00:00— Édouard Philippe se radicalise. C'est un classique des candidats en difficulté.
00:03M. Philippe, qu'on nous présentait comme le grand favori de la présidentielle,
00:06est sondage après sondage en difficulté. Il n'a aucune espèce d'autorité sur son camp.
00:10Il n'arrive pas à plier le match. Et donc, quand on est dans cette situation de difficulté et de
00:14panique,
00:15on s'en prend à des boucs émissaires. Donc on a eu il y a quelques jours les exilés, les
00:18étrangers à Mayotte.
00:20On a aujourd'hui les chômeurs. On aura sans doute demain les précaires.
00:23C'est malheureusement un classique de radicalisation dans une campagne présidentielle à droite.
00:29Et M. Philippe, encore une fois, s'exonère du bilan qui est le sien,
00:33de la situation du pays après 10 ans de gouvernement.
00:35— Oui, mais est-ce que ça n'est pas un peu facile de toujours regarder dans le rétro ?
00:40Est-ce qu'on ne peut pas essayer de regarder devant pour demain ?
00:42— Vous avez raison. — Édouard Philippe, il faut qu'on fasse comme en Espagne. L'Espagne, c'est la
00:45gauche.
00:46— Je regarde pour demain. Et donc, effectivement, je crois qu'il faut s'attaquer au chômage plutôt qu'aux
00:50chômeurs.
00:50Je crois que cette brutalisation permanente de ceux qui sont en difficulté...
00:54Je rappelle d'ailleurs que le chômage est un système assurantiel.
00:56C'est-à-dire que ce sont des gens qui cotisent. Ce n'est pas quelque chose qui vous tombe
00:59du ciel.
01:00Quand vous avez un droit au chômage, c'est un droit que vous avez acquis, que vous avez conquis.
01:04Et je vois là, encore une fois, au lieu de réfléchir à la façon dont nous protégeons les Français...
01:07— Bien sûr qu'il y a des abus, vous savez bien. — Bien sûr qu'il y a des
01:11abus dans tout et partout.
01:12Il y a aussi des abus de langage de la part de M. Édouard Philippe.
01:15Mais ces abus, ils sont déjà aujourd'hui combattus.
01:18Ils sont déjà aujourd'hui minoritaires. Ils sont déjà infimes.
01:20Et donc j'en ai assez de ce débat. On voit bien.
01:22Il y a une volonté de déplacer le débat.
01:23Le débat de la présidentielle se fait depuis plusieurs jours sur la question du partage des richesses,
01:27de l'utilité d'un certain nombre de grandes fortunes, d'ultra-richesses
01:30qui s'accaparent les richesses et les ressources dans notre pays.
01:33Et on voit bien la droite vouloir revenir sur ces thèmes
01:35et donc vouloir revenir à un débat de bouc émissaire sur les étrangers.
01:38Aujourd'hui, un débat bouc émissaire sur les chômeuses et les chômeurs.
01:40S'il y a du chômage aujourd'hui dans ce pays, c'est parce que ça fait 10 ans
01:43que nous gouvernent des incapables, des irresponsables
01:45qui mènent une politique dogmatique d'un point de vue libéral.