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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:01Bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver pour Face à l'Info.
00:00:04Merci d'avoir été aussi nombreux à nous regarder hier soir.
00:00:08C'est l'occasion également pour moi de vous rappeler qu'à partir de jeudi,
00:00:11vous retrouvez Christine Kelly et ses mousquetaires avec un nouvel horaire.
00:00:14Notez bien, 18h30 à partir de jeudi, Face à l'Info.
00:00:18Je vous présente l'équipe qui m'accompagne dans quelques instants,
00:00:21le programme aussi, mais d'abord, c'est l'heure du journal.
00:00:23Les infos avec Valentin Rouillon.
00:00:25Bonsoir, cher Valentin.
00:00:32Bonsoir Thomas et bonsoir à tous.
00:00:34Plus que deux heures pour Sophie Adnaud, qui est de retour dans l'espace,
00:00:38une semaine après sa première historique.
00:00:40L'astronaute française effectue sa deuxième sortie à l'extérieur de la Station Spatiale Internationale.
00:00:466h30 de mission pour terminer de remplacer une antenne défectueuse.
00:00:50Le 18 août dernier, c'était sa première sortie extravéhiculaire,
00:00:54ce qui fait d'elle la première femme française à flotter dans le vide spatial.
00:00:59C'est un miracle, aucun décès à Poma dans l'Aude.
00:01:03Aucune personne ne manque à l'appel.
00:01:05Dernière déclaration des autorités,
00:01:07après la tornade qui a frappé cette commune hier après-midi.
00:01:10Une cinquantaine de personnes sont blessées.
00:01:12La tornade d'une rare violence a endommagé 300 maisons.
00:01:16Plus de 120 sapeurs-pompiers sont toujours sur place.
00:01:20Dans l'actualité politique, premier déplacement de campagne pour Raphaël Glucksmann,
00:01:24qui est équipé d'un casque et d'un baudrier.
00:01:27Le candidat à la primaire socialiste s'est offert l'ascension d'une éolienne en Charente-Maritime,
00:01:33comme l'avait fait d'ailleurs Yannick Jadot en 2021,
00:01:35lorsqu'il était lui-même en campagne pour la présidentielle.
00:01:38Un déplacement avec une promesse.
00:01:40Écoutez-le.
00:01:42Dès la prise du pouvoir, nous engagerons les 100 jours de la révolution écologique.
00:01:47Et pour moi, c'était extrêmement important que ma première visite,
00:01:50ce soit sur la thématique des renouvelables,
00:01:53la thématique de la révolution énergétique,
00:01:55et que ce soit avec Yannick Jadot.
00:01:58Et l'invité politique de la matinale, demain, c'est François-Xavier Bellamy,
00:02:02Pierre de Villeneuve, reçoit l'eurodéputé Les Républicains.
00:02:05C'est demain, à 8h10, dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1.
00:02:10Les obsèques de Philippe Bouvard auront lieu lundi à Cannes,
00:02:14où il vivait avec Colette, son épouse, depuis plus de 70 ans.
00:02:17Un dernier hommage pour cette figure incontournable du paysage de dieu visuel français.
00:02:21Monument de la radio, télévision, mais aussi de la presse écrite.
00:02:24Il avait créé en 77 les grosses têtes qu'il a animées pendant 37 ans sur RTL.
00:02:29La cérémonie se tiendra à 15h en l'église Notre-Dame de Bon Voyage.
00:02:35Le Canada riposte aux Etats-Unis avec des surtaxes allant jusqu'à 50%.
00:02:40Elles entreront en vigueur le 8 septembre sur une série de produits américains.
00:02:44Ottawa débloque aussi 4,6 milliards d'euros pour soutenir les secteurs touchés.
00:02:49Une riposte qui intervient après la hausse des droits de douane imposés par Donald Trump.
00:02:53Et justement, de son côté, Donald Trump veut rebaptiser le lac Ontario frontalier des Etats-Unis et du Canada en
00:02:59lac d'Amérique.
00:03:00Le président américain a annoncé cette idée sur son réseau social.
00:03:04Une nouvelle provocation vers le Canada.
00:03:06Donald Trump s'en prend notamment au Premier ministre de l'Ontario qu'il avait insulté publiquement hier.
00:03:13Impossible couloir temporaire dans le détroit d'Hormuz.
00:03:16C'est en tout cas au cœur des discussions entre les ministres iraniens et Omanais des affaires étrangères.
00:03:21Un accord cadre qui prévoit également une opération de déminage.
00:03:25Des négociations techniques en vue d'une solution permanente vont se poursuivre.
00:03:30Et puis le gouvernement espagnol veut accélérer le renvoi des migrants.
00:03:33Présent à Ceuta, entre 3 500 et 7 000 personnes seraient encore dans l'enclave espagnole.
00:03:38Madrid veut mettre en place un commandement unique pour accélérer les procédures.
00:03:42Les autorités devront déterminer qui peut demander l'asile et qui peut être rapatrié.
00:03:46Le gouvernement promet aussi de renforcer les capacités d'accueil, notamment pour les mineurs.
00:03:50Écoutez le ministre espagnol de la politique territoriale et de la mémoire démocratique.
00:03:57Notre priorité est le retour des adultes et des mineurs.
00:04:00Mais je le répète, cela doit se faire toujours dans le respect du droit international,
00:04:04les droits de l'homme ainsi que des principes fondamentaux du droit humanitaire.
00:04:11Voilà pour l'essentiel de l'actualité.
00:04:13À 19h, cher Thomas, c'est à vous.
00:04:15Merci Valentin, on vous retrouvera à 20h pour un nouveau journal.
00:04:19Au programme ce soir, de Face à l'Info, une plongée dans l'idéologie de la France insoumise.
00:04:24Pendant que Jean-Luc Mélenchon essaie d'adoucir son image à la tribune,
00:04:28les discours de ses lieutenants se font toujours plus radicaux.
00:04:31Aux universités d'été de la France insoumise, on a disserté par exemple sur le délit d'apologie du terrorisme.
00:04:37Délit qu'il faudrait abroger si on en croit Rima Hassan et ses amis.
00:04:41Dans un pays meurtri par le terrorisme islamiste, comment imaginer que des élus puissent remettre en question une notion aussi
00:04:47élémentaire ?
00:04:48Sous couvert de militantisme pro-palestinien, on assiste à une inversion totale des valeurs,
00:04:53voire même une remise en cause de la qualification d'acte barbare.
00:04:57Une dérive assumée pour tenter de séduire une partie de l'électorat.
00:05:01C'est ce que nous dira Memona Interman.
00:05:04L'été a été marqué par les très violents incendies dans le pays.
00:05:07L'heure est désormais au bilan, pendant que les pompiers réclament des moyens, une meilleure organisation sur le terrain.
00:05:14Certains versent dans une lecture pour le moins dogmatique.
00:05:17Une députée socialiste organise un colloque à l'Assemblée où elle convie la frange la plus radicale du militantisme écologique.
00:05:24Leur idée ? Laisser des espaces entiers vierges de toute intervention humaine.
00:05:28Ils prônent le retrait de l'homme et la notion de ré-ensauvagement.
00:05:32En clair, ils rejettent toute action visant à limiter les incendies et s'inscrivent en opposition avec les scientifiques et
00:05:39les pompiers.
00:05:40Une dérive maximaliste de cette frange de la gauche radicale, qui sera donc adoubée de fait par une élue de
00:05:45la République,
00:05:46analyse de ce glissement idéologique et de ce qu'il dit de l'avenir du débat public avec Olivier Viag.
00:05:53Alors que la campagne présidentielle démarre, cette question, les débats seront-ils impactés par une crise financière d'ampleur ?
00:06:00Autrement dit, la question de la dette et des comptes publics peut-elle écraser tout le reste et obliger les
00:06:05candidats à adapter leur discours ?
00:06:07Alors que les indicateurs sont dans le rouge vif, il ne faut pas exclure cette possibilité, nous dira Nicolas Bouzou.
00:06:14Alors quel impact sur les programmes ?
00:06:16À quelle sauce seront mangés les retraités ? Quid ? Les investissements nécessaires et surtout, surtout, quelles sont les réelles
00:06:22sources d'économies possibles ?
00:06:23Et les mains de réponse ce soir.
00:06:26Enfin, c'est une tendance qui dit beaucoup de notre époque et de l'évolution de notre société.
00:06:31Les influenceuses musulmanes font le tri parmi les classiques de la littérature française pour en écarter les ouvrages considérés comme
00:06:39non halal. Fini, par exemple, boule de suif de mots passants jugés contraires aux codes de l'islam.
00:06:45À la place, sur les réseaux sociaux, ces influenceuses font la promotion de ce qu'on appelle la halal romance.
00:06:51Les histoires d'amour y sont décrites comme conformes aux règles de l'islam.
00:06:55La lecture doit donc désormais obéir aux codes moraux musulmans.
00:06:58Que nous dit cette tendance sur la nouvelle génération et sur l'évolution des mœurs dans une partie de la
00:07:03jeunesse ?
00:07:04Comment expliquer cette progression du mode de vie halal jusque dans la banalité du quotidien ?
00:07:09Ce sera l'objet de l'édito de Raphaël Stainville en fin d'émission.
00:07:13Vous découvrez donc l'équipe qui m'accompagne ce soir.
00:07:16Bonsoir à tous les quatre. Je suis très heureux de vous retrouver.
00:07:19Énormément de sujets à aborder. On parlera aussi d'éducation avec Anne Coffigny qui sera avec nous puisqu'il y
00:07:24a eu beaucoup d'annonces et que la rentrée approche.
00:07:26Mais on va commencer avec vous, Mémona Interman.
00:07:28Vous allez donc revenir sur cette table ronde qui s'est déroulée ce week-end à Valence.
00:07:32C'était lors des universités de la France Insoumise.
00:07:34C'est passé assez inaperçu mais vous vouliez absolument y revenir.
00:07:38C'est parce que c'est passé inaperçu que je souhaitais en parler.
00:07:40Alors imaginez un instant, mais un seul instant, qu'un porte-parole du RN demande en plein jour
00:07:46l'abrogation du dispositif présent dans le code pénal concernant l'apologie du terrorisme.
00:07:52Imaginez qu'un militant ou une militante, même obscure, mais se réclamant de Marine Le Pen,
00:07:57attaque de plein fouet le CRIF comme étant l'État au cœur de l'État.
00:08:02Il y aura un scandale.
00:08:04Depuis 48 heures, j'attends. Il n'y a pas de scandale.
00:08:07Il n'y a pas d'édito pour remettre les choses en place.
00:08:09Et notamment sur les radios et télévisions de services publics qui sont garants de la société apaisée,
00:08:17la société avec sa cohésion sociale.
00:08:19Il n'y a rien et on attend toujours.
00:08:22Ça s'est passé lors d'une table ronde au moment de l'université d'été de LFI en Isère.
00:08:29Et la table ronde était dirigée par Rima Hassan.
00:08:32On était là dans le cadre d'ateliers.
00:08:33Les ateliers sont faits, on le sait très bien, pour en principe réfléchir, définir des concepts.
00:08:39Et puis passer peut-être un jour à l'action.
00:08:42On sait que la députée européenne est elle-même attendue au tribunal correctionnel de Paris à la fin du mois
00:08:46d'octobre
00:08:47sous l'accusation de propos faisant l'apologie du terrorisme.
00:08:50En Isère donc, se faisant charmante, sourire aux lèvres,
00:08:54Rima Hassan a failli tout d'un coup l'improvisation avant de tendre le micro au hasard.
00:09:00Ah bah oui, au hasard, c'était pas tout à fait une surprise.
00:09:02Une autre franco-palestinienne était là, elle a saisi le micro.
00:09:05Elle a dit, ah bah bah, bien sûr qu'il faut supprimer l'apologie du terrorisme.
00:09:11C'était un concept qui a été mis en place durant le mandat de François Hollande après les attentats de
00:09:142015.
00:09:16Cette franco-palestinienne, prénommée Lucie, est elle-même une juriste.
00:09:20C'est une avocate.
00:09:21Donc elle sait le poids des mots, elle sait mesurer les concepts juridiques.
00:09:24Et en fait, elle n'a pas parlé beaucoup de choses juridiques.
00:09:27Vous le voyez, vous pouvez le lire là, sur cet écran.
00:09:29Et elle a brodé sur ces sujets en disant qu'en fait, cet article de loi dans le code pénal,
00:09:36c'était du poison et un poison qui visait tout spécifiquement, je cite, les Noirs et les Arabes.
00:09:42Applaudissements très forts dans la salle.
00:09:43Une salle évidemment conquise.
00:09:45Démanteler le droit pénal sur tout le dispositif antiterroriste
00:09:50est devenu une exigence constante de la part du parti de Jean-Luc Mélenchon.
00:09:56Et cette demande devient en fait tout à fait banale.
00:09:59Donc on n'a pratiquement pas parlé depuis ce week-end.
00:10:01Oui, alors que ces propos sont vraiment très choquants,
00:10:04particulièrement pour les familles des victimes.
00:10:06On doit rappeler quand même que la France a été très régulièrement victime du terrorisme islamiste.
00:10:12Oui, la France est un pays très meurtri.
00:10:13Et sans même remonter aux années 80 ou 90,
00:10:16si on repense à la décennie passée, 2012,
00:10:20parce que souvent on oublie 2012,
00:10:22Mohamed Merah, les militaires français, les enfants
00:10:25et le père de famille d'une école juive à Toulouse,
00:10:28tous abattus au nom de l'islam
00:10:30et du sort des réprouvés aux Proches et au Moyen-Orient.
00:10:332015, bien sûr, Charlie, le Bataclan et les cafés autour.
00:10:372016 et l'attentat du 14 juillet, c'est la promenade des Anglais à Nice.
00:10:41Le père Hamel, qui a été égorgé dans son église.
00:10:45D'autres attentats sanglants, par exemple aussi à la cathédrale de Nice,
00:10:49là aussi attentats islamistes.
00:10:51En fait, ce que ne disent pas les porte-parole du LFI,
00:10:54tout particulièrement Mme Hassan,
00:10:56c'est qu'ils voudraient démanteler ce droit pénal pour une raison simple.
00:11:00Ça les gêne.
00:11:01Pourquoi ?
00:11:02Parce que derrière ce concept-là,
00:11:04ils voudraient parler ouvertement d'un fait.
00:11:07C'est que selon eux,
00:11:09le Hamas est un parti de résistance.
00:11:11Et donc, à partir de ce moment-là,
00:11:13il faut démanteler le droit pour qu'ils puissent dire
00:11:15que ce qui s'est passé le 7 octobre en Israël,
00:11:18ce n'était pas du terrorisme.
00:11:20On ne visait pas les Juifs en tant que tels.
00:11:22Ils se défendaient.
00:11:23Ils ont donc raison.
00:11:24Et ils pourraient recommencer.
00:11:25Voyez si c'est peu banal.
00:11:28C'est le Hamas que défend ardemment,
00:11:30et donc avec une constante incroyable,
00:11:33la mouvance de LFI,
00:11:34mais aussi de toute la gauche radicale
00:11:36qui gravite autour de LFI sous des noms divers.
00:11:38C'est une demande de protection des assassins
00:11:41cachés dans une querelle sémantique.
00:11:44Et d'ailleurs, Rima Hassan n'en fait pas mystère.
00:11:46Pour elle, les tueurs à gage qui ont surgi à 6h29,
00:11:50un samedi d'octobre 2023,
00:11:52ne sont pas des tueurs,
00:11:54mais ce sont des résistants.
00:11:56Nous serions donc complices, alors.
00:11:58Nous serions complices du Hamas.
00:11:59Est-ce qu'on peut accepter une telle demande ?
00:12:01Après les propos de ce week-end,
00:12:03il y a eu en fait assez peu de dirigeants politiques
00:12:05qui ont demandé à remettre les choses en place.
00:12:07On a lu de Bruno Retailleau
00:12:09une demande adressée à Jean-Luc Mélenchon
00:12:11pour qu'il revienne sur ces propos.
00:12:12Mais comment le pourrait-il ?
00:12:14Puisque lui-même, Jean-Luc Mélenchon,
00:12:15est visé par une demande, une plainte,
00:12:18à la suite de ces propos assez surprenants
00:12:21concernant les massacres du 7 octobre.
00:12:22Et je vais vous le lire, ce qu'il a dit.
00:12:24Jean-Luc Mélenchon a dit,
00:12:24en défendant un responsable d'un petit groupe
00:12:28très à gauche,
00:12:29il a dit
00:12:30« À supposer que les actes dont on parle
00:12:33soient bien du terrorisme. »
00:12:35Je répète.
00:12:36« À supposer que les actes dont on parle
00:12:38soient bien du terrorisme. »
00:12:40Il y a deux survivants français du 7 octobre,
00:12:42eux, ont porté plainte.
00:12:43Parce qu'ils pensent que c'est du terrorisme.
00:12:45Mélenchon ne peut pas donner tort
00:12:46à ceux qui parlent en son nom.
00:12:48À ces mêmes universités, Thomas,
00:12:50un autre palestinien venu en France de force,
00:12:53selon lui, on se demande pourquoi il y reste,
00:12:55Salah Amouri a pris la parole.
00:12:57C'est un avocat assez connu
00:12:58dans cette petite mouvance franco-palestinienne.
00:13:01Il a été accusé d'avoir tué un rabbin en Israël.
00:13:04Et son attaque s'est faite frontalement,
00:13:06micro en main,
00:13:07à visage découvert,
00:13:08devant une salle,
00:13:08avec tout le monde qui peut enregistrer,
00:13:11filmer.
00:13:11Et son truc à lui,
00:13:12c'est le CRIF.
00:13:13Et il a accusé le CRIF,
00:13:15mais d'une façon si,
00:13:16si brutale,
00:13:18que je crois que personne ne l'avait fait
00:13:20de cette façon-là,
00:13:21aussi publiquement.
00:13:22Ce sont des accusations sans filtre,
00:13:24sans crainte,
00:13:25de l'antisémitisme
00:13:26qui est vraiment assumé,
00:13:28affiché.
00:13:28Est-ce que c'est ça,
00:13:29la France d'aujourd'hui ?
00:13:30Les propos tenus sous la bannière de LFI
00:13:33se situent en fait,
00:13:34on n'a pas besoin d'un grand spécialiste
00:13:36du droit et de l'histoire,
00:13:38véritablement dans la droite ligne
00:13:39des images,
00:13:40des films,
00:13:41des extraits,
00:13:42y compris de fiction,
00:13:43que nous avons vu des années 30.
00:13:44C'est ça, aujourd'hui,
00:13:46qu'affiche LFI.
00:13:47Donc Mélenchon ne peut pas contredire
00:13:49ses propres porte-parole.
00:13:51Ça devrait tous nous révolter,
00:13:53mais vous l'avez dit,
00:13:53ça se passe dans un relatif silence.
00:13:56Comment on peut accepter
00:13:58que de telles accusations,
00:13:59pourtant,
00:13:59soient proférées dans l'espace public ?
00:14:01Mais on ne le peut pas.
00:14:02On ne le peut pas.
00:14:03Si l'humanité tout entière
00:14:04doit se préserver de la haine,
00:14:06la France porte une responsabilité
00:14:08toute particulière,
00:14:09comme l'avait souligné Jacques Chirac
00:14:11en 1995,
00:14:12en reconnaissant la responsabilité
00:14:14de la France dans la déportation,
00:14:16il l'avait fait au Veldiv.
00:14:17La France qui a livré
00:14:18ses propres citoyens,
00:14:20nous ne l'oublions jamais,
00:14:21la France qui a livré
00:14:22ses propres citoyens à l'ennemi,
00:14:24a une responsabilité morale
00:14:25toute particulière.
00:14:27L'antisémitisme ressurgit ici
00:14:31avec une rigueur
00:14:32qu'on n'avait pas imaginée.
00:14:34On n'a pas su anticiper
00:14:35ce qui se passe aujourd'hui.
00:14:38Ce sujet n'est pas une question
00:14:39qui regarde uniquement
00:14:40les personnes ayant un lien
00:14:42avec l'État d'Israël
00:14:44ou tout simplement
00:14:44avec le monde hébraïque.
00:14:47Ce sujet nous concerne tous,
00:14:49vraiment tous.
00:14:50Lorsque j'ai écrit ce texte,
00:14:52je me suis souvenu
00:14:53d'un texte de référence
00:14:55pour ceux qui rejettent la haine.
00:14:57Je vais me permettre de le citer
00:14:58parce qu'il faut l'avoir en tête.
00:15:00C'est le texte
00:15:00d'un pasteur allemand,
00:15:02Martin Niemöller.
00:15:03L'U.M. avait défendu
00:15:05le nazisme au début des années 30
00:15:06et puis après il s'en est distancé.
00:15:09Et il avait tellement combattu
00:15:11le nazisme de façon âpre
00:15:13qu'il s'est retrouvé
00:15:13dans un camp de concentration.
00:15:14Et ce pasteur avait écrit
00:15:15« Après la guerre,
00:15:17quand ils sont venus me chercher,
00:15:19non, quand ils sont venus
00:15:20chercher les communistes,
00:15:21je n'ai rien dit,
00:15:22je n'étais pas communiste.
00:15:23Quand ils sont venus
00:15:24chercher les syndicalistes,
00:15:25je n'ai rien dit,
00:15:26je n'étais pas syndicaliste.
00:15:28Quand ils sont venus
00:15:28chercher les juifs,
00:15:29je n'ai rien dit,
00:15:30je n'étais pas juif.
00:15:31Et puis quand ils sont venus
00:15:32me chercher,
00:15:33il ne restait personne
00:15:34pour protester.
00:15:35Ça, ça nous fait réfléchir.
00:15:37Et permettez-moi
00:15:37de faire un petit pas de côté
00:15:39sur ce sujet-là
00:15:40et d'évoquer un souvenir
00:15:41de terrain,
00:15:42un souvenir marquant.
00:15:441995, janvier,
00:15:45il faisait très froid,
00:15:4650e anniversaire
00:15:47de la libération
00:15:48des camps de la mort
00:15:48à Auschwitz.
00:15:49Simone Veil était là
00:15:50devant nous
00:15:50avec Jacques Chirac.
00:15:52Et nous étions, nous,
00:15:53avec une Française
00:15:55pour France 3,
00:15:56de venir faire un reportage.
00:15:58au même endroit.
00:15:59Elle avait eu 16 ans
00:16:00en 1945.
00:16:02Elle avait fêté
00:16:02son anniversaire fêté.
00:16:04Elle avait vécu
00:16:05son anniversaire
00:16:06à cet endroit.
00:16:07Et en parcourant
00:16:08ses allées,
00:16:08ses allées
00:16:10au milieu
00:16:10de baraques infâmes,
00:16:12en reportage,
00:16:14et je crois que c'est
00:16:14une des rares fois
00:16:15où ça nous est arrivé,
00:16:16nous avons dû arrêter
00:16:17de tourner,
00:16:18arrêter de filmer.
00:16:19Nous avons vraiment,
00:16:21nous sommes tombés
00:16:21en sanglots.
00:16:22Il y avait une personne
00:16:23qui ne pleurait pas,
00:16:24c'était René Escanazi.
00:16:26Je lui ai promis,
00:16:27nous lui avons promis
00:16:27de continuer
00:16:28à porter témoignage.
00:16:29Et je peux le faire
00:16:30d'autant plus facilement
00:16:31que j'ai passé
00:16:31énormément d'années
00:16:32de ma vie
00:16:33dans les territoires palestiniens,
00:16:35de Gaza
00:16:35à la Céjourdanie,
00:16:37de Gazaville
00:16:37à Naplouz,
00:16:38Jenin, Ramallah
00:16:39et toutes ces villes.
00:16:40Et j'ai vécu
00:16:41auprès des Palestiniens.
00:16:42Et je pense,
00:16:44sincèrement,
00:16:44que Rima Hassan
00:16:45et les personnes
00:16:47qui portent son discours
00:16:48sont les derniers
00:16:50à rendre service
00:16:50au peuple palestinien.
00:16:52Ils méritent mieux
00:16:52que leur haine
00:16:53à l'égard des Juifs.
00:16:54Voilà ce que je voulais vous dire.
00:16:56Merci.
00:16:56Merci d'abord
00:16:57pour l'émotion
00:16:58que vous avez mis aussi
00:16:59dans cette chronique.
00:17:00Et merci aussi
00:17:01de parler de ce fait
00:17:02qui vous l'avait dit
00:17:03est passé relativement inaperçu.
00:17:05Ça, c'est inexplicable.
00:17:06Ça, je ne me l'explique pas.
00:17:07Je ne me l'explique pas.
00:17:08Donc, merci beaucoup.
00:17:09Mais Mona,
00:17:09on peut réagir.
00:17:10Ça nous renvoie forcément
00:17:13à déjà ce qui a été prononcé
00:17:14plusieurs fois
00:17:15par la France insoumise.
00:17:16Mais conservons
00:17:17cette capacité
00:17:18d'indignation aussi
00:17:19parce qu'on ne doit pas
00:17:19s'habituer
00:17:20à ce que certains
00:17:20remettent en cause
00:17:21de l'apologie du terrorisme.
00:17:22Oui, mais en fait,
00:17:23je crois qu'au-delà
00:17:24de l'émotion de Mémona,
00:17:26il y a quelque chose
00:17:27de très grave
00:17:27qui est en train de se jouer.
00:17:29Et pour partie,
00:17:30la France insoumise
00:17:31et ses affidés
00:17:33sont en train
00:17:34de gagner le combat.
00:17:35D'abord par le silence
00:17:36de nombre de personnes
00:17:37et parce que
00:17:38la grille de lecture
00:17:39qu'ils ont mis en place
00:17:41qui est une sorte
00:17:42de manière
00:17:43de renouveler
00:17:44la lutte des classes.
00:17:44En fait,
00:17:45le terrorisme,
00:17:47c'est une manière
00:17:48finalement de réhabiliter
00:17:49la lutte des classes
00:17:50faisant du génocidaire
00:17:53un génocidé,
00:17:54de l'opprimer
00:17:55un oppresseur.
00:17:56Et en fait,
00:17:57c'est cette même grille
00:17:57de lecture
00:17:58qu'ils réactivent,
00:17:59qu'ils renouvellent
00:18:00et en fait,
00:18:00qui opèrent
00:18:01chez nombre de personnes
00:18:02qui sont sensibles
00:18:03à ce discours.
00:18:04Et donc,
00:18:04je pense qu'il faut pouvoir,
00:18:05comme Mémona a pu le faire,
00:18:09décrypter,
00:18:10démonter la machine
00:18:11et regarder
00:18:12les choses en face,
00:18:13regarder l'horreur
00:18:14telle qu'elle s'est produite
00:18:15pour que finalement,
00:18:16plus personne ne puisse
00:18:17se réclamer de cette résistance
00:18:20quand au contraire,
00:18:21c'était un théorisme absolu.
00:18:23Nicolas Bouzou.
00:18:25En fait,
00:18:26c'est l'une des rares fois
00:18:27dans l'histoire
00:18:27de la Ve République
00:18:28où on a un parti
00:18:29qui nous propose
00:18:30un programme de destruction.
00:18:32Destruction de notre civilisation,
00:18:33la Nouvelle France,
00:18:34c'est bien l'idée
00:18:35qu'on veut qu'une Nouvelle France
00:18:36remplace la France existante.
00:18:38Destruction économique
00:18:39et sociale,
00:18:40bien évidemment,
00:18:41destruction d'un certain
00:18:42nombre de valeurs,
00:18:44destruction de nos
00:18:45alliances diplomatiques,
00:18:48destruction aussi
00:18:49de l'Europe
00:18:49d'une certaine façon
00:18:50parce que quand on dit
00:18:50on ne va pas rembourser la dette,
00:18:51j'en dirai un mot tout à l'heure,
00:18:53il y a aussi cette idée-là.
00:18:55Donc je trouve ça
00:18:56tout à fait frappant.
00:18:57Une fois qu'on a dit ça,
00:18:59je suis d'accord avec vous,
00:19:00il faut quand même être lucide,
00:19:01ça marche pas mal
00:19:03parce que la vérité,
00:19:05c'est qu'aujourd'hui,
00:19:06on voit bien quand même
00:19:07les dynamiques dans les sondages.
00:19:08Alors évidemment,
00:19:08on peut mettre tous les attendus,
00:19:09on est à 10 mois d'élection présente.
00:19:11OK.
00:19:11Bon.
00:19:12La vérité,
00:19:13c'est que la dynamique
00:19:14pour Jean-Luc Mélenchon,
00:19:16elle est forte
00:19:17et qu'en réalité,
00:19:20toute cette radicalisation,
00:19:22pour l'instant,
00:19:22n'a pas du tout
00:19:23freiné sa dynamique.
00:19:25Au contraire.
00:19:26Donc je trouve que
00:19:27nous faisons face
00:19:28quand même à un sujet.
00:19:30Et quand je parle de destruction,
00:19:31vous savez,
00:19:31moi je suis un libéral,
00:19:32je suis anticommuniste.
00:19:33Mais je me souviens,
00:19:34oui, mais je me souviens très bien,
00:19:35vous savez,
00:19:36les communistes des années 80 ou 90,
00:19:38ils n'avaient pas ce type
00:19:39de projet de destruction.
00:19:40Moi, j'ai toujours été,
00:19:40évidemment,
00:19:41radicalement en opposition avec ça,
00:19:42mais il n'y avait pas
00:19:43la volonté
00:19:44de détruire quelque chose.
00:19:45Vous comprenez ce que je veux dire ?
00:19:46Donc je trouve que là,
00:19:47on a quelque chose
00:19:47de tout à fait nouveau
00:19:48et singulier,
00:19:49mais qui ne marche pas mal
00:19:50du point de vue électoral.
00:19:51Et qui mérite d'être décrypté.
00:19:53Oui, décrypté,
00:19:53parce qu'en plus,
00:19:54effectivement,
00:19:54vous avez raison de dire
00:19:55que ça marche très bien.
00:19:56Ils ont deux moteurs principaux
00:19:59pour l'électorat LFI.
00:20:00C'est effectivement
00:20:01une jeunesse,
00:20:02en tout cas des quartiers
00:20:03qu'ils essaient de mobiliser,
00:20:04et surtout une jeunesse étudiante.
00:20:06Et on voit effectivement
00:20:07que sur les campus,
00:20:09le palestinisme
00:20:10et cette nouvelle forme
00:20:11d'antisémitisme
00:20:12est devenue aujourd'hui
00:20:13un antisémitisme d'affinité.
00:20:15C'est en fait quelque chose
00:20:16qui vous permet
00:20:17d'entrer dans le groupe.
00:20:18Si vous ne faites pas preuve
00:20:19de cet antisémitisme,
00:20:20vous n'êtes pas
00:20:22suffisamment résistant.
00:20:23Effectivement,
00:20:24ce renversement de valeur-là
00:20:25qui explique que,
00:20:26même dans des universités
00:20:27que vous connaissez sans doute bien,
00:20:28qui sont plutôt libérales
00:20:30comme Aix-Marseille,
00:20:31on a aujourd'hui
00:20:3230 à 40 % des étudiants
00:20:34qui pensent que
00:20:34la première des questions,
00:20:35c'est un sondage
00:20:36qui a été paru l'année dernière,
00:20:37c'est la question palestinienne.
00:20:40Et effectivement,
00:20:40on est quand même
00:20:40sur des sujets
00:20:41qui sont extrêmement importants.
00:20:43Et là, on voit
00:20:43que LFI a vraiment réussi
00:20:46à appuyer ces deux moteurs
00:20:47et ils comptent
00:20:48sur ces deux moteurs-là
00:20:49pour après élargir.
00:20:50Mais ils ont deux moteurs
00:20:51très puissants
00:20:51et c'est malheureusement
00:20:52les deux moteurs
00:20:53qu'a aussi utilisé
00:20:55le maire de New York
00:20:56pour gagner les élections.
00:20:57Donc, on sait que ça marche
00:20:58en France,
00:20:58ce n'est pas qu'en France.
00:20:59En tout cas,
00:20:59je voulais vraiment vous remercier
00:21:00Mémona Interman,
00:21:01d'abord parce que vous avez décrypté
00:21:02avec brio
00:21:03ce qui s'est passé ce week-end,
00:21:05mais surtout pour l'émotion,
00:21:06l'expérience que vous avez apportée
00:21:07dans ce texte.
00:21:10Quand je partais en portage,
00:21:11tout le monde le sait,
00:21:12mes reportages sont
00:21:12à l'Institut National
00:21:13de l'Audiovisuel.
00:21:14Je n'étais pas tendre
00:21:15avec les Israéliens.
00:21:16J'ai essayé de regarder
00:21:18ouvertement les choses
00:21:18des deux côtés.
00:21:19Mais ce qui se passe aujourd'hui
00:21:20n'est pas admissible.
00:21:21Ce n'est plus admissible.
00:21:23Il faut vraiment réagir.
00:21:24C'est notre devoir.
00:21:25Le message, je pense,
00:21:26est bien passé ce soir.
00:21:28On en vient à votre édito,
00:21:30Olivier Vial.
00:21:30On va là aussi analyser
00:21:31un peu ce qui se passe
00:21:32dans une partie
00:21:33de l'extrême-gauche.
00:21:34L'actualité, cet été,
00:21:35a été marquée par les incendies.
00:21:36On en a beaucoup parlé, bien sûr.
00:21:38Et alors, on apprend,
00:21:39vous nous apprenez,
00:21:40en fait, plus exactement,
00:21:40que le 30 septembre prochain,
00:21:42il y a une députée
00:21:43socialiste de Lorne
00:21:44qui s'appelle Chantal Jourdan
00:21:45qui va organiser un colloque
00:21:47à l'Assemblée nationale.
00:21:48Alors, il est intitulé
00:21:48« La libre évolution
00:21:49pour repenser notre rapport
00:21:51aux vivants ».
00:21:52Et alors, vous nous dites
00:21:53que c'est un problème.
00:21:54Pourquoi, Olivier ?
00:21:54C'est un problème
00:21:55parce qu'en réalité,
00:21:55ce colloque,
00:21:57c'est prendre à contre-pied
00:21:58tout ce qui nous a été dit
00:22:03en fait, on aurait pu espérer
00:22:04que ces méga-feux
00:22:06aient fait en sorte
00:22:08qu'il y ait un consensus
00:22:10et qu'on se mette à écouter
00:22:11les professionnels
00:22:12que sont les pompiers
00:22:13et les forestiers.
00:22:14Or, c'est exactement
00:22:15le contraire
00:22:15qui va se passer.
00:22:17Alors, pour rappel,
00:22:18les forestiers et les pompiers
00:22:20ont fait un constat
00:22:23qui est à peu près unanime,
00:22:26c'est-à-dire qu'on manque
00:22:27de moyens pour lutter
00:22:28contre les incendies,
00:22:30que ce soit des moyens humains
00:22:31ou des moyens matériels,
00:22:32qu'il y a un problème
00:22:33qui nécessite à renforcer
00:22:35l'arsenal judiciaire
00:22:36pour lutter contre
00:22:36les incendiaires.
00:22:37Et puis surtout,
00:22:38c'était peut-être la partie
00:22:39qui a été le plus difficile
00:22:41au début à imposer
00:22:42dans le débat,
00:22:42mais qui s'est beaucoup imposée.
00:22:44On l'a beaucoup entendu
00:22:44sur les plateaux de CNews
00:22:45avec justement ces professionnels.
00:22:48C'est-à-dire qu'en fait,
00:22:48il y avait quand même besoin
00:22:49de repenser la gestion
00:22:50de nos forêts.
00:22:51C'est important
00:22:51parce que l'enjeu des forêts,
00:22:53c'est quelque chose
00:22:53qu'on n'imagine pas aujourd'hui
00:22:55parce qu'on a beaucoup entendu
00:22:56parler de la déforestation.
00:22:59Ce n'est pas du tout
00:22:59le cas en France.
00:23:00En France,
00:23:01la forêt,
00:23:01c'est 32% du territoire.
00:23:03L'emprise de la forêt
00:23:05sur le territoire,
00:23:05elle a plus que doublé
00:23:07en 150 ans
00:23:07et chaque année,
00:23:08la forêt gagne
00:23:0990 000 hectares.
00:23:10Donc, on a besoin
00:23:12de mieux gérer ces forêts
00:23:14parce qu'aujourd'hui,
00:23:15elles se développent
00:23:15de façon un peu anarchique
00:23:16et donc,
00:23:17il faut qu'on les développe mieux.
00:23:19Et là,
00:23:19les mesures aussi préconisées
00:23:20par les forestiers
00:23:21et par les pompiers
00:23:22étaient toutes des mesures
00:23:23consensuelles de bon sens.
00:23:24La première,
00:23:25c'était de faire
00:23:25un vrai effort
00:23:26sur le débroussaillage.
00:23:27On sait que c'est compliqué.
00:23:28C'est compliqué notamment
00:23:29parce que les parcelles
00:23:31de forêt en France
00:23:32sont extrêmement petites
00:23:33et il y a souvent
00:23:34des difficultés
00:23:35de débroussailler.
00:23:35Donc, il y a des obligations.
00:23:36Elles ne sont pas
00:23:37suffisamment remplies.
00:23:38Donc, il y avait
00:23:38un vrai effort à faire.
00:23:39La deuxième chose à faire,
00:23:41on l'a vu en direct,
00:23:43c'est qu'il y avait
00:23:44des voies d'accès
00:23:45pour les véhicules de pompiers
00:23:46qui étaient souvent
00:23:46trop étroites.
00:23:47Et donc,
00:23:47il faut les élargir
00:23:48et quelquefois,
00:23:49on a vu les véhicules,
00:23:51les bulldozers
00:23:52creuser des voies
00:23:53en plein milieu
00:23:54des incendies.
00:23:55Il vaut mieux le faire avant.
00:23:56Et enfin,
00:23:57la troisième chose
00:23:58très importante,
00:23:58qui était quelque chose
00:23:59qui était assez naturel avant,
00:24:01c'est d'avoir des pare-feux,
00:24:02c'est-à-dire des zones
00:24:03qui sont déboisées
00:24:04et qui permettent
00:24:05d'éviter qu'un feu,
00:24:06parce que des feux,
00:24:07il y en a toujours.
00:24:08En fait,
00:24:08ce qui est problématique,
00:24:09c'est quand le feu
00:24:09devienne des méga-feux
00:24:10et qu'ils deviennent
00:24:11extrêmement importants
00:24:13et qu'on n'arrive plus
00:24:13à les contrôler.
00:24:14Donc ça,
00:24:15c'était les trois éléments
00:24:16très consensuels.
00:24:19Puis, il y en avait un autre
00:24:20quand même
00:24:20qui a commencé à émerger,
00:24:21c'était aussi de savoir
00:24:23comment on était
00:24:23en capacité de reboiser.
00:24:26Et là,
00:24:27faire attention
00:24:27à ne pas laisser tout faire,
00:24:29puisque, par exemple,
00:24:30dans le Sud,
00:24:30on a, pendant des années,
00:24:32laissé le pain d'Alep
00:24:33se développer
00:24:34de façon très importante.
00:24:35Le pain d'Alep,
00:24:36c'est un arbre
00:24:37qu'on appelle pyrophile,
00:24:38c'est-à-dire qu'il aime le feu,
00:24:40puisque quand il brûle,
00:24:41c'est ce qui lui permet
00:24:41de se développer
00:24:42et de créer
00:24:44des petits arbres
00:24:45tout aujourd'hui.
00:24:46C'est malheureusement aussi
00:24:48un arbre
00:24:48qui est extrêmement inflammable,
00:24:50puisque sur l'échelle
00:24:50de la valette
00:24:51qui mesure l'inflammabilité,
00:24:52il est classé 5 sur 5,
00:24:54c'est-à-dire
00:24:54que c'est une allumette.
00:24:55Et donc,
00:24:57ça flambe dans tous les sens.
00:24:59Et donc,
00:25:00face à ce constat
00:25:00qui était à la fois
00:25:01partagé et unanime,
00:25:02on pouvait se dire
00:25:03peut-être qu'on va
00:25:05aller dans ce sens-là.
00:25:06Sauf qu'en réalité,
00:25:07tout de suite,
00:25:09ce discours de bon sens
00:25:10s'est heurté
00:25:11à un narratif
00:25:12qui est porté
00:25:12depuis des années
00:25:13par les militants écologistes
00:25:14et ils ont tout fait
00:25:15pour essayer de le contrer.
00:25:16Donc, dès le 4 août,
00:25:17on était encore
00:25:18en plein milieu des incendies,
00:25:21il y a une tribune
00:25:22qui est signée
00:25:22par 32 associations,
00:25:24dont Canopé,
00:25:25qui est une association
00:25:26spécialiste
00:25:26de la défense
00:25:27des forêts.
00:25:29Une autre association
00:25:30qui s'appelle
00:25:30le groupe national
00:25:32de surveillance des arbres,
00:25:33le GENESA,
00:25:34qui est bien connu
00:25:34parce que c'est eux
00:25:35qui fournissent
00:25:36ce qu'on appelle
00:25:36les écureuils,
00:25:37ces activités
00:25:39qui vont se grimper
00:25:40dans les arbres
00:25:40pour empêcher
00:25:40les travaux,
00:25:41par exemple,
00:25:41sur la 69
00:25:42ou sur les transports
00:25:46ferroviaires.
00:25:47Et donc,
00:25:47effectivement,
00:25:47toutes ces associations-là
00:25:48ont signé une tribune
00:25:50dès le 4 août
00:25:50disant qu'il est
00:25:52inacceptable
00:25:53et pas raisonnable
00:25:54d'élargir
00:25:55les bandes
00:25:56de pare-feu.
00:25:56Première chose.
00:25:57Deuxième chose,
00:25:58elles vont jusqu'à écrire
00:25:59quand on parle
00:26:00des pistes
00:26:01d'accès
00:26:02pour faciliter
00:26:02l'accès aux secours
00:26:03que les conséquences
00:26:05seront beaucoup plus difficiles
00:26:06à cicatriser
00:26:07que le feu lui-même
00:26:07pour la forêt
00:26:08de Fontainebleau.
00:26:09Donc,
00:26:09les pompiers
00:26:10qui ont fait
00:26:10des bandes
00:26:11pour pouvoir agir,
00:26:12ils estiment
00:26:13que c'est plus grave
00:26:14que le feu
00:26:14qui a quand même
00:26:15détruit une grande partie
00:26:15de la forêt
00:26:16de Fontainebleau.
00:26:16Et au sujet
00:26:17du débroussaillage,
00:26:18c'est mes préférés,
00:26:19c'est la coordination
00:26:20pour la libre-évolution.
00:26:21Elle,
00:26:21elle va jusqu'à dire
00:26:22qu'en fait,
00:26:22il ne faut pas débroussailler
00:26:23parce que les broussailles,
00:26:24c'est un rempart naturel,
00:26:27alors pas contre le feu,
00:26:28mais contre l'homme.
00:26:29Et en fait,
00:26:29c'est là qu'en fait,
00:26:30tout est dit.
00:26:32Le vrai ennemi
00:26:33pour eux,
00:26:34c'est l'homme
00:26:34et donc,
00:26:35il faut faire tout
00:26:35ce qu'on peut
00:26:36pour éviter
00:26:37que l'homme
00:26:38soit dans l'écosystème.
00:26:40Ce qui est inquiétant,
00:26:41c'est que c'est
00:26:41cette association-là
00:26:42qu'a choisie
00:26:43la députée socialiste
00:26:45pour co-organiser
00:26:46avec elle
00:26:47le colloque
00:26:47qui passera le 30 septembre
00:26:48à l'Assemblée nationale.
00:26:49Et on va marquer une pause,
00:26:50mais juste après la pause,
00:26:51Olivier,
00:26:52vous allez nous détailler
00:26:52précisément
00:26:53quelle est cette idéologie
00:26:54où on veut écarter
00:26:56totalement,
00:26:57c'est ce que vous allez
00:26:57nous expliquer,
00:26:58écarter l'homme
00:26:58des écosystèmes.
00:26:59Il ne faut plus que l'homme
00:27:00et ça être une emprise
00:27:02sur ces...
00:27:02Une emprise,
00:27:03il ne faut plus que l'homme du tout.
00:27:04Certains,
00:27:05les plus radicaux,
00:27:06vont jusqu'à dire
00:27:06que la nature
00:27:09a besoin des bactéries
00:27:11et des microbes
00:27:11mais qu'elle n'a pas besoin d'hommes
00:27:12et donc on pourrait préférer
00:27:13les microbes aux hommes.
00:27:14Vous nous en parlez
00:27:15juste après la pause,
00:27:16très courte pause
00:27:16dans Face à l'Info
00:27:17et puis on continue
00:27:18avec Olivier Vial
00:27:19qui nous parle
00:27:19donc de ces délires
00:27:21comme on les a qualifiés
00:27:22des militants écologistes
00:27:23les plus radicaux
00:27:24et qui sont donc
00:27:25invités à l'Assemblée.
00:27:26Très courte pause,
00:27:26on revient dans quelques secondes
00:27:28dans Face à l'Info
00:27:28à tout de suite.
00:27:32On est de retour
00:27:33dans Face à l'Info,
00:27:34on continue d'écouter
00:27:35de boire les paroles
00:27:36d'Olivier Vial
00:27:36qui nous décrypte
00:27:38une partie
00:27:39de l'écologie
00:27:40la plus radicale,
00:27:41les militants
00:27:42les plus radicaux
00:27:42qui veulent écarter l'homme
00:27:44d'un certain nombre
00:27:45d'écosystèmes
00:27:46et ça fait référence
00:27:47aux incendies
00:27:48qu'on a connus cet été.
00:27:49Pour eux,
00:27:49le constat,
00:27:50c'est de dire
00:27:51qu'il faut écarter l'homme.
00:27:52Alors,
00:27:53qu'est-ce qu'ils proposent ?
00:27:54Parce que vous nous avez dit
00:27:54ce contre quoi ils étaient
00:27:55mais qu'est-ce qu'ils proposent
00:27:56eux avec ce concept
00:27:57de libre évolution ?
00:27:58C'est ça,
00:27:58en fait,
00:27:59ils proposent la libre évolution
00:28:00et donc la libre évolution
00:28:01en gros,
00:28:01c'est la croyance
00:28:03qu'il suffit d'écarter l'homme
00:28:04pour qu'il y ait
00:28:05un équilibre spontané
00:28:06de la nature
00:28:06qui réapparaissent.
00:28:07Et donc,
00:28:08ça veut dire
00:28:09interdire toute action de l'homme
00:28:10et concrètement,
00:28:12c'est pas de chasse,
00:28:14pas de gestion des forêts,
00:28:16suppression des dispositifs
00:28:18anticrus,
00:28:19des dispositifs anti-incendies,
00:28:21pas de gestion des espèces
00:28:23parce que pour eux,
00:28:24les catastrophes naturelles
00:28:25font partie des éléments
00:28:27qui permettent
00:28:28de réguler la nature.
00:28:29Donc le feu,
00:28:29il faut le laisser vivre
00:28:31parce qu'il permettrait
00:28:32de réguler la nature.
00:28:33Donc c'est vraiment l'idée
00:28:34de revenir et de laisser
00:28:35la nature totalement faire.
00:28:37C'est d'ailleurs assez étrange
00:28:38parce que quand on sait
00:28:39que la majorité
00:28:40de ces militants
00:28:41sont plutôt d'obédience
00:28:43de gauche,
00:28:43très marqués à gauche,
00:28:45qui prônent aussi bien
00:28:46autant le libre,
00:28:47le laisser faire,
00:28:48c'est quand même
00:28:49assez inquiétant.
00:28:51Ce qui est surtout
00:28:52qu'il faut avoir en tête,
00:28:53c'est qu'en réalité,
00:28:54et ce colloque va être
00:28:55la cristallisation,
00:28:56c'est qu'on a vraiment
00:28:57deux visions différentes
00:28:58qui s'opposent maintenant.
00:28:59Une vision
00:29:00qui est portée
00:29:01par les forestiers
00:29:02qu'on peut appeler
00:29:03la restauration
00:29:05et la renaturation
00:29:06et de l'autre côté,
00:29:07effectivement,
00:29:07celle des militants
00:29:08et des écologistes,
00:29:09des militants écologiques
00:29:10pour le ré-ensauvagement.
00:29:11Alors,
00:29:12qu'est-ce que c'est
00:29:12la restauration écologique ?
00:29:13C'est un concept
00:29:14qui naît en 1936
00:29:16aux États-Unis
00:29:16et en fait,
00:29:17c'est un concept tout simple.
00:29:18C'est que l'homme
00:29:19est effectivement
00:29:19quelquefois responsable
00:29:20de catastrophes,
00:29:21mais il est aussi
00:29:22comptable de pouvoir
00:29:23les réparer.
00:29:24Et donc,
00:29:24on lui donne
00:29:24les moyens
00:29:26scientifiques,
00:29:27technologiques,
00:29:28d'essayer de réparer
00:29:29les catastrophes écologiques
00:29:30qu'il a pu faire.
00:29:31Ça a souvent
00:29:32un coût important,
00:29:33mais ça permet
00:29:34effectivement
00:29:34à des écosystèmes
00:29:35de retrouver totalement
00:29:36leur inertie
00:29:38et leur synergie.
00:29:39De l'autre côté,
00:29:40on a le ré-ensauvagement.
00:29:41Et donc,
00:29:41c'est un concept
00:29:42un peu plus récent,
00:29:43surtout développé
00:29:43à partir des années 90
00:29:45aux États-Unis,
00:29:46qui aujourd'hui
00:29:46devient un des concepts,
00:29:47même si vous avez dit
00:29:48que c'est marginal,
00:29:48c'est un des concepts
00:29:49qui est le plus en vogue
00:29:50dans les milieux écologiques.
00:29:51Et ce concept-là,
00:29:52effectivement,
00:29:53c'est plus une philosophie
00:29:54qui consiste à croire
00:29:55que si on laisse faire
00:29:57et si on retire l'homme
00:29:59qui est responsable
00:30:00de tous les maux
00:30:00de l'écosystème,
00:30:02tout finira par se réguler
00:30:03tout seul.
00:30:05Ça a comme conséquence
00:30:06quand même
00:30:06que l'homme doit se faire
00:30:08le plus petit possible
00:30:08et si, pour certains,
00:30:10on peut réduire
00:30:11la population humaine
00:30:12de façon drastique,
00:30:13ça serait beaucoup mieux.
00:30:14Ce qui est intéressant,
00:30:15c'est que ces deux études,
00:30:16ces deux concepts-là
00:30:17ont été étudiés
00:30:19en 2024
00:30:20par quatre chercheurs
00:30:21de l'Université d'Avignon
00:30:22qui montrent d'ailleurs
00:30:23que ce n'est pas du tout
00:30:24les mêmes publics,
00:30:26autant la renaturation
00:30:27ou la restauration
00:30:29s'est plutôt portée
00:30:30par des études scientifiques
00:30:30et par des professionnels,
00:30:32autant le réensauvagement
00:30:33depuis le début
00:30:33s'est porté par des milieux
00:30:34militants et des milieux
00:30:35activistes.
00:30:36Et donc,
00:30:36ils ont montré à la fois ça
00:30:37et puis ils ont surtout montré
00:30:38qu'en termes d'efficacité,
00:30:41autant la renaturation,
00:30:42on voit que c'est long
00:30:43et compliqué
00:30:43mais que ça peut avoir
00:30:44des effets positifs,
00:30:45autant pour le réensauvagement,
00:30:47comme ils le disent eux-mêmes,
00:30:48ça reste beaucoup plus difficile
00:30:49à quantifier.
00:30:50Quand on connaît
00:30:51les universitaires,
00:30:52c'est un bel euphémisme
00:30:52pour signifier qu'ils n'arrivent
00:30:53pas à mesurer aucun succès
00:30:55du réensauvagement.
00:30:56Alors,
00:30:56malheureusement,
00:30:57là encore,
00:30:57le choix du colloque,
00:30:58ça a été de privilégier
00:31:00les adeptes
00:31:01de la deuxième solution,
00:31:02il n'y aura pas d'adeptes
00:31:03de la restauration
00:31:04mais simplement
00:31:04des adeptes du réensauvagement
00:31:06et de la libre évolution,
00:31:07c'est-à-dire des militants
00:31:08et des activistes.
00:31:09Donc,
00:31:09quelles conséquences
00:31:10vous craignez
00:31:11après ce colloque, Olivier ?
00:31:12Deux types d'impacts.
00:31:13Un premier impact
00:31:14qui est un impact juridique
00:31:16parce qu'en fait,
00:31:18ces ONG qui sont invitées
00:31:19sont aussi devenus maîtres
00:31:21dans l'art du lobbying
00:31:22et effectivement,
00:31:23elles ont bien compris
00:31:24que le droit et la loi
00:31:26peuvent être un moyen
00:31:27de faire avancer leurs idées
00:31:28et surtout de retarder
00:31:30et de contraindre
00:31:31les professionnels
00:31:33du milieu
00:31:33et les forestiers.
00:31:34Et on sait
00:31:35que c'est déjà le cas,
00:31:36qu'ils ont déjà réussi
00:31:37puisque aujourd'hui,
00:31:38le débroussaillage,
00:31:39c'est aussi un problème juridique.
00:31:41On a depuis quelques années
00:31:43une loi, par exemple,
00:31:44il y a eu un arrêté
00:31:45en 2024
00:31:47qui visait à concilier
00:31:48l'obligation
00:31:49de débroussailler
00:31:50de débroussailler
00:31:51et les obligations
00:31:52liées à la biodiversité
00:31:53de façon à faciliter tout ça.
00:31:55Ça a été cassé
00:31:56en juin 2026
00:31:58par le Conseil d'État
00:32:00et depuis,
00:32:01effectivement,
00:32:01on a beaucoup plus
00:32:03de recours
00:32:03qui sont possibles,
00:32:04beaucoup plus de contentieux,
00:32:05sachant que les contentieux,
00:32:07c'est aussi une arme
00:32:08qu'utilisent les militants écologiques.
00:32:09Ils savent qu'effectivement,
00:32:10les contentieux,
00:32:11c'est le meilleur moyen
00:32:11de mettre des bâtons
00:32:13dans les roues
00:32:13des forestiers
00:32:14et de ceux
00:32:15qui pourraient aménager
00:32:16la forêt
00:32:16pour qu'elle soit
00:32:17moins sensible
00:32:18aux incendies.
00:32:18La deuxième chose,
00:32:20c'est qu'effectivement,
00:32:20il y a un risque
00:32:21qui est plutôt militant.
00:32:23C'est que derrière
00:32:24ces activistes
00:32:26qui font du lobbying,
00:32:27il y en a d'autres
00:32:28qui sont passés
00:32:28à l'action directe
00:32:30et qui proposent
00:32:31soit des sabotages,
00:32:32soit des actions
00:32:33qui visent
00:32:33à empêcher
00:32:35les actions
00:32:36de débroussaillage.
00:32:36Il y a un cas récent
00:32:38qui a été souligné
00:32:39pendant l'un des incendies,
00:32:41c'est ce qui s'est passé
00:32:41dans le Morbihan
00:32:42en février dernier
00:32:43où une commune
00:32:44de Morbihan,
00:32:45le conseil municipal
00:32:46avait voté
00:32:47la création
00:32:48d'un pare-feu
00:32:49notamment pour
00:32:50couper des arbres
00:32:51qui étaient proches
00:32:52des maisons
00:32:52et de façon à éviter
00:32:53les incendies
00:32:53puisqu'il y avait eu
00:32:54des incendies
00:32:54dans la région.
00:32:55Il y a eu
00:32:55des activistes
00:32:56qui se sont opposés
00:33:00physiquement
00:33:00à ces débroussaillages.
00:33:02Ils ont effectivement
00:33:03empêché les machines
00:33:04outils d'intervenir.
00:33:05Ils l'ont fait,
00:33:06c'était au mois de février,
00:33:07ils l'ont fait plusieurs fois
00:33:08et ça a simplement permis
00:33:09parce qu'ils savent
00:33:10que la loi justement,
00:33:11parce que là aussi
00:33:12c'est très utile pour eux.
00:33:13Ils savent qu'à partir
00:33:13du 15 mars
00:33:14on ne peut plus
00:33:15couper d'arbres
00:33:16parce qu'il y a un risque
00:33:17de déranger les oiseaux
00:33:18et donc ils ont simplement
00:33:20grâce à ça
00:33:21empêché
00:33:23un pare-feu
00:33:24d'être construit.
00:33:25Malheureusement,
00:33:26là ça s'est bien terminé
00:33:27dans le Morbihan
00:33:28mais il y a quelques années
00:33:29à la thèse de Buche
00:33:30en 2022
00:33:31donc dans la région
00:33:33bordelaise
00:33:34on a eu à peu près
00:33:35la même action
00:33:35qui a été commise
00:33:36cette fois-ci
00:33:37pour du débroussaillage
00:33:38et quelques semaines après
00:33:39il y a un méga-feu
00:33:41qui est parti
00:33:41et ces débroussailles
00:33:43qu'on n'avait pas utilisées
00:33:44ont servi de carburant
00:33:45pour le feu.
00:33:46Alors maintenant que vous nous avez
00:33:47expliqué cette idéologie
00:33:49est-ce qu'on doit forcément
00:33:50opposer la lutte
00:33:51contre les incendies
00:33:52et la protection
00:33:53de l'environnement ?
00:33:53Non, au contraire
00:33:54c'est là effectivement
00:33:55que les militants écologiques
00:33:56se trompent totalement
00:33:59parce qu'en fait
00:33:59la lutte contre les méga-feux
00:34:01la lutte contre les incendies
00:34:02c'est l'action écologique
00:34:04la plus efficace possible
00:34:06à la fois contre
00:34:07le réchauffement climatique
00:34:08contre l'empreinte carbone
00:34:10et aussi pour défendre
00:34:11la biodiversité
00:34:12parce qu'un seul chiffre
00:34:13les méga-feux de 2023
00:34:15au Canada
00:34:16c'est 3 milliards de tonnes
00:34:18de CO2
00:34:18c'est l'équivalent
00:34:20de 4 fois
00:34:21le trafic mondial
00:34:22d'avions
00:34:24par an
00:34:25donc on voit bien
00:34:26que quand on a
00:34:27ces chiffres là en tête
00:34:28qu'il vaut mieux
00:34:29acheter des canadaires
00:34:30qu'avoir plein de petites mesures
00:34:31qui nous permettent
00:34:32de lutter petit à petit
00:34:33contre le réchauffement climatique
00:34:35contre l'empreinte CO2
00:34:36parce qu'en réalité
00:34:37aujourd'hui
00:34:38tous les efforts
00:34:39que l'on fait
00:34:40peuvent être détruits
00:34:41si on laisse
00:34:42ces méga-feux prospérer
00:34:43et donc effectivement
00:34:44on a de ce point de vue là
00:34:45besoin
00:34:46de changer notre philosophie
00:34:48et sur la biodiversité
00:34:50c'est à peu près la même chose
00:34:51donc la comparaison
00:34:52est sans appel
00:34:54défricher une bande
00:34:55de pare-feux
00:34:55ouvrir une piste d'accès
00:34:56au secours
00:34:57pour entretenir
00:34:58un sous-bois
00:34:59même si ça coupe
00:35:00quelques arbres
00:35:00ça n'a rien à voir
00:35:02en termes d'empreintes écologiques
00:35:03avec un méga-feux
00:35:04qui se développe
00:35:05et qui devient incontrôlable
00:35:07donc on est là-dessus
00:35:08c'est là qu'il y a
00:35:09une vraie mesure écologique
00:35:10et que la libre évolution
00:35:12telle qu'elle est vécue
00:35:13par ces militants
00:35:15se laisser faire
00:35:16en fait
00:35:16c'est pas du tout écologique
00:35:19la vraie mesure écologique
00:35:20c'est justement
00:35:21ne pas laisser faire
00:35:22ces incendies
00:35:22et tout faire
00:35:23pour les contrer
00:35:24c'est pour ça
00:35:25qu'effectivement
00:35:26derrière tout ça
00:35:27il y a une question
00:35:28de la place de l'homme
00:35:29et cette place de l'homme
00:35:30je l'ai déjà un peu dit
00:35:31mais
00:35:33si l'homme est souvent
00:35:35en partie
00:35:37responsable des dégâts
00:35:38c'est toujours
00:35:39lui
00:35:40qui peut apporter
00:35:41la solution
00:35:41et donc
00:35:42à ce titre là
00:35:44c'est la leçon
00:35:45que nous donnent
00:35:45les pompiers
00:35:46et les forestiers
00:35:46et malheureusement
00:35:47c'est contre cette leçon là
00:35:49que ce colloque
00:35:50est organisé
00:35:50le 30 septembre prochain
00:35:51à l'Assemblée Nationale
00:35:52à l'Assemblée Nationale
00:35:53ce qui donnera
00:35:53à la fois de la légitimité
00:35:55une légitimité politique
00:35:56et institutionnelle
00:35:57à ces militants radicaux
00:35:58merci Olivier Vial
00:35:59j'avoue que j'ignorais totalement
00:36:01cette frange là
00:36:02de l'écologisme
00:36:03mais c'est vraiment
00:36:04c'est sidérant quand même
00:36:05de voir qu'on veut
00:36:06écarter totalement l'homme
00:36:07on en est là désormais
00:36:08dans une partie
00:36:09de la réflexion à gauche
00:36:10Nicolas Bouzou
00:36:11oui c'est intéressant
00:36:12que vous disiez
00:36:13à gauche
00:36:14parce qu'en réalité
00:36:15la gauche
00:36:15notamment au 19ème siècle
00:36:17s'est construite
00:36:17plutôt sur l'idée
00:36:18des lumières
00:36:19et sur l'idée
00:36:20selon laquelle
00:36:21l'homme devait au contraire
00:36:23apprivoiser la nature
00:36:24et que c'était ça aussi
00:36:25ce qui faisait
00:36:26le progrès humain
00:36:27donc la gauche
00:36:27de Clémenceau
00:36:28c'est très exactement
00:36:29l'inverse de ce dont
00:36:30on était en train de parler
00:36:31plus prosaïquement
00:36:32évidemment comme tout le monde
00:36:33je me suis intéressé
00:36:33au sujet cet été
00:36:35je n'étais pas un spécialiste
00:36:36des feux de forêt
00:36:36mais je me suis rendu compte
00:36:37que tout ce dont
00:36:39vous parlez
00:36:40les mesures de prévention
00:36:41les mesures de traçabilité
00:36:42détection précoce
00:36:44des feux
00:36:45en réalité
00:36:46ça existe dans certains endroits
00:36:47notamment dans la région
00:36:49PACA
00:36:49Provence-Alpes-Côte d'Azur
00:36:50qui obtient
00:36:51des résultats
00:36:53excellents
00:36:54dans ces domaines
00:36:54à tel point
00:36:55ai-je appris
00:36:56que cette région
00:36:57est devenue un modèle
00:36:58quasiment pour le monde entier
00:36:59et que dans beaucoup de pays
00:37:00on va voir ce qui se passe
00:37:01dans cette région
00:37:02qui a été soumise au feu
00:37:03elle depuis longtemps
00:37:04avant que ces grosses vagues
00:37:06de réchauffement climatique
00:37:07telles qu'on les a connues
00:37:07cet été
00:37:08n'arrivent
00:37:08et donc comme vous l'avez
00:37:10très bien expliqué
00:37:11en réalité
00:37:11il existe aujourd'hui
00:37:14des moyens
00:37:15d'être beaucoup plus efficaces
00:37:16pour lutter
00:37:17contre les feux
00:37:18et c'est évidemment
00:37:20complètement fou
00:37:21et coupable
00:37:21de ne pas utiliser
00:37:23tous ces moyens
00:37:24au maximum
00:37:24et ça montre que la gauche
00:37:25n'est pas toujours du côté
00:37:26du progrès
00:37:27comme elle le prétend aussi
00:37:28sur ces questions-là
00:37:30la gauche écologique
00:37:31elle même compte le progrès
00:37:32puisque tout ce qui est progrès
00:37:33est qualifié de technosolutionnisme
00:37:35et le technosolutionnisme
00:37:36c'est pour eux
00:37:36ce qu'il y a de pire
00:37:37c'est-à-dire
00:37:38trouver des moyens
00:37:38de continuer
00:37:39alors qu'en fait
00:37:39ce qu'ils veulent
00:37:40c'est changer de système
00:37:41et donc pas permettre
00:37:42de l'améliorer
00:37:43et déconstruire
00:37:43et ça revient un peu
00:37:44à ce qu'on disait
00:37:45c'est le retour des gauchistes
00:37:47des années 70
00:37:47dans quelques instants
00:37:48on parlera de la dette
00:37:49de la crise financière possible
00:37:50vous allez nous dire
00:37:51ce qu'on risque
00:37:52Nicolas Bouzou
00:37:52on parlera aussi
00:37:53de la romance halal
00:37:54la halal romance
00:37:55alors ça c'est un phénomène aussi
00:37:56qui prend de l'ampleur
00:37:57sur les réseaux sociaux
00:37:57que vous allez décrypter
00:37:59Raphaël Estinville
00:38:00mais l'actualité
00:38:00et on voulait absolument
00:38:01être avec Anne Coffigny
00:38:03et je la remercie
00:38:03d'être en direct avec nous
00:38:04dans Face à l'info
00:38:05l'actualité c'est
00:38:06la rentrée scolaire
00:38:07qui approche
00:38:08et ce sont les annonces
00:38:09des candidats
00:38:10notamment à l'élection présidentielle
00:38:12pour justement
00:38:13leur programme
00:38:14en matière d'éducation
00:38:15alors on a beaucoup
00:38:16de propositions
00:38:17je voulais vous en soumettre
00:38:18quelques-unes
00:38:18pour que vous nous apportiez
00:38:19votre expertise
00:38:21par exemple
00:38:21on nous dit
00:38:22ça c'est assez unanime
00:38:23il faut un retour
00:38:24à l'exigence
00:38:25au niveau
00:38:26pourquoi pas
00:38:27des groupes de niveau
00:38:28bon ça j'imagine
00:38:29que c'est plutôt
00:38:29quelque chose
00:38:30que vous allez saluer
00:38:33oui et non
00:38:34ce sont des vieilles rengaines
00:38:35qu'on ressort à chaque fois
00:38:36que ce soit le retour
00:38:37aux fondamentaux
00:38:38que ce soit le retour
00:38:39à la discipline
00:38:40que ce soit le réalisme
00:38:41en faisant finalement
00:38:42un peu la fin du collège unique
00:38:43par groupe de niveau
00:38:44bon c'est une chose
00:38:45que Gabriel Attal
00:38:46avait vaguement tentée
00:38:47et qui a fini piteusement
00:38:48comme vous le savez
00:38:50ce qui est certain
00:38:50c'est que si on continue
00:38:51à prendre ces problèmes
00:38:52par le petit bout
00:38:53de la lorgnette
00:38:54à inventer chaque rentrée
00:38:55ou tous les deux
00:38:56trois ans
00:38:56un remède miracle
00:38:58pour occuper un petit peu
00:38:59le terrain
00:38:59et donner l'impression
00:39:00qu'on fait quelque chose
00:39:00on s'en sortira pas
00:39:01et de ce point de vue là
00:39:02si on regarde le discours
00:39:04de conférence de presse
00:39:06d'Edouard Getré
00:39:07donc le ministre actuel
00:39:08de l'éducation nationale
00:39:10honnêtement
00:39:10c'est une espèce
00:39:11de robinet de tiède
00:39:12on n'a pas vraiment
00:39:13le sentiment
00:39:14qu'il prend la mesure
00:39:15du drame
00:39:16qui est le nôtre
00:39:18qui est celui
00:39:19de nos enfants
00:39:19qui est notre civilisation
00:39:22il dit qu'il ne fait pas
00:39:23d'annonce
00:39:23puis finalement
00:39:24il en fait trois petites
00:39:25qui sont des mesures gadget
00:39:27moi franchement
00:39:28ça me rend triste
00:39:30de voir à quel point
00:39:32notre État
00:39:33est arrivé
00:39:34dans une situation
00:39:35où il n'arrive plus
00:39:36non seulement
00:39:37à nommer les problèmes
00:39:38mais à oser faire
00:39:39des choix
00:39:40drastiques
00:39:42c'est très étrange
00:39:43parce que par exemple
00:39:44il dit écoutez
00:39:44il faut mettre l'accent
00:39:45sur l'instruction
00:39:46pour ça
00:39:46on est tous d'accord
00:39:47on aimerait bien
00:39:48qu'on mette l'accent
00:39:49sur l'instruction
00:39:49justement
00:39:49et dans le même mouvement
00:39:51qu'est-ce qu'il fait
00:39:52il va parler longuement
00:39:53du programme Evars
00:39:54il va déplorer le fait
00:39:56qu'on n'y consacre pas
00:39:56à ses temps
00:39:57et puis il va
00:39:58induire un questionnaire
00:40:00de son intervention
00:40:01et comme ça
00:40:02ça vous permettra
00:40:02de réagir
00:40:03avec ce questionnaire
00:40:03qui va donc
00:40:04être mis en place
00:40:05écoutez
00:40:06c'était donc
00:40:06le ministre de l'éducation
00:40:07c'était cet après-midi
00:40:09chaque élève de France
00:40:10pourra s'exprimer
00:40:11sur les violences sexuelles
00:40:13dont il aurait
00:40:15pu être victime
00:40:17dans le cadre
00:40:17d'un questionnaire
00:40:18réalisé en même temps
00:40:19que celui sur le harcèlement
00:40:21chacun pourra demander
00:40:22à parler à un adulte
00:40:23de confiance
00:40:24dans ce cadre
00:40:26parce que nous avons
00:40:27un devoir
00:40:28de libérer la parole
00:40:29de manière
00:40:30aussi universelle
00:40:31que possible
00:40:32ça non plus
00:40:33ça ne vous a pas convaincu
00:40:34Anne Cofinier
00:40:34c'est pas
00:40:35c'est pas au niveau
00:40:38je pense que
00:40:38ce qui se passe là
00:40:39est très grave
00:40:40c'est à dire
00:40:40qu'on sait
00:40:41a priori
00:40:41qu'il y a à peu près
00:40:42dans chaque classe
00:40:43de 2 à 3 enfants
00:40:45par classe
00:40:45donc 10% d'enfants
00:40:47qui ont subi
00:40:47des violences sexuelles
00:40:50donc 85%
00:40:51dans la famille
00:40:52a priori
00:40:53c'est ce qu'on sait
00:40:53je mets beaucoup
00:40:54de passettes
00:40:54parce que
00:40:55tout ça
00:40:55ce sont des chiffres
00:40:56quand même
00:40:56qui sont sujets
00:40:57d'accotions
00:40:57mais que va faire
00:40:59l'institution
00:40:59éducation nationale
00:41:00là-dedans
00:41:01sérieusement
00:41:02elle va poser
00:41:03un questionnaire
00:41:04donc
00:41:04des jeunes
00:41:05des enfants
00:41:07vont dire
00:41:08qu'ils ont été
00:41:09victimes
00:41:10ils vont donc
00:41:10confier
00:41:11ce drame
00:41:13ce fait brut
00:41:15en tout cas
00:41:15la manière
00:41:15dont ils le perçoivent
00:41:16ils vont le confier
00:41:17à ce qu'on appelle
00:41:18un adulte de confiance
00:41:19et qu'est-ce qui va se passer
00:41:21derrière
00:41:21à qui ça va arriver
00:41:22ces questionnaires
00:41:23qui va mouliner tout ça
00:41:25comment on va se débrouiller
00:41:26de tout ça
00:41:27quand on voit
00:41:27qu'on n'est pas capable
00:41:28de traiter correctement
00:41:30avec des délais
00:41:31honnêtes
00:41:31ce qui se passe
00:41:32aujourd'hui
00:41:33dans le cadre
00:41:33par exemple
00:41:34du drame
00:41:35de toute la pédocraminalité
00:41:37dans le périscolaire
00:41:38on croit vraiment
00:41:39que si la totalité
00:41:40des enfants
00:41:42répondent cette année
00:41:42à un questionnaire
00:41:43sur la violence sexuelle
00:41:44chez eux
00:41:45la plupart du temps
00:41:46la violence sexuelle
00:41:47est dans un cadre
00:41:48extrascolaire
00:41:49on croit vraiment
00:41:50qu'on va arriver
00:41:50à traiter ça derrière
00:41:52donc en fait
00:41:52ça va alimenter
00:41:53une espèce de suspicion
00:41:54à la fois d'attente
00:41:55des jeunes
00:41:56à l'égard de l'institution
00:41:57attendent
00:41:58qu'ils vont être déçus
00:41:59mais il ne faut pas
00:42:00s'imaginer
00:42:00que ça sera autre chose
00:42:01et en même temps
00:42:02une sorte de suspicion
00:42:03encore plus alimentée
00:42:04à l'égard des parents
00:42:05puisque si vous regardez
00:42:06bien le vocabulaire
00:42:07de confiance
00:42:07il est quand même
00:42:08assez terrible
00:42:09on va donner
00:42:10ces questionnaires
00:42:11à des adultes
00:42:12de confiance
00:42:14des adultes
00:42:14de confiance
00:42:16donc ça veut dire quoi
00:42:17et dans tout programme
00:42:17Evars
00:42:18à chaque fois qu'on parle
00:42:18d'adultes de confiance
00:42:19c'est jamais
00:42:21nommément les parents
00:42:21à aucun mot
00:42:24donc je sais très bien
00:42:25qu'il y a des problèmes
00:42:25dans les familles
00:42:26il faut les traiter
00:42:27il faut trouver des manières
00:42:28intelligentes de les traiter
00:42:30mais je ne vois vraiment pas
00:42:31comment ce type de questionnaire
00:42:32donné à des gens
00:42:33qui ne sont pas formés
00:42:34sans aucun respect
00:42:35de la confidentialité
00:42:36je ne vois vraiment pas
00:42:38comment ça va traiter
00:42:39quelque chose
00:42:39et par contre
00:42:40on va aller complètement
00:42:41à l'encontre
00:42:42de ce qu'annonçait le ministre
00:42:43le ministre disait
00:42:46l'école ne peut pas
00:42:47régler tous les problèmes
00:42:48que la famille
00:42:49ne sait plus régler
00:42:50elle n'est pas là
00:42:51pour pallier
00:42:54les manques
00:42:55de la famille
00:42:55elle est là
00:42:56pour se concentrer
00:42:57sur l'excellence
00:42:58éducative
00:42:59sur l'instruction
00:43:00sur la transmission
00:43:01et dans le même moment
00:43:02où il fait
00:43:03de cette idée là
00:43:04le coeur
00:43:05de son discours de rentrée
00:43:06dans le même moment
00:43:07il le déconstruit
00:43:09absolument
00:43:09dans le même moment
00:43:10c'est exemplaire
00:43:12de cette administration
00:43:14sans tête
00:43:14qui se
00:43:16gargarise de mots
00:43:17et qui en réalité
00:43:18a fait le deuil
00:43:19de l'action
00:43:19et de l'action cohérente
00:43:20bon merci beaucoup
00:43:21Anne Cofini
00:43:22malheureusement
00:43:22la liaison
00:43:23est un peu mauvaise
00:43:24mais on a bien compris
00:43:24votre message
00:43:25on a bien compris
00:43:25votre réaction aussi
00:43:26à cette proposition
00:43:27puis je suis sûr
00:43:28qu'on aura l'occasion
00:43:28de vous retrouver
00:43:29en plateau
00:43:30sur l'antenne de CNews
00:43:31pour continuer à parler
00:43:32de ces sujets
00:43:32merci en tout cas
00:43:33d'avoir été en direct
00:43:35avec nous
00:43:35dans Face à l'Info
00:43:36ce soir
00:43:36avec cette actualité
00:43:37autour des annonces
00:43:39du ministre
00:43:39de l'éducation nationale
00:43:40des propositions aussi
00:43:41des différents candidats
00:43:42à l'élection présidentielle
00:43:43alors l'élection présidentielle
00:43:45dont vous allez nous dire
00:43:46Nicolas Bouzou
00:43:47qu'elle pourrait être
00:43:48impactée par une crise financière
00:43:50alors ce qui est sûr
00:43:51c'est que l'une des actualités
00:43:52de l'été
00:43:52ce sont les taux d'intérêt
00:43:54qui ont grimpé en flèche
00:43:55on emprunte plus cher qu'avant
00:43:57largement plus cher qu'avant
00:43:58oui absolument
00:43:59alors quand on parle
00:44:00des taux d'intérêt
00:44:00les fameux taux d'intérêt
00:44:01à 10 ans
00:44:02ce sont les taux d'intérêt
00:44:03auquel l'État s'endette
00:44:05quand il va lever de l'argent
00:44:06sur les marchés financiers
00:44:07pendant très longtemps
00:44:08dans le monde et en France
00:44:09ces taux d'intérêt étaient bas
00:44:10et pendant l'été
00:44:11ça a changé
00:44:12alors ça a changé partout
00:44:13il faut être honnête
00:44:15les taux ont beaucoup
00:44:16augmenté aux Etats-Unis
00:44:16ils ont beaucoup augmenté
00:44:17au Royaume-Uni
00:44:18ils ont même augmenté
00:44:19au Japon
00:44:20ce qui est un phénomène
00:44:21assez nouveau
00:44:21et ils ont augmenté
00:44:23dans les pays de la zone euro
00:44:24mais dans les pays
00:44:24de la zone euro
00:44:25aujourd'hui
00:44:26c'est en France
00:44:27que ces taux
00:44:28sont les plus élevés
00:44:29de l'ordre de 4,10%
00:44:30à 10 ans
00:44:32c'est plus que l'Italie
00:44:33et ça c'est relativement nouveau
00:44:35c'est plus que la Grèce
00:44:37mais c'est plus aussi
00:44:38et c'est même nettement plus
00:44:39que des pays
00:44:40comme le Portugal
00:44:40ou l'Espagne
00:44:41qui eux ont connu
00:44:41des crises financières
00:44:43il y a une dizaine d'années
00:44:44donc ça
00:44:45c'est un fait
00:44:46absolument majeur
00:44:47alors il faut se demander
00:44:49pourquoi est-ce que les taux
00:44:50ont augmenté
00:44:51particulièrement en France
00:44:52pourquoi est-ce que la France
00:44:53aujourd'hui
00:44:54a un niveau de taux
00:44:54plus élevé
00:44:55par exemple
00:44:55que l'Italie
00:44:56alors c'est lié
00:44:57à mon avis
00:44:58à deux principaux facteurs
00:45:00le premier facteur
00:45:01c'est qu'au-delà
00:45:02d'une dette publique
00:45:03qui est élevée en France
00:45:04mais on a surtout
00:45:05des déficits publics
00:45:07très élevés
00:45:07alors quelle est la différence
00:45:08en fait les déficits
00:45:09c'est le rythme
00:45:10auquel la dette augmente
00:45:12et en France
00:45:13on a des déficits majeurs
00:45:14partout
00:45:14l'État a un gros déficit
00:45:16mais les retraites
00:45:17ont un gros déficit
00:45:18l'assurance maladie
00:45:19a un gros déficit
00:45:20alors qu'il n'y a pas eu
00:45:21de raison
00:45:21il n'y a pas eu de Covid
00:45:22cette année
00:45:22il n'y a pas eu
00:45:23d'événement exceptionnel
00:45:24qui suggère
00:45:25que la branche maladie
00:45:26est un déficit
00:45:27de l'ordre
00:45:31et pour bien qu'on le comprenne
00:45:32parce que
00:45:32ces histoires de finances publiques
00:45:34on n'a pas bien réussi
00:45:35à les faire comprendre
00:45:36ces dernières années
00:45:36sinon les gens
00:45:37ils seraient très sensibles
00:45:38il faut quand même dire
00:45:39la vérité
00:45:39je vais essayer
00:45:41modestement
00:45:41mais c'est très concret
00:45:43quand on s'endette
00:45:44à des taux d'intérêt
00:45:44qui sont de plus en plus élevés
00:45:45ces taux d'intérêt
00:45:46il faut les payer
00:45:47et donc ça prend
00:45:48de plus en plus de place
00:45:49dans le budget de l'État
00:45:51alors cette année
00:45:52ce sera de l'ordre
00:45:53de 65-70 milliards d'euros
00:45:54c'est déjà plus
00:45:56qu'un très gros ministère
00:45:57donc ce sont des sommes colossales
00:45:59mais ça augmente très rapidement
00:46:00et donc ça va être
00:46:0180-90
00:46:02100 milliards d'euros
00:46:03jusqu'à ce qu'en fait
00:46:04une très très grosse partie
00:46:05de tout l'argent public
00:46:07des impôts
00:46:07des prélèvements obligatoires
00:46:08soient absorbés
00:46:09uniquement
00:46:10par les intérêts de la dette
00:46:11et là c'est navrant
00:46:12parce qu'on ne pourra plus rien faire
00:46:14on sera complètement
00:46:14paralysé par ça
00:46:16je pense qu'on arrive
00:46:18en fait
00:46:18au bout d'un système
00:46:19qui est celui de l'État
00:46:20qui veut tout faire
00:46:22de l'État providence
00:46:23qui veut protéger
00:46:24absolument tout le monde
00:46:25ça c'est un vrai sujet
00:46:26un bon vrai sujet
00:46:27pour la présidentielle
00:46:28on est arrivé au bout
00:46:29de ce système
00:46:30qu'est-ce qu'on fait
00:46:30pour le changer ?
00:46:31Alors on en arrive
00:46:32à cette question
00:46:33et là on a tous très peur
00:46:34de la réponse
00:46:35est-ce qu'on va vers
00:46:35une crise financière ?
00:46:36Oui je ne suis pas sûr
00:46:38de pouvoir complètement
00:46:39vous rassurer
00:46:39malheureusement
00:46:40je dirais qu'en fait
00:46:41une crise financière
00:46:42on y est déjà
00:46:43un peu à bas bruit
00:46:45en fait
00:46:46parce que
00:46:46ces taux d'intérêt
00:46:47comme je vous l'ai dit
00:46:48ils continuent
00:46:50d'augmenter
00:46:51mais s'ils augmentent
00:46:52particulièrement en France
00:46:54je vous ai dit
00:46:54que c'était parce qu'on avait
00:46:55des déficits publics élevés
00:46:57mais c'est aussi
00:46:58parce qu'en réalité
00:46:58il n'y a pas véritablement
00:47:00politiquement
00:47:01de solution devant nous
00:47:02on voit bien
00:47:03que ce n'est pas
00:47:03ce Parlement
00:47:05qui va être capable
00:47:07de prendre le sujet
00:47:08à bras le corps
00:47:09on voit bien
00:47:10depuis la dissolution
00:47:11qu'on bricole
00:47:13on met des surtaxes
00:47:14provisoires
00:47:15qui ne sont jamais provisoires
00:47:16sur les grandes entreprises
00:47:17là où c'est facile
00:47:18en réalité
00:47:18mais de toute façon
00:47:20les rendements
00:47:21sont extrêmement faibles
00:47:22et donc
00:47:22on n'y arrive
00:47:23absolument pas
00:47:24et ça les marchés
00:47:25le comprennent très bien
00:47:27je vais être plus précis
00:47:29dans la question
00:47:29que vous m'avez posée
00:47:30est-ce qu'une crise financière
00:47:31peut arriver
00:47:31avant la présidentielle
00:47:33oui je le pense
00:47:34parce qu'on a un problème
00:47:36de crédibilité
00:47:37des candidats
00:47:39problème de crédibilité
00:47:40du bloc central
00:47:42forcément
00:47:42puisqu'il gouverne
00:47:43depuis 10 ans
00:47:44et la dette
00:47:45a continué
00:47:46à augmenter
00:47:46donc je pense
00:47:47qu'il y a des choses
00:47:48qui ont été bien
00:47:48sur le plan économique
00:47:49qui ont été faites
00:47:50ces 10 dernières années
00:47:50mais pas ce sujet là
00:47:51qui n'a pas du tout
00:47:52été traité
00:47:53avec une augmentation
00:47:54de la dette
00:47:54qui rend le bloc central
00:47:55peu crédible
00:47:56évidemment
00:47:56sur ces sujets
00:47:58rassemblement national
00:48:00comme vous savez
00:48:00il y en a deux
00:48:01il y a le RN du sud
00:48:02plutôt libéral
00:48:03sur le plan économique
00:48:04le RN du nord
00:48:05où on reparle
00:48:07de la retraite
00:48:08à 62
00:48:08ou à 60 ans
00:48:10pour certaines catégories
00:48:11de la population
00:48:11alors même
00:48:12que les retraites
00:48:13aujourd'hui
00:48:14sont en déficit
00:48:15si vous voulez
00:48:15donc le seul problème
00:48:16des réformes précédentes
00:48:17c'est qu'elles ne sont pas
00:48:18allées assez loin
00:48:19donc le RN ultra favori
00:48:21a aussi évidemment
00:48:22cette difficulté
00:48:23de crédibilité
00:48:24quant à Jean-Luc Mélenchon
00:48:26on le disait tout à l'heure
00:48:27qui connaît quand même
00:48:29aujourd'hui
00:48:29une poussée
00:48:30dans les sondages
00:48:31alors là
00:48:31c'est le pire
00:48:32puisqu'il nous a dit
00:48:33que très sérieusement
00:48:34que la France
00:48:35pourrait ne pas
00:48:35rembourser toute la dette
00:48:37alors là
00:48:37c'est carrément
00:48:38déclaré l'état de fait
00:48:39remarquez c'est le plus simple
00:48:41franchement
00:48:41ça devrait
00:48:43normalement
00:48:43un candidat
00:48:45un candidat
00:48:46ça devrait le disqualifier
00:48:47là c'est pas le cas
00:48:49mais avec lui
00:48:50c'est simple
00:48:50on prend aux milliardaires
00:48:52ou on proclame
00:48:53l'état de fait
00:48:54tout ça
00:48:55est évidemment
00:48:55absolument affligeant
00:48:57alors
00:48:58ce que l'on peut
00:48:59se poser comme question
00:49:00aussi c'est
00:49:00quel impact
00:49:01peut avoir
00:49:01cette situation économique
00:49:02cette situation financière
00:49:03sur la campagne
00:49:04précisément
00:49:05écoutez
00:49:05j'aimerais que ça ait un impact
00:49:07c'est à dire
00:49:07j'aimerais
00:49:08qu'on parle
00:49:08très sérieusement
00:49:09de ce sujet
00:49:10alors là
00:49:11pour le coup
00:49:12je vais peut-être être
00:49:12au contraire
00:49:13la première partie
00:49:14de mon intervention
00:49:15être un peu plus positif
00:49:16j'ai un peu envie
00:49:18d'y croire
00:49:18j'ai un peu envie
00:49:19de me dire
00:49:20on va enfin parler
00:49:21des vrais sujets
00:49:22les retraites
00:49:23est-ce qu'on peut pas
00:49:24imaginer une dose
00:49:25de capitalisation
00:49:26la santé
00:49:27est-ce qu'on peut pas
00:49:27se dire qu'on organise
00:49:28un peu autrement
00:49:29l'hôpital
00:49:29est-ce qu'on peut pas
00:49:30faire un système
00:49:31un peu plus efficace
00:49:32l'état
00:49:33l'état c'est très important
00:49:34évidemment en France
00:49:35mais est-ce qu'on peut pas
00:49:36construire un état
00:49:37plus frugal
00:49:38qui soit lui aussi
00:49:39plus efficace
00:49:40je trouve que ce sont
00:49:41des sujets qui sont
00:49:41très intéressants
00:49:42sans oublier évidemment
00:49:43le sujet de la croissance
00:49:44parce que les recettes fiscales
00:49:46elles viennent
00:49:47de la croissance
00:49:48le sujet il est majeur
00:49:49moi je pense qu'il peut
00:49:50intéresser nos concitoyens
00:49:52parce que nos concitoyens
00:49:53je pense qu'on peut
00:49:53parfaitement
00:49:54entre guillemets
00:49:55pardonnez-moi
00:49:55leur vendre l'idée
00:49:56selon laquelle
00:49:57on peut faire
00:49:58des économies
00:49:59pour réduire
00:50:00nos déficits
00:50:01et en même temps
00:50:02on doit garder de l'argent
00:50:04pour réinvestir
00:50:05dans des domaines
00:50:05comme la recherche
00:50:06comme l'éducation
00:50:07comme l'innovation
00:50:07qui nous tiennent
00:50:08énormément à coeur
00:50:10et ce que je sais aussi
00:50:11je voudrais terminer
00:50:11sur cette note positive
00:50:12c'est que c'est possible
00:50:14parce que la France
00:50:15l'a déjà fait
00:50:16la France a déjà
00:50:16connu des situations
00:50:17comme celle-ci
00:50:18il n'y a pas si longtemps
00:50:20je peux vous dire
00:50:20qu'en 1958
00:50:21quand le général de Gaulle
00:50:23est revenu
00:50:23là le FMI
00:50:24il était bien
00:50:25à Paris
00:50:26on était dans une situation
00:50:27absolument catastrophique
00:50:29il a appelé Pinet
00:50:30pour remettre de l'ordre
00:50:31dans les comptes
00:50:31il a appelé
00:50:32l'économiste
00:50:33le plus libéral du pays
00:50:34Jacques Rueff
00:50:34pour relancer la croissance
00:50:37en 1959
00:50:40les comptes publics
00:50:41étaient en excédent
00:50:42et la deuxième partie
00:50:43des 30 glorieuses
00:50:43en France
00:50:44à partir de 1958
00:50:45ça a été la plus brillante
00:50:46de l'Occident
00:50:47donc vous voyez
00:50:47c'est possible
00:50:48est-ce que le général de Gaulle
00:50:50est candidat
00:50:50pour cette élection présidentielle
00:50:52ou quelque chose de proche
00:50:54je vous la juge
00:50:55on en parlera
00:50:56mais je sais que c'est possible
00:50:57et que c'est déjà arrivé
00:50:58c'est bien de finir
00:51:00sur une note optimiste
00:51:01merci Nicolas Bouzou
00:51:02j'espère que ça ne vous semble
00:51:03pas trop tiré par les cheveux
00:51:03non mais on pourra vous objecter
00:51:05qu'à l'époque
00:51:06la France était maître
00:51:07de sa politique monétaire
00:51:08oui absolument
00:51:09mais je pense que c'est
00:51:10tout à fait possible
00:51:10dans le cadre de la politique
00:51:12monétaire actuelle
00:51:12et que les efforts à faire
00:51:15il faut les faire
00:51:16mais ils ne sont pas
00:51:18ils ne sont pas si gigantesques
00:51:20il faut du courage
00:51:21le courage qui est le thème
00:51:22d'ailleurs
00:51:23de la rencontre
00:51:24des entrepreneurs de France
00:51:25avec les candidats
00:51:27cette candidate
00:51:27c'est le thème
00:51:28c'est le courage
00:51:28on verra qui justement
00:51:29peut s'inscrire
00:51:30dans votre intervention
00:51:31merci beaucoup
00:51:32avec plaisir
00:51:32Nicolas Bouzou
00:51:33on finit avec vous
00:51:34Raphaël Steinville
00:51:35et cette information
00:51:36incroyable
00:51:36nos confrères d'Europe 1
00:51:38qui ont enquêté
00:51:39sur un nouveau phénomène
00:51:40qui se développe
00:51:40notamment sur les réseaux sociaux
00:51:42on appelle ça
00:51:42la romance halal
00:51:44est-ce que vous pouvez nous expliquer
00:51:45de quoi il s'agit Raphaël ?
00:51:47il faut d'abord bien comprendre
00:51:48sur quel terrain
00:51:49cette offensive islamique
00:51:51prospère
00:51:51en l'occurrence
00:51:52la littérature
00:51:53et plus spécifiquement
00:51:55un sous-genre
00:51:56de la littérature
00:51:57la romance est devenue
00:51:59en quelques années
00:51:59un phénomène éditorial
00:52:01considérable
00:52:01plus de 6 millions de livres
00:52:03vendus en France
00:52:04en 2023
00:52:05deux fois plus
00:52:06qu'un an auparavant
00:52:07des millions de jeunes femmes
00:52:09lisent ces histoires
00:52:10les recommandent sur TikTok
00:52:11et suivent leurs auteurs
00:52:12et c'est à l'intérieur
00:52:13de cet immense marché
00:52:14de la romance
00:52:15qu'apparaît désormais
00:52:16une nouvelle catégorie
00:52:18la romance halal
00:52:19c'est-à-dire des histoires
00:52:20d'amour
00:52:21conformes aux prescriptions
00:52:23de l'islam
00:52:23c'est-à-dire
00:52:24conformes à la charia
00:52:26pas de relation sexuelle
00:52:27avant le mariage
00:52:28pas de relation amoureuse
00:52:29considérée comme illicite
00:52:30des héroïnes musulmanes
00:52:32des mariages
00:52:32parfois arrangés
00:52:34un exemple
00:52:35Forbidden Love
00:52:36l'un de ses titres
00:52:36j'ai hâte de le lire
00:52:38parce que c'est un mariage arrangé
00:52:39mariage arrangé
00:52:39et musulmane dans la même phrase
00:52:41c'est suffisant pour moi
00:52:41pour acheter
00:52:42se réjouit une tiktokeuse
00:52:44le principe qui résume tout
00:52:46ce qui est raconté
00:52:47doit être halal
00:52:48c'est-à-dire licite
00:52:49à première vue
00:52:50on pourrait n'y voir
00:52:51qu'un sous-genre littéraire
00:52:52après tout
00:52:53chacun lit ce qu'il veut
00:52:55et ce que dévoile
00:52:56et révèle
00:52:56l'enquête d'Europe 1
00:52:57c'est que ce phénomène éditorial
00:52:59ne s'arrête pas là
00:53:00oui exactement
00:53:01et certaines de ses influenceuses
00:53:03le plus souvent voilées
00:53:04expliquent aussi
00:53:05quels livres
00:53:06il ne faudrait plus lire
00:53:07pourquoi ?
00:53:08parce qu'il ne serait pas
00:53:09charia compatible
00:53:10boule de suif
00:53:11de Maupassant par exemple
00:53:12la nouvelle raconte
00:53:13notamment l'histoire
00:53:14d'une prostituée
00:53:15pendant la guerre
00:53:15franco-prussienne
00:53:17de 1870
00:53:18un récit jugé
00:53:19problématique
00:53:20par certaines lectrices
00:53:21en raison de thèmes
00:53:22considérés comme incompatibles
00:53:24avec la charia
00:53:25des personnages trompent
00:53:27leur conjoint
00:53:27haram
00:53:28des relations adultérines
00:53:29des relations hors mariage
00:53:30haram
00:53:31des comportements
00:53:32contrevenant à l'islam
00:53:33haram
00:53:34et c'est là que le sujet
00:53:35devient infiniment plus sérieux
00:53:37car on ne parle plus
00:53:38de préférences littéraires
00:53:39on parle de l'application
00:53:41à la culture
00:53:41d'une distinction religieuse
00:53:44entre ce qui est licite
00:53:45et ce qui ne l'est pas
00:53:46après la viande halal
00:53:48après la finance halal
00:53:50les vêtements halal
00:53:51les voyages halal
00:53:52voici donc désormais
00:53:53les émotions halal
00:53:55les histoires halal
00:53:56et l'imaginaire halal
00:53:57alors en quoi ce phénomène
00:53:58de la romance halal
00:53:59est-il inquiétant
00:54:00on pourrait vous rétorquer
00:54:01Raphaël
00:54:02que chacun peut choisir
00:54:04ses livres
00:54:04en fonction de ses convictions
00:54:06religieuses
00:54:07philosophiques par exemple
00:54:08oui évidemment
00:54:09vous avez raison Thomas
00:54:09personne ne conteste
00:54:10à une jeune femme
00:54:11le droit de lire
00:54:12une histoire
00:54:13dans laquelle
00:54:13elle peut se reconnaître
00:54:14mais ce n'est pas
00:54:15précisément le sujet
00:54:16il y a une différence
00:54:17entre pouvoir lire
00:54:18des livres dont les personnages
00:54:19vous ressemblent
00:54:20et épousent
00:54:21certaines de vos convictions
00:54:22et s'interdire de lire
00:54:24et interdire des livres
00:54:25parce qu'ils ne sont pas
00:54:26conformes à sa religion
00:54:27ce n'est pas la même chose
00:54:28dans un cas
00:54:29on a enrichi la littérature
00:54:31dans l'autre
00:54:32on la mutile
00:54:33parce qu'il faut tout de même
00:54:34rappeler ce qu'est la littérature
00:54:35la littérature
00:54:36c'est précisément
00:54:37le contraire
00:54:38du halal
00:54:39et du haram
00:54:39elle n'est ni illicite
00:54:41ni illicite
00:54:42elle est libre
00:54:42toute littérature
00:54:44est un assaut
00:54:45contre la frontière
00:54:45disait Kafka
00:54:46Emma Bovary
00:54:48est adultère
00:54:49et alors
00:54:49Raskolnikov
00:54:50assassin
00:54:51et alors
00:54:51et personne n'a jamais pensé
00:54:53qu'il fallait devenir assassin
00:54:54après avoir lu
00:54:55Dostoyevsky
00:54:56ou adultère
00:54:57après avoir lu
00:54:57Flaubert
00:54:58c'est même
00:54:59l'une des fonctions
00:55:00essentielles de la littérature
00:55:01nous faire pénétrer
00:55:02dans une conscience
00:55:03qui n'est pas la nôtre
00:55:04nous confronter au mal
00:55:06au désir
00:55:06à la transgression
00:55:07à l'ambiguïté
00:55:08à la complexité humaine
00:55:10un roman n'est pas
00:55:11un manuel
00:55:11de bonne conduite
00:55:12et dès lors
00:55:13que l'on exige de lui
00:55:14qu'il soit conforme
00:55:15à une prescription religieuse
00:55:17on nie son essence même
00:55:18ce n'est donc pas
00:55:19une contre-culture
00:55:20que l'on voit apparaître
00:55:22c'est une contre-société
00:55:24une contre-culture
00:55:27conteste la culture dominante
00:55:28la provoque
00:55:29la bouscule
00:55:30ici c'est autre chose
00:55:31c'est une culture
00:55:32de l'interdit
00:55:33une culture
00:55:34qui prétend placer
00:55:35la religion musulmane
00:55:36au-dessus de l'oeuvre
00:55:37donc en fait
00:55:37ce que vous nous dites
00:55:38c'est qu'il y a autre chose
00:55:39qui se joue derrière ce phénomène
00:55:40quelque chose de politique
00:55:41bien sûr
00:55:42et c'est même à mon sens
00:55:44le véritable sujet
00:55:45il ne faudrait surtout pas
00:55:46commettre l'erreur
00:55:47de confondre
00:55:48les français de confession musulmane
00:55:50avec les militants islamiques
00:55:52qui prétendent parler
00:55:54en leur nom
00:55:54car les premiers visés
00:55:55par cette entreprise
00:55:56sont précisément
00:55:58les musulmans eux-mêmes
00:55:59Florence Bergeau-Blackeur
00:56:00que l'on reçoit souvent
00:56:01sur ce plateau
00:56:02l'explique depuis des années
00:56:04l'objectif
00:56:04de certains mouvements islamistes
00:56:06est de ré-islamiser
00:56:08les populations musulmanes
00:56:09c'est-à-dire de faire
00:56:11la norme religieuse
00:56:12le principe organisateur
00:56:14de toute leur existence
00:56:15bref
00:56:16d'empêcher
00:56:17qu'ils ne s'assimilent
00:56:18qu'ils n'épousent
00:56:19la culture française
00:56:20ce n'est d'ailleurs
00:56:21pas seulement l'analyse
00:56:22de cette chercheuse
00:56:23le rapport consacré
00:56:25par l'état
00:56:26en 2025
00:56:26aux frères musulmans
00:56:27et à l'islamisme
00:56:28politique en France
00:56:29évoquait lui-même
00:56:31à propos de la mouvance frériste
00:56:32des logiques
00:56:33de ré-islamisation
00:56:34et de séparatisme
00:56:36et la romance halal
00:56:37s'inscrit parfaitement
00:56:38dans cette mécanique
00:56:39mécanique séparationniste
00:56:41c'est pour ça
00:56:43que ce phénomène
00:56:44n'a rien de folklorique
00:56:45on assiste
00:56:46à une extension
00:56:46du domaine du halal
00:56:48après la bouffe
00:56:49la finance
00:56:49il colonise
00:56:50désormais
00:56:51la culture
00:56:52c'est une entreprise
00:56:53il ne faut pas
00:56:53à n'en pas douter
00:56:54de ré-islamisation
00:56:56alors est-ce qu'on ne donne pas
00:56:57quand même un peu
00:56:58trop d'importance
00:56:59à ces phénomènes
00:57:00qui restent marginaux
00:57:01vous allez nous le dire
00:57:02dans un instant
00:57:03est-ce qu'on peut parler
00:57:03d'une accélération
00:57:04de ce que vous avez qualifié
00:57:06de ré-islamisation
00:57:06oui
00:57:07vous avez raison
00:57:09il faut peut-être
00:57:09en revenir aux chiffres
00:57:10et notamment
00:57:11à une étude
00:57:11une enquête
00:57:12très importante
00:57:13me semble-t-il
00:57:13de l'IFOP
00:57:14réalisée en 2025
00:57:16pour la revue
00:57:17Écran de Veil
00:57:18que dit cette enquête
00:57:19que 50% des musulmans
00:57:21âgés de 15 à 24 ans
00:57:22précisément
00:57:23la cible
00:57:24de ces romans
00:57:25de romance halal
00:57:26estiment que la charia
00:57:27doit être appliquée
00:57:28dans les pays
00:57:29non musulmans
00:57:30intégralement
00:57:31ou en partie
00:57:3259%
00:57:33chez les moins de 25 ans
00:57:34contre 38
00:57:35chez les plus de 50 ans
00:57:38et ce fossé générationnel
00:57:39se retrouve ailleurs
00:57:40la pratique religieuse
00:57:41quotidienne
00:57:42progresse fortement
00:57:43chez les jeunes
00:57:44leur proximité déclarée
00:57:45avec les courants
00:57:46islamistes
00:57:47est également supérieur
00:57:49à celle de leurs aînés
00:57:50et c'est cela
00:57:51qui doit nous préoccuper
00:57:52la romance halal
00:57:53prise isolément
00:57:54peut sembler
00:57:55bien dérisoire
00:57:56mais remplacer
00:57:57replacer ce mouvement
00:57:58replacer le roman halal
00:58:01dans ce mouvement général
00:58:02ça prend une toute autre allure
00:58:03elle devient le symptôme
00:58:05d'un séparatisme
00:58:06qui s'accélère
00:58:07qui est en marche
00:58:08et qui dans certains
00:58:09quartiers islamisés
00:58:10est déjà achevé
00:58:12merci Raphaël
00:58:12c'est un signal
00:58:13c'est un signal de plus
00:58:14dans un mouvement
00:58:16beaucoup plus large
00:58:17on l'a bien compris
00:58:17avec vous
00:58:18merci d'être revenu pour nous
00:58:19sur cette tendance
00:58:20sur ce phénomène
00:58:21que beaucoup ignoraient
00:58:22j'imagine
00:58:23et qui l'ont donc découvert
00:58:24grâce à vous
00:58:24grâce à nos confrères d'Europe 1
00:58:25aussi qui ont réalisé
00:58:27cette enquête
00:58:27il est 20h
00:58:28l'heure du journal
00:58:29les infos
00:58:30Valentin Rouillon
00:58:30est de retour avec nous
00:58:31rebonsoir Valentin
00:58:32c'est à vous
00:58:38bonsoir Thomas
00:58:39rebonsoir et
00:58:40bonsoir à tous
00:58:41à la une
00:58:42ce soir à 20h
00:58:43Sophie Adnaud
00:58:43plus que quelques minutes
00:58:45pour elle
00:58:46qui est toujours
00:58:47dans l'espace
00:58:47la NASA salue
00:58:49son excellent travail
00:58:50avec son collègue américain
00:58:52l'installation
00:58:53de l'antenne
00:58:53progresse
00:58:54des images exceptionnelles
00:58:55vous le voyez
00:58:55l'astronaute française
00:58:56qui utilise une brosse à dents
00:58:57pour graisser les vis
00:58:59qui servent à fixer l'antenne
00:59:01une semaine après
00:59:02sa première historique
00:59:03l'astronaute française
00:59:04effectue donc
00:59:04sa deuxième sortie
00:59:05à l'extérieur
00:59:06de la station spatiale
00:59:08internationale
00:59:08le 18 août dernier
00:59:10c'est sa première sortie
00:59:11extravéhiculaire
00:59:12ce qui fait d'elle
00:59:13la première femme française
00:59:14à flotter
00:59:15dans le vide spatial
00:59:17dans le reste de l'actualité
00:59:18le ministre
00:59:19de l'éducation nationale
00:59:20a tenu une conférence
00:59:21de presse de rentrée
00:59:22il parle d'une rentrée
00:59:23d'action au programme
00:59:24la maîtrise des langues
00:59:25l'interdiction
00:59:25des téléphones portables
00:59:27mais aussi des questions
00:59:28sur les violences sexistes
00:59:29et sexuelles
00:59:30qui seront ajoutées
00:59:31au questionnaire annuel
00:59:32sur le harcèlement scolaire
00:59:33on l'écoute depuis le lycée
00:59:34à Rago
00:59:35dans le deuxième arrondissement
00:59:36« Chaque élève de France
00:59:38pourra s'exprimer
00:59:38sur les violences sexuelles
00:59:40dont il aurait pu être victime
00:59:44dans le cadre d'un questionnaire
00:59:45réalisé en même temps
00:59:46que celui sur le harcèlement
00:59:48chacun pourra demander
00:59:49à parler à un adulte
00:59:51de confiance dans ce cadre
00:59:53parce que nous avons un devoir
00:59:55de libérer la parole
00:59:56de manière aussi universelle
00:59:58que possible »
00:59:59Sébastien Delogu
01:00:00visé par une plainte
01:00:01pour outrage à Marseille
01:00:02hier des policiers
01:00:03venus interpeller un suspect
01:00:04dans un immeuble
01:00:05ce serait heurté
01:00:06au député LFI
01:00:08selon les policiers
01:00:09Sébastien Delogu
01:00:10se serait interposé
01:00:11pour empêcher leur progression
01:00:13avant de tenir
01:00:13des propos jugés inappropriés
01:00:15un fonctionnaire
01:00:16a déposé plainte contre lui
01:00:17son avocat envisage
01:00:19à son tour
01:00:19une contre-plainte
01:00:21le dernier hommage
01:00:22à François Patria
01:00:23décédé le 19 août
01:00:24à l'âge de 83 ans
01:00:26déçu d'un accident de vélo
01:00:27l'ancien ministre
01:00:28et patron des macronistes
01:00:30au Sénat
01:00:30fut l'un des premiers
01:00:31à rejoindre Emmanuel Macron
01:00:32avant son élection
01:00:33en 2017
01:00:34le président de la République
01:00:35ému
01:00:36était présent aux obsèques
01:00:37il faut dire que la vie
01:00:38allait très bien
01:00:39à François Patria
01:00:40il était la vie
01:00:41à préciser
01:00:41le chef de l'État
01:00:44le zoo de Beauval
01:00:45renonce à accueillir
01:00:45les dauphins
01:00:46du Mariland d'Antibes
01:00:47le projet est abandonné
01:00:48en raison de son coup
01:00:49désormais estimé
01:00:50à 45 millions d'euros
01:00:51Beauval devait accueillir
01:00:53environ 25 dauphins
01:00:54dont 8 du Mariland
01:00:55l'association One Voice
01:00:57salue une décision
01:00:58de raison
01:00:58mais sans solution
01:00:59en France
01:01:00certains dauphins
01:01:01pourraient finalement
01:01:01être envoyés en Asie
01:01:03finalement les incendies
01:01:05n'ont pas empêché
01:01:06une bonne saison touristique
01:01:07cet été
01:01:07déclaration de Serge Papin
01:01:09beaucoup de visiteurs étrangers
01:01:10et des destinations
01:01:11comme la montagne
01:01:12ou la Manche
01:01:13le ministre du commerce
01:01:14a souligné
01:01:15qu'il y a des touristes
01:01:16étrangers qui viennent
01:01:17avec un bon pouvoir d'achat
01:01:19notamment de Chine
01:01:20des Etats-Unis
01:01:20de Corée du Sud
01:01:21ou encore du Mexique
01:01:24les cycles
01:01:25Lapierre
01:01:25obtiennent
01:01:26un sursis
01:01:27de 6 mois
01:01:27l'une des dernières
01:01:28marques françaises
01:01:30de vélo
01:01:30a été placée
01:01:31en redressement judiciaire
01:01:32par le tribunal
01:01:33de commerce
01:01:34de Dijon
01:01:34cette période
01:01:35doit lui permettre
01:01:36de trouver un repreneur
01:01:38et de préserver
01:01:39ses 106 emplois
01:01:40Lapierre fondée
01:01:41en 1946
01:01:42a réalisé
01:01:43près de 100 millions
01:01:44d'euros
01:01:44de chiffre d'affaires
01:01:45en 2025
01:01:46la Félire estime
01:01:46toutefois
01:01:47que ce placement
01:01:48est un signal
01:01:49très négatif
01:01:49pour l'industrie française
01:01:51C'est un miracle
01:01:53aucun décès
01:01:54à Poma
01:01:54dans l'Aude
01:01:55aucune personne
01:01:56ne manque à l'appel
01:01:57dernière déclaration
01:01:57des autorités
01:01:59après la tornade
01:02:00qui a frappé
01:02:01cette commune
01:02:02hier après-midi
01:02:03une cinquantaine
01:02:04de personnes
01:02:04sont blessées
01:02:05la tornade
01:02:05d'une rare violence
01:02:06est endommagée
01:02:07300 maisons
01:02:07plus de 120
01:02:08sapeurs-pompiers
01:02:09sont toujours sur place
01:02:10élément de précision
01:02:12avec le préfet
01:02:12du département
01:02:14Heureusement
01:02:15le bilan humain
01:02:17est un peu plus léger
01:02:18que le bilan matériel
01:02:20puisqu'on a
01:02:20une cinquantaine
01:02:21de personnes
01:02:21qui ont transité
01:02:23vers les centres
01:02:24de secours
01:02:25dont une vingtaine
01:02:2620 personnes
01:02:27d'ailleurs précisément
01:02:28qui ont été hospitalisées
01:02:29à l'heure où on se parle
01:02:30aucune n'est dans un état
01:02:32qui inspire de l'inquiétude
01:02:34Et puis pour terminer
01:02:35ce journal
01:02:36Thomas
01:02:36un touriste français
01:02:37est décédé
01:02:38en pleine canicule
01:02:39dans la vallée de la mort
01:02:40aux Etats-Unis
01:02:40les faits
01:02:41se sont produits
01:02:42le 17 août
01:02:42alors que les températures
01:02:43atteignaient 47 degrés
01:02:45son véhicule
01:02:46s'est enlisé
01:02:47et l'homme
01:02:47est parti chercher
01:02:48de l'aide à pied
01:02:49avec son compagnon de voyage
01:02:50âgé de 68 ans
01:02:52il n'a pas pu aller plus loin
01:02:53et a été retrouvé mort
01:02:54par les secours
01:02:54Merci beaucoup Valentin Rouillon
01:02:56pour ce point complet
01:02:57sur l'actualité
01:02:58Merci à tous les quatre
01:02:59de m'avoir accompagné ce soir
01:03:00Merci aux équipes
01:03:01qui m'ont aidé
01:03:01à préparer cette émission
01:03:02On se quitte avec cette information
01:03:03qu'on vient d'apprendre
01:03:04La mort de la légende
01:03:05de la musique country
01:03:06Dolly Parton
01:03:07nous a quittés
01:03:09on vient de l'apprendre
01:03:09c'est sa famille
01:03:10qui l'a annoncé
01:03:10on va se quitter donc
01:03:11avec son plus grand succès
01:03:13Jolene
01:03:13qui va résonner
01:03:14quelques instants
01:03:15Rendez-vous dans quelques secondes
01:03:17avec Elodie Huchard
01:03:18pour l'heure des produits
01:03:19et moi je vous retrouve demain
01:03:20pour Face à l'info
01:03:21Bonne soirée
01:03:22sur CNews
01:03:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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