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  • il y a 1 semaine
Dans son édito du 28/08/2026, Jacques Serais revient sur les interrogatoires dans l'affaire Crépol.

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Transcription
00:00Trois ans après la mort de Thomas Perrotto, 16 ans, tué lors du bal de Crépol, le Figaro révèle ce
00:05matin le contenu des interrogatoires des 14 mises en cause.
00:11Au-delà du débat sur le racisme anti-blanc, ces auditions, vous nous dites, révèlent une fracture plus profonde pour
00:17certains jeunes.
00:18Pourtant nés en France, les Français, ce sont les autres, Jacques Serret.
00:23Oui, et c'est peut-être le mot le plus inquiétant de toute cette affaire.
00:26Français. Le 17 juillet dernier, les magistrats interrogent les mises en cause avant d'ajouter la circonstance aggravante de racisme
00:33aux accusations de meurtre et de tentatives de meurtre.
00:35Une qualification contestée par le parquet et que la justice devra donc trancher.
00:39Mais les juges relèvent une distinction récurrente dans les conversations du groupe de la monnaie entre eux et les Français.
00:47Dans un échange Snapchat quelques heures après le drame, l'un de ces jeunes écrit « il voulait charcler un
00:53Français ».
00:53Face aux magistrats, pourtant, les suspects protestent « je suis autant Français que tout le monde, je suis né ici,
00:59je suis fier d'être né en France ».
01:01Toute la contradiction est là. Devant les enquêteurs, ils sont Français. Entre eux, les Français, ce sont ceux d'en
01:07face.
01:07Alors vous y voyez une forme de séparatisme, Jacques Serret.
01:10Oui, un séparatisme révélé par le langage.
01:13Les mises en cause invoquent le langage du quartier.
01:15L'un explique que « Français n'est pas péjoratif », un autre évoque une opposition entre citadins et ruraux.
01:22Mais ce n'est pas une explication, c'est presque un aveu romain.
01:25Car si le mot « Français » sert à désigner le jeune blanc du village,
01:29tandis que le jeune d'origine maghrébine se range lui-même dans une autre catégorie,
01:33alors la nationalité commune a été transformée en identité ethnique.
01:37Le séparatisme commence ainsi non par une frontière sur une carte, mais par deux pronoms, nous et eux.
01:44Comment en arrive-t-on à considérer ainsi son propre pays comme un camp adverse ?
01:49L'un des mises en cause donne lui-même une partie de la réponse dans ses interrogatoires.
01:54C'est un délire de marginalisation.
01:56On s'invente des ennemis, on s'invente des problèmes.
02:00Cette phrase est révélatrice, car il existe, oui, une stratégie politique de la marginalisation.
02:05Celle qui explique à certains jeunes Français qu'ils resteront toujours des victimes,
02:10que leur pays est structurellement raciste,
02:11que sa police est nécessairement ennemie et que l'assimilation est presque honteuse.
02:16L'extrême-gauche n'a évidemment pas causé le drame de Crépole,
02:19mais elle valide ce récit de la séparation et en fait même un fonds de commerce électoral.
02:24Elle prétend combattre les assignations identitaires,
02:27tout en divisant la société entre blanc et racisé, entre dominant et dominé.
02:33Elle aboutit ainsi au paradoxe absolu.
02:35Des Français d'origine étrangère finissent par adopter une définition ethnique de la France,
02:40dans laquelle un Français serait nécessairement blanc.
02:43Les juges devront déterminer si le racisme a un jouet à rôle dans la mort de Thomas.
02:47Mais ces interrogatoires établissent déjà un fait politique
02:50dans l'esprit de certains enfants de France.
02:53La France est devenue l'autre camp.
02:56Les juges de l'antique de l'État
02:57Les juges de l'antique de l'antique de l'antique de l'antique de la France
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