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  • il y a 3 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00L'actualité ce soir, c'est aussi cette menace, et ces images que vous allez voir aussi,
00:04cette menace lancée par l'Iran contre le fils de Donald Trump, Baron Trump, 20 ans.
00:09L'Iran met sa tête à prix 10 millions de dollars.
00:12C'est en tout cas ce qu'affirment les médias iraniens.
00:13Et on va en parler immédiatement avec Bruno Tertré.
00:17Bonsoir Bruno Tertré, merci d'être avec nous.
00:19Directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique,
00:22auteur de Géopolitique de Comptoir, aux éditions Erol.
00:25Didier François avec nous également, bonsoir Didier.
00:27Bonsoir, spécialiste du comptoir.
00:29Et Elsa Vidal, bonsoir.
00:31Elsa, on verra dans le détail ce qu'il y a dans ces vidéos mises en ligne par les médias
00:37iraniens.
00:38Mais forcément, l'information en elle-même, elle saisit un tout petit peu Bruno Tertré.
00:43Est-ce qu'il faut la juger crédible ?
00:45Ce qu'il faut juger crédible, c'est que le régime iranien considère depuis déjà 6 ans
00:50que Donald Trump est un homme à abattre.
00:53Et que donc, les menaces qui sont proférées contre sa famille, même si elles ne sont que des tentatives d
01:01'intimidation,
01:02si vous êtes le président des États-Unis et le secret service, son service de sécurité,
01:06vous allez forcément les prendre au sérieux.
01:08Donc, j'allais dire, ça produit des effets politiques, même si ça n'est pas forcément quelque chose,
01:13même s'ils ne sont pas forcément en train de traquer les traces du pauvre...
01:17Enfin, du pauvre, je ne sais pas...
01:18Le baron de Trump.
01:19Oui, le baron de Trump, qui n'est pas forcément pauvre d'ailleurs, mais je vais dire qu'il n
01:22'a rien demandé.
01:23En fait, ce qui s'est passé, c'est que du jour où Donald Trump a personnellement décidé de procéder
01:28à l'élimination
01:29de Qasem Soleimani, qui était un responsable important des gardiens de la Révolution,
01:34qui était le patron de la force à codes,
01:37il est devenu littéralement un homme à abattre.
01:40C'est aussi pour cela qu'il y a eu cet incident de sécurité en Turquie,
01:45où, voilà, vous avez raconté ça, le secret service et Trump ont décidé qu'il n'allait pas prendre Air
01:53Force One,
01:53mais qu'il allait prendre un autre avion.
01:54Une dernière chose importante, selon l'une de vos excellentes consoeurs américaines
01:58qui a fait un bouquin formidable sur Trump cet été,
02:01ça serait cette tentative, en tout cas cette décision iranienne, du régime iranien,
02:06de mettre la tête de Trump à prix, en gros,
02:10serait peut-être l'une des raisons pour lesquelles Trump a aussi facilement décidé
02:14de donner son aval à une opération majeure contre l'Iran.
02:17Je dis bien, je mets ça avec beaucoup de guillemets, de prudence,
02:20mais franchement, Maggie Albert Stamm, c'est vraiment quelqu'un de très sérieux.
02:22Et ça me rappelle, dernier point, parce que c'est quand même, l'histoire se répète,
02:26ça me rappelle George Bush, George Bush fils,
02:29qui disait à propos de Saddam Hussein, avant de lancer sa guerre contre l'Irak,
02:35ce type, Saddam Hussein, a voulu tuer mon père.
02:38Vous voyez, quand même, tout ça, ça produit,
02:40il ne faut peut-être pas trop en faire sur le sujet,
02:42mais je comprends qu'on en parle ce soir,
02:44mais ça produit forcément des effets dans les têtes de dirigeants
02:47quand on s'en prend à vos enfants.
02:48Et puis dans les médias, évidemment, Lisa, simplement pour préciser ce que l'on voit là,
02:51les images que l'on voit là, ce sont des images diffusées par les médias iraniens,
02:55des médias proches, des gardiens de la révolution,
02:56qu'est-ce qu'on y voit, qu'est-ce qui est dit ?
02:58Alors, il n'y a aucun doute à avoir sur les intentions dévoilées par cette vidéo,
03:01puisque le titre de la vidéo, c'est tout simplement « Où trouver Barron Trump pour le tuer ? ».
03:06Cette vidéo dure trois minutes,
03:07trois minutes durant lesquelles on peut voir les localisations exactes de Barron Trump,
03:11où est-ce qu'il passe du temps au quotidien,
03:12comme la Trump Tower, par exemple,
03:14ou encore l'université de New York.
03:16Regardez, vous allez voir les coordonnées GPS s'afficher.
03:19Et en plus, cette vidéo prétend que cette même université
03:22serait sous surveillance des Iraniens,
03:24tout comme les voitures d'escorte du fils Trump,
03:27et même les hommes du service chargé de sa protection,
03:29le secret de service, dont les positions exactes sont elles aussi dévoilées.
03:33C'est en tout cas ce qui est avancé dans cette vidéo.
03:36Et toujours selon cette vidéo,
03:37une jeune femme aurait justement trouvé un moyen de contourner
03:40la protection des secrets de service.
03:42Elle se serait assise avec Barron Trump,
03:44et elle aurait donc transmis toutes ces informations,
03:46dont les détails de l'intérieur de la chambre étudiante de Barron Trump,
03:50l'étage auquel il dort,
03:52mais aussi ses identifiants,
03:55sur différents réseaux sociaux,
03:57Facebook, Xbox, Discord, Instagram, LinkedIn.
04:00Selon la presse américaine,
04:02celui qui réussira à tuer Barron Trump
04:04aura droit à une prime de 10 millions de dollars,
04:06c'est 8,5 millions d'euros,
04:07de la part du régime iranien.
04:08Didier François,
04:10alors, je posais la question à Bruno Terre,
04:12très crédible ou pas,
04:13est-ce qu'ils ont les moyens
04:14de faire ce genre d'opération, les Iraniens ?
04:16Alors d'abord, il faut quand même,
04:17il y a un petit passif avec les Iraniens.
04:19On rappelle quand même la fatwa contre Salman Rushdie,
04:22alors certes, qui avait été donnée par l'Alaïda Roméni en 1989,
04:27et Salman Rushdie a eu une tentative d'assassinat
04:30dans laquelle il a laissé un œil dans l'État de New York en 2022,
04:34par un neneux qui a décidé de le faire.
04:36Alors qu'il le fasse pour une fatwa
04:38ou qu'il le fasse pour 10 millions de dollars,
04:39je m'excuse,
04:40mais les gardiens de la Révolution ne sont pas des rigolos,
04:42et donc il y a suffisamment de cinglés qui les suivent
04:44pour que ça soit quand même problématique.
04:46La deuxième chose, c'est qu'à la limite,
04:48qu'entre États, les familles des responsables
04:55n'ont rien à voir avec la choucroute, si je puis dire.
04:58Donc franchement, c'est embêtant,
05:00et c'est problématique ce genre de choses-là.
05:02On est dans un monde bizarre.
05:03D'autant Bruno Tertré qu'il y a ces menaces contre Barron Trump,
05:06il y en avait eu contre Mélania Trump,
05:07il y en a contre Donald Trump, vous l'avez dit,
05:09avec ses changements d'avions, etc.
05:11Netanyahou, cet après-midi, dit
05:12« Moi aussi, je sais tuer mon fils ».
05:15Alors ça, c'est assez surprenant,
05:18d'autant plus qu'il n'a, je crois, donné absolument aucun détail.
05:21Je crois que c'est la première fois
05:23qu'un Premier ministre israélien
05:24fait état publiquement de ce type de menaces.
05:28Est-ce que c'est pour montrer publiquement
05:30que décidément, Donald Trump et lui,
05:34que leurs destins sont liés ?
05:35Je ne sais pas, mais j'ai été surpris de cette annonce.
05:41Une dernière chose, on a l'impression que ce sont des méthodes,
05:43enfin, ce sont des méthodes épouvantables,
05:45des méthodes de mafieux,
05:47de s'adresser à menacer la famille,
05:49et puis de manière aussi détaillée.
05:51Mais quelque part, l'Iran est en train d'utiliser des méthodes
05:56qui, dans un ordre différent,
05:58sont aussi les méthodes de Trump, la brutalité.
06:00Alors, Trump ne s'adresse pas, à ma connaissance,
06:04directement aux enfants qui ne sont pas des dirigeants politiques.
06:08Donc, ce n'est pas pareil.
06:09Non, mais les Iraniens disent, vous avez tué l'ayatollah...
06:12Alors, il y a ça aussi, bien sûr.
06:13Enfin, au début de la guerre, vous nous avez tué 40 dirigeants,
06:16donc c'est œil pour œil.
06:17Oui, ce que je veux dire, c'est que ce sont des méthodes de mafieux
06:20au sens le plus crasseux du terme,
06:22mais quelque part, on renvoie ça à un pouvoir,
06:26celui de la Maison-Blanche aujourd'hui,
06:27qui fonctionne lui aussi de manière mafieuse,
06:29pas tout à fait quand même,
06:31parce que là, c'est là qu'il faut faire une distinction,
06:33avec les mêmes méthodes, au sens où, voilà,
06:36Trump ne va pas s'adresser aux petits-enfants,
06:39enfin, aux petits-jeunes qui ne sont pas au pouvoir.
06:41Elle va, et ensuite, Didier, elle va.
06:42Il y a quand même l'idée d'un miroir, en quelque sorte.
06:45Pour les Iraniens, c'est l'occasion peut-être de montrer
06:47une capacité de menace et d'intimidation, comme vous le disiez,
06:51à la hauteur de ce qu'ont pu utiliser les États-Unis,
06:54et par cela même, ça vise à ridiculiser
06:57ou à menuiser la puissance américaine.
06:59En réalité, le rapport de force, il reste quand même
07:02très favorable encore aux États-Unis,
07:05mais dans la lutte communicationnelle,
07:07ça permet à l'Iran de tirer quelques balles un peu bien sentis.
07:10Oui, d'autant plus que, du point de vue des Iraniens,
07:12le rapport de force n'est pas forcément...
07:14Aussi mauvais.
07:15Aussi mauvais que une analyse plus froide ou objective,
07:18comme vous le faites, pourrait conduire à le dire.
07:21Du point de vue iranien, au contraire,
07:23les choses se passent plutôt bien.
07:25Alors, on va voir ce qui va se passer
07:26avec les sanctions qui seront détaillées ce soir.
07:30Les sanctions qui seront détaillées ce soir.
07:31On va détailler ça dans une seconde,
07:32mais Didier voulait réagir.
07:33Oui, il faut quand même faire attention sur une chose,
07:35c'est que là, on parle beaucoup de géostratégie, etc.
07:38Peut-être qu'eux veulent donner cette image de reflet,
07:42mais on n'est pas dans le reflet.
07:43Et on voit quand même, d'abord,
07:45parce qu'encore une fois, il s'attaque à des enfants,
07:47pas des disceurs politiques.
07:48Tchadah Ramenei était en état un responsable politique iranien,
07:52ce qui n'est pas le cas de son fils.
07:54La deuxième chose qui pose problème,
07:56et on le voit depuis maintenant 2, 3, 4, 5 ans,
07:58depuis le début de la guerre en Ukraine.
08:00On le voit avec les Iraniens,
08:01mais on le voit aussi avec les Russes.
08:03Il y a les services de ces pays
08:05qui, pour faire, dans cette fameuse guerre hybride
08:08ou cette zone grise,
08:10travaillent, indépendamment du fait
08:11qu'ils s'affranchissent de toutes les règles,
08:12travaillent avec les mafias,
08:14travaillent avec le crime organisé.
08:15Le recrutement ne se fait plus
08:17uniquement sur des agents d'influence
08:19ou des agents opérants
08:20qui viendraient dans le...
08:21Ils vont travailler directement avec le crime organisé.
08:24Or, le crime organisé, lui, il est là-dessus.
08:28Pour revenir à ce que tu disais, Bruno,
08:30sur ce rapport mafieux,
08:32on a de plus en plus des dirigeants
08:34qui, certes, idéologiquement, sont des dictateurs,
08:37mais qui plus est, sont des mafias,
08:39raisonnent de manière mafieuse,
08:41assassinent leurs opposants,
08:43assassinent...
08:43Pour les gardiens, c'est évident,
08:44et ça fait un certain temps...
08:45Et menacent, aujourd'hui, les familles.
08:47Donc on est vraiment dans cette logique-là
08:49où on voit un rapprochement très fort
08:50entre ce qu'on appelle les illibéraux,
08:53moi, j'appelle les dictatures, pour faire simple,
08:54et le crime organisé.
08:56Et ça, c'est un problème.
08:57Baron Trump, on le rappelle,
08:5820 ans, étudiant...
08:59Oui, rien à voir avec...
09:01Si ce n'est d'être le fils de son père.
09:02Sauf être le fils de Trump.
09:04On parlait de la stratégie américaine
09:06qui est en train d'évoluer,
09:07en train de changer ce soir
09:08avec les Américains,
09:09qui dit désormais...
09:10En gros, on va oublier les bombardements
09:11pour l'instant.
09:12En revanche, on va frapper économiquement
09:13encore plus sévèrement
09:14qu'on l'a fait l'Iran.
09:16Bessent, je vais schématiser,
09:18le ministre de l'économie américaine
09:19disait que ce serait le D-Day,
09:21le débarquement en version économique.
09:23C'est-à-dire qu'ils vont frapper,
09:25sanctionner l'Iran encore plus durement
09:26pour mettre à genoux l'Iran.
09:27Moi, j'avais le sentiment,
09:28j'avais cru comprendre
09:29que c'était le cas
09:30depuis le début de cette guerre,
09:30de l'Ottawa.
09:31En fait, l'expression D-Day,
09:33vous pouvez l'oublier tout de suite,
09:34c'est simplement une expression à la Trump,
09:35c'est pour faire plaisir à Trump
09:36qui adore ce genre d'analogie.
09:38Bessent reprend le vocabulaire.
09:39Bessent reprend le vocabulaire.
09:40Il va, ce soir, détailler les mesures.
09:43Mais là où il faut quand même
09:45prendre ça au sérieux,
09:46c'est que depuis plusieurs mois,
09:48et je peux en témoigner
09:49pour avoir assisté à des conversations
09:51avec des experts américains
09:53très proches de l'administration Trump
09:54sur ce sujet précis,
09:56comment est-ce qu'on peut faire
09:57au-delà des sanctions déjà prises
09:58pour faire mal au portefeuille,
10:00pour toucher au portefeuille
10:01non pas des Iraniens,
10:03les pauvres,
10:03dont le portefeuille est déjà vide,
10:05mais au portefeuille des gardiens
10:06de la Révolution.
10:07Et il y avait notamment cette idée
10:09de sanctionner indirectement l'Iran
10:11en s'en prenant à toutes les entités,
10:15à toutes les entreprises,
10:17même étrangers évidemment,
10:18mais pas iraniennes,
10:19qui font commerce
10:20avec les gardiens de la Révolution.
10:22Et là, ça passe par deux fronts.
10:23Il y a un front qui est à Dubaï,
10:25et un front qui est en Chine.
10:26Dubaï, pourquoi ?
10:27Parce que Dubaï, c'est quand même là
10:29que le commerce...
10:30C'est là qu'il y a l'argent.
10:31C'est là qu'il y a l'argent,
10:32mais c'est là que le commerce se fait.
10:34Dubaï semble avoir décidé
10:35de jouer le jeu,
10:36peut-être sur pression américaine,
10:37je ne sais pas,
10:38mais en tout cas,
10:39Dubaï semble vouloir jouer le jeu.
10:40Et il y a ensuite
10:41toutes les entités chinoises,
10:43entités financières ou commerciales,
10:45qui achètent le pétrole iranien
10:47sous le radar.
10:49Et là, on pourrait dire
10:50mais la Chine, de toute façon,
10:51elle ne va pas sanctionner l'Iran.
10:53Bien sûr que non.
10:54Mais en revanche,
10:55ces entités-là,
10:56qui sont très souvent
10:57déjà pleinement intégrées
10:58dans le commerce,
10:59dans la finance internationale,
11:00elles ne peuvent pas forcément
11:01se permettre d'être sanctionnées
11:03par les États-Unis
11:03si elles ont des activités internationales.
11:05Tout ça pour dire quoi ?
11:06Qu'il faut peut-être prendre
11:07un petit peu plus au sérieux
11:09que ce qu'on a dit
11:10depuis 2-3 jours,
11:11ici et là,
11:12pas forcément chez vous,
11:13mais ailleurs,
11:14sur ce plan.
11:15Ce n'est pas ça
11:16qui va faire plier le régime.
11:17Mais cela pourrait contribuer
11:19sur le moyen terme,
11:20dans les mois qui viennent,
11:22à affaiblir l'argent
11:24et donc le pouvoir
11:25des gardiens de la Révolution.
11:26Oui, mais alors,
11:26justement,
11:27quel est le but recherché,
11:29Elsa Vidal,
11:29Didier François ?
11:30Quel est le but final ?
11:31Parce que,
11:32je regardais,
11:32l'inflation,
11:33elle est déjà à plus de 60%
11:34en Iran.
11:34Les exportations de pétrole
11:36officiellement divisées par 5
11:37depuis le début de la guerre.
11:39Donc,
11:39on pourrait imaginer
11:40que le régime
11:41est déjà à genoux
11:42économiquement parlant.
11:43Alors,
11:43honnêtement,
11:44moi,
11:44je n'avais pas compris au départ
11:45pourquoi ils ont commencé
11:46à bombarder
11:46sans mettre en place
11:47le locus.
11:48Mais,
11:49enfin,
11:50c'est un régime
11:51qui, quand même,
11:53n'a quasiment plus
11:54de base sociale,
11:55qui tient
11:56parce qu'ils sont capables
11:57de payer
11:57leurs gardes prétoriennes.
11:59Le jour,
12:00et donc,
12:00vous voyez bien,
12:01à chaque fois qu'ils ont fait
12:02des négociations,
12:02c'était pour obtenir
12:03des levées de sanctions,
12:04etc.,
12:05payer en vitesse
12:06leur appareil de sécurité
12:08et dès qu'ils ont repayé
12:09l'appareil de sécurité,
12:09ils redurcissent.
12:11Donc,
12:11on voit bien,
12:12on commence à voir
12:13le phénomène dans les négociations.
12:14C'est-à-dire,
12:14ils ouvrent un peu,
12:15ils viennent aux négociations,
12:16ils obtiennent des éléments,
12:18ça fait baisser un peu
12:18les prix du pétrole,
12:19donc ça,
12:20tout le monde respire.
12:21Eux,
12:21ils payent et hop,
12:22après,
12:23ils redurcissent.
12:24Donc,
12:24oui,
12:24sur le long terme,
12:26la force de la marine américaine,
12:28c'est de tenir la haute mer.
12:29Ce n'est pas d'aller se foutre
12:30dans le Détroit
12:30avec des petites vedettes
12:31dans tous les sens,
12:32c'est de dire,
12:33écoutez,
12:33on va mettre un vrai blocus.
12:34Après,
12:34il faut travailler derrière
12:35sur les lignes de chemin de serre,
12:37mais ça,
12:37c'est faisable.
12:38Je ne comprends pas
12:39pourquoi ils n'ont pas commencé par ça.
12:41Je pense que,
12:42sur le,
12:42c'est long,
12:43mais c'est efficace.
12:44Elsa ?
12:44Moi,
12:45je suis vraiment très sceptique
12:46sur cette affaire.
12:47En lisant justement
12:47le livre de Maggie Haberman,
12:49Régime Change,
12:49donc le changement de régime,
12:51et d'un autre collègue
12:52du New York Times,
12:53dont j'ai oublié le nom,
12:54je m'en excuse,
12:54on voit à quel point
12:56tout cela s'est fait
12:57de manière extrêmement empirique,
12:59pas à pas,
13:00désordonnée,
13:01avec des mouvements
13:03contraires et contradictoires.
13:04Je pense que là,
13:05c'est une manière
13:06pour Donald Trump
13:06de ne pas stopper la guerre
13:08sans avoir remporté
13:10quoi que ce soit,
13:11de la continuer
13:11sur le plan économique
13:13pour cacher
13:14un échec stratégique,
13:15en tout cas à l'heure
13:16où on parle,
13:16peut-être pas dans deux ans,
13:17mais à l'heure où on parle
13:18et au moment où elle va se présenter
13:19quand même
13:20dans une élection
13:21très importante,
13:22on a déjà commencé
13:23à voter aux Etats-Unis,
13:24on peut voter par anticipation.
13:25Sous-titrage Société Radio-Canada
13:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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