- il y a 6 semaines
Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national, était l'invité de BFMTV ce lundi 24 août
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00:01Merci d'être là et bonjour à vous, Jean-Philippe Tanguy, vous êtes député Rassemblement National de la Somme,
00:06président délégué du groupe RN à l'Assemblée, dette, budget, immigration, je le disais,
00:11la campagne présidentielle démarre sur les chapeaux de roue, même si tous les Français ne sont peut-être pas au
00:16diapason de tout cela.
00:17Et je voulais d'ores et déjà vous faire réagir à l'entrée en orbite de certains candidats,
00:21Raphaël Glucksmann qui s'est déclaré hier qui se veut la gauche anti-Mélenchon,
00:24Jean-Luc Mélenchon qui se trouve en position de se qualifier au second tour selon un sondage face à Marine
00:29Le Pen
00:29qui, elle, est qualifiée, quels que soient les duels,
00:32Edouard Philippe qui enfourche le thème de l'immigration, etc.
00:35Comment vous qualifiez vous-même ce début de campagne et ce début de campagne de vos adversaires qui occupent le
00:41terrain ?
00:42Mais écoutez, c'est une fuite, j'allais dire en avant, mais derrière le Rassemblement National.
00:47Alors soit, comme M. Philippe, on promet d'appliquer le programme de Marine Le Pen, ce qu'il n'a
00:51jamais fait, il a fait l'inverse,
00:52soit ce ne sont que de vaines accusations, des diffamations de M. Attal et d'autres sur le Rassemblement National.
00:58Et je dois vous dire quand même que je suis assez satisfait de voir que ça ne prend pas,
01:02que je veux voir que les Françaises et les Français...
01:04Ça ne prend pas. Au fait, Jean-Luc Mélenchon, ça prend. Dans les sondages ?
01:07Non, mais Marine Le Pen, dans le dernier sondage, il faut le prendre avec beaucoup d'humilité,
01:12évidemment, progresse, alors qu'on a été attaqué tout l'été, qu'on est la scie principale de beaucoup de
01:16mensonges,
01:16de M. Attal qui nous a refait le coup des fausses ingérences russes en faveur du Rassemblement National.
01:21Non, mais d'accord, en faveur du Rassemblement National, qui évidemment est totalement faux,
01:26qui s'inscrit d'ailleurs, ce que vous avez dit sur M. Lecornu, dans cette manipulation permanente de la peur,
01:32qui permet de ne pas parler de leur propre bilan.
01:34Parce que tout cet été, c'est quand même l'effondrement de la politique de sécurité civile.
01:38Il faut rendre hommage aux sapeurs-pompiers, à tous les bénévoles partout en France,
01:42à les agriculteurs, des honnêtes gens qui les ont aidés.
01:45C'est l'effondrement de la politique économique, évidemment, avec la situation du budget.
01:50Et ils essaient, si vous voulez, de tromper les Français, en faisant diversion.
01:56Ils sont d'accord sur un mot ?
01:57Et ça ne marche pas.
01:58Il revient beaucoup le mot de rassemblement, Jean-Philippe Tanguy.
02:01Rassemblement pour éviter, disent-ils, d'offrir un boulevard à Marine Le Pen
02:04et de se retrouver avec un duel entre le RN et LFI.
02:07Marine Tondelier a parlé d'un basculement d'un autre monde
02:10qui pourrait justifier des actes de désobéissance civile,
02:12qu'elle qualifie d'ailleurs de résistance, si vous arrivez au pouvoir.
02:15Que lui répondez-vous ?
02:16Mais c'est collectivement qu'on devrait lui répondre
02:19que les propos de Mme Tondelier la disqualifient
02:21pour se présenter à une seule élection.
02:22Quand on se présente en démocratie, en République, à une élection,
02:25on accepte la défaite, comment dire, sa propre défaite, pardon,
02:30la défaite de ses idées, parce que les Françaises et les Français
02:32auront voté, auront fait un choix,
02:34et on n'a pas affaire à la désobéissance civile.
02:36Ça renvoie à quoi, la désobéissance civile ?
02:38Parce que les mots ont un sens.
02:39Je sais qu'à gauche, on galvote tout.
02:42On sacrifie l'histoire, avec le Wookies, on n'a pas de mémoire.
02:46Les désobéissance civile se sont dans des régimes autoritaires
02:48ou des régimes qui ne respectent pas les droits humains,
02:51comme la ségrégation aux Etats-Unis.
02:53Elle a dit...
02:54Non, mais c'est ça, l'essence de la désobéissance civile.
02:55Elle a dit qu'elle espérait des actes de désobéissance.
02:56Non, non, et ça renvoie à quoi ?
02:57Ça renvoie à quoi ?
02:58À Mme Tondelier, qui était tête de pont à Sainte-Solines,
03:01de voyous, qui sont allés agresser des agriculteurs,
03:05qui ont détruit des exploitations agricoles,
03:07qui ont détruit des moyens, comment dire, de recherche scientifique,
03:10et qui ont agressé les gendarmes,
03:12qui ont voulu les blesser,
03:15qui ont voulu, comment dire, abîmer l'image des forces de l'ordre.
03:19Et Mme Tondelier, il faut dire, ça en était bien sorti, malheureusement,
03:21de ce triste épisode qui aurait dit susciter l'indignation collective.
03:26Mais à gauche, c'est vrai qu'ils ont le droit...
03:33Ça nous interpelle et on le fait.
03:34Oui, mais Mme Tondelier, si vous voulez,
03:37ne devrait même pas pouvoir se présenter aux élections.
03:38Non, non, écoutez, au contraire.
03:40Soyez de votre côté aussi démocrate et acceptez qu'elle puisse penser
03:44que vous l'incarnez un danger, de son point de vue.
03:46Elle ne devrait pas être interdit, évidemment, d'autorité.
03:49Je veux dire qu'il devrait y avoir une défense collective
03:52de la démocratie et de la République.
03:53Quand vous avez soutenu une action violente,
03:56où il y a eu des dégradations de propriétés privées d'agriculteurs,
03:59où il y a eu des attaques contre les forces de l'ordre,
04:02on ne peut pas se présenter à la présidence de la République.
04:04Mais si vous voulez, un certain nombre d'anticorps démocratiques républicains
04:07ne fonctionnent pas quand c'est la gauche.
04:09On l'a vu d'ailleurs aussi avec les Insoumis,
04:11où les propos tenus par Mme Rima Hassan
04:14et un invité que je refuse de nommer puisqu'il a été condamné
04:17pour avoir voulu assassiner un rabbin
04:20étaient absolument ignobles, honteux de l'antisémitisme.
04:23Vous dénoncez un abassement des dix ?
04:25C'est un abassement à ciel ouvert.
04:26Et j'ai l'impression qu'un certain nombre de gens,
04:29pas nous évidemment, Rassemblement National,
04:30s'habituent au pire.
04:31Monsieur Tanguy, allons sur le fond.
04:33La question très politique de la dette fait l'objet
04:34de nombreuses passes d'armes,
04:35notamment entre le patron du RN, Jordan Bardella,
04:37et le banquier d'affaires Mathieu Pegas,
04:39qui se fait l'avocat de la proposition des Insoumis
04:42d'annuler partie justement de cette dette.
04:44Pegas vous fait la leçon aussi en parlant d'économie pour les nuls.
04:47Vous l'avez attaqué le qualifiant de vaniteux, d'oligarque.
04:50Mais sur le fond, pourquoi ce n'est pas possible et dangereux ?
04:53Est-ce que vous arrivez ce soir, pour convaincre ceux qui nous regardent,
04:56à donner un argument solide pour expliquer que c'est impossible ?
05:00C'est très simple, c'est une dette que notre Banque centrale possède.
05:03Les intérêts que nous payons sur cette dette
05:06pourraient être versés en dividende par la Banque de France,
05:08si malheureusement elle n'avait pas des coûts
05:10qui fait que malheureusement elle n'avait plus versé de dividende
05:12depuis plusieurs années.
05:13Donc si vous annulez cette dette,
05:14non seulement ça ne change rien à la situation de l'endettement,
05:17mais ça envoie un signal désastreux,
05:19qui est que la France n'est pas responsable,
05:22n'assume pas le coût de sa politique
05:24et utilise de l'argent magique qui n'existe pas.
05:27Et si on suivait cette logique,
05:29pourquoi on paie des impôts ?
05:30Dans ce cas-là, chaque année, on crée de la monnaie,
05:32on la fait racheter...
05:34– Mais non, mais ça n'a aucun sens.
05:36C'est-à-dire qu'en fait, quand une proposition est bonne,
05:38par définition, si elle est bonne,
05:39vous pouvez la généraliser.
05:40– Pardonnez-moi d'ailleurs, il y a quelques temps...
05:41– Vous ne pouvez pas généraliser la pensée de M. Mélenchon,
05:43ce qui prouve bien qu'elle est mauvaise.
05:44Mais moi, je vais vous dire, là où j'en veux le plus,
05:46parce que c'est une proposition qui ne va pas prospérer
05:48et il faut bien le dire qu'il s'est craché sur la réalité.
05:51– En êtes-vous si sûr ?
05:52– Oui, je pense que ça ne va pas prospérer.
05:54D'ailleurs, M. Pigas, dans la réponse qu'il m'a faite sur Twitter,
05:56commence à reculer en disant que finalement,
05:58ce n'est pas de l'annulation de dette,
06:00c'est une création monétaire perpétuelle,
06:02donc Arracha...
06:02– Je ne sais pas s'il recule, pardonnez-moi une parenthèse,
06:04mais surtout, lui, il s'amuse de voir qu'il y a encore quelque temps,
06:08vous trouviez des proximités, même des incointances,
06:10des similitudes de projets entre lui-même et Marine Le Pen,
06:13notamment sur le financement de la transition énergétique,
06:15et qu'aujourd'hui, vous le considérez comme le grand méchant loup.
06:18– Oui, je le suis toujours considéré comme le grand méchant loup,
06:19parce que vous savez, M. Pigas, c'est le clone d'extrême gauche de M. Macron,
06:23c'est-à-dire que c'est un fonctionnaire qui a trahi l'État pour ses intérêts privés,
06:26gagné beaucoup d'argent en vendant l'intérêt général.
06:30Mais au-delà de la similitude avec M. Macron,
06:32vous voyez, M. Pigas est très malhonnête,
06:33parce que je lui réponds, il a coupé mon extrait,
06:36et on ne parlait absolument pas de l'annulation de dette.
06:37– C'est pour ça que je dis que c'est sur le financement de la transition énergétique.
06:40– D'ailleurs, la journaliste... – J'ai écouté tout l'entretien.
06:42– Ah, voilà, donc vous pouvez voir qu'on ne parlait pas du tout de l'annulation de dette.
06:44– Mais vous soulignez d'autres similitudes,
06:46ce qui peut arriver, fort heureusement d'ailleurs.
06:48– Bien sûr, mais vous savez, il peut y avoir des bonnes idées partout,
06:50et nous, on n'est pas dans le sectarisme,
06:52contrairement à M. Pigas, qui lui, à mon avis, n'avait pas écouté le raisonnement,
06:55puisqu'il n'en a pas.
06:56Mais là où j'en veux beaucoup à M. Mélenchon, sur ce qu'il fait,
07:00c'est que cette espèce d'agitation, assez pathétique, il faut dire,
07:02sur l'annulation de la dette, permet de cacher le vrai problème de la dette.
07:05Le vrai irresponsable, c'est le gouvernement.
07:07Parce que les 3 500 milliards de dettes,
07:10oui, mais sauf que ça permet.
07:11Mais le fait de raconter absolument n'importe quoi, Mme Mabrouk,
07:14comme M. Mélenchon et M. Pigas, sur la dette,
07:16permet au Bloc central de se donner un bon rôle,
07:20de gens raisonnables, alors qu'ils sont tout sauf raisonnables, sur la dette.
07:23Et c'est là, une fois plus, c'est quoi le rôle de M. Mélenchon ?
07:26C'est de toujours protéger le système Macron.
07:28Voilà, il a appelé à voter pour lui à toutes les élections.
07:31D'ailleurs, ils lui ont bien rendu,
07:32puisque M. Macron, M. Attal et M. Philippe ont appelé à voter pour LFI,
07:36également pour bloquer le Rassemblement national.
07:38Donc M. Mélenchon, finalement, il est dans son rôle.
07:39Je veux rester juste encore très bien j'entends.
07:40À savoir la route secours du système, pour raconter n'importe quoi,
07:43et permettre à M. Lecornu et aux Macronistes d'apparaître sérieux,
07:47alors que ce sont évidemment des irresponsables sur la dette, entre autres.
07:50Mais j'ai retrouvé une interview de Jordan Bardalès,
07:52très intéressante que vous nous expliquez,
07:54c'était dans The Economist il y a quelques temps,
07:56où il affirmait que sur la dette, la France n'évitera pas,
07:59avait-il dit, une discussion avec la BCE,
08:01laquelle pourrait racheter une partie de la dette française,
08:04évidemment souvent avec des contreparties.
08:05Donc vous-même, vous demandez plus de souplesse,
08:08vous demandez davantage à la Banque centrale européenne.
08:11Donc est-ce que le débat est vraiment illégitime ?
08:13Ah mais pas du tout, le débat est parfaitement légitime.
08:14Vous voyez que vous le trouvez pertinent maintenant ?
08:16Non mais votre question est pertinente, pas la réponse de M. Mélenchon.
08:19Le fait qu'on ait un débat sur la politique monétaire,
08:22c'est quand même, excusez-moi, un des fondements du souverainisme
08:24et de la politique gaullienne en France depuis 30 ans.
08:28Donc on ne va pas se renier, mais il faut en discuter sérieusement.
08:32Or, vous voyez bien que la proposition qu'a fait M. Mélenchon
08:34a ridiculisé malheureusement ce débat, et je crains qu'il ne l'éteint,
08:37même si on va essayer de le faire vivre.
08:39Qu'est-ce qu'on a proposé au Rassemblement national ?
08:41C'est qu'à partir des années 2010,
08:43les banques centrales occidentales, américaines, britanniques,
08:47japonaises, européennes, ont fait ce qu'on a appelé
08:48de l'assouplissement quantitatif, c'est-à-dire qu'ils ont racheté
08:51sur le marché secondaire, c'est-à-dire de la dette qui existait déjà,
08:55ce qui a fait massivement baisser les taux,
08:56et pendant plusieurs années, la France,
08:58de M. Hollande et de M. Macron,
09:00ont profité d'une dette abondante,
09:02à taux zéro, voire à taux négatif.
09:04Et nous, ce qu'on proposait, c'est que cette dette
09:06soit utilisée pour des investissements d'avion.
09:08– On est d'accord.
09:09– Et ce qu'ils ont fait, et c'est là où c'est intéressant,
09:11si je peux me permettre, je finirai là-dessus, Mme Mabouk,
09:12c'est qu'est-ce qu'ils ont fait, les irresponsables,
09:14qui nous ont gouvernés ?
09:15Ils ont utilisé cette occasion inespérée.
09:18Moi, quand j'étais jeune, je ne pensais pas que ça arriverait aussi vite.
09:20– Vous étiez jeune.
09:21– Oui, mais j'étais encore plus jeune.
09:23Et ils ont gaspillé, c'est-à-dire cet argent
09:25qu'on aurait pu utiliser pour industrialiser,
09:28pour la recherche, pour investir dans l'avenir.
09:30Mais qu'est-ce qu'ils ont fait, Mme Mabouk ?
09:31Des chèques, des chèques pour rester au pouvoir.
09:33Ils ont acheté les élections avec cet argent magique.
09:36– Vous parlez des responsabilités,
09:38et eux vous appellent aujourd'hui,
09:39en tout cas le bloc central,
09:40le Premier ministre Sébastien Lecornu a la responsabilité sur la question déjà…
09:44– J'ai lu attentivement son courrier.
09:45– Ah ben écoutez, vous n'allez pas nous le lire ici,
09:48mais pour résumer, peut-être que je résume un peu trop facilement,
09:52c'est le budget ou le chaos ?
09:53– Mais c'est le chaos, c'est-à-dire c'est exactement ce que je vous disais.
09:55– Le chaos supplémentaire, si vous voulez, c'est le moment.
09:57– Ça peut difficilement être pire sur le budget.
09:59La France a 3 500 milliards de dettes,
10:02nous avons la charge de la dette qui a augmenté 18% sur le premier semestre,
10:07bientôt l'entièreté de l'impôt sur le revenu
10:08sera gaspillé dans la charge de la dette,
10:10et en 2032, si Marine Le Pen malheureusement n'était pas élue
10:13et mettait en place notre plan de redressement national,
10:15on serait à 130 milliards d'intérêts de la dette.
10:18– Contre 50 il y a 10 ans, on connaît le contexte.
10:20– On va vous rendre compte de ce que ça représente,
10:21pour ceux qui nous écoutent.
10:23C'est à la fois le 130 milliards,
10:25c'est à la fois le budget de l'éducation nationale et de la défense.
10:28– Je crois qu'on s'en rend compte.
10:29– Je ne sais pas, en tout cas,
10:30visiblement, M. Lescure ce matin sur BFMTV,
10:32il ne s'en est pas rendu compte puisqu'il n'avait strictement rien à proposer.
10:34– Oui, il appelle à une discussion, notamment avec vous.
10:37– Mais qu'est-ce qu'il propose ?
10:37– Attendez, c'est vous qui allez me dire, quand même.
10:40– Il était chez vous ce matin, quand vous êtes votre collègue,
10:43Madame de Malherbe.
10:43– Mais c'est la même chose, vous ne connaissez pas les grandes lignes du budget.
10:45– Eux non plus, moi je les connais, les grandes lignes.
10:48– Ce qui permet de dire à M. Mélenchon…
10:49– Ce qui est un peu inquiétant, c'est que M. Lescure ne connaît pas
10:51les lignes de son budget.
10:52J'invite tous ceux qui nous écoutent à l'écouter ce matin,
10:55s'ils ont beaucoup de patience, c'est un peu de temps à perdre.
10:56– Là, vous êtes en train de me préparer la réponse qui est celle,
10:58je ne sais pas, on ne sait pas au RN si on va appeler ou pas pour la censure.
11:01C'est ce que vous êtes en train de me dire.
11:02– Ah ben nous, on a une position constante à Mme Mabrouk,
11:04on attend de voir le texte, on attend de voir le budget,
11:07et on réagit à un texte qui existe.
11:08– Mais c'est en vie, arrêtez, pardonnez-moi, c'est un peu la langue de bois.
11:10– Mais ce n'est pas la langue de bois, c'est qu'on va pas…
11:11– Vous connaissez parfaitement les grandes lignes de ce budget.
11:13– Non, et vous non plus d'ailleurs.
11:14– Et vous connaissez la situation…
11:18– Vous non plus, vous ne les connaissez pas,
11:26ça a besoin d'un budget de stabilité avant la présidentielle.
11:29– Mais bien sûr, mais il aurait fallu ce budget l'année dernière,
11:31et il y a deux ans, il y a trois ans.
11:32– Mais nous sommes aujourd'hui à la santé.
11:33– Mais non, mais c'est toujours le même cinéma avec eux,
11:35c'est-à-dire qu'ils prétendent.
11:36Et c'est là où je suis assez satisfait de voir que l'opinion publique française
11:39comprend bien que les macronistes et M. Lecornu veulent les manipuler.
11:44Ils arrivent toujours comme des loups déguisant en agneau,
11:47en disant on veut discuter, mais ils ne discutent de rien.
11:49Et à la fin des budgets, vous en avez vu d'autres, Mme Mabrouk,
11:51à la fin du budget, ils appliquent exactement ce qu'ils avaient prévu au début.
11:55– Mais vous, vous êtes l'inverse, vous êtes l'agnone déguisé en loup,
11:56vous ne comprenez pas, c'est-à-dire que les insoumis vous disent,
11:59à raison que vous avez, selon eux en tous les cas,
12:01sauvé plusieurs fois la tête d'Emmanuel Macron.
12:03– Mais quand ?
12:03– Écoutez, en n'allant pas vers la censure,
12:08donc la question est simple.
12:09– On a toujours censuré sur le budget, je ne vois pas de quoi il parle.
12:12– Et cette fois ?
12:13– Mais on verra, en fait plus, nous, mais là-dessus, on ne cèdera pas.
12:17On ne veut pas être une espèce de caricature vivante
12:20comme M. Mélenchon, qui censure un texte qu'on ne connaît pas.
12:23Donc on va voir ce qu'il nous propose.
12:24– Donc vous dites que la responsabilité, c'est de discuter,
12:26notamment aussi sur la désindexation des retraites.
12:28– D'ailleurs, c'est M. Lescure qui l'a révélé,
12:30mais ce n'était pas un secret, je suis allé le voir avant l'été,
12:32pour voir ce qu'il proposait, je n'ai pas eu beaucoup plus d'informations
12:35sur le cadre de secret de ce que j'ai entendu ce matin,
12:37donc je vois qu'en un mois, M. Lescure, malheureusement,
12:39je ne sais pas s'il n'a pas travaillé, mais en tout cas,
12:40publiquement, il n'a pas progressé.
12:41Mais non, mais écoutez, on fait une rentrée politique.
12:44Vous êtes ministre de l'économie, comme M. Lescure.
12:46On vous attend sur le budget.
12:47On a entendu des rumeurs.
12:49– Vous connaissez les budgets macronistes depuis un certain temps.
12:51– Il n'a même pas été capable…
12:52– Vous connaissez les grandes lignes de ces budgets.
12:54– Non, je ne les connais pas, et vous non plus,
12:55parce qu'il ne les a pas dites.
12:56Et ce matin, Mme de Malher lui a demandé,
12:58il faut 28 milliards d'économies, qu'est-ce qu'il a répondu ?
13:00Je ne sais pas.
13:01Donc écoutez, un ministre de l'économie
13:02qui ne sait même pas combien d'économies il faut réaliser,
13:05j'allais dire un truc un peu plus vulgaire,
13:06ça fout la trouille.
13:07En tout cas, ça ne me rassure pas sur ce qu'ils veulent faire,
13:10mais c'est comme d'habitude.
13:11– Je reprends votre phrase.
13:11– Où sont les réformes structurelles ?
13:12À un moment, il nous annonce ce qu'on appelle les réformes structurelles,
13:15qui sont censées régler les fondamentaux des déséquilibres économiques.
13:19Qu'est-ce qu'il a dit ?
13:20Il a parlé des franchises médicales,
13:22qu'ils ont d'ailleurs fait dans le dos des Français cet été.
13:24Je suis désolé, ce n'est pas une politique structurelle.
13:26Ça économise au mieux quelques centaines de millions d'euros.
13:29On parle d'un déficit qui se compte en plus de centaines de milliards.
13:33Tout ça est absolument ridicule.
13:35– Un côté un peu paradis.
13:36– Paradoxal.
13:37Il y a une phrase que vous avez dit tout à l'heure,
13:39je reprends votre expression, ça fout la trouille.
13:41Il y a une phrase qui a un petit peu, non pas suscité la peur,
13:44mais la controverse auprès du Bloc central,
13:46c'est celle de Marine Le Pen qui a promis de nettoyer les écuries d'OGA,
13:50ce que sont devenus, selon elle, les comptes de la nation.
13:52Un message qui a mis en colère notamment Bruno Le Maire.
13:54– C'est bon signe.
13:55– Et d'autres, vous parlez là de réformes structurelles,
13:57mais eux vous reprochent justement de ne pas avoir dit banco sur les réformes structurelles
14:02et donc d'avoir aggravé la situation et participé à ces écuries-là.
14:05– Mais on a bien fait.
14:07Pourquoi ? Parce que ces réformes, elles ont été votées, elles ont été appliquées.
14:09Est-ce que le déficit a été résorbé ?
14:11– Appliquée ? La réforme bien faite ?
14:12– Elle a été appliquée à un an, ils l'ont abandonnée.
14:14– Monsieur Tanguy, oui.
14:15– Vous savez très bien que pour infuser,
14:17une réforme doit être appliquée pendant un certain temps.
14:20– Peut-être, mais c'est eux qui l'ont abandonnée, d'une part.
14:23– D'autre part, ça a coûté combien ?
14:26– La pression de qui ?
14:27– Des socialistes et de nous, parce que ça ne fonctionnait pas.
14:29On nous avait annoncé des milliards d'économies sur les retraites.
14:32Ça a coûté 200 millions d'euros.
14:33En fait, en suspendant la réforme des retraites,
14:36ils ont démontré qu'elle ne fonctionnait pas.
14:38Mais la réforme de l'assurance chômage, elle est passée.
14:42La réforme du RSA, qui se disait on devait faire des milliards d'économies,
14:45elle est passée.
14:45– D'ici, malgré vous, réforme de l'assurance chômage,
14:48réforme du RSA, retraite, régulation des dépenses de l'assurance maladie.
14:51Donc, ces grandes réformes, soi-disant structurelles des macronismes,
14:54n'ont pas fonctionné.
14:55Et le déficit public est pire que prévu.
14:57Là, c'est passé un peu incognito.
14:59Il y a ce qui est sorti pour le premier sommet,
15:00ce qu'on appelle la situation mensuelle du budget, SMB.
15:03C'est sorti.
15:04Le déficit public est complètement dans le décor.
15:10Il dépasse de 6% les prévisions.
15:12La charge de la dette, c'est plus 19%.
15:16Les dépenses courantes, c'est plus 4%.
15:18Donc, ce gouvernement ne maîtrise pas ses propres dépenses
15:21et ne tient pas son propre budget.
15:23C'est ça, le problème, Mme Mabrouk.
15:24Mais ce qui est intéressant…
15:25– Donc, dans ce contexte, vous ne savez toujours pas ce que vous ferez ?
15:27– Mais non, on fera des propositions,
15:29comme on les a toujours fait,
15:30de dépenses, pour le coup, de réduction des dépenses structurelles.
15:33– Ça, j'entends.
15:33– Et en plus, on baisse tellement les mauvaises dépenses.
15:35– Des discussions et négociations ce matin ouvertes par M. Lescure,
15:37vous lui répondez quoi ?
15:37– Mais on ira, moi j'y suis allé discuter avec lui.
15:39Je suis sorti de la discussion avec M. Lescure,
15:43avec les mêmes questions avec lesquelles j'étais entré,
15:48écoutez attentivement votre collègue, madame de Malherbe, ce matin,
15:51et j'ai l'impression, sans parler à sa place,
15:52qu'elle a posé de bonnes questions
15:53et qu'elle n'a eu que des mauvaises réponses.
15:56– Alors, vous allez essayer d'apporter de bonnes réponses ce soir.
15:59Une question assez directe.
16:01Votre programme économique, qualifié parfois de gauche,
16:04Jean-Philippe Tanguy, est sous votre impulsion
16:06et souvent critiqué par un courant libéral,
16:08notamment David Lissnard et Sarah Knaffo,
16:11et d'ailleurs par votre allié Eric Ciotti,
16:13qui veut une inflexion véritablement de votre orientation.
16:16Qu'est-ce que vous lui répondez ce soir ?
16:18– Non, mais c'est un peu étrange,
16:20parce que madame Knaffo et monsieur Lissnard,
16:2280% de leurs propositions viennent du programme du Rassemblement National,
16:24qui n'a pas été fait sous mon impulsion,
16:26mais sous celle de Marine Le Pen et Jordan Bardella.
16:28Moi, je suis au service de Marine Le Pen et Jordan Bardella.
16:31Ce n'est pas moi qui écris les programmes,
16:32tout ça, c'est de la désinformation,
16:34et je ne m'attribue pas le travail des autres.
16:35– D'accord, ils ne vont pas promettre de ramener l'âge de départ,
16:37donc c'est vrai, c'est la spécialité.
16:37– À 62 ans, même avec 42 annuités,
16:41ce n'est pas du tout ce qu'ils proposent.
16:42– Mais oui, ça fait partie effectivement des 20% de différence.
16:45– Le programme n'est pas le vôtre.
16:46– C'est vrai que tout ce qui est libération des énergies,
16:48baisse des impôts, tout vient du programme du Rassemblement National.
16:51Par contre, c'est vrai que sur la justice fiscale,
16:53il ne faut pas compter sur monsieur Lissnard ou madame Knaffo
16:56pour mettre de la justice.
16:57Or, il n'y aura pas de réforme dans notre pays.
16:58D'ailleurs, dans le débat que vous avez eu avant que j'arrive sur le plateau,
17:03certains ont dit oui, que monsieur Macron avait tenu
17:05les comptes et les impôts avant 2022.
17:08Je rappelle qu'il y a eu la plus grande révolte fiscale de l'après-guerre
17:11qui s'appelait les Gilets jaunes.
17:12Donc, je crois que vos intervenants devraient peut-être aller un peu sur le terrain
17:15parce que peut-être que dans les salons parisiens,
17:17on trouvait que monsieur Macron était formidable sur les impôts.
17:19Sur le terrain, et vous le connaissez bien,
17:21les Gilets jaunes, ils n'étaient pas vraiment d'accord sur la baisse des impôts
17:23et pour cause, les impôts ont flambé pour les classes moyennes
17:26et les vrais entrepreneurs.
17:27– Autre thème, monsieur Tanguy, les propositions de l'ex-premier ministre.
17:30Édouard Philippe, que ce soit sur un moratoire de l'ensemble
17:32des demandes d'asile et des demandes liées au regroupement familial
17:35sur l'île de Mayotte pendant la durée du quinquennat.
17:37Là, ce sont des résolutions qui vont dans votre sens.
17:39Vous allez dire que l'un copie sur l'autre, mais est-ce que malgré tout,
17:42si on pense de votre point de vue que c'est une bonne chose,
17:45vous dites « bon coup ».
17:46– Toute victoire idéologique du Rassemblement national est bonne à prendre.
17:49Et le fait que ceux qui ont échoué reconnaissent que la solution,
17:52c'est le programme que proposait face à eux, il y a encore quelques semaines,
17:55Marine Le Pen et Jordan Bardella,
17:57et pas le programme qu'ils ont appliqué à la tête de l'État,
17:59on ne peut que s'en féliciter.
18:00Moi, ce qui m'inquiète par contre, c'est que des gens qui ont tout échoué
18:03veuillent toujours se présenter à tout.
18:04Et vous savez…
18:05– Ils se présentent comme le candidat de la fermeté migratoire.
18:08Il maintient qu'entre 2017 et 2020, il a fait baisser l'immigration familiale
18:12que le taux d'exécution des OQTF a augmenté.
18:15Il y a une bataille de chiffres entre vous et ses soutiens.
18:17– Non, mais il n'y a pas de bataille de chiffres, ça n'existe pas.
18:19Je veux dire, M. Philippe habite dans un monde parallèle
18:22où il a été un excellent Premier ministre,
18:24où il a bien géré les comptes publics alors qu'il les a ruinés,
18:27où il a relancé l'industrie alors qu'il n'a rien relancé du tout,
18:29où il a baissé les impôts alors qu'il y a eu les gilets jaunes,
18:31et où il a soi-disant amélioré la situation migratoire
18:34alors qu'il a augmenté les titres de séjour
18:38un apôtre de l'immigration massive. – Mais c'est un apôtre de l'immigration massive.
18:41– C'est un immigrationniste, M. Philippe ?
18:42– Mais bien sûr, d'ailleurs, dans le même moment, il va vous dire
18:44qu'à Mayotte, il faut prendre des mesures très dures
18:45qu'il n'a jamais prises quand il était au pouvoir,
18:47et en même temps, puisqu'ils adorent ce genre de formule,
18:50vous verrez qu'à la rentrée politique, il va nous expliquer
18:52qu'il nous faut toujours plus d'immigration pour l'économie,
18:55alors que le chômage chez les immigrés est le double que chez les nationaux.
18:59Donc tout ça n'a absolument aucun sens.
19:01M. Philippe, de toute façon, était à plat ventre,
19:04comme M. Macron, avec l'Algérie, par exemple,
19:07et donc était incapable de gérer la situation migratoire,
19:10puisque ça impose de faire respecter la France
19:13un certain nombre de pays qui ne reprennent pas leurs ressortissants.
19:16Et je vous rappelle que le fait de ne pas reprendre ces ressortissants,
19:19c'est ne pas respecter le droit international et l'état de droit
19:21dont on nous rabâche toute la journée.
19:23– C'est intéressant de vous parler de l'Algérie
19:24et de notre souveraineté également.
19:27Il en est question avec certains candidats.
19:29La question de l'ingérence étrangère, notamment russe,
19:32qui est au centre aussi de leur campagne.
19:34Je parle d'Edouard Philippe, de Raphaël Glucksmann,
19:35ou encore de Gabriel Attal.
19:36Ces alertes ne semblent pas, Jean-Philippe Tanguy,
19:38vous inquiétez, vous semblez les minimiser ou les relativiser.
19:42Nathalie Loiseau, d'ailleurs, remet en cause votre patriotisme à ce sujet.
19:45Pourquoi cela ne vous inquiète pas ?
19:46– Parce que moi, je lis les rapports des institutions
19:48qui sont en charge de protéger la démocratie et la République.
19:51– Que disent-elles ?
19:52– Par exemple, Viginum, le rapport est disponible pour ceux qui nous écoutent.
19:55Il est public.
19:55Ils disent que toutes les ingérences russes, elles existent,
19:57mais elles sont toutes maîtrisées
19:58et qu'elles n'ont pas d'influence sur le débat électoral français.
20:02Et il faut s'en féliciter.
20:03– Elles existent donc ?
20:03– Bien sûr qu'elles existent.
20:04Le Rassemblement national a demandé et obtenu une commission
20:09que j'ai présidée sur les ingérences étrangères.
20:11– Et vous étiez très en colère contre ces conclusions.
20:13– Oui, parce qu'elles affirmaient qu'il y avait un lien direct entre vous-même.
20:17– Sans preuve, vous savez, le but de cette commission n'était pas que les macronistes disent la vérité.
20:24On sait qu'ils mentent.
20:24C'était que les institutions en charge de la sécurité des Français,
20:28les services de sécurité, la commission des comptes de campagne,
20:31TRACFIN qui s'occupe de la fraude financière,
20:34puissent exprimer le fait qu'il n'y avait pas d'ingérence du Rassemblement national.
20:38Et ce qui est très grave, c'est qu'effectivement,
20:39les macronistes ont pu faire un rapport qui était contredit
20:43par toutes les déclarations des institutions.
20:45Mais je vous rassure, ce n'était pas naïf.
20:47Notre but était d'avoir les déclarations des gens en qui on peut faire confiance,
20:50ceux qui dirigent les institutions de la République,
20:52et pas le menu frottin de la Macronie qui raconte n'importe quoi
20:56du moment que Emmanuel Macron leur demande de mentir.
20:59Et je vous rappelle qu'ils ont auditionné Marine Le Pen sous serment.
21:02– Bien sûr.
21:02– Moi, j'ai fait trois signalements au procureur
21:06pour des cas d'ingérence que j'ai découverts.
21:08Est-ce que les macronistes ont fait un signalement
21:10sur le témoignage de Marine Le Pen qui a certifié, évidemment,
21:13qu'il n'y avait pas d'ingérence au Rassemblement National ?
21:15Non. Ils avaient dit qu'ils le feraient.
21:17Ils avaient dit qu'ils le feraient.
21:18Ils ne l'ont pas fait puisqu'il n'y avait rien à dénoncer.
21:20– Et parfois, il n'y a pas besoin d'ingérence étrangère
21:23pour être déstabilisé de l'intérieur.
21:25Je parle du vol XXL de nos données sensibles,
21:27notamment fiscales, mais pas seulement.
21:29Pas de démission, mais des excuses de la part du ministre des Comptes publics.
21:32Ce matin, d'ailleurs, puisque vous avez écouté attentivement
21:34cette interview, M. Lescure a aussi formulé des excuses.
21:38Reconnaissez aussi que nous ne sommes pas au niveau.
21:40– Non, mais c'est incroyable, au bout de dix ans,
21:42d'être capable de dire qu'ils ne sont pas au niveau.
21:44C'est-à-dire que dans les ingérences étrangères,
21:46Mme Mabrouk, il y a ce qu'on appelle le cyber-rançonnage.
21:48Il y a les attaques. Elles sont identifiées.
21:49Donc, ça veut dire que ces gens qui parlent des ingérences étrangères,
21:52dans tous les médias qu'ils font, sur tous les plateaux,
21:54dans tous les éléments de langage,
21:56n'ont même pas protégé les données des Français
21:58dans les ministères pour lesquels ils ont la charge.
22:00Et ils ont encore menti.
22:02Parce que moi, j'ai demandé publiquement à M. Amiel,
22:03il a parlé d'une attaque sophistiquée.
22:05Alors, où est la sophistiquée ?
22:07Puisqu'ils ont en fait récupéré un code,
22:09qu'ils sont rentrés dans le logiciel,
22:10et qu'ils ont tiré les données.
22:12Où est la sophistiquée ?
22:13– On peut être d'accord sur le caractère scandaleux.
22:15– Je suis sûre que vous et moi, on aurait été capables,
22:17si on avait été malhonnêtes, de faire ce qu'a fait ce hacker.
22:19Ce n'était pas du tout sophistiqué.
22:20Mais le fait qu'ils mentent, toujours mentir,
22:23pour se couvrir, qu'ils envoient...
22:25– Attendez, ôtez-moi d'un doute.
22:25– Excusez-moi, qui a s'excusé en premier ?
22:27Ce n'est pas un ministre qui s'excusait en premier ?
22:29– C'est la directrice du budget.
22:31C'est-à-dire qu'ils sont tellement lâches.
22:32– Vous avez appelé à la démission.
22:33– Ils sont tellement lâches, parce qu'il faut utiliser le bon mot,
22:36qu'ils envoient une haute fonctionnaire pour se couvrir,
22:38au lieu d'assumer leur responsabilité depuis 10 ans.
22:39– C'est bien vous qui déclariez il y a quelque temps,
22:41sur l'antenne de CNews d'ailleurs,
22:43en évoquant la vérification d'identité obligatoire pour tous,
22:45sur les réseaux sociaux, vous disiez quand même,
22:47je vais vous citer, c'est assez...
22:48– Ah mais j'assume.
22:49– Vous assumez, c'est assez savoureux.
22:52On fera le même système que se connecter aux impôts,
22:54et il n'y a pas plus sécurisé et confidentiel que le système des impôts.
22:57Vous avez eu du nez, hein ?
22:58– Non mais déjà, j'avais eu le conditionnel,
23:00mais je vais vous dire ce qui s'est passé.
23:02En tant que député de la République,
23:05on auditionne des fonctionnaires, des ministres.
23:06– Vous reprochez au gouvernement d'avoir eu confiance comme fou, M. Tanguy ?
23:10– Non mais moi, je ne suis pas à la tête du ministère, Mme Mabrouk,
23:12je ne suis pas à la tête du service.
23:14Je n'auditionne pas ceux qui s'occupent de la sécurité informatique.
23:17Quand vous êtes parlementaire...
23:18Non mais c'est intéressant, la question que vous avez posée.
23:19Moi, je ne vais pas me défiler.
23:20– Pêcher par naïveté, alors.
23:21– Peut-être que j'ai péché par naïveté,
23:23mais dans une République, dans une démocratie,
23:25si les parlementaires posent des questions à des fonctionnaires
23:28et que ces fonctionnaires mentent aux parlementaires,
23:30est-ce que le problème, c'est que le parlementaire
23:32a confiance dans le fonctionnaire ?
23:34– Vous pensez que des membres de l'administration ont menti ?
23:36– Non mais ce n'est pas que je pense, je le sais.
23:38Puisque plusieurs fois, j'ai eu plusieurs auditions
23:40en tant que rapporteur de président,
23:42notamment dans le cadre de cette commission,
23:44les fonctionnaires nous ont assuré
23:46que les services des impôts étaient les mieux protégés
23:49avec le ministre de la Défense,
23:50le ministère de la Défense,
23:51étaient les mieux protégés.
23:52Et en fait, on se rend compte que non seulement
23:54ce n'était pas protégé,
23:55mais qu'en plus, les budgets attribués à la protection
23:59n'étaient pas dépensés.
24:00C'est-à-dire qu'ils n'ont même pas essayé
24:02de protéger les Françaises et les Français.
24:03Donc évidemment, que tout ce petit monde devrait dégager
24:06et aussi que certains devraient se taire.
24:09Parce que quand M. le maire…
24:09– Ça n'appellera un peu d'humilité
24:10quand vous-même, vous croyez il y a encore quelques mois
24:12que c'était impossible ?
24:13– Mais moi, je n'ai pas de…
24:14Écoutez, je n'ai quand même pas m'excusé.
24:15– Vous pensez à la politique quand même.
24:17– Mais Mme Mabroux, moi je suis…
24:19– Vous n'êtes pas dans le cœur de la machine,
24:20c'est ce que vous dites ?
24:21– Non, non, ce n'est pas le cœur de la machine,
24:22c'est qu'il y en a qui sont à la tête de l'État
24:24et il y en a qui sont dans l'opposition.
24:26Si en tant que membre de l'opposition,
24:28on ne peut plus avoir confiance
24:29dans les auditions de la République,
24:31il n'y a plus de démocratie, il y en a Mabroux.
24:32Il n'y a plus de médias non plus.
24:33Parce que s'ils mentent aux parlementaires,
24:35ils mentent aux journalistes.
24:36Et s'ils mentent aux journalistes,
24:37ils mentent aux Français.
24:38– Alors j'interroge le membre de l'opposition
24:39que vous êtes, parce qu'au 1er septembre,
24:41des millions d'entreprises françaises
24:42seront obligées de passer
24:43à la fameuse facturation électronique.
24:45Alors est-ce qu'il faut annuler cette réforme
24:47compte tenu des ratés que l'on connaît
24:49en matière de sécurité ?
24:50Et je mets de côté le coût et tout le reste.
24:53– Il faut évidemment la suspendre.
24:55Aujourd'hui, la confiance est rompue
24:57et il faut rétablir une confiance suffisante
24:59avant d'obliger les entreprises, évidemment,
25:01à aller au bout de cette déclaration automatique.
25:04– Il y a quelque chose que je ne comprends pas,
25:06très honnêtement chez vous, M. Tanguy,
25:07sur le thème relatif aux réseaux sociaux
25:09et à leur interdiction aux moins de 15 ans.
25:11Le débat a animé, évidemment,
25:14l'actualité il y a quelque temps.
25:16Vous confirmez que vous pourriez voter le texte
25:18s'il était écrit différemment
25:19après la censure du Conseil constitutionnel
25:21lorsqu'il reviendra au vote.
25:22C'est une question aussi, par ailleurs,
25:24il y a la protection, évidemment,
25:25de nos enfants des ménières,
25:26mais de liberté fondamentale.
25:28– Oui, mais parce que…
25:29– On n'a pas connu le RN,
25:30je vous avoue, sur cette ligne-là.
25:31– Mais si, parce que, si vous voulez,
25:33sur l'interdiction des réseaux aux moins de 15 ans,
25:35il y a un sujet.
25:36Les parents sont désemparés,
25:37il y a des menaces,
25:39nous avons nos jeunes qui sont exposés.
25:40– Appelés à la responsabilité des parents aussi.
25:42– Oui, mais ce n'est pas si simple,
25:43vous savez, moi, je n'ai pas la chance.
25:44– Je sais bien aussi.
25:45– Oui, mais moi, je n'ai pas la chance
25:46d'être parent,
25:47mais je vois des parents qui viennent nous voir,
25:49qui parlent, qui se sont désarçonnés.
25:51Ce n'est pas si facile que ça,
25:52de dire, il n'y a qu'à Faucon.
25:53Je veux dire, moi, je ne juge pas les parents.
25:56Il y a beaucoup de parents de bonne foi.
25:58– Mais c'est LFI qui se retrouve
25:59à défendre la liberté contre le caractère
26:01qui peut paraître intrusif
26:02du contrôle d'identité.
26:03– Non, mais LFI, ils sont contre tout.
26:05– Non, non, soyons honnêtes.
26:07– Non, soyons obligés.
26:07– Ils sont contre tout.
26:08Ils n'ont jamais rien voté, LFI.
26:09– Là, ils estiment qu'il faut sanctuariser
26:11la liberté au-delà de tout.
26:13C'est un véritable débat.
26:14– Non, mais ce n'est pas vrai,
26:15parce qu'ils ne vont pas au bout
26:16de leur raisonnement.
26:17Est-ce qu'ils interdisent
26:18l'accès à la pornographie aux mineurs ?
26:19Oui, donc ce n'est pas vrai
26:20qu'ils sont pour la liberté absolue.
26:22Tout ça n'a de la mauvaise foi.
26:22– Le liberté absolue n'existe pas.
26:24– Mais est-ce que vous,
26:25vous n'êtes pas en train
26:33si vous voulez, juger un projet
26:34par rapport à la dérive de ce projet ?
26:36Parce que dans ce cas-là,
26:37on ne peut plus rien voter,
26:37parce que tout bon sentiment
26:39ou tout bon projet
26:40peut être détourné de son attention.
26:42Mais Jordan Bardella,
26:43qui avait fait un énorme travail
26:44de terrain sur les jeunes,
26:48avait soutenu cette interdiction
26:49des réseaux au moins de 15 ans
26:50et évidemment, il avait raison.
26:51Mais on s'est abstenu
26:53sur la version finale de ce texte
26:55car il y a eu un ambroglio
26:56entre ce que proposait le gouvernement
26:58et ce que voulait faire
27:00la Commission européenne.
27:01Tant et si bien qu'on ne comprenait plus
27:02comment le gouvernement
27:03voulait opérer cette loi
27:05et le Conseil constitutionnel
27:06a d'ailleurs censuré
27:07se mettant en porte-à-faux
27:09avec le droit européen.
27:10Donc en fait,
27:10on est totalement bloqué
27:12sur le sujet
27:13de la protection des mineurs
27:14parce que la France
27:15est entravée
27:16par la Commission européenne.
27:17– Vous l'accompagnerez ?
27:18– Mais aujourd'hui,
27:18je ne vois pas comment
27:19par rapport aux instructions
27:20de la Commission européenne,
27:21je ne vois pas comment
27:21ils peuvent s'en sortir.
27:22C'est-à-dire que là,
27:23ils sont bloqués
27:23entre leur soumission à Bruxelles.
27:24– Ce n'est pas ma question.
27:25– Oui, mais c'est un peu
27:26la réponse technique.
27:27– Le Rassemblement national,
27:28vous étiez,
27:28ou vous êtes peut-être
27:29toujours, je ne sais pas,
27:30le garant, le protecteur,
27:31en tout cas,
27:32vous vous présentiez ainsi
27:32des libertés,
27:33des libertés fondamentales
27:34contre des contrôles,
27:36même si c'est pour les mineurs
27:37et les enfants
27:38qui peuvent être jugés intrusifs.
27:39Et là, on vous trouve
27:40de l'autre côté de la barrière.
27:41C'est quand même assez étonnant.
27:43Certains disent
27:43que vous vous macronisez
27:44à jeter ce grand but.
27:45– Non, mais excusez-moi,
27:46on ne va pas laisser…
27:47– Peut-être que c'est le cas.
27:47– Pas du tout.
27:48On ne va pas laisser
27:49le monopole de la protection
27:50de l'enfance
27:51aux macronistes
27:51qui l'ont si mal défendu
27:53depuis dix ans.
27:54Mais l'enjeu
27:55de la protection des enfants,
27:57des adolescents aussi…
27:58– Vous ne le dites pas,
27:59bien sûr, mais…
28:00– Oui, mais d'accord,
28:00mais il faut prendre
28:01des dispositions.
28:02– Mais il y a l'enjeu
28:02des libertés, je suis désolée.
28:02– Il faut prendre des dispositions
28:03et je suis désolée,
28:04j'ai présidé la commission
28:05sur les ingérences.
28:06La Chine utilise
28:07les réseaux, les écrans
28:08pour saccager
28:11la jeunesse française.
28:12Un certain nombre de gens
28:13qui ne cherchent qu'à faire
28:13de l'argent
28:14sont en train de manipuler
28:15nos jeunes.
28:16Vous savez très bien
28:16qu'aujourd'hui,
28:17il y a un problème
28:17de concentration,
28:18il y a un problème
28:19de contenu.
28:19Moi, quand j'étais jeune,
28:20on pouvait se faire embêter
28:21à l'école,
28:22quand on rentrait,
28:22on était protégés.
28:23Maintenant, les jeunes
28:24qui se foircelaient
28:24toute la journée à l'école,
28:25ils se foircelaient
28:26le soir, la nuit,
28:27le matin…
28:28– Vous pouvez signer
28:29que demain,
28:30ce ne sera pas un contrôle
28:31d'identité intrusif généralisé,
28:33je ne veux pas exagérer,
28:34il ne s'agit pas d'être complotiste,
28:35mais on ne sait pas
28:37où sera la ligue,
28:37où sera la barrière.
28:38Vous pouvez signer
28:38que ce ne sera pas comme ça demain ?
28:39– Mais on ne peut jamais garantir
28:43qu'un système ne sera pas dévoyé.
28:43– Donc, c'est un vrai sujet.
28:44– Mais je n'ai pas dit
28:45que ce n'était pas un vrai sujet,
28:46Mme Mabrouk.
28:46– Donc, vous avez une inquiétude aussi.
28:48– D'accord,
28:48mais ce qui est certain,
28:49c'est qu'aujourd'hui,
28:50nos enfants,
28:51enfin, nos enfants,
28:52les enfants,
28:53les jeunes,
28:53ne sont pas protégés.
28:54Ils sont exposés.
28:55Non, mais c'est-à-dire
28:56qu'on oppose un risque potentiel,
28:59parce qu'il y a toujours un risque.
29:00– Il n'est pas anodin.
29:01– Je n'ai pas dit
29:01qu'il était anodin,
29:04mais il est…
29:06– Excusez-moi,
29:12on n'applaudit pas
29:13dès demain, Mme Mabrouk.
29:14– Si, si, si.
29:15Moi, je vous le dis,
29:15parfois…
29:16– Personne n'est troublé
29:17par ce que vous avez dit.
29:18– Moi, vous savez,
29:18moi, j'ai plein de défauts,
29:20mais je ne suis pas un menteur.
29:21Je n'ai pas vu
29:21des électeurs de ma circonception
29:23se plaindre,
29:24bien au contraire,
29:25sur l'interdiction des réseaux
29:26aux moins de 15 ans.
29:26Je vais vous dire, par exemple,
29:27il y a une disposition
29:28qu'il faut expliquer,
29:29parce que j'ai eu des plaintes,
29:30c'est sur notre vote
29:31sur les pesticides
29:33que nous avons retrouvés
29:33par la loi agricole.
29:34Et il faut expliquer
29:35aux Français d'autres votes.
29:36Il faut expliquer
29:37la réalité des études
29:39qui montrent que
29:39ce ne sont pas
29:40des pesticides dangereux,
29:40qu'ils étaient nécessaires.
29:42Et là, il faut défendre
29:44notre vote.
29:44Donc, vous voyez,
29:45quand il y a des votes,
29:46effectivement,
29:46où il y a eu des retours
29:47de terrain inquiets,
29:48il faut qu'on aille expliquer
29:49à nos électeurs
29:50pourquoi on l'a voté,
29:51pourquoi on a défendu
29:51les agriculteurs.
29:52Mais je ne vais pas vous inventer
29:54des plaintes sur les réseaux sociaux
29:55qui n'ont pas existé.
29:57– On verra.
29:57– On verra si votre argumentaire
29:58aura convaincu.
29:59– Je vais vous dire,
29:59il y a des gens
29:59qui posent des questions légitimes.
30:01Ce n'est pas parce qu'ils sont minoritaires
30:02qu'il ne faut pas les écouter.
30:04Donc, moi, j'ai vu
30:05sur les réseaux sociaux
30:05des gens qui étaient mécontents.
30:07On peut échanger,
30:07on peut débattre,
30:08il faut les entendre.
30:09Mais ce n'est pas parce
30:09qu'une minorité n'est pas contente
30:11qu'une majorité,
30:11et en particulier de parents,
30:13ne souhaitent pas protéger
30:14leurs enfants.
30:14Une fois de plus, aujourd'hui,
30:16c'est bien beau de dire
30:17qu'il faut que les parents
30:18défendent leurs enfants.
30:19On voit bien qu'ils sont désemparés,
30:19que ce n'est pas si facile
30:20et que ce sont des millions
30:22d'enfants et de jeunes
30:23qui sont exposés.
30:24Et malheureusement,
30:25s'il y a encore des malheurs
30:27des enfants,
30:28des adolescents
30:28qui commettent l'irréparable
30:29à cause de cette manipulation
30:30sur les réseaux sociaux,
30:31eh bien, on n'aura que nos yeux
30:32pour pleurer.
30:33Et je peux vous dire
30:34que quand vous recevez
30:34une famille qui est victime,
30:37vous ne pensez pas au péril,
30:38vous pensez à la réalité.
30:39Mais vous comprenez
30:39qu'il faut interroger
30:40la liberté.
30:40Je vous remercie
30:41d'avoir posé cette question
30:42et je ne pense pas
30:43mettre des faussés.
30:44J'ai encore deux questions,
30:45s'il vous plaît,
30:46qui ont trait à la politique
30:48mais pas seulement,
30:49puisqu'il s'agit de Patrick Bruel,
30:51de sa grande tournée
30:52en octobre,
30:53il y a des maires,
30:53dont aussi un maire
30:54d'hiver droite,
30:55qui souhaite que la tournée
30:56de Patrick Bruel
30:57soit tout simplement annulée.
30:58Il y a une instruction en cours,
30:59je le rappelle,
30:59des plaintes,
31:00une trentaine lui a droit,
31:01la présomption d'innocence.
31:03Est-ce qu'un maire Hérène
31:04pourrait aussi ajouter son nom
31:06à cette liste de maires
31:07qui disent, écoutez,
31:08non, au nom de la décence,
31:10par rapport à ses victimes présumées,
31:11je ne veux pas accueillir
31:13cet artiste dans ma ville ?
31:15Les maires sont libres
31:16de choisir leur programmation
31:17mais c'est vrai
31:18que c'est condamné par avance
31:20M. Bruel
31:21et que chacun a droit
31:22à la présomption d'innocence,
31:23même quand les témoignages
31:24des victimes
31:24qu'il faut évidemment
31:27respecter et entendre
31:28vont dans le même sens.
31:29Mais une fois plus,
31:30il faut respecter la justice
31:31mais c'est surtout,
31:32personne n'est obligé
31:33d'aller voir M. Bruel.
31:34C'est une chose.
31:35Est-ce que c'est une forme
31:36de tribunal municipal
31:37avant la justice ?
31:38Non mais ce n'est pas le tribunal
31:38mais vous savez,
31:39c'est au public aussi
31:41de tirer des enseignements.
31:42Et voilà,
31:43donc les maires font ce qu'ils veulent.
31:44Moi j'estime
31:45qu'on n'a pas condamné
31:46M. Bruel
31:47par avance
31:47et à la place de la justice
31:48mais moi à titre personnel,
31:49je n'irai pas voir
31:50M. Patrick Bruel.
31:51Manon Aubry affirme
31:52que taxer les riches
31:53ne suffit pas,
31:54les milliardaires sont nuisibles.
31:55Sauf M. Pigasse.
31:58Il faut les interdire.
32:00Il faut les interdire.
32:01Que lui répondez-vous ?
32:03Non mais ce qui est dommage,
32:04c'est qu'on ne va pas interdire
32:06Mme Aubry
32:06parce que dès qu'elle part,
32:07je pense qu'elle fait des voix.
32:08On a commencé par dire au contraire.
32:10On a fait une ode à la démocratie.
32:11Mme Aubry,
32:11si vous voulez,
32:12Mme Aubry,
32:13en disant des énormités pareilles,
32:14il y a une espèce de pulsion totalitaire
32:16pour stigmatiser une population.
32:18Dans les milliardaires,
32:19vous avez des gens
32:19qui ont inventé
32:21des remèdes médicaux,
32:22des dispositifs médicaux,
32:23qui ont révolutionné le monde,
32:24qui ont inventé
32:25des logiciels internet.
32:26Enfin,
32:27Mme Aubry,
32:27qui n'a rien fait,
32:28rien inventé dans sa vie,
32:29est en fait jalouse.
32:30En fait,
32:31ce n'est pas que LF,
32:33c'est la France.
32:34Non,
32:35mais c'est aussi les aigris.
32:37Ils ne sont pas insoumis.
32:38Ils sont aigris.
32:39Ils détestent tout le monde.
32:40Ils détestent
32:41les Français de confession juive.
32:43Ils détestent les patriotes.
32:44Ils détestent ceux
32:44qui ont réussi dans la vie.
32:45Ils détestent la France.
32:47Ils n'aiment que M. Mélenchon,
32:48ce qui n'est pas brillant.
32:49Pour votre cas,
32:50vous êtes en forme
32:51pour cette rentrée médiatique.
32:52Merci, Jean-Philippe Tanguy.
32:53Merci,
32:54on va suivre tout cela.
32:55Bonne soirée à vous.