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Le député RN de la Somme, Jean-Philippe Tanguy, était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Jean-Philippe Tanguy.
00:04Bonjour à vous.
00:05Bonjour à la Ferrari et bonne rentrée à tous.
00:07Absolument, on est ravis de retrouver nos téléspectateurs et nos auditeurs.
00:09Vous êtes députée du Rassemblement National de la Somme.
00:12Marine Le Pen fait sa rentrée cet après-midi et face aux patrons du MEDEF qui sont réunis
00:17pour être éclairés sur ce que vous allez proposer en termes économiques.
00:20Est-ce que votre programme économique est clair ?
00:22On a l'impression qu'il y a beaucoup de flou autour de vos programmes.
00:25Évidemment, quand c'est flou, vous le savez, c'est qu'il y a un loup.
00:27Non, au contraire, je pense qu'il est très clair pour les Françaises et les Français.
00:31C'est un programme qui a toujours insisté sur le produire en France, sur la valorisation de l'entrepreneuriat.
00:36Sur la retraite, ce n'est pas très clair encore, M. Le Pen.
00:37Oui, mais vous savez, là, c'est comment on produit des richesses en France.
00:41Comment on encourage les entrepreneurs à avoir confiance dans notre pays.
00:44Comment les salariés sont mieux payés, mieux valorisés.
00:46Comment on relance l'innovation, la recherche dans notre pays.
00:50Comment les marchés publics, l'impôt des Français favorisent les entreprises françaises.
00:54Comment on simplifie tout.
00:55Finalement, les problèmes que vivent les Français au quotidien, c'est aussi les problèmes des entrepreneurs.
00:59La bureaucratie, les lourdeurs administratives, le poids des taxes.
01:03Tout le monde est sur le même bateau et sur les retraites.
01:05Nous, on assume.
01:06Vous savez qu'ils sont 82% à dire qu'ils sont inquiets du programme économique des candidats.
01:10Je comprends avec tout ce qu'ils se sont pris dans la tronche.
01:12Mais votre programme ne les rassure pas.
01:13Non, mais c'est une question, parce qu'on a eu accès à ce sondage également.
01:16C'est une question sur l'ambiance économique générale.
01:19Et effectivement, aujourd'hui, les entrepreneurs n'ont pas confiance dans l'État, en général, dans la politique.
01:25Vous avez raison, les hommes et les femmes politiques, en général.
01:27Parce que tout ce qui vient d'eux n'est que réglementation, n'est que lourdeur, n'est que taxes,
01:31n'est que contraintes.
01:32Oui, charges.
01:33Mais ils ne sont pas défendus aussi face à la concurrence déloyale.
01:37Parce qu'on pourrait avoir un État qui pourrait coûter un peu cher, mais qui assure des services de qualité,
01:41une protection de qualité.
01:42Vous avez voté une taxe sur les multinationales.
01:45Non, ce n'était pas une taxe.
01:46Mais ça, on l'expliquera aussi.
01:47C'était un processus anti-fraude qui permet de laisser...
01:49Non, ce n'est pas une taxe du tout.
01:52Non, mais ça, je connais bien le sujet, pour le coup.
01:54Vous êtes le monsieur économique de l'ARN.
01:55Au-delà de ça, c'est une mesure qui vient des souverainistes.
01:58Il se trouve que cette fois, l'amendement lui-même venait de la gauche.
02:00En fait, c'est une vieille mesure de patriotisme économique qui consiste à ce que le Starbucks, qui ne paie
02:06pas d'impôts, paie des impôts pendant que votre café du coin, il paie des impôts plein pot.
02:09Parce que la fraude, elle est payée par qui ?
02:12Elle n'est pas payée par l'État.
02:13Elle est payée par les données de gens.
02:14Donc, il faut toujours lutter contre la fraude.
02:15Ou toujours payée par les données de gens.
02:17Absolument.
02:17Mais bon, vous pouvez aussi vous retourner contre des gens qui abusent du système.
02:21C'est le cas de beaucoup de fraudeurs.
02:22Mais c'est aussi le cas d'un certain nombre de multinationales qui ne paient pas leur juste part.
02:26Or, il faut quand même aussi...
02:26Parce qu'il ne faut pas faire de la démagogie.
02:28Il faut aussi financer les routes.
02:29Il faut financer la police, l'armée.
02:31Il y a quand même des services publics à financer.
02:33Il faut faire le ménage.
02:34Il faut faire un grand ménage.
02:35Marine Le Pen a parlé des écuries d'ogias des comptes publics.
02:39Vous savez, c'est ce mythe herculéen.
02:40Il fallait faire un grand nettoyage.
02:42Parce qu'il y a un mélange, il faut bien le dire, de lourdeur, mais aussi de bordel.
02:46C'est-à-dire qu'aujourd'hui, nous, en tant que commissaires aux finances,
02:50quand les ministres macronistes viennent nous présenter les choses,
02:52on ne comprend même plus où va l'argent.
02:54On ne sait plus où va l'argent dans notre pays.
02:56On sait qu'on paye très cher les contribuables,
02:58mais on ne sait pas où va l'argent.
02:59Commençons à ce que vous vous proposez.
03:01Sur les retraites, qu'est-ce que vous proposez exactement, M. Tanguy ?
03:03Parce qu'un jour, on relève l'âge légal.
03:06Un jour, ce n'est plus une priorité.
03:08Un jour, c'est encore une fois 60 ou 62 ans.
03:11Non, ça a toujours été cette ligne-là.
03:13C'est-à-dire que notre réforme, finalement, elle est très simple.
03:15Plus vous avez commencé à travailler tôt,
03:17ce qui souvent veut dire que vous avez des métiers plus durs,
03:19plus vous pouvez partir tôt avec 40 à 42 annuités cotisées.
03:24Donc, vous partez de 60 à 62 ans.
03:26Si vous avez commencé à travailler à 18 ans...
03:28Financièrement, c'est tenable pour le système qui t'a beau souffle ?
03:30Je pense que c'est tenable parce que le système a beaucoup de failles.
03:33Nous avons beaucoup de Françaises et de Français
03:35qui voudraient, qui pourraient travailler,
03:37qui ne travaillent pas et donc qui ne cotisent pas.
03:39Les personnes en situation de handicap,
03:40il faut penser à elles en cette rentrée,
03:42qui voudraient apporter quelque chose à la société,
03:44qui sont souvent mis de côté.
03:46Les femmes en temps partiel subi.
03:48Les aînés, entre guillemets, moi, je n'aime pas ce terme
03:50parce qu'à 50 ans, vous n'êtes quand même pas un senior.
03:52On est senior.
03:52Voilà, bon, vous êtes sorti du marché du travail.
03:56Donc, aujourd'hui, par exemple, il y a 40 milliards d'euros
03:59dans la formation professionnelle tout au long de la vie.
04:01Est-ce que ça poursuit ses objectifs ?
04:03Non.
04:04Donc, il y a quand même beaucoup d'argent qui se sont mis
04:05avec des Françaises et des Français
04:06qui, malheureusement, n'ont pas accès à cette formation
04:08et donc sont écartés du marché du travail.
04:10Et donc, s'ils étaient dans le marché du travail,
04:12on pourrait financer le modèle social.
04:13Mais évidemment, il ne faut pas raser gratis.
04:15Clarifier, évidemment, le problème économique du RN.
04:17Oui, c'est-à-dire qu'il faut montrer, si vous voulez,
04:18qu'on a le sentiment qu'il y a quand même eu deux lignes au RN.
04:20Non, sincèrement, non.
04:21Celle de Marine Le Pen, plutôt étatiste.
04:23Celle de Jordan Bardella, plutôt libérale.
04:25Est-ce que ces deux lignes, elles vont converger à un moment ?
04:27Est-ce qu'ils vont faire campagne ensemble, côte à côte,
04:28en faisant la même chose, ou est-ce qu'il y aura des nuances ?
04:30Ils ont toujours, c'est les deux doigts d'une même main.
04:32Il y en a cinq, a priori.
04:34Oui, il y en a peut-être d'autres.
04:35Il y a peut-être d'autres talents cachés.
04:37Vous avez raison, mais en l'occurrence,
04:39ils travaillent évidemment deux concerts en parfaite harmonie.
04:42Jordan Bardella s'était investi au RN pour Marine Le Pen.
04:46C'est Marine Le Pen qui a repéré le talent extraordinaire de Jordan Bardella.
04:52Et évidemment, on a la chance au RN d'avoir ces deux talents,
04:56qui sont les deux personnalités préférées des Français.
04:58Il faut le prendre avec humilité, mais ça fait quand même plaisir,
05:00si vous voulez, dans ce marasme politique et cette défiance envers la politique.
05:04Ça nous fait quand même plaisir, en tant que députés,
05:05d'avoir deux chefs qui sont populaires parmi les Français.
05:09Même s'ils ne disent pas exactement la même chose,
05:10encore une fois, sur le plan économique.
05:13Mais à un moment, le programme, il n'y en a qu'un seul qui dirige la Ligue.
05:16Il y a une femme d'État qu'on espère présidente de la République.
05:21Il y a un homme d'État qu'on espère Premier ministre.
05:23Mais ce n'est pas des clones, sinon ça n'aurait aucun intérêt.
05:25Et je pense que les commentateurs, s'ils étaient exactement pareils,
05:29diraient, voyez donc, c'est une photocopie l'un de l'autre.
05:31Ça n'a pas intérêt.
05:32Donc, évidemment, Jordan Bartela élargit le spectre politique de Marine Le Pen,
05:37mais permet aussi d'expliquer, donner une vision différente de la même doctrine,
05:41qui est le patriotisme économique, le produire en France avec la justice sociale.
05:46Parce que regardez la réforme des retraites.
05:47Ça fait dix ans que les macronistes promettaient une réforme des retraites.
05:50Elle n'a pas été faite.
05:51C'est-à-dire qu'on a tout été paralysé.
05:53Mais elle a été retouquée par eux-mêmes, Mme Ferrari.
05:55Vous avez largement participé, M. Tanguy.
05:55Parce qu'on est estimé qu'elle n'était pas efficace.
05:57Mais même avant, la retraite par points.
05:59M. Macron, il n'a pas été élu sur la retraite à 64 ans.
06:02Il avait dit que c'était absurde.
06:03Il avait été élu...
06:0463 ans, propose François Hollande là.
06:05Vous dites bon coup, c'est pratiquement la vôtre.
06:06Non, mais c'était déjà ce qu'il avait fait avec la réforme touraine,
06:08en bon faux cul qu'il est.
06:10C'était 62 ans avec 43 annuités de plus.
06:13Donc, c'était en fait 63 ans.
06:14Mais ça, c'est les socialistes.
06:15C'est Focu, matin, midi et soir.
06:17Non, pas du tout.
06:18C'est un programme gaullien de justice sociale et de production en France.
06:22Mais moi, je ne veux pas qu'on soit encore paralysé pendant 10 ans.
06:25Parce que M. Macron avait promis une réforme des retraites
06:27qui n'est jamais arrivée.
06:29Résultat, les déficits sociaux sont dans le rouge.
06:32La réforme par points, Mme Ferrari.
06:34Il avait été élu.
06:35Vous vous souvenez qu'il avait été élu là-dessus.
06:36Les impôts ?
06:37Oui.
06:37Vous parlez des impôts.
06:39Malheureusement, je préférais qu'on parle des baisses d'impôts.
06:40Est-ce que vous allez faire la chasse aux riches ?
06:42Non, mais c'est très inquiétant, cette notion de chasse aux riches
06:45que Mme Aubry...
06:45Ils veulent les supprimer.
06:47Oui, ils les ont traité de nuisibles.
06:48Voilà.
06:49La gravité, quand même, de ce terme.
06:51Moi, ce terme, je n'aime pas, comment dire,
06:53ce qu'on appelle le point Godwin,
06:54arriver tout de suite à qualifier d'extrémistes
06:56ses adversaires politiques.
06:57Mais ils le font tout seuls.
06:58C'est-à-dire que nuisibles, ce sont vraiment des termes
07:00d'extrémistes, de gens totalitaires
07:02qui veulent littéralement éliminer une partie de la population.
07:05Je veux dire que ces termes sont utilisés.
07:07C'est une violence pour des gens qui créent de la richesse,
07:10qui créent des emplois,
07:11qui créent des entreprises,
07:12sont aussi parfois des innovateurs,
07:14des inventeurs de dispositifs médicaux,
07:17de révolutions scientifiques ou technologiques.
07:19C'est extrêmement grave.
07:21Et ce n'est pas parce qu'on est riche
07:22qu'on doit se faire insulter.
07:24À quel niveau on est riche pour l'ERN ?
07:274 000 euros ?
07:28Non, 4 000 euros, c'était les critères
07:29de François Hollande il y a 10 ans.
07:31Alors, vous imaginez aujourd'hui,
07:31avec l'inflation, ce n'est pas du tout le cas.
07:34C'est 20 000 euros, donc ?
07:34Non, mais moi, je n'ai pas donné de limite
07:37parce que déjà, moi, j'estime que ce n'est pas
07:39un homme politique de désigner
07:40« Toi, tu es riche, toi, tu n'es pas riche ».
07:42Je trouve que c'est assez sordide.
07:43Et surtout, on n'est pas du tout là.
07:44En fait, c'est sur le patrimoine.
07:46On parle de gens qui ont plusieurs
07:48dizaines de millions d'euros de patrimoine.
07:50Là, on commence vraiment à être « riche ».
07:52Mais moi, je n'aime pas classer
07:54la société française entre « riche »
07:56parce que « riche », ça veut aussi dire
07:57qu'on peut désigner des pauvres.
07:58Il faut toujours penser en miroir.
07:59C'est trop facile de toujours dire
08:00qu'il n'y a qu'une partie du miroir.
08:01Donc, ça veut dire qu'on pense
08:03évidemment à l'averse
08:04et qu'on peut aussi stigmatiser
08:05les gens dans la difficulté,
08:10les grands-parents,
08:11les petits-enfants et les retraités.
08:13En fait, la classe politique française
08:15qui a échoué sur tout
08:16passe sa vie pour se défausser
08:18et faire diversion
08:18à opposer les Français
08:20les uns aux autres.
08:22Nous, ça ne nous intéresse pas.
08:22On est tous dans le même bateau,
08:24comme je l'ai dit tout à l'heure.
08:25Et Marine Le Pen
08:25va être le capitaine du navire France
08:27qui avance dans le même sens.
08:29Est-ce que, justement,
08:30sur le projet de budget
08:31de Sébastien Lecornu de 2027,
08:32vous allez le voter ?
08:33Vous allez le censurer ?
08:34Vous allez faire chuter
08:35ce gouvernement Lecornu ou pas ?
08:36Ce n'est pas un objectif en soi.
08:38L'objectif en soi,
08:38c'est que les finances publiques aillent mieux,
08:40que les impôts n'augmentent pas.
08:41Je ne veux pas dire qu'ils baissent,
08:42parce qu'avec les macronistes,
08:43je ne pense pas que ça va baisser.
08:45Mais on va voir le budget.
08:46Moi, ce qui m'inquiète,
08:46c'est que M. Lescu,
08:47ministre de l'Économie,
08:48qui m'avait reçu avant les vacances,
08:51n'a pas avancé depuis un mois.
08:53Ce n'est pas contre lui,
08:54mais il n'a rien présenté,
08:55il n'a rien annoncé.
08:56Vos confrères et consoeurs journalistes...
08:58Vous n'avez pas de censure automatique
08:58pour l'ERN ?
08:59Non, ce n'est jamais automatique.
09:00Nous, on n'a jamais de censure automatique.
09:02On trouve que c'est indigne
09:02d'un mandat et de la confiance
09:04des Françaises et des Français,
09:05surtout dans un climat compliqué.
09:06Il y a un texte,
09:07on analyse le texte,
09:08et on se prononce par rapport au texte.
09:11Le problème, c'est que là,
09:12à la rentrée politique,
09:13malgré des taux de marché
09:14qui sont très inquiétants,
09:15puisqu'on est entre...
09:17Là, aujourd'hui,
09:17la France s'endette entre 4.1 et 4.2,
09:19c'est-à-dire autant que pendant
09:21la crise financière...
09:22C'est énorme.
09:22C'est autant que pendant
09:23la crise financière de 2008.
09:27le gouvernement n'a pas de plan, là.
09:29Donc, c'est ça qui est très inquiétant,
09:30à part, et ce n'est pas très courageux,
09:32c'est pas qu'on puisse dire,
09:33pendant l'été,
09:34dérembourser les soins dentaires.
09:35Donc, c'est ça,
09:36le grand plan d'économie
09:37de M. Lecornu,
09:38c'est-à-dire que pendant que les gens
09:39qui le peuvent sont en vacances,
09:41dérembourser les soins dentaires,
09:42de base, je ne vous parle pas
09:43de soins esthétiques,
09:45les soins dentaires de base,
09:46c'est très grave,
09:46parce qu'en plus, c'est absurde,
09:47parce que si vous ne faites pas soigner
09:49pour une carie
09:50ou pour un détartrage,
09:51vous attendez la cata,
09:52et ça coûte beaucoup plus cher
09:53à tout le monde,
09:54et en plus, ça abîme la santé.
09:55Sur la fiscalité,
09:55la CFDT propose de taxer l'héritage
09:57dès le premier euro.
09:58La CFDT refuse de vous rencontrer
10:00parce qu'elle estime
10:01que vous êtes d'extrême droite.
10:03Qu'est-ce que vous dites, vous,
10:03sur l'impôt sur la mort ?
10:05C'est sûr que si on nous rencontrait,
10:06on leur dirait que c'est complètement
10:07absurde.
10:08Écoutez, vous êtes taxé toute votre vie.
10:09Je rappelle que les impôts en France,
10:11c'est presque la moitié
10:12de ce que vous gagnez.
10:12Vous gagnez 100,
10:13l'État vous prend 45.
10:15Et donc, en plus,
10:16à la fin de votre vie,
10:17quand vous avez réussi
10:18à faire un pécule,
10:19avoir un bien immobilier
10:20à transmettre à vos enfants
10:21ou une entreprise.
10:22Parce que là,
10:23où la CFDT est absurde,
10:24c'est absurde pour les familles
10:25de taper la maison familiale
10:28ou l'assurance-vie
10:30que vous avez réussi à constituer.
10:31Mais c'est encore plus absurde
10:32pour les entreprises familiales.
10:33C'est quoi la grande différence
10:34entre la France
10:35qui est dans la difficulté économique
10:36et l'Italie et l'Allemagne,
10:38par exemple ?
10:39C'est que l'Italie et l'Allemagne
10:39ont un grand réseau
10:40d'entreprises industrielles familiales
10:42qui sont consolidées,
10:43qui sont transmises
10:44en France.
10:45On a les talents,
10:46on a les entreprises,
10:47mais à chaque génération,
10:48il y a l'État qui tape.
10:49Donc, Marine Le Pen
10:50va évidemment annoncer
10:51ce soir midi,
10:52confirmer qu'on défendra
10:54la transmission des entreprises,
10:56le fameux pacte du Treil,
10:57et qu'on le défendra
10:58avec une vision
10:59de patriotisme économique
11:00et de transmission
11:01des entreprises familiales
11:02qui se comportent mieux.
11:03Souvent, évidemment,
11:04quand c'est une entreprise
11:05qui possède une famille,
11:06il n'y a pas de spéculation,
11:08il y a moins de délocalisation.
11:09Le grand sujet
11:10de cette fin d'été,
11:11c'est l'immigration,
11:12les images qui nous parviennent
11:13chaque jour de Ceuta,
11:14cette enclave espagnole,
11:15le ras-le-bol,
11:16la peur même des habitants
11:18de cette enclave,
11:19c'est Mayotte.
11:20Aujourd'hui,
11:20on s'étonne de Ceuta,
11:21mais ce qui se passe
11:22à Mayotte,
11:22c'est depuis des années
11:23et c'est exactement
11:24la même chose.
11:26Encore une fois,
11:26est-ce que vous approuvez
11:27les propositions
11:28de Sébastien Lecornu
11:29qui est à Mayotte
11:30qui propose de conditionner
11:31l'aide de la France
11:32aux pays africains
11:33en fonction du fait
11:34qu'ils reprennent
11:34ou non leur ressortissant ?
11:35C'est une bonne idée ou pas ?
11:36C'est une bonne idée,
11:37mais elle existe depuis 2019,
11:39ce système de bonus-malus.
11:40Ce n'est pas appliqué.
11:42Le problème aussi,
11:43et c'est aussi le sens
11:43de la candidature de Marine Le Pen,
11:45c'est qu'il y a un programme
11:46qui doit évidemment être bon
11:47et puis il y a une personnalité.
11:49Si vous n'êtes pas courageux,
11:50si vous n'avez pas de tempérament,
11:51si vous n'avez pas de constance,
11:53les qualités que même
11:53nos adversaires
11:54reconnaissent quand même
11:55à Marine Le Pen,
11:56vous pouvez avoir
11:57les meilleures idées du monde,
11:58ça ne suit pas.
11:59Donc, M. Lecornu
11:59et les autres,
12:00ce n'est pas forcément
12:01qu'ils ont des mauvaises idées.
12:02Parfois,
12:02ils ont des bonnes idées.
12:03Édouard Philippe aussi ?
12:04Oui, voilà.
12:04Édouard Philippe,
12:05on a vu,
12:06on a payé très très cher
12:07pour voir,
12:08on a payé plusieurs centaines
12:09de milliards de dettes
12:10supplémentaires
12:10avec M. Philippe
12:11et d'impôts
12:12pour voir.
12:12Il a peut-être parfois
12:13de bonnes idées,
12:14ça peut lui arriver,
12:14comme dans Antiquie.
12:16Il n'a pas de caractère,
12:18ça n'a pas de colonne vertébrale,
12:19c'est de l'eau,
12:20ça n'a aucun intérêt.
12:22Ce sont des gens
12:23qui veulent le pouvoir
12:24et qui, une fois son pouvoir,
12:25disent qu'ils ne sont responsables
12:26de rien.
12:27Regardez ce qui s'est arrivé
12:28avec le piratage des données.
12:29Au bout de 10 ans de pouvoir,
12:31ils sont piratés
12:34moi aussi,
12:35moi je suis nul en informatique,
12:36vous récupérez le code
12:37d'un agent,
12:39vous prenez les données
12:40au jour le jour
12:41avec l'aide d'une IA,
12:43on aurait pu le faire.
12:44On nous présente ça
12:44comme quelque chose
12:44de très sophistiqué.
12:45Non, ce n'est pas sophistiqué,
12:47c'est qu'ils sont nuls,
12:48incompétents et irresponsables.
12:50Et vous avez le ministre
12:50qui arrive et dit
12:51je présente mes excuses.
12:52Mais quand vous avez
12:53des centaines de milliers
12:54de données des Français
12:55qui sont volées
12:56au sein du sein des seins
12:57que devraient être les impôts,
12:59mais vous devez dégager.
13:01C'est incroyable
13:01de ne pas être
13:03totalement irresponsable.
13:03M. Tanguy,
13:04exercer le pouvoir.
13:05C'est facile de dire ça
13:06quand on est dans une position.
13:07Quand on est dans la réalité
13:09et aux manettes,
13:11on se rend compte
13:11qu'il y a une grande inertie
13:12dans la machine,
13:13dans l'état profond.
13:14Comment vous allez faire tomber ça ?
13:15Et notamment sur la question
13:16de l'émigration,
13:17qu'est-ce que vous proposez là ?
13:18Ceuta, qu'est-ce que vous proposez ?
13:19Mayotte, qu'est-ce qui va changer
13:20si le Rassemblement national
13:21arrive à l'Élysée ?
13:22Mais il faut tenir bon,
13:23il faut prendre des mesures concrètes.
13:25Les comores qui insultent la France.
13:27Les bateaux de l'armée ?
13:28Bien sûr que oui,
13:29il y aura une intervention
13:30de la Marine.
13:31Marine Le Pen l'a toujours,
13:32et Jordan Bardella l'ont toujours annoncé.
13:34Il y aura des mesures drastiques
13:35sur la fin de l'aide au développement,
13:37sur la fin des transferts financiers
13:38envers les pays
13:39qui ne respectent pas notre pays.
13:41Et pour répondre à votre question
13:42sur les ministères,
13:43les fonctionnaires,
13:43ils veulent obéir,
13:45ils veulent se conformer aux directives.
13:46Encore faut-il qu'il y ait des directives.
13:48Mais il n'y a pas de directives.
13:49Ce sont des gens
13:50qui ne s'intéressent pas
13:51au sujet de fond.
13:52Ils ne sont que dans la com'.
13:53D'ailleurs, souvent,
13:54ce sont des acteurs ratés.
13:55Vous voyez, M. Attal et M. Macron,
13:56ils ont un point commun.
13:57Ils voulaient être acteurs.
13:58Ils ont raté
13:59parce qu'ils n'ont aucun talent.
14:00Ils sont venus en politique
14:00pour essayer de conforter
14:02leurs petits égaux.
14:03Mais la politique,
14:03ce n'est pas une psychiatrie,
14:04une psychanalyse,
14:05et ce n'est pas une carrière
14:06d'acteur raté.
14:07Le problème,
14:08c'est que c'est les Françaises
14:08et les Français qui paient.
14:09Leur agitation permanente
14:10parce que c'est des gens
14:12qui n'ont pas de vision,
14:12qui n'ont pas de valeur,
14:14qui n'ont pas de caractère.
14:15Je les croise tous les jours.
14:16Franchement, parfois,
14:17ça fait pitié.
14:17Vous êtes un peu dans la caricature.
14:19Non, non, pas du tout.
14:19C'est vrai, dans la caricature...
14:20Maître de vos mots.
14:21Oui, mais moi,
14:22je savais,
14:22j'assume toujours ce que je dis.
14:23En année 1,
14:24j'aurais peut-être été
14:25dans le procès d'attention.
14:26Au bout de 10 années,
14:27je pense que ça se voit un peu
14:28qu'ils ne sont que dans la com
14:30et dans la carrière ratée.
14:31C'est l'erreur de l'Union européenne,
14:34l'impuissance de l'Union européenne ?
14:35Mais l'Union européenne
14:36et pour l'immigration.
14:37Mais non, mais l'Union européenne
14:38et M. Sanchez pour l'Espagne,
14:40ils sont Premier ministre,
14:41ils sont pour l'immigration.
14:43C'est un projet pour eux.
14:44Donc, si vous voulez,
14:49mais au fond d'eux,
14:50ils veulent que des gens viennent,
14:51que des pauvres gens viennent,
14:53traversent, se mettent en péril,
14:54mettent leur vie en danger.
14:55Une fois qu'ils sont dans nos pays,
14:56ils n'ont pas travaillé.
14:56Pour remplacer les...
14:57Le chômage en Espagne est considérable.
14:59Je n'ai plus les chiffres,
15:00mais il est encore plus important
15:01qu'en France,
15:01en particulier pour les jeunes.
15:03Le chômage en France
15:04est considérable,
15:05en particulier pour les jeunes
15:06et pour les immigrés,
15:07puisque le chômage des immigrés
15:08est souvent le double
15:09du chômage des nationaux.
15:10Donc, on n'a pas besoin d'immigrés.
15:12On a besoin de Français
15:13qui ont accès à un emploi,
15:14qui ont accès à une formation professionnelle
15:16et qui occupent un emploi
15:17pour favoriser les comptes sociaux
15:19et avoir de l'insertion.
15:19Cette espèce d'armée de réserve
15:21en permanence de l'immigration
15:22ne sert qu'à mettre les salaires
15:24à la baisse
15:24et à laisser beaucoup
15:25des millions d'Européens
15:27dans la difficulté,
15:28le chômage.
15:29Mais c'est le projet de ces gens.
15:30Marine Le Pen peut...
15:31Sans doute.
15:32Mais nous sommes dirigés
15:33par des gens
15:34qui prétendent vouloir lutter
15:35contre l'immigration,
15:36mais qui, en fait,
15:37ouvrent les vannes
15:38parce qu'au fond d'eux-mêmes,
15:39ils veulent accueillir
15:40des millions de personnes.
15:41Jean-Philippe Tanguy,
15:44après cet été,
15:45passer, j'imagine,
15:46à travailler et à se reposer.
15:48Je pense qu'elle est déterminée
15:50à redresser le pays.
15:51Vous savez,
15:52en tant que souverainiste,
15:53en tant que patriote,
15:54notre cœur saigne depuis des années
15:55quand on voit les politiques
15:56qui sont menées
15:56et on voit l'immensité
15:59des chantiers qui nous attend.
16:00C'est pour ça que je pense
16:01qu'elle avait choisi
16:02les écuries d'Ogéas
16:03comme métaphore
16:04parce que c'est vrai
16:04que c'est un travail herculéen
16:05au sens propre du terme
16:06qui nous attend.
16:07L'économie...
16:08Marine Le Pen s'est herculé, alors ?
16:10Une forme de détermination herculéenne.
16:12D'ailleurs, je pense aussi
16:13que le fait que ce soit une femme
16:14qui accède à la première
16:15des responsabilités,
16:16ça va changer les choses
16:17parce que c'est vrai
16:17que peut-être il y a moins de blabla
16:19et plus de capacité à agir
16:21que certains hommes.
16:22Mais en tout cas,
16:23il y a une détermination
16:24à redresser le pays
16:25avec beaucoup d'humilité
16:27parce que les défis sont immenses.
16:29La rentrée des classes,
16:30évidemment, arrive également.
16:31Vous voyez les résultats de l'école.
16:33Les enfants sont victimes
16:34de cette irresponsabilité
16:36de la classe politique
16:37sur leurs résultats
16:38en mathématiques et en français.
16:40Donc évidemment,
16:41les chantiers sont herculéens,
16:41mais on est très déterminés
16:42parce qu'on a un amour
16:43infini du pays.
16:44Un second tour,
16:45Rassemblement national,
16:47LFI,
16:47semble se profiler
16:48dans les sondages en tout cas.
16:50Les derniers,
16:51en date notamment celui
16:52du Figaro aujourd'hui,
16:53place Marine Le Pen
16:53dans tous les cas de figure,
16:55l'emporterait.
16:56Mais on a un Jean-Luc Mélenchon
16:57extrêmement haut
16:58qui serait en position
16:59pour se qualifier.
17:00Pour Renaud Retailleau,
17:01cet affrontement RN LFI,
17:02ce serait la chienlit.
17:03Qu'est-ce que vous lui dites
17:04ce matin,
17:05Jean-Philippe Tanguy ?
17:06Il sait pourtant lui-même,
17:07ayant assisté au conseil
17:08des ministres d'Emmanuel Macron
17:09en tant que ministre
17:10d'Emmanuel Macron
17:10que la chienlit,
17:11elle est au pouvoir.
17:13Des émeutes en permanence
17:14en France,
17:14le chaos économique
17:16et financier.
17:17Donc, je pense que
17:18M. Retailleau
17:20culpabilise beaucoup
17:21de son erreur
17:21d'avoir collaboré
17:22avec M. Macron
17:24et que maintenant,
17:24il essaie de trouver
17:25une porte de sortie
17:26qui malheureusement
17:26est toute petite.
17:27J'espère que cette porte de sortie
17:28ne va pas être un soutien
17:29à M. Édouard Philippe
17:30qui était lui-même
17:31la chienlit
17:31à la tête de l'État.
17:32Les gilets jaunes...
17:33Il ira jusqu'au bout.
17:34Oui, j'espère que jusqu'au bout,
17:36ce sera,
17:36enfin pour lui,
17:37moi je m'en fiche,
17:38jusqu'au premier tour
17:39de la présidentielle
17:40et que ce ne sera pas
17:41jusqu'à son ralliement
17:42à Édouard Philippe.
17:43Je ne le souhaite pas
17:43parce que M. Retailleau
17:45il était souverainiste,
17:46moi j'étais militant
17:47à l'époque,
17:48un colleur d'affiches,
17:49mais on a eu des combats
17:51communs
17:51contre la bureaucratie européenne.
17:54J'espère qu'il se souviendra
17:55qu'il était souverainiste.
17:57Non mais j'espère,
17:57Bruno,
17:58souviens-toi.
17:58J'espère que ses voix
17:58viendront sur vous.
17:59Non, ses voix,
18:00ce n'est pas lui
18:01qui maîtrise ses voix.
18:02Mais même lui,
18:03parce que,
18:07souvenez-vous,
18:07il est encore temps
18:08de vous en souvenir.
18:08Il n'est pas trop tard.
18:10Si le RN accédait au pouvoir,
18:11un certain nombre d'élus,
18:12la France Insoumise,
18:13les écologistes,
18:13appellent à la désobéissance civile,
18:16quasiment,
18:16en fait,
18:16à la sédition.
18:18Ça vous inquiète ?
18:19Oui, mais ça m'inquiète
18:20parce que,
18:20non pas sur ses effets,
18:22parce que je pense
18:22que le peuple français
18:23n'est pas séditieux
18:23et ne suivra pas ça.
18:24Vous pensez qu'il ne se passe
18:25rien si le RN accédait au pouvoir ?
18:26Il se passera peut-être
18:27trois manifs de Black Bloc
18:28comme la gauche sait faire
18:29pour pour pourrir
18:29les mouvements sociaux.
18:31Mais il y aura en face
18:32d'une détermination républicaine
18:33de Marine Le Pen
18:34et de Jordan Bardella.
18:35Mais ce qui m'inquiète,
18:36c'est cette attitude antidémocratique.
18:37C'est-à-dire qu'ils perdent,
18:39ils estiment que même
18:39quand ils perdent,
18:40ils doivent gagner.
18:41Mais on le voit.
18:42Et vous,
18:42si c'était Jean-Luc Mélenchon
18:43qui a accès au pouvoir,
18:45pas d'appel à la sédition ?
18:47Pas d'appel à la désobéissance ?
18:47Le cœur brisé.
18:48J'aurais le cœur brisé.
18:50Si les Françaises
18:51et les Français
18:51choisissent en pleine conscience
18:52Jean-Luc Mélenchon
18:53pour diriger
18:54la République française
18:55et la nation française,
18:57j'aurais le cœur brisé.
18:58Je ne vais pas sédicieux.
18:59Le barrage contre l'ORN,
19:00vous pensez qu'il n'existe plus aujourd'hui ?
19:03Je pense qu'il n'existe plus
19:04depuis longtemps.
19:05Je pense que c'est à nous
19:06d'être meilleurs,
19:08d'être convaincants,
19:09d'être à la hauteur
19:11des sondages.
19:12Mais c'est derrière les sondages
19:13de la confiance
19:13que les Français peuvent nous donner.
19:15Mettre le grand favori
19:16huit mois avant la présidentielle,
19:17c'est rarement bon.
19:18Oui,
19:18ça ne va quand même pas pleurer.
19:19C'est mieux que d'être à 2%.
19:20Mais c'est un défi.
19:23Effectivement,
19:23c'est une responsabilité.
19:24Et puis ça veut dire
19:27et à des défis,
19:28comme je l'ai dit,
19:28qui sont herculéens.
19:29D'accord.
19:30Merci beaucoup.
19:30Merci à vous.
19:31Bonne journée.
19:31Et bonne rentrée à nouveau.

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