00:00Alors que la loi de finances rectificative 2026 a ramené l'enveloppe globale de l'État à 5.495,2
00:07milliards de francs CFA contre 6.358,9 milliards initialement projetés, la masse salariale de la fonction publique quant à
00:15elle reste figée à près de 960 milliards de francs CFA pour les 119.317 agents.
00:22Il va sans dire que les autorités publiques compétentes en tête desquelles les ordres publics devront s'atteler à paramétrer
00:29un arbitrage budgétaire tendu.
00:31S'il est une chose certaine, c'est que l'État gabonais ne peut plus se permettre de dépenser sans
00:36compter. Pourtant, les dépenses de personnel et l'empilement des primes statutaires absorbent à elle seule 17,47% des
00:44ressources et charges arrêtées par le gouvernement,
00:47un niveau d'absorption des recettes courantes qui pourrait mettre mal à l'aise la soutenabilité des finances publiques, puisqu
00:54'elle va restreindre un peu plus les marges de manœuvre de l'État dans l'investissement.
00:59Dans un environnement macroéconomique déjà contraint par une baisse globale des prévisions budgétaires de l'ordre de plus de 800
01:06milliards de francs CFA, la non-compression des charges de soldes se veut être un facteur de rigidité.
01:12Ainsi donc, l'exécutif se trouve confronté au dilemme classique de l'économie publique, à savoir l'effet d'éviction,
01:19la conservation de près d'un cinquième du budget national pour la rémunération des agents publics conduit à ce que
01:25l'État court le risque d'asphyxie.
01:28La conséquence immédiate, c'est que le financement des investissements structurants et des infrastructures à fort impact socio-économique devrait
01:35être ralentie.
01:36Si les recettes de valorisation et indemnisation répondent à des exigences de climat social et de pouvoir d'achat, leur
01:44poids relatif dans la loi de finances rectificative de 2026 menace d'aggraver l'impasse budgétaire.
01:50Et ce, si des leviers de rationalisation ne sont pas rapidement activés, une équation complexe pour.