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  • il y a 6 semaines
Bruno Bartoccetti, délégué national Unité Zone Sud, était invité de Punchline sur CNEWS ce mardi 25 août. «Certains policiers n’ont pas vu de médecin de prévention depuis plus de 20 ans», a-t-il alarmé. 

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Transcription
00:00Est-ce que l'institution, selon vous, a véritablement conscience
00:06de la souffrance, en fait, qui est en train de gagner la police aujourd'hui ?
00:12Non, je le dis, je dis non, mais non, vraiment très, très appuyé.
00:17Très appuyé parce qu'on considère que, bon,
00:20on est presque payé pour filtrer toutes ces violences physiques et verbales.
00:26Je dis non, pourquoi ?
00:27Et le constat, il est affligeant, il y a eu des efforts de fait
00:30avec la mise en place de cellules psychologiques dans la police,
00:34mais il en faudrait trois, quatre fois plus.
00:35Vous avez aujourd'hui des policiers qui n'ont pas vu de médecins de prévention
00:39depuis plus de 20 ans.
00:40Ce n'est pas à cause du policier, c'est bien parce que l'institution
00:43ne donne pas les moyens, justement, à toute cette médecine de prévention,
00:47à élargir aussi le nombre de psychologues pour être, justement, proches de nous
00:51et de déceler lorsque ça ne va pas, parce que le mal, il est profond,
00:54il arrive tout doucement, nous sommes en contact avec la mort en permanence,
00:58nous allons sur des accidents mortels,
01:01nous allons faire des autopsies d'enfants de deux, trois ans,
01:04et vous avez en plus cette violence qui s'exprime à notre endroit
01:09et on doit en plus se montrer très rassurant vis-à-vis de la famille.
01:13On est obligé d'en subir les conséquences psychologiquement
01:16quelques années après un début de carrière.
01:19C'est obligatoire, c'est incontournable et on ne nous donne pas les outils
01:22pour justement mieux nous encadrer, mieux nous entourer
01:25et donc mieux nous protéger.

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