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  • il y a 6 semaines
Ils sont loin d'être d'accord sur tout, mais plusieurs candidats à la présidentielle 2027 font quasiment tous la même promesse en matière d'Éducation nationale : augmenter les professeurs et les enseignants. 200 euros par mois pour Gabriel Attal, 20% pour Édouard Philippe. Déjà, en 2022, Jean Luc Mélenchon proposait 30% en 5 ans et Marine le Pen 3% par an. Est-ce qu'il y a urgence à gonfler les salaires ? En a-t-on les moyens ? Écoutez le débat entre Elisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du syndicat SE-Unsa, Joachim Le Floch-Imad, enseignant, auteur de "Main basse sur l'Éducation nationale. Enquête sur un suicide assisté", et Hortense Crépin, spécialiste de l'1ducation à RTL.

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Transcription
00:00...augmenter la rémunération des enseignants.
00:02Moins d'enseignants, mieux payés, mieux formés.
00:06Mais par un investissement massif de la nation que nous assumons
00:09et qui permettra environ 10% d'augmentation de la rémunération
00:11par rapport au statu quo en T pour nos enseignants,
00:14et là de manière totalement inconditionnelle.
00:17Mon programme prévoit d'augmenter l'ensemble des enseignants
00:20de 200 euros net par mois,
00:22et ça ira jusqu'à 500 euros net par mois pour les milieux de carrière.
00:25C'est fondamental d'augmenter les salaires
00:27parce qu'aujourd'hui, les enseignants français, par exemple en primaire,
00:31eh bien gagnent moins que les enseignants slovénes ou portugais.
00:35Vous aurez reconnu Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron,
00:38Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann.
00:40Alors, ils sont loin d'être d'accord sur tout,
00:42mais les candidats à la présidentielle,
00:44on voit dans le passé et dans le présent,
00:45font quasiment tous la même promesse en matière d'éducation,
00:48augmenter les profs, les enseignants.
00:50200 euros par mois pour Attal, 20% pour Édouard Philippe,
00:53déjà en 2022, Jean-Luc Mélenchon proposait 30% en 5 ans,
00:57et Marie Le Pen, 3% par an.
01:00Est-ce qu'il y a urgence à gonfler les salaires des enseignants ?
01:04Et en a-t-on les moyens ?
01:05C'est ce que l'on va voir ce soir dans la preuve par 3.
01:09Bonsoir Hortense Crépin.
01:10Bonsoir Anne-Sophie, bonsoir à tous.
01:12Vous êtes notre journaliste spécialiste de l'éducation à RTL.
01:15Alors d'abord, combien gagnent les enseignants ?
01:17Eh bien, ça dépend.
01:18Le dernier chiffre officiel a été communiqué par l'Éducation nationale.
01:22Il y a quelques jours, en moyenne, en 2024,
01:25un enseignant gagnait 3090 euros net par mois.
01:29Sauf que ce chiffre a été très commenté,
01:31car il était décrit comme en hausse de 4% sur un an,
01:34en tenant compte de l'inflation.
01:36Mais s'il a augmenté, c'est notamment parce qu'il inclut des primes,
01:38notamment celle du fameux pacte enseignant,
01:41ce dispositif qui propose aux professeurs de toucher plus
01:44en échange de missions supplémentaires.
01:46Oui, et puis j'imagine, on parle d'une moyenne,
01:47mais il y a de grandes disparités.
01:49Absolument.
01:50Toujours selon cette note du ministère,
01:51les professeurs à temps complet,
01:53dans le privé sous contrat ou le public,
01:54touchaient en moyenne 3 180 euros net en 2024.
01:58Chez les profs agrégés, c'était 4 190,
02:01mais seulement 2950 pour les professeurs des écoles.
02:05Il y a les contractuels aussi.
02:06Est-ce qu'ils sont sous-payés ?
02:07Ils sont de plus en plus nombreux.
02:08Eh bien non, les contractuels sont moins bien payés.
02:10Et pas qu'un peu, 1000 euros de moins en moyenne
02:12par rapport aux titulaires.
02:13En 2024, ils touchaient, selon le ministère,
02:15toujours environ 2130 euros net par mois.
02:19Est-ce que nos enseignants sont moins ou mieux payés
02:24que leurs voisins des pays européens ?
02:28Eh bien, la France fait partie des pays
02:29qui payent le moins bien ses enseignants.
02:32Deux fois moins bien que ses collègues d'Allemagne,
02:34par exemple.
02:34Pour comparer ces chiffres,
02:36la Commission européenne a mis en place un réseau
02:38en exprimant les salaires en SPA.
02:40SPA pour Standard Pouvoir d'Achat,
02:42une sorte d'unité monétaire.
02:44Résultat, après 15 ans de carrière,
02:46un professeur français en école primaire
02:47gagnait en moyenne 34 386.
02:50SPA en salaire brut annuel,
02:5234 000 contre 37 000 pour les professeurs portugais,
02:5644 000 pour les Slovènes.
02:58Le Luxembourg est en tête avec 80 000 SPA.
03:01Alors, on n'est pas très bien payés par rapport aux voisins.
03:03Est-ce que c'est à temps égal ?
03:05Est-ce qu'on travaille autant qu'eux ?
03:06Eh bien non, c'est la double peine
03:08parce que les Français sont parmi ceux
03:09qui donnent le plus d'heures de cours.
03:10Par exemple, on parlait de l'Allemagne à l'instant
03:12avec des professeurs payés deux fois plus.
03:14Et pourtant, selon l'OCDE,
03:15un enseignant français du niveau collège
03:17enseigne 720 heures par an
03:20contre 610 en Allemagne.
03:21Ça a toujours été mal payé,
03:23le métier d'enseignant,
03:24ou c'est un phénomène qui s'est aggravé
03:26ces dernières années ?
03:27Eh bien, pour s'en rendre compte,
03:28il faut citer ce chiffre.
03:29Dans les années 80,
03:30un prof débutant gagnait 2,3 fois le SMIC.
03:33Aujourd'hui, ce n'est plus que 1,04 fois le SMIC.
03:37Et c'est justement à partir des années 80
03:39que tout a changé.
03:39En 1983, au moment de la désindexation
03:42des salaires sur l'inflation,
03:44depuis, quand les prêts augmentent,
03:45les salaires ne suivent plus.
03:47Alors certes, les enseignants touchent des primes,
03:49mais pas assez pour combler le fossé.
03:50On l'a entendu juste avant l'émission,
03:53Emmanuel Macron avait promis
03:56d'augmenter les enseignants
03:57quand il a été élu de 10%.
03:58Est-ce qu'il l'a fait ?
03:59Alors, il y a eu des hausses de salaire,
04:01mais pas de 10% exactement
04:03pour tous les enseignants.
04:05Globalement, en moyenne,
04:06ce chiffre a été atteint,
04:07disait il y a quelques jours
04:08le ministre de l'Éducation nationale,
04:10Édouard Giffray,
04:10mais il reconnaît qu'il existe des disparités,
04:12notamment en ce qui concerne
04:13les milieux de carrière.
04:15Alors aujourd'hui,
04:16il faut plutôt demain,
04:17le contexte risque d'évoluer,
04:19puisque le nombre d'élèves va baisser.
04:21On se dit qu'il devrait y avoir
04:22moins de recrutement de profs.
04:24Ça va donner plus de marge de manœuvre
04:25au prochain gouvernement
04:26pour gonfler les salaires ?
04:27Alors, ça peut,
04:28mais tout sera question
04:29de choix politique, évidemment.
04:30En tout cas, les annonces s'enchaînent
04:32chez les candidats à la présidentielle
04:33dans leur programme.
04:34Vous le disiez,
04:34Édouard Philippe disait hier
04:36vouloir en cas d'élection
04:38augmenter les salaires des enseignants
04:39de 20% sur 5 ans.
04:41Gabriel Attal lui offrir
04:42200 euros de plus par mois
04:44à tous les professeurs
04:45et même 500 pour les fameux
04:47milieux de carrière.
04:48Alors, on va demander
04:49ce qu'elle en pense
04:49à Elisabeth Alain Moreno,
04:51secrétaire générale
04:51du syndicat d'enseignants SE UNSA.
04:54Bonsoir.
04:55Bonsoir.
04:56Est-ce que ça vous rassure
04:57que le diagnostic soit partagé
04:59par tous les candidats
05:00qu'ils estiment tous
05:01que vous n'êtes pas suffisamment payés ?
05:04Je dirais qu'au-delà de me rassurer,
05:07ça conforte surtout les enquêtes
05:10qu'on mène chaque année
05:11auprès des personnels justement
05:13puisque cette année, par exemple,
05:14à travers notre baromètre,
05:16il y a quand même 48% de personnels
05:18quand on leur évoque leur travail,
05:20ils pensent uniquement salaire.
05:22C'est dire un petit peu
05:23à quel point le pouvoir d'achat
05:24est devenu très problématique
05:25pour une très grande partie
05:27des personnels.
05:29Après, on n'est pas très surpris
05:30d'avoir des promesses
05:32dans le cadre d'une campagne présidentielle
05:34des candidats sur le point,
05:36le bas qui baisse le plus
05:38justement sur la profession.
05:41Je parlais de la démographie
05:42avec le nombre d'élèves qui va baisser.
05:44Pour une fois, peut-être que les candidats
05:45auront les moyens
05:47de tenir leurs promesses ?
05:49Voilà, comme l'a dit effectivement
05:51Hortense Crépin,
05:52ça va dépendre de choix politiques
05:53et de volontés politiques
05:54parce que parmi les promesses,
05:56j'ai quand même entendu
05:56à minima trois personnalités politiques
06:00qui ont été et sont encore
06:02sur des fonctions
06:02où ce type de décision
06:04pouvait être prise
06:04et ils ne l'ont pas prise justement.
06:07C'est quoi le bon niveau
06:08d'augmentation selon vous ?
06:10Ça va dépendre effectivement
06:12des professions
06:13parce qu'il y a plusieurs professions
06:14dans l'éducation nationale.
06:16Il y a aussi plusieurs missions
06:18qu'il faut pouvoir distinguer
06:19mais pour ça,
06:20faudrait-il encore avoir
06:21des temps de concertation
06:22pour qu'on puisse mener ce travail
06:24plutôt que d'annoncer des chiffres
06:26un petit peu de façon globale
06:28qui sont très très peu lisibles
06:30pour les personnels
06:31et qui traduisent des messages erronés
06:34auprès de l'opinion publique ?
06:35On se dit que vous travaillez dessus
06:36quand même,
06:36que c'est important
06:37que vous avez des fois.
06:37Bien sûr, tout à fait.
06:38Nous on travaille dessus,
06:39on a des chiffres,
06:40on a des propositions,
06:41vous vous doutez bien.
06:42Après, la moyenne
06:42qui a été donnée
06:43par le ministère
06:44cache beaucoup de choses.
06:46Donc effectivement,
06:47on cache toutes les primes
06:48qui ont pu être annoncées
06:51et qui aujourd'hui
06:52ont quasiment quand même
06:52toutes disparues.
06:53Donc si on refaisait
06:54la moyenne pour la rentrée 2026,
06:55on n'aurait absolument pas
06:56les chiffres publiés
06:57par la DEP aujourd'hui.
06:58Mais au-delà de cela,
06:59on a un vieillissement réel
07:01de toute la profession
07:02qui explique aussi
07:03qu'il y a une augmentation
07:04de la moyenne.
07:05Donc c'est purement mathématique.
07:07Mais aujourd'hui,
07:07vraiment pour toucher
07:093000 euros,
07:09il faut avoir
07:10un minimum
07:10à 25 ans de carrière.
07:12Est-ce qu'aujourd'hui,
07:13le niveau des salaires
07:14est dissuasif
07:15pour les étudiants
07:16ou est-ce que ce n'est pas
07:18vraiment ce qui se joue
07:19dans leur choix
07:20de s'orienter vers ce métier ?
07:21C'est très dissuasif.
07:23Effectivement,
07:24je pense que dans tous
07:25les métiers aujourd'hui,
07:27notamment avec un pouvoir
07:28d'achat en berne
07:28pour la plupart des Français,
07:32c'est un élément
07:33qui est regardé
07:34par toute personne
07:35qui se destine
07:35à exercer un métier.
07:37C'est tout à fait légitime
07:38et que parfois,
07:39malheureusement,
07:40ça prend le dessus
07:41sur la conviction
07:42qu'on a pour exercer un métier.
07:43Donc aujourd'hui,
07:44quand on parle
07:45avec nos jeunes collègues,
07:46avec des étudiants,
07:47ça fait partie des choses
07:48qu'ils regardent en premier
07:50parce que quand on est affecté
07:51en tant que néo-titulaire
07:53entrant dans la profession,
07:54on va avoir également
07:56des affectations
07:58qui vont être souvent
07:58très éloignées
07:59de notre domicile principal
08:02et donc il va y avoir
08:03des frais,
08:04un coût de la vie
08:05très élevé
08:06qui ne sera jamais compensé
08:07par le salaire.
08:08On va donner la parole
08:09à notre troisième intervenant,
08:10un autre enseignant,
08:11Joachim Lefloc-Imad,
08:13également auteur
08:13aux éditions du CERF
08:15de Mains basses
08:16sur l'éducation nationale,
08:17enquête sur un suicide assisté.
08:19Bonsoir.
08:20Bonsoir Anne-Sophie Lapix.
08:21Vous vous réjouissez d'abord
08:22de ces promesses de candidats ?
08:24Ça doit être une priorité
08:25d'augmenter le salaire
08:26des enseignants ?
08:28Ce que je constate,
08:30c'est que certains proposent
08:32comme candidats
08:33ce qu'ils n'ont pas été capables
08:34de mettre en œuvre
08:35lorsqu'ils étaient au pouvoir.
08:36Maintenant,
08:37c'est assez classique
08:38qu'il y a de toute évidence
08:38un électorat important
08:39à aller chercher,
08:401,2 million de personnes
08:42éducatifs,
08:42je le rappelle,
08:43et un défi politique
08:44à relever massif,
08:46comme ça a été dit,
08:47puisque toute la littérature
08:49scientifique,
08:50si on la lit froidement,
08:51on constate qu'elle met en évidence
08:53un lien entre la rémunération
08:54des enseignants,
08:55l'attractivité du métier,
08:56la qualité de l'enseignement
08:57et les résultats des élèves.
08:58ce n'est pas très surprenant
08:59que de meilleurs salaires
09:00permettent d'attirer,
09:01de conserver de meilleurs profils.
09:02Par exemple,
09:03si on compare avec le Luxembourg,
09:05au Luxembourg,
09:06on recrute des professeurs
09:08du premier degré
09:08à 80 000 euros par an.
09:10Donc forcément,
09:11ça permet d'avoir
09:13une profession
09:14qui est plus attractive,
09:15d'attirer davantage de jeunes.
09:16Quand en France,
09:17on a une crise
09:18d'évocation terrible
09:19qui sévit,
09:20moins 30% d'inscription
09:21en concours en 20 ans
09:22et plus 679%
09:24d'émissions en 15 ans.
09:26Donc ça ne me surprend pas
09:27qu'on ait des propositions
09:31assez ambitieuses
09:32des candidats.
09:33Maintenant,
09:33on jugera aux actes
09:34sur ce qui sera fait
09:35après les élections.
09:36Tout à l'heure,
09:36Hortense Crépin l'évoquait,
09:38il y a le pacte enseignant
09:39qui a été créé
09:40il y a trois ans
09:40et qui permet aux volontaires
09:42d'effectuer
09:43des missions supplémentaires
09:44et qui permet
09:44d'être mieux rémunérés.
09:45Est-ce que ça marche ?
09:47Est-ce que c'est une piste
09:48acceptable
09:49de favoriser
09:50une hausse du temps de travail
09:51pour payer davantage
09:52les enseignants ?
09:54Il faut sans doute
09:55une hausse
09:56d'une partie
09:57du temps de travail.
09:57Après,
09:57il faut voir
09:58ce qu'on met derrière
09:58exactement.
09:59Concernant le pacte enseignant,
10:01je constate
10:01qu'il a eu
10:03un succès mitigé.
10:04À peu près 25%
10:05des professeurs
10:06sont signataires,
10:07donc c'est quand même
10:08très peu.
10:09Le problème,
10:10il est surtout
10:11dans le gel
10:12du point d'indice.
10:13Le point d'indice
10:13qui a été gelé
10:14de 2017 à 2022
10:15et qu'il est à nouveau
10:16depuis trois ans.
10:17À titre personnel,
10:18je pense que ce qu'il faut,
10:19c'est une revalorisation
10:20massive
10:21de tous les enseignants.
10:22Peut-être ciblé,
10:24enfin,
10:24massif pour tous
10:25et encore plus
10:26pour certains profils.
10:26Je pense en particulier
10:27aux milieux de carrière
10:29qui sont les plus lésés
10:30dans le système actuel.
10:32Alors évidemment,
10:32c'est un coût.
10:33La mesure proposée
10:34par Edouard Philippe,
10:35elle est évaluée
10:36à 8 à 10 milliards
10:37d'euros par an.
10:38Celle proposée
10:39par Gabriel Attal,
10:39c'est 2,5 milliards
10:41d'euros par an.
10:42Mais il faut bien
10:42avoir à l'esprit
10:43que ce qui coûte cher
10:44à la France,
10:44ce n'est pas d'avoir
10:45des professeurs bien payés,
10:46c'est d'avoir demain
10:47des millions
10:48de jeunes travailleurs
10:49qui seront insuffisamment formés.
10:50Parce que ça,
10:51c'est vraiment une idée
10:51qui est centrale
10:52dans l'ouvrage
10:53que vous avez cité
10:54main bas sur l'éducation nationale.
10:55C'est que j'ai voulu montrer
10:56que les dépenses d'éducation,
10:57alors certes,
10:58elles ont un coût,
10:59mais constituent
10:59un investissement
11:00qui est rentable
11:01et qui est même
11:01autofinancé dans la durée.
11:03Puisqu'en fait,
11:03de la qualité
11:04d'un système éducatif
11:05aujourd'hui
11:05dépend de le pouvoir
11:07d'innovation,
11:08de productivité,
11:09de la croissance de demain.
11:10Il y a une seule statistique
11:11et je m'en arrêterai là.
11:12À l'horizon 2100,
11:15si vous avez
11:16une augmentation
11:17du score PISA
11:18de 25 points,
11:21de 30 %,
11:22ça montre bien...
11:23Mais là,
11:23on part sur un autre sujet.
11:24On est sur le salaire ce soir.
11:26En tout cas,
11:27on a compris,
11:28vous êtes tous
11:29plutôt rassurés
11:31par ces propositions
11:32des candidats
11:33d'augmenter le salaire.
11:34Merci.
11:35Même si maintenant,
11:36reste à voir
11:36ce qui va se passer.
11:37Merci beaucoup.

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