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  • il y a 1 semaine
Présent sur le plateau pour évoquer la situation à Ceuta, l'avocat franco-espagnol Jean Marc Sanchez estime que «ce n'est pas une simple crise migratoire», mais que «c'est la guerre».

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Transcription
00:00C'est la guerre. C'est pas une simple crise migratoire.
00:03Et hier c'était là-bas, aujourd'hui en Espagne,
00:07puisque certains des réfugiés vont y être transférés.
00:11Et demain, partout ailleurs, près de chez vous, comme disait une réclame à la mode autrefois.
00:17Le problème, si vous voulez, aujourd'hui, c'est que le gouvernement est totalement dépassé.
00:21On a décidé d'un mando unico, c'est-à-dire un commandement uni
00:24qui regroupe toutes les compétences de la police, de la justice, des faits sanitaires, des faits sociaux.
00:28Mais en vérité, le gouvernement ne fait rien.
00:31Soit parce qu'il ne veut rien faire, soit parce qu'il ne peut rien faire.
00:35En tout cas, il maintient sa position.
00:37Oui, en tout cas, Pedro Sánchez lui maintient ses vacances.
00:39Donc c'est vrai qu'il a maintenu une position, depuis le début, assez constante en la matière.
00:43Le Premier ministre de l'Intérieur, Fernando Nobley Marrasca, a dit que finalement, il y avait 5 000 migrants.
00:49Alors, au début, c'était 10, 12.
00:51Puis après, on est passé à 2 000.
00:54Et puis après, on est revenu à 5 000.
00:55Alors, soit il y en a 3 000 de plus qui sont rentrés, soit ils ne savent pas compter.
00:58Soit quelque part, on nous cache tour de ne nous dire rien, comme disait une chanson célèbre.
01:03Et en vérité, c'est ce qui est en train de se passer.
01:05Et ça va avoir des conséquences, non seulement à Ceuta, en Espagne, en Europe.
01:10Et derrière tout ça, si vous voulez, il y a des tractations.
01:12On en a parlé sur votre plateau à plusieurs reprises, diplomatiques, politiques,
01:18qui mettent en jeu des forces obscures.
01:21Alors, il n'y a pas de complot dans tout ça.
01:22Mais les États-Unis ont très clairement déclaré dans quel corps ils étaient.
01:26Dans celui du Maroc, qui est allié des États-Unis, qui est allié d'Israël.
01:30Pedro Sánchez et son gouvernement ont reconnu la Palestine.
01:33Il est devenu l'ennemi juré de tous les autres gouvernements européens.
01:37Madame Léonien en a fait sa tête de Turc.
01:39Et d'ailleurs, de ce fait, elle en a fait un bouc émissaire.
01:42Et il va s'en servir pour tenter de gagner les prochaines élections.
01:45Pardon de parler très trivialement, mais Pedro Sánchez nous met tous un petit peu dedans,
01:50dans cette crise migratoire, en l'occurrence.
01:52Et je parle de nous, Européens.
01:53Alors, on a une expression espagnole qui dit « Don l'importante Pépino ».
01:56Ça veut dire qu'il n'en a rien à faire.
02:00Pépino, j'ai compris.
02:01Voilà, Pépino, c'est le cornichon.
02:03Et donc, en fait, il n'en a rien à faire.
02:06La seule chose qui compte pour lui...
02:08Il y a quand même des élections législatives qui arrivent.
02:09Il y a des Espagnols qui vont aller aux urnes.
02:11Et il est à peu près sûr, sauf s'il y a des défections majeures dans son camp, d'être
02:15élu.
02:16Parce qu'en fait, le système espagnol est particulier.
02:18C'est de la proportionnelle de lice fermée à un seul tour.
02:23Donc, le premier tour, on choisit tout de suite.
02:25Ce n'est pas comme en France.
02:26On élimine d'abord, on choisit après.
02:27Donc, on est sûr d'être élu.
02:29On est sûr de ne pas avoir la majorité.
02:31Il n'y a rien à voir.
02:32C'est le message de Pedro Sánchez sur la crise de CO2.
02:34Et surtout, venez à moi, mes amis de la gauche.
02:37Et puis aussi, mes amis catalans et basques.
02:39Sauf que les Catalans ont dit, attention,
02:41nous, on veut bien être allé de Pedro Sánchez.
02:43Non pas parce qu'on préfère Pedro Sánchez,
02:46mais parce qu'on déteste la droite,
02:48qui n'offre pas d'une alternative crédible.
02:50Ni Vox, ni le Parti populaire,
02:52qui est tout sauf populaire, sinon ils seraient au pouvoir.
02:54Ne réussissent à se mettre d'accord.
02:55Et puis, à présent, si vous voulez,
02:58la question à savoir, c'est
02:59va-t-il entre maintenant et les élections l'année prochaine,
03:01parce qu'il y a des élections haussières en Espagne,
03:03se passer quelque chose qui va empêcher Pedro Sánchez
03:05de pouvoir se représenter.
03:11Sous-titrage Société Radio-Canada
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