00:00Le cadre est posé, on va quand même demander au plus important de ce plateau, le grand chef.
00:05Grand chef, t'es prêt ? T'as plein de nouveaux jouets, là t'as des boutons, comment ça se
00:08passe ?
00:10C'est la rentrée France, tu veux que je sois où ? Bien sûr que je suis là.
00:12C'est lui qui décide, s'il est prêt, il n'y a pas d'émission.
00:14On l'entend bien, ça se fait bien qu'on l'entende un peu plus souvent dans l'émission que
00:17l'année dernière.
00:18C'était génial la sénére dernière. On y va, vous êtes prêts ?
00:20On est prêts.
00:21Place au coup d'envoi.
00:26Alors le coup d'envoi c'est le gros sujet, la grosse actu du jour.
00:29Vous n'avez pas pu passer à côté.
00:31On va forcément parler de badminton, le sport roi du week-end après les deux titres de champion du monde
00:36historique.
00:37Remporté par la France, ça s'est passé à New Delhi, finale des mondiaux.
00:40Vous l'avez vécu hier en direct, j'espère que vous étiez avec nous sur la chaîne L'Équipe.
00:44Avec d'abord le sacre du double mixte, Delphine Delruy et Tom Jickel qui ont battu les Nuit-1 mondiaux
00:48après un volant de matchs étonnant.
00:50Un aïs de la paire chinoise qui n'a pas réagi face au service de Tom Jickel.
00:54Et voilà le duo français sur la plus haute marche mondiale à 27 ans.
00:57Tous les deux, explosion de joie dans le clan français.
00:59Et ce n'est pas fini, puisque deux heures plus tard, rebelote avec un simple monsieur Alex Lannier, le surdoué
01:03de 21 ans,
01:04qui a déroulé face au japonais Narwaka.
01:06Deux petits sets, 21-11 à chaque fois.
01:0850 minutes de jeu, c'était plié, il n'a pas perdu de temps.
01:11L'exploit est retentissant.
01:12La France n'avait jamais eu de champion du monde dans ses rangs.
01:15Et elle repart de ses mondiaux avec deux médailles d'or.
01:18Alors est-ce que ça va changer votre regard sur ce sport ?
01:20Est-ce que le bad est entré dans une nouvelle dimension grâce au bleu ?
01:23On posera la question...
01:24Qu'est-ce qui se fait marrer, Pierrot ?
01:25Rien, mais...
01:25C'est déjà mort de rire.
01:26Oui, bien sûr, mais j'ai Camille à côté de moi.
01:28Non, il me cherche déjà.
01:29On posera la question à Alex Lannier, les copains qui est avec nous, dans un instant.
01:34Mais je voudrais juste votre ressenti, puisque vous avez l'air très bavard.
01:36Est-ce que ça vous a scotché, conquis, séduit ?
01:39Est-ce que vous étiez à fond de votre télé ou bof-bof ?
01:42Moi, j'ai trouvé ça exceptionnel, c'est vrai, de voir deux médailles d'or au championnat du monde pour
01:46le badminton.
01:46J'étais devant mon écran, avec mes enfants, et ils étaient comme des dingues.
01:49De voir des Français gagner, toujours, ça fait plaisir.
01:52Maintenant, j'en attends toujours un petit peu plus.
01:54Ah, il y a un mais.
01:55Oui, il y a un mais, parce que je me dis tout de suite, attention, il y a les Jeux
01:58olympiques en 2028.
02:00Et là, vraiment, pour que le sport, le badminton change de dimension en France, il va falloir performer au jeu.
02:05Il va falloir que tous les Français s'identifient à ces baddistes et nous emmènent justement jusqu'à l'heure
02:10olympique.
02:10Là, peut-être que le badminton aura changé de dimension, vraiment, en France en tout cas.
02:14Alors, on me dit qu'Alex Lagné, qui nous écoute, fait les gros yeux.
02:17Mais je voulais d'abord avoir le côté positif, peut-être de Camille, qui était à fond.
02:21Mais j'ai l'impression qu'on va y aller tout de suite.
02:22Alex Lagné, champion du monde !
02:24Le badminton est avec nous en direct depuis Hong Kong, parce qu'ils n'arrêtent pas de voyager.
02:29Salut tout le monde !
02:29Ça va, t'es pas trop scandalisé par ce que vient de dire Julian ou pas ?
02:32Mais il n'y a pas que lui comme avis, je te promets.
02:36C'est dur. Je vous mens pas, c'est dur ce qu'il vient de dire.
02:39C'est très, très dur.
02:42Bon, en tout cas, vas-y, vas-y.
02:43Il a raison, dans un sens.
02:46Non, non, il a raison pour aller chercher une nouvelle notoriété, évidemment.
02:51Il faut aller chercher une médaille olympique, c'est ce qui nous manque maintenant.
02:54Maintenant, je pense qu'il faut quand même apprécier les médailles mondiales.
02:57Il faut quand même, c'est pas tous les jours.
02:59Pour le badminton, en tout cas, c'est les premières.
03:03Donc, je pense qu'il faut que tout le monde apprécie aussi.
03:05C'est vraiment historique ce que vous avez fait.
03:07Et merci encore d'être avec nous à J1 au lendemain de cette journée complètement folle.
03:10Est-ce que pour toi, c'est trop tôt ou tu sens qu'il y a déjà eu un avant
03:13-après champion du monde ?
03:14C'est bête, mais je parle du compte Instagram, des sollicitations...
03:17Ouh là !
03:17Sollicitations.
03:18Sollicitations médias.
03:19Il y a trois syllabes.
03:19Des sponsors.
03:20Est-ce que tout le monde t'a appelé pour vouloir te sponsoriser ?
03:23Enfin, j'en sais rien.
03:23Ça a déjà changé quelque chose ou c'est trop tôt ?
03:30Je pense que c'est surtout pour l'instant sur les sollicitations que ça a beaucoup changé.
03:35Là, mon téléphone, il est honnêtement vraiment en train de surchauffer.
03:39C'est assez marrant.
03:41Je vois toute l'émulation.
03:43Maintenant, comme je ne suis pas rentré en France aussi, je ne vois pas les gens en direct.
03:47Je pense que peut-être, je ne sais pas, sponsors, ça viendra après.
03:51Mais là, je vois vraiment tout le côté médiatique qui monte un petit peu.
03:57C'est quelque chose vraiment d'assez surprenant et de nouveau, en tout cas pour le bal,
04:02même si ça monte un peu plus d'année en année.
04:06Mais c'est quand même vraiment surprenant.
04:09Et je pense qu'il y aura clairement un avant et après.
04:12Maintenant, il faut aussi capitaliser vraiment sur ce qui est en train de se passer.
04:17Est-ce qu'Alex, tu as acheté l'équipe du jour ?
04:19Alors, on va vous l'afficher, si jamais vous ne l'avez pas vu.
04:21La masterclass du bat français, titre Votre Quotidien.
04:24Est-ce que ce n'est pas un peu relou de devoir partager la couve avec Arthur Fils ?
04:27Ils sont pénibles, ces joueurs de tennis, à gagner des Masters 1000 en même temps que toi.
04:31C'était ton moment.
04:33Il y a un peu de frustration.
04:37Mais pareil, je dois partager avec Tom et Delphine.
04:40Je suis vraiment très heureux avec eux.
04:43Même si dans un coin de ma tête, quand ils ont gagné, je me suis dit que je ne peux
04:47pas être le premier à gagner la médaille.
04:50Il y avait un peu de frustration.
04:52Mais je veux dire, quand on est champion du monde, ok, je partage la une.
04:57Mais c'est la première pour moi.
04:59Et puis non, je l'apprécie.
05:02Qu'elle soit partagée ou pas, une une est une une.
05:05Ça fait toujours du bien.
05:06J'espère qu'elle en appellera beaucoup d'autres.
05:08Alors, on a entendu Julien Allian, mais il y a Camille Macali en plateau qui a souvent commenté le bad
05:13et qui est, je crois, fan absolu.
05:14Toi, forcément, tu as été séduite par ce qui s'est passé.
05:16Oui, moi, j'étais très, très heureuse parce que j'en attendais beaucoup déjà l'année dernière vu qu'en
05:21plus, c'était à Paris.
05:23Donc, on avait été un petit peu frustrés, même s'il y avait quand même eu une belle médaille de
05:26bronze déjà pour notre bio de choc.
05:28Donc, Alex, justement, je voulais savoir qu'est-ce qui avait changé entre l'année dernière où tu étais, évidemment,
05:35le fer de lance du bad français en simple.
05:38Maintenant, on voit qu'il y a Tommy Christo qui s'est hissé à la cinquième place mondiale.
05:43On sent que ça vous pousse, que ça vous porte et que plus rien est impossible pour le bad français.
05:50Non, clairement, on a tous progressé par rapport à l'année dernière.
05:55Je pense que l'année dernière, il y a eu aussi un peu ce côté vraiment médiatique du fait que
05:59ce soit à Paris et que j'ai fait des résultats avant Paris.
06:05Je ne dirais pas qu'on m'a surestimé, mais un petit peu aussi dans le sens où j'avais
06:12quand même bien moins de chances que cette année de remporter une médaille ou même de gagner le titre.
06:17Honnêtement, j'avais moins de solutions.
06:19J'étais beaucoup moins bon.
06:20Il faut être réaliste, l'année dernière, je n'étais pas forcément prêt à avoir toutes ces émotions, à endurer
06:26toute cette pression.
06:29Et on a essayé de se préparer, de mettre des choses en place.
06:33Et on a vraiment progressé d'abord physiquement pour tenir des tournois comme ça.
06:38Et après, on a aussi essayé de se développer mentalement, de faire plus de prépa mentale,
06:45de vraiment prioriser un maximum.
06:48Et puis, on a énormément appris de toutes les défaites de l'année dernière et même de cette année.
06:54J'ai une petite vidéo très mignonne à vous montrer à tous dans un instant.
06:56Mais d'abord, Pierre Bouby, qui d'habitude a une question traditionnelle.
06:59Je ne sais pas s'il va oser aujourd'hui.
07:01Alors, dans ce cas-là, j'en ai deux.
07:02Ah, vas-y, vas-y.
07:02Non, déjà, à savoir si tu as bien fêté le titre, déjà dans un premier temps.
07:06Ah.
07:10Non.
07:10Quoi, ça ?
07:11Il est trop sérieux.
07:12Déception.
07:13On a dû enchaîner, mais non.
07:16Il est déçu.
07:18Bon, déception, je suis désolé.
07:19Même moi.
07:20Même moi, je suis déçu.
07:22Ah non, c'est catastrophique.
07:24On a pris un avion trois heures après.
07:26J'ai six heures d'avion dans la nuit.
07:30Je n'ai pas dormi.
07:30Enfin, non, non, aucune célébration.
07:33Même pas un bon restau.
07:34Rien.
07:35C'est difficile.
07:36Bon, je vais passer à une autre question rapidement, parce que là, je suis très déçu.
07:40Moi, j'ai une question par rapport à ta performance et même à la performance du double.
07:46Est-ce que, mine de rien, dans un coin de votre tête, Los Angeles reste un objectif ?
07:52Non, mais c'est loin.
07:52Mais en vrai, tu marques quand même…
07:53Enfin, tu envoies un message.
07:54Malgré tout, la question, c'est est-ce que le bad a changé de dimension ?
07:58Pour moi, je suis complètement d'accord avec lui.
07:59En fait, là, demain, ils arrivent en France.
08:01Je ne suis pas sûr qu'il y ait un engouement de fou et personne ne va l'attendre peut
08:04-être
08:04à l'aéroport.
08:05Ce n'est pas la même chose.
08:06Je pense que…
08:07Est-ce que tu as déjà cet objectif en tête pour te dire « j'ai trois ans, deux ans
08:13pour aller chercher quelque chose.
08:15Je suis convaincu de mes forces ? »
08:20Je pense que dans un sens, tu as raison.
08:24C'est sûr que c'est souvent les médailles olympiques qui changent un sport.
08:28Donc, pour le bad, ce sera vraiment un événement important.
08:31Maintenant, évidemment, il y a aussi le côté, je veux dire, pas se mettre trop de pression.
08:36Ce sera évidemment l'événement majeur.
08:39Mais je pense que je suis arrivé sur ces championnats du monde, par exemple, en ayant l'envie
08:43de performer, mais aussi en ayant l'envie de kiffer le moment et de prendre énormément
08:49de plaisir.
08:50Donc, les JO, c'est dans un coin de ma tête.
08:53Maintenant, il y a énormément de choses encore à développer dans mon jeu.
08:56Je pense que même mentalement, les JO, c'est un cran au-dessus des championnats du
09:00monde.
09:00Là, c'est vraiment médiatiquement, c'est l'événement.
09:04Donc, il faudra se préparer d'une certaine façon.
09:11Et évidemment, il faudra se préparer comme il faut.
09:17Et ce sera important.
09:19Je pense que ce sera important pour le bad français, forcément.
09:22On l'a tous dans un coin de notre tête dans le long terme.
09:25Et c'est aussi ce qui nous permet de nous entraîner tous les jours et de se donner,
09:29de trouver les bonnes pistes.
09:31Aujourd'hui, je suis content.
09:32C'est que les championnats du monde, ils montrent aussi qu'on prend les bonnes décisions
09:35et qu'on a fait les choses correctement.
09:37Donc, c'est aussi un point d'évaluation avant les JO.
09:40Et ça nous permet vraiment de se dire, OK, on est en train de faire les choses correctement.
09:45Maintenant, il faut essayer de continuer et de prendre encore les bonnes décisions
09:49jusqu'à arriver à Los Angeles.
09:51Je crois qu'ils font la fine bouche en plateau.
09:53Ils ne se rendent pas compte qu'on a un mec qui vient d'être champion de l'île.
09:55On a un mec qui vient d'être champion de l'île.
09:55Avec 4 heures, c'est un truc de la fois.
09:57C'est un truc de la fois avec lui.
09:58Bravo.
10:00Si tu as besoin de fêter quelque chose, tu nous appelles.
10:03Petite vidéo mignonne du jour pour conclure qu'on a vu tourner sur les réseaux.
10:07Alex Lannier, aujourd'hui champion du monde.
10:08On va remonter un petit peu le temps.
10:09On est en janvier 2005.
10:11Alex a 14 ans.
10:12Écoutez déjà ce qu'il déclare.
10:15L'objectif, ça serait d'essayer pareil 2024 et aussi de venir dans les meilleurs joueurs mondiaux, si ce n
10:24'est le meilleur, et essayer d'aller au plus haut.
10:27C'est mignon.
10:28Alors merci à la FFBAD qui nous a fourni la vidéo.
10:31C'est vraiment un rêve de gosse qui se réalise pour toi.
10:33Tu étais déjà sacrément ambitieux à 14 ans, Alex.
10:35Oui, c'est sûr.
10:39Je l'ai dit pas mal en interview.
10:42C'est qu'à cet âge-là, c'était vraiment un des tournants pour moi où c'est devenu beaucoup
10:46plus sérieux.
10:47Avant ça, je jouais au BAD vraiment pour m'amuser.
10:50Comme tout le monde a joué au BAD, on va jouer et puis on veut juste partager un moment avec
10:57les amis, rigoler.
10:58Et il n'y a rien de sérieux professionnel.
11:02Et je pense que le tournant, c'est vraiment 13-14 ans où là, pour moi, c'est devenu beaucoup
11:06plus sérieux.
11:08Et puis j'ai dû amener aussi de la structure et du professionnalisme, si je voulais me battre parmi les
11:15meilleurs mondiaux.
11:16Et aussi, justement, dépasser les Asiatiques parce que c'est clairement un sport asiatique.
11:21Et si on n'est pas professionnel à cet âge-là, si on ne commence pas à l'être à
11:26cet âge-là, on rate le train.
11:28Et puis ça devient dur de rattraper.
11:31Donc non, clairement, honnêtement, j'étais ambitieux.
11:34Et puis, je suis fier de l'être.
11:37Merci en tout cas, Alex, d'avoir partagé tout ça avec nous.
11:39Encore bravo à toi.
11:40Tu embrasseras tes copains du double mixte.
11:42La fraîcheur, la sincérité, le sourire, l'autodérision.
11:44T'es un mec en or.
11:46Continue de nous faire rêver.
11:47Bravo, champions.
11:48À la prochaine.
11:48Et ce n'est pas fini parce qu'ils ne se reposent jamais, c'est sportif.
11:51Ciao, Alex.
11:52Ils vont enchaîner avec l'Open de Chine.
11:53Ce sera la semaine prochaine.
11:54Ce sera à suivre.
11:56Sur nos antennes, bien sûr.
11:57Vous ne raterez aucun match.
11:59Vous allez devenir accro au bas de Pierrot.
12:00Tu vas enregistrer les matchs d'Alex Lagné.
12:01Tu vas devenir incollable.
12:03Oui, absolument.
12:04Allez, après la pub, on va s'intéresser à l'autre jeune Français qui a fait parler de lui hier
12:08avec sa raquette.
12:09L'autre raquette, c'est Arthur Fils.
12:11C'est bien sûr la pépite du tennis qui a mis fin à 12 ans de disette en remportant son
12:15premier Masters 1000 hier soir à Cincinnati.
12:17Vous allez apprendre plein de trucs sur lui dans le portrait de Camille et notamment sa relation avec son papa
12:22étonnante.
12:22Étonnante, à tout de suite.
12:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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