00:00Et chère Florence, avant de vous donner la parole, je voudrais qu'on écoute quelques échanges de ce débat qui
00:05aura duré plus de trois heures hier sur le cours central face au patron à Roland-Garros.
00:12Premier échange tendu entre Gabriel Attal et Jean-Luc Mélenchon.
00:15Et moi je le dis, les discours fatalistes qui expliquent que ce n'est pas possible, on n'y arrivera
00:19pas, il n'y a qu'à annuler la dette.
00:21Personne n'y croit s'il suffisait d'annuler la dette. D'abord pourquoi ça n'a pas été fait
00:24avant ?
00:25Ensuite, si vous considérez M. Mélenchon qu'il suffit d'annuler la dette, pourquoi vous proposez en même temps ?
00:29D'augmenter les impôts, c'est par pur sadisme, s'il suffisait d'arrêter la dette.
00:34Et troisièmement, plus personne n'aurait confiance en nous.
00:37Marine Le Pen également qui a interpellé. Gabriel Attal, autre séquence forte.
00:43Mais qui se plaint que l'ascenseur soit en panne le lendemain. Ça suffit maintenant.
00:49Mais parce que vos propositions sont injustes, M. l'ancien Premier ministre, dont il est effectivement utile de rappeler que
00:57sous Macron,
00:581 000 milliards d'euros de dettes supplémentaires. Le PLF 2026, 43 milliards de prélèvements supplémentaires de prévus.
01:08Le gouvernement Barnier, 30 milliards, dont 20 milliards d'augmentation des impôts sur les entreprises.
01:15Bon, par conséquent, vous avez été ceux qui avaient aggravé considérablement les impôts.
01:20Il ne vous aura pas échappé que je ne suis pas M. Barnier. Je serai bien resté à la place
01:25de M. Barnier à l'époque pour ne pas augmenter les impôts.
01:27Je ne vous ai pas beaucoup vu vous opposer tout de même.
01:31Et puis, c'est là où ça va être difficile pour Édouard Philippe ou Gabriel Attal.
01:37C'est qu'ils sont tributaires. Ils ont été enfantés par le macronisme.
01:42Et ils ont été au cœur de ce réacteur, Benoît Perrin.
01:46Quand vous avez aujourd'hui, je regardais, 3 460 milliards de dettes.
01:523 460, c'est 116% du produit intérieur brut.
01:56Et ce qui est intéressant, si vous rentrez dans le détail, qui détient la dette aujourd'hui ?
02:01Et je suis allé me renseigner.
02:03Dites-moi si je me trompe, Benoît Perrin, je rappelle que vous êtes directeur de Contribuables et Associés.
02:06Vous avez 18% de la dette qui est détenue par la Banque de France.
02:09Bon, ça reste sous giron français.
02:12Vous avez aussi les banques françaises qui détiennent de la dette à hauteur de 16%.
02:16Et là où ça commence à se compliquer, c'est que vous avez quasiment 14% du secteur privé français
02:21qui détient de la dette.
02:22Mais vous avez surtout 52% d'investisseurs étrangers.
02:26Si demain, j'ai une entreprise, que c'est une entreprise qui commence à générer de l'argent.
02:31Et qu'il y a quelqu'un qui me dit, mais moi je veux racheter et m'associer à toi,
02:37mais je vais racheter à plus de 50%, à 51% ton entreprise.
02:41Et je n'ai plus la main sur cette entreprise-là.
02:44Ce n'est plus moi le patron.
02:45Est-ce qu'aujourd'hui, la France a encore la main sur sa dette, Benoît Perrin ?
02:50Alors, il y a deux sujets dans ce que vous venez de dire qui est très juste.
02:53Premier sujet, c'est effectivement 52% de la dette française est détenue par des étrangers.
02:56Ce qui est incroyable, c'est qu'on ne sait pas quels sont les étrangers qui possèdent notre dette.
03:00Il n'y a aucune transparence sur le sujet.
03:02C'est un des secrets les mieux regardés de la République française.
03:05C'est absolument incroyable.
03:06Donc ça, c'est le premier point.
03:06Le deuxième point, et là, vous avez raison, et c'est même inquiétant,
03:10c'est-à-dire que vous avez aujourd'hui 52% de la dette française qui est détenue par des
03:14étrangers,
03:14mais ça, c'est sur le stock.
03:15Mais quand on regarde aujourd'hui à qui on vend notre dette,
03:19eh bien, on le vend en plus grande partie à des investisseurs étrangers.
03:25Et ça, c'est effectivement très dangereux,
03:27parce que les investisseurs étrangers,
03:28eh bien, ils ne sont par définition pas très patriotes.
03:30Normal, ce n'est pas leur pays.
03:31Et donc, du coup, ils peuvent partir du jour au lendemain.
03:33Enfin, les banques françaises, elles sont à peu près stables.
03:35Elles ne vont pas vendre la dette française du jour au lendemain,
03:37s'il y a une catastrophe.
03:40Mais c'est une question souveraine.
03:41Les Français, pareil, sont assez stables dans leur comportement.
03:44En revanche, les investisseurs étrangers,
03:46et c'est pour ça notamment que les taux montent assez rapidement,
03:48et c'est pour ça qu'on est en danger,
03:49c'est parce qu'en fait, on est très tributaires des investisseurs étrangers
03:53qui regardent la situation de la France et qui se disent,
03:55bon, en gros, si le pays continue à être si mal géré,
03:58eh bien, on va l'investir ailleurs.
03:59Et qui nous prêtera de l'argent ? Eh bien, je ne sais pas.
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