25donc scénario catastrophe
00:35:26pour l'économie française
00:35:27et malheureusement,
00:35:28encore une fois,
00:35:28on voit le chômage qui augmente,
00:35:30on a des faillites d'entreprises
00:35:31qui atteignent déjà
00:35:32des sommets historiques
00:35:33donc ça va évidemment s'aggraver.
00:35:34Et encore une fois,
00:35:35M. Lecornu,
00:35:36bon, il est bien gentil
00:35:37de nous dire ça,
00:35:37mais ce n'est pas arrivé
00:35:38du jour au lendemain.
00:35:39Ça fait des années
00:35:40que ça dure,
00:35:41des années que les dirigeants
00:35:43français font malheureusement
00:35:44n'importe quoi
00:35:45avec les données publiques
00:35:47qui sont,
00:35:47je vous le rappelle,
00:35:48nos impôts.
00:35:49Nous sommes numéro 1
00:35:50du monde des dépenses publiques,
00:35:51numéro 1 du monde des impôts
00:35:53et on veut encore
00:35:54les augmenter,
00:35:55c'est ce qu'on a fait
00:35:55en 2026 notamment
00:35:56et ça ne marche pas
00:35:58parce que justement,
00:35:59on n'est pas du tout crédible
00:36:00et donc la sanction,
00:36:01elle est là aujourd'hui.
00:36:02Les taux d'intérêt augmentent
00:36:04donc la charge d'intérêt
00:36:05augmente également
00:36:06ce qui veut dire
00:36:06que le déficit public
00:36:07augmente aussi.
00:36:08Donc voilà,
00:36:09c'est la fin du film.
00:36:11Il va bien falloir maintenant
00:36:12trouver une solution
00:36:13et arrêter justement
00:36:14cette politique,
00:36:15je dirais,
00:36:15de la fuite en avant
00:36:17qui nous coûte très cher
00:36:18aujourd'hui.
00:36:18Alors justement,
00:36:19Marc Wati,
00:36:19quelle solution
00:36:20puisque effectivement,
00:36:21Sébastien Lecornu,
00:36:22il supplie les parlementaires
00:36:24de voter le prochain budget.
00:36:26Oui, mais quel budget ?
00:36:27Quelles mesures efficaces
00:36:28finalement qui nous permettent
00:36:30de sortir
00:36:31de ce contexte économique
00:36:33si compliqué ?
00:36:35Malheureusement,
00:36:36j'ai envie de dire
00:36:36que c'est un petit peu
00:36:37trop tard,
00:36:37mais les solutions,
00:36:38elles existent.
00:36:39Ça fait très longtemps
00:36:39que je les appelle
00:36:40de mes voies
00:36:41ce que j'appelle
00:36:41la thérapie de choc
00:36:42bienveillante.
00:36:43Ça veut dire,
00:36:44effectivement,
00:36:44il faut aujourd'hui,
00:36:45c'est le premier point,
00:36:46baisser la dépense publique
00:36:48et notamment baisser
00:36:49les dépenses de fonctionnement.
00:36:51Ça, c'est complètement fou
00:36:51parce que les dépenses
00:36:53de fonctionnement,
00:36:54donc les salaires,
00:36:55les fonctionnements divers
00:36:55et variés,
00:36:56augmentaient,
00:36:57tenez-vous bien,
00:36:58de 106 milliards
00:36:59d'euros
00:37:01depuis 2021.
00:37:02Ça veut dire qu'aujourd'hui,
00:37:03à peu près 32%
00:37:04de la dépense publique,
00:37:05ce sont uniquement
00:37:06des dépenses de fonctionnement.
00:37:08Donc là, aujourd'hui,
00:37:09ça, c'est la première mesure
00:37:10à prendre,
00:37:11baisser ces dépenses
00:37:12de fonctionnement.
00:37:12Et moi,
00:37:13je dirais même
00:37:13que ça va peut-être
00:37:14vous surprendre,
00:37:15qu'il faudrait aussi
00:37:16baisser les impôts
00:37:17parce qu'en baissant
00:37:18les impôts,
00:37:19évidemment,
00:37:19vous relancez
00:37:20la dépense économique.
00:37:21Si vous augmentez
00:37:22les impôts comme ce qu'on
00:37:22fait depuis des années,
00:37:23vous cassez
00:37:24l'activité économique
00:37:25et on le voit,
00:37:26ça veut dire
00:37:26qu'il y a des faillites
00:37:27d'entreprises
00:37:27qui augmentent,
00:37:28il y a du chômage
00:37:29qui augmente,
00:37:29donc ça ne marche pas
00:37:30d'augmenter les impôts.
00:37:31Donc il faut les baisser
00:37:32mais pour pouvoir le faire,
00:37:33il faut également baisser
00:37:35drastiquement la dépense publique.
00:37:36Et là, malheureusement,
00:37:37il n'y a personne.
00:37:39Depuis 2017,
00:37:40on avait justement élu
00:37:41entre guillemets
00:37:42M. Macron
00:37:42qui nous avait promis
00:37:43qu'il allait réduire
00:37:44les dépenses publiques.
00:37:45C'est complètement faux.
00:37:46La dépense publique
00:37:47a augmenté
00:37:49de quasiment 60%
00:37:50depuis que M. Macron
00:37:51est là.
00:37:51Donc c'est ça
00:37:52qui est venu très dangereux,
00:37:53c'est qu'on a
00:37:54cette augmentation permanente
00:37:55de la dépense publique,
00:37:56de la dette publique également
00:37:58et sans impact concret
00:38:00sur l'activité.
00:38:02Ça ne fonctionne pas.
00:38:03Donc il faut aujourd'hui,
00:38:04ce que j'appelle
00:38:05de l'éveu,
00:38:05un grand soir
00:38:06de la dépense publique,
00:38:07ce n'est pas faire
00:38:08des petits ajustements
00:38:09à droite à gauche,
00:38:10un grand soir également
00:38:11de la fiscalité,
00:38:12repenser complètement
00:38:13la fiscalité française
00:38:14mais pour ça,
00:38:15il faut être clair,
00:38:16il faut une majorité
00:38:17à l'Assemblée nationale
00:38:17que le gouvernement
00:38:18actuellement n'a pas.
00:38:19Donc il est pris
00:38:20à son propre piège.
00:38:22Donc on sait
00:38:22comment ça va se terminer,
00:38:23il y aura des arrangements
00:38:24entre amis,
00:38:24peut-être même pas de budget
00:38:25ou ce qu'on appelle
00:38:26une année blanche,
00:38:27etc.,
00:38:28ou une loi spéciale.
00:38:29On va gagner du temps
00:38:29entre guillemets
00:38:30jusqu'en 2027
00:38:31et après,
00:38:32il faut espérer
00:38:32qu'il y aura
00:38:33des vraies mesures.
00:38:34Pour l'instant,
00:38:35quand on voit
00:38:35ce que proposent
00:38:35les candidats,
00:38:36on est quand même
00:38:37très très loin,
00:38:38je dirais,
00:38:40de ce grand soir
00:38:41que j'appelle
00:38:41de mes voeux.
00:38:42Alors il y a même
00:38:42pire,
00:38:43vous l'avez évoqué,
00:38:43M. Mélenchon,
00:38:44qui nous dit,
00:38:45il y a même M. Pigas,
00:38:46pourtant qui est
00:38:47quelqu'un de sérieux,
00:38:47a priori,
00:38:48qui dit,
00:38:48ben oui,
00:38:49on va supprimer
00:38:49la dette publique
00:38:50et tout ira bien.
00:38:51Attendez,
00:38:51on n'y avait pas pensé.
00:38:52Ben oui,
00:38:53mais si vous supprimez
00:38:54la dette publique,
00:38:55ben à ce moment-là,
00:38:56évidemment,
00:38:56les taux d'intérêt
00:38:57qui ont déjà flambé,
00:38:58là,
00:38:58ils vont monter
00:38:58à 10-15%
00:38:59et vous tuez
00:39:00l'économie française
00:39:01qui est déjà
00:39:02quasiment dans le cas
00:39:03l'agonie.
00:39:03Donc,
00:39:04c'est ça qui est aujourd'hui
00:39:05très inquiétant.
00:39:07Il faut vraiment poser
00:39:08les vraies questions
00:39:08pour cette présidentielle.
00:39:10Les bonnes mesures existent.
00:39:12Mais moi,
00:39:12ce qui m'inquiète,
00:39:13c'est comme il n'y a pas
00:39:13beaucoup de culture économique
00:39:14des Français,
00:39:15comme d'habitude,
00:39:16les mauvaises idées
00:39:17vont passer,
00:39:18les fausses solutions
00:39:20vont passer
00:39:20et ce qui fait
00:39:21qu'on va encore
00:39:21perdre du temps.
00:39:22On a déjà perdu 10 ans
00:39:23avec M. Macron,
00:39:24voire même 15 ans
00:39:25avec M. Hollande.
00:39:27Il faut peut-être
00:39:27arrêter maintenant
00:39:28et prendre les vraies mesures
00:39:30qui s'imposent.
00:39:30Ce qu'ont fait
00:39:31tous les pays au monde.
00:39:32Tous les pays au monde
00:39:33ont baissé les impôts,
00:39:34baissé les dépenses publiques.
00:39:35Il n'y a que nous
00:39:35qui ne l'avons pas fait
00:39:36et aujourd'hui,
00:39:37nous sommes les cancres
00:39:38de la zone euro.
00:39:39C'est là où il y a
00:39:39le moins de croissance,
00:39:40là où le chômage
00:39:41augmente le plus,
00:39:42là où la dette publique
00:39:43augmente le plus,
00:39:44là où il y a le plus
00:39:44de décès publics.
00:39:45Voilà.
00:39:45Donc nous sommes les cancres.
00:39:46Donc ça suffit,
00:39:47j'ai envie de dire.
00:39:48Et aujourd'hui,
00:39:48la sanction, justement,
00:39:50elle va venir.
00:39:50Elle vient déjà
00:39:51de cette augmentation
00:39:52des taux d'intérêt.
00:39:53Merci beaucoup,
00:39:54Marc Toiti,
00:39:55pour ce décryptage
00:39:56très clair.
00:39:57Voilà.
00:39:58Je ne sais pas
00:39:59si Emmanuel Macron
00:40:00est encore le Mozart
00:40:00de la finance.
00:40:01J'en doute.
00:40:02En tout cas,
00:40:03vous vous en rapprochez
00:40:04parce que c'était très clair.
00:40:06Merci Marc Toiti.
00:40:07Alors,
00:40:08dans ce contexte,
00:40:09on l'a bien compris,
00:40:09très compliqué,
00:40:10les entreprises,
00:40:11elles doivent avancer
00:40:13dans ce brouillard.
00:40:14Alors ça tombe bien,
00:40:14on a un chef d'entreprise.
00:40:16autour de cette table,
00:40:17Fabrice Hakoun.
00:40:18Comment est-ce que
00:40:18vous vivez,
00:40:19vous, très concrètement,
00:40:20cette incertitude ?
00:40:21On l'a bien compris
00:40:22en entendant Marc Toiti
00:40:24dans ce contexte
00:40:25de dette élevée,
00:40:26d'incertitude budgétaire.
00:40:27Vos principales craintes,
00:40:29vous, aujourd'hui,
00:40:29comme patron ?
00:40:30Bien,
00:40:31je vais vous donner un exemple.
00:40:32Aujourd'hui,
00:40:33les grandes banques
00:40:34sont les plus grands
00:40:35donneurs d'ordre
00:40:36en matière
00:40:36de services informatiques.
00:40:38Donc le service informatique,
00:40:38c'est 500 000 emplois
00:40:39en France au minimum
00:40:40et c'est une partie
00:40:41de la croissance.
00:40:42Ces grandes banques,
00:40:43aujourd'hui,
00:40:43sont toutes en attente
00:40:45de savoir comment
00:40:46ça va se passer
00:40:46parce qu'elles sont
00:40:47très exposées à la dette
00:40:48donc elles ont de forts
00:40:49engagements
00:40:50puisqu'elles détiennent
00:40:51une partie de cette dette
00:40:52donc elles sont très engagées.
00:40:54Du coup,
00:40:54leur commande n'évolue plus
00:40:56voire baisse
00:40:57puisqu'elles attendent,
00:40:58elles ne commandent plus
00:40:58et donc elles ne commandent plus
00:40:59aux entreprises
00:41:00qui sont les entreprises
00:41:01avec lesquelles elles travaillent
00:41:02et on se retrouve
00:41:03avec une baisse de la commande
00:41:04par exemple des grandes banques
00:41:05qui sont des grands donneurs d'ordre.
00:41:06Les grands assureurs,
00:41:07c'est pareil.
00:41:08Toutes les grandes entreprises,
00:41:09aujourd'hui,
00:41:09se mettent en mode
00:41:11veille.
00:41:11On attend,
00:41:12on n'investit plus,
00:41:13on ne commande plus
00:41:15donc en attendant de voir
00:41:16à quelle sauce
00:41:17on va être mangé
00:41:17dans les mois qui viennent.
00:41:19Donc investissement,
00:41:20embauche, trésorerie,
00:41:21emprunt,
00:41:21pour le moment,
00:41:22c'est chez vous,
00:41:23c'est pas mort.
00:41:23Aujourd'hui,
00:41:24tout le tissu de PME
00:41:25par exemple
00:41:25et d'entreprises
00:41:26qui sont celles
00:41:26qui créent de l'emploi
00:41:27aujourd'hui
00:41:27et qui travaillent
00:41:28pour ces grands donneurs d'ordre,
00:41:29aujourd'hui,
00:41:29elles sont quasiment à l'arrêt.
00:41:31En tout cas,
00:41:31il n'y a plus d'évolution,
00:41:32il n'y a plus de croissance
00:41:32de leur commande.
00:41:33Donc c'est un effet domino en fait
00:41:34et c'est ça la grande inquiétude
00:41:44entre Glucksmann,
00:41:45Mélenchon, etc.
00:41:45Une surenchère
00:41:46aux annonces
00:41:47complètement délirantes,
00:41:49ça sclérose encore plus
00:41:50et ça,
00:41:51c'est une grande inquiétude
00:41:51et là,
00:41:52on paye clairement
00:41:54les effets
00:41:55de la dissolution.
00:41:56C'est-à-dire que la dissolution
00:41:57en provoquant l'éclatement
00:41:58de l'Assemblée nationale
00:41:59telle qu'on l'a aujourd'hui
00:42:00fait en fait
00:42:01que le pays
00:42:02est totalement arrêté
00:42:03pour une raison simple,
00:42:04c'est qu'en France,
00:42:04nous n'avons pas le culte
00:42:06ou nous n'avons pas
00:42:07la culture du consensus.
00:42:09On pourrait avoir
00:42:10une Assemblée nationale
00:42:11un peu éclatée
00:42:12si jamais on avait
00:42:13cette culture du consensus
00:42:14comme par exemple
00:42:15les Allemands.
00:42:15Mais comme on ne l'a pas,
00:42:16tout le monde va camper
00:42:17sur ses positions
00:42:18et comme on sait
00:42:18qu'un budget,
00:42:19c'est l'outil d'une politique,
00:42:21chacun va vouloir pousser
00:42:22effectivement ses propres
00:42:23impositions
00:42:24et ce qui est encore
00:42:24plus inquiétant,
00:42:25c'est qu'aujourd'hui,
00:42:26ceux qui ont réussi
00:42:27à imposer récemment
00:42:28un certain nombre de choses
00:42:29donc au dernier budget,
00:42:30c'est les socialistes
00:42:31qui représentent je crois
00:42:311,7% des électeurs.
00:42:33Ça vous donne un peu une idée ?
00:42:34Je sais que vous êtes
00:42:37particulièrement patriote,
00:42:37vous aimez tellement
00:42:38votre pays,
00:42:39alors je doute
00:42:39que ce soit votre cas,
00:42:40mais est-ce que vous avez pensé
00:42:41à déménager votre entreprise
00:42:42à l'étranger ?
00:42:43Est-ce que vous avez,
00:42:43vous discutez,
00:42:44vous échangez
00:42:45avec d'autres chefs d'entreprise
00:42:46qui se disent
00:42:47moi si ça continue comme ça,
00:42:48je n'ai pas de stratégie,
00:42:49je ne sais pas quelle stratégie,
00:42:50je n'ai pas de perspective,
00:42:52je ne sais pas quelle stratégie
00:42:53je vais adopter,
00:42:54tant pis je pars.
00:42:55Alors je ne l'ai pas envisagé
00:42:56comme ça parce que
00:42:56c'est très compliqué
00:42:57quand on aime son pays
00:42:58et qu'on est impliqué.
00:42:59Voilà.
00:43:00C'est pour ça que vous,
00:43:01je sais que vous connaissez
00:43:01Bien entendu que la plupart
00:43:04des entrepreneurs
00:43:05avec lesquels je discute,
00:43:06vous savez,
00:43:06ils sont rationnels
00:43:07comme les investisseurs étrangers,
00:43:08ils vont là
00:43:09où l'investissement
00:43:10de leur capital
00:43:11va leur apporter
00:43:12le mieux,
00:43:13le plus
00:43:13et où ils ont le moins
00:43:14d'emmerdes.
00:43:15On peut dire
00:43:15que ce n'est pas la France
00:43:16aujourd'hui.
00:43:18Olivier Pardot.
00:43:19Moi je crois effectivement
00:43:20qu'il y a un véritable enjeu
00:43:22là qui se joue.
00:43:24Quand j'écoute
00:43:25les propositions
00:43:26de la plupart des candidats,
00:43:27je suis assez atterré
00:43:29sur le terrain économique
00:43:30parce qu'au fond
00:43:31c'est la course
00:43:33à plus d'impôts,
00:43:34à plus de dépenses publiques
00:43:35et pas à des économies.
00:43:37Je dois dire
00:43:38que Sarah Knafo
00:43:40va sortir un livre
00:43:42très attendu d'ailleurs
00:43:43bientôt
00:43:44où elle prend
00:43:45à bras le corps
00:43:45ce thème.
00:43:46C'est son thème.
00:43:47C'est-à-dire son thème
00:43:48c'est où trouver
00:43:49des économies
00:43:50pour permettre
00:43:51à la France
00:43:53de repartir
00:43:54avec à la fois
00:43:56un État
00:43:57plus fort,
00:43:58plus musclé
00:44:00avec un État
00:44:01qui est capable
00:44:02de développer
00:44:04des vraies missions
00:44:05qui sont ces missions
00:44:06régaliennes
00:44:07pleinement
00:44:08et pas se perdre
00:44:09dans des dépenses
00:44:10qui sont parfois
00:44:11ubuesques,
00:44:12inutiles
00:44:12et en même temps
00:44:13baisser les impôts
00:44:14parce que la grande affaire
00:44:15elle est là.
00:44:16La grande affaire
00:44:17c'est que
00:44:17c'est le pays
00:44:19qui a le plus fort
00:44:20taux d'imposition
00:44:21de toute l'Europe.
00:44:22C'est le pays
00:44:23qui a la plus forte
00:44:24dépense publique
00:44:24de toute l'Europe
00:44:25et l'efficacité
00:44:28et cet été
00:44:29nous avons vu
00:44:31face à un danger
00:44:33que l'on pouvait anticiper
00:44:35enfin une sécheresse
00:44:37une calicule
00:44:38des régions
00:44:39qui sont exposées
00:44:41comme le sud-ouest
00:44:42avec des forêts de pain
00:44:43évidemment
00:44:44qu'il y a un risque là
00:44:46et cette incapacité
00:44:47d'anticiper
00:44:49de trouver des solutions
00:44:50que d'autres ont trouvé
00:44:52d'acheter du matériel
00:44:53parce qu'on prépare
00:44:54une guerre comme celle-là
00:44:55c'est un crève-cœur
00:44:57de voir ces régions
00:44:58brûler
00:44:59ces 7, 8 ans
00:45:0010 ans
00:45:01avant de retrouver
00:45:02une flore
00:45:04qui soit illégale
00:45:04c'est une faune
00:45:05qui est dévastée
00:45:06d'ailleurs
00:45:08j'ai très peu entendu
00:45:09les écologistes
00:45:09sur ces questions-là
00:45:10mais peu importe
00:45:11mais peu importe
00:45:12et donc vous avez besoin
00:45:13aujourd'hui de gens
00:45:14qui disent la vérité
00:45:16mais pas des vérités
00:45:17pardon de le dire
00:45:18de penser triste
00:45:19à l'Édouard Philippe
00:45:20en disant il faudra
00:45:23du sang et des larmes
00:45:24c'est pas ça l'idée
00:45:25l'idée c'est de trouver
00:45:26des mécanismes
00:45:27qui redonnent du dynamisme
00:45:28qui redonnent envie
00:45:29en France
00:45:30moi très concrètement
00:45:31Fabrice Akoun
00:45:31demain on vous dit
00:45:33bon allez
00:45:34on allège vos charges
00:45:36considérablement
00:45:38immédiatement
00:45:38il y a un effet mécanique
00:45:39avec de l'embauche
00:45:41avec des salariés
00:45:42que vous allez pouvoir
00:45:42payer plus
00:45:43parce que vous
00:45:44qui êtes entrepreneur
00:45:45de terrain
00:45:45vous avez vos solutions
00:45:46aujourd'hui
00:45:47il faut être clair
00:45:48d'abord on a besoin
00:45:49quand même
00:45:49d'un certain nombre
00:45:50de services publics
00:45:50il faut les financer
00:45:51donc c'est l'honneur
00:45:53de la France
00:45:54que ce système social
00:45:55sauf qu'aujourd'hui
00:45:56on l'a galvaudé
00:45:56on l'a gaspillé
00:45:57on l'a galvaudé
00:45:58et bien évidemment
00:45:59qu'il y a un sujet
00:46:01qui est le sujet principal
00:46:02c'est le pouvoir d'achat
00:46:03et les salaires
00:46:04le niveau des salaires
00:46:05est trop bas en France
00:46:06c'est une évidence
00:46:07et c'est un entrepreneur
00:46:08qui vous le dit
00:46:08le niveau des salaires
00:46:09est trop bas en France
00:46:10sauf que celui
00:46:11qui exploite le salarié
00:46:12aujourd'hui
00:46:13c'est pas l'entrepreneur
00:46:14c'est l'État
00:46:15quand vous prenez
00:46:15la fiche de paye
00:46:16et que vous voyez
00:46:17ce qui est prélevé
00:46:18sur la part salariale
00:46:19et par patronale
00:46:20je vous dis
00:46:21le niveau des salaires
00:46:23est honteux
00:46:23quand vous payez 100 euros
00:46:26votre salaire
00:46:27par exemple
00:46:27vous donnez 100 euros
00:46:29vous donnez 100 euros
00:46:30à votre salarié
00:46:31net
00:46:31vous avez à peu près
00:46:3280 euros
00:46:33qui sont versés
00:46:34en charge sociale
00:46:35etc
00:46:36donc dont
00:46:37une partie
00:46:38importante
00:46:39est la part
00:46:40ce qu'on appelle
00:46:40la part salariale
00:46:41pas la part patronale
00:46:42c'est la part salariale
00:46:43c'est la part qui appartient
00:46:44au salarié
00:46:45donc si on lui donnait
00:46:46par exemple son brut en neige
00:46:47je peux vous dire
00:46:47qu'il serait déjà très content
00:46:48puisqu'il aura à peu près
00:46:4823% de plus
00:46:50et on continue d'alourdir
00:46:51donc on voit bien
00:46:52il y a un problème
00:46:53de niveau des salaires
00:46:53en Suisse
00:46:55les salaires sont
00:46:57largement plus élevés
00:46:58qu'en France
00:46:59ça n'est pas normal
00:47:00il n'y a pas de raison
00:47:00on est deux pays développés
00:47:01et c'est vrai pour la fonction publique
00:47:02également
00:47:02c'est vrai pour la fonction publique
00:47:04quand vous voyez
00:47:05les magistrats
00:47:05les magistrats français
00:47:07par rapport aux magistrats anglais
00:47:08par rapport aux magistrats américains
00:47:09ils sont sous-payés
00:47:10mais ils sont sous-payés
00:47:12alors qu'on met tout le poids
00:47:14tout le poids de la société
00:47:15tout le poids de la responsabilité
00:47:16sur eux
00:47:16ils n'ont pas d'équipe
00:47:17autour d'eux
00:47:18ils n'ont pas
00:47:19ils pourraient avoir
00:47:20des collaborateurs
00:47:22comme dans les cabinets
00:47:23d'avocats
00:47:24tout ça
00:47:24est à repenser
00:47:25les médecins
00:47:25c'est quand même essentiel
00:47:30ce sont des métiers
00:47:31essentiels
00:47:31comme on disait
00:47:32au temps du Covid
00:47:33c'est des professions
00:47:34essentielles
00:47:35et là
00:47:35effectivement
00:47:36il faut mieux payer les gens
00:47:38il faut que les gens
00:47:38gagnent plus
00:47:39mais gagnent plus
00:47:40parce que
00:47:41ça crée du dynamisme
00:47:42et pas cet esprit
00:47:45défaitiste
00:47:45permanent
00:47:46de regarder
00:47:48ils gagnent tant
00:47:49c'est dégueulasse
00:47:50et moi je gagne moins
00:47:51parce que vous avez un totem
00:47:52qu'on ne veut pas
00:47:52faire sauter
00:47:53qui est le totem du social
00:47:54il y a une obsession sociale
00:47:55qui nous empêche aujourd'hui
00:47:56d'investir
00:47:57il y a une obsession
00:47:58de la redistribution sociale
00:47:59mais la redistribution
00:48:00qui est une redistribution
00:48:00qui n'est pas du tout productive
00:48:02on n'investit pas
00:48:03vous savez
00:48:03c'est 3500 milliards de dettes
00:48:04si jamais c'était de l'investissement
00:48:06je peux vous dire
00:48:07qu'on ne les verrait pas
00:48:08de la même manière
00:48:09c'est de la dépense
00:48:11c'est de la dépense
00:48:12c'est ça qui est inquiétant
00:48:13en fait
00:48:14et il faut absolument
00:48:15revoir tout le modèle
00:48:16l'intégralité du modèle
00:48:17c'est pour ça que dans mon livre
00:48:17je prenais
00:48:18le fait de repartir
00:48:19d'une page blanche
00:48:20il faut repartir
00:48:21d'une page blanche
00:48:21qui en aura le courage
00:48:22c'est une interrogation
00:48:23Sophie de Menton
00:48:24réagissait
00:48:24en 58
00:48:25il y a un homme
00:48:25qui a eu le courage
00:48:26Sophie de Menton
00:48:27on va l'écouter
00:48:27elle a passé un coup de gueule
00:48:28tout à l'heure
00:48:29sur notre antenne
00:48:29écoutez
00:48:32laissez-nous vivre
00:48:34arrêtez de tous les deux jours
00:48:36nous mettre une obligation
00:48:37une taxe
00:48:38une menace
00:48:39une retraite
00:48:40bouger l'âge de la retraite
00:48:42donner un mois de plus de congés
00:48:43si on fait un enfant
00:48:44et au père et à la mère
00:48:46arrêtez de vouloir
00:48:48si on a été malade
00:48:49pendant les vacances
00:48:49là je le signale
00:48:50pendant 15 jours
00:48:51et bien vous avez le droit
00:48:52de prendre 15 jours de congés
00:48:53sur le travail
00:48:54que vous allez effectuer
00:48:55dans votre entreprise
00:48:56donc c'est un gag
00:48:58laissez-nous vivre
00:48:59dit-elle
00:48:59est-ce que c'est pas ça
00:49:00la solution
00:49:00oui bien sûr
00:49:01c'était la phrase de Pompidou
00:49:02il faut arrêter d'emmerder
00:49:04les Français
00:49:04bien sûr
00:49:05et les chefs d'entreprise
00:49:06oui mais vous savez que
00:49:06plus vous
00:49:07et les chefs d'entreprise
00:49:07parce que derrière
00:49:08les chefs d'entreprise
00:49:09il y a les salariés
00:49:09il y a les équipes
00:49:10c'est fini l'histoire
00:49:11du patron à les ouvriers
00:49:13c'est une dynamique
00:49:15c'est sur des collaborateurs
00:49:16ensemble
00:49:17qui font prospérer quelque chose
00:49:18et vous connaissez la phrase
00:49:20en France
00:49:20on plante des fonctionnaires
00:49:21et ils poussent
00:49:23des impôts
00:49:23c'est exactement ça
00:49:25pour clore
00:49:26c'était très intéressant
00:49:27de vous entendre
00:49:28sur cette question économique
00:49:29on n'a pas fini d'en parler
00:49:30bien évidemment
00:49:30qui ce sera là aussi
00:49:32un sujet majeur
00:49:33pour la campagne présidentielle
00:49:34un autre sujet
00:49:34tout autre sujet
00:49:36depuis quelques années
00:49:38vous allez voir
00:49:38c'est un peu un crève-cœur
00:49:39parce qu'elles disparaissent
00:49:41une à une
00:49:41ces fêtes de villages
00:49:43vous savez ces fêtes de villages
00:49:44ces rendez-vous tout à fait simples
00:49:46qui font vibrer les places
00:49:48de villages
00:49:49les salles des fêtes
00:49:50bien malheureusement
00:49:51il y a un constat
00:49:51elles s'allulent
00:49:52les unes
00:49:53après les autres
00:49:53en tout cas
00:49:54c'était le cas cet été
00:49:55alors il y a beaucoup de raisons
00:49:56il y a les contraintes climatiques
00:49:58on l'a vu avec la canicule
00:49:59il y a aussi le manque de bénévoles
00:50:00et il y a bien sûr
00:50:01alors on disait
00:50:02laissez-nous vivre
00:50:02il y a les normes
00:50:03qui sont de plus en plus lourdes
00:50:04aussi
00:50:04les coups qui flambent
00:50:05bien évidemment
00:50:06donc les fêtes de villages
00:50:08elles disparaissent
00:50:09et ça fait un peu plus
00:50:10de silence dans nos campagnes
00:50:11voilà tout cela
00:50:12est assez triste
00:50:13fort heureusement
00:50:14et on sera positif
00:50:15après le sujet
00:50:15d'Anaïs Baucher
00:50:16il y a cette jeunesse
00:50:18qui reprend les codes
00:50:19des fêtes de villages
00:50:20on en parle dans un instant
00:50:22mais avant
00:50:23on regarde ce sujet
00:50:24il est signé Anaïs Baucher
00:50:25Au cœur de la commune de La Pantille
00:50:27la fête du village
00:50:28bat son plein
00:50:29depuis près de 50 ans
00:50:30pourtant cette année
00:50:31elle a été annulée
00:50:32faute de bras
00:50:33C'est super dommage
00:50:34parce que le but
00:50:35était d'animer la commune
00:50:37de se rencontrer
00:50:38en gens de la commune
00:50:39et les gens extérieurs
00:50:41mais au moins
00:50:42que c'est vrai
00:50:42que ça crée un lien
00:50:43entre les gens de la commune
00:50:45Avant le Covid
00:50:45on était toujours
00:50:47moins de 40-50 personnes
00:50:49à chaque réunion
00:50:50donc ce qui permettait
00:50:51d'avoir un nombre
00:50:52de bénévoles
00:50:53important
00:50:53et depuis le Covid
00:50:55on est carrément chuté
00:50:56à 10 personnes
00:50:58extérieures
00:50:59du bureau
00:51:00présent
00:51:00Un phénomène
00:51:01qui n'est pas isolé
00:51:02en France
00:51:03Cette année
00:51:04390 000 festivités populaires
00:51:06ont été recensées
00:51:07contre 450 000
00:51:08avant la pandémie
00:51:09de Covid
00:51:09en 2020
00:51:10soit une baisse
00:51:11d'environ 15%
00:51:12Des événements annulés
00:51:13pour de multiples raisons
00:51:14qui constituent désormais
00:51:15un enjeu national
00:51:16pour la vie locale
00:51:17selon les associations
00:51:18On assiste depuis
00:51:19quelques années
00:51:20à une augmentation
00:51:21des responsabilités
00:51:22sur les organisateurs
00:51:23de fêtes
00:51:24au point de vue sécuritaire
00:51:26notamment
00:51:27Vigipirate
00:51:27l'application
00:51:28de règles particulières
00:51:29des évolutions
00:51:30de climatiques
00:51:31qui nous obligent
00:51:32à revoir
00:51:33l'organisation des événements
00:51:34à les annuler parfois
00:51:35Un impact climatique conséquent
00:51:37cet été
00:51:38à cause de la sécheresse
00:51:39et du risque d'incendie
00:51:40de nombreux maires
00:51:41ont été contraints
00:51:41d'annuler leur célébration
00:51:42du 14 juillet
00:51:44Ce qui est intéressant
00:51:45c'est pas parce que
00:51:46les gens ne veulent plus
00:51:47participer à ces fêtes
00:51:48de village
00:51:48c'est absolument formidable
00:51:49on en a tous vécu
00:51:50ces fameux bals
00:51:52avec cette musique
00:51:53c'est tout à fait formidable
00:51:54c'est que
00:51:56au fond
00:51:57vous avez
00:51:57ces normes
00:51:58tout devient
00:51:59beaucoup plus difficile
00:52:00c'est ça aussi
00:52:01on disait
00:52:02laissez-nous vivre
00:52:02est-ce qu'il n'y a pas
00:52:03un peu de ça encore ?
00:52:04Moi je me souviens
00:52:05de Nance Lepin
00:52:07qui est dans le Var
00:52:08au pied de la Sainte-Bôme
00:52:09où j'ai eu ma formation
00:52:11à tout point de vue
00:52:12Vous avez un sourire
00:52:13on attend la négule
00:52:14à tout point de vue
00:52:16à tout point de vue
00:52:17sur ces fêtes de village
00:52:18c'était les Cavalcades
00:52:19et on défilait
00:52:21en abu provençal
00:52:23sur des chevaux
00:52:24avec une cavalière
00:52:26derrière
00:52:28vous en avez un
00:52:28très ému
00:52:29et je pense que
00:52:30ça fait partie
00:52:31de la richesse
00:52:31de notre pays
00:52:32parce que c'est dans
00:52:33tous les villages
00:52:34alors voyez-vous
00:52:35les normes
00:52:36tout cela
00:52:36la responsabilité
00:52:37demain
00:52:38je pensais à ces Cavalcades
00:52:40s'il y avait une chute
00:52:41de cheval
00:52:41mais évidemment
00:52:42il y aurait des gens
00:52:44qui poursuivraient le maire
00:52:45parce que la sécurité
00:52:46n'a pas été respectée
00:52:48parce que le cheval
00:52:49n'était pas à distance
00:52:51d'un autre cheval
00:52:51parce qu'il n'y avait pas
00:52:52de sécurité
00:52:53voyez comment
00:52:54on est enferré
00:52:55on est emprisonné
00:52:56et au fond
00:52:57le génie français
00:52:58la légèreté française
00:53:00disparaît
00:53:00sous le coup
00:53:01de ces normes
00:53:02comment alléger
00:53:03ce fardeau
00:53:04aussi pour les organisateurs
00:53:06pour que ces fêtes
00:53:07de village
00:53:08se poursuivent
00:53:08mais on va le voir
00:53:09il y a quand même
00:53:09de quoi espérer
00:53:11parce qu'il y a une jeunesse
00:53:12qui continue
00:53:13on va entendre
00:53:14deux témoignages
00:53:15qui continuent
00:53:16à essayer de faire
00:53:17perdurer cet esprit
00:53:18de fête de village
00:53:19mais c'est vrai
00:53:20qu'il faudrait peut-être
00:53:21aussi alléger
00:53:22ce fardeau
00:53:22oui
00:53:23et puis je pense que
00:53:25moi j'ai eu le plaisir
00:53:26par exemple
00:53:26d'y participer
00:53:27à Oléron
00:53:28l'année dernière
00:53:29c'était absolument magnifique
00:53:30on avait cette place
00:53:31de village
00:53:31dans laquelle
00:53:32spontanément
00:53:33les gens se sont mis
00:53:33à danser tous ensemble
00:53:34il y avait de la musique
00:53:35tout le monde dansait
00:53:35et vous aviez une
00:53:37c'est ça qu'on appelle
00:53:38en réalité
00:53:38on parle toujours
00:53:39du vivre ensemble
00:53:39mais il est là
00:53:40le vivre ensemble
00:53:40il est quand tout le monde
00:53:42se retrouve autour
00:53:42de la musique
00:53:43autour de
00:53:44et donc ça se perd
00:53:45mais ça se perd aussi
00:53:47malheureusement
00:53:47parce que vous avez
00:53:48des problèmes de sécurité
00:53:49c'est-à-dire que
00:53:49vous savez qu'il y a
00:53:50un certain nombre de fêtes
00:53:50qui ont été annulées
00:53:52parce qu'il y a des coups
00:53:54maintenant de vigiles
00:53:54qui sont devenus
00:53:55trop importants
00:53:56et vous vous souvenez
00:53:57de Crépole
00:53:57c'était une fête
00:53:59de village Crépole
00:54:00bien sûr
00:54:00une fête de village
00:54:01donc vous avez
00:54:03quand même une difficulté
00:54:04c'est qu'il y a
00:54:05une espèce d'ensauvagement
00:54:05qui fait qu'aujourd'hui
00:54:06on se prive
00:54:07on prive l'ensemble
00:54:08de la population
00:54:09parce qu'on refuse
00:54:10de sévir à l'égard
00:54:11de certains
00:54:11et il y a un mouvement
00:54:12aussi du public
00:54:14si je puis dire
00:54:14vers le privé
00:54:15c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:54:16ce que l'on constate
00:54:17c'est que ce ne sont pas
00:54:18forcément les mairies
00:54:19qui vont organiser
00:54:20une fête de village
00:54:21ou une fête populaire
00:54:23mais ce sont davantage
00:54:24des privés
00:54:24et on a eu un témoignage
00:54:25alors c'est un jeune garçon
00:54:27il a racheté un château
00:54:28en Dordogne
00:54:29un château en ruine
00:54:30et pour financer
00:54:31les travaux
00:54:32et bien dans son jardin
00:54:33il reçoit
00:54:34il fait des fêtes de village
00:54:36c'est-à-dire que vous avez
00:54:38la musique
00:54:38le bal
00:54:40donc il organise
00:54:41ces fêtes
00:54:41dans un château
00:54:42qu'il a reconstruit
00:54:42c'est pas du tout
00:54:43des réceptions modernes
00:54:44c'est vraiment
00:54:44ces moments de partage
00:54:46ouverts, populaires
00:54:48qui permet à tous les gens
00:54:49des à côté
00:54:50de se retrouver
00:54:51il était notre invité
00:54:53tout à l'heure
00:54:53pour raconter
00:54:54comment il réinvente
00:54:55à sa manière
00:54:56la fête de village
00:54:56il s'appelle Louis Guyot
00:54:58c'est le propriétaire
00:54:59du château
00:54:59de Tirgan
00:55:00c'est en Dordogne
00:55:01c'est juste à côté
00:55:02de Bergerac
00:55:03écoutez
00:55:03l'objectif
00:55:04l'objectif évidemment
00:55:05c'était de créer
00:55:05un événement
00:55:07populaire
00:55:07qui rassemble
00:55:08les gens
00:55:09de toutes parts
00:55:10de passages
00:55:11comme des locaux
00:55:12et de leur proposer
00:55:14un moment convivial
00:55:15dans un château
00:55:15et évidemment
00:55:16du coup ça permettait
00:55:17de financer
00:55:18grâce à leur entrée
00:55:19et aux recettes
00:55:20de la buvette
00:55:21de participer
00:55:24du coup
00:55:24à la restauration
00:55:25de châteaux
00:55:26c'est intéressant
00:55:27jeune
00:55:27à la fois
00:55:28je restaure le patrimoine
00:55:29de la région
00:55:30et en même temps
00:55:31je restaure le patrimoine
00:55:33immatériel
00:55:34c'est quand même intéressant
00:55:34dès que l'État se retire
00:55:36ça fonctionne
00:55:37donc
00:55:37les initiatives privées
00:55:39mais vous allez voir
00:55:40qui risque de se heurter
00:55:41à des difficultés
00:55:42avec les architectes
00:55:43des bâtiments de France
00:55:43avec toute l'hyper structure
00:55:45qui va
00:55:45le rattraper
00:55:46donc
00:55:47mais bien sûr
00:55:48que vous avez
00:55:49beaucoup d'initiatives privées
00:55:50je rappelle quand même
00:55:51que le canon français
00:55:51regardez
00:55:52on va l'écouter
00:55:52d'ailleurs
00:55:53bah oui
00:55:53c'est intéressant
00:55:53regardez
00:55:54le sort
00:55:55qui est réservé
00:55:56au canon français
00:55:57on parle de fêtes de village
00:55:58c'est quand même
00:55:59assez singulier
00:56:00on va l'écouter
00:56:03on peut comprendre
00:56:04en effet
00:56:04que les normes
00:56:06sécuritaires
00:56:07les normes
00:56:08de manière générale
00:56:09peuvent parfois
00:56:10empêcher
00:56:11des événements
00:56:12de se faire
00:56:12de manière
00:56:13plus simple
00:56:14qu'autrefois
00:56:14c'est en tout cas
00:56:15ce qu'on entend
00:56:15ce que les gens
00:56:16viennent nous dire
00:56:17et puis nous
00:56:17nous-mêmes
00:56:18à notre échelle
00:56:18mais dans un modèle différent
00:56:19on le vit aussi
00:56:20ce qu'on ressent
00:56:21c'est qu'il y a une vraie volonté
00:56:23d'y aller
00:56:24pour les gens
00:56:25et qu'ils veulent
00:56:26se réinventer aussi
00:56:28c'est important
00:56:29de se réinventer
00:56:30pour appeler
00:56:30les plus jeunes
00:56:32ou ceux qui veulent
00:56:32ne plus y aller
00:56:34etc
00:56:34et ça on sent quand même
00:56:36qu'il y a
00:56:36une vraie dynamique
00:56:37alors il y a une vraie dynamique
00:56:39mais figurez-vous
00:56:40Olivier Pardot
00:56:40que j'étais en Bretagne
00:56:41assez étonnamment
00:56:43bizarre
00:56:44Olivier de Caronflect
00:56:45en Bretagne
00:56:46comme c'est bizarre
00:56:46voilà
00:56:46c'est des choses qui arrivent
00:56:48et j'échangeais
00:56:49justement
00:56:49sur le canon français
00:56:50parce que vous avez
00:56:51des antifas
00:56:52qui ont tout fait
00:56:52pour qu'ils ne viennent pas
00:56:53s'installer en Bretagne
00:56:54il y a pas mal d'antifas
00:56:55en Bretagne
00:56:56et donc
00:56:56ils n'ont pas pu venir
00:56:57et l'homme
00:56:59qui voulait faire
00:56:59cette fête de village
00:57:00chez lui
00:57:00a dit
00:57:01moi demain
00:57:01le problème
00:57:02c'est que
00:57:02je ne veux pas avoir
00:57:04toute ma haie
00:57:05cassée
00:57:06par ces individus
00:57:07donc il y a aussi
00:57:07cette pression
00:57:08politique
00:57:09voyez-vous
00:57:09le rôle des préfets
00:57:10c'est justement
00:57:11monsieur Mélenchand
00:57:12écoutez-moi
00:57:13c'est de permettre
00:57:15à la liberté
00:57:16de s'exprimer
00:57:17et pas à ceux
00:57:18qui veulent troubler
00:57:18la liberté
00:57:19de l'emporter
00:57:20c'est ça le rôle
00:57:21des préfets
00:57:22c'est ça le rôle
00:57:22de la république
00:57:23le rôle de la république
00:57:24c'est de permettre
00:57:25à ces gens jeunes
00:57:26qui veulent
00:57:28redonner
00:57:28de la vie en France
00:57:30et permettez-moi
00:57:31d'avoir une pensée
00:57:31pour notre ami
00:57:33Eric Treigner
00:57:33qui cet été
00:57:35en Bretagne
00:57:35a été encore une fois
00:57:37violemment agressé
00:57:39moi je souhaite
00:57:40ardemment
00:57:41qu'il soit mis
00:57:42sous protection policière
00:57:43parce que ça me paraît
00:57:45indispensable
00:57:46parce qu'au fond
00:57:46qu'un journaliste
00:57:47quelle que soit sa tendance
00:57:50soit agressé
00:57:51ainsi
00:57:52violenté
00:57:53et bien c'est totalement
00:57:54insupportable
00:57:54ça s'est passé en Bretagne
00:57:55c'est pour ça que je veux
00:57:58le permettre
00:57:58qui reviendra
00:57:59cette semaine
00:57:59bien évidemment
00:58:00dans 100% politique
00:58:01avec Gauthier Lebrecht
00:58:03votre rendez-vous
00:58:03à retrouver
00:58:05mais vous avez tout à fait
00:58:06raison de souligner
00:58:07il était tranquillement
00:58:08en bateau
00:58:09et voilà
00:58:09150 individus
00:58:10qui l'ont menacé
00:58:12on le salue
00:58:13il est 23h
00:58:15dans quelques secondes
00:58:16sur CNews
00:58:16Pauline Trevzer
00:58:18nous a rejoint
00:58:19puisqu'on va faire
00:58:20un point complet
00:58:20sur les toutes dernières
00:58:21actualités
00:58:22avec vous Pauline
00:58:28bonsoir Olivier
00:58:29bonsoir à tous
00:58:30à la une de votre journal
00:58:31Raphaël Glucksmann
00:58:33se lance dans la course
00:58:34à l'Elysée
00:58:35le député européen
00:58:36et leader de place publique
00:58:38a annoncé sa candidature
00:58:39à l'élection présidentielle
00:58:40de 2027
00:58:41dans les derniers sondages
00:58:43il est crédité
00:58:44de 10 à 12%
00:58:45dans les intentions
00:58:46de vote
00:58:47du premier tour
00:58:48de la présidentielle
00:58:49le candidat participera
00:58:50à la primaire
00:58:51sociale démocrate
00:58:52organisée
00:58:53en octobre
00:58:53par le PS
00:58:54et son propre parti
00:58:55place publique
00:58:56écoutez
00:58:57oui
00:58:57j'ai toujours dit
00:58:58que je voulais mener
00:58:59cette bataille
00:59:00avec mes amis socialistes
00:59:01vous savez
00:59:02on a fait une campagne
00:59:03aux européennes
00:59:03qui a donné
00:59:04un espoir immense
00:59:05à des millions
00:59:06de françaises
00:59:06et de français
00:59:06et bien là
00:59:07on va faire mieux
00:59:07on va gagner
00:59:09l'élection présidentielle
00:59:10moi j'en suis convaincu
00:59:12mais pour gagner
00:59:13il faut que la gauche change
00:59:15il faut refonder la gauche
00:59:16et c'est ça
00:59:17l'opportunité
00:59:18qu'offre cette primaire
00:59:19c'est la refondation
00:59:20de la gauche
00:59:21dans le reste
00:59:22de l'actualité
00:59:23à Aurillac
00:59:24un policier
00:59:25et un manifestant
00:59:25ont été blessés
00:59:26samedi
00:59:27lors d'un rassemblement
00:59:28non déclaré
00:59:29contre les violences
00:59:30policières
00:59:30en marge du festival
00:59:32international
00:59:32de théâtre de rue
00:59:34une centaine
00:59:35de personnes
00:59:35qualifiées
00:59:36d'éléments perturbateurs
00:59:37par la préfecture
00:59:38étaient présentes
00:59:39Marlène
00:59:40au stage du syndicat
00:59:41Allianz 63
00:59:42revient sur les faits
00:59:44il faut quand même
00:59:44s'imaginer
00:59:45200 à 300 personnes
00:59:47qui sont réunies
00:59:48pour en découdre
00:59:49avec l'effort de l'ordre
00:59:49c'est quelque chose
00:59:50quand même
00:59:50qui peut être impressionnant
00:59:51et pour mes collègues
00:59:52même s'ils sont habitués
00:59:54et pour la population
00:59:55qui est venue
00:59:55en fait assister
00:59:56à un spectacle
00:59:57à plusieurs spectacles
00:59:59Dans le Val-de-Marne
01:00:01un drame familial
01:00:02sanglant
01:00:03s'est produit
01:00:03dans la nuit
01:00:04de samedi à dimanche
01:00:05à Sucy-en-Brie
01:00:06une femme a été retrouvée
01:00:08morte à son domicile
01:00:09son fils
01:00:10a été interpellée
01:00:11et placée en garde à vue
01:00:12six policiers
01:00:13ont été légèrement blessés
01:00:15lors de l'intervention
01:00:16une enquête
01:00:17pour homicide volontaire
01:00:18sur ascendant
01:00:19a été ouverte
01:00:19par le parquet de Créteil
01:00:22Dans le reste
01:00:23de l'actualité
01:00:24à l'international
01:00:25Kiev s'attaque
01:00:26aux géants
01:00:26du e-commerce russe
01:00:27au Zon
01:00:28pour la deuxième
01:00:29journée consécutive
01:00:30un site logistique
01:00:31du groupe
01:00:32a été touché
01:00:32par une attaque
01:00:33de drones
01:00:34dans la région
01:00:35d'Aurembourg
01:00:35peu de 300 employés
01:00:37ont été évacués
01:00:38l'activité du site
01:00:39a été suspendue
01:00:40dans le même temps
01:00:42près de Saint-Pétersbourg
01:00:43un incendie
01:00:44a ravagé un entrepôt
01:00:45après une frappe
01:00:46de drones ukrainien
01:00:48Direction l'Iran
01:00:49à présent
01:00:50où le régime
01:00:50des Mollas
01:00:51se dit favorable
01:00:52au dialogue
01:00:52avec les Etats-Unis
01:00:53le gouvernement iranien
01:00:55admet traverser
01:00:56de nombreuses difficultés
01:00:57se dit engagés
01:00:58dans une guerre totale
01:00:59avec Washington
01:01:01tant sur le plan économique
01:01:02que militaire
01:01:03écoutez
01:01:04Massoud Pézechian
01:01:05le président iranien
01:01:07Nous sommes engagés
01:01:09dans une guerre totale
01:01:10sur les plans économiques
01:01:11militaires et sécuritaires
01:01:12Donald Trump
01:01:13affirme sans détour
01:01:14qu'il impose à l'Iran
01:01:15les sanctions
01:01:15les plus écrasantes
01:01:16ou les plus redoutables
01:01:18mais pour notre part
01:01:19nous résistons
01:01:20et nous nous efforçons
01:01:21de servir notre peuple
01:01:22face à cette guerre inégale
01:01:25Et de la Formule 1
01:01:26pour finir ce journal
01:01:27est la victoire
01:01:28de Londo Norris
01:01:29à Zandvoort
01:01:30le champion du monde
01:01:31en titre
01:01:32devant Skimi Antonelli
01:01:33et George Russell
01:01:34pour s'offrir
01:01:35un deuxième sacre consécutif
01:01:37après celui en Hongrie
01:01:38parti en pole position
01:01:40le britannique
01:01:40a dû batailler
01:01:41face à l'italien
01:01:42pour faire la différence
01:01:43dans la deuxième partie
01:01:44de course
01:01:45de son côté
01:01:46le quintuple champion du monde
01:01:48Max Verstappen
01:01:49s'est craché
01:01:50dès l'entame
01:01:51du Grand Prix
01:01:51chez lui aux Pays-Bas
01:01:52Merci beaucoup Pauline
01:01:54on va vous retrouver
01:01:54à minuit
01:01:55tout à l'heure
01:01:56pour le journal
01:01:57pour l'édition de la nuit
01:01:58vous le savez
01:01:59C News
01:02:00Fabrice Hakoun
01:02:01Olivier Pardot
01:02:01c'est la liberté d'expression
01:02:03c'est la liberté d'opinion
01:02:05on a parlé tout à l'heure
01:02:06du meeting
01:02:06de Jean-Luc Mélenchon
01:02:07lors de ses universités d'été
01:02:08et bien pour vous faire
01:02:10votre opinion
01:02:11vous allez pouvoir l'entendre
01:02:13l'écouter
01:02:13c'est tout de suite
01:02:14sur C News
01:02:15le meeting
01:02:15de Jean-Luc Mélenchon
01:02:17c'est la liberté d'expression
01:02:17d'expression
01:02:18d'expression
01:02:18d'expression
01:02:18c'est la liberté d'expression
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